Après Boketshu Wa Yambo, Ya Laurent Sokoko a craché sur le combattant Odon Mbo et annonce le concert de l’artiste musicien Koffi Olomide à Arena.
Le Président Tshisekedi révoque 4 officiers supérieurs des FARDC
Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a révoqué 4 officiers supérieurs des Forces armées de la RDC (FARDC), aux termes d’une ordonnance lue jeudi, sur les antennes de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC).
Il s’agit de Lieutenant colonel Kibibi Mutware, Major Sido Bizimungu alias America, Major Aruna Bovic et Major Mundande Kitambala.
Les 4 officiers supérieurs des FARDC, accusés de trafic d’armes et munitions de guerre, étaient présentés le 29 mars dernier à l’esplanade du gouvernorat de l’Ituri au gouverneur militaire, le lieutenant général Johnny Luboya N’kashama, en compagnie des civils, leurs complices.
Selon le porte-parole de l’armée en Ituri, le lieutenant Jules Ngongo Tshikudi, ces officiers sont impliqués dans le ravitaillement des groupes armés notamment la CODECO, avec des armes et munitions de guerre destinées aux militaires des FARDC au front. Le marché avec cette milice se passait dans 3 localités du territoire de Djugu : Nizi, Bambu et Kobu, fiefs de la CODECO.
A la même occasion, un autre groupe, constitué de 5 arnaqueurs détenus à la prison centrale de Bunia était également présenté.
Il s’agit des personnes qui utilisaient les profils de l’autorité provinciale ou de ses collaborateurs aux fins d’escroquer des paisibles citoyens au nom de ces derniers à partir de leurs comptes Facebook ou Twitter.
Un troisième groupe comprenait un taximan-moto qui assurait le transport des armes et munitions vers les miliciens. La bande utilisait aussi une voiture Toyota Corona, plaque N°5255AB_07 appartenant à un officier supérieur des FARDC.
Toutes les personnes impliquées dans ce trafic d’armes et munitions de guerre ont été appréhendées après l’arrestation le 26 mars de Mme Solange Makusi par les éléments des FARDC commis à la barrière de contrôle sur le pont de la rivière Nizi dans le territoire de Djugu. Elle a été appréhendée en possession de plus 700 munitions de guerre destinées au ravitaillement des miliciens de la CODECO.
L’interpellation de Mme Solange Makusi a permis aux services de renseignement de remonter la filière pour démanteler le réseau et dénicher les fournisseurs, constitués de 7 officiers supérieurs des FARDC, dont 3 en cavale, sont activement recherchés par les services de sécurité.
ACP/Lys
Boketshu Wa Yambo avec une nouvelle coupe de cheveux
Bokoto : Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo avec le combattant de diaspora congolaise, Boketshu Wa Yambo.
Assemblée nationale : les députés votent la loi électorale modifiée
Les députés nationaux ont examiné et voté la proposition de loi modifiant et complétant la loi n°06/006 du 9 mars 2006 portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines municipales et locales telle que modifiée et complétée à ce jour, au cours de la plénière d’hier jeudi 2 juin.
Déclaré recevable, le rapport a été soumis au débat. 27 députés nationaux se sont inscrits pour la prise de parole et les préoccupations ont tourné autour de la représentation de la femme et du seuil de recevabilité. La sanction des agents de la CENI et l’ordre d’arrivée des suppléants ont également été épinglés. Est venu alors, l’examen de la proposition de loi, article par article.
Concernant cette proposition de loi, les délibérations de la représentation nationale devaient porter sur le texte élaboré par la commission Politique, administrative et juridique (PAJ) et sur le rapport y relatif, , a déclaré le speaker de la Chambre basse du Parlement.
LES 10 OPTIONS LEVEES
Le député national Augustin Mulumba, président de la commission PAJ, a présenté la synthèse du rapport des cogitations de sa commission par rapport aux dix options retenues par la plénière sur les 18 proposées par le G13, initiateur de la proposition de loi sous examen.
La commission n’a ajouté aucune option à celles adoptées par la plénière, a précisé Augustin Mulumba Kanza. Le travail de la commission a consisté à traduire fidèlement en écriture juridique les options levées par la plénière.
Aux dires d’Augustin Mulumba, sa commission a travaillé d’arrache-pied en vue de renforcer la rationalité du processus électoral, la transparence du scrutin, la traçabilité des résultats ainsi que l’intégrité du vote.
De son côté, le député Daniel Mbau Sukisa, rapporteur de la commission, a énuméré les 10 options levées par la plénière et sur lesquelles la commission a axé sur ses travaux. Au nombre desquelles, il y a l’introduction du seuil de recevabilité des listes au prorata de 60% des sièges en compétition ; maintien de la proportionnelle, et la prise en compte de la dimension genre dans la constitution des listes conformément à l’article 14 de la Constitution.
Il y a également, parmi les 10 options, la distinction des inéligibilités définitives pour les crimes graves (génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre) de celles temporaires pour les autres infractions. Aussi, la définition du régime légal exhaustif pour le vote électronique et semi-électronique, l’obligation pour la CENI d’afficher les résultats bureau de vote par bureau de vote, au niveau des centres de vote et centres locaux de compilation des résultats.
Les options levées comprennent également l’obligation pour la CENI de publier la cartographie électorale avant le début de la campagne électorale ; l’obligation de publier tous les résultats bureau de vote par bureau de vote et sur son site internet ; l’obligation pour la CENI d’assurer la transmission des plis destinés aux cours et tribunaux avant le traitement des contentieux; l’obligation pour les cours et tribunaux de se servir des plis contenant des procès-verbaux lors du traitement des contentieux.
INNOVATIONS
Sur les 64 articles que compte la proposition de loi, deux articles ont été adoptés ( 46 bis et 237 ter), 20 autres l’ont été moyennant amendements de forme et/ou de fond. 44 articles d’entre eux n’ont pas été retenus et un seul article a été créé (3 bis).
En termes d’innovations, l’article 13 amendé stipule, en son alinéa 3, que la liste qui aligne 50% au minimum des femmes dans une circonscription est exempté du paiement du cautionnement.
Pour ce qui est du contentieux de l’élection présidentielle, l’innovation est que le délai d’examen est de sept jours, à compter de la date de saisine de la Cour constitutionnelle. Ce délai est relatif à celui du contentieux des élections législatives, provinciales, urbaines, communales et locales. Et ce délai est de 2 mois à compter de la saisine de juridictions compétentes. Passés ces délais, les résultats provisoires publiés par la CENI sont réputés définitifs.
Mathy Musau
Forum des as
Éveil Patriotique : Bientôt une pluie des sanctions contre le Rwanda ?
Éveil Patriotique avec Mitterand Naya qui reçoit l’analyste politique Pasteur Guilly. Sujet : Bientôt une pluie des sanctions contre le Rwanda ?
Nouvel Elan exige la rupture immédiate des relations RDC-Rwanda
Nouvel Elan, parti politique cher à Adolphe Muzito, juge les actes et le discours de Kigali d’une extrême gravité et, exige des autorités de Kinshasa la rupture immédiate des relations diplomatiques avec le Rwanda. Dans une déclaration politique hier jeudi 2 juin à Kinshasa, ce parti de « Lamuka », principale plateforme de l’Opposition en RDC, demande également la reconnaissance officielle du Rwanda comme pays agresseur de la RDC, le dépôt par la RDC, d’une plainte auprès des instances judiciaires internationales compétentes contre le régime de Paul Kagame. Ce, afin de l’obliger à répondre de tous les crimes contre l’humanité commis en RDC depuis le 2 août 1998, l’interdiction définitive des vols de la compagnie Rwandair sur le territoire national congolais.
Ce, en raison de la gravité des actes et discours du pouvoir rwandais ayant conduit à l’escalade entre Kinshasa et Kigali.
Par ailleurs, le parti de l’ancien Premier ministre demand ardemment, le rappel à Kinshasa, pour consultation, de l’ambassadeur de la RDC à Kigali ; la saisine du Conseil de sécurité des Nations unies afin d’exiger l’exploitation urgente des conclusions de son Rapport Mapping sur le Congo. S’ajoute à cela, la levée du caractère confidentiel de la liste des présumés responsables des 681 cas d’atteintes aux droits humains décrits dans ledit rapport. Pas tout.
« Nouvel Elan » exige également que Vincent Karega, ambassadeur du Rwanda à Kinshasa, soit déclaré comme persona non grata et qu’il soit expulsé vers son pays ; la confirmation de la mesure de suspension de l’exploitation de la compagnie aérienne Rwandair en RDC ; la conduite d’audit de l’activité de cette compagnie au Congo, de 2019 à 2022.
La construction, dans les meilleurs délais, d’un mur de séparation avec les Etats agresseurs de l’Est de la RDC, après des études, est aussi l’une des exigences du parti cher à Adolphe Muzito.
Les représentants de cette formation politique, membre de Lamuka, signataires de ladite déclaration politique sont montés au créneau à la suite notamment de » récents propos trop belliqueux de Monsieur Paul Kagame, se servant du sempiternel et fallacieux prétexte de la présence des troupes du FDLR en RDC pour exprimer la volonté de son pays de porter la guerre sur le territoire congolais « , de » preuves désormais irréfutables que le Rwanda sert de base arrière aux multiples groupes terroristes qu’il a pris l’habitude de créer et d’entretenir dans le but de commettre des massacres de populations civiles innocentes, des viols sexuels utilisés comme armes de guerre et pillages des ressources du sol et du sous-sol dans l’Est de notre pays »
Kléber KUNGU
Forum des as
Plateau Spécial : Affaire Israël Mutombo – Yves Buya
Plateau Spécial sur l’Affaire Israël Mutombo (Sango Mokonzi) et Yves Buya. Regardez
Léopards : le groupe affiche complet
Avec l’arrivée d’Edo Kayembe (Watford), le groupe des Léopards affiche complet. 26 joueurs à disposition du staff technique pour préparer la première et deuxième journée des éliminatoires de la CAN 2023.
Entre Jackson Muleka, Meschack Elia, Yoane Wissa et Nathan Idumba, Kévin Mondeko, Djuma Shabani, il faut dire que la RDC sera portée par sa jeunesse montante et de l’expérience des anciens comme Marcel Tisserand, Neeskens Kebano, Fabrice Ngoma, Chadrac Akolo… Maintenant, il va falloir concrétiser l’objectif sur le terrain, en arrachant une victoire contre les Panthères du Gabon ce samedi, au Stade des Martyrs, avant d’aller chercher un ou trois points au Soudan.
Le groupe des Léopards présents à Kinshasa :
Kiassumbua Joël
Mpasi Nzau Lionel
Siadi Ngusia Baggio
Djuma Shabani
Mukoko Amale
Ngonda Muzinga
Luzolo Nsita
Idumba Nathan
Zola Kiaku
Mondeko Kévin
Tisserand Marcel
Kayembe Edo
Zemanga Soze
Moutoussamy Samuel
Okita Jonathan
Akolo Chadrack
Kinzumbi Philippe
Ngoma Luamba
Bastien Samuel
Malango Ben
Muleka Jackson
Wissa Yoane
Elia Meschak
Kebano Neeskens
Bolingi Jonathan
Footrdc
Masolo Na Député : Ram ezongi lisusu, Nord et Sud Kivu ba tomboki, Guerre ekomi ya population
Masolo Na Député avec l’honorable député Eliezer Ntambwe. Sujet : Ram ezongi lisusu, Nord et Sud Kivu ba tomboki, Guerre ekomi ya population.
Loi électorale : les Katumbistes divergent avec l’Union sacrée
Ensemble pour la République de Moïse Katumbi fait toujours partie de l’Union sacrée de la nation. Cependant, les divergences subsistent à l’interne sur la question fondamentale de la loi électorale.
Au cours d’un séminaire lancé mercredi 1er juin au siège du parti à Lubumbashi à l’intention de 200 jeunes cadres du parti, les hauts cadres d’Ensemble pour la République ont exprimé leur préoccupation au sujet des options à lever dans le cadre de la réforme de la loi électorale. Au moment où un travail appréciable venait d’être fait par le G-13 dans le cadre de l’harmonisation des grandes notions qui nécessitent une réforme profonde de cette loi qui est la colonne vertébrale de tout processus électoral, des divergences subsistent, a souligné Salomon Idi Kalonda, conseiller politique de Moïse Katumbi Chapwe.
La commission politique, administrative et juridique (PAJ) de l’Assemblée nationale a tout simplement vidé le projet de loi de toute sa substance. Ce qui inquiète le bras droit de Moïse Katumbi : « toute modification devrait profiter à tous les Congolais. Le sujet est très passionnant parce qu’en tant que parti politique, nous allons concourir bientôt aux élections. Malheureusement, les idées émises par le G13 que nous appuyons dans ce processus de réforme de la loi électorale, sont jusqu’ici bafouées et rejetées par l’Union sacrée », a déploré Salomon Idi Kalonda Della. Pourtant, Ensemble pour la République fait partie intégrante de l’Union sacrée, a-t-il confirmé.
« Aujourd’hui, notre parti fait partie intégrante de l’Union sacrée, qui est notre regroupement politique (parce que nous faisons partie de l’Union sacrée), mais ce qui est déplorable (Monsieur le président), c’est qu’il y subsiste des positions divergentes entre Ensemble et certains sociétaires de l’Union sacrée », a encore martelé Della, en présence du patriarche Moïse Katumbi Chapwe, président national du parti aux côtés de qui se trouvait Olivier Kamitatu Etsu, le coordonnateur du parti et orateur du séminaire.
Ensemble soutient les options partagées par le G-13
Sur les 18 propositions comprimées par le groupe de treize personnalités communément appelé G13, 12 ont été brutalement rejetées et 6 «améliorées» sans aucun débat sur la proposition de loi électorale. Une crise qui préoccupe au plus haut point le parti politique de Moïse Katumbi. Ensemble pour la République avait apprécié l’expertise offerte aux forces vives de la nation par le G-13 sur cette importante réforme jusqu’à ce que la plénière du jeudi 12 mai à l’Assemblée nationale consacrée à la poursuite des travaux sur la loi électorale a finalement tout mis à la poubelle. Les députés du G13 avaient même décidé de quitter la salle du Congrès du Palais du peuple fustigeant l’absence du débat autour des options essentielles à la survie de cette loi. Abandon de la proportionnelle et adoption du scrutin majoritaire simple.
La proposition de G13 portant obligation de publier les résultats des élections bureau de vote par bureau de vote et de les consolider dans un résultat provisoire au centre local de compilation des résultats a été charcutée. Une attitude qui complique le climat de partenariat interne à l’Union sacrée.
Katumbi travaille sur l’idéologie du parti
Environ 200 jeunes Katumbistes suivent la formation idéologique du 1er au 3 juin au siège du parti sur le boulevard Kamanyola à Lubumbashi. Une formation professionnalisée qui prépare la base aux échéances électorales décisives de 2023 à la grande satisfaction des jeunes : « Nous sommes formés par rapport à l’idéologie du parti qui est le libéralisme social. Comme exemple de ce modèle de projet politique, il y a le Sénégal et la Côte d’Ivoire, qui ont prouvé à suffisance qu’il fonctionne au bénéfice de la population car il met l’homme au centre et nous met tous sur le même pied d’égalité », s’est exprimé l’un des participants. Il est question de préparer les leaders locaux du parti à mieux encadrer leurs bases respectives comme l’a témoigné un autre cadre : « Je remercie avant tout notre leader, le président Moïse Katumbi. Parce que lui, en tant qu’un homme du social, proche de la population, nous avons pu comprendre que le développement de ce pays dépend de son leadership. Voilà pourquoi il s’investit corps et âme pour la formation de ses militants ». Engagement renouvelé de toujours porter haut la flamme du parti, leur exhortera Olivier Kamitatu qui croit à la grandeur de son parti derrière le leadership incarné par Moïse Katumbi Chapwe. Des jeunes hommes et femmes qui prennent part à ce séminaire, dans un confort logistique inégalable, ont promis de vulgariser l’idéologie katumbiste dans chaque rue et quartier de la République : « Nous sommes katumbistes. Nous sommes les représentants de Moïse Katumbi dans nos bases respectives. Nous devons être outillés par rapport à la matière. L’idéologie nous a été dispensée, c’est à nous maintenant de répercuter cette matière à nos bases », a conclu un participant très assidu.
Jeanric Umande
Ouragan
Affaire Bitumba : Manicke répond à Liteya Kanda
Affaire Bitumba : Manicke, la mère de Prince Babia répond enfin à l’artiste comédien, Pasteur Liteya Kanda.
Le dangereux face-à-face Tshisekedi-Kagame
Quelle sera l’atmosphère de la prochaine rencontre entre les deux « frères » occasionnellement « ennemis » ? Félix Tshisekedi (RDC) et Paul Kagame (Rwanda). Après la prise de bec diplomatique, le temps du dialogue semble avoir sonné.
Sera-t-il un sommet au format d’un face à face physique ou un sommet par visioconférence?. Personne ne le sait jusqu’ici. Les deux chefs d’Etat ont promis de se rencontrer pour discuter de la problématique de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC. C’est le premier résultat obtenu par la médiation du président Macky Sall du Sénégal, en sa qualité de président de l’Union africaine (UA). Ce dernier avait obtenu de son homologue João Lourenço, président de l’Angola, la facilitation d’un rapprochement entre Paul Kagame et Félix Tshisekedi. Après un échange concluant avec le président congolais en début de semaine et une discussion téléphonique avantageuse avec le président rwandais, un consentement réciproque a été trouvé pour un sommet de tous les espoirs afin de sauver ce qui peut encore l’être des relations diplomatiques et de bon voisinage entre les deux pays.
Malgré plus de dix rencontres amicales, Tshisekedi et Kagame sont toujours en profond désaccord
En trois ans de règne, Félix Tshisekedi a consacré le gros de son énergie diplomatique dans la normalisation avec Kigali. Aussitôt investi à l’issue de sa prestation de serment, Félix Tshisekedi ouvrira son ballet diplomatique par Kigali le 25 mars 2019 accompagné de son directeur de cabinet de l’époque, Vital Kamerhe. À cette occasion, le président congolais visitera à Kigali, le mémorial du génocide du Rwanda. Deux mois plus tard, les deux hommes se retrouveront, cette-fois à Kinshasa aux obsèques de feu le patriarche Étienne Tshisekedi Wa Mulumba, père biologique du président congolais, le 31 mai 2019. Kagame et Lourenço feront ensemble, l’entrée du stade des Martyrs où était exposée la dépouille mortelle sous une salve d’applaudissements. Il y avait là un espoir d’un retour à la normale des rapports entre les deux États et entre les deux peuples. Le vendredi 12 juillet 2019, les deux chefs d’État sont conviés à un sommet par le président de la République angolaise João Lourenço à Luanda avec le président Yoweri Kaguta Museveni de l’Ouganda. Le 21 août 2020, les quatre chefs d’État se retrouvent une fois de plus à Luanda où ils signeront un mémorandum d’entente sur la sécurité et la coopération dans la sous-région des Grands lacs. Un accord qui, par ailleurs, scellait la réconciliation entre Kigali et Kampala en conflit ouvert depuis fin février 2019. Le lundi 17 mai 2021, tête-à-tête à Paris entre les deux hommes (Kagame-Tshisekedi) où ils évoqueront le programme de l’état de siège décrété dans une des provinces frontalières avec le Rwanda (le Nord-Kivu). À cette circonstance, Paul Kagame déclarera son soutien à toutes les initiatives visant le retour de la paix en RDC. « Nous saluons cette initiative prise par les autorités de la RDC et nous ferons ce qui est en notre pouvoir pour qu’elle soit fructueuse», dira-t-il. Et d’assurer qu’il (Rwanda) : «sera aussi aux côtés de la RDC pour toutes les initiatives mises en place pour renforcer la sécurité dans l’Est de son territoire, frontalière du Rwanda.». Tout récemment, le 26 juin 2021 à Gisenyi (Rwanda), les deux chefs d’État échangent de nouveau pendant deux bonnes heures avant de visiter les différents impacts de la dernière éruption volcanique du Nyiragongo, côté rwandais. Deux jours après, ce sera le tour du président Paul Kagame de franchir (officiellement) la frontière (grande barrière) pour la toute première fois, le samedi 28 juin à Goma. D’importantes décisions seront prises entre les deux leaders de la région à l’hôtel Serena. Le 25 novembre 2021, Paul Kagame et plusieurs autres chefs d’État et de gouvernement sont conviés au sommet sur la masculinité positive à Kinshasa. Tant de rencontres qui n’ont pas suffi à assainir les relations longtemps tendues entre Kinshasa et Kigali.
De quoi discuteront-ils ?
Dans une pièce à part ou encore par visioconférence, les deux hommes devront avant tout, évaluer les proportions inquiétantes de leurs relations en tant qu’hommes avant d’évoquer les dernières incursions armées du M23 dont Paul Kagame est le véritable patron. Un sujet qui risquerait de mettre le feu aux poudres connaissant le caractère allergique de Kagame sur cette question sensible. Lui qui a toujours donné l’impression que « ce sont des problèmes congolais qui doivent se régler par les Congolais eux-mêmes ». Or, une nouvelle donne s’impose désormais à la discussion, c’est la présence des éléments de l’armée régulière du Rwanda au front, aux côtés des terroristes du M23. Deux commandos rwandais ont été capturés par les FARDC et seront probablement remis aux autorités rwandaises cette semaine. Ce qui atteste qu’il y a bel et bien eu agression de la RDC par Kigali.
Où se tiendra le sommet ?
A Kinshasa ou à Goma ? A Kigali ou à Gisenyi ? A Luanda où encore à Addis-Abeba, capitale de l’Union africaine ? D’autres l’imaginent dans une capitale occidentale. La réponse à cette question dépend fondamentalement de deux hommes. Chacun, selon ses humeurs autour de la crise. L’une des deux parties devrait concéder au choix du lieu, sans quoi, le sommet sera virtuel. Les Congolais fondent beaucoup d’espoirs autour de cette rencontre en ce qu’il aidera finalement, à clarifier la voie d’un règlement définitif de la longue crise de voisinage entre les deux pays.
Jeanric Umande
Ouragan
Ev Roger Baka en larmes et se dit prêt à se battre pour son pays RDC contre le Rwanda
Ba kinois balobi avec Paul Tosuwa qui reçoit l’Evangéliste Roger Baka. L’homme de Dieu est en larmes et se dit prêt à se battre pour son pays RDC contre le Rwanda.
Bientôt une augmentation des tarifs des services de télécommunications
Dans un communiqué rendu public ce mercredi 1er juin 2022, la fédération des entreprises du Congo (FEC) informe la population congolaise de l’augmentation, dans les prochains jours, des tarifs des services de télécommunications, notamment des appels téléphoniques, SMS et de l’Internet.
« Pour rémunérer les prestations de l’ARPTC (Autorité de régulation de la poste et des télécommunications), le gouvernement a instauré de nouvelles taxes à charge des opérateurs de télécommunications sur l’ensemble des services », indique le communiqué de la FEC.
Et de poursuivre : « Malgré eux, les opérateurs n’ont donc pas d’autre choix que d’augmenter les tarifs des différents services sur lesquels le gouvernement a décidé d’appliquer ces nouvelles charges ».
Le patronat congolais dit regretter que cette mesure va, dans les prochains jours, alourdir la charge des ménages dans un contexte socio-économique difficile.


JBL
Media Congo Press
Héritier Wata met Fabregas en garde sur l’Affaire Maître Supérieur
L’artiste musicien Héritier Wata met Fabregas Le Métis Noir en garde sur l’Affaire Maître Supérieur : « Ezala mbala suka, oza muana mukie, nako melisa yo biberon ».
RDC- Rwanda: Lutundula ou l’incarnation de Lumumba
Alors que la République Démocratique du Congo et le Rwanda sont engagés dans un bras de fer sur fond des accusations mutuelles d’agressions, le Vice-premier ministre, ministre des Affaires étrangères congolais, Christophe Lutundula Apala a assiégé pratiquement tous les salons diplomatiques du monde. D’Addis-Abeba à Malabo, en passant par la République voisine du Congo, jusqu’ à Washington aux Etats-Unis d’Amérique, il porte haut et fort la voix de la République Démocratique du Congo, physiquement ou virtuellement. Il accuse tellement le gouvernement rwandais que des officiels du Rwanda risquent, si ce n’est déjà pas fait, de faire de cauchemars à la seule évocation de son nom.
Premier officiel congolais de haut niveau à dénoncer publiquement le soutien du Rwanda au mouvement terroriste du M23, Lutundula a eu les mots qu’il fallait.
Du haut de la tribune de la plénière du Conseil exécutif de l’Union Africaine, tenue mercredi 25 mai 2022 à Malabo, il a dit tout haut ce qui se chuchotait jusque-là tout bas. Sans langue de bois, il a attiré l’attention de la Communauté internationale sur l’agression de la RDC par le Rwanda.
Il avait notamment déclaré que « le M23, soutenu par le Rwanda, a attaqué les troupes internationales de la Monusco » sur le territoire congolais et que « le Rwanda a attaqué le camp de Rumangabo en RDC ».
Une ubiquité diplomatique qui perturbe les calculs de Kigali
A la plénière du sommet humanitaire extraordinaire tenu le lendemain, Lutundula a attiré l’attention des dirigeants africains sur la dégradation de la situation humanitaire et sécuritaire dans l’Est de la RDC. Encore une fois, il avait fustigé le soutien du Rwanda au M23, en promettant d’y revenir avec force et détails lors de la séance du samedi 28 mai, consacrée au terrorisme et aux changements anticonstitutionnels de gouvernements.
Chose promise, chose dûe, le natif de Katako-Kombe dans la province du Sankuru a encore sérieusement cogné le gouvernement rwandais, en ramenant les décideurs africains sur le terrain, sur les réalités de la situation au Nord-Kivu, autour du territoire de Rutshuru, précisément dans les localités Rumangabo et Kibumba.
En effet, le chef de la diplomatie congolaise avait réaffirmé la détermination du Président de la République, Félix Tshisekedi, du parlement, du gouvernement et de l’ensemble du peuple congolais, à « défendre l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance » de leur pays.
Revenant sur ce qu’il avait dit la veille, il avait demandé à l’UA d’intimer l’ordre au M23, « enterré depuis dix ans » mais « exhumé par ceux qui le soutiennent », de se retirer, de déposer les armes et de rentrer dans les positions d’avant les attaques contre les FARDC, qui datent depuis le mois de février dernier.
Un appel à la mobilisation générale
Sa mission à Malabo remplie à la perfection, et alors que le ministre de la communication tatonait dans sa communication sur le bras de fer avec le Rwanda, le Vice-premier ministre des Affaires étrangères a, aussitôt rentré à Kinshasa, mobilisé la population à se ranger comme un seul homme autour des FARDC et du Commandant Suprême, pour défendre la patrie.
« Pour ma part, j’affirme que le Président de la République, le parlement, le gouvernement et tout le peuple congolais, nous sommes déterminés, nous sommes fermes pour défendre l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de notre pays. C’est pour cela que je lance un appel à tous les compatriotes pour nous mobiliser autour des Forces Armées de la RDC, des services de sécurité, de la police nationale et du Commandant Suprême de toutes ces forces de notre pays, le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour justement défendre notre pays. Il y a un élan, il y a une flamme patriotique qui s’est allumée, qui brille au firmament de la RDC. Dans tous les coins du pays, il faut consolider, entretenir cette flamme, cet élan patriotique », avait-il lancé sur la très suivie radio Top Congo.
Une correspondance qui a tout déballé
Intrépide lorsqu’il s’agit de la défense de la Patrie, Christophe Lutundula s’est envolé pour Washington aux Etats-Unis d’Amérique. Objectif: accuser le Rwanda aux Nations Unies et demander au Conseil de Sécurité de condamner les attaques du M23 contre les FARDC et le soutien du Rwanda à ce groupe terroriste.
D’ailleurs, quelques jours plus tôt, il avait amené la bataille diplomatique entre la RDC et le Rwanda à un autre niveau, en saisissant officiellement le Conseil de Sécurité des Nations Unies.
« Ces actes délibérés des Forces Rwandaises de Défense constituant non seulement des violations graves de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la République Démocratique du Congo, mais aussi une agression caractérisée contre elle par la République du Rwanda et une menace réelle pour la paix et la sécurité internationale. Ils sont, par conséquent, contraires à la Charte des Nations Unies et au droit international », a-t-il expliqué à la Présidente de cette instance des Nations Unies.
Dans cette missive datée du 25 mai, le chef de la diplomatie congolaise a demandé, au nom du gouvernement, au Conseil de sécurité de l’ONU d’assumer toutes ses responsabilités statutaires en matière de maintien de la paix et de la sécurité internationale:
« En condamnant, sans équivoque et fermement, les attaques du groupe terroriste M23 contre les FARDC et la République du Rwanda pour le soutien qu’il lui apporte, la violation de l’intégrité du territoire et de la souveraineté de la République ; en enjoignant le Gouvernement de la République du Rwanda de retirer sans délai ni condition ses troupes du territoire congolais, de cesser de soutenir directement ou indirectement le M23 et de faciliter la mise en œuvre du processus de Nairobi comme convenu par les Chefs d’Etat de Burundi, de l’Ouganda, de la RDC et du Rwanda sous la médiation du Président en exercice de la Communauté de l’Afrique de l’Est, le Président Uhuru Kenyatta ».
Des similitudes avec Lumumba
Signe qu’il est déterminé à obtenir du Conseil de Sécurité des Nations Unies une déclaration ferme de condamnation de l’agression de la RDC par le Rwanda, Christophe Lutundula a réitéré cette demande dans son intervention en présentiel, le mardi 31 mai 2022.
Devant les décideurs du monde, il a réitéré les accusations de Kinshasa contre Kigali.
A des milliers de kilomètres de là, tous les congolais normalement constitués sont tombés sous son charme.
Certains comparent le ton et le contenu de son discours à celui de Patrice Emery Lumumba, du 30 juin 1960.
Et quand on sait que Lutundula et le premier Premier ministre de la RDC sont originaires d’une même région, on ne peut qu’admirer la bravoure de ce membre du gouvernement, qui mérite véritablement, sans doute, le surnom de «Warrior ».
RD44
Alternance









