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RDC: Lambert Mende prend la défense de la langue otetela dans le Sankuru

La population du Sankuru s’insurge contre la distribution dans sa province des manuels scolaires en lingala pour servir dans l’enseignement élémentaire. Au cours d’une conférence de presse à Kinshasa, Lambert Mende, député élu de cette entité, a comparé cette initiative à une démarche qui vise tout simplement à détruire la culture locale.

Pour le député Lambert Mende Omalanga, l’otetela est une langue parlée par plus de 90 % des populations du Sankuru. Et cette initiative du ministère de l’Enseignement primaire-secondaire et technique, a-t-il expliqué, est considérée par la grande majorité des ressortissants de la province comme une agression culturelle.

« Le lingala et même une autre langue nationale, peuvent, j’en conviens, être enseignées chez nous en option, à côté de la langue officielle qu’est le français. Mais l’otetela, notre langue maternelle doit demeurer la première langue d’apprentissage des enfants de Sankuru », assure Lambert Mende Omalanga.

Madame Wali Beladi Bobozo, responsable chargée du projet de l’amélioration de la qualité de l’éducation au ministère de l’EPST, pense qu’il y a mauvaise interprétation de la démarche appuyée par la Banque mondiale. « Nous ne faisons pas, nous n’imposons pas jusque-là une langue nationale. C’est notre Constitution qui nous dit que nous avons quatre langues nationales et le Sankuru se trouve dans cette zone qui est la zone tshiluba et lingala. Je précise que nous parlons ici des langues nationales et non des langues locales ».

Des sources au sien du ministère de l’EPST, affirment de leur côté qu’une telle réforme, déjà menée depuis 2016 dans l’ex-province orientale, a déjà produit des résultats positifs.

RFI

Kinshasa : la REGIDESO appelle les Kinois à la patience dans l’amélioration de la desserte en eau potable

La REGIDESO appelle les Kinois à la patience par rapport à l’amélioration de la desserte en eau potable. Selon le directeur chargé de la communication de cette entreprise, Emile Losambe, les deux grandes usines qui vont améliorer cette desserte dans la capitale sont en construction et seront inaugurées le 31 décembre 2021.

Entre temps, la REGIDESO demande à ses clients de payer régulièrement leurs factures et à l’Etat congolais de s’acquitter de sa dette de plus de 300 milliards de francs congolais (151 828 386,92 USD).

« Pour que nous puissions continuer à avoir de l’eau, nous distribuons le peu d’eau pour tous. On a 550 000 m3 sur une demande de 1 million. C’est pourquoi nous voulons sécuriser la production de l’usine de Ndjili qui est la plus grande, qui donne plus de 60% de l’eau dans le réseau de Kinshasa. Actuellement il n’y a pas d’eau à Kinshasa parce que cette usine a des problèmes. Quatre pompes posent de problème à son captage. Maintenant on est en train de tout faire pour nettoyer le captage pour éviter que les nouvelles pompes qui vont être installées puissent être bousillées par les saletés », a expliqué Emile Losambe.

La REGIDESO demande à tous les congolais désireux d’acheter l’eau potable du camion-citerne d’appeler au 4020.

Radio Okapi

En direct : Le débat du 18 février 2021

Suivez en direct le débat de ce jeudi 18 février 2021 : Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo sur Top Congo FM.

Procès Vital Kamerhe et Samih Jammal : la Cour d’appel sursoit l’instruction en attendant la décision de la Cour de cassation saisie sur renvoi de juridiction

Le procès mettant en cause Vital Kamerhe, Samih Jammal et Jeannot Muhima a repris le lundi 15 février 2021. La Cour d’appel a décrété la surséance en attendant que la Cour de cassation examine une requête aux fins de renvoi pour cause de suspicion légitime.

Contactée par ACTUALITE.CD, Me Arlette Odia, avocate de Samih Jammal, explique : « La Cour d’appel de Kinshasa/Gombe a ordonné la surséance parce qu’une des parties au procès dit ne pas avoir confiance en elle et trouve que les juges ne sont plus au milieu du village, les juges ont fait preuve de partialité et elle ne fait plus confiance en eux. Cette partie a décidé de suspecter pour demander à ce qu’on aille plaider devant une autre cour d’appel ».

Quant à la partie qui a sollicité le renvoi de juridiction, l’avocate fait savoir : « C’est parmi les parties qui ont été condamnées derrière Vital Kamerhe. Il y a eu Massaro, Soraya, Hamida, Daïda et le sixième nom là ».

Cette partie avait fait appel de la décision ayant condamné les prévenus. Mais cette procédure reste discutable sur le plan de droit, d’autant plus que la personne sus évoquée n’était pas partie au procès au premier degré. « Ça fait débat mais pour l’instant c’est comme ça que la situation se présente », reconnaît Me Arlette Odia.

Blaise BAÏSE
Actualite.cd

Haut-Katanga : Kyungu candidat unique à la présidence de l’Assemblée provinciale

Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président du bureau d’âge de l’assemblée provinciale du Haut-Katanga, a déposé sa candidature au poste de président du bureau définitif de cet organe délibérant.

La liste des candidats retenus aux différents postes rendue publique ce mercredi et jeudi 18 février 2021, renseigne qu’au total, 5 candidats ont postulé pour le bureau définitif de cet organe délibérant.

À la présidence, Gabriel Kyungu wa Kumwanza est candidat unique, à la vice-présidence, c’est le député Michel Katebe de l’Alliance des Mouvements du Kongolo (AMK) qui a postulé. Thomas Lupata Mudimbi de l’UDPS est candidat au poste de rapporteur et Jean-Paul Tshanda rapporteur adjoint.

La députée Yvonne Mwelwa, a quant à elle postulé à la questure.

Pour rappel, d’après le premier secrétaire de l’assemblée provinciale du Haut-Katanga, c’est ce vendredi 19 février que ces candidats vont battre campagne et l’élection est prévue le samedi 20 février. Le président du bureau d’âge Gabriel Kyungu, présidera la plénière.

Patient Lukusa
7sur7

Vital Kamerhe : le procès oublié ?

Marius Chez Vous- Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo avec Marius Muhunga – Sujet : le procès de Vital Kamerhe, ancien Dircab de Félix Tshisekedi et président de l’Union pour la nation congolaise (UNC) oublié ?

« La gratuité de l’enseignement se porte très bien » (Willy Bakonga)

« La gratuité de l’enseignement se comporte très, très bien et chemine très bien. Nous n’avons pas beaucoup de problèmes », affirme Willy Bakonga, ministre sortant de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST), invité du Magazine FACE-À-FACE spécial bilan du gouvernement Ilunkamba.

Cependant, reconnaît-il, « il y a, c’est vrai, beaucoup d’embûches, beaucoup de défis mais nous sommes en train d’y travailler ».

Gratuité, réforme planifiée

Par ailleurs, le ministre de l’EPST a tout de suite, tenu à signifier que cette importante réforme du secteur de l’éducation n’a pas été menée sur un coup de tête.

« Il y a des gens qui disent que la gratuité de l’enseignement avec le Président Tshisekedi n’a pas été suffisamment préparée. C’est faux, je le dis. Il y avait une table ronde au mois d’août 2019 qui avait tablé sur la question et des propositions profondes qui ont été faites. Elles ont notamment parlé de 2,4 milliards de dollars par an, comme prix à payer pour mettre en œuvre cette gratuité », note-t-il pour démontrer qu’il y a une planification.

« C’est vrai qu’on n’a pas ces moyens mais la détermination et la volonté clairement exprimée par le président de la république a changé beaucoup de chose. Aujourd’hui, nous sommes à la 2ème année de la gratuité (même si), on n’a pas eu à mobiliser 2,4 milliards dollars », pointe Willy Bakonga.

Imaginer des financements innovants

« Nous avons besoin, à côté de 2,4 milliards de dollars que nous devons mobiliser pour mener à bon port cette réforme, (imaginer) la possibilité des financements innovants puisque avec notre budget propre, nous ne sommes pas capables de financer la gratuité », indique le ministre de l’EPST.

« Nous devons collectivement prendre conscience et contribuer à l’effectivité de cette gratuité. Il n’y a pas d’un côté des acteurs et de l’autre des spectateurs, qui regardent, sifflent quand ça va ou ça ne va pas. Quelque soit la manière, nous devons tous contribuer à la mise en œuvre de la gratuité qui a permis à des millions d’enfants ( 4 millions en 2019 et 3 millions en 2020) de reprendre le chemin de l’école, surtout les enfants les plus démunis », souligne-t-il.

Financement de la gratuité

Au sujet de la question du financement de la gratuité, Willy Bakonga évoque un chiffre très en deçà des attentes annuelles.

« À ce stade, nous avons presque 35 millions de dollars déjà mobilisés surtout pour la paie des enseignants (et ce) en dehors de ce qui était payé avant. Nous n’avons pas eu beaucoup d’argent en dehors de la paie des enseignants », confie-t-il.

« Jusqu’en septembre 2019, nous avions 408 000 enseignants mais à partir de la mise en branle de la gratuité, nous sommes passés de 408 000 enseignants à 608 550 enseignants. C’est un grand défi. Nous avons 90 000 écoles, 25 millions d’élèves qui vont à l’école. Il y a augmentation exponentielle du volume de travail pour les bureaux gestionnaires, si bien qu’on passe de 4 à 10 agents. Ce qui veut dire que l’enveloppe globale de la gratuité est vraiment impressionnante », énumère Willy Bakonga sans dire combien tout cela a coûte au final.

La gratuité est non-négociable.

« La décision de la gratuité concerne toutes les écoles. Elle est non-négociable. Elle est appliquée dans toutes les écoles primaires même les écoles catholiques », assure le ministre de l’EPST en réponse à la question sur le « retour assumé » de la prise en charge des enseignants dans les écoles conventionnées catholique.

Et d’affirmer : « le cardinal Ambongo n’a jamais dit que les écoles primaires (catholiques) doivent faire payer quelque chose aux parents. Je lui ai fait comprendre que la gratuité de l’enseignement ne connait aucune entrave. Il n’y a aucune école qui devrait bénéficier d’un traitement spécial », tranche Willy Bakonga, qui insiste : « tout à été supprimé ».

Éric Lukoki

Gouvernement : les attentes de Christophe Mboso

D’après le Président de la Chambre basse du Parlement, Sama Lukonde devra s’attaquer à l’insécurité et à la corruption, tout en mettant le curseur sur la gratuité de l’enseignement, le social, la justice et l’économie

Nouvellement nommé à la tête du gouvernement de l’Union sacrée, le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde s’est entretenu, hier mercredi 17 février, avec le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso. L’occasion a été propice pour le numéro 1 de la Chambre basse de formuler ses attentes au formateur de l’Exécutif central. Selon lui, l’oiseau rare de l’Union sacrée devra s’attaquer à l’insécurité et à la corruption, tout en mettant le curseur sur la gratuité de l’enseignement, le social, la justice et l’économie.

La formation du nouveau gouvernement et les défis à relever ont constitué l’essentiel des échanges entre les deux personnalités. Au sortir de son audience avec le nouveau patron de l’Exécutif congolais, le speaker de la Chambre basse a déclaré devant la presse que le pays attend du nouveau Premier ministre, un gouvernement de « combat qui va porter des réformes dans les différents secteurs de la vie nationale pour que le Congo démarre ».

Le président de l’Assemblée nationale n’a pas manqué de féliciter le Premier ministre pour sa nomination à la tête du gouvernement de l’Union sacrée. «Je suis venu féliciter le Premier ministre du premier gouvernement de l’Union sacrée de la nation. Le Chef de l’Etat lui a témoigné sa confiance », a-t-il déclaré.

« Nous attendions la nomination d’un Premier ministre, maintenant que nous l’avons, nous devons nous réjouir. Nous devons l’aider pour qu’il forme le gouvernement parce que le peuple congolais attend que ce gouvernement se mette au travail pour trouver de solutions aux problèmes qui se posent dans nos populations, dans nos provinces, dans nos territoires, dans l’ensemble du pays », a-t-il indiqué.

LES PRIORITES DU GOUVERNEMENT

D’après Mboso, ce gouvernement de combat, que dirigera Sama Lukonde, va permettre au pays de décoller. « A mon avis, c’est un gouvernement de combat. Nous sortons d’une étape. Nous entrons dans une autre. C’est l’étape du gouvernement de l’Union sacrée de la nation », a-t-il indiqué.

« C’est une nouvelle étape avec de nouvelles exigences et de nombreuses attentes de nos populations. C’est un gouvernement qui va combattre l’insécurité dans l’est du pays, au nord du Katanga et où règnerait toute forme de violence. C’est le gouvernement qui va lutter contre la corruption, qui va assurer la gratuité de l’enseignement, qui va porter des réformes dans les différents secteurs de la vie nationale pour que le Congo démarre : économie, justice, social au service du peuple », a-t-il soutenu.

Bien avant cette rencontre avec le président de l’Assemblée nationale, le Premier ministre Sama Lukonde a échangé avec son prédécesseur, le premier Ministre sortant, Sylvestre Ilunkamba. C’était aussi une occasion pour le nouveau locataire de l’avenue Roi Baudouin de visiter les bureaux réservés aux Premiers ministres dans l’immeuble du Gouvernement.

Pour le moment, le nouveau premier Ministre se trouve en possession de tous les rapports de la mission d’information menée par le sénateur Bahati Lukebo, qui établissent clairement les rapports de force au sein de l’Assemblée nationale.

C’est là une donne importante pour accélérer les tractations en vue de la formation du gouvernement de l’Union sacrée, qui sera investi, au mois de mars prochain, à la session ordinaire de l’Assemblée nationale.

MOLINA
Forum des as

Masolo Na Député : Sama Lukonde, Bahati Lukwebo, Kalev a boudé justice ?

Masolo Na Député du 18 février 2021 – Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo avec l’honorable député Eliezer Tambwe (Ndeko Eliezer) – Sujet : Sama Lukonde, Bahati Lukwebo, Kalev a boudé justice ?

La revue de la presse kinoise de ce jeudi 18 février 2021

Après s’être attribué la Primature le 15 février par Félix Tshisekedi, Jean-Michel Sama Lukonde a bien bénéficié d’égards particuliers. Il a fait l’objet d’une réception que lui a réservée son prédécesseur, le sortant Ilunga Ilunkamba. L’indispensable étant mis sur la table, et comme le veut la tradition, les deux hommes ont projeté de se rencontrer en mars pour une séance de remise-reprise officielle.

L’AGENCE CONGOLAISE DE PRESSE rapporte que Sylvestre Ilunga Ilunkamba a échangé avec le nouveau Premier ministre Sama Lukonde. Selon l’ACP, le premier ministre sortant, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, a échangé a échangé mercredi avec le nouveau Premier ministre, Jean Michel Sama Lukonde, dans son cabinet de travail situé au 10è étage de l’immeuble intelligent.

Le bulletin quotidien qui cite le service de communication de la Primature, l’ancien premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba a fait visiter à son hôte les bureaux réservés aux premiers ministres dans cet immeuble, avant de lui remettre les clés.

L’AVENIR annonce en grosse manchette le tête-à-tête Sama Lukonde Ilunga Ilunkamba. Selon le quotidien de l’avenue Bas-Congo, le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde est en train réunir toutes les conditions en vue de la formation du Gouvernement d’Union sacrée de la nation, trois jours après sa nomination.

Si mardi, poursuit la tabloïd, il avait reçu la copie du rapport de l’Informateur, le Sénateur Modeste Bahati Lukwebo, au sujet d’une majorité reconfigurée à l’Assemblée nationale, hier mercredi, il a été l’hôte de Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

Même s’il gère les affaires courantes, note L’AVENIR, le premier ministre sortant voudrait offrir des facilités à Sama Lukonde pour que ce dernier ne rencontre aucun obstacle dans le travail lui confié par le Président de la République.

LE PHARE titre pour sa part à sa Une : Sama Lukonde, deux ans perdus à rattraper. LE PHARE avance dans ses commentaires que des millions de Congolais sont impatients de voir Jean-Michel Sama Lukonde à l’œuvre. Et pour cause ? le pays a perdu deux ans avec la coalition FCC-CACH, à cause de la présence au sein de cette équipe des compatriotes qui avaient pour consigne celle du blocage et du torpillage systématique de la vision de Félix Tshisekedi, fondée sur le noble et innocent idéal, le peuple d’abord, le testament politique lui laissé par son père.

LA PROSPERITE s’exclame sur la formation du Gouvernement : Sama Lukonde consulte ! A en croire le quotidien de Mont-Fleury, la Formation du nouveau gouvernement n’est plus qu’une question de quelques jours.

Car, le chemin a été d’ores et déjà balisé par l’informateur Modeste Bahati Lukwebo. Déjà, il s’est tenu une séance de travail entre le nouveau Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge et le Sénateur Bahati, écrit LA PROSPERITE.

Pressenti Premier ministre, le Sénateur Modeste Bahati Lukwebo n’a pas été nommé à ce poste-là. Par ailleurs, il a promis de soutenir le Premier ministre et son prochain Gouvernement de l’Union sacrée qui aura la lourde responsabilité de relever les multiples défis qui les attendent, indique le journal.

7SUR7.CD indique que Sama Lukonde a échangé avec Sylvestre Ilunga. Le nouveau premier ministre de la République démocratique du Congo Sama Lukonde a rencontré ce mercredi 17 février 2021 son prédécesseur, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, rappelle le site d’actualités.

Cette rencontre intervient seulement 3 jours après la nomination du tout nouveau premier ministre Sama Lukonde par le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Officiellement, rien n’a encore filtré des échanges entre les deux personnalités, qui se sont déroulés à l’immeuble du gouvernement situé dans la commune de la Gombe souligne le quotidien en ligne.

POLITICO.CD signale qu’il a eu tête-à-tête entre Sylvestre Ilunga Ilunkamba et Sama Lukonde Kyenge. Nommé le lundi 15 février dernier, Sama Lukonde Kyenge est déjà à pied d’œuvre en vue de la formation du gouvernement.

Les consultations de Sama Lukonde Kyenge, vont se poursuivre avec les leaders représentatifs de la population, ainsi que les personnalités politiques. Ce processus est censé aboutir à la formation du gouvernement de l’Union Sacrée de la Nation sous l’impulsion du Président Félix Tshisekedi, peut-on lire dans ce site d’informations.

Raymond Okeseleke

RDC : Sama Lukonde rencontre Mboso N’kodia

En prélude de la formation de son Gouvernement, le nouveau Premier Ministre Jean Michel Sama Lukonde Kyenge a entamé des consultations et multiplie des rencontres depuis mardi dernier avec différentes personnalités du pays. Après avoir été face au Sénateur Modeste Bahati de qui il a reçu une copie des conclusions de sa mission d’information à l’Assemblée nationale, le chef du gouvernement de l’ère Union sacrée s’est entretenu ce mercredi avec son prédécesseur, le Premier Ministre sortant Ilunga Ilunkamba, et plus tard dans la journée, avec le président de la chambre basse du Parlement récemment installé, Christophe Mboso N’Kodia.

Durant des heures d’échanges en privé, Sama Lukonde a non seulement bénéficié du soutien de deux personnalités dans le cadre de ses nouvelles fonctions, mais il a également pris connaissance de la situation globale de institutions qu’elles dirigent.

Avec le Premier Ministre sortant Ilunga Ilunkamba, le nouveau Premier Ministre Jean Michel Sama Lukonde s’est entretenu au 10ème étage de l’Immeuble Intelligent, dans la commune de la Gombe. A l’issue de cet entretien, le Premier Ministre Ilunkamba a fait visiter à son hôte les bureaux réservés aux Premiers Ministres dans cet immeuble, avant de lui en remettre les clés.

Ilunga Ilunkamba tenait ainsi à mettre à la disposition de son successeur un cadre de travail adéquat avant la remise – reprise officielle qui interviendra après l’investiture du nouveau Gouvernement par l’Assemblée Nationale lors de sa session de mars prochain.

Nouvelles exigences, nombreuses attentes

De l’autre côté, le Président de la chambre basse du parlement, Christophe Mboso N’Kodia Pwanga a effectué le déplacement pour saluer et féliciter le nouveau Chef du gouvernement de l’Union Sacrée de la nation.

Pour l’honorable Président de l’Assemblée Nationale, tout le monde attendait cette nomination et le peuple congolais attend que ce gouvernement se mette vite au travail pour trouver des solutions aux problèmes au pays.

Le speaker de la Chambre basse du Parlement a souligné le fait que le gouvernement Sama Lukonde sera celui du combat.

‘’Ce gouvernement doit combattre l’insécurité à l’Est du pays, au Katanga ainsi que sur toute l’étendue du territoire national. Ce gouvernement doit aussi lutter contre la corruption, va rassurer la gratuité de l’enseignement et va faire tout pour que le Congo démarre‘’, a laissé entendre Mboso N’Kodia.

Aussi, a-t-il appelé le peuple congolais à soutenir le nouveau Premier Ministre Sama Lukonde Kyenge et son gouvernement qui sera mis en place incessamment.

Il ne reste plus qu’à attendre la nomination des prochains membres du Gouvernement de l’Union sacrée que l’on espère réduit de nombre, avant qu’ils ne soient investis avec le nouveau Premier ministre lors de la session de Mars 2021 à l’Assemblée nationale.

Cette nouvelle équipe Sama Lukonde est attendue sur plusieurs pistes importantes notamment, l’insécurité qui n’a toujours pas été maîtrisée dans certaines villes du pays, la problématique de l’éducation avec l’application effective et efficace de la gratuité de l’enseignement de base sur l’ensemble du territoire national. Mais aussi la question sur la santé publique qui se montre de plus en plus importante avec la pandémie de covid-19 ainsi que les apparitions de l’épidémie à Virus Ebola.

La Pros

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Sama Lukonde en quête des ministres de « bonne moralité »

Pas de répit pour le nouveau Premier ministre. Juste 24 heures seulement après sa nomination, Jean-Michel Sama Lukonde a reçu l’informateur Modeste Bahati Lukwebo, mardi 16 février. Ce dernier lui a remis le rapport de sa mission d’information, indispensable pour la formation, dans les tout prochains jours, du gouvernement de l’Union sacrée. Après cette séance de travail, plus rien ne retardera la formation du gouvernement étant donné que le Premier ministre s’est fait une idée claire sur chaque parti ou regroupement politique consulté, mais surtout les différents profils des futurs membres de son équipe gouvernementale. Déjà qu’il a lui-même martelé sur « une bonne moralité » comme élément primordial qui devra motiver le choix de ses ministres. Mais aussi un gouvernement réduit, qui aura une bonne participation des jeunes et des femmes. Que ceux qui ont des mains sales déchantent déjà ! Le gouvernement d’Union sacrée aura besoin d’un sang neuf.

À peine a-t-il été nommé à la tête de l’exécutif national, le tout nouveau Premier ministre s’est mis déjà au travail. Sama Lukonde n’a pas de temps à perdre face aux défis majeurs qui l’attendent et qu’il appelé à relever dans les deux années qui restent du quinquennat de Félix Tshisekedi.

Mais pour gagner ce pari, l’oiseau rare de Fatshi n’opérera pas de miracles. Il devra faire avec la classe politique qu’il a en face et puiser, au sein des formations politiques, les membres de son équipe gouvernementale. La logique reste la même et il n’inventera pas la roue. Seulement, dans ce choix quelque peu périlleux s’il est fait à la hâte, le formateur du gouvernement devra veiller à ne pas tomber dans l’éternel piège des chefs des partis et regroupements politiques qui se mettent eux-mêmes en exergue au lieu de proposer d’autres figures capables d’insuffler un nouveau souffle dans la gestion de la chose publique.

Ceci dit, Le Premier ministre devra avoir le courage de demander à certains vieux routiers qui commencent à croire qu’ils sont nés pour demeurer au sein de différents gouvernements, qu’ils peuvent se mettre à l’écart et observer les autres apporter leur touche. « À vin nouveau, outre neuve », dit-on.

Le gouvernement de l’Union sacrée de la nation que le peuple attend n’aura pas de place pour ceux qui sont mêlés dans la transhumance ni ceux qui ont trempé dans les détournements des deniers publics… Bref, des personnalités moralement acceptables, au-delà de l’expertise.

Puiser auprès de l’informateur

Sans perdre du temps, avant d’user de son stylo rouge, le nouveau Premier ministre, Sama Lukonde Kyenge, a consulté l’Informateur, Modeste Bahati Lukwebo. L’Informateur, à travers ces consultations, tenait à lui remettre son rapport d’information qui « pourrait l’aider » dans la formation du gouvernement d’Union sacrée, censé porter la vision de Félix Tshisekedi jusqu’à la fin de son quinquennat.

C’est à juste titre que l’informateur a précisé que la mission de Sama Lukonde Kyenge va au-delà de la sienne qui consistait à identifier la nouvelle majorité parlementaire, comme voulu par le président de la République, Félix Tshisekedi.

« Je suis venu d’abord féliciter formellement SEM le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde. Ensuite, c’était pour lui remettre la copie de ma mission en tant qu’Informateur, la mission qui m’avait été confiée par le Président de la République, conformément à l’article 78 de notre Constitution, pour identifier la majorité au sein du Parlement. Ce travail a été fait et je tenais à le remettre officiellement aussi au Premier ministre, sûrement ça pourrait l’aider dans le travail de la composition du Gouvernement », a déclaré, mardi, Bahati Lukwebo au sortir de ses échanges avec Sama Lukonde.

Comme le gouvernement s’appuie sur la majorité parlementaire en démocratie, l’informateur ajoute : « C’est vrai qu’il n’y a pas que ceux qui ont des députés qui peuvent faire partie du gouvernement… Sa mission (Ndlr : celle du Premier ministre) va au-delà de la mienne qui se limite au Parlement. Mais la sienne est plus vaste parce qu’elle concerne toutes les couches de la population congolaise. Avec lui, on pourra voir comment procéder pour les consultations pour la formation du gouvernement ».

Comme pour dire : les choses sérieuses et difficiles vont donc devoir commencer pour le Chef du gouvernement Sama Lukonde, successeur de Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

Le Potentiel

Justice: l’actuel patron de l’ANR donne son feu vert pour les poursuites contre Kalev Mutond convoqué ce jeudi au parquet

Saisi par le Procureur Général de Kinshasa – Gombe, l’actuel patron de l’ANR est favorable pour les poursuites contre Kalev Mutond. C’est la démarche requise dans la loi créant l’Agence Nationale de renseignements (ANR).

L’ancien patron de l’ANR est invité à se présenter ce jeudi 18 au Parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa Gombe. Le motif de sa convocation lui sera communiqué sur place, indique l’avocat général dans son invitation. Kalev Mutond se dit « tranquille et serein ».

Plusieurs plaintes ont été déposées contre lui pour notamment « tentative d’assassinat, enlèvement, tortures et arrestation arbitraire ».

4pouvoir

Réaction de Boketshu Wa Yambo sur le monolithe brûlé à Bandal

Ces faits sont intervenus après le passage du gouverneur de la ville de Kinshasa qui lors de sa descente avait signifié que « ce n’était pas un monolithe mais plutôt un monument placé par le bourgmestre de cette commune pour faire la publicité de Bandalungwa ». Alors les jeunes Kinois motivés se sont mis à démonter ce chef d’œuvre avant de le brûler au vu de tout le monde. La police est intervenue pour disperser tous les auteurs et spectateurs. Le combattant de la diaspora congolaise, Boketshu Wa Yambo réagit.

RDC : Félix Tshisekedi a désormais les mains libres pour amorcer des réformes

L’Union sacrée de la nation, c’est 391 députés nationaux, soit quelque chose comme 90% des sièges de la Chambre basse. Même pourcentage dans l’autre, celle des sages. On est dans la configuration du Pouvoir de Joseph Kabila qui pouvait faire voter n’importe quelle loi dans ce Parlement bicaméral y compris la révision constitutionnelle par le Congrès. Tshisekedi peut se taper la poitrine pour avoir réalisé pareille performance en pleine législature et devenir par ricochet le boss des boss de la majorité parlementaire.

Celle qui a défenestré le Bureau-Mabunda à l’Assemblée nationale, prononcé la déchéance du Premier ministre FCC Sylvestre Ilunga Ilukamba et le renvoi pur et simple du Bureau Thambwe Mwamba au Sénat. Rien ne peut lui résister car, à ce jour, Félix Tshisekedi à travers son Union sacrée de la nation a la plénitude de pouvoirs. Pour en faire quoi ? En tout cas pas ce qu’il a reproché hier à Joseph Kabila, son prédécesseur qui, fort de cette écrasante majorité parlementaire a souvent fait adopter des lois taillées sur mesure. Comme par exemple la loi très controversée sur le » Statut d’ancien chef de l’Etat élu « .

Celle-ci confère des immunités des poursuites à l’ancien Président de la République pour des infractions commises dans l’exercice de ses fonctions. La même loi a aussi prévu une pension pécuniaire substantielle en quelques millions USD du trésor public au profit de l’ancien chef de l’Etat. Des avantages astronomiques que certains barons du Pouvoir de Félix Tshisekedi conteste estimant, à juste titre, que l’ancien Président de la République bénéficie déjà du statut de « sénateur à vie » tel que prévu dans la Constitution du 18 Février 2006.

Avec sa nouvelle majorité parlementaire, Félix Tshisekedi est en mesure d’amorcer toute réforme de loi et même de la loi-mère par le Congrès. Ce qu’il ne pouvait se risquer avec la majorité parlementaire du FCC. Une bonne frange de l’opinion attende trois types de reformes notamment la première, en matière électorale, celle renforçant l’indépendance du Pouvoir judiciaire lequel ne doit pas être caporalisé par le Pouvoir exécutif en commençant par le Président de la République lui-même afin d’éviter de rééditer les incartades qu’on a connues avec la nomination de trois Juges de la Cour constitutionnelle qui a déclenché la fin de la coalition FCC-CACH.

Il y a également les réformes constitutionnelles. Commençons par les réformes électorales. Il y a des lois iniques qui conduiront toujours à des élections bâclées en créant une majorité parlementaire factice qui ne reflète pas l’expression faite par le peuple dans l’urne. La première à réformer de fond en comble, c’est la loi électorale qui impose aux candidats députés nationaux un seuil de 1% des suffrages exprimé sur le plan national.

Ce qui exclut de la course électorale tout député indépendant qui ne peut se représenter dans toutes les circonscriptions pour atteindre le 1%. Alors que la Constitution elle-même prévoit le cas des candidats indépendants dans toutes les circonscriptions électorales. Ce seuil de 1%, contraint les partis politiques à se regrouper dans des regroupements politiques.

ll y a aussi la loi sur la CENI qui doit être révisée pour permettre à cette Institution d’appui à la démocratie qui est le pouvoir organisateur des élections d’assumer cette charge en toute neutralité par rapport aux forces politiques, ce qui n’est pas le cas jusqu’à ce jour. Le député national Christophe Lutundula Apala avait déjà à cet effet déposé sa proposition de loi sur la CENI depuis longtemps au Bureau de Jeannine Mabunda.Un autre organe de l’Etat qui intervient dans la procédure des élections, c’est la Cour constitutionnelle qui a pour mission de proclamer les résultats définitifs après avoir statué sur le contentieux électoral. Il se passe souvent de choses inimaginables à la Cour constitutionnelle. Lors de dernières élections la Cour a même mis en place des Chambres spéciales qui ont rendu des Arrêts revenant sur ses propres Arrêts déjà rendus sur les mêmes requêtes. Le tout dans un délai de six mois au lieu de 60 jours prévus dans la loi électorale pour traiter le contentieux électoral. Pour éviter la reproduction de ce genre d’impairs, il faudrait réviser aussi la loi organique créant la Cour constitutionnelle.

Forum des as