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RDC: des alliés du camp présidentiel dénoncent le projet de loi de réforme de la Céni

En RDC, le projet de loi de réforme de la Céni adopté par l’Assemblée nationale la semaine dernière a été transmis au Sénat mercredi. En plus des opposants Martin Fayulu et Adolphe Muzito aux côtés d’organisations de la société civile, le G13 groupe de 13 parlementaires de l’Union sacrée de Félix Tshisekedi et des personnalités pro-reformes électorales contestent le texte adopté à l’Assemblée nationale.

« Ce qui est sorti est la reproduction de ce qui existait , mais en plus mauvais ». Par ces mots le député Delly Sessanga est catégorique lorsqu’il réprouve le projet de loi de réforme de l’architecture de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) de la République démocratique du Congo (RDC). Le projet de loi adopté par l’Assemblée nationale la semaine dernière a été transmis au Sénat mercredi, mais reste contesté.

En plus des opposants radicaux Martin Fayulu et Adolphe Muzito aux côtés d’organisations de la société civile, le G13, groupe de 13 parlementaires de l’Union sacrée de Félix Tshisekedi et des personnalités pro-réformes électorales, contestent le texte adopté, qui renforce la mainmise des politiques sur la centrale électorale congolaise.

Delly Sessanga fait partie de ce groupe. Dans une déclaration commune, mercredi à Kinshasa, le G13 dont est d’ailleurs issu l’actuel ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, relève d’abord qu’à « 876 jours du délai constitutionnel de la convocation des scrutins pour 2023 », le retard accumulé dans la préparation des élections « menace, si l’on n’y prend garde, sérieusement la perspective de la tenue effective dans les délais constitutionnels des élections en 2023 ».

« Les grandes options de la réforme n’ont pas été retenues »

En dépit de ce risque, « les grandes options de la réforme n’ont pas été retenues dans le texte adopté par l’Assemblée nationale » , dont la noblesse et la force des principes de l’exposé des motifs « contrastent fondamentalement avec la vacuité des dispositions de la loi », regrettent les députés pro-Tshisekedi, Ndjoli Jacques, Jean-Jacques Mamba, Juvénal Munubo, Charles Makengo, Jean-Marc Mambidi, Delly Sessanga et André Claudel Lubaya aux côtés de personnalités comme Manya Riche, Daniel Mukoko et Jean-Pierre Muongo.

Pour eux, « telle qu’elle est adoptée par l’Assemblée nationale, la loi organique portant organisation et fonctionnement de la Céni ne concourt pas à la tenue des élections libres, démocratiques, crédibles, inclusives et transparentes telles que souhaitées par tous. Bien au contraire, elle amplifie et enracine les maux décriés, y compris dans le rapport de la Céni ».

L’indépendance des membres de la Céni n’ayant pas été définie suivant un critère objectif dans le projet adopté, « il est à parier que les hommes politiques qui seront désignés, s’activeront comme par le passé à subordonner la mission de la centrale électorale à celle de leurs partis politiques au détriment de la neutralité, de la transparence, de la crédibilité et la liberté des scrutins », disent encore les membres du G13.

Ils exhortent la classe politique, majorité et opposition, « à ne pas annihiler les espérances de la population exprimées en juillet-octobre 2020, à se dépasser et se départir de la volonté affichée d’entretenir une Céni sous contrôle politique, comme élément de la stratégie électorale des familles politiques, au lieu d’en faire une Institution d’arbitrage, qui ne crée pas le résultat électoral mais se contente de le constater ».

Tshisekedi a pesé de son poids politique

Aux forces politiques et sociales, partisans du consensus sur les réformes électorales, ils appellent à se mobiliser « dans le cadre d’un front citoyen pour les élections véritablement libres, démocratiques, transparentes et inclusives en 2023, pour veiller au respect des objectifs du consensus et de l’Agenda citoyen des réformes électorales ».

Car, poursuivent-ils, « au-delà de l’action des institutions, aucun progrès réel ne sera accompli en matière électorale sans la mobilisation et l’exigence sociale et populaire des élections en 2023 ».

Le texte devrait passer par le Sénat avant d’être promulgué par le président Félix Tshisekedi. Ce dernier y a pesé de son poids. Il a réuni près de 90 des 109 sénateurs, le week-end dernier. Le président a demandé aux sénateurs de « rester unis » et d’entériner les réformes de la Commission électorale adoptées par l’Assemblée nationale. Il dit vouloir d’un processus électoral « transparent » et des élections « sans fioritures, ni bavures » en 2023.

Mais pour l’opposant Martin Fayulu, le plus grand détracteur de Félix Tshisekedi dont il n’a jamais reconnu la victoire à la présidentielle du 30 décembre 2018, il s’agit d’un « forcing initié par M. Tshisekedi pour que le Parlement vote unilatéralement une loi sur la Céni taillée sur mesure afin de préparer la fraude électorale en RDC en 2023 ».

RFI

Bouro Mpela met fin à la polémique de Koffi Olomide contre Fally Ipupa

VIDEO. L’artiste musicien Bouro Mpela, ex musicien de Quartier Latin met fin à la polémique de Koffi Olomide contre Fally Ipupa. Des vérités graves.

La solidarité autour des FARDC exigée /Etat de siège : Patrick Muyaya annonce des avancées significatives !

Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo sont sur tous les fronts depuis la proclamation de l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et en Ituri, dans le but ultime de restaurer l’autorité de l’Etat dans cette partie du territoire national. Conscients du soutien de tous les congolais à travers l’opération ‘’Bendele ekweya te’’, ces combattants des FARDC ont démantelé toutes les sanctuaires ainsi que tous les quartiers généraux des ADF, et récupéré les armes de plusieurs groupes armés tant étrangers que locaux. 5 leaders des ADF capturés, plus de 70 collaborateurs de ces ennemis de la paix en RDC appréhendés, sont les actions à mettre à l’actif des FARDC durant cet état de siège. Cette annoncé a été faite par le Ministre de la Communication et des médias et Porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya dans une conférence de presse organisée mardi 9 juin 2021 aux installations de la Radiotélévision Nationale Congolaise. Le Général Léon Richard Kasonga et le Commissaire Pierrot Mwana Mputu, respectivement Porte-parole des FARDC et Porte-parole de la Police nationale congolaise étaient au rendez-vous pour apporter de la clarification aux préoccupations de chevaliers de la plume.

« Le besoin de sécuriser le territoire national est un besoin qui s’impose », déclaré Patrick Muyaya devant la presse congolaise, comme pour étaler la détermination du Président de la République de pacifier tout le pays. Dénonçant, dans son allocution, une guerre asymétrique, le Ministre de la Communication et médias a appelé les populations de ces zones de la partie orientale de la République Démocratique du Congo en proie aux tueries, à collaborer avec les FARDC. Et ce, dans le but d’éradiquer les incursions de forces négatives. Intervenant sur ce point capital abordé par le Ministre Patrick Muyaya, le Porte-parole des FARDC, le Général Kasonga a fait savoir, pour sa part, que les massacres de forces négatives qui perdurent dans les Provinces de l’Ituri et au Nord-Kivu s’exécutent où elles trouvent refuge après qu’elles soient démantelées par les vaillants militaires des Forces Armées de la République Démocratique du Congo.

Dans le souci d’apporter un certain nombre de réponses aux préoccupations de milliers de congolais sur la situation des déplacés de Goma vers Sake et ailleurs, Patrick Muyaya a apaisé plus d’un, car, a-t-il indiqué, le Gouvernement de la République est four et au moulin pour assurer à la fois la sécurité des populations, ainsi que l’accès aux soins de santé et à la nourriture.

La Prospérité

Commandant Esso fête la libération de Boketshu Wa Yambo

VIDEO. Commandant Esso fête la libération de son ami Boketshu Wa Yambo, combattant de la diaspora de la République Démocratique du Congo.

Dépolitisation de la Céni : espoir brisé ou rêve utopique ?

Une réforme de la Commission électorale nationale indépendante a été votée vendredi 4 juin à l’Assemblée nationale. L’objectif poursuivi est, certes, celui d’assurer la transparence des prochaines élections pour marquer la rupture. Une rupture, comme le veut le cinquième président de la RDC, Félix-Antoine Tshisekedi, avec les élections jugées « chaotiques » qui ont jusque-là caractérisé le pays. Seulement, le texte, qui est envoyé en seconde lecture au Sénat, prévoit une Centrale électorale de 15 membres à raison de cinq de la majorité, cinq de l’opposition et cinq représentants de la société civile. Le schéma décidé par la nouvelle majorité renforce-t-elle la dépolitisation tant souhaitée de la Commission électorale ? La question demeure. D’ores et déjà, le rejet pure et simple de l’option de la dépolitisation de la Céni réduit l’ampleur de la réforme, à en croire le député Delly Sesanga qui est un des pionniers de la réforme de la Céni. Des espoirs brisés. Mais pour bien d’observateurs, la dépolitisation de la Céni reste utopique avec une Société civile congolaise caractérisée depuis toujours par des penchants. À ce stade, seuls l’éthique, la morale et le patriotisme des futurs animateurs de la Centrale électorale préserveront les prochaines échéances électorales.

La question de la réforme de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) est vivement au cœur des préoccupations dans la perspective des élections prévues en 2023. L’Assemblée nationale a adopté, le vendredi 4 juin, la proposition de loi organique modifiant et complétant la loi organique n°10/13 du 28 juillet 2010 portant organisation et fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), telle que modifiée et complétée par la loi organique n°13/012 du 19 avril 2013.

À l’issue de ce vote en première lecture, Christophe Mboso N’Kodia Pwanga, président de la Chambre basse du Parlement, a estimé que par ce vote, c’est la preuve de la volonté manifeste des élus nationaux d’aller aux élections en 2023.

« Notre Chambre vient de voter cette proposition de loi. Il s’agit de cette loi organique qui régit l’organisation et le fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Par ce geste, les honorables députés viennent de prouver que tout est prêt pour aller aux élections en 2023 », s’est réjoui le président de la Chambre basse.

Paradoxalement, des voix d’inquiétudes, si minoritaires soient-elles, s’élèvent. Il y a notamment le député Sesanga, un des pionniers des réformes électorales avec le G13, qui a estimé que le rejet de l’option de la dépolitisation de la Céni réduit l’ampleur de la réforme. Que faire à ce stade ? Des réponses ne manquent pas. Il y a ceux qui estiment qu’il faut simplement activer des mécanismes de contrepoids entre les différents courants politiques. Il s’agit d’un équilibre qui devra se refléter dans le processus de prise de décision au sein de la Ceni afin d’éviter l’avènement d’un président de la commission électorale seul maître à bord.

Dans la foulée, l’impossible dépolitisation de la Céni s’explique. C’est du fait que la société civile congolaise est caractérisée depuis toujours par des penchants.

Adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale, la proposition de loi portant organisation et fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante sera examinée ce mercredi 9 juin 2021, au cours d’une plénière au Sénat.

Répartition des postes

Lors du débat général sur cette proposition de loi, le poste de rapporteur a longtemps divisé entre les députés nationaux de la majorité (Union sacrée) et ceux de l’opposition. Le FCC qui avait affiché de grandes ambitions pour ce poste ne l’a pas obtenu au bout du compte.

Face à la divergence persistante entre les membres de la commission PAJ, Christophe Mboso a tenté, sans succès, de rechercher un consensus au sujet de ce poste de rapporteur de la CENI.

Il dit avoir même fait intervenir notamment les princes de l’Église pour dégager le consensus tant recherché. Il a fait savoir à la plénière que le camp de l’opposition n’avait pas répondu à l’invitation des chefs religieux qui avaient la mission de rechercher le consensus.

En définitive, la divergence a été portée devant la plénière souveraine qui a tranché par un vote en faveur de la majorité. Le poste de rapporteur a donc été attribué à la majorité (USN).

Voici comment sont répartis les 7 postes du bureau de la CENI :

  • Président : société civile;
  • 1er vice-président : Majorité (USN);
  • 2ème vice-président : opposition ;
  • Rapporteur : Majorité (USN);
  • Rapporteur adjoint : Majorité (USN);
  • Questeur : opposition ;
  • Questeur adjoint : Majorité (USN);

Le Potentiel

Incendie : Studio Ndiaye en feu

VIDEO. Incendie aux installation du Studio Ndiaye à Kinshasa. Regardez

Dossier 2 millions USD au Sénat : Thambwe Mwamba et son ancien questeur poursuivis pour détournement de fonds publics

Le parquet général près la Cour de cassation de la République démocratique du Congo (RDC) a réouvert une procédure judiciaire contre l’ancien président du Sénat, Alexis Thambwe Mwamba (pro-Kabila), pour détournement de fonds publics.

L’ouverture de ce dossier a été justifiée, mercredi 09 juin 2021 à la plénière au sénat , par le fait que « le 6 janvier 2021, le président honoraire du Sénat avait tiré 3 chèques d’un montant respectif de 2 millions d’euros, 1 million de dollars et 1 million de francs congolais », explique le procureur général près la Cour de cassation dans sa requête au bureau du Sénat.

Il demande « au bureau du Sénat d’autoriser l’instruction à charge d’Alexis Thambwe Mwamba pour détournement de deniers publics ».

Dans son document , le magistrat souhaite également la comparution de l’ancien questeur de ce bureau issu de la coalition FCC-CACH .

Le procureur explique que le trésorier du Sénat « ayant retiré cette somme à la Banque commerciale du Congo, a remis les 2 millions d’Euros et le million de dollars au conseiller financier du questeur du Sénat qui les a remis au président du Sénat à sa résidence ».

Selon le procureur général près la Cour de cassation, « ces faits sont susceptibles de constituer l’infraction de détournement des deniers publics ».

Séance tenante à la plénière , son dossier est renvoyé à une commission spéciale instituée et constituée des sages de la chambre basse du parlement .

Proche de l’ancien President, Joseph Kabila, Thambwe Mwamba est devenu président du Sénat en Juin 2019 avant d’être destitué en début de 2021 .

Un autre dossier qui intéresse la justice est celui des anciens sénateurs Flor Musendu et Adambo Lomalisa . N’étant pas les élus de la législature en cours , leur cas a été ignoré par le président du Sénat Modeste Bahati qui a promis de répondre en urgence au magistrat supérieur de la Cour de Cassation .

Le Sénat congolais est composé de 109 membres, dont Joseph Kabila , qui revêt la qualité de « sénateur à vie » du fait de son statut d’ancien président de la République, élu.

Sylvain Mukendi
Africa 24 sur 24

Bosolo Na Politik – Israël Mutombo : « Je ne suis pas mort »

Bosolo Na Politik – Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo avec Israël Mutombo : « Je ne suis pas mort ».

Élections 2023 : Jean Claude Katende met déjà en doute les résultats

Jean Claude Katende n’a pas tenté d’apaiser quelque peu les esprits en modérant ses propos.

Le coordonnateur de l’Association Africaine des Droits de l’Homme (ASADHO) met en cause de manière anticipée, les résultats des élections de 2023 qui seront publiés par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), et dénonce légèrement d’ors et déjà un « putsch électoral » en gestation.

« La réforme actuelle de la Ceni, focalisée sur la politisation de cette institution, ne conduira qu’à faire de la Ceni une machine à fabriquer les résultats électoraux », a écrit cet activiste des droits de l’homme sur son compte twitter.

Outre Katende, plusieurs voix mettent en garde la centrale électorale contre toute tentative de modifier les résultats du scrutin de 2023.

Pour elles, la politisation de deux des institutions ayant un rôle clef dans l’organisation des élections : la Commission électorale nationale indépendante (CENI), et la Cour constitutionnelle, toutes deux déjà contestées et dont les membres sont taxés de partialité, pourrait plonger le pays dans un cycle de violences.

Gilbert Ngonga
24h

Masolo Na Député : Lumumba, Delphin Kahimbi, IGF, Sele, Kikaya, Israël Mutombo. Eyindi ?

Masolo Na Député – Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo avec Eliezer Ntambwe – Sujet : Lumumba, Delphin Kahimbi, IGF, Sele, Kikaya, Israël Mutombo. Eyindi ?

Élections 2023 : le G13 craint le « glissement »

A 876 jours du délai constitutionnel de la convocation des scrutins pour 2023, le G13 a relevé dans un communiqué rendu public ce mercredi, que le retard accumulé dans la préparation des élections menace la tenue effective dans les délais, des élections crédibles en 2023.

Le G13 note que la grande ambition de la réforme, esquissée par consensus lors des consultations menées par le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, a été sacrifiée sur l’autel du partage des postes au Bureau de la CENI, au profit d’une réformette sans prétention de changer la gouvernance électorale.

Trêve des commentaires, les réformes électorales en gestation au niveau du Parlement censées mener à l’organisation d’élections de 2023, risquent au contraire de déboucher sur la confrontation.

Pendant ce temps, l’opposition politique craint que le régime en place ne retarde volontairement ces élections, pour prolonger le mandat de Félix Tshisekedi, qui en l’état actuel de la Constitution (article 71) peut se représenter à sa propre succession.

Gilbert Ngonga
24h

Kabuya aux militants de l’UDPS : « On ne peut pas saboter la politique du Peuple d’abord pour appliquer les combattants d’abord »

Au cours d’une matinée politique tenue mardi 8 à la 10ème rue Limete, une des communes de Kinshasa, le secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), Augustin Kabuya, a répondu à l’empressement des combattants de son parti au sujet de leur emploi.

Il a appelé tous les militants et cadres du parti à la conscience patriotique pour ne pas saper l’image du chef de l’État, Félix Tshisekedi, produit de cette formation politique.

« Il y a des combattants qui ont eu du travail, mais on ne peut pas à la fois prendre tout le monde du coup ! Ça se fera progressivement. On ne peut pas saboter la politique du Peuple d’abord pour appliquer les combattants d’abord. Vous voulez qu’on nous oppose ça aux élections de 2023 ? », a-t-il demandé aux militants au siège du parti situé à Limete.

Le numéro 2 de l’UDPS a aussi répondu à la question liée à la gestion du parti. Pour lui, l’UDPS est bien gérée. Pour preuve, a-t-il dit, le parti a réussi à ramener la majorité parlementaire du côté de Félix Tshisekedi.

Selon lui, ceux qui dénoncent la gestion de l’UDPS par Augustin Kabuya et Jean-Marc Kabund-a-Kabund, sont des personnes qui ne maîtrisent pas l’histoire de l’UDPS et veulent profiter de l’ignorance de certains parlementaires debout de l’UDPS.

« J’ai entendu dire que le parti est mal géré. Mais c’est avec ces mêmes dirigeants que nous avons renversé la tendance. Aujourd’hui, nous sommes majoritaires au Parlement. La majorité était de l’autre côté, nous avons réussi à la ramener de notre côté, que voulez-vous qu’on fasse d’autre », a-t-il déclaré.

Il a, en outre, promis de convoquer les états généraux des combattants dits « Parlementaires debout » pour savoir réellement qui est parlementaire et qui ne l’est pas.

Emery Yakamua
Actu30

RDC: la dent de Patrice Lumumba sera remise à sa famille le 21 prochain

La date est désormais confirmée, la dent de Patrice Lumumba sera restituée à sa famille le 21 juin prochain par les autorités belges. Cette figure de l’indépendance congolaise et de la lutte anticoloniale avait été exécutée en janvier 1961 avant que son corps ne soit dissous dans de l’acide.

Cette dent appartenant à Patrice Lumumba a été retrouvée il y a cinq ans chez la fille d’un policier belge chargé à l’époque de faire disparaître le corps. Cette restitution aura donc lieu le 21 juin prochain avant que la dépouille de l’ancien Premier ministre congolais n’entame tout un parcours à travers la RDC et ce jusqu’au 30 juin.

« Il y aura une remise à la famille et tout de suite après, dans le même lieu le palais d’Egmont [à Bruxelles] , il y aura la remise solennelle avec les autorités belges et les autorités congolaises. Le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo sera présent pour cette cérémonie », détailleBalufu Bakupa Kanyinda, cinéaste belgo-congolais chargé par les autorités congolaises de coordonner ces cérémonies.

« Le 23 juin, la dépouille de Patrice Lumumba arrivera sur sa terre natale à Onalua où il est né. Onalua a été baptisée il y a deux ans « Lumumba-ville » et là, il y aura le deuil clanique, le deuil de sa famille. Le 25 au matin, Patricia Lumumba va rejoindre son fief politique, la ville de Kisangani et le 26, il sera à Lubumbashi, lieu de son martyr. Le 27, il rejoindra Kinshasa la capitale où il recevra les hommages populaires. Et de là, le 30 juin, il sera inhumé au lieu-dit Échangeur de Limete où il retrouvera son nom véritable qui est le mémorial Patrice Lumumba », poursuit le cinéaste.

Le roi Philippe de Belgique n’effectuera finalement pas le voyage à Kinshasa le 30 juin pour l’hommage national à Patrice Lumumba en raison des contraintes sanitaires dus à la crise du Covid-19.

RFI

Innoss’B répond à Fally Ipupa sur l’affaire Auto-tune

L’artiste musicien Innocent Balume « Innoss’B » répond à l’artiste musicien Fally Ipupa sur l’affaire Auto-tune.

Levée des immunités /Matata : la tête recherchée sur un plateau d’or !

’’Les candidats de taille, il faut les écarter à tout prix. L’actuel Chef de l’Etat n’aurait pas hésité d’en indiquer des signes, lors de sa dernière rencontre avec les Sénateurs de l’Union sacrée, au lendemain de la mise en place d’une commission ad hoc en charge de statuer sur la levée des immunités de Matata Ponyo. Kamerhe écarté, Bemba écarté, Katumbi écarté, il ne nous reste plus qu’à écarter Matata’’, rapportent-on. Est-ce le sens à donner à la rencontre des Sénateurs avec le Président de la République ? Ils sont tentés de l’imaginer. Ainsi, à les en croire, les Sénateurs devraient-ils ramener la tête de Matata sur un plateau d’Or, comme à la Jean-Baptiste ? Autant sont des questions. Autant sont des cris interceptés dans les milieux proches de l’ancien Premier Ministre Matata qui, aujourd’hui, est visé par des poursuites judiciaires dont la levée des immunités ne serait qu’une étape dans le schéma culminant vers son élimination, in fine, de la course à la Présidentielle 2023.

Ils désapprouvent, au fait, l’implication personnelle de Félix Tshisekedi dans cette affaire. Car, soutiennent-ils, que si tel n’est pas le cas, pourquoi demander aux Sénateurs de lever de manière expresse les immunités de celui qui a géré pendant près de 5 ans le gouvernement de la RDC ?

Tout laisse à croire que c’est une démarche tout à fait politique d’un “Président” visant à exclure de la course au Palais, des vrais challengers”, ajoutent-ils, dans leurs commentaires du dernier tête-à-tête.

La CENI avec la nouvelle loi taillée sur mesure instituée unilatéralement vise, apparemment, à trafiquer les résultats des élections, le jour où il serait de nouveau battu par Martin Fayulu Madidi ou alors, par tout autre candidat sérieux.

‘’Catapulté sur le siège de la magistrature suprême par son prédécesseur’’, comme l’a toujours affirmé son redoutable contradicteur Martin Fayulu Madidi et plusieurs analystes politiques, Félix Tshisekedi serait-il déjà en difficulté pour affronter la présidentielle de 2023 et d’en ressortir, la tête haute, face à des adversaires politiques redoutables ?

Même dans son fief du Kasaï, peut-il imaginer combien la population s’impatiente, quant aux promesses non tenues ? Dans les autres provinces, c’est aussi les mêmes cris d’alarme, au regard de la montée exponentielle de la misère sociale.

CC/CP
La prospérité

Célébrations du 61ème anniversaire de l’indépendance : Le roi Philippe de Belgique reporte son voyage en RDC

Pour la seconde année consécutive, le roi des Belges reporte son voyage en République démocratique du Congo. Le programme de cette visite était prêt. D’autant qu’il s’agissait de faire d’une pierre deux coups et de célébrer le 61ème anniversaire de l’indépendance de la RDC, en ramenant avec faste au pays les restes de la dépouille du premier Premier ministre congolais Patrice Emery Lumumba.

Félix Tshisekedi a été reçu en Belgique en septembre 2019 pour sa première grande sortie en Europe. Un voyage officiel qui s’était conclu par une invitation au couple royal belge, invité à se rendre à Kinshasa à l’occasion des festivités pour le 60ème anniversaire de l’indépendance du pays.

La dernière visite du roi des Belges dans l’ancienne colonie remonte déjà à 2010 pour le cinquantième anniversaire de l’indépendance du pays. Le roi Albert II et la reine Paola avaient été accueillis en grande pompe par Joseph Kabila, trop heureux de s’afficher avec la famille royale et de nombreux chefs d’Etats africains à quelques mois des élections présidentielle et législatives de 2011.

Une visite qui fut marquée, notamment, par le cadeau offert par le couple présidentiel congolais au couple royal belge : une parure en diamants et pierres précieuses (collier, boucles d’oreille et bracelet), offerte le dernier soir du voyage. Un cadeau qui avait suscité pas mal de réactions. Le Congo, par la bouche de son ambassadeur en Belgique, avait d’abord démenti qu’un tel cadeau avait été offert, avant de reconnaître qu’il s’agissait d’un cadeau personnel de la femme du président à la reine de Belgique.

« D’un point de vue protocolaire, il vaut mieux que ce soit la femme d’un chef de l’Etat qui offre un cadeau aussi personnel à l’épouse d’un autre chef d’Etat », avait expliqué un proche du palais.

A Kinshasa, personne n’a oublié non plus, les efforts colossaux réalisés à la veille de cette visite pour rendre tout son éclat au Boulevard du 30 Juin dans le centre le Gombe, le quartier des affaires de Kinshasa. Plus de Trente millions de dollars pour des travaux terminés in extremis le 30 juin par une cohorte d’ouvriers congolais sous la conduite de contre-maîtres chinois.

La faute au Covid

Le roi Philippe de Belgique aimerait lui aussi pouvoir se rendre en République démocratique du Congo. En 2020, en pleine flambée de la pandémie, toutes les festivités avaient dû être suspendues. Pas le moindre défilé pour cette date symbolique. Un an plus tard, ayant réussi le tour de force de se défaire de la mainmise de Kabila sur le pouvoir législatif, le président Tshisekedi espérait bien pouvoir célébrer la fête de l’indépendance avec éclat. L’invitation avait été relancée au palais royal belge.

Le programme de cette visite était prêt. D’autant qu’il s’agissait de faire d’une pierre deux coups et de célébrer cette fête nationale en ramenant avec faste au pays les restes de la dépouille (une dent) du premier Premier ministre congolais Patrice Emery Lumumba.

Si Félix Tshisekedi est toujours attendu ce 21 juin en Belgique pour « récupérer » les « reliques » de Patrice Lumumba, si une tournée de cette « relique » est toujours prévue en RDC dans les lieux qui ont marqué le parcours du chantre du panafricanisme, le palais belge a annoncé, hier mardi 8 juin que le déplacement du couple royal était reporté vu les « circonstances sanitaires ».

Ce voyage a été reporté « de commun accord » « en raison des circonstances sanitaires tant en RDC qu’en Belgique », a indiqué mardi le Palais royal.

« Le roi avait l’intention de se rendre à Kinshasa pour participer aux célébrations du 61ème anniversaire de l’indépendance de la RDC », a confirmé mardi le Palais à l’agence Belga. « En raison des circonstances sanitaires tant en RDC qu’en Belgique et des mesures en vigueur concernant les déplacements (en dehors de l’Union européenne), il a été décidé de commun accord de reporter le voyage du Roi » en RDC, a-t-il précisé. Avant d’ajouter que le roi Philippe et le président congolais Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo se sont appelés, le lundi 7 juin 2021.

L’intention du souverain serait de se rendre en République démocratique du Congo « lorsque les conditions dans les deux pays le permettront », a poursuivi le Palais royal.

La Libre Belgique/Le Potentiel