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Fatshi apesi sourire na Ngaba. Botala béton…

Le président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi (Fatshi) apesi sourire na Ngaba. Botala béton…

Covid-19 : La RDC dépasse la barre de 6.000 guéris

La République Démocratique du Congo a officiellement dépassé la barre de 6.000 guéries de la covid-19.

D’après le bulletin du 28 juillet 2020 du secrétariat technique du comité multisectoriel de la riposte, 165 nouveaux malades sont sortis guéris.

Sur les nouveaux malades guéris, 142 sont de la ville de Kinshasa et 23 autres des provinces. Ainsi, le cumul de guérison passe officiellement à 6.095 cas.

D’après le même bulletin, 58 nouveaux cas du coronavirus ont été confirmés dont 46 à Kinshasa, 7 en Ituri, 2 au Sud-Kivu, 1 dans le Haut-Katanga et 1 au Sud-Ubangi.

Le cumul de cas depuis le début de cette épidémie le 10 mars dernier est de 8.931 dont 8.930 confirmés et 1 cas probable.

Cependant, 5 nouveaux décès parmi les cas confirmés ont été enregistrés au pays. Le cumul de décès passe ainsi à 213 cas dont 212 confirmés et 1 probable.

Jephté Kitsita

Mike Mukebayi: Kamerhe azo yeba te akende FCC to atikala na Fatshi pona abima na prison

Bibi Kapinga reçoit l’honorable Mike Mukebayi : Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo.

Kongo Central : un groupe de députés prévoit une marche ce vendredi pour exiger le départ du gouverneur

Dans une correspondance adressée au maire de la ville de Matadi ce mardi 28 juillet 2020, un groupe des députés nationaux et provinciaux informent l’organisation d’une marche pacifique ce vendredi 31 juillet 2020 pour exiger l’exécution immédiate de l’arrêt de la cour constitutionnelle sur la déchéance du gouverneur de province Atou Matubuana.

“Cette marche est consécutive au vote du 04 décembre 2019, d’une motion de défiance contre l’ancien gouverneur Atou Matubuana par l’Assemblée Provinciale, de l’arrêt R.Cons 1171 du 29 mai 2020 et au refus d’exécuter volontairement ledit Arrêt par le gouverneur”, explique les signataires de cette lettre.

Les organisateurs précisent que la marche partira de la place les Copains à Mvuadu dans la commune de Matadi à 8 heures avec comme point de chute le bâtiment du gouvernorat. Ils demandent au maire prendre toutes les mesures pour un encadrement des participants.

Dany KINDA-N’ZITA, à Matadi
Actualite.cd

Angleterre : Neeskens Kebano, ce diamant oublié par Fulham

Souvent négligé, oublié, presqu’abandonné dans les rangs de Fulham, Neeskens Kebano, est en cette fin de saison, l’homme de tous les succès de son club. Buteur à 4 reprises sur les trois dernières rencontres du club londonien, il endosse parfaitement, le costume de porte-étendard, celui d’un sauveur inattendu. Fulham se délecte de la patte droite de l’international congolais, plus que jamais décisive sur coup-franc.

Plus que Messi, Ronaldo, Beckam, Juninho ou tout autre tireur des coup-francs, l’ancien du Racing Club de Genk a réussi l’exploit de concrétiser 3 coup-francs directs en 3 rencontres d’affilée. Le dernier à Cardiff en demi-finale aller des Playoffs de la montée en Premier League, a été aussi beau que les précédents, mais surtout important. Il a permis au club de la capitale anglaise de prendre une sérieuse option (0-2), en vue de la qualification en finale, avant la manche retour.

Il ne faut pas enterrer Neeskens

Le joueur formé au PSG, est revenu en grande forme depuis le re-start, comme galvanisé par le temps de répit forcé par la pandémie de Coronavirus. C’est lui qui porte Fulham sur ses épaules au moment le plus crucial. Et le club retrouve en fin le « diamant » qu’il est allé chercher en Belgique il y a 4 ans de cela.

Annoncé partant en début de saison, à la recherche d’un temps de jeu favorable à sa convocation en équipe nationale, Neeskens Kebano avait pu, à la surprise générale, prolonger son bail avec Fulham grâce notamment à l’intérêt manifeste de son coach, qui n’a cessé de croire au talent de l’international congolais de 28 ans.

Au milieu du désespoir et de l’oubli, le médian offensif a réveillé son aura au juste moment, et est actuellement adulé dans la presse comme dans les cœurs des fans interdits d’accès aux stades pour cause de Coronavirus. Voilà la renaissance d’un footballeur au talent exquis, qui n’a jamais renoncé, qui fonce dans la résilience, en ce à quoi il croit, et le temps lui donne.

La Premier League, le rêve !

Relégué au cours de la saison 2017-2018, Fulham rêve de retrouver la Premier League. Après avoir raté de peu une promotion directe dans l’élite du football anglais, les coéquipiers de Neeskens Kebano sont déterminés à mettre profit ces matchs de playoffs dans un final four inédit, pour arriver à bout de leur rêve. Le congolais est particulièrement celui qui a compris le message du coach de ses dirigeants.

Redevenu titulaire sur l’aile droite, parfois en milieu de terrain, il se donne à fond dans chacune de rencontres que livre Fulham, et se refuse de perdre. Jusqu’à présent, ses coéquipiers et lui s’en sortent bien. Ils ont des chances intactes de passer en finale des playoffs, après la belle prestation de l’aller contre les gallois de Cardiff. Le match retour est prévu ce jeudi 30 juillet au Craven Cottage Stadium. En cas de qualification, Neeskens Kebano et ses pairs affronteront en finale le vainqueur de la double confrontation entre Brenford et Swansea City

Isaac Bampendee
Footrdc

Fabregas victime des moqueries et mensonges mais refuse de se venger

Ado Yuhe reçoit l’artiste musicien Fabregas Le Métis Noir, l’artiste se dit être victime des moqueries et mensonges mais il refuse de se venger.

Assemblée nationale : Jeanine Mabunda compatit avec la famille du policier brutalisé lors des manifestations de l’Udps

C’était une rencontre très émotive survenue mardi 28 juillet 2020, entre la Présidente de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda Lioko et la famille de Feu Kisoka Philémon Tigana, le policier brutalisé lors de la marche anti-Malonda organisée par les combattants de l’Udps le 9 juillet 2020. «J’ai reçu ce jour, avec une immense tristesse, au Palais du peuple, la famille du policier Kisoka Philémon Tigana, lynché par les manifestants, lors des marches organisées par l’UDPS le 9 Juillet. Je leur ai présenté les condoléances ainsi que le réconfort de l’Assemblée nationale», a écrit sur son compte twitter, Mme Jeanine Mabunda Lioko, Présidente de la Chambre basse du parlement.

D’après le Bureau Conjoint des Nations unies aux Droit de l’homme (BCNUDH), la marche anti-Malonda convoquée par l’Udps avait causé des dégâts matériels et mort d’hommes. Le BCNUDH avait dressé un bilan de trois morts notamment, un policier lynché par les militants, alors que l’Udps avait parlé de 3 morts parmi des combattants. A cette occasion, le Sg de ce parti présidentiel avait exigé la démission du Vpm Ministre de l’intérieur et sécurité, Gilbert Kankonde.

MB
La prospérité

Matata Ponyo : « La RDC a connu 60 ans de mauvaise gouvernance publique »

Soixante ans après les indépendances, l’Afrique produit aujourd’hui 2% de la production mondiale et moins de 7 % du commerce mondial. La RDC est parmi les pays les plus reculés de l’Afrique. Ce qui traduit plus de 60 ans de mauvaise gouvernance publique, avait affirmé récemment, le Premier ministre honoraire congolais, Augustin Matata Ponyo, au cours d’une deuxième séance académique devant ses collègues sénateurs.

Pour permettre aux pays africains et à la RDC de décoller, comme la Chine et les Etats-Unis, le sénateur Matata Ponyo avait plaidé pour un leadership fort et une gouvernance de qualité. « Au moment de son accession à l’indépendance, la RDC avait une économie aussi forte que certains pays développés aujourd’hui à travers le monde. 60 ans après son indépendance, le pays ne fait que régresser au point d’être parmi les plus pauvres du monde », s’était indigné l’homme à la célèbre cravate rouge.

Cette régression de la RD Congo, qui selon Augustin Matata, est similaire à celle de plusieurs autres pays africains, met en cause le leadership et la gouvernance africains depuis 60 ans. A l’en croire, sans un leadership fort et une gouvernance de qualité, la RD Congo continuera à régresser même après 200 ans d’indépendance, comme c’est le cas au Liberia.

« POINT D’EMERGENCE SANS BINOME LEADERSHIP ET GOUVERNANCE »

Dans une interview à Radio Okapi au mois de juin dernier, Augustin Matata Ponyo avait insisté sur la relation entre le leadership et la gouvernance. D’après lui, « Le binôme leadership – gouvernance constitue la clé magique du progrès d’une nation. Si la RDC veut se développer ou émerger, elle ne peut pas se passer du binôme leadership et gouvernance », avait-il dit.

RO/FDA
Forum des as

Exclusivité: Koffi Olomide ayindisi déjà na U Arena

Exclusivité: l’artiste musicien Koffi Olomide à U Arena (Paris La Défense Arena) pour préparer son concert de 2021.

FCC-CACH : plus que jamais vers l’implosion

Qu’est ce qui oppose réellement les deux partenaires ?

C’est toujours la hache de guerre qui continue à être déterrée entre le FCC et le CACH, les deux partenaires de la coalition au pouvoir. Ceux-ci continuent à s’entredéchirer. Entre les deux, on n’a jamais connu une crise aussi longue en termes de durée comme celle en cours, consécutive aux Ordonnances du Président de la République Félix Tshisekedi sur les nominations dans l’Armée et la Justice.

A ce sujet, le FCC et le CACH font deux lectures diamétralement opposées sur la notion d’intérim et celle de de contreseing qui sont bien définies dans la Constitution du 18 Février 2006. Pour les juristes de CACH, plus particulièrement l’UDPS, le parti politique du chef de l’Etat, la Constitution est assez claire à ce sujet, il n’y a pas de confusion possible à faire.

L’article 90 alinéa 2 prescrit que l’intérim constitue la délégation des pouvoirs, c’est-à-dire de toutes les compétences, toutes sans exclusive de celui qui l’accorde. L’intérimaire, dans ce cas précis dispose de tous les pouvoirs et a donc un plein mandat. C’est le cas de l’intérim exercé par le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur Gilbert Kakonde lors du récent déplacement du Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilukamba à Lubumbashi où Premier ministre assumant l’intérim a contresigné les Ordonnances du chef de l’Etat.

C’est pour la même raison que sous les mandatures de Joseph Kabila, des Vice-Premiers ministres assumant l’intérim du Premier ministre ont apposé le contreseing sur les Ordonnances du Président de la République sans que nul ne crie alors à la violation de la Constitution comme c’est fait à ce jour. Pour ce cas précis, on en veut pour preuve le contreseing comme Vice-Premiers ministres assumant l’intérim du Premier ministre notamment Léonard She Okitundu VPM/Affaires étrangères et José Makila Sumanda des TRANSCOM, en son temps.

Pour le CACH donc, les Ordonnances signées par le Président de la République Félix Tshisekedi et contresignées par le VPM/Intérieur Gilbert Kakonde n’ont violé aucune disposition de la Constitution et que la polémique qui s’en suit est dénuée de tout sens car le CACH tacle son partenaire du FCC en lui demandant comme autrefois lorsqu’il s’agissait des Ordonnances du Président Joseph Kabila, le contreseing des VPM She Okitundu et José Makila Sumanda n’étaient pas, elles, illégales, alors celles contresignées par le VMP/Intérieur Gilbert Kakonde le seraient.

Une autre divergence de taille entre les deux partenaires, c’est sur la notion de contreseing. Pour le CACH, le contreseing a une portée juridique et politique. Dans tous les deux cas, le contreseing du Premier ministre n’est pas une autorisation qu’il donne à l’Ordonnance du Président de la République. Il n’en a pas le pouvoir et n’a rien à émettre comme avis sur l’acte juridique qu’il doit contresigner. Le contreseing c‘est en rapport avec l’exécution de l’acte juridique pris par l’autorité supérieure du Premier ministre qui est le Président de la République.

Le Premier ministre n’aucun avis à émettre sur ces Ordonnances du Président de la République, qu’il est tenu d’exécuter dès leur signature. Pour les juristes de CACH, les Ordonnances du chef de l’Etat sont valables dès leur signature et non par le contreseing du Premier ministre qui n’est, ni plus ni moins qu’un acte d’authentification. Tandis que cité FCC, tous les juristes sont formels en ce que l’intérim ne délègue qu’une partie des compétences à moins que celui qui l’accorde en dispose autrement.

Partant, le VPM/Intérieur Gilbert Kankonde n’avait aucune compétence pour contresigner les Ordonnances du Président de la République sur base de l’intérim lui laissé par le Premier ministre Sylvestre Ilunga IIukamba dont le champ était limité. Il est allé au-delà illégalement par son contreseing. En ce qui concerne, le parallélisme que fait le CACH sur les contreseings apposés autrefois par le VPM/Affaires étrangères Léonard She Okitundu et le VPM/TRANCOMS José Makila Sumanda sous le Président Joseph Kabila, au FCC on réplique qu’on ne peut justifier une illégalité par une autre illégalité. C’est un non-sens par le CACH.

Pour ce qui est du contreseing, pour le FCC, sans le contreseing du seul Premier ministre aucune Ordonnance présidentielle n’est valable car il s’agit du quitus donné à l’acte juridique pris par le chef de l’État. Le contreseing, montre que Président de la République est en harmonie avec la majorité parlementaire avec laquelle il partage le pouvoir. Comme on le voit, il y a plus qu’un hiatus dans la vision des deux partenaires CACH-FCC.

La question que l’on se pose est de savoir comment les deux vont cheminer en noces là où leurs points de vue sont divergents sur des dispositions de la Constitution qui règle l’intérim du Premier ministre tout comme le contreseing des actes juridiques du chef de l’Etat. Qui va alors les départager en faisant la lecture objective sur les dispositions qui les opposent ? La vraie divergence entre les deux partenaires de la coalition semble être logée ailleurs. C’est ici où se pose la question de ce qui divise réellement à la coalition où certains ténors du FCC estiment à ce jour que leur partenaire Félix Tshisekedi a réussi à faire entrer dans le rapport des forces, l’appui qu’il a réussi à avoir du côté du gouvernement américain par son Ambassadeur en RDC. C’est là, le nœud des divisions actuelles qui se cachent dans les lectures de la Constitution.

Kandolo M.
Forum des As

Félix Tshisekedi a reçu les 13 personnalités qui militent pour un consensus sur les réformes électorales

Les 13 personnalités ayant lancé l’appel du 11 juillet en faveur d’un consensus sur les réformes électorales, ont été reçues ce mardi soir par le président de la république Félix Tshisekedi. Il s’agit notamment de, Claudel Lubaya, Delly Sesanga, Henry Thomas Lokondo, Patrick Muyaya, Juvenal Munubo, Jean Jacques Mamba, et Daniel Mukoko Samba…

Ces derniers, ont signé depuis le 11 juillet, une déclaration commune dans laquelle ils appellent à la tenue d’un forum strictement limité au processus électoral « en vue de baliser la voie à un processus transparente apaisé à l’horizon 2023.

Ces acteurs politiques proposent un agenda axé sur la réforme de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) dont la composition de son bureau, la révision de la constitution. Ils proposent particulièrement que des discussions soient engagées sur le rétablissement du second tour de la présidentielle, les orientations essentielles sur la loi électorale, etc. Ils suggèrent aussi que les débats soient tournés vers l’élargissement du conseil supérieur de la magistrature.

Ces acteurs politiques demandent particulièrement à Félix Tshisekedi de prendre le lead sur la convocation de ces assises. Pour rappel, l’Eglise du Christ au Congo (ECC) s’était également positionnée en faveur d’un dialogue restreint sur les questions qui fâchent.

Actualite.cd

FARDC: le général Gabriel Amisi est officiellement entré en fonction

Le général Gabriel Amisi Kumba a pris officiellement ses fonctions de l’inspecteur général des forces armées de la République démocratique du Congo lundi 27 juillet.

La cérémonie de remise et reprise a eu lieu lundi 27 juillet 2020, à l’absence de son prédécesseur, le général John Numbi, représenté par le chargé des opérations et des renseignements à l’inspectorat général, le lieutenant-général Pacifique Masungu.

Dans son mot, le nouvel inspecteur a invité tous les militaires à la conscience et à la discipline, qui est selon lui « la mère des armées ».

« Si nous nous mettons ensemble, nous allons faire quelque chose d’utile. Je demande la conscience, la discipline et l’amour du prochain », a déclaré le numéro 1 des FARDC.

Nommé le 17 juillet dernier par le Chef, l’inspecteur général de l’armée congolaise Amisi Kumba, est un général d’armées 4 étoiles.

Jonsard Mikanda

Félix Tshisekedi appelé à s’impliquer pour l’ouverture des actions judiciaires sur des affaires de détournement des deniers publics

Dans un communiqué ce mardi 28 juillet, les organisations membres de la coalition « Le Congo n’est pas à vendre » appellent le président de la République à s’impliquer personnellement pour l’ouverture des actions judiciaires sur les dossiers de détournement des deniers publics.

Selon ces organisations de la société civile, Il s’agit, notamment du « dossier GECAMINES où 128 millions d’euros ont été volatilisés, dossier 15 millons sur le remboursement du manque à gagner des opérateur pétroliers, dossier du projet Bukanga Lonzo, dossier travaux de modernisation du bureau de Sénat et ceux du Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) et du passeport avec SEMLEX où la traçabilité de 65 dollars américains sur les 185 reste hypothétique ».

« Toutes ces affaires maintiennent encore le doute au sein de l’opinion publique sur la matérialisation de votre engagement. Le manque d’éclaircissement sur ces affaires risque d’impacter négativement sur votre détermination à lutte contre la corruption. La coalition CNPAV vous recommande de vous impliquer personnellement, tel que cela a été le cas dans le cadre du procès 100 jours pour l’ouverture et la fixation des actions judiciaires de tous les dossiers sus énumérés et d’autres non cités devant les juridictions compétentes », lit-on dans le communiqué.

Ces organisations plaident, en même temps, en faveur de l’indépendance et l’autonomisation de la justice.

Emery Yakamua

Fabregas demande enfin pardon à Koffi Olomide

VIDEO. L’artiste musicien Fabregas Le Métis Noir demande enfin pardon à l’artiste musicien Koffi Olomide.

Denise Nyakeru Tshisekedi visite la femme de Rossy Mukendi

La Première Dame de la République, Denise Nyakeru Tshisekedi, a rendu visite, mardi 28 juillet 2020, à la veuve de Rossy Mukendi.

Hormis des vivres et autres biens, la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi (FDNT) s’est engagée à prendre en charge la scolarité de 2 enfants du défunt (Rossy Mukendi) ainsi qu’un suivi sanitaire pour 1 enfant drépanocytaire, membre de la famille.

La FDNT a promis d’apporter son soutien à la veuve pour lui permettre d’être autonome, épanouie et subvenir aux besoins de sa famille.

Pendant cette visite, la Première Dame et la veuve se sont remémorées les grands moments qui ont caractérisé le combat de Rossy Mukendi.

Rossy Mukendi fut un activiste de droit de l’homme tué le 28 février 2018 lors d’une marche pacifique par les forces de l’ordre du régime de l’ancien président Joseph Kabila.

Hervé Pedro
Politico

La RDC malade de sa classe politique

C’est un drame national ! La classe politique congolaise s’éloigne de plus en plus des préoccupations du peuple et irrigue de son discours parfois abscons, parfois figé et rigide, et cousu de contre-vérités, le débat politique. Quand on observe ce petit monde, avec ses travers abjects, la déduction est vite faite : la RDC est malade de sa classe politique.

La classe politique congolaise, à quoi sert-elle ? Cette question revient toujours dans les débats au sujet de la situation politique, économique et sociale de la RDC, qui est en fait déplorable et rend difficile son émergence.

Depuis quelques années maintenant, la RDC n’est connue qu’à travers un prisme calamiteux qui rythme son quotidien : corruption, détournement de fonds publics, gabegie financière et administrative, retrocommission, népotisme, tribalisme, guerre à l’Est, famine, épidémies de tous genres (paludisme, fièvre à virus Ebola) … La liste est longue et douloureuse. Tous les ingrédients qu’il faut pour retarder la croissance d’un pays. Chose curieuse et révoltante, c’est que ce pays magnifique regorge de ressources naturelles de façon inestimable.

Comment expliquer que ce pays au sous-sol riche, souvent qualifié de « scandale géologique » avec le cuivre, le cobalt, le coltan, le diamant, l’or, le fer, le nickel, le manganèse, la bauxite, l’uranium ou l’étain, les potentialités agricoles… mais la majorité de sa population vit dans la pauvreté ? La réponse est évidente : une minorité organisée profite, seule, des atouts naturels du pays. Comment comprendre et accepter que la majorité de jeunes, espoirs de la nation, immigrent vers les pays développés, eldorado des pays pauvres ? Simplement parce qu’aucune perspective d’avenir ne s’offre à cette jeunesse et qu’aucune volonté ne définit clairement une politique basée sur le long terme.

Aucun débouché n’est proposé aux jeunes diplômés. Il est pourtant reconnu que la vraie richesse, c’est l’homme. Tant que la RDC n’arrivera pas à faire de l’éducation et de la formation la priorité des priorités, le pays pourra encore s’attendre à passer un nouveau siècle dans les sous sols du sous-développement. Car en fait le vrai pouvoir, c’est le savoir.

Une immense déception puisque la jeunesse congolaise fondait beaucoup d’espoirs en cette nouvelle génération de dirigeants. Le drame est que ces politiciens aient reproduit les pratiques anciennes du mobutisme, s’ils ne sont pas pires.

Politiciens lobotomisés

L’échec du développement de la RDC est en grande partie la manifestation de la défaite de sa classe politique (majorité et opposition). Au lieu d’amorcer de vrais changements dans la société et jeter les bases d’un développement vrai, ces politiciens lobotomisés préfèrent se contenter de distraire le peuple avec des discours creux et vides de sens en montrant continuellement « l’homme blanc » comme la cause de tous leurs malheurs. Soixante ans après l’indépendance. Heureusement que le ridicule ne tue pas !

Il suffit d’écouter leurs échanges à la radio, de regarder leurs débats à la télévision, de lire leurs interviews dans les journaux, l’on se rendra vite compte de la tragédie qui touche la classe politique congolaise : elle est dépourvue de sens moral et éthique et incapable de jouer son rôle face à la perte des valeurs et des principes, face à la violation de la loi, même lorsque cela porte atteinte aux symboles de la nation et aux institutions de la République.

Échec lamentable

Les Congolais sont aujourd’hui embarqués dans une crise multiforme qui ne cesse de prendre de l’ampleur. La classe politique, en panne de vision, est incapable d’agir face à cet état de fait.

Depuis maintenant deux décennies, l’objectif de ces nouveaux dirigeants politiques est le même : piller systématiquement toutes les richesses du pays, en complicité avec les grandes firmes occidentales. Du coup, ils ne sont réduits qu’à un simple rôle « d’agents commerciaux » au service des multinationales.

Ce n’est pas faire injure à la classe politique congolaise de lui dire qu’elle ne semble pas être consciente des responsabilités qui lui incombent et qu’elle ne joue pas son rôle vis-à-vis du peuple et de la nation ; qu’elle n’est pas à mesure de s’acquitter de ses tâches, car elle est prise dans l’engrenage de l’opportunisme… Elle doit le savoir parce qu’elle a lamentablement échoué.

Les Congolais n’ont point besoin d’une classe politique amorphe et dont la cupidité se dispute à la fourberie. Ils ont besoin d’une classe politique à même de leur apporter des solutions pour se tirer du bourbier dans lequel ils se trouvent actuellement.

Sécréter une nouvelle classe politique

Les difficultés actuelles de la RDC ne sont pas une fatalité ou même la manifestation d’une quelconque malédiction divine. Mais bien le résultat d’actions concertées des dirigeants politiques alliés aux ennemis du pays. Avec, bien évidemment, la bénédiction de certains criminels économiques basés en occident. Il est là la vraie cause du sous-développement de la RDC : la trahison des filles et fils du pays dont les têtes sont censées être bien faites, mais qui agissent contre le peuple. Personne n’est surpris quand on parle de démocratie, de liberté, de l’État de droit, de progrès. On sait pertinemment que ces notions sont vides de sens dans ce pays. Juste des slogans pour se donner bonne conscience et émouvoir une partie de l’opinion internationale qui se soucie réellement du devenir de l’humanité.

La RDC doit arriver à sécréter une nouvelle classe politique, éprise d’indépendance, de liberté, d’égalité et de progrès. Cette nouvelle classe doit jouer à fond la carte du libre échange économique avec l’occident, tout en privilégiant l’épanouissement et le bien-être des Congolais. Ce dont a besoin la RDC, ce sont de vrais leaders, des éveilleurs de conscience, des personnes prêtes à porter le pays à bout de bras. Sinon la tradition de la dictature qui se voile sous le couvert des présidents « démocratiquement élus » et le genre de propos « ça va changer » finiront par achever les minces espoirs que nourrissent les Congolais pour leur pays.

Robert Kongo
Le Potentiel