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Voici les 6 propositions de Lambert Mende pour faire face à la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC
Le président de la Convention des congolais unis (CCU), Lambert Mende, était ce jeudi 02 mars 2023, face à la presse de Kinshasa. L’élu de Lodja dans le Sankuru, préoccupé par la situation sécuritaire dans l’Est du pays, fait 6 propositions pour faire face à cette crise :
- Que le gouvernement soit autorisé par le Parlement, dès la rentrée parlementaire de mars, à lever un impôt substantiel pour l’effort de guerre afin de mobiliser des ressources financières et logistiques supplémentaires au profit des forces de défense et de sécurité ;
- Que la classe politique s’astreigne, pendant le temps des hostilités à une trêve, afin de taire les divergences et les élucubrations qui éloignent le pays de la nécessité existentielle de préserver l’intégrité nationale et la concentration du commandement suprême des forces armées sur les voies et moyens de prendre de l’ascendant sur l’ennemi ; 3. Qu’une reglementation martiale encadre désormais le discours politique dans le cadre de la précampagne électorale afin que les questions liées à la défense et à la sécurité ne fassent plus l’objet d’une surenchère politicienne irresponsable afin de faire en sorte que la nature démocratique du système politique ne devienne pas une pierre d’achoppement favorable à l’ennemi ; 4. Que les efforts, aux plans interne, régional et international se poursuivent, notamment avec la SADC afin de pallier aux insuffisances opérationnelles constatées avec la Force de l’EAC, étant donné que la SADC a contribué de manière efficiente à réduire les saillies criminelles du même agresseur ;
- Que les médias et réseaux sociaux brisent les soubassements identitaires inconsistants du brigandage du régime du président Kagame lorsqu’ils endossent abusivement le manteau de porte-parole des prétendus « rwandophones » du Congo pour justifier ses aventures bellicistes dans une approche purement tactique et utilitariste destinée à couvrir ses turpitudes et que nombre des compatriotes appartenant aux communautés Hutu et Tutsi congolais (comme le Sénateur Vunabandi et le Ministre d’État Gisaro) ont eu l’excellente idée d’invalider en contestant la prétention du président d’un État étranger à s’auto-octroyer, on ne sait trop sur quelle base, le rôle de porte-parole de ces communautés congolaises et ;
- Que les Congolaises et Congolais, quelles que soient les communautés auxquelles ils appartiennent, élèvent la voix pour condamner ces immixtions grossières du régime rwandais dans leurs problèmes et qui comme d’aucuns ont eu à le faire remarquer, depuis la guerre de l’AFDL en 1996 jusqu’à celle du M23 aujourd’hui, en passant par le RCD en 1998 et le CNDP en 2008, n’ont fait qu’aggraver leurs supplices sans ébranler les groupes armés négatifs comme les FDLR qui endeuillent plus le peuple et sont devenus un allié objectif aux extrémistes de Kigali qui s’en servent comme prétexte de leurs incursions en RDC.
Concernant les opérations électorales qui viennent de démarrer par l’enrôlement des électeurs, il dit constater une forte agitation qui « augure des scrutins aussi chahutés que le furent ceux de 2006, 2011 et 2018 ».
« Dans la deuxième aire d’enregistrement des électeurs qui couvre notamment l’espace Grand Kasaï, après des débuts fort laborieux, la CENI vient de proroger de 15 jours l’enregistrement des électeurs qui détermine la répartition des sièges alors dans le premier aire de l’Ouest, une prorogation de 25 jours avaient été accordée par la Centrale électorale. J’engage avec insistance la Centrale électorale à faire preuve d’équité en réservant le même traitement aux deux aires d’enrôlement au nom du principe de l’égalité de tous les Congolais devant les services publics« , a-t-il dit.
Le président de la CCU a, par ailleurs, fait savoir que des informations en sa possession indiquent que le nettoyage ethnique par la terreur à laquelle se livrent aussi bien les ADF que la coalition RDF – M23 sera bientôt suivie par l’organisation d’un référendum pour l’autonomisation et l’annexion au Rwanda des territoires Congolais conquis et repeuplés par le régime Kagame.
Rachel Kitsita
Actu30
Macron, un boycott massif en RDC
À quelques heures de l’arrivée du président français à Kinshasa, les esprits s’échauffent et la capitale congolaise est en ébullition pour passer le message du désaveu national face à la France accusée de soutenir le Rwanda dans la guerre criminelle du M23. Mouvements citoyens, partis politiques et organisations de la société civile se grouillent pour arborer des messages vifs à l’égard du chef de l’État français.
“Macron égale M23”, peut-on lire en grand caractère sur le mur de l’ambassade de France à Kinshasa. Des militants pro-démocratie ont usé de leur liberté pour marquer leur condamnation farouche de l’attitude de la République française face aux crimes de guerre, crimes contre l’humanité et crimes de génocide commis en République démocratique du Congo. Des annonces audios et vidéos se multiplient, des messages ainsi que des contacts de bouche à oreille s’intensifient. La visite macroniènne est placée sous le signe d’un refus global de la guerre, de l’insécurité et de la souffrance.
Colère dans les rues de Kinshasa
Un conducteur révolté par la situation de guerre persistante dans l’est de la RDC pique une vive colère et demande aux habitants des quartiers surnommés “la Chine populaire” (Tshangu) de se mobiliser le long de l’artère principale de la route de l’aéroport afin d’exprimer leur ras-le-bol à Emmanuel Macron. Pour lui, l’arrivée du président français n’augure rien de victoire diplomatique, mais plutôt d’une tournée longtemps planifiée du président français pour les intérêts de son pays. “Car si nous demandons aujourd’hui à la France de nous vendre des armes de dernière génération telles que des canons Caesars qu’ils viennent de livrer aux Ukrainiens, vont-ils nous le permettre, non. Le président Fatshi leur a demandé des armes, la France et la Belgique ont rejeté notre demande”, a-t-il commenté dans une vidéo en circulation sur les réseaux sociaux. “Ils n’ont pas besoin de nous, mais de nos richesses”, a-t-il poursuivi, indiquant que lui-même, Macron reconnaît que l’Afrique est un terrain de grande compétition des puissances. “Nous devons nous révolter”, a-t-il invité. Nicole Kavira du mouvement des indignés qui était en sit-in devant l’ambassade de France à Kinshasa tranche sur Twitter que “Macron égale Kagame”, désignant les deux chefs d’État comme les auteurs du génocide des Congolais. Le sit-in organisé le mercredi 1er mars devant l’ambassade de France à Kinshasa par la Dynamique des mouvements citoyens et les indignés de la République démocratique du Congo était un message clair des Congolais adressé à Paris.
Lire aussi : Des dizaines de jeunes manifestent à Kinshasa contre la venue de Macron
Ça suffit, concentrons-nous à la guerre
C’est le même conducteur kinois qui tire la sonnette d’alarme et attire l’attention du président de la République sur l’urgence de se concentrer dorénavant à la défense de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo. Dans un message très personnel à Félix Tshisekedi, il l’exhorte à plus d’efforts internes pour la résistance. “Cher président Fatshi, il est temps de laisser les discours de gauche à droite, vous avez suffisamment démontré votre bonne foi partout au monde. Il est maintenant temps de nous organiser pour la guerre. Vous êtes passé à l’ONU, à l’Union africaine et partout. Vous avez suffisamment montré notre bonne foi”, a-t-il martelé.
De son côté, Gabriel Mokia, le président du Mouvement des démocrates congolais (Mdco) ne se laisse pas impressionner par le décor protocolaire lié à l’arrivée d’Emmanuel Macron. Il dénonce les attaches très prononcées entre les deux dirigeants (Paul Kagame et Emmanuel Macron) et met en garde contre toute tentative de balkanisation de la RDC. “Macron est avec le Rwanda. Nous suivrons son discours ici à Kinshasa très attentivement. Le changement qu’il prône doit être vécu sur le terrain. Bunagana, Kiwanja, Rutshuru doivent être libérés”, a-t-il insisté au cours d’une interview sur Télé 50 mercredi soir. M. Mokia dénonce également la mauvaise foi des animateurs des institutions de la République, notamment les membres du gouvernement pour leur indifférence face à certaines priorités nationales.
Reporter les élections, priorité à la guerre
“On nous a insulté pendant des années et des années”, rappelle le conducteur kinois écœuré par les humiliations successivement subies du Rwanda, des multinationales et de la communauté internationale. Pour ce Congolais, Félix Tshisekedi et le gouvernement congolais doivent accorder priorité à la résolution de la crise sécuritaire avant d’envisager une nouvelle planification des élections. “Que les élections s’organisent après le rétablissement de la paix”, a-t-il plaidé.
Kokolo Jean
Ouragan
Martin Fayulu charge Félix Tshisekedi
« Le pouvoir de Kinshasa s’est montré, incapable de décider de la fermeture de nos frontières, de la rupture des relations diplomatiques avec le pays agresseur et, pire de doter notre armée de moyens nécessaires pour défendre l’intégrité de notre territoire », a déclaré le leader de l’Ecidé.
Martin Fayulu a accusé Félix Tshisekedi d’entretenir la cacophonie dans la chaîne de commandement en ce qui concerne la guerre d’agression dans la province du Nord-Kivu, a-t-il révélé hier jeudi 2 mars au cours d’une conférence de presse.
Pour preuve, Martin Fayulu a rappelé qu’en juin 2021, « M. Tshisekedi s’était plaint qu’on lui avait menti sur les effectifs de 21.000 militaires en opération dans le territoire de Beni alors qu’en réalité il n’y en avait que moins d’un tiers« . « Cependant, a-t-il poursuivi, à ce jour, aucune sanction n’a été prise« .
Le président de l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (Ecidé) a fait remarquer qu’ « il avait été révélé que jusqu’au 18 août 2021, soit au 3ème mois de l’instauration de l’état de siège inutile en Ituri et au Nord-Kivu, au moins 74 millions de dollars avaient été débloqués à cette fin, dont 68% avaient été consommés par les différents états-majors à Kinshasa« .
« Aucun des auteurs de la maffia arreté »
Martin Fayulu s’est plaint du fait qu’ « aucun des auteurs de cette maffia n’a été sanctionné ». Pire, a-t-il expliqué, « pour les opérations en cours contre le M23/RDF, M. Félix Tshisekedi entretient à dessein la cacophonie dans la chaîne de commandement par le déploiement incompréhensible sur le terrain d’une vingtaine de Généraux« . D’où son appel que la guerre à l’Est cesse d’être un business.
Face à cette situation, l’opposant a fait savoir que « le pouvoir de Kinshasa s’est montré, incapable de décider de la fermeture de nos frontières, de la rupture des relations diplomatiques avec le pays agresseur et, pire de doter notre armée de moyens nécessaires pour défendre l’intégrité de notre territoire« .
Sous-traiter la sécurité intérieure de la RDC
Le 14 décembre 2022, a insisté Martin Fayulu, « les polices congolaise et rwandaise avaient signé un mémorandum d’entente pour établir une unité opérationnelle conjointe à Goma afin, soi-disant, de protéger la région de la contrebande« . En réalité, a-t-il estimé, « la démarche consistait à sous-traiter la sécurité intérieure de la RDC et permettre au Rwanda de contrôler cette partie du pays qu’il convoite tant. C’est à raison que ce projet avait rencontré une opposition farouche auprès des Congolais« .
« Pour contourner le refus des Congolais à l’entrée de la police rwandaise dans notre pays, M. Tshisekedi s’est accordé avec M. Kagame, son « partenaire fiable », pour précipiter, sans le consentement des Congolais, l’adhésion de la RDC à l’EAC, le 29 mars 2022« , a renchéri le chef de file de l’Ecidé. « Curieusement, deux mois et demi après, soit le 13 juin 2022, l’armée rwandaise, se servant une fois de plus du label M23, a commencé sa croisade dans nos localités et villages du Nord-Kivu », a expliqué Martin Fayulu.
Ce cadre de la coalition Lamuka a reconnu que les députés et sénateurs ont plusieurs fois questionné le chef d’état-major et le ministre de la Défense sur le sujet, « mais ces derniers semblent ne pas être très au courant de ce qui se passe« . Manifestement, a ajouté Fayulu, « c’est une affaire entre deux partenaires, Messieurs Tshisekedi et Kagame. C’est ici que l’interrogation du professeur Paul Mahindo trouve tout son sens : « Et si Kagame venait à la rescousse de Tshisekedi? ».
« AUCUN CENTRE D’ENRÔLEMENT OUVERT À RUTSHURU »
Martin Fayulu a également dénoncé le fait qu’ « à ce jour, en plus des 11 groupements passés sous occupation du M23/RDF en territoire de Rutshuru, aucun centre d’enrôlement n’a ouvert dans les 3 groupements non occupés, à savoir Kanyaboyonga, Mutanda et Bukombo« . « Il en est de même du territoire de Masisi où 2 groupements (Kamuronza et Mupfuni Shanga) seulement sur 19 ont connu l’ouverture des centres d’enrôlement pendant moins d’une semaine », a-t-il renchéri.
Il est clair pour Martin Fayulu qu’ »il s’agit d’une preuve éloquente de l’incapacité avérée de M. Félix Tshisekedi d’assurer le fonctionnement régulier des institutions et de défendre l’intégrité du territoire national, en dépit des 22 mois de prorogation d’un état de siège inutile« . Ce qui lui a laissé à dire que « le chef de l’État ne peut donc se prévaloir de sa propre turpitude aux fins de justifier un glissement de son pouvoir défaillant ».
Rachidi MABANDU
Forum des as
Martin Fayulu face à la Presse : l’agression de notre pays par le Rwanda
Martin Fayulu appelle le peuple congolais à marcher avec lui le 11 mars prochain pour:
- Dénoncer et condamner l’agression Rwandaise
- Dénoncer et condamner la complicité et l’incompétence du pouvoir en place dans la conduite de la guerre contre l’agression Rwandaise
- Exiger le retrait immédiat des troupes de l’EAC
- Demander aux Nations-Unies et l’Union Africaine d’éloigner les éléments des FDLR.
Eliezer Ntambwe contre la tenue des élections en 2023 : « Nous devons choisir entre la sécurité, le social et les élections »
Ancien collaborateur de Moïse Katumbi, devenu President de son propre parti politique affilié à l’Union sacrée de Félix Tshisekedi, Eliezer Ntambwe s’oppose à la tenue des élections en 2023. Dans un entretien sur un média international, cet ancien journaliste congolais demande au peuple congolais de faire le choix entre sa sécurité, son développement et les élections prévues selon le calendrier électoral en décembre 2023.
« (…) Nous devons faire le choix entre la sécurité, le social et les élections. On ne peut pas tolérer que dans un pays qui est attaqué et dont la sécurité de ses compatriotes pose problème qu’on se concentre sur la tenue des élections, alors même que le social (le développement) demeure un combat (…) », a-t-il dit.
Selon lui, l’idéal doit être la restauration de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national avant de penser processus électoral.
« (…) Nous devons tous soutenir Félix Tshisekedi dans son combat contre le Rwanda qui agresse notre pays. Félix Tshisekedi que nous devons féliciter est celui qui nous a révélé que c’est Kagame qui attaque le Congo. Or, nous avions à la tête de ce pays un soldat qui avait peur de Kagame. Tshisekedi a grondé sur lui (…) », ajoute ce Député national.
Par ailleurs, dans son intervention à Genève, Félix Tshisekedi a reconnu que l’agression rwandaise pourrait compromettre la tenue des élections dans le délai constitutionnel avant d’appeler aux sanctions contre Paul Kagame et son régime.
Josué Mfutila
Actu7
Guerre dans l’Est : l’Angolais João Lourenço annonce avoir débuté des contacts avec les responsables du M23
Le président angolais, João Lourenço, médiateur dans la crise sécuritaire actuelle dans l’Est de la RDC en sa qualité du président en exercice de la Conférence internationale pour la région des Grands lacs (CIRGL) confirme à RFI avoir pris des premiers contacts le 28 février avec les leaders du mouvement rebelle M23.
Cette démarche est une recommandation du dernier sommet des chefs d’État de l’Union africaine tenu à Addis-Abeba. L’ancien président kenyan, Uhuru Kanyatta, a également reçu la même mission en tant que médiateur de la crise au nom de la Communauté des États d’Afrique de l’Est (EAC).
« Le sommet d’Addis-Abeba a mandaté l’Angola pour entamer des contacts directs avec le M23. Et ce, dans le but de parvenir à un accord sur ces deux sujets : le cessez-le-feu et le cantonnement de leurs effectifs. Ces contacts ont déjà été pris par les autorités angolaises auprès des leaderships du M23. Sans résultats à ce stade, ils ont commencé depuis hier [le 28 février] », confirme João Lourenço.
Toutefois, le chef de l’État angolaise sait que la tâche ne sera pas facile.
« Ne tombons pas dans l’illusion que du jour au lendemain ça pourrait se terminer juste comme ça ! Ce serait l’idéal, évidemment ! Mais la réalité est toute autre », prévient-il.
Entre-temps sur le terrain des hostilités, le M23 continue à gagner du terrain dans le territoire de Masisi avec la conquête de nouvelles localités.
Lire aussi : Tshisekedi-Kagame : Guerre éternelle !
Socrate Nsimba
Infos.cd
Kinshasa : l’UDPS appelle ses membres à une mobilisation générale pour accueillir Macron
À travers un communiqué publié ce mercredi 1er Mars 2023, le secrétaire générale de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) invite les partisans du parti à réserver un accueil chaleureux au président français.
Emmanuel Macron est attendu à Kinshasa le 04 Mars prochain pour une visite de travail en vue d’une collaboration plus large et dynamique avec la RDC.
« La Présidence de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, UDPS/Tshisekedi en sigle, informe ses cadres et militants de l’arrivée à Kinshasa, le 04 Mars 2023 du Président français Emmanuel Macron dans le cadre d’approfondissement des relations diplomatiques entre nos deux pays. A cet effet, la Présidence du Parti invite les membres et sympathisants à réserver un accueil chaleureux à Monsieur Emmanuel Macron dès son arrivée ce 04 Mars 2023 dans notre pays », peut-on lire dans ce communiqué signé par le secrétaire général de l’UDPS.
Entre temps, des manifestations sont organisées dans la capitale par des activistes des mouvements citoyen, pour dire non à la venue du numéro 1 de l’Elysee.
Lire aussi : Macron devant un dilemme : contenter Kinshasa sans mécontenter Kigali
James Mushiya
Actu30
Mort de Kokodioko : « Masasi avoue un lourd secret »
Vincent Tshiluizi reçoit l’artiste comédien Masasi. L’artiste parle de l’actualité culturelle et de la mort de l’artiste comédien Kokodioko.
Des dizaines de jeunes manifestent à Kinshasa contre la venue de Macron
Brandissant des drapeaux russes, quelques dizaines de jeunes Congolais ont manifesté mercredi à Kinshasa contre la venue en RDC du président français Emmanuel Macron, en l’accusant de soutenir le Rwanda aux dépens de leur pays.
“Macron assassin, Poutine au secours”, scandaient les jeunes manifestants, qui se sont rassemblés devant l’ambassade de France avec quelques banderoles et pancartes disant “Macron parrain de la balkanisation de la RDC”, “les Congolais disent non à la politique de la France” ou encore “Macron indésirable en RDC”.
La République démocratique du Congo (RDC), où le président français est attendu en fin de semaine, accuse son voisin le Rwanda de soutenir une rébellion active dans l’est – ce qui a été corroboré par des experts de l’ONU malgré les dénégations de Kigali – et attend de la communauté internationale une condamnation claire de cette “agression”.
“Nous sommes ici pour dire non à l’arrivée d’Emmanuel Macron car la France est complice de notre malheur”, a déclaré devant les journalistes Josue Bung, du mouvement citoyen “Sang-Lumumba”, arborant la coiffure, avec raie sur le côté, du héros de l’indépendance congolaise Patrice Lumumba (1925-1961).
Lire aussi : Macron devant un dilemme : contenter Kinshasa sans mécontenter Kigali
Lundi, Emmanuel Macron a exposé à Paris sa stratégie africaine pour les prochaines années et, en réponse à une question sur la RDC, affirmé que la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays “ne se discutent pas”.
Mais “il n’a pas mentionné le Rwanda, qui est notre agresseur!”, lui ont reproché les manifestants.
Les drapeaux russes signifient “qu’on n’a plus besoin de la France, nous souhaitons collaborer avec des partenaires fiables, comme la Russie ou la Chine”, a lancé Bruno Mimbenga, un autre organisateur de la manifestation, au moment où la Russie concurrence de plus en plus la France dans sa sphère d’influence historique en Afrique.
Un peu à l’écart, une jeune femme, Fortune, dit soutenir les manifestants. “La communauté internationale ne nous sert à rien”, dit-elle. La France a condamné le soutien rwandais aux rebelles du M23, “mais c’est une condamnation de façade, il faut des sanctions!”, lance-t-elle.
La RDC sera cette semaine la dernière étape d’un voyage d’Emmanuel Macron en Afrique centrale, qui le conduira aussi au Gabon pour un sommet sur la forêt, en Angola et au Congo-Brazzaville.
Ouragan
Macron devant un dilemme : contenter Kinshasa sans mécontenter Kigali
Emmanuel Macron va séjourner à Kinshasa dans quarante huit heures (à partir du samedi 4 mars) pour boucler sa tournée en Afrique centrale qu’il a entamée depuis hier par le Gabon. Dans la capitale congolaise, les choses risquent d’être plutôt chaudes pour le président français. Déjà, hier mercredi 2 mars, l’ambassade de France à Kinshasa a été prise d’assaut par des manifestants des mouvements citoyens qui protestaient contre l’arrivée du Président Emmanuel Macron.
Banderoles, calicots et pancartes déployés dans les airs portent des messages tout clairs : » Macron parrain de la balkanisation de la RDC « . » Macron assassin, sa place n’est pas à Kinshasa, nous ne voulons pas le voir ici… », » Macron égal Kagame… » « Macron assassin, Poutine au secours » : « les Congolais disent non à la politique de la France » ou encore « Macron indésirable en RDC ».
Les manifestants accusent Emmanuel Macron de soutenir le Rwanda aux dépens de leur pays. Beaucoup de Congolais ont l’impression que la France ne souhaite pas prendre de position claire sur la question du soutien du Rwanda au M23. Que ce soit Félix Tshisekedi ou le peuple congolais, ce qui est attendu, c’est une condamnation ferme d’une part et d’autre part un soutien ou une aide militaire.
Un peu plus tôt, le 1er mars, la résidence de l’artiste musicien congolais, Fally Ipupa, dans la commune de Ngaliema a été attaquée par des individus se réclamant de l’UDPS, parti au pouvoir. Si à ce stade aucune motivation de cet acte répréhensible n’est encore connue, on retient qu’il s’est produit au lendemain de la prise de photographie du président Macron avec Fally Ipupa. Ce dernier se trouve actuellement à Paris en France où il a été invité à l’Elysée par le Président français et à la grande cérémonie du trophée The Best le mardi 28 février dernier.
PARIS A DES CAPACITES DE MIEUX FAIRE LES CHOSES
Dans une interview accordée à France 24, hier mercredi 1er mars, le vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Christophe Lutundula a annoncé ce que le peuple congolais attend d’Emmanuel Macron. Le chef de la diplomatie congolaise a appelé Macron à faire mieux. Allusion faite à sa dernière sortie médiatique du lundi 27 février. Pour le VPM Lutundula, les mots utilisés par Emmanuel Macron ne sont pas de nature à satisfaire la République démocratique du Congo.
Pour Christophe Lutundula, Paris a des capacités de mieux faire les choses. Ce type de déclaration, précise-t-il, serait tout de même fréquent et ne serait suivi d’aucune action réelle. Il fait remarquer qu’à la différence de la France, les Etats-Unis ont lancé à plusieurs reprises un appel à l’endroit du Rwanda pour se retirer de la RDC et de mettre un terme au soutien qu’il accorde aux terroristes du M23.
Comme on peut le remarquer, toutes ces actions constituent un message fort et on ne peut plus clair adressé à celui qui sera bientôt l’hôte de Félix Tshisekedi.
Le 27 février, dans son discours suivi d’une conférence de presse tenue au Palais de l’Elysée, en parlant de la guerre que mène ce groupe de terroristes, Emmanuel Macron a estimé qu’il s’agit d’« une régression inacceptable. L’offensive du M23 est une guerre qui nous ramène 10 ans en arrière ». Et de souligner que « l’unité et l’intégrité territoriale du Congo ne se discutent pas. « Deuxièmement, il n’y a pas de deux poids deux mesures« .
MACRON EVITE D’ALLER JUSQU’AU BOUT
En faisant cette déclaration, M. Macron n’a pas fait allusion au Rwanda qui soutient le Mouvement du 23 mars (M23). En termes clairs, Paris n’a pas parlé de Kigali, qu’il a évité de condamner dans cette entreprise criminelle qu’il mène via le M23.
Donc, en prenant cette posture, la France évite d’aller jusqu’au bout. En effet, condamner ouvertement Kigali le mettrait mal à l’aise. Alors que ses relations avec Kigali auraient beaucoup pesé pour que Paris arrive à obtenir de Kigali de cesser son soutien aux rebelles du M23.
Même si pour la première fois, la France a dénoncé le soutien apporté par le Rwanda aux rebelles du M23, elle est toujours incapable d’aller plus loin que la simple condamnation. Ces déclarations sont saluées par Kinshasa, qui demande des sanctions à l’encontre du régime de Paul Kagamé. Le Rwanda continue de nier en bloc toutes les accusations. En marge d’une visite en RDC, la France, par la voix de la secrétaire d’État chargée du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux, auprès de la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Chrysoula Zacharopoulou. « La France condamne le soutien apporté par le Rwanda » au M23, a notamment déclaré la secrétaire d’Etat lors de ce déplacement à Kinshasa. Comme d’habitude, la France est incapable d’aller jusqu’au bout !
Pourquoi alors la France est incapable volontairement de condamner le Rwanda et, par conséquent, de le pousser à lâcher le M23, alors qu’elle en a la capacité ? L’histoire révèle que les pays de Macron et de Kagamé ont mis beaucoup de temps pour se réconcilier. Pour que leurs relations se normalisent, l’un et l’autre ont dû faire des concessions. Paris a donné beaucoup de gages à Kigali dans le dossier du génocide que Kigali n’a pas hésité à brandir comme menace et épouvantail.
DILEMME CORNELIEN DE MACRON
Aujourd’hui, dans le dossier de l’insécurité prévalant dans l’Est de la RDC et dont le Rwanda est accusé en être le principal instigateur, à la veille de la visite de son président au Congo-Kinshasa, Emmanuel Macron se trouve dans un dilemme cornélien : après avoir soutenu la RDC en condamnant le M23 qui mène une » offensive qui est une guerre qui nous ramène 10 ans en arrière « , selon ses propres propos, comment et pourquoi ne va-t-il pas jusqu’au bout de la logique pour condamner le soutien avéré de ces terroristes qu’est le Rwanda de Paul Kagamé ?
CONTENTER L’UN SANS MECONTENTER L’AUTRE
En d’autres termes, cela consiste en un exercice d’un équilibrisme politique très délicat : contenter l’un sans mécontenter l’autre. En dénonçant et en condamnant urbi et orbi et régulièrement le soutien de Kigali au M23, Kinshasa attend aussi de Paris cette même condamnation. Ce que son président hésite à faire. Car cela contenterait Kinshasa pour mécontenter Kigali. Mais ne pas le faire voudrait dire contenter Kigali et mécontenter Kinshasa. Telle est la situation actuelle.
Une situation qui sert beaucoup Paul Kagamé dont le pays a reçu beaucoup de la France, même si sa langue- le français – n’est plus officielle, supplantée par l’anglais. Mais aujourd’hui, c’est le Rwanda anglophone qui préside à ce jour aux destinées de la Francophonie pour un deuxième mandat.
Après avoir passé plusieurs années de brouille dans leurs relations concernant le génocide, Kigali accusant régulièrement Paris d’avoir aidé les génocidaires à mener leur sale besogne en terre rwandaise, les deux pays ont finalement arrondi les angles dans cette affaire.
La France est aussi redevable au Rwanda dont le contingent de 2 000 militaires est déployé au Mozambique pour officiellement combattre les djihadistes qui y sévissent, mais officieusement pour protéger les intérêts français, notamment pétroliers avec TotalEnergies.
Voilà c’est dans ce climat qu’Emmanuel Macron va effectuer sa visite au pays de Laurent-Désiré Kabila.
Kléber KUNGU
Forum des as
Celeo Scram face à Migue Niema
Migue Niema reçoit l’artiste musicien Celeo Scram, l’ancien musicien du groupe Wenge Musica Maison Mère de Werrason.
Adolphe Muzito fait bouger tout Gungu
Blanchard Mongomba : « Nouvel Elan est capable de rafler les 5 sièges au niveau national de cette circonscription électorale ».
Les habitants de Gungu ont réservé à l’initiateur de Nouvel Elan, hier mardi 28 février, un accueil digne d’un fils du terroir sur lequel ses concitoyens fondent leur espoir de voir leurs conditions de vie s’améliorer. Gungu a offert à Adolphe Muzito, en tournée dans la province du Kwilu, un triomphe.
SG de Nouvel Elan, Blanchard Mongomba ressent un « sentiment de jouissance accompagné de l’émotion parce que voir une immense foule se mobiliser pour accueillir l’homme de chiffres, le visionnaire du Congo, ça n’arrive pas tous les jours. Gungu est le territoire des nationalistes. »
Il fait savoir qu’après un accueil très chaleureux reçu à Idiofa, aujourd’hui nous sommes à Gungu où le constat est celui d’une ville presque morte, plus d’activités commerciales, plus d’activités sur le plan de l’État puis que les enseignants, les fonctionnaires et presque tout le monde est dans la rue pour accueillir Adolphe Muzito.
« Je crois que c’est une preuve qu’Adolphe Muzito possède des potentialités énormes qui prouvent à suffisance qu’aujourd’hui si nous osons aller aux élections il va justement représenter ou il va donner ce que le peuple attend de lui. Parce que lorsqu’on l’appelle visionnaire du Congo, ça veut dire qu’il a quelque chose. Et cette liesse démontre à suffisance que la population adhère à cette vision. Il n’y a pas à commenter ce que les habitants de Gungu ont démontré, c’est la preuve de l’attachement à une vision, à une personne mais surtout à un parti politique, le Nouvel Elan. Voilà, nous pouvons nous permettre, puisque nous sommes pendant la période électorale, de dire, moi comme Secrétaire général du parti Nouvel Elan, que nous sommes capables de rafler les 5 sièges au niveau national que compte la circonscription électorale de Gungu« , s’est réjoui le SG Blanchard Mongomba.
Aux yeux du SG de Nouvel Elan, » Adolphe Muzito a tenté de prouver et démontrer à la population ce qu’il a fait lorsqu’il était aux affaires. Il a parlé par exemple du barrage de Kakobola pour lequel il a mobilisé les fonds indiens pour l’ériger. Il ne restait plus qu’à mobiliser les fonds pour le transport de ce courant. Muzito a démontré comment il a stabilité la monnaie, comment le dollar était stable et le social semblait bien évoluer parce qu’il avait stabilisé les salaires des fonctionnaires, des magistrats et autres… Mais maintenant il a aussi démontré que lorsque les gens l’accusent injustement de ne pas participer à la construction de la route qui mène vers Gungu, il a démontré clairement en disant que ce n’est pas en étant opposant que l’on peut lui demander de construire une route. Il a passé plus de 10 ans tout en étant à l’opposition au chômage. Mais ceux qui sont là depuis plus de 10 ans, n’ont qu’à démontrer leurs capacités à répondre aux attentes de cette population. Parce que cette population puis qu’elle se mobilise tel que nous le voyons là, ce n’est pas parce qu’elle aime bien le visage d’Adolphe Muzito, parce qu’elle croit en la vision d’Adolphe Muzito, celle de sortir notre pays du seuil de pauvreté, stabiliser notre économie en ayant un budget de souveraineté et avec ce budget nous pouvons construire des infrastructures, nous pouvons financer les différents secteurs, notamment la sécurité et autres. C’est ce qui montre que ceux qui sont là au lieu de travailler ils s’attardent à parler en mal de la personne d’Adolphe Muzito, malheureusement ils ne répondent pas aux besoins de cette population « , fait remarquer Blanchard Mongomba.
Mobilisation tous azimuts des chefs coutumiers
Le SG de Nouvel Elan juge « la présence des chefs terriens de normal parce que la thématique qui porte sur la titrisation, est une thématique qui tient à cœur nos chefs coutumiers et les chefs des terres étant les premiers occupants du sol congolais et ce n’est que normal qu’ils se mobilisent autour de la personne d’Adolphe Muzito pour justement l’accompagner à matérialiser cette vision qui consiste à leur restituer les droits de propriété de leurs terres de manière à les intégrer dans le capitalisme interne. C’est ça justement qui motive cet engouement et cette mobilisation des chefs des terres, au nombre desquels les chefs coutumiers.
Tricya MUSANSI
Forum des as
Pourquoi l’IGF réclame-t-elle absolument de la Sicomines 1 milliard USD en 2023 ?
« Comment et pourquoi réclamer d’un partenaire accusé de bradage et qu’on tourne en dérision un montant aussi colossal ? »
La campagne contre le contrat sino-congolais bat son plein. Tout se passe comme si le malheur de la RDC provenait de cette convention grâce à laquelle la RDC peut au moins brandir des infrastructures viables avec à la clé le réveil de l’activité minière dans le Katanga. Ce, alors qu’au sortir des élections de 2006, le pays de Lumumba attendait que les partenaires dits «traditionnels», c’est-à-dire essentiellement occidentaux tiennent leurs promesses de faciliter les investissements. Aucun investisseur ne s’est présenté. A la place, l’humanitaire a poursuivi son bonhomme de chemin.
Face à cette impasse, Kinshasa s’est tourné vers Pékin. D’où le contrat sino-congolais, synonyme d’investissements concrets.
Plus de dix ans après, beaucoup d’eau a coulé sous le pont certes. Mais, les acquis de cette convention sont palpables. Outré par la croisade anti contrat sino-congolais, l’analyste Joseph Kibonge pose une question pétrie de bon sens : « Pourquoi l’IGF réclame-t-elle absolument de la Sicomines 1 milliard USD en 2023 ? ».
Emportés plus par le sentiment que par la raison, bon nombre de faiseurs d’opinion – et non des moindres – se répandent dans les médias pour prendre position en faveur de l’IGF. Comme s’ils en ont reçu la consigne, ils tirent à boulets rouges sur non seulement la Sicomines, mais aussi sur la communauté chinoise du Congo.
La terminologie est faite surtout du terme «bradage»… Il se trouve d’ailleurs un député national – en vacances parlementaires aux États-Unis où il a installé toute sa famille – pour en appeler à la révision de tous les contrats signés sous le régime précédent.
Pourtant, parmi les exigences de l’IGF, il y en a une qui devrait interpeller ces faiseurs d’opinion. Sa formulation est : «Déblocage immédiat par la SICOMINES en 2023 d’au moins USD 1 milliard pour les infrastructures».
A elle seule, cette exigence devrait les amener à se demander comment et pourquoi réclamer d’un partenaire accusé de bradage et qu’on tourne publiquement en dérision, non seulement le déblocage immédiat d’un milliard de dollars américains et, en plus, sans lui signifier la destination de ce montant !
En effet, dans le contrat sino-congolais, la charge de sélectionner les infrastructures à financer relève de la compétence du gouvernement au travers du ministère des ITPR, tandis que celle de débloquer le financement revient à la Sicomines. Demander à cette joint-venture de mettre à la disposition d’une institution non déterminée dans le libellé de l’exigence enlève toute crédibilité au Rapport.
Déjà, on ne peut pas citer en Afrique une seule entreprise d’extraction capable de casquer sur une année un montant aussi colossal !
Forum des as
VIDEO. Fally Ipupa chez Macron
L’artiste musicien Fally Ipupa, Ado Yuhe, Christian Lusakueno et autres invités par le président de la République Française, Emmanuel Macron à l’Élysée.











