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Kabuya: « le bilan de l’UDPS sera compté à partir de 2023. Pour le moment , Tshisekedi gère ensemble avec Kabila, Bemba, Katumbi et Kamerhe »

Le secrétaire général intérimaire de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) a présidé ce mercredi 21 avril une matinée politique axée sur les questions de l’heure en République Démocratique du Congo.

Dans ses propos, Augustin Kabuya a affirmé que pour le premier mandat de Félix Tshisekedi (2018-2023), le pays a été géré ensemble avec Joseph Kabila, autorité morale du FCC, celui d’Ensemble pour le changement de Moïse Katumbi, du MLC de Jean-Pierre Bemba ou encore de l’UNC de Vital Kamerhe.

« Les deux premières années, nous avons géré ensemble avec le FCC, nous sommes tous comptables (ndlr, devant le peuple). Les trois dernières années, puisque chez nous il n’y aura pas de glissement, nous serons comptables avec nos amis d’Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, de MLC de Jean-Pierre Bemba, de l’AFDC de Bahati, de l’UNC de Vital Kamerhe. C’est-à-dire que pour son premier mandat, le chef de l’Etat a partagé son pouvoir avec tout ce monde-là. Ça ne sert à rien qu’on vous dise qu’on a échoué parce que dans tous les ministères il n’y a pas que les membres de l’UDPS (…) au bureau du Sénat, d’ailleurs, nous n’avons personne. Pour les gens qui disent que l’UDPS a détruit ce pays, sachez que l’UDPS n’a pas mis en place sa politique pour ce pays », a affirmé Kabuya devant les militants du parti.

Pour lui, le bilan de l’UDPS sera jugé après les élections de 2023 lorsque l’UDPS aura sa majorité au Parlement.

« Les gens vont juger l’UDPS après 2023 pendant que le Chef de l’Etat sera en train de faire son deuxième mandat puisqu’en ce moment nous serons majoritaires au Parlement. C’est le moment de commencer à vous expliquer ces choses-là », a-t-il insisté

Contexte

De sa haute taille et sa large carrure, Felix Tshisekedi Tshilombo, le cinquième président de la République démocratique du Congo (RDC) donnait politiquement l’air d’un falot au début de son quinquennat, un « président protocolaire », disaient ses détracteurs tout comme ses alliés. Pourtant seuls deux ans lui ont suffi pour écarter du pouvoir, son prédécesseur Joseph Kabila.

Celui-ci avait quitté le pouvoir le 24 janvier 2019 tout en gardant le contrôle des institutions par sa majorité « parlementaire » gagnée lors des élections générales et controversées du 30 décembre 2018 donnant Tshisekedi pour vainqueur dans un climat de rejet des résultats par l’occident et l’influente Eglise catholique.

Tshisekedi « avait les pieds et les mains liés », résumait avec le sourire un diplomate occidental en poste à Kinshasa. Dimanche 6 décembre 2020, le Président surnommé « béton » par ses partisans et admirateurs kinois surprend le monde lors d’une allocution télévisée. D’un ton très solennel, il annonce la fin de la coalition au pouvoir qu’il formait avec la majorité parlementaire de Kabila.

Les « blocages »

A qui veut l’entendre, les proches de Tshisekedi ont de quoi justifier la fin de cette coalition sous le label FCC – CACH (Ndlr : front commun pour le Congo de Kabila et Cap pour le changement de Tshisekedi).

« On ne pouvait plus accepter d’avoir des ministres qui servent deux maitres, qui ne servent ni le peuple ni le président de la République », se justifie Augustin Kabuya, secrétaire général du parti présidentiel, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

Le parlement pro Kabila « bloquait plusieurs réformes et était devenu un outil de chantage contre le président », déclare l’un des proches conseillers de Tshisekedi.

En effet, derrière l’image d’une cohabitation unie, chaque camp tirait son épingle du jeu pour s’imposer sur l’échiquier politique.

Dans son allocution, le Chef de l’Etat qui – deux ans avant vantait son prédécesseur – n’avait plus sa langue dans la poche.

« Malgré les efforts que j’ai déployés, les sacrifices que j’ai consentis et les humiliations que j’ai tolérées, cela n’a pas suffi à faire fonctionner harmonieusement cette coalition », avait-il constaté, vivement applaudi par ses partisans, sénateurs et députés réunis le 15 décembre pour son discours annuel sur l’état de la nation.

Les coups contre Kabila

Mais bien avant ce discours, la coalition vivait au rythme des querelles et des coups bas. Le camp Tshisekedi interdisait à certains proches influents de Kabila, de voyager.

De son côté, le FCC avait tenté de faire passer des réformes judiciaires contestées et d’imposer son candidat à la tête de la très convoitée Commission électorale (Céni).

Après bien des mois de tensions, Tshisekedi a pris les affaires en mains, d’abord opérant un remaniement en profondeur dans l’appareil sécuritaire, mais le processus de divorce a été enclenché par la nomination des juges au sein de la très stratégique cour constitutionnelle que Tshisekedi contrôle désormais.

C’est le point de non – retour : Violation de la constitution, coup de force, dictature … les lamentations du camp Kabila n’ont pas freiné Tshisekedi.

Et pour s’assurer que ses manœuvres seront portées, Tshisekedi qui souhaite désormais une nouvelle majorité parlementaire, teste.

« L’union sacrée »

Première étape : Jeanine Mabunda, la présidente pro-Kabila de l’Assemblée, est destituée, une action approuvée par une majorité de 281 députés sur 500. Le président avait ensuite obtenu, aux termes des consultations, l’appui des opposants Jean – Pierre Bemba et Moise Katumbi avant de débaucher des centaines de députés pro Kabila.

Plusieurs poids lourds du camp de l’ancien chef de l’Etat et des députés ont fini par être convaincus au point d’effriter la cohésion du clan.

Les convertis expliquent leur départ par la volonté d’accompagner Félix Tshisekedi dans sa « vision de l’union sacrée » mais derrière ce deal de mercato politique circule des billets de banque, selon plusieurs témoignages.

Le chef de l’Etat qui ne comptait qu’une quarantaine de députés autour de lui, dispose désormais d’une majorité de 391 députés sur 500, selon Modeste Bahati Lukwebo, le chargé de mission qu’il avait nommé le 1er janvier pour identifier cette nouvelle majorité.

Tshisekedi accélère la rupture. Désavoué par l’Assemblée nationale, le premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamaba, démissionne, le 29 janvier 2021, laissant Tshisekedi, qui a désormais les mains libres pour nommer son propre chef de gouvernement, soutenu par sa nouvelle majorité parlementaire.

Kabila est resté mutique même lorsque des dizaines de sénateurs accusés de s’être ralliés au nouveau président obtiennent la démission du président du sénat, Alexis Thambwe Mwamba, le dernier pro Kabila resté à la tête d’une institution.

Kabila, un Opposant ?

Au passage, des pro Kabila ne cessent de dénoncer la violation permanente de la constitution et des lois par Tshisekedi. L’ancien président a quitté la capitale Kinshasa depuis novembre 2020, lorsque la crise politique était à son summum entre les deux parties.

Il s’est retranché dans sa richissime province minière du Haut-Katanga (Sud – Est), sa région natale depuis le 11 décembre 2020.

« Il a vraiment été écarté. Les cartes sont rebattues », confirme le professeur des sciences politiques de l’université de Kinshasa, Jean – Claude Abamba.

Ce politologue ne croit cependant pas à la rupture « intégrale » du cordon ombilical entre les deux ex-partenaires, car selon lui, « Kabila a toujours une influence manifeste au sein de l’appareil sécuritaire » qu’il a lui-même forgé pendant ses 18 ans de règne.

Le professeur croit de moins en moins aux chances de Tshisekedi pour améliorer sa gouvernance, même avec ses nouveaux alliés, « même si ce coup de force contre Kabila est réjouissant pour la majorité des congolais impatients de voir leur quotidien s’améliorer ». Il estime également que « les brouilles ne vont tarder avec les nouveaux alliés car Tshisekedi s’est remis dans une situation initiale. Il veut cohabiter avec ses principaux adversaires lors des élections de 2023 ».

La rupture avec Kabila est « le fruit de la pression de la communauté internationale, surtout des Etats – Unis [grand allié du régime] » sur Tshisekedi, qui s’est tourné vers l’extérieur pour financer ses programmes et attirer les investisseurs, affirme-t-il.

Pendant ce temps, la centaine de députés et sénateurs restés fidèles à Kabila et autres caciques du FCC envisagent déjà une vie d’opposants politiques.

Africa 24 sur 24

Mike Mukebayi attaque frontalement Yuma, Bakonga et la Kabilie

Christian Bosembe reçoit Mike Mukebayi, l’honorable député provincial de Kinshasa attaque frontalement Albert Yuma, Willy Bakonga et la Kabilie.

Assassinat de Chebeya et Bazana : le retour de manivelle pour le « fugitif » John Numbi !

En RDC , la justice militaire a lancé officiellement une enquête pour rechercher le Général John Numbi, ex-patron de la police congolaise.

Dans un document signé le 14 avril 2021, l’auditeur général près la Haute Cour Militaire, le Lieutenant-Général Likulia Bakumi Lucien René appelle tous les services de sécurité à déclencher des recherches pour retrouver le « fugitif » John Numbi.

« Le précité est poursuivi des chefs d’association de malfaiteurs et d’assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana. Faits prévus et punis par les articles 45, 156, 157 et 158 du Code pénal Ordinaire livre II tel que modifié par l’ordonnance-loi n°68/193 du 03 mai 1968 », lit-on dans le document parvenu à 24H.CD ce jeudi.

Accusé d’être le commanditaire de l’assassinat en 2010 de Floribert Chebeya, activiste des droits de l’homme, et de son chauffeur Fidèle Bazana, John Numbi aurait fui le pays et se trouverait déjà à Doha via Zimbabwe.

Cela étant, la Haute Cour Militaire instruit ses collaborateurs d’arrêter pour infraction de « recel de malfaiteurs, toute personne qui a procuré logement, hébergement ou retraite à John Numbi ».

Gédéon ATIBU
24h

Nord-Kivu : les élèves en sit-in à la mairie de Beni pour exiger l’arrivée de Félix Tshisekedi

Exaspérés par l’insécurité grandissante au Nord-Kivu, les élèves de cette partie de la République sont en sit-in à la mairie de Beni, pour exiger l’arrivée du Chef de l’État Félix Tshisekedi.

Pour ses élèves, l’insécurité qui se vit au Nord-Kivu compromet l’efficacité de leur éducation.

Pour rappel, le 8 octobre 2020, le Président de la République, Félix Tshisekedi avait promis de s’installer à Goma, Chef-lieu du Nord-Kivu pour accélérer le processus de sécurisation de la partie Est du pays.

Jusque-là, le successeur de Joseph Kabila n’a pas tenu parole pour des raisons inavouées.

Entre-temps, l’insécurité causée par des hommes armés reste quasi-permanente au Nord-Kivu.

Gilbert Ngonga
24h

Samarino feat Innoss’B – Oko Lelela Nani (Clip Officiel)

Découvrez le clip de la chanson Oko Lelela Nani de l’artiste musicien Samarino feat Innoss’B le roi de l’Afrocongo. Regardez

RDC: André Mbata conteste l’élection de Dieudonné Kaluba à la Cour constitutionnelle

Le constitutionnaliste congolais André Mbata Mangu s’oppose à l’élection du nouveau président de la Cour constitutionnelle qui a eu lieu mardi 20 avril à Kinshasa.

Le professeur de Droit constitutionnel de l’Université de Kinshasa juge irrégulière la procédure ayant porté son collègue Dieudonné Kaluba Dibwa à la tête de la haute Cour du pays.

«Pourquoi l’élection du président doit avoir lieu au mois d’avril alors que le tirage au sort approche déjà ? C’est une fuite en avant», a-t-il dénoncé.

L’élu UDPS constate une violation délibérée de la Constitution ainsi que de la loi organique de la haute cour par ses propres juges.

«Tout est bien défini à l’article 158 de la Constitution, y compris les articles 9 et 40 de la loi organique qui prévoient entre autres les conditions dans lesquelles l’élection du président de la Cour constitutionnelle doit avoir lieu. Selon l’article 9 de la loi organique de la Cour constitutionnelle, l’élection du président de la cour, intervient six mois après la mort ou la démission du président. Dans le cas d’espèce, Benoît Lwamba ayant démissionné au mois de juillet, soit 9 mois plus tard, la cour n’était plus en mesure d’organiser les élections mais devait plutôt attendre le tirage au sort comme le Parlement l’avait déjà prévu dans son calendrier de la session de mars », s’inquiète André Mbata.

Le professeur Mbata dit attendre du président de la République comme celui qui doit investir le président de la cour, des signaux forts pour empêcher cette irrégularité qui risque d’entacher l’État de droit voulu par tous.

Les juges de la Cour constitutionnelle ont organisé mardi l’élection du remplaçant de Benoît Lwamba à la tête de la haute Cour. Et c’est un brillant professeur à savoir le juge Dieudonné Kaluba Dibwa qui a remporté haut la main cette élection.

Ouragan fm

RDC: Christophe Mboso visé par une pétition

L’annonce a été faite ce mercredi 21 avril 2021 au cours d’une conférence de presse tenue à Kinshasa.

Le député national Willy Bolio, qui accuse le président de l’assemblée nationale de violer régulièrement et délibérément le règlement de la chambre basse du parlement et de vouloir sacrifier la démocratie, indique que sa pétition peut être déposer à tout moment afin d’obtenir le départ de ce dernier de la tête du Bureau.

Bolio qui précise que plusieurs députés ont déjà signé cette pétition, invite ses collègues députés qui hésitent à apposer leur signature sur ce document.

« Mboso engueule même les députés, il confisque la parole, il a les germes de la dictature de Mobutu. Il continue à violer le règlement intérieur , même le motion d’ordre ne sont pas accordé. Il ne protège pas les députés, il doit partir. J’attends avoir la 126 ème signature avant de déposer », a dit l’élu de Bolobo.

« L’avenir de l’Assemblée nationale est non heureux. Mboso a dépassé les limites par rapport à plusieurs questions notamment celles de l’insécurité à l’Est. Il a exposé les députés de l’Est. Il doit nous dire quels sont les députés qui complotent avec les rebelles, ce n’est pas possible qu’on siège avec les rebelles. Ma pétition n’est pas alimentaire. Que Mboso change, qu’il laisse la dictature qui le caractérise« , a-t-il ajouté.

Le 27 mars dernier, la ville de Kinshasa s’était réveillée avec une nouvelle coupe-gorge sur la toile faisant état d’une pétition initiée contre Christophe Mboso N’Kodia Pwanga.
La paternité de cette pétition a été attribuée au députe national de l’Udps Tony Mwaba, actuel ministre de l’ESPT.
S’exprimant devant la presse à ce sujet, Mwaba avait démenti cette « folle rumeur ».

« Je l’ai appris sur les réseaux sociaux comme tout le monde. Donc, j’infirme cette information. Je ne suis pas auteur d’une quelconque pétition d’un membre du bureau définitif de l’Assemblée nationale, encore moins contre le président Mboso. Je suis de ceux qui se sont battus pour l’installation de ce bureau. Je n’ai rien à reprocher à ce bureau jusque-là, et je ne suis pas initiateur, en tout cas pas auteur d’une telle démarche. C’est un fakenews. Vous allez oublier, c’est l’oeuvre du malin« , a-t-il précisé.

Siméon Isako
Cas-Info

Episode 3 : Alain Mpela justifie sa position radicale face à Wenge B.C.B.G

Ado Yuhe reçoit l’artiste musicien Alain Mpela, ex musicien de JB Mpiana. L’artiste justifie sa position radicale face à Wenge B.C.B.G. Regardez

Delly Sesanga : “L’avènement d’une Cour constitutionnelle indépendante, pour garantir l’État de droit, reste encore une conquête à entreprendre”

Après l’élection à la Cour Constitutionnelle où Dieudonné Kaluba a été élu président par ses pairs, le député national et président national de l’Envol Delly Sesanga a estimé que l’avènement d’une Cour constitutionnelle indépendante pour garantir l’État de droit reste une conquête à entreprendre.

“Le bricolage et échafaudage institués depuis 2016 en lieu et place du tirage au sort, ont fait perdre à la Cour, sa régularité et compromis de son statut. L’avènement d’une Cour constitutionnelle indépendante, pour garantir l’État de droit, reste encore une conquête à entreprendre”, a écrit Delly Sesanga via son compte twitter.

Selon lui, le changement des membres de la Cour constitutionnelle doit se faire par tirage au sort pour son indépendance.

“Le respect scrupuleux des procédures de changement de ses membres est un élément de sa légitimité, le tirage au sort un dispositif de son indépendance”, a dit le président national de l’Envol.

Rappelons que Dieudonné Kaluba a été élu ce mardi 20 avril par ses pairs, président de la Cour Constitutionnelle de la RDC et à ce poste, il remplace Bénoît Lwamba.

L’interview

Programme d’actions du Gouvernement : Sama Lukonde renvoie la balle dans le camp de Députés !

Programme costaud. Délégation musclée. Sama Lukonde Kyenge a été ce mardi au Palais du Peuple où il a déposé le Programme d’Actions de son Gouvernement issu de l’Union sacrée de la nation. Déjà, dès ce jeudi 22 avril 2021, si la plénière est confirmée, il dévoilera, devant les Députés Nationaux, le contenu.

Baptême de feu ?

Ce sera, pour lui, la première fois qu’en tant que Premier Ministre, nommé le 15 février 2021 et dont la composition de son équipe a été publiée, le 12 avril dernier, il se prêtera à un tel exercice dont la suite dépendra étroitement de sa capacité de convaincre pour obtenir le baptême de feu avant d’entrer dans l’effectivité de ses fonctions. Très généralement, en pareille circonstance, l’audition du Programme d’actions, les débats ainsi que la réplique prennent 48 à 72 heures. S’il faut calculer un peu, il y a lieu d’indiquer qu’à dater de ce jeudi, Sama Lukonde sera entendu. Puis, les Députés lui poseront, certainement, une série de questions transversales. Et, enfin, il aura besoin de quelque 48 heures, pour revenir à la charge et répondre aux préoccupations. C’est alors qu’interviendra l’investiture proprement dite du gouvernement, le samedi 24 avril 2021, sauf changement de dernière minute.

Descente au Palais du Peuple

Le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, a déposé, ce mardi 20 avril au Palais du peuple, entre les mains du président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso N’Kodia Pwanga, le Programme d’actions du Gouvernement de l’Union Sacrée de la Nation. Pour le dépôt du Programme d’Actions du Gouvernement, le Premier Ministre Sama Lukonde s’est fait accompagner notamment, de ses quatre vice-Premiers Ministres, à savoir, Aselo Okito, Eve Bazaïba, Christophe Lutundula et Jean Pierre Lihau.

Prêt à répondre à l’invitation

«Nous sommes venus nous acquitter d’un devoir traditionnel comme tout le monde l’a suivi. Après la publication du Gouvernement, ici c’est une autre étape importante, celle du dépôt officiel du Programme d’Actions du Gouvernement de l’Union Sacrée de la Nation. Nous avons été bien reçus par le Président de l’Assemblée nationale. Nous restons à sa disposition pour que l’équipe gouvernementale puisse venir se présenter à l’Assemblée Nationale, selon le calendrier qui sera fixé de sorte que nous puissions présenter officiellement le contenu de ce Programme du Gouvernement », a déclaré en substance devant la presse à l’issue de l’audience, le Chef du Gouvernement qui a laissé la primeur de la quintessence de ce Programme aux Honorables Députés nationaux.

Désormais, le Premier Ministre se met à la disposition du Bureau de l’Assemblée nationale pour venir présenter ce Programme devant la Chambre basse du Parlement, et à travers elle, devant toute la nation.

«Nous sommes contents d’être arrivés à cette étape. Nous attendons le moment venu de revenir et nous mettre finalement au travail pour répondre aux besoins de la Nation et de la République », a ajouté le Chef du Gouvernement, tout soulignant que son Programme d’Actions prend en compte « tous les aspects de la vie nationale de la République Démocratique du Congo ».

La prospérité

Heritier Wata feat. Reddy Amisi – Maman Paradis (Clip Officiel)

Découvrez le clip de la chanson Maman Paradis de l’artiste musicien Heritier Wata feat. Reddy Amisi. Regardez

L’ACAJ demande aux autorités de la RDC de travailler pour l’extradition de Willy Bakonga

L’association congolaise pour l’accès à la justice demande aux autorités de la RDC de travailler pour l’extradition de Willy Bakonga, l’ancien ministre de l’EPST.

Bakonga était recherché par le parquet depuis le 16 avril dans le cadre d’une affaire de détournement des fonds. Ancien ministre des Sports sous le régime de l’ex-président Joseph Kabila, M. Bakonga occupait depuis août 2019 le portefeuille de l’Enseignement primaire et secondaire de la RDC dans l’équipe gouvernementale démissionnaire du président Félix Tshisekedi.

En RDC, le directeur du service de paie des enseignants et le secrétaire général du ministère de l’Enseignement primaire et secondaire ont été condamnés le 25 mars à 20 ans de prison pour détournement de fonds.

La gratuité de l’enseignement primaire est une des mesures phares du M. Tshisekedi, au pouvoir depuis janvier 2019.

4Pouvoir

RDC : « Une République pas comme les autres » (Moïse Moni Della)

La RDC est-elle une République ? Sans pourtant verser dans la définition livresque, la République est un régime politique ou le pouvoir est chose publique (res publica), différent d’un régime monarchique où le pouvoir s’octroie d’une manière héréditaire.

Tenant compte de cette perception de la Res publica, on peut affirmer sans crainte d’être contredit que la RDC est une République, nonobstant les imperfections inhérentes à toute œuvre humaine. La RDC remplit les éléments constitutifs d’une République. Il est vrai qu’elle n’est pas une République comme les autres, même si certaines personnes n’hésitent pas à lui prêter les attributs de la « République bannière » ou par dérision la « République de Godwana ».

Tenez, ce qu’on a en RDC, on le trouve nulle part ailleurs. Mais, ce qu’on trouve ailleurs, on le trouve en RDC. On y va pour preuve, ses richesses exceptionnelles, multidimensionnelles, innombrables et innommables, avec un environnement paradisiaque unique. La République du Congo est non seulement le réservoir de tous les minerais mais aussi le château d’eau, le ventilateur, le climatiseur, le congélateur de la planète, avec paradoxalement un peuple misérable qui tire le diable par la queue. Une véritable terre de paradoxes.

Ce qui se fait ailleurs se fait en RDC, mais ce qui se fait en RDC ne se fait nulle part ailleurs. Les exemples sont légions. Les massacres en RDC touchent des milliers de personnes par jour. Les cas de Beni, de Butembo et Ituri est un génocide qui n’alarme curieusement pas la communauté internationale et même nationale. Plus de 15 milliards de dollars, terminent leur course dans des poches des individus, selon les confirmations sans cesse répétées du professeur Luzolo Bambi, ancien conseillé anti-corruption des présidents Kabila et Félix Tshisekedi.

Quand Albert Yuma, le patron des patrons, celui qui assure la présidence du Conseil d’administration de la Gecamines, parle du bradage des ressources minières dans un pays qui n’arrive pas à réunir 5 milliards de dollars en ressources propres chaque année, il faut bien se dire que le mal est profond. On marche sur la tête. Je ne connais pas un peuple qui a subi pendant très longtemps une telle situation dans un passé récent. D’aucuns diront que les peuples juifs ont connu pires atrocités, mais c’est pourtant sans commune mesure avec le calvaire des Congolais, alors qu’aujourd’hui le monde est devenu un village planétaire sous la mondialisation et la globalisation.

Moise Moni Della
Ouragan fm

Affaire Israël Mutombo : Mike Mukebayi dénonce !

Après son interpellation à l’ANR la semaine passée, c’est le parquet général près la cour d’Appel de Kinshasa/Gombe qui a lancé un mandat de comparution contre le journaliste d’investigation Israël MUTOMBO. L’honorable député Mike Mukebayi dénonce.

Félix Tshisekedi décrète un deuil national ce vendredi en mémoire de son homologue Tchadien Idriss Déby, tué après ses 30 ans au pouvoir

Le président Félix Tshisekedi a décrété une journée de deuil national ce vendredi 23 avril 2021 en République démocratique du Congo à l’occasion des obsèques du Président tchadien Idriss Deby Itno décédé ce mardi.

« Le chef de l’État assure, enfin, au peuple de la République du Tchad, son engagement à se tenir à ses côtés durant cette épreuve. A cet égard, un jour de deuil national sera décrété en République démocratique du Congo le vendredi 23 avril 2021 date des obsèques du Maréchal du Tchad », dit un communiqué du cabinet du chef de l’État.

En rappel, le président du Tchad, qui dirigeait le pays d’une main de fer depuis 30 ans, avait été réélu pour un sixième mandat avec 79,32 % des suffrages exprimés, selon les résultats publiés lundi.

D’après le porte-parole de l’armée, Déby, 68 ans, commandait son armée dans des combats contre des rebelles dans le nord durant le week-end. « Le président de la République, chef de l’Etat, chef suprême des armées, Idriss Déby Itno, vient de connaître son dernier souffle en défendant l’intégrité territoriale sur le champ de bataille. C’est avec une profonde amertume que nous annonçons au peuple tchadien le décès ce mardi 20 avril 2021 du maréchal du Tchad », a annoncé le général Azem Bermandoa Agouna, dans un communiqué lu à l’antenne de TV Tchad.

Depuis quelques jours, le pouvoir faisait face à une rébellion lancée le jour du scrutin présidentiel, le 11 avril. L’armée tchadienne avait affirmé lundi avoir tué plus de 300 rebelles, fait 150 prisonniers et perdu cinq militaires dans des combats, le pouvoir assurant que la situation est sous contrôle.

Africa 24 sur 24

Urgent : En fuite à Brazzaville, Willy Bakonga est aux arrêts

Le ministre sortant de l’Enseignement de la République démocratique du Congo a été arrêté mardi soir à Brazzaville à la demande de Kinshasa qui l’accuse de détournement de fonds, a appris mercredi l’AFP de source policière.

« Willy Bakonga, ancien ministre de l’Enseignement de la RDC, a été débarqué mardi soir d’un vol d’Air France en partance pour Paris, à la demande de Kinshasa qui sollicite son extradition », a déclaré à l’AFP cette source policière sous couvert d’anonymat.

M. Bakonga était recherché par le parquet depuis le 16 avril dans le cadre d’une affaire de détournement des fonds.

Ancien ministre des Sports sous le régime de l’ex-président Joseph Kabila, M. Bakonga occupait depuis août 2019 le portefeuille de l’Enseignement primaire et secondaire de la RDC dans l’équipe gouvernementale démissionnaire du président Félix Tshisekedi.

« Il est détenu présentement dans les locaux de la Centrale d’intelligence et de la documentation », ex-direction générale de la surveillance du territoire (DGST), a ajouté la même source sans plus de commentaire.

En RDC, le directeur du service de paie des enseignants et le secrétaire général du ministère de l’Enseignement primaire et secondaire ont été condamnés le 25 mars à 20 ans de prison pour détournement de fonds.

La gratuité de l’enseignement primaire est une des mesures phares du M. Tshisekedi, au pouvoir depuis janvier 2019.

La Banque mondiale a suspendu en février un financement de 100 millions de dollars en faveur de la gratuité de l’enseignement, en raison d’une affaire de corruption. Deux responsables de l’enseignement public ont été condamnés fin mars à 20 ans de prison.

L’arrestation de M. Bakonga intervient moins d’une semaine après la visite du président Tshisekedi à Brazzaville, où il a assisté le 16 avril à l’investiture de son homologue Denis Sassou Nguesso qui entame un quatrième mandat.

Entre Brazzaville et Kinshasa règne un climat de confiance « mutuelle », avait alors déclaré le président Tshisekedi.

Par le passé Kinshasa a réclamé en vain l’extradition du général Munéné, un dignitaire du régime Joseph Mobutu (1965-1997).

C’est au Congo-Brazzaville qu’un chef rebelle Udjani de la province de l’Equateur (nord-est de la RDC) a trouvé la mort en 2010. Il n’avait pu être extradé après son arrestation.

Avec AFP/Radio Okapi