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RDC: les députés sommés de préciser leur appartenance à la majorité ou à l’opposition

En République démocratique du Congo, les députés de la coalition pro-Kabila FCC ont claqué la porte du Palais du Peuple et menacent de ne pas revenir. Ils reprochent au bureau provisoire de l’Assemblée nationale d’outrepasser ses attributions. Un reproche qui porte sur la motion de censure déposée hier contre le gouvernement de Sylvestre Ilunga. Reproche qui porte aussi sur la procédure lancée en vue de reconfigurer politiquement l’Assemblée et de déterminer l’appartenance des députés à la majorité ou à l’opposition. Pourquoi cette procédure énerve-t-elle le FCC ? Que risque la coalition pro-Kabila ?

Pour les députés du FCC, l’appartenance politique à la majorité ou à l’opposition se détermine une fois, en début de législature : c’est ce que stipule le règlement de l’Assemblée nationale… Or, après les législatives de 2018, la coalition pro-Kabila s’était vue reconnaître une majorité absolue…

Aujourd’hui, les partisans de l’Union sacrée disent avoir ravi cette majorité au FCC. Pour preuve, selon eux, les 301 signatures (selon ses initiateurs) réunies sur la motion de censure déposée contre le gouvernement du pro-Kabila Sylvestre Ilunga.

Des formulaires individuels qui divisent

Mais cette majorité ne semble pas si facile à trouver. Le président du bureau provisoire de l’Assemblée a annoncé hier que des formulaires devaient être remplis par chaque député et qu’ils ont jusqu’à ce samedi pour dire à quel parti et à quel camp politique ils appartiennent. Un processus qui révèle le niveau de tensions au sein des partis politiques et des groupes parlementaires, qui se divisent sur cette question d’adhésion à l’Union sacrée, et pas que dans les rangs du FCC.

Vendredi soir, il y avait également une incertitude au sein des partis proches de l’ancien gouverneur Moïse Katumbi et de l’ex-vice président Jean-Pierre Bemba. Et ce, alors que des négociations continuent entre les deux opposants et le président Tshisekedi.

Mais quels que soient les bords politiques, des leaders de partis se disaient gênés par le recours à des formulaires individuels, synonymes d’une nouvelle forme de débauchage, quand jusqu’à présent, les regroupements politiques et les groupes parlementaires étaient les interlocuteurs privilégiés du bureau de l’Assemblée.

RFI

Denis Kambayi crache sur Katumbi et Bemba et sort des vérités sur l’Union sacrée

Des partis et regroupements issus du Front commun pour le Congo (FCC) adhèrent officiellement à l’Union sacrée de la nation initiée par le président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. C’est ce qui se dégage des audiences publiques que l’informateur, Modeste Bahati Lukwebo, a poursuivies jeudi 21 janvier à Kinshasa. Suivez la réaction de Denis Kambayi…

Ilunga Ilunkamba : Ses jours sont comptés

Visiblement, le déboulonnement du système Kabila ira jusqu’au bout. Au moment où l’informateur nommé pour dénicher une majorité parlementaire a ouvert ses offices, jeudi, la branche restante des députés pro Katumbi et Bemba a signé, le même jour, la motion de censure contre le Premier ministre, Sylvestre Ilunkamba. Avec ce complément de signatures, le sort du chef de l’exécutif est scellé. Faute d’avoir opté pour une voie de sortie honorable, en démissionnant, le Premier ministre subira inéluctablement la sanction des élus du peuples, la même qu’ils ont réservée, il y a peu, à la présidente de la Chambre basse du Parlement, Jeanine Mabunda. Pour les signataires, cette motion de censure constitue « le parachèvement de la disqualification du régime FCC-CACH après la déchéance du Bureau de l’Assemblée nationale ».

C’est fait. Après plusieurs tractations, la « branche restante » des députés nationaux des groupes parlementaires MS-G7, AMK & Alliés et MLC-ADN a signé la motion de censure contre le gouvernement Ilunkamba. Cette démarche est sans doute la pression ultime qui manquait pour obliger le locataire de l’avenue du Roi Baudouin à Kinshasa, à vite opérer un choix : son honneur ou son humiliation.

En effet, le Premier ministre qui est l’émanation de l’ancienne majorité FCC-CACH devra, en toute logique, tirer les conséquences de la rupture de la coalition qui a fait de lui le tout premier Premier ministre de l’ère Félix Tshisekedi.

Cette motion a été solennellement signée, jeudi le 21 janvier 2021, à la paroisse Notre-Dame de Fatima après avoir examiné la situation politique de l’heure marquée notamment par le refus du Premier ministre de démissionner en dépit de la reconfiguration du paysage politique à l’Assemblée nationale.

Dans une déclaration lue devant la presse, les signataires dévoilent leur motivation. « Après constat du refus délibéré du Premier ministre de présenter la démission de son gouvernement au président de la République, chef de l’État, les Groupes parlementaires MS-G7, AMK et Alliés et MLC-ADN considèrent que cette motion de censure constitue le parachèvement de la disqualification du régime FCC-CACH après la déchéance du Bureau de l’Assemblée nationale », peut-on lire dans leur déclaration.

Et d’ajouter, « les Groupes parlementaires MS-G7, AMK & Alliés et MLC-ADN décident à l’unanimité de signer cette motion de censure et subséquemment, de voter en faveur de la déchéance du Gouvernement du Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba ».

Cette signature intervient alors que plus de quarante députés d’Ensemble et quelques autres du MLC avaient déjà paraphé ce document. Les autres, par contre, attendaient le mot d’ordre de Jean Pierre Bemba et Moïse Katumbi.

À voir de près, Sylvestre Ilunga Ilunkamba n’a plus de racine pour résister aux vents dévastateurs de l’Union sacrée de la nation. Par élégance politique, estiment bien des observateurs, dès que le chef de l’État avait parlé de prochain gouvernement dans son discours du 6 décembre 2020 devant les deux Chambres du Parlement réunies en Congrès, le Premier ministre devrait déjà déposer sa démission et commencer à expédier les affaires courantes.

L’histoire retiendra que seul Lunda-Bululu, il ya de cela 25 ans, a eu le courage, pour sa dignité et ses convictions, de démissionner de la Primature sous le régime du maréchal Mobutu. Les Congolais sont encore loin de comprendre cette leçon.

Le Potentiel

Motion de censure contre Ilunkamba : « Le Bureau d’âge n’a aucunement la compétence d’actionner une démarche vis-à-vis du Gouvernement » (Patrick Nkanga)

La motion de censure contre le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba a été déposée vendredi 22 janvier au bureau de l’Assemblée nationale. Elle a été déposée par le député Chérubin Okende, initiateur de ladite motion.

Patrick Nkanga, rapporteur du bureau politique du PPRD estime que le Bureau d’âge de l’Assemblée nationale n’a aucune compétence d’actionner une démarche vis-à-vis du Gouvernement.

«Le Gouvernement de la République a été investi par la majorité des élus sous la bannière d’un bureau définitif. Le Bureau d’âge n’a aucunement la compétence d’actionner une démarche vis-à-vis du Gouvernement. Même, dans un pays de non-droit, il y’a un minimum de bon sens», a-t-il indiqué.

Cette motion de censure contre Sylvestre Ilunga Ilunkamba est signée par 301 députés. Le chef du gouvernement Congolais a 48h pour soit démissionner, soit pour venir se défendre devant les élus nationaux.

4pouvoir

301 signatures pour destituer Ilunkamba : Démissionnera ou pas ?

Une motion de censure contre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, signée par plus de 300 députés, a été déposée ce vendredi. Sous pression depuis plusieurs mois, le Premier ministre se retrouve sur un siège éjectable. Suivez Marius Muhunga!

Le FCC dans l’impasse, le train de l’Union sacrée avance à grande vitesse

Décidément, pas un seul centimètre ne va être cédé à la famille de Joseph Kabila, qui assiste désormais de manière impuissante, à la succession des événements annonçant sa fin. Après la rupture de la coalition FCC-CACH, par le président de la République, l’optimisme était encore visible dans la Kabilie, mais cette sérénité a disparu. Le FCC et ses membres se comportent désormais comme des vrais opposants, comme s’ils y étaient depuis un moment.

C’était le scénario le moins envisageable ! La chute du FCC, son basculement vers l’opposition… Pourtant, dans les faits et gestes, rien ne cache plus rien. Les camarades de Néhémie Mwilanya sont en difficulté et ne contrôlent plus grand chose, en dehors de la primature et du sénat, mais pour combien de temps ?

À l’assemblée nationale, tout joue contre le Front Commun pour le Congo. Jeanine Mabunda et son bureau déchus, un bureau d’âge installé aux forceps. Une session extraordinaire convoquée sous tension. La session a, à l’ordre des matières à traiter ; le contrôle parlementaire. Les députés FCC se sont insurgés de vive voix contre, mais pas entendu, le train passe très, on a presqu’envie de dire, le train de l’union sacrée à laquelle appartient le bureau d’âge, ne recule devant rien.

Le premier ministre sera bel et bien attaqué. Une motion de censure a été déposée contre lui ce vendredi. Les députés de sa famille politique plongés dans une colère rimant avec le désespoir ont claqué la porte. Cela n’a pas empêché le bureau de poursuivre son travail sans désemparer. Partira ou ne partira pas ? Ilunkamba est certainement sur le chemin du départ. 301 députés ont signé la motion qui le vise, à moins d’un miracle, pour qu’il reste en fonction.

L’union sacrée que prône Félix Tshisekedi, a damé des pions à la méga plate-forme politique du pays et en si peu de temps, le FCC semble avoir perdu de son piquant. Plus de déclarations tapageuses, des menaces de déstabilisation du pays de destitution du chef de l’État, tout est allé très vite, et ce n’est peut-être pas encore la fin du conte.

congoactu

Affaire contrôle de la Primature et l’Assemblée nationale : Diomi Ndongala soutient le “franc parler” de Kabund

La Démocratie Chrétienne (DC) d’Eugène Diomi Ndongala exprime tout son soutien au président national a.i. de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), Jean-Marc Kabund-A-Kabund, en ce qui concerne sa récente prise de position contraire à la cession, à des formations politiques tierces et non Alliées, du contrôle de la Primature et de la présidence de l’Assemblée Nationale.

Dans un communiqué publié ce vendredi 22 janvier 2021, ce parti constate qu’ “à cause de sa position cohérente et politiquement justifiée, M. Kabund ferait l’objet d’une diabolisation imméritée qui cache mal le manque d’arguments solides des promoteurs de cette action de dénigrement contraire aux valeurs de la liberté d’expression”.

La DC souligne que “la manœuvre politique à la base de l’Union sacrée de la nation a été soutenue et même anticipée par notre formation politique dans le mémorandum remis au président de la République, Son Excellence Monsieur Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, afin de lui permettre de donner application à son programme de reformes et de lutte contre les antivaleurs comme la corruption, l’affaiblissement de l’Etat de Droit et le développement économique”.

Selon le bureau politique de la DC, il serait contradictoire de voir des personnalités ayant un “passé de rebelles” et de “conquête armée du pouvoir”, revenir à la tête des institutions de la République, en ce moment si délicat de la reprise en main de l’appareil étatique par la nouvelle administration Tshisekediste.

Cela étant, la Démocratie Chrétienne dit soutenir le franc parler de Kabund, en ce qui concerne le rejet des ambitions démesurées des formations politiques qui conditionneraient leur participation à l’Union sacrée de la nation au contrôle de certains institutions nationales.

Ce parti estime que le rejet, de la part Jean-Marc Kabund, des conditionnalités posées par certaines formations politiques, ne donne pas lieu à une quelconque violation de la confidentialité desdites consultations en cours, d’autant plus que des représentants de ces formations politiques ont “violé”, les premiers, la confidentialité de ces négociations, les dévoilant sur les antennes des radios à grande audience.

Pour Diomi Ndongala, il faudra que la nouvelle configuration institutionnelle privilégie les hommes et les formations politiques qui ont soutenu, avec cohérence, détermination et sans compromission, la vision historique du Tshisekedisme et son combat pour la démocratie et le progrès social.

LM
MCP

Les députés FCC fidèles à Joseph Kabila claquent la porte de la plénière de ce vendredi (Assemblée nationale)

Les députés nationaux du front commun pour le Congo (FCC) fidèles à Joseph Kabila viennent de claquer la porte de la plénière de vendredi 22 janvier.

Selon ces derniers, le bureau d’âge de la chambre basse a refusé d’accorder la parole à un député national. Ils reprochent notamment la limite du pouvoir du bureau d’âge installé depuis la déchéance du Bureau Mabunda.

Ces députés FCC décident de ne plus prendre part aux plénières jusqu’à la prise en compte de leurs revendications.

D’jessy M’boma

En direct de l’Assemblée Nationale : Plénière du 22 janvier 2021

Christophe Mboso N’Kodia Pwanga, président du bureau d’âge de l’Assemblée nationale, préside la plénière convoquée ce vendredi. 313 députés nationaux sont présents. Dans sa communication inaugurale, le doyen d’âge a élagué l’identification à la majorité ou à l’opposition parlementaire de l’ordre du jour. Il a annoncé par ailleurs qu’il se prononcera sur cette question avant la fin de la plénière.

UNION SACRÉE VS FCC : le dernier round qualificatif

Entretemps, plusieurs regroupements politiques confirment leur adhésion à l’initiative de Fatshi.

Après plusieurs reports, la plénière tant attendue de l’Assemblée nationale se tient finalement ce vendredi 22 janvier. Selon le Bureau d’âge qui a annoncé la nouvelle dans son communiqué officiel rendu public hier jeudi 21 janvier, deux points sont inscrits à l’ordre du jour de ladite plénière. A savoir : l’identification de la configuration de la Chambre basse et la déclaration d’appartenance des regroupements politiques soit à la majorité, soit à l’opposition. S’ajoute à cela, l’examen et l’approbation subséquente du Rapport de la commission mixte Relations extérieures, économique, financière et de contrôle budgétaire. Par ailleurs, la plénière devra procéder au vote du projet de loi autorisant la ratification de l’Accord créant la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).

Vu des analystes, la plénière de ce vendredi à l’Assemblée nationale est l’une de tous les enjeux. Car, après toute la frénésie charriée par l’adhésion à l’Union sacrée de la Nation (USN), c’est finalement aujourd’hui que les choses devront finalement se clarifier. Emprunté au jargon des arts martiaux, cette assemblée des députés nationaux est considérée comme le dernier round qualificatif du combat qui oppose l’Union sacrée au FCC, autour de la majorité à l’hémicycle.

Faut-il dès lors, considérer que l’heure de la vérité a effectivement sonné ? Dans ce duel de rapport des forces, entre la famille politique de l’ancien Président congolais Joseph Kabila et le camp de son successeur Félix Tshisekedi, la donne a-t-elle véritablement changé à la Représentation nationale ? Après des vagues successives d’adhésion à l’initiative de Félix Tshisekedi, est-il permis de conclure, au stade actuel de la situation, que les dés sont jetés ? Si oui, la plénière de ce vendredi est elle une simple formalité pour, justement, formaliser le basculement supposé de la majorité à l’hémicycle ? Autant de questions restées suspendues sur les lèvres de plus d’un analyste.

LE VERROU DU DUO BEMBA-KATUMBI VA-T-IL SAUTER ?

Au-delà de la saga observée ces derniers jours autour de l’Union sacrée de la Nation, il reste à évacuer une hypothèque. A savoir l’énigme du duo Bemba-Katumbi qui conditionne leur adhésion à la nouvelle dynamique, par la prise en compte de leurs cahiers des charges respectifs. Que va-t-il se passer? Les regroupements MLC-Alliés, AMK-G7 et Ensemble pour la République, se sont-ils ravisés après les propos mardi dernier, du Président intérimaire de l’Udps, Jean-Marc Kabund qui a présenté ces deux acteurs de Lamuka, comme demandeurs d’emploi ? Le verrou Bemba-Katumbi va-t-il finalement sauter au cours de la plénière de ce vendredi ? Trêve de supputations !

Toutefois, sous réserve de la réalité qui sera constatée ce jour dans la salle des Congrès, des sources concordantes renseignent que plus de 300 députés auraient adhéré là l’Union sacrée de la Nation, initiative lancée par le président Félix Tshisekedi, après la rupture officielle de l’ex-coalition FCC-CACH, en décembre dernier. A en croire les mêmes sources, chaque député se réclamant désormais de la nouvelle majorité, aurait même rempli et signé sa fiche d’adhésion au 22ème étage de l’Hôtel du fleuve où l’informateur Modeste Bahati a pris ses quartiers.

Au cas où ces chiffres s’avéreraient vrais, alors Félix Tshisekedi pourrait dorénavant, s’estimer avoir beau jeu et réussi son pari. Toutefois, rien ne semble déjà totalement acquis pour le Chef de l’Etat congolais, bien que favori des pronostics. En même temps, le camp adverse (FCC) reste attaché aux textes légaux et ne s’avoue pas encore vaincu. Bien au contraire, la famille politique de Joseph Kabila s’engage à mener le combat jusqu’au bout.

Aussi énigmatique soit-elle et décisive soit-elle, la plénière de ce vendredi se veut être un test grandeur mesure pour les députés nationaux. Comme le fameux enfant héros du poème « Les deux chemins » d’Octave Aubert, nos élus se trouvent à leur tour à la croisée de chemins et doivent choisir. Pourvu que ce choix supposé de la raison, soit guidé par l’intérêt supérieur reposant sur les aspirations légitimes de l’écrasante majorité silencieuse.

Etant entendu que l’Union sacrée de la Nation -même si ses contours restent encore à éclairer -est considérée dans l’imaginaire collectif des Congolais, comme la fin du règne de la toute puissante et incontournable « Autorité morale », les députés nationaux membres de la nouvelle majorité, ne devront faire allégeance qu’à une et unique personne. A savoir le Président Félix Tshisekedi pour qui ces élus devront publiquement déclarer leur loyauté ce vendredi. Pourvu qu’ils y croient fermement!

LA FIN D’UN BAL DE CHAUVES?

Hormis la recherche de nouveaux équilibres numériques à l’Assemblée nationale, la plénière de ce vendredi a aussi le mérite d’être la fin d’un bal de chauves pour le Front commun pour le Congo. Car, au moment où l’on parle des départs massifs de ses anciens membres pour l’Union sacrée de la Nation, le camp politique de Joseph Kabila semble ne plus avoir à jour, son registre des présences. Combien de députés ont effectivement quitté la barque FCC ? Combien sont restés constants et loyaux au prédécesseur de Félix Tshisekedi? On en saura donc plus, à l’issue de la grande réunion de la Chambre basse de ce vendredi qui permettra donc à cette plateforme politique, de se livrer à un exercice de comptabilité.

Au regard de toutes les adhésions annoncées avec fanfare, de ses anciens sociétaires à l’Union sacrée, doit-on conclure que la messe est dite pour le FCC? La tentation de prendre un tel raccourci parait bien évidente. Toutefois, le FCC bien que conscient d’avoir « perdu » nombre de ses sociétaires à l’Assemblée nationale, à l’effet de la transhumance, reste debout, en s’appuyant sur des dispositions sans équivoque des articles 26 et 54 du Règlement intérieur de la Chambre basse, jugé conforme à la Constitution par la Cour constitutionnelle et publié dans le Journal Officiel de la RD Congo.

« Au début de chaque législature, les partis et regroupements politiques déposent au Bureau provisoire de l’Assemblée nationale, une déclaration d’appartenance à la Majorité ou à l’Opposition dûment signée par chacun d’eux. La proportionnalité entre la Majorité et l’Opposition est constatée par l’Assemblée plénière qui prend acte », stipule l’article 26 dudit Règlement qui tient lieu de bréviaire pour le législateur congolais.

Par ailleurs, l’article 54 dudit Règlement postule qu' »un député ne peut faire partie que d’un seul groupe parlementaire. Il exerce ce droit une fois au cours de la législature. Un député qui quitte son groupe parlementaire perd le droit de s’affilier à un autre groupe, il devient non-inscrit. Il en est ainsi du député qui est exclu de son parti. Le député qui n’appartient à aucun groupe parlementaire est appelé non -inscrit. Chaque député est membre du groupe parlementaire auquel appartient le parti politique dans le cadre duquel il a été élu. Les groupes parlementaires sont constitués pour la durée de la législature… »

A la lumière des deux articles sus-évoqués du Règlement intérieur de la Chambre basse, plus d’un observateur pense que les choses ne sont pas aussi faciles, qu’on le croit, pour le Président Félix Tshisekedi, de renverser la vapeur. Mieux, de changer la donne à l’Assemblée nationale. Comment devra-t-il s’y prendre pour déverrouiller ces dispositions bien murées? Nombre d’élus du FCC ayant basculé dans le camp adverse, s’exposent-ils au risque de perdre leur mandat de député ?

Il est vrai que les textes ne sont plus tout à fait de stricte observance. Le bras de fer entre le Président Tshisekedi et son ex-allié ayant eu pour conséquence la mise entre parenthèses de la force du droit. En d’autres termes, la force du droit semble avoir pris le dessus sur le droit de la force.

Toujours est-il qu’en plus des députés dissidents du FCC, des députés CACH et ceux de l’AFDC – A, Félix Tshisekedi pourrait également compter sur une quinzaine de députés MLC. Intervenant hier sur Top Congo Fm, le député national Raphaël Kibuka, porte-parole du regroupement politique MLC et alliés, a confirmé l’adhésion des députés Bembistes à l’Union Sacrée. Ce, après avoir signé la motion de censure contre le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

Reste donc les élus d’Ensemble pour la République de Katumbi qui, jusqu’hier, n’avaient pas encore confirmé leur embarquement dans le navire battant pavillon USN. Ce, malgré le fait qu’ils aient apposé leurs signatures sur la motion contre le chef du Gouvernement. « Notre signature de la motion contre le Premier ministre n’implique pas d’office notre adhésion à l’Union Sacrée, tant que notre cahier des charges ne sera pas pris en compte « , a confié un député proche de l’ex-gouverneur de l’ancienne province du Katanga.

Toutefois, on apprend qu’en dépit de la réticence de l’aile radicale des Katumbistes, une bonne frange de députés d’Ensemble pour la République, on parle d’une quarantaine sur les 70 que comptent les deux groupes parlementaires pro Katumbi auraient fait allégeance à Félix Tshisekedi. Dans tous les cas, la plénière de ce vendredi mettra fin au suspense.

Grevisse KABREL et Eric WEMBA
Forum des as

Heritier Wata – Racoeur (Clip officiel)

« Si tu ne veux plus de notre amour, ai au moins pitié de moi ». C’est par ces mots que le prince de la rumba, nous partage ses turpitudes dans ce titre « Racoeur ». Une chanson tiré de son opus « Mi-ange ».

Revue de presse kinoise du vendredi 22 janvier 2021

La plénière de ce vendredi à l’Assemblée nationale qui abordera notamment le lancinant point de la déclaration de l’appartenance des députés nationaux à la majorité ou à l’opposition, a capté l’attention des journaux parus ce matin dans la capitale.

L’AGENCE CONGOLAISE DE PRESSE (ACP) rapporte que le bureau d’âge de l’Assemblée nationale a convoqué une plénière ce vendredi 22 janvier, dans le cadre de la session extraordinaire en cours, indique un communiqué qui porte la signature du rapporteur de ce bureau, Gaël Bussa.

Parmi les points inscrits à l’ordre du jour, poursuit l’agencier, on note la déclaration de l’appartenance des députés nationaux à la majorité ou à l’opposition, l’examen et approbation du rapport de la Commission mixte Relations extérieures-ECOFIN et Contrôle budgétaire ainsi que le vote du projet de loi autorisant la ratification de l’accord créant la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).

Pour LA PROSPERITE, les vrais enjeux commencent aujourd’hui à l’Assemblée nationale. Le journal rappelle que le mercredi dernier, l’informateur Bahati Lukwebo avait présenté auprès du chef de l’Etat 25 chefs des regroupements politiques. Dans cette optique, poursuit le tabloïd, il s’attend d’ores et déjà à une majorité écrasante de l’union sacrée.

FORUM DES AS évoque un « dernier round qualificatif », alors qu’entretemps, plusieurs regroupements politiques confirment leur adhésion à l’initiative de Fatshi. Et au journal de se questionner : « Faut-il dès lors considérer que l’heure de la vérité a effectivement sonné ? Dans ce duel de rapport des forces, entre la famille politique de l’ancien Président congolais Joseph Kabila et le camp de son successeur Félix Tshisekedi, la donne a-t-elle véritablement changé à la Représentation nationale ? Après des vagues successives d’adhésion à l’initiative de Félix Tshisekedi, est-il permis de conclure, au stade actuel de la situation, que les dés sont jetés ? Si oui, la plénière de ce vendredi est-elle une simple formalité pour, justement, formaliser le basculement supposé de la majorité à l’hémicycle ? Autant de questions restées suspendues sur les lèvres de plus d’un analyste ».

« Mboso a carte blanche », titre L’AVENIR qui indique que le président du bureau d’âge a déjà reçu carte blanche de la Cour constitutionnelle qui lui demande de procéder à l’identification de la configuration politique en Assemblée nationale comme si on était au début de la législature.

LE PHARE rappelle qu’après environ deux semaines de consultations informelles, Bahati a présenté le mercredi 20 janvier au chef de l’Etat les 25 chefs de regroupements politiques ayant adhéré à l’Union sacrée de la nation. Et que cette identification d’une nouvelle majorité parlementaire acquise au résident Tshisekedi devrait ouvrir la voie à la formation d’un nouveau gouvernement.

Cette présentation de 25 chefs de regroupements politiques par l’informateur Bahati est présentée comme une « pêche miraculeuse » par ECONEWS. Le trihebdomadaire est presque convaincu que le président Tshisekedi va entamer les prochaines trois années de son mandat dans une nouvelle architecture institutionnelle. Ce qui est pour lui une aubaine : « Voilà deux ans qu’il s’est efforcé de supporter son ancien allié dans la coalition, le FCC de Joseph Kabila, sans jamais réussir à faire inverser la tendance ».

CONGO NOUVEAU joue au jeu des chiffres en estimant que si 150 députés se réclamant du FCC ont signé une pétition contre le bureau d’âge, cela signifierait que 350 élus du peuple ont rejoint l’Union sacrée de la nation, même si personne ne connaît jusqu’ici le vrai nombre des députés ayant rejoint l’USN.

Socrate Nsimba

Martin Fayulu félicite les Léopards pour la «qualité du jeu développé et la maîtrise démontrée» face à la Libye

Martin Fayulu, acteur politique et candidat malheureux à la présidentielle de 2018, félicite les Léopards de la République Démocratique du Congo pour la «qualité du jeu développé et la maîtrise démontrée», lors du match contre les Chevaliers de la Méditerranéen de la Libye, comptant pour la deuxième journée du groupe B du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN).

« Toutes mes félicitations aux Léopards et à tout le staff technique pour la qualité du jeu développé et la maîtrise démontrée. Allez-y, Léopards, toute la RDC est derrière vous et vous pouvez aller plus loin », peut-on lire sur le compte twitter de Martin Fayulu.

Les Léopards A’ de la RDC ont arraché le point du match nul (1-1) face aux Chevaliers de la Méditerranéen de la Libye jeudi 21 janvier au stade Japoma de Douala au Cameroun. Menés depuis la 5è minute, les Fauves Congolais ont réussi à égaliser grâce à Amédée Masasi à la dernière seconde du temps additionnel. La RDC reste ainsi en tête du groupe B avec 4 points.

Jeancy Nsingi
4pouvoir

Eddy Kapend transmet un message codé à Fatshi

Eddy KAPEND s’adresse à son chef coutumier, aux Ruund : Je suis votre fils que les méchants ont envoyé à la mort, sans avoir fait un mal; mais grâce à vos prières, grâce aux prières de tous les ruunds à travers le monde, grâce aux prières de tous les compatriotes congolais qui vous écoutent vous Mwant Yav, Dieu a exaucé (ces prières) et a touché le coeur de son Excellence Mr le President de la République Félix TSHISEKEDI: il m’a libéré, m’a fait sortir de la Prison. Je n’ai pas autre chose à dire, si ce n’est ceci: premièrement, vous remercier entant que chef de terre ( c-à-d chef coutumier ), mon Papa (mon géniteur) : je vous confirme que ml, je n’avais fait aucun mal à Kabila Mzee, je n’avais pas tué, le sang de ruund qui coule dans mes veines ne pas celui de traites, j’avais fais le bien, j’ai fais tout le bien ce qui m’avait été demandé de faire, mais ceux à qui j’avais fais du bien, les gens à qui j’avais donné le pouvoir se sont retournés contre moi, m’ont envoyé en prison avec l’intention de me tuer.

Assemblée Nationale : vers la nouvelle reconfiguration de la majorité

Après la trêve, les députés nationaux reprennent le chemin de l’hémicycle vendredi dans la salle de Congrès du Palais du peuple.

Il sera question de l’identification de la configuration politique de l’Assemblée nationale et la déclaration d’appartenance de la majorité ou à l’opposition.

«Le Bureau d’âge de l’Assemblée nationale invite les honorables députés nationaux à prendre part à la séance plénière de ce vendredi 22 janvier 2021 à 10h00 dans la salle de Congrès du Palais du peuple. L’ordre du jour est fixé comme suit : Identification de la configuration politique de l’Assemblée nationale et la déclaration de l’appartenance à la majorité ou à l’opposition ; examen et approbation du rapport de la Commission mixte Relations extérieures-économique, financières et de contrôle budgétaire et vote du projet de loi autorisant la ratification de l’accord créant la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAF)», précise le communiqué signé par Gaël Bussa, le rapporteur du bureau d’âge.

Ainsi, les députés nationaux ont la lourde charge de se définir pour offrir au chef de l’État une nouvelle majorité au sein de l’Assemblée nationale.

A l’issue de la plénière convoquée quant à ce, une nouvelle reconfiguration de la majorité parlementaire va s’afficher pour permettre l’élection du bureau définitif de la chambre basse du Parlement ainsi que la probable mise en place d’un nouveau gouvernement.

Si lors de cette plénière, il se dégage une nouvelle majorité issue de l’Union sacrée de la nation, il y a lieu de noter que la responsabilité confiée à Bahati serait plus alléguée.

Il faut noter que depuis le 21 janvier 2021, une motion de censure signée contre le gouvernement Ilunga, par les députés du MLC et Ensemble pour la République, est en gestation.

Pour ces députés nationaux, membres du MLC et Ensemble pour la République, cette motion de censure constitue à coup sûr, le parachèvement de la disqualification de la coalition FCC-CACH après la déchéance du bureau Mabunda.

Richard Makobo Musafiri
Ouragan fm

RDC : 2,197 millions USD inscrits au budget 2021 pour le compte du CNSA

Le trésor public prévoit une allocation de 4 542 331 248 de CDF soit 2,197 millions USD au taux budgétaire moyen de 2067 FC le dollar américain) en faveur du Conseil national de suivi de l’Accord (CNSA).

Alors que cette institution n’aurait plus une vraie raison d’être puisqu’émanant de l’accord de Saint Sylvestre, le Trésor public devra débourser 2 471 747 652 de CDF pour son fonctionnement et 2 070 583 596 de CDF pour les rémunérations de son personnel au cours de cette année, selon les prévisions du ministère du Budget.

Cette situation ne laisse pas indifférent plusieurs Organisations non gouvernementales dont l’ODEP (Observatoire de la dépense publique) qui réclame toujours réclamé la dissolution de cette institution qu’elles qualifient de budgétivore.

Dirigé par Joseph Olenghankoy, le CNSA a été créé en 2018 pour permettre le suivi de l’Accord du 31 décembre 2016 signé sous l’égide de la Conférence épiscopale nationale du Congo dont l’objectif principal était l’organisation des élections générales dans le pays.

Après la tenue de ces élections, bon nombre d’observateurs estiment que le CNSA n’a plus de raison d’être.

Mitterrand MASAMUNA
Zoom Eco