Retour de Martin Fayulu et Adolphe Muzito à Kinshasa : Réaction de Boketshu Wa Yambo et Commandant Esso.
De quoi souffre Vital Kamerhe ?
Il a des problèmes respiratoires, répond le secrétaire général de l’Union pour la nation congolaise (UNC) qui refuse de « parler en détails de ce dont souffre » le directeur de cabinet du Chef de l’Etat, détenu à la prison centrale de Makala et condamné, en première instance, à 20 ans de travaux forcés et 10 ans d’inéligibilité « pour détournement des deniers publics » dans le cadre de l’exécution des travaux du programme d’urgence de 100 jours du Chef de l’Etat avant de faire appel de sa condamnation dont la prochaine audience de ce procès en appel aura lieu le 18 septembre.
Sur TOP CONGO FM, Aimé Boji rappelle que Vital Kamerhe « a 62 ans et quand on se retrouve dans un milieu comme la prison, son état ne fait que qu’aggraver ».
Dimanche soir, plusieurs médias ont même affirmé que le toujours directeur de cabinet du Chef de l’Etat serait même « atteint du Coronavirus »
Besoin d’un suivi médical permanent
« L’état de santé de (Vital Kamerhe) est stable, mais nécessite un suivi médical approprié et permanent », affirme le secrétaire général de l’UNC.
Aimé Boji explique que, dimanche, l’état de santé de Vital Kamerhe, en prison, « s’est dégradé. Heureusement que les autorités du pays ont pris la bonne décision. Il a été évacué vers un centre de santé pour bénéficier des soins de santé adéquats ». Il y est encore interné.
Top Congo FM
Papa Molière se déchaîne face à Peter Tiani
Questions Publiques : Papa Molière se déchaîne face à Peter Tiani. Regardez
Effondrement de Bukanga Lonzo : le cabinet Matata Ponyo plaide non coupable
Avec force images, les services de l’ancien Premier ministre présentent les réalisations de ses deux premières années de gestion du projet, rien à voir avec l’état de délabrement actuel de ce parc agro- industriel, quatre ans après le départ de son initiateur de la Primature.
Les images de l’effondrement du projet pilote de parc agro-industriel de Bukanga Lonzo (PAIBL) ont donné lieu à des commentaires de tous genres. Certains vont jusqu’à mettre en cause l’ancien Premier ministre, Augustin Matata Ponyo. Le Cabinet Matata s’étonne que l’on cherche aujourd’hui à faire porter à l’ancien Premier ministre, le chapeau de la débâcle de ce projet.
Il rappelle que le projet avait démarré en 2014 et le Premier ministre Matata avait quitté ses fonctions deux ans plus tard, en en 2016. « Entre 2016 et 2020, il y a eu deux autres Premiers ministres et plusieurs ministres de l’Agriculture. Expliquez-nous messieurs et dames comment celui qui a supervisé les deux premières années d’un projet doit être responsable de ce qui est advenu aux 4 dernières années du projet ? », Demande-t-il.
PRODUCTION DE LA FARINE DE MAÏS
Et évoquant les deux années de gestion du projet par Matata, son Cabinet présente quelques réalisations phares: » production de farine de maïs, présence de l’eau et de l’électricité, production de la farine de manioc, établissement de soins de santé primaires, télécommunications, aérodrome et avions, sous-station d’électricité… « .
« Comme nous l’avons indiqué précédemment, le maïs a été choisi comme principale culture étant donné ses liens en amont et en aval avec le reste de la chaîne de valeur agricole. Le plan était de cultiver du maïs sur une superficie 50 000 ha sur 5 ans. La production de maïs servira à la fois les besoins animaux et humains. En conséquence, un complexe céréalier a été mis en service qui comprend 6 silos d’une capacité de 7 tonnes de maïs chacun, un séchoir (750 tonnes), un collecteur de grains secs (750 tonnes), un moulin à fourrage et une unité de transformation du meunerie pour la production de farine de maïs et de semoule pour la consommation humaine. Une fois finalisé, ce complexe aurait eu les effets suivants: réglementation des prix : en raison d’un manque de structures d’entreposage, le prix du maïs varie entre 150 $ la tonne pendant la période de récolte et 350 $ la tonne en hors saison; incitation à la production : le complexe de transformation du grain crée automatiquement un marché pour tous les petits producteurs de maïs sur un rayon de plus de 50 km; amélioration de la qualité : l’un des graves problèmes de santé associés au maïs est celui de l’aflatoxine, un champignon très nocif pour la santé humaine et animale
Par ailleurs, dit le cabinet, « pour une gestion efficiente des déchets, les épluchures du manioc seront utilisées dans le processus de production des aliments pour bétails, en substituant avec le mais qui coute deux fois plus cher. Ceci va permettre au pays de réduire d’autant le coût de production des protéines et d’accroitre sa compétitivité dans ce domaine. »
Enfin, « A peine une année après son lancement, le PAIBL a commencé à produire la farine de maïs de manière continue et a réussi à stabiliser le prix en utilisant un réseau de distribution efficient qui élimine les intermédiaires », fait savoir le Cabinet Matata. Pour cette saison, précise-t-il. A partir du 15 Février 2017, une unité de production de la farine de maïs, d’une capacité de 50.000 T par jour, sera opérationnelle et servira l’ensemble de la région y compris les petits producteurs.
EAU ET ELECTRICITE GARANTIES POUR LA PRODUCTION
« En plus du réseau d’eau pour soutenir les activités de production et de transformation, la direction du parc avait commandé, en 2016, une fontaine près d’un village pour fournir de l’eau potable, salubre et propre. Les services de Matata expliquent que » le premier village d’environ 250 habitants avait eu accès à l’eau potable pour la première fois depuis qu’il existe. Le village dispose maintenant d’une source d’eau propre, durable et salubre pour les générations à venir ».
Et d’expliquer que : « le site de Bukanga Lonzo a été analysé pour déterminer les propriétés physiques et chimiques de son sol. La partie du site sélectionnée pour le placement des pivots est très homogène. Pour l’irrigation, les sols homogènes sont faciles à gérer en termes de calendrier d’irrigation et de fertilisation. Comme les deux facteurs les plus importants, les propriétés du sol et la topographie du sol, ne sont pas restrictifs pour le développement de l’irrigation, le prochain aspect qui devait être pris en considération était la proximité du site à une source fiable d’eau. Le site a été choisi en raison de la présence de la rivière Kwango à environ 3 km de la section irrigable du site. Bien que l’eau doit être pompée jusqu’à 250m de haut, le développement de la section d’irrigation était sur un niveau assez bas avec des bonnes terres agricoles. La figure … montre le système d’irrigation comprenant 20 pivots d’irrigation couvrant 50 ha chacun. »
Et que cela devait permettre « Avec ses 20 pivots d’irrigation (avec une durée de vie de 20 à 30 ans) couvrant chacun 50 ha, le PAIBL a prévu 1000 hectares pour la production des légumes sous irrigation) pour une production attendue de 500 tonnes de légumes / jour. Le prix moyen d’une tonne de légumes se situe autour de 1000$! Et chaque hectare de production de légumes exige 5 personnes qualifiées pour prendre en charge cette activité. Au total, rien que par cette activité, le PAIBL doit engager 5.000 personnes. Sur l’ensemble du pays, il n’existe pas pour le moment une initiative avec une telle capacité de création d’emplois. »
Autre investissement de taille, l’électricité. Lors du lancement, des générateurs ont été utilisés pour fournir de l’électricité. Un générateur 500KVA donné de l’énergie au camp, des ateliers, des entrepôts et des auberges. » Aujourd’hui, le Parc agroindustriel de Bukanga Lonzo dispose d’une sous-station électrique de 56 MW qui fait de Bukanga Lonzo l’une des trois places du pays avec une offre d’énergie électrique conséquente ! Au moins 50% de cette énergie sera distribuée entre Mbankana et Kenge, donnant à la nouvelle province du Kwango un facteur important pour son développement « , assure le Cabinet Matata.
AUTONOMISATION DE 500 MENAGES VIVANT DANS LE PAIBL
Selon le Cabinet Matata, il avait été décidé de ne pas expulser les ménages vivant dans le PAIBL. Mais de les appuyer et de les autonomiser à travers des activités le long des chaînes de valeur qui seront développées.
» A cet effet, 500 ménages vivant dans le PAIBL sont actuellement appuyés par le PAIBL avec la mécanisation, les boutures améliorées et le conseil-suivi pour la culture de manioc. En décembre 2014, 300 ha de manioc avaient été plantés pour une production attendue de 4000 tonnes, dont la récolte avait débuté au mois de juin de l’année 2016 « , explique-t-il. Ce n’est pas tout. Parallèlement à cela, 500 hectares de manioc ont été plantés fin 2016, afin de garantir la disponibilité du manioc sur le marché tout au long de l’année. » Cette activité va générer plus de 100.000 $ de revenu aux petits producteurs sur une seule saison. 30% de ce revenu sont rétrocédés au PAIBL qui s’active à mettre en place un système d’assurance maladie, un fonds pour l’éducation des enfants et un fonds pour la construction des logements sociaux. Compte tenu du succès de cette composante du projet et de la disponibilité de l’énergie électrique, la BAD a financé l’acquisition d’une unité de transformation de la farine aujourd’hui vendue à Kinshasa « .
Le parc agro-industriel de Bukanga Lonzo se présente comme une solution aux défis auxquels fait face la RDC en matière d’alimentation, d’agriculture et de lutte contre la pauvreté.
Pour la petite histoire, le projet a été lancé en 2014 dans le cadre d’un partenariat public-privé entre le gouvernement et une société sud-africaine, Africom Commodities. Il devait utiliser 80 000 hectares de terres pour la production de maïs et d’autres cultures. L’État congolais a dépensé près de 100 millions de dollars pour la réalisation du projet. Cependant, quatre ans après son lancement, Bukanga Lonzo s’effondrait en 2018. L’initiateur du projet n’était plus aux commandes depuis 2016. Ceci expliquerait-il cela ?
Didier Kebongo
Forum des As
Affaire Mende, Kasanji, Kamerhe, Arrivée de Fayulu… Suivez Infos7 avec Paulette Kimuntu
Affaire Lambert Mende, Ngoyi Kasanji, Vital Kamerhe, Arrivée de Martin Fayulu… Suivez Infos7 avec Paulette Kimuntu qui reçoit Steve Kimvuata.
Atundu : « Ces propos mettent FATSHI devant ses responsabilités de garant de l’unité du pays »
L’Ambassadeur André-Alain Atundu juge insoutenables les propos des Sénateurs américains. Atundu dit y avoir noté une arrogance sur le ton qui révèle leur manque de considération envers les responsables qui gèrent l’Etat congolais aujourd’hui. Ensuite le peu de cas qu’ils font de la souveraineté de la RDC. » La RDC est maîtresse chez elle, fut-elle un Etat comme on dit une République bananière, mais ne dit-on pas que Charbonnier est maître chez soi. «
Pour l’ancien porte-parole de l’ancienne Majorité présidentielle, ces parlementaires » appartiennent certainement à une catégorie des responsables américains qui estiment que le Congo est trop grand, trop beau, trop riche pour être dirigé par des Congolais. Et ça, c’est inquiétant. C’est insoutenable « , martèle Atundu Liongo.
Il ne s’arrête pas là et estime que les propos de ces élus américains mettent le président Tshisekedi devant ses responsabilités, notamment son serment constitutionnel de sauvegarder l’unité nationale, la souveraineté du pays et d’assurer une gouvernance nationale. » Selon Atundu, la gouvernance nationale suppose que » nous ayons des partenaires, mais que ces partenaires et nous ne constituons pas une alliance du cavalier et du cheval, le cavalier est toujours au-dessus, le cheval peine. Je pense que c’est une interpellation pour tous les nationalistes ouverts à la coopération internationale pour être vigilants sur la souveraineté de notre Etat. «
Ce haut cadre du FCC souligne que » les relations entre Etats reposent sur ces deux paramètres pour garantir l’égalité des Etats sur le plan international sans considération de leur dimension géographique ni de leur position politique. Ceci me semble plutôt un ordre que l’on donne pour transmission à un satrape. Donc tous nos responsables en commençant par le chef de l’Etat sont considérés comme des satrapes à qui ils donnent des ordres à exécuter quelles que soient les conditions… « Une prétention révoltante à certains égards « , note Atundu.
Forum des As
Exclusivité : Concert de Werrason au Village Chez Ntemba
Exclusivité : Concert de Wenge Musica Maison Mère de l’artiste musicien Werrason au Village Chez Ntemba. Regardez
RDC : Ce qu’il faut retenir du retour de Fayulu et Muzito à Kinshasa
C’est le samedi 22 août 2020 que Martin Fayulu et Adolphe Muzito, deux membres du présidium de la coalition LAMUKA, ont regagné Kinshasa par l’aéroport international de N’djili. Un come back tant attendu par les militants de cette plateforme politique, qui tenaient à tout prix à revoir celui qui les a représentés à la présidentielle 2018, mais aussi l’ex-premier ministre de la RDC.
De l’aéroport de N’djili au terrain Sainte Thérèse, où Fayulu et Muzito ont échangé avec la population, tout s’est déroulé sans incident. Les éléments de la police ont, de leur côté, encadré le cortège de ces deux leaders de LAMUKA, ainsi que les militants venus nombreux les accueillir.
7SUR7.CD revient sur cet événement qui a cristallisé l’attention des Kinois le week-end dernier, pour faire revivre l’ambiance qui a régné samedi dans la première ville de la RDC.
Mobilisation devant l’aéroport de N’djili avant l’arrivée de Fayulu et Muzito
Il est 09 heures, pas de soleil de plomb dans la capitale congolaise. Martin Fayulu et Adolphe Muzitu, deux opposants membres de la coalition LAMUKA, sont attendus à Kinshasa. Ils font leur « grand retour », après avoir passé plus de 5 mois à l’extérieur de la RDC suite à la fermeture des frontières. Une mesure prise par les autorités dans le cadre de la lutte contre la Covid-19.
Des dizaines de milliers de militants de la coalition LAMUKA se sont mobilisés tôt devant l’aéroport international de N’djili, pour leur réserver un accueil chaleureux.
À l’extérieur de l’aéroport, la mobilisation était au rendez-vous. Une centaine de militants se sont pointés, parfois sans cache-nez, oubliant l’existence de la Covid-19.
Drapeaux des partis politiques, notamment de l’ECIDé, banderoles de soutien, caliquots et effigies de Fayulu en mains, ils attendaient impatiemment l’arrivée de ces deux opposants.
Messages politiques
L’un des militants de cette plateforme politique a transporté une croix en bois sur laquelle il a accroché le poisson, le pain, l’eau et de la chikwangue. Plus bas, il a attaché un carton avec quelques mots écrit à l’aide de la braise.
« Pasi na Congo. Tozokufa na nzala. 20.5$ social (entendez par là souffrance au Congo, nous mourons de faim, ndlr) », l’on pouvait lire sur cette croix.
Après deux heures d’attente, les sympathisants de Fayulu et Muzito continuaient à prendre d’assaut l’aéroport international de N’djili. Certains arrivaient à pied et d’autres en bus voire à moto.
Des militants crient à tue-tête des chansons hostiles au régime actuel dirigé par le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le fils de l’opposant historique congolais, Étienne Tshisekedi. Il a été accusé de traîtrise suite à sa coalition avec l’ancien président Joseph Kabila qui a dirigé le pays durant 18 ans.
Dans leurs chants, c’est aussi les sénateurs et députés nationaux qui sont pris à partie. Ils leur ont reproché de servir les intérêts des individus et non du peuple, des suites de l’entérinement de Ronsard Malonda comme président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) et les propositions de loi sur la réforme de l’appareil judiciaire initiées par les députés nationaux Aubin Minaku et Garry Sakata, deux caciques du Front Commun pour le Congo (FCC).
Plus loin, certains ont menacé sur le champs d’aller à la ferme de Kingakati, domaine de l’ex-président Joseph Kabila. Pour eux, c’est lui qui dirige encore le riche Congo et assujettit le peuple dans la misère.
Dispositif sécuritaire renforcé à l’aéroport de N’djili
Pour encadrer ce déferlement des sympathisants, des policiers ont été déployés pour veiller au respect de l’ordre établi. Les forces de l’ordre ont créé une ceinture pour empêcher des militants incontrôlables de se rapprocher de la clôture de l’aéroport.
Un dispositif qui ne tiendra pas longtemps après l’annonce de l’arrivée de Martin Fayulu et Adolphe Muzitu de bouche à l’oreille. La foule a rompu le cordon de sécurité pour se diriger à la porte de sortie de l’aéroport de N’djili.
Arrivée de Fayulu et Muzito
Aux environs de 13h, l’avion transportant les deux opposants atterrit enfin à l’aéroport international de N’djili. Quelques minutes après, les deux personnalités sortent de l’aéroport sous les acclamations de la multitude. Vêtus en blanc comme neige et portant un cache-nez, Fayulu et Muzito ont l’air en forme.
Ils ont salué, sourire aux lèvres, visages rayonnants, les militants venus les accueillir devant des journalistes qui se bousculent pour prendre des images.
Et c’était parti pour une procession de plus de 4 heures. De l’aéroport à place Sainte Thérèse de N’djili, en passant par les quartiers Kingasani, Pascal et Mikondo, des militants de LAMUKA et des curieux jonchaient le boulevard Lumumba pour attendre les deux leaders de LAMUKA.
Sur des passerelles, ils sont entassés comme des allumettes dans une boîte, sans observer la distanciation sociale recommandée pour prévenir le Coronavirus. Martin Fayulu, jubile ce bain de foule, qui atteste de sa popularité acquise lors des élections de décembre 2018.
Alors que le cortège avançait petit à petit, à la place Sainte-Thérèse de N’djili, lieu qui a accueilli plusieurs meetings de l’opposition, la mise en place était déjà terminée.
Ambiance à Sainte Thérèse au rythme des allocutions de Fayulu et Muzito
Dans l’attente du candidat n°4 à la présidentielle du 30 décembre 2018, des militants dansent et bougent au rythme de « Olandi », d’Innoss’B, sans oublier « Se ye », chanson de campagne de Fayulu.
Des artistes-animateurs ont même eu la prouesse de ressusciter la chanson du dictateur Mobutu pour encenser Fayulu.
« Lokuta monene Lokuta monene, oyakani saka Fayulu a ko kweya wayaaaaa (détrompez-vous, Fayulu n’a pas perdu sa popularité, c’est faux.. ndlr) », ont-ils dit.
C’est vers le couché du soleil que Fayulu et Muzito ont foulé le terrain Ste Thérèse. Sur le podium, une grosse affiche placée en arrière montre les visages de 4 leaders de LAMUKA « unis ». L’on pouvait lire également : »nous sommes pour le changement « .
Mais ils ne seront que deux : Fayulu et Muzito. Jean-Pierre Bemba président du Mouvement de Libération du Congo (MLC) était absent. Il avait récemment été à la tête d’une marche « pacifique » le 13 juillet à Kinshasa, de Masina à Limete avec des dizaines de milliers de militants contre la désignation de Ronsard Malonda.
Ève Bazaiba, secrétaire générale du parti MLC, qui a l’habitude d’être dépêchée dans des circonstances pareilles, n’était pas non plus présente. Aucune explication n’a été donnée. Vraisemblablement, chaque leader de LAMUKA veut marquer son terroir.
C’est Muzito qui avait pris la parole en premier. L’ancien premier ministre de Joseph Kabila (2008-2012) est considéré pour ses militants comme l’homme qui détient « la formule magique », pour mettre un terme à l’inflation. Il a vanté ses prouesses économiques lorsqu’il fût chef du gouvernement.
Après, sans mâcher les mots, il a critiqué le duel Kabila-Tshisekedi. Une fois de plus Muzito a répété que « les investisseurs ne viendront pas au pays », suite aux chamailleries et mésententes entre Tshisekedi et son 1er ministre, ainsi que des conflits institutionnels…
Après près de 10 minutes de speech, il passa la parole à Martin Fayulu, qui ne cesse de revendiquer la victoire de l’élection présidentielle du 30 décembre 2018.
C’est au rythme de « Se ye », qu’il est invité à s’adresser aux militants. Visiblement tenté par la mélodie, mais il résiste de faire quelques pas des danses. L’homme, sous le poids de la fatigue, ne bouge que ses bras alors que les journalistes attendent aussi ce moment.
Son discours dure plus de 30 minutes. Fayulu va demander qu’on observe 3 minutes de silence respectivement pour les massacres à l’Est du pays, la mort des frères jumeaux tués au Kongo Central, crime qui a suscité émoi et enfin
les personnes décédées de la Covid-19 au pays.
La 3è minute de silence est boudée par les militants. Ils scandent en lingala : « il n y’a pas de Covid-19 ». Fayulu essaie en vain de les convaincre.
Son discours est presque le même. Mais cette fois-la, Fayulu se réjouit d’avoir eu raison de sa proposition de « sortie de crise », post-électorale devoilée en novembre 2019 et présentée à plusieurs personnalités politiques étrangères aussi. Élections anticipées, les réformes institutionnelles… Voilà ce que Fayulu a rappelé à l’opinion.
Il se jette des fleurs d’avoir vu loin que le bout de son nez, à la suite des multiples tensions et bras de fer au sein de Cour constitutionnelle, de la centrale électorale.
Pour lui, le groupe de 13 personnalités politiques et de la société civile signataires de l’Appel du 11 juillet 2020, rejoint sa proposition dont il réclame « la paternité » par des termes un peu voilés.
Plus loin, Mafa n’hésite pas à critiquer le programme de 100 jours d’urgence du chef de l’État. Il a épinglé notamment les commissions touchées pour l’exécution des travaux. Il ne rétropédale pas quand il qualifie le président de la République de « pantin ». Martin Fayulu a aussi apporté son soutien à Denis Mukwege, menacé de mort depuis quelques semaines. Il n’a pas oublié de remercier ceux qui ont participé à la marche contre Ronsard Malonda conduit par Jean Pierre Bemba.
De retour à Kinshasa, Martin Fayulu devra dans les prochains jours prendre les commandes de la coalition LAMUKA, tel que prévu dans les statuts et règlement intérieur de cette plateforme politique. Il va diriger cette coalition après Moïse Katumbi, Jean-Bemba et Adolphe Muzito. Une occasion pour lui d’accentuer le combat pour la mise en œuvre de son plan de sortie de crise.
Ange Makadi Ngoy/7sur7.cd
Denis Lessie lance un message fort à Penielle, ex femme de Mike Kalambay
VIDEO. Denis Lessie lance un message fort à Penielle, ex femme de Mike Kalambay et met en garde l’évangéliste Kiziamina Kibila.
Ngoyi Kasanji dément les problèmes psychiatriques de sa fille, mais parle d’une nervosité qui dépasse ses limites
Plusieurs médias avaient rapporté que Bukumbabu Christelle, la fille du sénateur Ngoy Kasanji a des problèmes psychiatriques, selon les dires de son père.
Alphonse Ngoyi Kasanji a démenti ses propos ce dimanche 23 août 2020.
À en croire cet élu de Mbuji-Mayi, c’est une fakenews diffusée par quelques médias pour salir la réputation de toute sa famille pendant cette période où sa parcelle est remise « illégalement » à Gabriel Mokia.
À l’en croire, il avait tout simplement déclaré avoir constaté que sa fille avait une nervosité qui dépassait les limites.
« J’ai dit que j’ai constaté que depuis le mois de juin elle avait une nervosité qui dépassait un tout petit peu les limites. C’est normal de s’énerver mais il faut se contenir », a précisé Ngoyi Kasanji ce dimanche 23 août 2020.
Dans la foulée, Alphonse Ngoy Kasanji, cadre du Front Commun pour le Congo (FCC), révèle que c’est sur base de ce constat qu’il avait décidé, depuis juin, d’envoyer sa fille a l’hôpital pour des soins appropriés.
« C’est pour cela que je l’ai envoyé à l’hôpital, le 18 juin 2020. Elle suit le traitement et c’est momentané », a conclu l’ancien gouverneur de la province du Kasaï-Oriental.
Il sied de rappeler que c’est depuis le 17 août 2020 que le Parquet général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete avait émis un avis de recherche contre la députée provinciale Bukumbabu Christelle Ngoyi, fille d’Alphonse Ngoyi Kasanji pour offense au chef de l’État, selon l’article 1er de l’ordonnance-Loi numéro 300 du 16 décembre 1963 relative à la répression des offenses envers le chef de l’État.
C’est ce que l’on peut lire dans cet avis de recherche signé par le procureur général Sylvain Kaluila Muana.
C’est en réaction à une vidéo où la concernée, la fille de Ngoyi Kasanji, a proféré des propos discourtois à l’endroit de la première dame, Denise Nyakeru Tshisekedi et du président de la République après le déguerpissement de son père.
Thierry Mfundu
Politico
Kinshasa : Bientôt la libération de Kamerhe ?
Kinshasa : Bientôt la libération de Vital Kamerhe ? Suivez le débat Club 50.
Affaire Pascal Mukuna : les avocats de Mamie Tshibola dénoncent « une main noire »
Les avocats de Mamie Tshibola dénoncent « une main noire », qui cherche à acquitter le pasteur Pascal Mukuna, dans l’affaire qui l’oppose au ministère public et la partie civile Mme Mamie Tshibola. Dans une déclaration faite samedi 22 août à Kinshasa, les avocats et la victime se plaignent de « la légèreté et de banalisation de ce dossier dans le chef des juges, au tant devant le tribunal de saisie que devant la juridiction de renvoi, qui a rejeté en bloc toutes les demandes formulées par leur cliente. »
Pour les avocats de Mamie Tshibola, il a été question d’éclairer l’opinion, mais surtout de dénoncer le non-respect de la procédure dans le procès.
« Les gens du prévenu Mukuna sont en train de publier des choses qui sont totalement fausses. C’est la raison pour laquelle nous allons élever maintenant notre voix, pour crier, pour que tout le monde sache ce qui est vraiment vrai dans cette situation », déclare Me Lipo Balili Diane.
Pour les avocats de Mamie Tshibola, leur cliente n’a jamais été arrêtée, contrairement à ce que la partie adverse aurait monté et diffusé.
Mais seulement, elle est menacée et est en insécurité, selon son propre témoignage.
« C’est moi Mamie Tshibola, j’ai un moral très bas, il y a une main noire qui cherche à donner raison à mon adversaire, et éviter que je rentre dans mon droit. Ils ont inventé une histoire selon laquelle je suis en prison. C’est faux. Maintenant je suis très menacée, ce que mes avocats ont demandé au premier juge n’a pas été fait. L’Etat de droit, c’est aussi pour nous les pauvres, aidez-moi, j’ai droit », supplie-t-elle.
Autre souhait non respecté, c’est le refus du huit clos : « j’avais réfuté le huit clos depuis le début de mon procès. J’avais demandé que ça soit un procès public, télévisé, parce qu’avec le procès a huit clos, on cache la vérité. »
Il n’y a aucune main noire derrière ce dossier en cours, clame la partie Mukuna.
Pour Jean Claude Katende, vice-président de la campagne d’Eveil patriotique, la peur de la partie Tshibola réside dans le fait que « tout leur montage ne tient pas la route. »
L’évêque de l’Assemblée chrétienne de Kinshasa (ACK) et président du Football club Renaissance, Pascal Mukuna, a été transféré jeudi 14 mai matin à la prison centrale de Kinshasa/Makala, après avoir passé nuit au cachot du parquet général près la cour de la Gombe. La veille, ce parquet l’avait placé sous mandat d’arrêt provisoire, après une confrontation avec Mamie Tshibola, qui l’accuse notamment viol et menaces de mort.
Radio Okapi
Top 7 avec Denis Kambayi
Denis Kambayi alobi UDPS ezali parti na ye ya makila pe apesi ba raisons nionso oyo esalaki que akende marche ya FCC te.
Ngoyi Kasanji révèle qu’il a envoyé sa fille à l’hôpital au mois de juin pour des soins « à cause de sa nervosité qui dépassait les limites »
D’après certains médias de la République Démocratique du Congo, Alphonse Ngoyi Kasanji aurait déclaré que sa fille Bukumbabu Christelle a des problèmes psychiatriques. Et la réaction du concerné ne s’est pas faite attendre.
Via Twitter, Alphonse Ngoyi Kasanji a fustigé la déformation de ses propos. À l’en croire, il avait tout simplement déclaré avoir constaté que sa fille avait une nervosité qui dépassait les limites.
« J’ai dit que j’ai constaté que depuis le mois de juin elle avait une nervosité qui dépassait un tout petit peu les limites. C’est normal de s’énerver mais il faut se contenir », a précisé Ngoyi Kasanji ce dimanche 23 août 2020.
Dans la foulée, Alphonse Ngoy Kasanji, cadre du Front Commun pour le Congo (FCC) révèle que c’est sur base de ce constat qu’il avait décidé d’envoyer sa fille a l’hôpital pour des soins appropriés.
« C’est pour cela que je l’ai envoyé à l’hôpital le 18 juin 2020. Elle suit le traitement et c’est momentané », conclut l’ancien gouverneur de la province du Kasaï-Oriental.
Pour rappel, le Parquet général près la cour d’Appel de Kinshasa/Matete avait émis le 17 août dernier un avis de recherche contre la députée provinciale Bukumbabu Christelle Ngoyi, fille d’Alphonse Ngoyi Kasanji.
Cette dernière est poursuivie pour offense au chef de l’État (article 1er de l’ordonnance-Loi numéro 300 du 16 décembre 1963 relative à la répression des offenses envers le chef de l’État), indiquait cet avis de recherche signé par le procureur général Sylvain Kaluila Muana.
Dans une vidéo qui a fait le tour des réseaux sociaux, la fille de Ngoyi Kasanji a proféré des propos discourtois à l’endroit de la première dame Denise Nyakeru Tshisekedi et du président de la République. Elle a accusé le couple présidentiel de nourrir un sentiment de haine à l’égard de son père, déguerpi lundi dernier de sa parcelle située à Gombe au profit de Gabriel Mokia au terme d’un conflit foncier.
24h après, Christelle Ngoyi avait, à travers encore une vidéo, fait son mea culpa et présenté ses excuses à l’épouse du président Tshisekedi.
Jephté Kitsita
La revanche de Celeo Scram à Brigade Sarbati
VIDEO. La revanche de Celeo Scram à Brigade Sarbati : Concert Fara Fara Wenge Musica MM vs Quartier Latin à Paris.
Fayulu menace de mobiliser le peuple pour un sit-in de plusieurs jours au Palais du peuple si ses revendications ne sont pas prises en compte
Le meeting de Martin Fayulu à la Place Ste-Thérèse à Kinshasa est terminé. Celui qui se présente toujours comme le vainqueur de la dernière présidentielle a répété ses principales revendications. Il a également menacé de mobiliser la population pour un sit-in géant au Palais du peuple si ces demandes ne sont pas prises en compte.
« J’ai été content de votre mobilisation derrière Jean-Pierre Bemba. Vous avez suivi le mot d’ordre (…). Je suis revenu pour aller de l’avant, pour que ces propositions montent. Je mets en garde ceux qui voudront commettre des conneries », a t-il dit.
Et d’ajouter :
« Soyez prêts. Si rien n’est fait nous allons aller au Palais du peuple. Ça sera notre maison. Nous allons nous installer là-bas. Nous allons demander à nos frères de la diaspora de se cotiser pour que personne ne manque à manger pendant ce sit-in (…). Je suis un combattant et un soldat du peuple. Je ne combats que le bon combat ».
Il est également revenu sur le débat autour des reformes.
« Tout le monde a un projet : le groupe de 13, Bahati et les autres, ont fait des recommandations, mais ces idées viennent après les propositions que j’ai faites dans le plan de sortie de crise que j’ai présenté ».
Actualite.cd









