Certains leaders de l’opposition politique ont condamné et désapprouvé ce jeudi 11 octobre le comportement « non conciliant et pour le moins méprisant du président de la CENI » lors de la rencontre de mercredi 10 octobre entre la CENI et les candidats à la présidentielle de décembre 2018.
Ils ont exprimé cette position dans une déclaration signée par Jean-Pierre Bemba, Martin Fayulu, Vital Kamerhe, Moise Katumbi, Freddy Matungulu, Adolphe Muzito et Felix Tshisekedi et leurs représentants.
Ils ont appelé à la mobilisation de la population dans le cadre des actions à mener pour une alternance démocratique et une alternative de gouvernement le 23 décembre 2018.
La nouvelle est tombée comme une bombe, Pascal Mukuna n’est plus le président du FC Renaissance.
Le numéro du club Orange a rendu le tablier à la suite d’une réunion avec différents présidents de sections des supporteurs du club, cet après-midi à Kinshasa.
Le FC Renaissance n’arrive pas à gagner les matchs depuis le début du championnat, et en perd constamment. La situation était devenue invivable pour les supporteurs qui ont décidé de pousser le président du club à la porte de sortie. Pascal Mukuna quitte donc le club dont il a été l’un de grands pionniers de sa création en 2014, si pas le plus grand…
Le président du Conseil National de Suivi de l’Accord et du Processus Électoral « CNSA » Joseph Olenghankoy, a échangé jeudi 11 octobre, avec un quelques candidats présidents de la République à savoir Seth Kikuni, Théodore Ngoy et Sylvain Maurice Masheke.
Cette rencontre intervenue 24 heures après celle entre la CENI et les candidats présidents, qui a accouché d’une souris, à cause notamment des divergences autour de la machine à voter, a porté sur le processus électoral.
Selon le rapporteur du CNSA, le cahier de charge de ces candidats était globalement constitué de deux points : Le processus électoral et la decrispation.
« Après leurs échanges avec la CENI, nous avons reçu une délégation des candidats présidents de la République avec un cahier de charge, venus exprimer au président du CNSA leurs préoccupations et inquiétudes, par rapport au processus électoral. Le président a reçu leurs doléances et a promis d’apporter ces préoccupations à qui de droit, pour que pendant cette période préélectorale, nous puissions trouver des solutions », a déclaré Valentin Vangi.
Selon la même source,J. Olenghankoy a, compte tenu de la période sensible que le pays est en train de traverser, appelé tous les candidats à travailler pour la paix, parce que sans elle, »on ne pourra pas organiser les élections. »
S’agissant du caractère non représentatif de la délégation de ces candidats, V. Vangi s’inscrit en faux.
« Nous étions contactés par un certain nombre de candidats. Il y en a qui ont appelé et d’autres nous ont écrit depuis hier soir, après la réunion de la CENI. Entre eux, il y a une organisation. On ne peut pas dire qu’il y a un petit nombre. C’est une organisation, ce sont des candidats, qui nous contactent différemment », s’est-il justifié.
Le président du CNSA a promis donc de contacter la CENI et le gouvernement, pour tenter de trouver des solutions, afin de créer un climat de paix en cette période.
Sept leaders de l’opposition dont Félix Tshisekedi, Jean-Pierre Bemba, Vital Kamerhe, Moïse Katumbi et Martin Fayulu ont appelé, ce jeudi, à des marches de protestation le vendredi 26 octobre 2018 contre, notamment, l’usage de la machine à voter et exiger le vote sur le bulletin papier.
« L’opposition appelle le peuple congolais à se mobiliser dans le cadre du programme d’actions qu’elle a préparé pour exiger l’impression des bulletins de vote manuel, conformément à la loi électorale et au calendrier publié par la CENI. L’opposition confirme dans ce cadre les actions suivantes : la tenue d’un grand meeting à Lubumbashi, ce samedi 13 octobre 2018, et l’organisation des marches de protestation le 26 octobre 2018 », disent les opposants dans une déclaration commune lue par Martin Fayulu, également candidat à la présidentielle.
L’opposition a, en outre, réaffirmé son exigence de vider les questions en rapport avec la légalité de la machine à voter et les électeurs sans empreintes digitales dans le cadre de la commission technique mise en place en accord avec la CENI.
« L’opposition réaffirme son exigence de vider au niveau du cadre de concertation CENI – candidats président de la République, les deux questions préjudicielles en rapport avec la légalité de la machine à voter et la radiation de près de 10 millions d’électeurs sans empreintes du fichier électoral avant la mise en place de la commission technique ».
Moïse Katumbi, Vital Kamerhe, Adolphe Muzito, Jean-Pierre Bemba, Martin Fayulu, Félix Tshisekedi et Freddy Matungulu ont signé cette déclaration.
La rencontre entre la CENI et les candidats à la présidentielle a finalement eu lieu mercredi. Et les journaux parus jeudi 11 octobre à Kinshasa y consacrent des larges espaces.
Reprenant les propos du président de la CENI à l’intention des candidats à la présidentielle, Le Potentiel écrit : « Ceux qui ne veulent pas de la discussion technique sur la machine à voter peuvent quitter la salle ». A en croire le journal, c’est cette phrase qui a jeté de l’huile sur le feu, poussant certains candidats à la présidentielle, dont Vital Kamerhe, Dominique Ngoy, Martin Fayulu, Kin-Kiey Mulumba ainsi que les représentants de Felix Tshisekedi et Freddy Matungulu à quitter la salle de réunion.
Ce qui pousse Forum des As à dire : « Nangaa et les 21 se séparent en queue de poisson ». Des candidats, en désaccord avec la méthodologie proposée par la CENI, ont presque tous quitté la salle, indique le tabloïd avant de souligner que « la deuxième rencontre entre les membres du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), et les 21 candidats au scrutin présidentiel du 23 décembre prochain en RD Congo, a accouché d’une grosse souris. Les deux parties se sont séparés en queue de poisson. Une réalité que le vice-président de la CENI, Norbert Basengezi, a refusé d’admettre, précisant que l’ »échec de la rencontre d’hier n’aurait peut-être existé que dans les têtes de certains candidats »».
Même constat pour 7SUR 7.CD, qui soutient que la réunion s’est mal terminée mal à cause de la machine à voter. Le média en ligne reprend par ailleurs les propos deThéodore Ngoy, l’un des candidats :
«La grande partie des candidats voulait savoir si la question de la machine à voter est légale. Curieusement à la fin, le président Corneille nous dit, ceux qui ne veulent pas qu’on ait des discussions techniques, peuvent partir, ceux qui veulent qu’on expérimente la machine à voter, ils restent».
A la suite de ces « tirs croisés » entre Corneille Nangaa et les opposants, estime La Prospérité « un autre rendez-vous devient nécessaire ! » L’arbitre Nangaa, vacciné contre toute idée d’élaguer cette machine dont il tire le soubassement de l’Accord de la Saint Sylvestre, ne ménage aucun effort pour foncer, note le journal.
« Deux thèses diamétralement opposées dont l’une, celle des tenants de la CENI, est de respecter l’almanach en vigueur et, l’autre, celle des opposants, consiste à recourir aux bulletins de vote traditionnel, ont justifié l’absence du consensus et, par ailleurs, la séparation à queue de poisson, entre les présidentiables ainsi que les têtes couronnées de la CENI », rapporte le quotidien.
Pour La Reference Plus, il y a plusieurs zones d’ombre qui persistent. « La réunion a largement abordé les problèmes juridiques voire pré-juridictionnels relatifs à l’utilisation de la machine à voter et l’éventualité de la radiation des électeurs sans empreintes digitales ; face aux nombreuses préoccupations soulevées par certains candidats, il est ressorti des échanges, la nécessité de garantir la fiabilité du fichier électoral et de préciser les soubassements juridiques de la machine à voter », explique le quotidien.
Après avoir feint que les sanctions américano-européennes, gel des avoirs et restriction des visas, prises par vagues successives en 2016, 2017 et 2018; n’avaient aucun effet sur elles, les autorités congolaises ont finalement résolu, le mardi 9 octobre, d’introduire un recours auprès de l’Union européenne pour demander leur levée.
Le porte-parole du gouvernement parle de » réputation à défendre » chez RFI pour justifier ce recours administratif contre le Conseil européen après visiblement l’échec du front diplomatique à faire entendre la voix de Kinshasa.
Mais est-ce que la raison avancée par le ministre de la communication et médias est elle vraiment la principale ?
Vraisemblablement non ! Si l’on en croit un membre de l’Association congolaise des banques (ACB), qui s’est confiée sous le sceau de secret le plus total à 7SUR7.CD, les raisons de ce recours sont d’ordre financier.
Notre source révèle que « les sanctions occidentales ont conduit les banques congolaises à geler plus ou moins 35 millions de dollars US $. »
Et depuis un certain temps, on fait l’objet de fortes pressions de la part des dignitaires dont les avoirs ont été gelés dans nos banques, révèle le banquier.
Notre source dévoile que les pressions étaient telles qu’il a fallu s’en remettre à l’arbitrage, mieux à la protection, et de la Banque centrale du Congo (BCC) et surtout celle du puissant ministre de la justice Alexis Thambwe Muamba (ATM).
Une réunion quadripartite (ACB-BCC-Gouvernement-dignitaires sanctionnés) a eu lieu à son cabinet au mois de septembre, d’après notre source.
» Laissez les banques tranquilles. Si vous les forcer à dégeler vos avoirs, c’est tout le système financier de la RDC qui va s’effondrer. », avait dit le ministre de la justice aux représentants des dignitaires sanctionnés dont des généraux et des ministres.
Le gouverneur de la BCC présent à ladite réunion avait abondé dans le même sens que le ministre de la justice, d’après notre source.
ATM avait rassuré et les banquiers et les personnalités sanctionnées, d’après notre source.
Lors de son passage à l’ONU en septembre, le président de la RDC avait demandé à la Belgique de travailler à la levée des sanctions pour envisager une normalisation des relations diplomatiques entre les deux pays.
Kinshasa accuse la Belgique d’avoir jouer un grand rôle dans la prise de ces sanctions par l’UE.
Les autorités congolaises soutiennent que ces sanctions administratives violent la souveraineté de leur État.
Pour rappel, voici les noms de 17 personnalités sanctionnées par le duo USA-UE pour violations graves des droits de l’homme et entrave au processus électoral et à la liberté de la presse :
1. Le ministre Lambert Mende Omalanga,
2. L’ex vice-Premier ministre chargé de l’intérieur et sécurité (Évariste Boshab),
3. L’ex vice-Premier ministre chargé de l’intérieur et sécurité et actuel candidat à la présidentielle de décembre 2018 (Emmanuel Ramazani Shadary),
4. Le patron des renseignements civils « ANR » (Kalev Mutond),
5. Le Numéro 2 de l’ANR (Robert Kibelesa),
6. L’ex patron des renseignements militaires et actuel chef d’Etat major général adjoint des FARDC (Delphin Kahimbi),
7. L’ex patron de la police de Kinshasa et actuel général chargé de la formation des policiers (Célestin Kanyama),
8. L’ex patron de la police nationale et actuel inspecteur général de la police (John Numbi),
9. Le chef d’état major des forces terrestres des FARDC ( général Amisi alias Tango Four),
10. Le patron de la garde républicaine ( le général Ilunga Kampete),
11. Le général Akili Mundos,
12. Le général Éric Ruhorimbere,
13. L’ex chef de la maison militaire du président Kabila (le général François Olenga),
14. Le colonel Ferdinand Ilunga,
15. L’ex gouverneur du Haut-Katanga Jean Claude Kazembe,
16. L’ex gouverneur du Kasai Central Alex Kande Mupompa,
L’opposition politique congolaise s’apprête à faire une déclaration ce jeudi 11 octobre 2018. Selon certaines sources, une importante réunion est prévue bien avant, au siège du G7.
Au cours de cette déclaration commune, les opposants fixeront l’opinion sur certaines matières importantes, concernant le processus électoral en cours.
Rappelons par ailleurs que cette déclaration intervient juste après la deuxième réunion entre le bureau de la CENI et les candidats à la présidentielle du 23 décembre prochain. Une rencontre qui a visiblement accouché d’une souris, puisqu’aucun compromis n’a été trouvé sur les questions divergentes entre autre la machine à voter.
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