Face à Face : Christian Bosembe reçoit Jean-Baptiste Bomanza, il éventre le boa : L’Union sacrée, Sortie du gouvernement et l’IGF. Regardez
Matata Ponyo : Six ans après le découpage, “le déficit de leadership” a freiné le décollage de certaines provinces
En RDC, le découpage territorial a eu lieu en 2015. Six ans après, faut-il parler de réussite ou d’échec? Dans une tribune qu’il a signée, Augustin Matata Ponyo a donné clairement son point de vue dans le mensuel de Congo Challenge d’avril 2021.
De prime abord, l’ancien Premier Ministre sous le règne de qui était intervenu le démembrement de la RDC soutient que ce processus avait comme impératif l’article 2 de la Constitution.
Dans sa réflexion, Matata Ponyo a rappelé les tendances qui se sont dégagées à l’approche du démembrement de la RDC. Pour certains, explique-t-il, « c’était pour des objectifs politiques visant à anéantir certains gouverneurs devenus puissants et ambitieux du fait du poids économique des provinces qu’ils dirigeaient ; pour d’autres, c’était pour des objectifs purement socioéconomiques cherchant à garantir le développement harmonieux des provinces ». Pour l’ancien Premier Ministre, « quelles que soient les variables d’ordre politique qui se seraient glissées dans la résolution rapide de l’équation du découpage, celui-ci demeurait incontournable au regard des défis majeurs du développement des provinces.»
Le Sénateur Matata soutient dans sa tribune que « le découpage de ce vaste pays qui vaut 80 fois la Belgique et 5 fois la France, était très attendu et accepté par la majorité de la population». Pour lui, «l’une des raisons principales de ce découpage était de rapprocher les administrés des dirigeants au regard de l’étendue de toutes les provinces.»
Au sujet des résultats du découpage territorial six ans après, l’ancien Premier Ministre s’est exprimé en ces termes: « À l’exception de quelques provinces bénéficiant principalement des retombées de l’exploitation de ressources minières comme le Lualaba, l’Ituri, le Haut-Katanga, le Nord Kivu, le reste des provinces, y compris Kinshasa, n’ont pas connu de réels progrès». Il justifie cet état des choses par «le déficit de leadership et de gouvernance.»
Bien qu’il estime que le processus du découpage territorial était opportun, Matata Ponyo reconnaît que certaines provinces n’ont pas réussi à décoller. À la question de savoir à qui imputer la responsabilité, il a répondu comme suit : « À l’époque, au moment du découpage, je l’avais déjà dit: ‘’le découpage est pertinent, mais tout dépendra du type de Gouverneur que l’on désignera à la tête de chaque province’’. Or, il s’observe que le choix de Gouverneurs de provinces demeure globalement déficient », a-t-il soutenu. Il a poursuivi en disant : « Au lieu de privilégier le critère de compétence, le choix des Gouverneurs est basé, pour l’essentiel, sur des critères subjectifs tels que : militantisme, témérité, affairisme, fraternité, amitié, etc. La plupart d’entre eux n’ont jamais géré auparavant même une petite structure, qu’elle soit privée ou publique. Certains Gouverneurs n’ont jamais vécu dans les provinces avant de les diriger. Et sauf exception, les Gouverneurs ne vivent pas avec leurs familles en provinces.»
S’agissant particulièrement de la gouvernance financière, Augustin Matata dit: «il est de notoriété publique, que les comptes des provinces, sauf quelques cas, sont généralement mal gérés. Les régies financières créées dans chaque province constituent plutôt des caisses d’assistance politique et privée que d’agences d’appui au développement. Les ressources rétrocédées du Gouvernement central sont gérées de manière inefficiente qu’il est difficile de savoir à quoi elles servent effectivement.»
À propos de l’administration territoriale, Matata Ponyo recommande « qu’il faut absolument replacer la gestion des provinces dans la logique de développement. Sinon, pourquoi avoir découpé les provinces si la réforme est loin d’apporter le progrès économique de ces dernières ? Les candidats Gouverneurs doivent être choisis en fonction de leur compétence, expérience et intégrité. Ils doivent avoir une vision claire et des objectifs précis pour le développement de leurs provinces respectives en cohérence avec la vision et les objectifs de développement globaux du pays.»
En somme, l’ancien Premier Ministre pense que «le découpage des provinces était une décision politiquement judicieuse et qu’elle le demeurera vu sous l’angle du développement économique.» Matata Ponyo ne se gêne pas d’affirmer que «toutes les provinces découpées sont riches. Aucune d’entre elles n’est potentiellement pauvre, contrairement à ce que l’on veut faire croire à la majorité de la population pour justifier des politiques économiques inappropriées, mais aussi pour des raisons de propagande politique. La pauvreté reste plutôt dans le type de leadership et de gouvernance.» Il souligne dans sa conclusion que «le jour où le choix des Gouverneurs sera basé sur des objectifs de développement économique et non sur des considérations politiques, la gestion des provinces sera compétitive et cotée sur base des résultats socio-économiques obtenus que sur le militantisme politique, le progrès économique de toutes les provinces sera inéluctable et rapide, tout comme celui de la RDC en général. En effet, on ne peut pas d’une part, rechercher le développement de la RDC, et d’autre part, œuvrer de manière inconsciente au sous-développement de ses provinces.»
Junior Ngandu
Politico
Déclaration du 6 avril comme journée chômée et payée : Félix Tshisekedi instruit Mboso et Bahati de s’investir
Le chef de l’État, Félix Tshisekedi prenant la parole à l’occasion du centenaire de Simon Kimbangu, a demandé aux présidents de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso, et du Sénat, Modeste Bahati de s’investir afin que les députés et sénateurs fassent de la journée du 6 avril une journée chômée et payée en République Démocratique du Congo.
Le Chef de l’État a aussi invité les fidèles de l’église kimbanguiste a demeuré dans l’amour. C’était avant de les remercier de la réussite de cette célébration en mémoire de Simon Kimbangu.
Notez que l’église Kimbaguiste a totalisé ses 100 ans d’existence ce mardi 06 avril 2021.
cette église a été fondée le 6 avril 1921 par Simon Kimbagu. Depuis 1987, elle est dénommée, l’Église de Jésus Christ sur la Terre par son envoyé spécial Simon Kimbangu (EJCSK).
Selon la doctrine de cette église disséminée un peu partout dans le monde, c’est le 6 avril 1921 que le jeune Simon Kimbangu avait une apparition de Jésus Christ, qui lui aurait permis d’accomplir une guérison miraculeuse sur Nkiantondo.
Gilbert Ngonga
24h
Guerre entre Innoss’B et Gaz Mawete : Pasteur Liteya Kanda très en colère
Après son émission sur KIN 24 TV, l’artiste musicien Gaz Mawete s’est rendu au tournage de l’émission de INNOSS’B à B-one télévision. Pasteur Liteya Kanda très en colère contre les 2 artistes musiciens.
Fatshi a échangé avec les 9 juges de la Cour constitutionnelle
Le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a accordé, ce mardi 06 avril 2021 une audience aux neuf juges de la Cour Constitutionnelle. La délégation était conduite par Molima Mwata Évariste-Prince, Président ad interim de ladite haute juridiction.
D’après le cabinet du Chef de l’État, Il s’agit de la première rencontre formelle entre Félix Tshisekedi et ces nouveaux juges nommés par lui en juillet 2020.
« Les 9 juges constitutionnels n’ont pas fait de déclaration à la sortie de cette entrevue se limitant à féliciter le Chef de l’Etat pour son élection par ses pairs à la présidence de l’Union Africaine » rapporte la source précitée.
Rappelons-le, la Cour constitutionnelle est juge de la constitutionnalité des lois, des actes ayant force de loi, des édits et des règlements intérieurs des chambres parlementaires.
Elle reçoit des recours en interprétation de la Constitution et tranche des conflits de compétences entre les pouvoirs législatifs et exécutifs. En matière électorale, la Cour constitutionnelle a la compétence de connaître les recours et trancher par ses arrêts les contentieux électoraux.
Clément MUAMBA
Actualite.cd
Ligue des champions de l’UEFA : Chancel Mbemba et Porto défient Chelsea ce mercredi
Leur place en quart de finale de la Ligue des Champions européenne relève pratiquement d’un miracle. Chancel Mbemba et ses coéquipiers du FC Porto ont su déplacer de leur chemin, la montagne nommée « Juventus », pour en arriver là. Maintenant, les Dragons ont devant eux un autre morceau dur à croquer : les Blues de Chelsea. Le club londonien qui a éliminé l’Atletico en huitièmes de finale, est en confiance.
C’est déjà pour demain (19h00 TU), à Séville, que le FC Porto affrontera les anglais dans le cadre de la première manche de ces quarts de finale. Comme face à la Juve de Cristiano Ronaldo, les partenaires de Chancel Mbemba auront besoin de faire une grosse débauche d’énergie, répondre présents, et tenir le coup durant les deux matchs, afin espérer accéder en demi-finale de la prestigieuse compétition européenne.
L’international congolais, Chancel Mbemba, ménagé le week-end en championnat, devra faire son retour dans le Onze de départ à effet de composer avec Pépé, la charnière centrale idyllique ayant mis en déroute Cristiano Ronaldo et toute l’attaque de la vieille dame.
Footrdc
La revue de la presse congolaise de ce mardi 6 avril 2021
La commémoration du centenaire de l’Eglise kimbanguiste, avec en toile la présence du président de la République à cet événement est la principale information exploitée dans les journaux parus ce jour qui évoquent aussi la situation au sommet de la ville de Kinshasa, avec ce que l’on peut désormais appeler le conflit ouvert ou la guéguerre entre le Gouverneur et son adjoint.
Alors que FORUM DES AS titre :« Fatshi attendu à Nkamba ce mardi 6 avril pour le centenaire de l’église Kimbanguiste.
Ce mardi 6 avril 2021 va marquer le centenaire de la création de l’Eglise kimbanguiste, rappelle d’abord ce journal qui relève par ailleurs que « L’événement s’annonce grandiose à voir la forte affluence du monde qui a gagné la Cité de Nkamba, située à 75 km de Mbanza Ngungu, depuis le début de la semaine passée ».
Déjà, signale FORUM DES AS, au carrefour menant au berceau de cette communauté religieuse, à l’origine créée par le prophète Simon Kimbangu, un fourmillement inhabituel est très remarquable d’une foule ne cessant de grandir, des fidèles venus de partout, au nombre desquels les européens, les afro- américains et aussi ceux venus de quelques pays africains, en vue de prendre part à cette grande célébration.
Un grand culte a été présidé ce lundi matin par son éminence Simon Kiangani en prélude au big event tant attendu par tous. À observer l’ambiance et la communion, les kimbanguistes n’ont pas lésiné sur les moyens. Ils ont mis les petits plats dans le grand.
Notons ; estime ce journal, que l’arrivée du Président de la République, chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, prévue pour ce mardi, va sceller le caractère national de cette manifestation.
L’AVENIR, en rapport avec la guéguerre entre le Gouverneur et son adjoint, titre : « Néron Mbungu éventre le boa ». Son passage à l’émission « Congo Avenir » a défrayé la chronique, écrit ce journal qui explique que les d »bats ont tourné sur divers sujets mais, considère- t-il, uujn seul a retenu l’attention du grand public. C’est l’opération Kin- Bopeto lancée en 2019 par le chef de l’Etat en vue de lutter contre l’insalubrité dans la capitale de la RD Congo. Néron Mbungu, vice-gouverneur de la ville de Kinshasa persiste et signe que Kin-Bopeto ne réussira jamais, parce que n’ayant ni le programme ni le budget. Avec cette alerte lancée par Néron Mbungu, note L’AVENIR, il est donc impérieux de de s’arrêter quelque part, évaluer puis établir les responsabilités. D’où de conclure : « La capitale du pays de Félix Tshisekedi mérite mieux ».
Alors que sur ce même sujet, LE PHARE titre : « Ngobila va échouer : étonnante prédiction de Néron Mbungu ». Il y a une guerre ouverte entre le gouverneur de la ville de Kinshasa et son adjoint. En effet, ce dernier a fait une étonnante prédiction, le week –end dernier, à visage découvert sur la suite de l’opération Kin –Bopeto », en martelant que le gouverneur de la ville va échouer lamentablement, rapporte ce tabloïd. Victime d’un lynchage médiatique, annonce LE PHARE, Gentiny a préféré envoyer au front, pour la réplique, son ministre et porte-parole du gouvernement provincial, Charles Mbuta Muntu. Les observateurs se demandent au regard des flèches empoisonnées décochées de part et autre, comment vont se terminer les hostilités ouvertes entre le gouverneur de Kinshasa et son adjoint, poursuit-il avant de s’interroger : «Des médiateurs vont-ils entrer en scène pour calmer la tempête ou va-t-on laisser la situation pourrir irrémédiablement ». Il s’agit pour ce journal, d’un dossier à suivre.
« Néron Mbungu se déchaîne contre Ngobila ! », titre en ce qui le concerne FORUM DES AS. Dès lors qu’un vice-Gouv critique publiquement son titulaire, d’aucuns pensent qu’il se pose un problème d’éthique, souligne notre confrère qui note par ailleurs que « C’est avec un ton sévère que Néron Mbungu, vice-gouverneur de la ville de Kinshasa, critique sans la moindre retenue, son titulaire Gentiny Ngobila Mbaka, dans le Magazine « Bosolo Na Politik officielle ». De la gestion de la très vaste capitale congolaise aux relations avec le premier des Kinois, le député provincial élu de la commune de Kisenso a déversé sa bile.
Pour FORUM DES AS, « Dès lors qu’un vice-gouverneur s’en prend à son titulaire sur les médias, ou la place publique, d’aucuns pensent que cette posture procède de la politique spectacle ».
A l’instar de LE LHARE, ce journal soulève également un certain questionnement : « Que va-t-il donc se passe par la suite ? Qu’en est-il de l’éthique dans la gestion des affaires de l’Etat ? Le linge sale ne devrait-il pas se laver en famille ? Avec quelles lunettes Gentiny Ngobila regardera-t-il désormais son adjoint ? »
Boni Tsala
Boketshu lance un message fort à Fatshi
Les combattants de la diaspora congolaise, Boketshu Wa Yambo et Commandant Esso lancent un message à Félix Tshisekedi, président de la République Démocratique du Congo.
ECIDé : Devos Kitoko appelle les militants à plus de vigilance
« Pour la première fois, depuis 1960, le peuple congolais a eu à voter un Président de la République et ce président, c’est Martin Fayulu Madidi ». Cette déclaration a été faite par Devos Kitoko, Secrétaire Général du parti politique Engagement Citoyen pour le Développement (Ecidé), le samedi 3 avril 2021, lors d’une matinée politique organisée dans le souci de la sensibilisation de leurs militants.
Mobilisés pour suivre le message de leur parti, plusieurs militants et partisans du parti cher à Martin Fayulu étaient venus de tous les coins de la ville de Kinshasa pour se retrouver devant le siège national de l’Ecidé, situé sur le boulevard triomphal. « Nous avons connu le projet cent jours, qui nous a montrés des voleurs. Toutes les personnes arrêtées dans le cadre de ce dossier ont été relâchées. Est-ce que vous le savez ? Comme ils vous ont vu dormir, ils nous ont fait sortir un autre projet des voleurs intitulé “Tshilejelu”. Chers amis, sachez que, le développement du pays, les travaux de construction du pays sont l’apanage du gouvernement de la République et non de la Présidence. Si vous voyez quelqu’un neutraliser le gouvernement, le parlement, il est resté seul, il lance des projets qui ne sont pas de ses compétences, cette personne-là construit ou elle vole ? Elle vole. C’est pourquoi, il faut ouvrir les yeux, ne soyez pas distraits », a dénoncé Devos Kitoko, en soulignant que le projet ‘’Tshilejelu’’ est un autre moyen pour détourner l’argent de l’Etat.
Parlant des prochaines échéances électorales, Devos Kitoko a insisté sur la nécessité de passer d’abord par les réformes à la Ceni car, selon lui, c’est la Ceni qui est à la base de toutes les crises des institutions. « Ce qu’il faut, c’est passer d’abord par les réformes en prenant la proposition de loi faite par le Président Martin Fayulu. Cette proposition ne doit pas être déposée à l’Assemblée Nationale, elle doit être traitée dans un cadre qui mettra au tour d’une même table trois parties, à savoir: Lamuka, FCC et Union Sacrée », a-t-il indiqué, en soutenant que cette Assemblée Nationale est corrompue et ne fera pas passer une telle proposition.
Selon Devos Kitoko, le Bureau de la Ceni ne doit pas avoir des politiciens, il doit être composé des confessions religieuses, de la société civile ainsi que des mouvements citoyens. Le secrétariat exécutif doit être scindé en trois directions, à savoir, la direction chargée des opérations, direction technique et logistique et enfin, Il faut séparer cette structure. Les trois directions seront indépendantes et feront le rapport à la plénière. Les huit confessions religieuses doivent envoyer un membre chacune, La société civile doit envoyer aussi des représentants, Les membres de la société civile seront des adjoints.
D’ores et déjà, Devos Kitoko a rappelé la position du leader de son parti sur la constitution de la nouvelle équipe de la CENI. Pour l’Ecidé, la conduite de la centrale électorale ne doit plus être l’apanage des acteurs politiques. « Les politiciens doivent battre campagne et laisser la CENI être dirigée par les personnalités indépendantes », a-t-il avancé.
C’est vers la fin de son adresse que Devos Kitoko a annoncé une tournée dans toutes les fédérations de la ville de Kinshasa. Profitant de cette occasion, le SG de l’ECIDé a aussi annoncé l’ouverture de la vente des cartes pour le parti. Dès ce 15 avril, les portes des bureaux seront ouvertes pour recevoir tous ceux qui auront besoin d’acheter leurs cartes de membres. Les cartes seront venues selon les catégories des membres, les membres actifs auront une carte à 1$ (2.000FC), les cadres à 10$ (20.000 FC) et membres d’honneur à 50$ (100.000 FC).
Steve Ilunga
La prospérité
Critik Infos : Fatshi hérite d’un pays vandalisé et d’une économie massacrée
Critik Infos de ce mardi 6 avril 2021 – Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo avec l’analyste politique Christian Bosembe – Sujet : Fatshi hérite d’un pays vandalisé et d’une économie massacrée.
Ramazani Shadary soupçonné de flirter avec l’Union sacrée
C’est une révélation surprenante. Le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), ancien parti au pouvoir aujourd’hui dans l’opposition est déjà très instable depuis peu. Le Secrétaire Permanent, Emmanuel Ramazani Shadary voit sa gestion du parti décriée par les nombreux autres cadres et militants. À cela s’ajoute le silence mythique et légendaire de Joseph Kabila qui semble ne rien arranger du tout. Comme si cela ne suffisait pas, Politico vient de tomber sur un audio au contenu explosif sur un entretien téléphonique, une conversation attribuée par nos sources au Secrétaire Permanent Adjoint Ferdinand Kambere et à Dunia Kilanga, Secrétaire National du PPRD. Un contenu qui vient éclabousser Emmanuel Ramazany Shadary, actuellement deuxième personnalité de ce parti après Joseph Kabila.
On y apprend que Shadary s’est rapproché ces jours-ci d’Adolphe Lumanu qui, selon des propos rapportés par Dunia Kilanga, « a traversé à l’Union sacrée ». Shadary est accusé de se rendre secrètement chez Lumanu pour se diriger ensemble, sans gardes du corps, dans des destinations inconnues.
« Ça fait trois à quatre jours, il commence à sortir le matin. Il va chez Lumanu à la maison. Ils entrent dans le véhicule de Lumanu. Il laisse ses gardes à lui chez Lumanu. Les deux sortent et partent. Or, il y a une à deux semaines, le SP (Secrétaire Permanent, donc Shadary, ndlr) a dit à moi que Lumanu a traversé. Mais ils sont devenus ces jours-ci des grands amis. À la dernière réunion du FCC, c’est Lumanu qui a parlé au nom de Shadary », explique Dunia Kilanga à Ferdinand Kambere qui lance à son tour en swahili : « Que Dieu nous aide ». Authentique.
Les malaises sont aussi dans les chefs des autres cadres du PPRD. Dans un groupe whatsapp, Yves Kisombe, cadre du PPRD et ancien Vice-ministre des Affaires étrangères sous Joseph Kabila, ne cache pas son pessimisme quant à l’avenir de leur Parti. Il estime que l’opinion a le « droit » de savoir que « les intérêts personnels, source de guerres intestines, sclérosent le parti et que l’immobilisme le plonge dans le coma. Si cela peu provoquer un sursaut, tant mieux ». Il souligne malheureusement « ne rien voir de bon à l’horizon pour le PPRD » son Parti.
La galère de Kambere et de Kilanga
Tout est parti des jérémiades de Dunia Kilanga qui insiste être dans une situation financièrement intenable. “Nous souffrons. Moi je souffre. Je ne veux pas que les gens sentent ça”, persiste le Secrétaire national du Parti de Joseph Kabila. En toile de fond, la gestion des finances du Parti. À l’en croire, l’argentier de Joseph Kabila, Moïse Ekanga, lui a dit “n’être pas d’accord avec la manière dont le Parti marche. On donne les moyens, on ne voit pas ce que ça sert”.
Cette galère est également partagée avec Ferdinand Kambere, l’un des secrétaires permanents du PPRD. Il dit son regret de n’être pas en mesure de trouver des collations pour les journalistes après leurs activités. “C’est une humiliation”, reconnaît-il. Pour illustrer davantage sa disette, Ferdinand Kambere fait savoir qu’il n’a plus de collaborateurs, faute de moyens.
Stéphie MUKINZI
Politico.cd
Maman Bipendu avoue : « Nous avons commis des erreurs qui ont des répercussions jusqu’à présent »
Mère Bipe alias Bipendu Ngalula du groupe Nzoï et employée de la RTNC nous a fait l’honneur d’être dans Entre Nous pour Les Légendes…
La NOGEC appelle à la mobilisation de la population pour la destitution de Sama Lukonde
C’est après un constat de 68 jours sans Gouvernement et 164 jours sans Conseil des ministres, note-t-il, que le regroupement politique Nouvelle Génération pour l’Emergence du Congo (NOGEC) a invité la population, ce lundi 5 avril dans un communiqué de presse, à se mobiliser en vue de la destitution du Premier Ministre Sama Lukonde.
La NOGEC estime qu’à l’heure actuelle, le trésor public priorise uniquement les dépenses exorbitantes de la Présidence de la République, des deux Premiers ministres en fonction et de quelques institutions privilégiées. Cette situation, argue-t-elle, qui paralyse complètement le pays, occasionne la flambée effrénée des prix des biens de première nécessité, au préjudice de la population.
“Le pays est pris en otage par un groupe de compatriotes, réunis autour de l’Union dite Sacrée, qui ne se soucient que de leurs intérêts égoïstes ainsi que ceux de leurs familles, au détriment de la grande masse paupérisée”, relève la NOGEC.
Le regroupement membre de l’opposition fait l’observation suivante : “La nouvelle majorité tant vantée, n’était qu’un leurre destiné à replonger le pays dans une profonde crise politique et sociale, car elle se révèle aujourd’hui incapable de doter le pays d’un Gouvernement légitime, 49 jours après la nomination du nouveau Premier ministre, censé être issu de la même majorité”.
Ainsi donc, la NOGEC de Me Constant Mutamba a appelé à la mobilisation générale de la population afin d’obtenir la démission du nouveau Premier Ministre car, estime-t-elle, ce dernier ne dispose pas de majorité parlementaire qui puisse permettre de former son Gouvernement.
Hervé Pedro
Politico
Assemblée provinciale du Tanganyika : le bureau visé par des pétitions, la police déployée
Tous les cinq membres du bureau de l’assemblée provinciale du Tanganyika sont visés par des pétitions de déchéance. Depuis une semaine, des policiers ont été déployés dans le périmètre du bâtiment qui abrite cette assemblée. Un véhicule de la police est placé à l’entrée principale, empêchant tout accès. Le bureau ne fonctionne pas.
Tout a commencé le 29 mars dernier, la veille de l’ouverture de la session de mars à l’assemblée provinciale du Tanganyika. Neuf députés provinciaux débarquent à l’assemblée provinciale avec deux pétitions visant le président du bureau, Joseph Lulu Kitenge, et le vice-président, Alvard Kaluta.
Le lendemain, un dispositif policier impressionnant assiège les installations de l’assemblée provinciale. Toute accès à l’hémicycle est interdit.
Vers 9 heures, arrive le député provincial Nyembo Kalombola Gentil, qui réussit à passer après des heures de discussions avec les éléments de la police. Il dépose des pétitions visant les trois autres membres.
Depuis, le dispositif policier reste visible dans le périmètre de l’assemblée provinciale.
Le 30 mars, le président du bureau organise la cérémonie d’ouverture de la session de mars à l’Hôtel TCHAM et pas dans les installations de l’assemblée provinciale.
Depuis, les députés sont divisés sur la légalité de cette cérémonie, organisée par un président visé par une pétition.
Radio Okapi
Denis Kambayi fait des graves révélations sur FCC, Union Sacrée, Panique à Kin, Ngobila et Néron
Le sénateur Denis Kambayi face à Christian Bosembe fait des graves révélations sur FCC (Front commun pour le Congo), Union Sacrée de la nation, Panique à Kinshasa, Gentiny Ngobila et Néron Mbungu.
Olivier Kamitatu salue la nomination de Dieudonné Bolengetenge au secrétariat général d’Ensemble pour la République
Nommé secrétaire général du parti Ensemble pour la République, Dieudonné Bolengetenge Balea reçoit les félicitations et encouragements des cadres de son parti, au rang de ceux-ci, on note celles de Olivier Kamitatu Etsu.
A en croire le porte-parole du chairman Moïse Katumbi Chapwe, la nomination de Bolengetenge est un choix d’efficacité.
« Par la nomination de Dieudonné Bolengetenge Balea comme secrétaire général de Ensemble pour la République, Moïse Katumbi a fait le choix de l’efficacité pour le lancement du parti. Dans les prochains jours, la désignation des coordonnateurs provinciaux marquera le démarrage de la campagne nationale d’adhésion », dit-il sur Twitter.
Par la nomination de @bolengetenge comme Secrétaire Général de #Ensemble, @moise_katumbi a fait le choix de l’efficacité pour le lancement du parti. Dans les prochains jours, la désignation des coordonnateurs provinciaux marquera le démarrage de la campagne nationale d’adhésion. pic.twitter.com/hgiTjKRlrH
— Olivier Kamitatu Etsu (@OlivierKamitatu) April 5, 2021
Dieudonné Bolengetenge n’est pas une nouvelle figure dans la scène politique congolaise, l’homme traine une expérience accrue pour avoir été, peu avant sa nomination au secrétariat général de Ensemble pour la République, coordonnateur provincial de Lamuka, secrétaire exécutif national du Mouvement congolais pour la renaissance (MCR), et secrétaire exécutif national du Mouvement social pour le renouveau (MSR).
Originaire de la province de Tshopo, sa nomination démontre la détermination de Moïse Katumbi, de fédérer toutes les intelligences sans tenir compte d’appartenance géolinguistique.
Théo Démosthène Kalubi
Ouragan fm











