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Il l’a cherché de façon feutrée mais l’a pris de manière ostensible. Bahati a pris le bâton de commande du Sénat à l’issue d’un scrutin qu’il a brillamment remporté avec 89 voix sur 98 votants.

Installé à l’ère de la révolution parlementaire, Modeste Bahati et ses collaborateurs doivent éviter les errements de Thambwe pour se pencher sur les problèmes du peuple, car considéré comme un bureau de rupture.

Un changement de cap s’impose

Des principes sont consignés dans le Règlement intérieur de la Chambre. Le bureau entrant doit assurer le débat démocratique, mettre en avant-plan l’intérêt supérieur et entamer des réformes nécessaires comme le souhaite le président de la République, Félix Tshisekedi.

Des enjeux sont de taille. De l’amélioration des conditions de travail des sénateurs et du personnel administratif, en passant par le contrôle parlementaire efficient et efficace, l’équipe Bahati n’aura pas droit à l’erreur car le peuple demeure aux aguets.

Dans un monde fortement impacté par la pandémie de Covid-19, le nouveau speaker du Sénat doit marquer ses empreintes en poussant ses collègues à décupler leur désir et volonté patriotique à servir la population.

Maintenant que Félix Tshisekedi contrôle les deux Chambres du Parlement, la thèse selon laquelle son ancien allié le bloqur, est révolue. Le prochain gouvernement encore en gestation est attendu à l’œuvre pour matérialiser la vision du successeur de Kabila fils fondé sur l’état de droit.

Dans l’opinion, le débat sur la tenue des élections de 2023 est déjà lancé. Les évêques catholiques s’opposent au glissement de mandat de l’actuel président. Donc, aux élus du peuple de surveiller la gestion de l’exécutif afin de lui permettre de mobiliser les moyens nécessaires pour l’organisation des élections dans le délai constitutionnel. A cela, il faut se pencher sur les réformes de manière non partisane.

Pendant ce temps, Joseph Kabila reste silencieux

Le bureau définitif du Sénat installé, le sénateur à vie perd son poids politique dans les institutions, en plus, il reste aphone. Son mutisme donne lieu à des nombreuses interprétations. Certains, comme ceux de Lamuka disent que c’est une stratégie que Kabila a mis en place avec son successeur pour se refaire une santé politique en 2023.

Il faut sans nul doute s’attendre à de nouveaux rebondissements dans les prochaines semaines, surtout après la publication du gouvernement Sama Lukonde.

Voici les sept (7) membres du bureau définitif du Sénat :

  1. Président: Modeste Bahati Lukwebo
  2. 1er vice-président: Samy Badibanga Ntite
  3. 2ème Vice-président: Sanguma Temongonde
  4. Rapporteur: Kanyimbu Shindany Michel
  5. Rapporteur adjoint : Bul’ An’ Sung Nathalie
  6. Questeur : Agito Amela Carole
  7. Questeur adjoint : Kidima Nzumba Ida.

Mputu Patrick-Marche
Ouragan fm

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