Le candidat commun de l’opposition issu de l’Accord de Nairobi conclu vendredi dernier au Kenya, a déclaré ce samedi 24 novembre 2018, que la multiplicité des coalitions au sein de l’opposition ne pose aucun problème pour la victoire finale de celle-ci à la prochaine présidentielle.
Selon Félix Tshisekedi, même avec deux ou trois camps en son sein, l’opposition battra le candidat du pouvoir.
« Moi j’ai toujours défendu le fait que même s’il y avait deux ou trois leaders de l’opposition qui allaient en compétition en même temps que le candidat du pouvoir, la victoire allait quand-même revenir à l’un des deux ou trois leaders. Or, en ce moment on voit l’alliance LAMUKA conduite par Martin Fayulu et la nôtre celle du Cap pour le Changement, et je suis certain que la victoire reviendra à l’un de ces deux camps », a-t-il déclaré.
Le président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social reste cependant convaincu que la victoire finale à l’élection présidentielle, sera de leur côté.
« Je peux même m’avancer en disant que la victoire nous reviendra parce que nous formons la coalition la plus forte et la mieux ancrée sur terrain », a affirmé Félix Tshisekedi.
Tout au long de son intervention sur Rfi, le candidat président de Cap pour le Changement, a insisté sur le fait qu’il ne s’agit pas de s’attaquer à leurs frères opposants membres de LAMUKA.
Pour Félix Tshisekedi, la cible de l’opposition demeure jusqu’à preuve du contraire, le camp au pouvoir, c’est-à-dire le Front Commun pour le Congo, « FCC ».
VIDEO. Selon les combattants de l’UDPS, Kamerhe est un vrai caméléon, mais de toute façon sa transformation a aidé Félix Tshisekedi à devenir président de la RDC. Regardez
Désigné vendredi dernier « candidat commun » de l’opposition de la coalition Cap pour le Changement, Félix Tshisekedi a dévoilé la stratégie qu’il compte mettre en place pour surpasser la problématique de la machine à voter, qui continue de susciter débats et polémiques au sein de la classe politique et sociale congolaise.
Selon le président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, « UDPS », qui intervenait sur Rfi ce samedi 24 novembre 2018, l’unité jouera un rôle majeur pour contre-attaquer cette machine.
« Nous n’étions pas pour les machines à voter mais nous savions que persister dans cette position aller donner une occasion au pouvoir de maintenir cette machine et de provoquer évidemment notre départ. Nous sommes convaincus qu’il y a moyen de contenir cette machine et le seul moyen, c’est l’unité de force et de stratégie, donc ça ne nous fait pas peur », a-t-il dit.
Pour le fils biologique du Sphinx de Limete (Étienne Tshisekedi), que les machines à voter soient là ou pas, l’essentiel pour eux est de participer aux élections, de surveiller son déroulement.
« Nous sommes sûrs qu’après cela, nous obtiendrons la victoire », a-t-il affirmé.
S’agissant de l’Accord signé à Genève le 11 novembre dernier, dont il s’est retiré avec son homologue de l’Union pour la Nation Congolaise, « UNC », Félix Tshisekedi a signifié que cet accord « raté », était un mal pour bien, car il leur a permis de prendre conscience, afin de concrétiser l’alliance entre son parti et l’UNC.
Rappelons par ailleurs que Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe regagnent ensemble la capitale congolaise le mardi 27 novembre prochain par l’aéroport international de N’djili.
Le président de la plateforme Alliance des Mouvements du Kongo (AMK), André Claudel Lubaya souhaite qu’il y ait un accord à Kinshasa entre les signataires des accords de Genève et de Nairobi pour maximiser les chances de rapporter les élections face au candidat du Front Commun pour le Congo (FCC). Dans une interview accordée ce samedi 24 novembre 2018 à actualite.cd, André Claudel Lubaya demande à Félix Tshisekedi désigné candidat de la l’UDPS et de l’UDPS et à Martin Fayulu candidat de la coalition Lamuka, de se mettre ensemble pour espérer à une victoire.
Pourquoi cette proposition?
Il faut éviter de parler de ceux de Genève et de Nairobi, c’est un accord entre congolais déterminé set engagés à en finir avec les 17 ans du pouvoir de Kabila qui entend se muer en pouvoir du FCC. L’accord que j’appelle celui de Kinshasa, fait à Kinshasa, conçu à Kinshasa, signé à Kinshasa, aura l’avantage de mettre ensemble, la même vision du Congo, la même vision de l’alternance, la même vision de la victoire sur le FCC. L’accord de Kinshasa aura l’avantage d’être un accord parfait. L’accord de Genève est un bon accord, l’accord de Nairobi est un bon accord mais celui de Kinshasa aura l’avantage d’être un parfait parce qu’il va consolider l’unité de l’opposition, constituer une arme nucléaire, un bouclier atomique qui va anéantir une fois pour toute et étouffer dans l’œuf, toutes les ambitions hégémoniques du FCC.
Comment y arriver?
Je crois que nous y sommes presque, du moment que tout le monde, tous les acteurs sont animés du même sentiment, du même objectif, celui d’en finir avec le régime de monsieur Kabila, celui de battre Shadary et le FCC à tous les niveaux, je pense et je suis convaincu que nous y sommes, et que ce qu’il faut, que les hommes qui se sont parlés à Genève et à Nairobi se retrouvent et se reparlent cette fois là sous l’arbitrage des congolais que nous sommes et devant le peuple congolais pour qu’on en finisse.
Mais le temps ne joue pas en votre faveur ?
Nous sommes à 27 jours des élections, il faut que nous ayons cet accord de Kinshasa pour vaincre Shadary et le FCC, c’est encore possible.
Qui de Tshisekedi ou Fayulu devrait laisser la place à l’autre ?
Je n’ai pas la prétention de dire qui de deux devra laisser la place à l’autre. Ici il est plutôt question que les deux groupes se mettent ensemble et fasse émerger une seule candidature, qui va nous faire gagner tous et faire gagner le peuple congolais.
Pensez-vous que ce qui était impossible de Genève peut se faire à Kinshasa ?
Genève c’était à 8 milles kilomètres de Kinshasa, Nairobi c’était à 3 ou 4 milles kilomètres de Kinshasa, mais Kinshasa au vu et au su du peuple congolais, je crois que c’est possible. La terre congolaise contient le sang de Lubaya, Rossy Mukendi, Thérèse Kapangala, Lumumba, Kimbangu, le sang de tous ces martyrs qui sont tombés dans le cadre de la lutte pour la libération de notre peuple, et je crois que c’est possible que ce sang interpelle chacun de ces leaders, pour qu’au 23 décembre, le peuple congolais donne l’exemple en Afrique en remportant ces élections.
Sans cette unité l’opposition ne gagnera pas face à Shadary ?
Les chances de gagner seraient minimes, je pense qu’il faut plutôt les capitaliser, et s’assurer surtout grâce à la mobilisation générale et la surveillance, d’une victoire éclatante, incontestable et qui mette définitivement fin au pouvoir en place.
S’il y a pas un accord à Kinshasa, personne entre Tshisekedi et Fayulu ne gagnera face au candidat du FCC ?
Unis nous sommes forts, divisés, nous sommes faibles.
Félix Tshisekedi est revenu sur l’Accord de Genève. Dans une interview accordée à RFI, il soutient toujours qu’il a été grugé par d’autres opposants de la coalition Lamuka, mais pense que c’était un déclic pour un nouveau départ.
« Le raté de Genève était un mal pour un bien. C’était un choc psychologique pour provoquer cette prise de conscience », a t-il dit.
Pour lui, les opposants de la coalition Lamuka ne constituent pas une cible pour le ticket Tshisekedi-Kamerhe.
« Il n’est absolument pas question de faire de nos amis avec qui on ne sait pas entendus à Genève la cible. La cible ici, c’est la kabilie, le camp Kabila. Tout cela nous l’espérons dans une alternance pacifique. Nous ne venons pas ici régler des compte à qui que ce soit. Pas de chasse à la sorcière. Nous allons veiller à ce que la démocratie soit ancrée dans ce pays », a t-il ajouté.
Félix Tshisekedi, président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) espère non seulement avoir des voix dans l’Est du pays mais aussi compter sur certains autres candidats qui devraient se désister au profit du ticket qu’il compose avec Vital Kamerhe.
« Oui évidemment surtout dans l’Est parce que c’est un bastion de l’UNC, mais aussi ailleurs. L’UNC est un grand parti national. Cette alliance sera gagnante. Il y a des candidats à la présidentielle qui vont se désister en notre faveur. Et nous serons capable de dépasser les 50% », a t-il dit dans une interview avec RFI.
Après s’être retirés de la coalition Lamuka, Vital Kamerhe et Félix Tshisekedi sont tombés d’accord ce vendredi 23 novembre 2018 à Nairobi, au Kenya, pour une candidature commune entre les deux à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018.
« Nous avons été grugés. Je pèse mes mots. Nous nous sommes retrouvés Kamerhe et moi et avons réfléchi. Nous avons en tête l’intérêt du Congo et nous sommes arrivés à cette conclusion », a t-il ajouté.
Dans cet accord, Vital Kamerhe s’engage à soutenir la candidature de Félix Tshisekedi et de se soutenir ensemble pour une victoire aux législatives nationales et provinciales.
« Nous partons sur 10 ans de collaboration. La constitution attribue un mandat de cinq ans à chaque président de la République. Nous allons alterner pour entretenir et maintenir cette collaboration. Nous allons élaborer un projet de société commun pour notre pays. Après dix ans, nous évaluerons », a t-il précisé.
« Le gouvernement et la CENI ont une responsabilité majeure pour l’avenir du pays. Ils doivent œuvrer à la bonne tenue des élections en respectant la date prévue et les standards de transparence et d’efficacité nécessaires. L’observation électorale indépendante, par des organisations régionales et par les acteurs de la société civile, joue un rôle clef. La participation réelle des femmes dans toutes les étapes du processus électoral doit être assurée », a indiqué la Haute représentante / vice-présidente de l’Union Européenne (UE), Federica Mogherini, dans un communiqué publié le 23 novembre.
Selon l’UE, les élections prévues le 23 décembre 2018 constituent une opportunité historique pour la République démocratique du Congo d’opérer le premier transfert démocratique et pacifique du pouvoir.
L’Union européenne réitère son soutien à l’organisation d’un scrutin qui doit se tenir de manière inclusive, transparente, crédible et pacifique, dans le plein respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales.
L’UE encourage aussi le gouvernement à consolider la confiance des électeurs et la crédibilité du processus et à associer de manière transparente toutes les parties prenantes à l’ensemble du processus, ainsi qu’à garantir la liberté de l’espace politique.
Elle appelle l’ensemble des parties prenantes à s’abstenir de toute incitation à la violence, à respecter le code de conduite et les obligations en vigueur, et à régler de manière pacifique leurs différends.
La liberté de la presse et de manifestation pacifique et l’accès équitable aux médias – dans le respect des obligations internationales de la RDC – constitueront également des éléments essentiels pour la crédibilité du processus, indique le communiqué de l’UE.
« L’Union européenne suivra attentivement le déroulement des élections en RDC. La tenue d’élections inclusives, transparentes, crédibles et pacifiques sera importante pour son engagement futur en RDC avec les autorités démocratiquement élues pour le développement du pays dans l’intérêt de la population congolaise », indique le communiqué.
L’accord signé à Nairobi, au Kenya, ce vendredi 23 novembre 2018, entre Félix Tshisekedi, président de l’UDPS, et Vital Kamerhe, président de l’UNC, prévoit que l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social puisse soutenir, cinq ans après (2024), le candidat de l’Union pour la Nation Congolaise à l’élection présidentielle.
Dans un premier temps, Kamerhe et son le parti sont censés soutenir Félix Tshisekedi pour remporter la présidentielle du dimanche 23 décembre.
« Après que chaque leader a servi pendant un mandat, la compétition sera ouverte de manière démocratique, libre et transparente », dit l’accord dont Diaspordc dispose d’une copie.
Pour ce faire, les deux formations politiques ont plébiscité Kamerhe comme directeur de campagne de la coalition « Cap pour le Changement », née de ce compromis.
L’accord de Nairobi repose également sur le partages des postes, une fois Tshisekedi élu. Le texte prévoit que l’UDPS cède la primature, la présidence du Sénat, la direction de la Banque Centrale, le ministère des Finances, le ministère des Infrastructures, le ministère de la Justice et celui de la Défense à l’UNC.
L’autre engagement pris par Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe, est de mutualiser les moyens humains, politiques, diplomatiques, matériels, financiers et le savoir-faire pour la « victoire suprême ».
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