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Delly Sesanga : « L’exigence des Congolais de père et de mère est hors de la présente réforme »

Dans sa réplique aux préoccupations de ses collègues députés, au cours de la plénière de l’Assemblée nationale d’hier lundi 02 mai, Delly Sesanga, l’un des co-auteurs de la proposition de loi modifiant la loi électorale, en cours d’examen, a rejeté l’amendement formulé par le député N’singi Pululu. » La question de l’exigence des Congolais de père et de mère est hors du périmètre de la présente réforme. La proposition de N’singi Pululu se heurte à notre Constitution« , a argumenté Delly Sesanga.

En rejetant l’amendement du député Nsingi Pululu exigeant des candidats Président de la République la nationalité congolaise de père et de mère, Delly Sesanga a battu en brèche l’argumentaire de Nsingi Pululu, en commençant par contextualiser les contraintes constitutionnelles à la base de l’interdiction de toute révision de la Constitution..

« (…) L’inclusivité touche ensuite à la nature de la question de la nationalité congolaise d’origine de père et de mère telle que soulevée par l’honorable Nsingi Pululu. Je voudrais d’abord faire une remarque préliminaire sur le fait que l’ampleur de notre projet de réforme a été restreinte par les contraintes constitutionnelles. Notamment, l’article 219 qui interdit toute révision constitutionnelle pendant l’état de siège ou l’état d’urgence. Nous aurions voulu, comme d’ailleurs le Président de la République s’y était aussi engagé, ramener l’élection du président de la République à deux tours du scrutin majoritaire, modifier le périmètre de la décentralisation pour favoriser la tenue effective des élections locales. Nous ne les avons pas abordées pour cette raison. La question de l’exigence des Congolais de père et de mère est hors du périmètre de la présente réforme. La proposition du collègue Nsingi Pululu se heurte à notre Constitution et je voudrais le rencontrer par des éléments de réponse » , a-t-il explicité.

Et d’asséner davantage : « L’honorable Nsingi a exhibé, pour fonder sa proposition, la loi n°84-001 du 29 janvier 1984 portant organisation de l’élection du Président du Mouvement populaire de la révolution (MPR). Mais, Honorable Nsingi omet volontairement de nous présenter la Constitution, sous l’empire de laquelle la loi de 1984 a été prise. Car, il sait en réalité, sur le plan du droit, qu’il s’agit de deux ordres juridiques différents, et deux régimes différents et distincts en ce qui concerne l’éligibilité du Président de la République. » .

Delly Sesanga n’a pas laissé la moindre occasion à l’amendement de son collègue tant décrié par la majorité des Congolais de séduire les élus nationaux. En présentant son amendement, Nsingi Pululu a évoqué la loi de 1984. A laquelle Delly Sesanga s’est attaqué. » La loi de 1984 qu’exhibe Nsingi Pululu a été prise sous l’empire de la Constitution du 24 juin 1967 telle que modifiée et révisée successivement par les lois n°74-020 du 15 août 1974, n°78-010 du 15 février 1978, n°80-012 du 15 novembre 1980. »

LE REGIME DE 1984 N’ETAIT PAS UN ETAT DE DROIT

Au sujet de cette loi, Delly Sesanga a noté deux différences fondamentales. La première tient à la nature de ce régime de parti unique que fut le MPR, le contrôle de constitutionnalité n’est pas formellement consacré. Tout, en craignant que son collègue Nsingi Pululu ne ramène la plénière vers ce régime, il a déclaré que ce n’était pas un Etat de droit, mais un Etat légal, que la loi y était souveraine, affranchie de toute contrainte constitutionnelle de fond. Et de conclure :. » Une loi, prise dans un tel ordre juridique, ne peut devenir la source de notre loi, aujourd’hui sous l’empire de la Constitution du 18 février 2006 qui est fondé sur une autre aspiration (…) » .

Quant à la seconde différence fondamentale, elle tient à l’écriture de la Constitution. « Le constituant de 1967 n’avait pas constitutionnalisé les conditions d’éligibilité du Président de la République, si bien que l’article 38 laissait à la loi électorale la mission de fixer les conditions d’éligibilité. A l’inverse, la Constitution du 18 février 2006, quant à elle, a constitutionnalisé les conditions d’éligibilité du Président de la République. En effet, l’article72 de la Constitution du 18 février 2006 fixe les conditions d’éligibilité du Président de la République aux points 1, 2, 3 et laisse à la loi électorale les autres cas d’exclusion. Et, concernant la nationalité, l’article 72.1 exige la nationalité congolaise d’origine, définie au demeurant par l’article 10 de la même Constitution » .

AU LEGISLATEUR DE CORRIGER CETTE INJUSTICE

Quant à la Constitution du 18 février 2006 qui renvoie à la Loi électorale la compétence de fixer les conditions d’exclusion de l’élection présidentielle, Delly Sesanga estime qu’il est temps pour le législateur de corriger cette injustice résultant du silence de la loi.

« La Constitution, en son article 72 point 4, a renvoyé à la loi électorale la compétence de fixer les conditions d’exclusion de l’élection présidentielle. Il revient donc au législateur, dans le cadre de cette loi, de corriger cette injustice qui résulte du silence de la loi. Le législateur péché ici par omission, car, on peut continuer sur une question aussi majeure laisser à la discrétion du juge finalement décider sur base des critères (…) d’éligibilité de telle ou telle autre personne. Ce qui accentue l’arbitraire et nuit à l’inclusivité » , a-t-il fait savoir.

Tout compte fait, dans sa démarche, l’élu de Luiza tient à éviter l’arbitraire pour que tout candidat puisse bénéficier de l’inclusivité.

Kléber KUNGU
Forum des as

Bosolo Na Politik : Alesh face à Israël Mutombo

Bosolo Na Politik : Israël Mutombo (Sango Mokonzi) reçoit l’artiste musicien Alesh.

FIFA : la RDC prend cher pour ses dérives lors des matchs contre le Maroc

Pour avoir étalé un comportement anti-sportif lors de la double confrontation face au Maroc, comptant pour les barrages de la Coupe du Monde 2022, la République Démocratique du Congo a écopé de sanctions de la part de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA). Ces sanctions sont tombées ce lundi 2 mai.

Bien que non qualifiée, la RDC devra bouger ses caisses pour payer des amendes infligées par la FIFA. Premièrement, il a retenu à charge de la République Démocratique du Congo une mauvaise organisation du match aller contre le Maroc, le 29 mars dernier, au Stade des Martyrs, couplée à un des jets de projectiles et envahissement de la zone neutre. À cause, le pays est sommé une amende de 120.000 francs suisses, l’équivalent de 12.316$, selon les calculs.

En outre, un huis-clos est imposé à la RDC lors de sa prochaine sortie à domicile, en plus d’une amende de 5131$, consécutive au mauvais comportement de ses supporters à Casablanca, lors du match retour.

Footrdc

Masolo Na Député : Sankuru, Elections na ba provinces, Muanda Nsemi a frappé lisusu ?

Masolo Na Député avec l’honorable député Eliezer Ntambwe. Sujet : Sankuru, Elections na ba provinces, Muanda Nsemi a frappé lisusu ?

Exclusion de Katumbi : Ensemble dévoile bientôt son schéma d’éveil patriotique

Le ton se durcit. Ensemble ne se laissera pas piétiner si son champion est exclu à la compétition électorale.

« Le Congo n’appartient à personne », rappelle Laurent Onyemba, le chef des communicants d’Ensemble qui annonce que son parti va publier bientôt son schéma d’éveil patriotique pour s’opposer au complot contre son leader Moïse Katumbi.

A l’instar du FCC, Lamuka ainsi que les laïcs catholiques et protestants, le parti de Katumbi rejette aussi l’idée de l’examen de la loi électorale sans consensus préalable des acteurs politiques.

« Nous, nous souhaitons que pour ce qui est de la loi électorale, avant toute discussion que la classe politique passe à un consensus. Dans les moments qui arrivent, nous allons devoir mettre à la place publique notre schéma d’éveil patriotique pour rappeler aux uns et aux autres que le Congo-Kinshasa n’appartient à personne », a indiqué le secrétaire national à la Communication d’Ensemble pour la République.

Maître Onyemba rassure que sa famille politique est au courant du plan d’exclusion qui se prépare à l’Assemblée nationale à l’initiative du député Nsingi Pululu visant particulièrement le boss de Mazembe.

« Nous sommes informés de l’exclusion qui vise fondamentalement Moïse Katumbi (…) .Le député Nsingi Pululu qui a apporté les velléités de la loi dite Tshiani, va devoir déposer désormais un amendement au niveau de la PAJ, celle-ci va le retenir pour le soumettre au niveau de la plénière. Cet amendement veut qu’on ajoute parmi les conditions d’éligibilité (à la présidentielle) des Congolais nés de père et mère », a-t-il alerté.

Le cadre d’Ensemble pour la République dénonce ce qu’il qualifie des « velléités politiciennes » à ce niveau de responsabilité car elles énervent les articles 10 et 70 de la loi fondamentale.

« Ces velléités violent fondamentalement l’esprit des articles 10 et 70 de notre Constitution. Une loi, quelque soit la nature, ne vient pas modifier la nature, la dimension sémantique et le champ juridique d’une Constitution et nous devons éviter aujourd’hui de continuer avec cette législation taillée sur mesure », conscientise-t-il.

Pendant ce temps, la Chambre basse du Parlement poursuit ce lundi 02 mai avec l’examen de la loi électorale. La séance sera consacrée aux réponses du G13 aux préoccupations soulevées par les députés lors du débat général la semaine dernière.

Patrick Mputu
Ouragan

Le témoignage émouvant de Maman Mbilia Bel

Suivez le témoignage émouvant de la chanteuse congolaise Maman Mbilia Bel face à Ken Mpiana et Kissindjora.

Table ronde Kasaï – Katanga : Voici les recommandations

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi Tshilombo a clôturé la conférence interprovinciale Katanga-Kasaï, le samedi 30 avril 2022.

Ces assises ont duré près de 10 jours avec la participation des gouverneurs du Grand Kasaï et Grand Katanga, les présidents des assemblées provinciales et ministres provinciaux des 9 provinces sans oublier les chefs coutumiers.

Selon le compte rendu de cette table ronde lu par Jeannette Lunga, gouverneur intérimaire du Kasaï-Oriental, des recommandations formulées sont de quatre secteurs pour mettre fin au déplacement massif des populations et faciliter l’intégration sociale pour le vivre-ensemble. En voici quelques unes :

  1. Thématique politique administrative et juridique
  • Dupliquer les centres d’attraction économique et sociale dans les provinces du Grand Kasaï ;
  • Créer des marchés transfrontaliers dans le Grand Kasaï à la frontière avec l’Angola à l’instar de Kasumbalesa avec la Zambie ;
  • Faciliter l’accès au marché du diamant ;
  • Faciliter la création des entreprises en mettant en place un guichet unique à la création des entreprises dans toutes les provinces du Grand Kasaï ;
  • Obtenir l’avis de l’ANAPI dans la création des entreprises, interdire tout transport des personnes par train ou camion des marchandises ;
  • Instaurer le système des feuilles de route pour identifier ou encadrer les personnes qui se déplacent d’une province à l’autre ;
  • Créer un cadre de concertation permanent entre les espaces grand Katanga et grand Kasaï sur les questions de gestion de leurs provinces respectivement ;
  • Veuiller à la stabilisation des institutions politiques provinciales dans les deux espaces.
  1. La sécurité
  • Promouvoir la politique de l’emploi tout en encourageant l’investissement étranger et local dans les provinces ;
  • Financer la reconstruction des infrastructures en général ferroviaires, routières, ferroviaires, scolaires et universitaires ;
  • Réorganiser le service de cadastre minier en reattribuant les zones d’exploitation dans les provinces, faire respecter la loi ;
  • Augmenter les effectifs de la police nationale, assurer sa formation et lui procurer le matériel conséquent, contrôler la circulation d’armes qui se trouvent entre les mains inexpertes ;
  • Contrôler le mouvement des hommes en uniforme et notamment les retourner à leurs lieux d’affectation notamment 756 policiers qui viennent d’arriver du Grand Kasaï illégalement dans ce même cadre du déplacement de la population et plus de 300 dans la province du Lualaba ainsi que la fuite de quelques 220 policiers du Tanganyika vers Lubumbashi.
  1. Sur le plan socio-culturel
  • Organiser et intensifier la sensibilisation de manière à promouvoir le civisme en ciblant des groupes spécifiques à travers les canaux de communication existants (Radio, Télévision, l’Internet, les réseaux sociaux) ;
  • Sensibiliser et encourager les petits marchands à s’installer dans différents marchés pour leurs activités commerciales ;
  • Faire appliquer la justice distributive équitable pour rétablir l’ordre public et l’autorité de l’État ;
  • Créer des centres d’encadrement et de formation professionnelle spécialisées dans les entités territoriales décentralisés au bénéfice des jeunes ;
  • Doter les gouvernements provinciaux des financements conséquents pour leur permettre de faire face à l’accroissement brusque de la démographie ;
  • Organiser les centres de formation professionnelle et multiplier les activités sportives pour les jeunes.
  1. Économie
  • Trouver à multiplier les unités de production dans le Grand Kasaï ;
  • Créer des mini barrages électriques dans l’ensemble de l’espace grand Kasaï ;
  • Assurer l’exploitation des sous-sols dans l’espace Grand Kasaï pour une exploitation ignorée des minerais ;
  • Financer la construction, la réhabilitation et l’entretien des routes de désertes agricoles et des routes interprovinciales ;
  • Impliquer les paysans dans le catonnage manuel, réhabiliter les routes nationales dont la route Kalamba Mbuji ainsi que celle de Kanjanja qui va désenclaver les espaces du centre de la République démocratique du Congo et relier plusieurs provinces ;
  • Encourager les initiatives locales dans les secteurs de l’agriculture, de la pêche, et d’élévation en rendant disponible les intrants.

Lors de son discours de clôture, Félix Tshisekedi Tshilombo a plaidé pour l’humanisme et la tolérance entre les peuples Katangais et Kasaïens. Il a aussi attiré l’attention des leaders politiques et responsables religieux sans oublier les forces vives de la nation sur le rôle qu’ils doivent jouer pour la construction de l’unité du peuple congolais.

Patient Lukusa
7sur7

RUTH MISAMU – VALLÉE YA BACCA

RUTH MISAMU – VALLÉE YA BACCA (Concert dédicace à Kinshasa). Regardez

Matata Ponyo : Dernier virage vers la Présidence ?

Fini, le congolais sans parti politique, depuis son départ du PPRD, qui pondait des réflexions économiques prisées dans les milieux économiques et d’affaires du pays et du monde.

L’ancien Premier ministre Matata Ponyo est désormais chef d’un parti politique dénommé « Leadership et Gouvernance pour le Développement » (LGD).

Retenez bien ce nom car, rien ne se fera désormais sur le plan politique en RDC, notamment lors des élections générales de 2023 sans cette jeune formation politique dont la sortie officielle est prévue le 3 mai prochain à Kinshasa.

S’inspirant du modèle des anciens Présidents, Sud-Africain Nelson Mandela, américain Barack Obama, Brésilien Lula ou encore de l’icône de la lutte contre le racisme aux Etats-Unis, Martin Luther King, ce parti politique s’annonce comme une école d’excellence, promotrice des intelligences révolutionnaires.

Le statut de meilleur ancien Premier ministre de l’histoire de la République Démocratique du Congo plaidant sa cause, son initiateur est déjà considéré comme un probable candidat à l’élection présidentielle de 2023.

Même si son entourage ne veut rien laisser fuiter sur le sujet, l’annonce du lancement imminent de son parti politique tue tout suspens.

Vers des millions d’adhésions

A Kinshasa et dans les provinces, les reporters d’alternance.cd font état d’une mobilisation touts azimuts de la population en général et de la jeunesse en particulier, pour s’informer sur le tout nouveau-né dans la sphère politique congolaise.

Ce, car « l’homme à la cravate rouge » incarne la culture de la bonne gouvernance et du leadership de qualité, une denrée rare dans la classe politique congolaise.

Pas donc étonnant que des millions de personnes puissent adhérer en toute liberté au parti politique initié par l’ancien Premier ministre, qui a dirigé l’un des gouvernements les plus solidaires et les plus disciplinés que la RDC ait connus.

Des chiffres qui crédibilisent Matata

De là jusqu’à propulser Matata Ponyo à la tête du pays au cas où il déciderait d’être candidat à la prochaine élection présidentielle ? En tout cas, les chiffres du bilan de sa gestion en tant que Premier ministre font de lui un présidentiable de qualité.

Notez, à titre illustratif, que c’est durant le mandat de Matata Ponyo à la Primature, que la RDC avait réalisé des prouesses économiques records et historiques : le PIB le plus haut, 481,52$; le meilleur taux d’inflation avec 1,4% et une moyenne de taux de croissance de 8%.

Pour ceux qui n’aiment pas les chiffres, il suffit de regarder l’immeuble du gouvernement dit « immeuble intelligent », la société TRANSCO, la compagnie nationale d’aviation Congo Airways ou encore de considérer les résultats des projets à impacts durables tels que ceux de construction de 1000 écoles, de réhabilitation des hôpitaux…la bancarisation et la diversification de l’économie pour se rendre compte que la bonne gouvernance n’est pas qu’un slogan pour l’actuel Sénateur du Maniema.

RD44
Alternance

Entretien exclusif avec Jules Alingete (IGF)

L’inspecteur général des Finances de la RDC, Jules Alingete Key, clarifie ses propos qui ont suscité un tollé dans son pays. Il a fait escale dans nos studios à Washington, où il s’est entretenu avec Marius Muhunga.

Nouvel élan dénonce un nouveau conflit intercommunautaire entre Bandunduas et Kasaïens

Le parti Nouvel élan d’Adolphe Muzito dénonce un nouveau conflit intercommunautaire entre les populations des espaces Grand-Bandundu et du Grand-Kasaï.

« Il circule dans les réseaux sociaux des images des congolais présentés comme des originaires de la province du Bandundu qui se disent menacés par d’autres congolais de la province du Kasaï, au motif qu’ils n’auraient pas pas le droit de travailler dans une province qui ne leur appartient pas, en plus nous avons suivi des audios appelant aux meurtres de ceux qui sont venus du Bandundu pour travailler à la place des Kasaïens à travers une émission d’une radio locale animée par des individus se présentant comme journaliste, auditeur et président de la société civile. Certains messages font état de la chasse aux Bandunduas dans la province du Kasaï », dénonce Albert Mukulubundu, chargé des relations extérieures et de la Diaspora et porte-parole du parti.

Pour cette parti membre de la coalition Lamuka, il est inadmissible qu’après 62 ans d’indépendance et en plein 21 ème siècle que les congolais se haïssent mutuellement.

« Pour Nouvel élan, les Bandunduas, les Katangais et Kasaïens sont appelés à vivre ensemble sur toute l’étendue du territoire national », insiste-il.

Face à cette situation, le parti cher à Adolphe Muzito invite les autorités locales de trouver rapidement une solution pour régler ce conflit créé dans la province de Kasaï. Nouvel élan demande aux gouverneurs des provinces du Kwilu, du Kwango, du Maï-Ndombe et du Kasaï de se concerter pour régler ce conflit dans le respect des lois de la république.

Cet incident intervient après la clôture de la conférence inter-provinciale, convoquée sur initiative du Président Félix Antoine Tshisekedi après les tensions qui ont été constatées entre Kasaïens et Katangais.

Ces travaux ont regroupé les notables de deux espaces, les 5 provinces issues de l’espace Grand Kasaï et celles (4) du Grand Katanga. Le Chef de l’État qui a clôturé les assises, a également attiré l’attention des leaders politiques et chefs religieux sur le rôle leur dévolu pour la paix et l’unité et non sapée cette unité au nom des ambitions. Plusieurs recommandations ont été formulées par les participants pour résoudre la question de migration des populations du centre vers la zone sud-est qu’est la région du Katanga. Il s’agit de la création des entreprises au Kasaï, avec notamment l’appui de l’ANAPI, investir dans l’agriculture et la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA), poumon économique de cet espace Kasaï. Aussi les participants ont suggéré de mettre en place le système de feuille de route pour contrôler les mouvements des populations.

Cephas Kabamba
24sur24

Erra Ramses explose enfin la vérité est là

Alain Ndele reçoit Erra Ramses. L’influenceur congolaise explose enfin la vérité et répond au prophète Denis Lessie.

Une proposition de loi à l’Assemblée nationale interdisant la consommation d’alcool avant 18 heures sur la table de Mboso !

Le Parlement congolais est en passe de réglementer les heures de commercialisation de boissons alcooliques sur l’ensemble du pays. Une proposition de loi interdisant la consommation d’alcool avant 18 heures, a été déposée le vendredi 29 avril dernier au bureau de l’Assemblée nationale. Pourvu que la plénière l’accepte. Autrement dit, l’assemblée plénière doit d’bord se prononcer sur cette initiative de loi. Elle peut, soit l’accepter, soit la rejeter carrément.

Cependant, avant même son examen à la Chambre basse, la proposition de loi sus-évoquée enflamme la toile. Dans les différentes plateformes de réseaux sociaux, colère et indignation s’en mêlent. Les internautes congolais aussi bien à Kinshasa, en provinces et mêmes en dehors du pays, y vont de leur désapprobation collective. Y compris dans les travées de l’hémicycle, où certains élus ne font plus mystère de leur sentiment de rejet de l’initiative de leur collègue.

«On devrait se garder de prendre des initiatives de loi porteuses de germes de conflits. Lorsqu’une proposition de loi ou une loi est déconnectée de réalités internes, elle peut conduire à des troubles que l’on pourrait éviter au sein de la société. Je crois, personnellement, que notre collègue a manqué une bonne occasion de se taire. A défaut d’une prise de parole sur de vraies questions sur la vie de nos populations, on croit mieux faire, en initiant une telle proposition de loi que je qualifie de liberticide», réagit, sous couvert de l’anonymat, un député USN, contacté le week-end dernier par «Forum des As» .

TOLLE SUR LA TOILE

Quand bien même que l’on ignorait encore les motivations réelles de son auteur, la proposition de loi interdisant la commercialisation, mieux la consommation de boissons alcooliques avant 18 heures sur l’ensemble du territoire congolais, suscite grand bruit. Toutes proportions gardées, à l’égal du tollé général suscité, il y a quelques mois, par la rumeur autour de l’initiative d’un député national sur l’homologation de mariage homosexuel en RD Congo.

•Jean-Firmin Tshibuyi (Mwene-Ditu/Haut-Lomami) :«On aura touché le fond, au cas où l’Assemblée nationale venait à accepter et examiné une telle proposition de loi. Le député, auteur de cette initiative, peut-il nous expliquer le vrai problème que pose la consommation d’alcool avant 18 heures en RD Congo ? C’est malheureux d’avoir ce type d’élus».

•Vincent De Paul Kayembe (Lubumbashi/Haut-Katanga): «Le malheur des Congolais est d’avoir une Assemblée nationale complaisante. Nos élus passent à côté de l’essentiel. Ils escamotent les vrais problèmes que pose le social des Congolais au profit des choses futiles. Interdire la consommation de boissons alcooliques avant 18 heures, suppose qu’aucun débit de boissons ne peut offrir ses services avant cette heure. Je reste persuadé que cette proposition de loi ne passera pas, au regard des conséquences qu’elle pourrait occasionner, non seulement pour les tenanciers des terrasses et autres bars, mais aussi et surtout, pour les sociétés brassicoles locales. Car, une fois que l’initiative de ce député est examinée et, éventuellement adoptée par la plénière, les brassiers payeront un lourd tribut en termes de manque à gagner».

•Julien Bwabwa (Kananga/Kasaï-central): «Le député qui a pris cette initiative confond le pays avec son foyer. Plutôt que de prendre une proposition de loi, par exemple, sur le petit commerce, l’exploitation des minerais, le logement, l’accès des Congolais aux soins de santé, à l’eau potable, à l’énergie électrique…voilà qu’il s’aventure à réglementer les heures de consommation de boissons alcooliques, comme si la prise de ces produits avant 18 heures était à la base de tous les problèmes que connaît le pays. Honte à lui, ça ne passera pas !»

•Guillaume Tsasa (Boma/Kongo-Central): «La RD Congo n’est pas dans la théocratie. Gare à toute initiative frisant un excès de zèle. Ce député s’est-il donné la moindre de peine de connaître l’apport des sociétés brassicoles au budget du pays, avant de penser à sa proposition de loi ? C’est de la comédie».

•Colette Mwadi (Kinshasa) :» A mon avis, ce député veut délibérément créer des troubles dans l’opinion. Pour un peuple mis au désespoir, comme le Congolais, on devrait s’empêcher de prendre des initiatives liberticides. Au nom d’un mandat, on ne doit pas prendre autant de libertés, sous-prétexte de réguler la société. Je ne vois pas un parlement responsable, dans le contexte socio-économique qu’est celui de la RD Congo, accepter l’examen d’une telle proposition de loi. Si d’aventure elle passe, alors on aura livré la population à la merci des agents de l’ordre malintentionnés».

Grevisse KABREL
Forum des as

Enfin Pasteur Manassé (Il n’a que 12 ans) revient avec des révélations terribles

Alain Ndele reçoit le pasteur Manassé. Il n’a que 12 ans, il revient avec des révélations terribles. Nouvelle génération…

RDC: Comment le camp Tshisekedi va (re)tenter d’écarter Katumbi de la présidentielle

Fébrile à un an et demi de l’élection présidentielle, le chef de l’Etat RD congolais n’a pas renoncé à son projet d’écarter de ce scrutin celui qu’il perçoit comme en étant le grand favori : l’ex-gouverneur du Katanga. Voici comment il compte – cette fois-ci – procéder.

Ceux qui pensaient que Félix Tshisekedi avait renoncé à la «funeste» proposition de « loi Tshiani » (un Congolais, titulaire de la nationalité américaine et originaire du Kasaï comme M. Tshisekedi), qui interdit aux Congolais qui ne sont pas nés et de père et de mère congolais d’être notamment candidats l’élection présidentielle (comme c’est le cas de Moïse Katumbi né d’un père juif grec), en sont pour leur frais.

A l’approche de la prochaine présidentielle, prévue fin 2023, M. Tshisekedi, qui sait ne pouvoir ni compter sur sa base électorale (étriquée et érodée) ni sur un bilan catastrophique (marasme économique, forte augmentation du coût de la vie, construction d’infrastructures à l’arrêt, exacerbation de la guerre dans l’est du pays, etc.), cherche par tous les moyens à se maintenir au pouvoir.

Sachant qu’il ne pourra y parvenir en cas d’élections régulières, il lui reste deux solutions. La plus mauvaise : tricher le jour du scrutin et les suivants. Outre le fait que ce serait compliqué, le prix à en payer vis-à-vis de la communauté internationale dont il a un impérieux soutien serait prohibitif.

Ne lui reste donc qu’une solution, certes guère originale, mais qu’il espère efficace : écarter en amont de la course son principal adversaire, considéré comme le grand favori du scrutin (s’il a lieu à la régulière) : Moïse Katumbi. Un stratagème déjà utilisé par son prédécesseur, Joseph Kabila, en 2018.

Après avoir échoué une première fois, l’année dernière, face à la levée de boucliers des églises, des partis politiques d’opposition et de la communauté internationale (Etats-Unis et Europe en tête) à faire passer la proposition de «loi Tshiani», le président RD congolais et son entourage se sont résolus à remettre l’ouvrage sur le métier.

Cette semaine, à l’Assemblée nationale, le groupe G13, qui réunit 13 parlementaires toutes tendances confondues, a présenté la proposition de loi électorale. S’en est suivie une discussion sur le dépôt d’amendements potentiels. C’est ce moment qu’a choisi le député Nsengui Pululu, un cheval de Troie de l’UDPS bien qu’estampillé PPRD qui l’année dernière déjà avait tenté en vain de faire inscrire à l’ordre du jour la loi Tshiani, pour déposer un amendement qui reprend l’essentiel du contenu de la «loi Tshiani» : interdire aux Congolais qui ne sont pas nés de père et de mère congolais d’accéder aux plus hautes fonctions publiques et aux mandats électifs, dont celui de président de la République.

André Mbata en première ligne

Problème : cette loi (qui n’existe nulle part ailleurs dans le monde) s’oppose frontalement aux articles 10 et 72 de la Constitution de 2004. Si l’entourage du chef de l’Etat a choisi d’en passer par la loi plutôt que de modifier la Constitution, c’est pour plusieurs raisons. D’abord, la procédure est moins lourde et a donc théoriquement plus de chance d’aboutir. Ensuite, durant l’état de siège – ce qui est actuellement le cas en RDC en raison de la situation à l’est -, il est impossible de changer la Constitution. Ses dispositions sont «gelées».

Pour contourner ces obstacles, les «stratèges» de l’UDPS, au premier rang desquels le «constitutionnaliste» André Mbata, désigné pour succéder à Jean-Marc Kabund au poste de premier vice-président de l’Assemblée nationale, pensent avoir trouvé la solution. Leur plan doit se dérouler en trois temps. Un, la commission PAJ de l’Assemblée nationale va accepter l’amendement Pululu. Deux, après s’être assuré à coup de milliers de dollars (une pratique courante en RDC) le vote d’une majorité de députés, l’amendement sera présenté en séance plénière pour être adopté. Trois, en cas de contestation, la Cour constitutionnelle, où siègent des magistrats nommés en majorité par Félix Tshisekedi et acquis à sa cause, sera chargé d’interpréter la loi dans le sens de sa compatibilité avec la Constitution. Juridiquement, c’est totalement abscons. Politiquement, c’est bien ainsi que compte procéder l’UDPS. Reste, comme le rappelle un précédent récent (celui de la mise en accusation de l’ancien premier ministre et sénateur Augustin Matata Ponyo), un sursaut de la part de la Haute-Juridiction n’est pas à exclure.

Tensions à l’est et risque de partition du pays

Ironie de l’Histoire, ces manœuvres à l’Assemblée nationale interviennent quelques jours après le déplacement de Félix Tshisekedi à Nairobi au Kenya pour discuter de la paix à l’est avec le Rwanda et l’Ouganda et la semaine même où il s’est rendu à Lubumbashi pour clôturer un forum de réconciliation entre les Katangais et les Kasaïens. Or l’amendement Pululu, s’il était adopté, viserait directement les populations frontalières de l’est, dont les Banyamulenges, et les Katangais qui verraient leur «champion», Moïse Katumbi, une nouvelle fois exclu de la course à la présidentielle.

«Le président Félix Tshisekedi donne l’impression de jouer avec des allumettes dans une grange pleine de foin sec», s’inquiète un haut-diplomate occidental. Il ne croit pas si bien dire. Si l’amendement Pululu, qui n’est qu’une resucée de la loi Tshiani, venait à être adopté, l’est du pays swahilophone risquerait de s’embraser.

Déjà, des voix s’élèvent pour réclamer une scission d’avec le centre lubaphone afin de créer un Etat indépendant du Grand est.

Forum des as

Masolo Na Député : Ceni, Dialogue, Nani a kobongisa mboka ?

Masolo Na Député – Toute l’actualité de la RDC avec l’honorable député Eliezer Ntambwe. Sujet : Ceni, Dialogue, Nani a kobongisa mboka ?