Le Président Gabriel MOKIA demande au Président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi de tenir à l’œil le Général Kasongo qui fait obstruction à l’exécution des réquisitions du Parquet.
Kinshasa-Doha : Félix Tshisekedi charme le patronat qatari
En marge de sa visite de travail à Doha, capitale au Qatar, le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, a échangé avec les hommes d’affaires du Qatar dans le cadre d’un forum d’affaires qui a réuni les hommes d’affaires Qatari et congolais. Le vice-président de la chambre de commerce du pays hôte, Mohammed Bin Amed, a félicité et remercié Félix Tshisekedi pour sa vision, laquelle ouvre son pays au monde des affaires, précisément aux investissements Qatari. Au nom de ses pairs, le représentant des investisseurs Qatari a exprimé la volonté et le besoin d’investir en République démocratique du Congo dans différents secteurs, avec un point d’honneur sur l’agriculture.
Dans son discours d’ouverture de la session, le chef de l’Etat a présenté les différentes opportunités d’affaires qu’offre la RDC. De l’agriculture aux mines en passant par l’énergie, le tourisme et l’environnement, le président de la République a énuméré les secteurs attractifs. Un accent particulier a été mis sur le domaine de l’immobilier avec le besoin pressant de construction des établissements d’enseignement scolaire en soutien à la gratuité de l’enseignement décrétée il y a deux ans. Faisant un état des lieux de l’environnement des affaires dans le pays, Félix-Antoine Tshisekedi a rassuré ses interlocuteurs de sa volonté et des efforts du gouvernement pour la sécurisation de leurs investissements. Il a, entre autres, évoqué la mise en application de plusieurs textes légaux régissant le secteur, lesquels protègent au maximum les investissements directs étrangers. « Nous avons certes quelques soucis de sécurité dans certains coins du pays comme dans l’Est, mais nous travaillons tous les jours pour arriver à une sécurisation totale de nos populations, de leurs biens et de ceux qui ont choisi la République démocratique du Congo comme seconde patrie ou destination d’affaires », a conclu le président de la République.
A la suite du chef de l’Etat, le directeur général de l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI), Anthony Nkinzo a fait une présentation détaillée, secteur par secteur des opportunités que propose la RDC ainsi que le mécanisme mis en place par les autorités pour assurer la protection de leurs investissements. Les deux heures d’échanges entre les deux parties ont abouti à la volonté commune de jumelage entre les hommes d’affaires congolais et Qatari tel que voulu par le chef de l’Etat. A son entrée comme à sa sortie, le Président Félix Antoine Tshisekedi a été reçu par une haie d’honneur de la part des hommes d’affaires Qatari.
Le potentiel
Le FCC en guerre contre Ngoyi Kasanji : la proposition de loi sur la révision du règlement intérieur de l’AN au cœur de la polémique !
Le Font commun pour le Congo s’oppose à la proposition de loi initiée par le député Ngoyi Kasanji sur la révision du règlement d’ordre intérieur de l’assemblée nationale. Ladite proposition, une fois adoptée, va donc permettre aux députés de changer le groupe parlementaire au cours d’une législature.
« J’ai introduit la modification du règlement intérieur. C’est prévu parmi les matières à traiter au cours de cette session parlementaire. Le règlement d’ordre n’est pas statique. Tout est à requalifier. Nous n’allons pas rester non-inscrits étant donné que nous prévoyons la modification de cette disposition. Le compteur est à zéro. La mosaïque PPRD est à ce jour au-delà de 50 députés »n a dit Ngoyi Kasanji.
Et Ferdinand Kambere de répliquer : « Une république ne peut pas fonctionner sur base d’instabilité. On viole les lois, après avoir violée il faut chercher que ces lois s’adaptent au désordre crée. La vérité est qu’il y aura plus de 100 députés qui ne seront plus gérés par les groupes parlementaires. Il y a des députés qui sont restés fidèles à nous. On déplore cette façon de faire. On vote le règlement au début de la législature ».
Pour rappel, la majorité au niveau du parlement a basculé depuis la vague de l’union sacrée, vision impulsée par le Chef de l’Etat. Le changement de camps observé a également entrainé la chute de deux bureaux remplacés par la suite par les membres de l’Union sacrée. Un groupe important dans cette nouvelle majorité est constituée de députés issus de la mosaïque PPRD, parti de Joseph Kabila.
4pouvoir
Masolo Na Député : Bosco Ntaganda, Guerre à l’EST. Ba révélations ebimi ?
Masolo Na Député du 01 avril 2021 – Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo avec l’honorable député Eliezer Ntambwe – Sujet : Bosco Ntaganda, Guerre à l’EST. Ba révélations ebimi ?
André Atundu : « Participer au gouvernement Sama est inacceptable… »
Haut cadre et communicant du Front commun pour le Congo (FCC), André-Alain Atundu estime que la proposition de participer au gouvernement Sama Lukonde est tout simplement » une humiliation qui ne vaut pas la peine « . Dans un échange à bâtons rompus avec la presse, mardi 30 mars à Kinshasa, l’ancien porte-parole de l’ex-Majorité présidentielle fait savoir que cette proposition est moralement inacceptable pour la plateforme chère à l’ancien Président de la République Joseph Kabila.
» Cette prise de position était tout à fait prévisible. Du point de vue de la logique et du point de vue de l’éthique professionnelle et morale. Sur le plan de la logique, l’Union sacrée de la nation était comme un antidote de la coalition FCC-CACH, dont l’objectif était de tuer le FCC. Et donc, logiquement, nous ne pourrions participer à un gouvernement dont la finalité est de prouver que le FCC n’avait rien fait durant les deux années de coalition « , a indiqué Alain-André Atundu.
Et moralement, poursuit-il, « la proposition de participer à ce gouvernement est inconcevable parce que c’est comme un conjoint repoussé qui va assister aux noces de celui qui l’a répudié. C’est une humiliation qui ne vaut pas la peine ».
Atundu ne s’arrête pas là. Bienau contraire, il se pose la question, de savoir s’il s’agit d’une proposition cynique pour combler l’humiliation qu’était la rupture de la coalition FCC-CACH au détriment du FCC ou bien, peut-être, un calcul politique pour justifier le retard pris par la formation du Gouvernement Lukonde. Et, plus tard, si nous faisons partie, pour justifier tous les échecs. Voilà ces deux raisons essentielles qui ont motivé la non-participation du FCC.
« C’est une clarification de notre position. Nous avons pris acte de la rupture de la coalitionFCC-CACH, nous avons pris acte de toutes les incriminations faites au FCC et nous avons tiré les conclusions. Et la conclusion, c’est qu’après ces incriminations, dont n’a pas été lavé le FCC, il est indécent et immoral de participer à ce gouvernement. Quelle image donnons-nous à nos militants? Des gens qui ne savent rien, qui courent derrière le pouvoir pour le pouvoir », enchaine Alain-André Atundu.
UNE OPPOSITION CONSTRUCTIVE
Le FCC, souligne André-Alain Atundu, applique une opposition constructive et Républicaine.
« Ce n’est pas un objectif digne d’intérêt d’Etat, de la démocratie que de bloquer ceux qui ont trahi, les dissidents qui sont partis ou de bloquer le Gouvernement. Nous sommes sincères. Nous affichons un comportement loyal à la démocratie. On peut vouloir le bien du peuple en ne participant pas au Gouvernement ? Suivez mon regard », renchérit le communicant de l’ex-Majorité.
Et de poursuivre : « Ceux qui sont au pouvoir aujourd’hui, l’UDPS pour ne pas la citer, ont prétendu défendre l’intérêt du peuple tout en ne participant à aucun Gouvernement. Donc, il est important que nous puissions exploiter cette expérience pédagogique de passation pacifique de pouvoir et du rôle que doit jouer une majorité démocratique. Il est important que nous puissions tirer les leçons de cette période. Nous ne sommes pas les ennemis de la République parce que nous ne participons pas au Gouvernement. Nous ne sommes pas les ennemis de la République parce qu’on nous a volé notre majorité. Nous sommes des compatriotes, des nationalistes qui se battent pour que le pays devienne plus démocratique, plus gouvernable, plus vivable selon le sens politique du combat de notre autorité morale, Joseph Kabila ».
Dans un ton sévère, Alain-André Atundu déclare que ceux d’entre les membres du FCC qui, tentés par la course au partage des postes illégitimes, qui se retrouveront dans ce gouvernement, le seront donc en contradiction avec les valeurs et options de la famille FCC. Somme toute, le FCC se devait de fixer l’opinion quant à ce. « Ceci dit, nous travaillons pour un meilleur positionnement de Joseph Kabila en 2023 », conclut André-Alain Atundu.
Didier KEBONGO
Forum des as
Avec le FCC et Lamuka : l’opposition à Félix Tshisekedi a désormais un visage
A charge pour la kabilie de se restructurer, en tenant compte de l’échec de la formule qui consiste à miser sur le nombre.
Plus de flou quant à l’opposition en RD Congo. A la suite de la sortie médiatique du Front commun pour le Congo (FCC), qui a officiellement formalisé sa position depuis l’entame de la semaine en cours. L’opposition au pouvoir du Président Félix Tshisekedi s’est finalement dessinée. Ce dernier devra, désormais, faire face au camp de l’ancien Chef de l’Etat Joseph Kabila qui a quitté la « résistance » pour emboucher la trompette d’opposant.
Bien avant la mue du FCC en opposition, l’opinion se rappelle qu’il n’y avait que Lamuka qui, depuis le quinquennat en cours de Félix Tshisekedi, s’affichait comme le camp de l’anti-pouvoir. Evidement, la posture de cette plateforme politique portée par le tandem Fayulu-Muzito a longtemps été sujette à controverse, dans la mesure où Lamuka se réclamait du pouvoir tout en posant des actes d’opposition par rapport à l’administration Fatshi. Car, Fayulu n’avait de cesse de revendiquer la victoire de la présidentielle du 30 décembre 2018, contestant ainsi celle de l’actuel Chef de l’Etat. Mais, en même temps, l’autoproclamé vainqueur de ladite élection continuait à s’opposer au Pouvoir en place jugé par lui « défait ».
Evidement, ce statut politique de Lamuka, on ne peut plus clair-obscur, a quelque peu profité à Félix Tshisekedi qui a joué sa partition. Mais avec le recul du temps, l’opinion tant nationale qu’internationale peut, désormais, acter que face au pouvoir légal ou de fait, du point de vue de Lamuka, ce denier est bel et bien dans l’opposition face au pouvoir de Tshisekedi.
A ce jour, il s’avère que Martin Fayulu et son coéquipier Adolphe Muzito, ne sont plus les seuls opposants, après le départ de deux de leurs anciens compagnons, Moïse Katumbi Chapwe et Jean-Pierre Bemba Gombo qui ont rejoint la nouvelle majorité parlementaire recomposée. En d’autres termes, Lamuka devra désormais mener sa lutte soit aux côtés, soit avec le FCC. La spécificité ici est que plus de deux ans après le scrutin du 30 décembre 2018, le camp Fayulu continue à revendiquer la Présidence de la république. Cependant, il s’avère que dans les faits, Lamuka se trouve bel et bien dans l’opposition face au pouvoir qu’il combat depuis janvier 2019.
Et donc, les rangs de l’opposition s’élargissent aujourd’hui avec le FCC qui s’y situe le plus formellement possible depuis le début de cette semaine. Voilà qui apparait comme un élément nouveau dans le paysage politique de la RD Congo, quand on sait que jusqu’il y a peu, la famille politique du Président de la république honoraire, Joseph Kabila, déclarait détenir ou contrôler encore la majorité parlementaire, après la rupture de la coalition avec le Cap pour le changement (CACH), ayant débouché sur une nouvelle majorité estampillée Union sacrée de la nation (USN).
LE FCC FACE A l’IMPERATIF DE LA RESTRUCTURATION
Pour si peu que cela paraisse redondant, le FCC est bel et bien dans l’opposition. A preuve, il a ouvertement déclaré ne pas du tout intéressé par le Gouvernement Sama Lukonde en gestation. Au bas mot, la famille politique de Joseph Kabila a dit niet au futur Exécutif, le premier de la nouvelle majorité parlementaire acquise à la cause du Président Félix Tshisekedi.
Cependant, nombre d’analystes pensent qu’au-delà de son choix pour l’opposition, le FCC se trouve devant l’impératif de choix de postulats de son nouveau statut. Hier au pouvoir et aujourd’hui dans l’opposition, cette conversion du FCC ne doit pas être considérée comme un simple jeu de dam. Si le départ de plusieurs anciens députés FCC pour l’Union sacrée de la nation doit être perçu comme un « échec » ou une défaillance de casting, alors ceux qui sont restés à bord du navire doivent considérer ces transhumances en vagues successives comme étant une opportunité.
C’est ici que de nombreux observateurs de la scène politique congolaise exhortent les sociétaires du FCC à vite penser à la restructuration de leur label.
Ce réaménagement devra tenir compte de l’insuccès de la formule du chiffre ou du nombre. Car, à la lumière de ce qui se passe actuellement, miser seulement sur le nombre n’est pas forcément une stratégie porte-bonheur. Une chose est d’avoir plus de la moitié de l’ensemble des 500 députés qui composent l’Assemblée nationale. Mais le plus important est de savoir combien croient réellement en leur nouvelle appartenance ? Il semble que l’actuel Chef de l’Etat en sait quelque chose, après son initiative sur la formation d’une nouvelle majorité parlementaire.
Secret de polichinelle, après rupture en décembre dernier, de la coalition FCC-CACH, de la formation subséquente de la nouvelle majorité parlementaire, près de 380 députés nationaux ont adhéré à l’initiative du Président Félix Tshisekedi.
Reste à savoir, combien ont intégré l’Union sacrée de la nation par conviction ? Là est donc toute la question. Mais toujours est-il que nombreux avaient dit oui à cette démarche du Chef de l’Etat, dans l’espoir de participer au Gouvernement. Conséquence, le successeur de Joseph Kabila se trouve à ce jour, devant une situation difficile de gestion de ses nombreux nouveaux alliés. Cette difficulté d’arbitrage a produit un retentissement sur la formation. Trois mois après le divorce FCC-CACH, la sortie de l’Exécutif Sama Lukonde procède, ce jour, à un jeu de devinette. Personne ne sait parier ni sur le jour ni sur l’heure. Comme pour dire, avoir tout le monde avec soi, n’est pas forcément le gage d’un triomphe.
Grevisse KABREL
Forum des as
IGF victime de son combat et de sa lutte : Les suspects passent à l’offensive
Critik Infos du 31 mars 2021 – Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo avec l’analyste politique Christian Bosembe – Sujet : IGF victime de son combat et de sa lutte : Les suspects passent à l’offensive.
Le « RAÏS » devenant commandeur des opposants avec 142 députés : Kabila, porte-parole de l’opposition ?
D’ores et déjà, le FCC entend mener une opposition républicaine.
Rentré à Kinshasa au terme d’un séjour de dix jours à Lubumbashi, durant lequel il a échangé avec Joseph Kabila, le coordonnateur de la cellule de crise du FCC, essaye de réorganiser ce qui reste de la famille politique de l’ancien Président de la République. Ce, après la transhumance qui a vu certains de ses lieutenants traverser la rue avec armes et bagages. Raymond Tshibanda a entrepris depuis quelques jours, des rencontres avec les chefs des partis et regroupements politiques encore fidèles à l’ancien Raïs.
Le Coordonnateur de la cellule de crise a présidé, hier mardi 30 mars à Kinshasa, une réunion avec les groupes parlementaires où il a été établi que le FCC contrôle 5 groupes parlementaires contre 8, tandis que Lamuka, MLC et Ensemble en disposent que 3 groupes à l’Assemblée nationale.
Au niveau comptable, l’opposition est au-delà de 150 députés, dont 142 députés FCC fidèles à Kabila et 7 non-inscrits. A ces derniers, il faut ajouter ceux qui dans Lamuka, ne se reconnaissent pas dans l’Union sacrée. Tout compte fait, avec plus de 150 élus, le FCC fidèle à Kabila et les autres courants de l’opposition constituent ce qu’on appelle la minorité de blocage.
Du point de vu des observateurs, c’est la première fois, de toute la législature, que l’opposition arrive à ce chiffre-là. Car, très souvent, elle comptait à peine 100, 110, 120 voire 130 députés.
KABILA PORTE-PAROLE DE L’OPPOSITION ?
Dans sa nouvelle posture de locomotive, le FCC entend faire de l’opposition constructive, une force de soutien à ce qui va dans le sens du progrès du pays. « On ne va pas faire de la complaisance. On va rejeter tout ce qui ira dans le sens d’affaiblir, d’avilir le pays », soutient un cadre du FCC. C’est-à-dire une opposition qui va encourager ce qui est bon pour le pays, qui va combattre tout ce qui est de nature à tirer le pays vers le bas.
Forts de leur nombre, les députés de l’anti-pouvoir, membres du FCC, se considèrent, désormais, en situation légitime de revendiquer le poste de porte-parole de l’opposition.
Lors de la plénière de l’Assemblée nationale du lundi 29 mars, consacrée à l’adoption du projet de calendrier de la session en cours, le député PPRD Jean Kimbunda, a insisté sur l’inscription de la désignation du porte-parole de l’opposition parmi les points à examiner au cours de ladite session.
Avec le quitus de la plénière, le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso, n’a trouvé aucun inconvénient pour valider la proposition de l’ancien gouverneur de la ville de Kinshasa.
S’il faut s’en tenir au critère de poids numérique à la Représentation nationale, il ne fait alors l’ombre d’aucun doute que le fauteuil de porte-parole de l’opposition devait revenir au Front Commun pour le Congo, resté fidèle à Joseph Kabila, qui compte plus ou moins 150 députés.
On rappelle qu’après la requalification de la majorité au niveau de l’Assemblée nationale, en faveur de l’Union Sacrée initiée par le président de la République, Félix Tshisekedi, les caciques de la kabilie qui ont levé l’option de ne pas entrer dans le gouvernement Sama Lokonde, revendiquent le poste de porte-parole de l’opposition.
Dans une sortie médiatique, un haut cadre du FCC, Lumeya Dhu Malegi, a laissé entendre qu’il n’y a aucune honte si Joseph Kabila devient le porte-parole de l’opposition. L’élu de Kikwit estime que leur camp politique devait être preneur de cette fonction pour y imprimer sa marque. «Nous avons géré le pays, nous n’allons pas spéculer», a-t-il affirmé.
La procédure pour la désignation du porte-parole de l’opposition n’est jamais arrivée à terme suite aux dissensions internes qui ont caractérisé l’opposition anti Kabila durant les deux dernières législatures de la troisième République, (2006 et 2011).
Le Front commun pour le Congo qui se montre uni autour de son chef de file, Joseph Kabila, dit avoir tous les atouts nécessaires pour occuper le poste de porte-parole de l’opposition. La seule question est de savoir comment Joseph Kabila, une fois désigné porte-parole de l’opposition, devra cumuler son statut de président honoraire, de sénateur à vie et celui de porte-parole de l’opposition, avec tous les avantages liés à ces trois statuts?
Toutefois, une proposition de loi sur la révision de la loi portant statut des anciens présidents de la République élus, initiée par le député national MLC, Jacques Djoli, est retenue parmi les matières à traiter au cours de la présente la session ordinaire de mars. Ainsi, la question posée ci-dessus pourrait être finalement résolue.
Positionné dans l’opposition avec un porte-parole, le FCC pourrait donc faire front avec les frustrés de l’Union Sacrée de la nation, après la sortie du gouvernement, pour faire passer les lois sur les réformes électorales au niveau de l’Assemblée nationale.
A l’instar de Lamuka et du G13, le FCC avait exigé, par la bouche de Ferdinand Kambere, la réforme de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), avant le choix de ses animateurs.
Dans le cadre de la réforme électorale, la proposition de loi sur la modification de la loi électorale, dénommée loi Lokondo, et la proposition de loi sur la réforme de la CENI initiée par le député Christophe Lutundula figurent dans le lot de matières à examiner durant la session en cours.
Dans ce même registre de réformes envisagées, le député Delly Sesanga a également plaidé pour l’examen de la pétition portant sur révision de la Constitution, déposée par son parti Envol à l’Assemblée nationale. Cette proposition de révision constitutionnelle a la particularité de ramener l’élection présidentielle à deux tours.
Eric WEMBA et Didier KEBONGO
Forum des as
Revue de presse de ce mercredi 31 mars 2021
L’appel lancé par le speaker de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso, invitant au patriotisme les personnes impliquées dans l’insécurité qui prévaut à l’Est, n’a pas fini de faire couler l’encre dans les colonnes des journaux paraissant à Kinshasa.
L’Agence congolaise de presse (ACP) rapporte que le 1er vice-président de l’Assemblée nationale explicite les grands points de l’appel de Christophe Mboso. Jean-Marc Kabund A Kabund a dans un communiqué fait ressortir que c’est dans un élan de solidarité et par compassion doublées de patriotisme aux populations meurtries des provinces de l’Est, que le speaker de l’Assemblée nationale a lancé cet appel patriotique exhortant tous les Congolais qui collaborent de près ou de loin avec les groupes armés de les quitter définitivement pour prouver leur attachement à la patrie. Cet appel va au-delà de la volonté d’indexer un groupe d’individus.
En dénonçant l’implication des acteurs politiques congolais dans les atrocités à l’Est, « Mboso fait tomber les masques ! », titre en manchette L’AVENIR. Le confrère rapporte, en effet, que le double jeu des Congolais dans l’insécurité à l’Est de la République a toujours fait la force de la stratégie des ennemis du peuple. En dénonçant, au cours de la plénière du 29 mars 2021, la duplicité de certains députés parmi les manifestants originaires du Grand Kivu contre les tueries à Fizi, Masisi et consorts, le président de l’Assemblée nationale a fait tomber les masques des affairistes politiques qui financent ces massacres et viennent le jour crier pour que cessent la guerre à l’Est.
Dans le même registre, LE PHARE fait état des troublantes révélations des rebelles à propos de la guerre de l’Est. Selon le général Léon Kasonga, porte-parole de l’armée nationale, les rebelles capturés par les FARDC ont fait des révélations accablantes et troublantes lors des interrogatoires auxquels ils ont été soumis. Ces révélations sont axées sur l’identité des commanditaires des tueries, parmi lesquels il y aurait des politiciens, des hommes d’affaires et même des jeunes de mouvements citoyens.
Le confrère note que curieusement ces révélations rejoignent les propos du président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso N’Kodia, qui a interpellé à haute voix les élus de l’Est afin que ceux qui sont impliqués, de près ou de loin, dans les massacres de leurs concitoyens, mettent un terme à leurs activités maléfiques pour la nation.
Dans un autre article, LE PHARE fustige la fuite en avant du Premier ministre Sylvestre Ilunga au sujet des écoles fictives. Le confrère souligne que pendant plusieurs mois, ce chaos a été vécu au quotidien par le Premier ministre, qui est l’ordonnateur principal de toutes les dépenses du gouvernement et qui a assisté sans broncher à l’explosion du personnel non enseignant au détriment du personnel enseignant pourtant principal destinataire de la gratuité de l’enseignement.
Comment peut-il prétendre se réveiller aujourd’hui, lorsqu’il est démissionnaire, à la porte de sortie, pour demander à son ministre de l’EPST, Willy Bakonga, de désactiver cette maffia, s’interroge LE PHARE.
Ce journal soutient par ailleurs que Willy Bakonga doit s’expliquer. Le numéro un de l’EPST, qui a donné l’impression, tout au long du procès Secope, de n’être pas concerné par le dossier des incriminés, doit illico presto, expliquer à la nation l’existence de près de deux milles écoles fictives émargeant du budget national.
Sous le titre, « Joseph Kabila porte-parole de l’Opposition ? », FORUM DES AS rapporte que dans sa nouvelle posture de locomotive, le FCC avec 142 députés, entend faire de l’opposition constructive, une force de soutien à ce qui va dans le sens du progrès du pays.
Le confrère note que s’il faut s’en tenir au critère de poids numérique à la représentation nationale, il ne fait alors l’ombre d’aucun doute que le fauteuil de porte-parole de l’opposition devait revenir au FCC resté fidèle à Joseph Kabila, qui compte plus ou moins 150 députés. La question est de savoir comment Joseph Kabila, une fois désigné porte-parole de l’opposition, devra cumuler son statut de président honoraire, de sénateur à vie et celui de porte-parole de l’opposition avec tous les avantages liés à ces trois statuts.
St Théodore Ngangu
Critik Infos : Christophe Mboso et Noël Tshiani, les incompris. Que la vérité triomphe face à l’émotion
Critik Infos du 31 mars 2021 – Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo avec Christian Bosembe – Sujet : Christophe Mboso et Noël Tshiani, les incompris. Que la vérité triomphe face à l’émotion.
Innoss’B crache sur Fally Ipupa, Robinio et Gaz Mawete
En colère contre un Insragrameur, l’artiste Innoss’B a lancé une petite pique à Gaz Mawete en laissant entendre que celui-ci ne realise pas 1 million des vues. Le Jeune leader a reproché à cet instagrameur de vouloir faire de bonnes promotion pour Fally Ipupa mais publient des émissions ou articles compromettants sur lui.
La CPI confirme en appel la peine de 30 ans de prison contre Bosco Ntaganda
La Cour pénale internationale a confirmé sa décision mardi 30 mars. L’ancien chef de guerre et général de l’armée congolaise est reconnu coupable de 18 chefs d’accusation pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis en Ituri en 2002 et 2003. A l’époque, celui qu’on surnomme Terminator était l’un des chefs de l’UPC, une des milices impliquées dans la guerre civile. Il ne lui a été reconnu aucune circonstance atténuante.
Trente ans de prison, c’est la peine la plus lourde jamais infligée par la Cour pénale internationale. Il faut dire que la liste des crimes qui étaient reprochés à Bosco Ntaganda est longue : massacres, viols, esclavage sexuel, campagnes de déplacement forcés, enrôlement d’enfants-soldats… Ce chef de guerre était même accusé et a été reconnu coupable d’avoir tué un prêtre de ses propres mains.
Les juges d’appel ont confirmé que Bosco Ntaganda, chef militaire de l’UPC, avait joué un rôle déterminant dans les crimes commis par ses troupes en 2002 et 2003 en Ituri. C’est donc la fin d’une procédure judiciaire qui a commencé en 2006 quand la CPI émet un mandat d’arrêt contre celui qu’on surnomme Terminator pour sa brutalité, un mandat d’arrêt qui reste secret jusqu’en 2008.
A cette époque-là, Bosco Ntaganda n’est plus en Ituri, mais au Nord Kivu, il est l’un des chefs militaires de la rébellion du CNDP de Laurent Nkunda. Cette année-là, il est accusé entre autres d’un massacre à Kiwanja, un crime parmi d’autres pour lequel il est suspecté au Nord Kivu, sans jamais avoir été jugé.
L’année suivante, il devient général de l’armée congolaise, à la faveur d’un accord de paix. Bosco Ntaganda repart en rébellion en 2012 après des rumeurs d’arrestation. C’est la naissance du M23. Sa carrière d’éternel rebelle s’arrête en 2013 quand, menacé par ses anciens compagnons d’armes, il se rend de lui-même à l’ambassade des Etats-Unis à Kigali.
RFI
Gouvernement des «Warriors» : cadeau de Pâques ou poisson d’avril ?
Selon Augustin Kabuya, Secrétaire Général ad intérim du parti présidentiel (UDPS), le Président de la République a, avant de s’envoler pour Doha au Qatar, refusé d’apposer sa signature au bas de l’ordonnance portant nomination des membres du gouvernement Sama Lukonde dit des «Guerriers», le week-end dernier pour une seule raison : la faible représentativité de la femme. Certaines indiscrétions font allusion au dimanche de Pâques (4 avril 2021) comme date éventuelle de la fin de ce long suspense. Aussi, les commentaires vont-ils dans tous les sens.
Effectivement, plusieurs facteurs expliquent ce blocage de la publication du tout premier gouvernement made in Union Sacrée de la Nation qui est synonyme de la vision du Chef de l’Etat. Le pays navigue à vue faute de Conseils des ministres depuis pratiquement six mois.
La première cause est inéluctablement liée à la gestion des ambitions souvent démesurées dans quasiment tous les états-majors des partis et plateformes politiques. Se conduisant en roitelets, les chefs des partis et autorités morales mettent en avant leurs propres noms dans les listes déposées sur la table du Chef du gouvernement. Certaines têtes vomies par la population tiennent coûte que coûte à réintégrer la prochaine équipe gouvernementale. Ce qui est à l’opposé du renouvellement de la classe politique prôné par le fils du Sphinx de Limete de même que par le Premier Ministre qui, juste après sa nomination, a déclaré qu’une part belle serait réservée à la jeunesse et aux femmes dans son gouvernement.
Le deuxième facteur, c’est la contrainte liée à la réduction du nombre ou de la taille du gouvernement des «Warriors» alors qu’on observe une inflation des candidatures. Rien qu’à l’UDPS, plus de 80 individus s’empoignent pour un quota de 8 postes leur réservé. Ainsi, les marges de manœuvres de Sama Lukonde se rétrécissent-ils davantage. Pourtant, il a promis une réduction d’environ 30 % comparativement au gouvernement précédent. Histoire de réduire le train de vie de cette institution.
La troisième raison qui explique le retard de cette sortie, ce sont les consultations parallèles avec comme conséquence, le télescopage. Plusieurs centres d’impulsion : Félix Tshisekedi consulte, Jean Michel Sama consulte, Jean-Marc Kabund consulte, … C’est l’un des principaux facteurs de cet enlisement qui agace la population déjà plongée, depuis plusieurs années, dans la misère noire. «Le peuple d’abord» ne serait-il qu’un simple slogan ?
Le quatrième et dernier facteur, c’est le phénomène genre : la représentativité de la femme au sein du gouvernement. A ce sujet, la Constitution est aussi claire que l’eau de roche. En son article 14, alinéas 4 et 5, il est stipulé : «La femme a droit à une représentativité équitable au sein des institutions nationales, provinciales et locales. L’Etat garantit la mise en œuvre de la parité homme – femme dans lesdites institutions». Le Président de la République qui a promis une participation de la femme à hauteur de 30% dans le gouvernement des «Warriors», n’aimerait visiblement pas se contredire, ni se dédire.
Félix Tshisekedi et Sama Lukonde doivent travailler minutieusement à des réajustements ou réglages en tenant compte du critérium géopolitique et aussi de la jeunesse et des personnes vivant avec handicap. Un dosage fort complexe, certes. Alors que le peuple tétanisé par la situation sociale somme toute délétère attend, lui, de pied ferme, non pas un poisson d’avril, mais un beau cadeau de Pâques : la mise sur pied d’une équipe de combat pour attaquer à la racine l’essentiel des maux qui freinent le décollage de la RD. Congo.
La prospérité
Denis Lessie confiant déclare : « Ma personnalité dérange car ils sont hypocrites et Moi je suis vrai »
Le Pasteur Denis Lessie pour votre plaisir dans Entre Nous afin de retracer sa vie dans l’Église du Réveil, il parle de son église l’Arche de Noé et du profit des Autorités Congolaises sans oublier le non respect suites aux bavures des leader Chrétiens (entre hypocrisie et homos$exualité) Ainsi que la mort de son frère Charles Lessie…
Elections 2023 : contre le recensement, Bitakwira appuie Fayulu pour les réformes
L’ancien ministre, Justin Bitakwira se dit très favorable aux réformes avant la tenue des élections prévues en 2023. Bitakwira partage l’idée de Martin Fayulu, président de l‘Ecidé et coordonnateur de l’actuel de la coalition Lamuka.
« Tout ce que dit Martin Fayulu n’est pas négatif. Il faut qu’il y ait des réformes électorales. Normalement le recensement devrait avoir lieu après une période de 20 ans dans chaque secteur. S’il l’on commence maintenant ça peut nous prendre six ans », dit-il.
Pour rappel, Justin Bitakwira est l’une des premières personnalités du FCC à avoir adhéré à l’Union sacrée. L’ancien ministre s’était dit très flatté de la considération lui témoignait par le Président de la République.
4pouvoir
Accusé du détournement des fonds à l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Godé Mpoyi dément
Les députés provinciaux de Kinshasa, membres de l’Union sacrée de la nation, au total 17, ont déposé, le mardi 30 mars, la pétition contre le président du bureau de l’Assemblée provinciale, Godefroid Mpoyi Kadima.
Soupçonné du détournement des fonds et l’enrichissement illicite à travers le contrat d’achat des véhicules des députés, Godé Mpoyi balaye d’un revers de la main, ces accusations qui selon lui sont fausses.
« Il n’y a jamais eu détournement des fonds à l’ Assemblée Provinciale de Kinshasa. C’est une affaire privée avec quelques députés venus me voir pour que je monnaye ma signature et demande de l’argent au gouverneur pour le partager avec eux, pour leur acheter des véhicules et négocier pour eux des postes », a démenti le président de la première institution de Kinshasa.
Les pétitionnaires reprochent notamment au président de leur institution, l’enrichissement illicite à travers le contrat d’achat des véhicules des députés. A en croire les signataires de cette pétition, le concessionnaire avait acheté ces véhicules avec les fonds issus du crédit obtenu par l’Assemblée provinciale auprès de la banque Afriland First Bank alors que les députés provinciaux payent doublement les intérêts auprès de ce dernier et de ladite banque.
Gilbert Ngonga
24h











