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Sanga Balende : un richissime homme d’affaires belgo-libanais élu président

Quelques semaines après le départ d’Alphonse Ngoy Kasanji, Sa Majesté Sanga Balende a un nouveau président. A l’issue de son Assemblée générale extraordinaire et élective ce mercredi 29 juillet, le géant de Mbuji-Mayi a confié sa présidence à Alexis Fakin alias Doyen, richissime homme d’affaires belgo-libanais dans le secteur diamantifère.

Ali Alexis Fakin a été élu à l’unanimité par les membres votants lors de l’AGEE. Ancien vice-président dans le comité Ngoy Kasanji, il aura la lourde tâche de remettre sur les rails un club en pleine descente aux enfers (17e de la dernière Linafoot).

Footrdc

Défilé politique à Makala : Vers des nouvelles alliances ?

Analyse avec Marius Muhunga – Sujet – Défilé politique à Makala : Vers des nouvelles alliances ?

Présidence : Jaynet Kabila, Nangaa et Kazadi Nyembwe chez Tshisekedi

Hier, mercredi 29 juillet 2020, le Président de la République, Félix Tshisekedi Tshilombo, a reçu en audience l’Honorable Jaynet Kabila, sœur jumelle de l’ancien Président Joseph Kabila, Députée nationale et Présidente de la commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale. Corneille Nangaa, Président sortant de la CENI et Kazadi Nyembwe, ancien Administrateur Général de l’ANR étaient également de la partie, a-t-on appris des sources concordantes. On retiendra que rien n’a filtré. Mais, toujours est-il que cette rencontre intervient pendant une période extrêmement délicate, marquée par la recrudescence de l’insécurité dans plusieurs territoires de la RDC, les récentes nominations ‘’problématiques’’ soient-elles au sein de l’armée et la justice, mais aussi la question épineuse de remplacement de l’équipe de Corneille Nangaa à la tête de la Commission électorale nationale et indépendante (CENI), arrivée fin mandat depuis le 30 Juin 2019.

D’après plusieurs analystes politiques, l’audience sollicitée par Jaynet Kabila consisterait à favoriser un climat de paix, de stabilité et de sérénité au sein de la coalition au pouvoir incarnée par le Cap pour le Changement, plateforme de Félix Tshisekedi et le Front Commun pour le Congo (FCC) de l’autorité morale Joseph Kabila. Après avoir signé une série d’Ordonnances ‘’unilatérales’’ dans l’armée et la magistrature, Félix Tshisekedi a été critiqué sévèrement par ses partenaires du FCC. Ces derniers estiment que le Président de la République aurait violé la Constitution du fait que ces ordonnances auraient été signées sans le contreseing du Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, qui ne reconnaît pas avoir donné le feu vert à son intérimaire Gilbert Kankonde de les signer. Et d’ailleurs, selon un Ministre qui avait requis l’anonymat, lors du dernier Conseil des ministres animé par le Chef de l’Etat, le Premier ministre serait resté muet du début jusqu’à la fin de cette réunion pourtant importante, en guise de protestation.

Ces ‘’Ordonnances problématiques’’ ont mis à l’écart deux personnalités influentes à l’époque du Président Kabila, à savoir : le Général John Numbi et le Président démissionnaire de la Cour Constitutionnelle Benoit Lwamba.

En rapport avec la présence de Nangaa, ce dernier aurait présenté au Président de la République le rapport général de la CENI qui parachève sa mission.

La Prospérité

Crise au Palu: Gilbert Kankonde tranche en faveur de Godefroid Mayobo

La décision du vice premier ministre et ministre de l’intérieur pourrait sans ambages mettre fin à la crise de leadership qui a pris corps au Palu après le décès de Lugi Gizenga.

Gilbert Kankonde a dans une missive adressée au Palu, reconnu Godefroid Mayobo comme ayant le droit de succéder à Lugi Gizenga au poste du Secrétaire Permanent a.i et porte parole du parti en lieu et place de Dorothée Gizenga.

Dans sa correspondance, le ministre de l’Intérieur soutient que cette désignation est conforme à la loi portant organisation et fonctionnement des partis politiques en RDC et les statuts du PALU.

« Je note après examen du dossier que la décision portant nomination du secrétaire permanent et porte-parole et des secrétaires permanents adjoints du parti politique dénommé Parti Lumumbiste Unifié, PALU, signée de son vivant par feu Antoine Gizenga est conforme aux dispositions de l’article 17 de la loi portant organisation et fonctionnement des partis politiques et aux statuts du parti. Ainsi, je prends acte de la désignation de Godefroid Mayobo en qualité de secrétaire permanent a.i du PALU », indique Gilbert Kankonde.

Après le décès de Lugi Gizenga le 02 juin dernier, deux camps s’étaient crées au sein du PALU. D’une part, le camp de Willy Makiashi et d’autre part, celui de Godefroid Mayobo.

Cas-info

Zacharie Bababaswe dans Feux Verts Toleka Grand Lisolo du 30 juillet 2020

Feux Verts Toleka Grand Lisolo du 30 juillet 2020 : Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo avec Zacharie Bababaswe.

Remise-reprise à la Maison militaire du président Félix Tshisekedi

L’ancien chef de la Maison militaire sortant, le lieutenant- général Jean-Claude Yav Kabeya a procédé, mercredi 29 juillet 2020, à la remise-reprise avec son successeur, le général-major Mualunda Tumba Franck, au cours d’une cérémonie présidée par le directeur du cabinet a.i. du Chef de l’État, Désiré-Cashmir Eberande Kolongele.

Après cette remise – reprise, leurs adjoints en charge des opérations et renseignements, l’ancien général de brigade Augustin Mubiayi Mamba et son successeur le général de brigade Simplice Mushiba, ont également procédé à cette cérémonie.

Les nouveaux promus ont été nommés le 17 juillet 2020 par le Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, par une série d’ordonnance consacrant de nouvelles mises en place au sein des Forces armées de la RDC.

Désiré-Cashmir Eberande Kolongele, a rappelé, au nouveau chef de la Maison militaire, la discipline et la loyauté au commandant suprême et au personnel de la Maison militaire, de travailler dans le même état d’esprit, la même volonté et la même loyauté comme avant.

Il a rappelé que c’est une structure attachée directement au président de la République.

De son côté, le nouveau chef de la Maison militaire du Chef de l’État a remercié son prédécesseur de la façon dont il a été accueilli et a indiqué qu’il aura toujours besoin de son expertise.

Kashama
Politico

Fraude et engagement des fictifs à la Secope, la synergie de syndicats des enseignants réclame la démission de Willy Bakonga

La Synergie de syndicats des enseignants de la RDC monte sur ses grands chevaux. Ces syndicalistes n’ont plus confiance en le ministre de tutelle. Dans une déclaration faite à la presse, cette plateforme réclame à cor et à cri la démission pure et simple du ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST), Willy Bakonga.

Réunis le mercredi 29 juillet 2020 pour examiner les questions de l’heure, notamment celles liées à la reprise des cours le lundi 3 août prochain, le Synecat, la CCT, la FA-Synep et la COFEVID ont, dans leur déclaration, demandé au Procureur de la République de se saisir de la plainte introduite à son office par le député national Tony Mwaba. Occasion pour la Justice de « dégager les responsabilités du ministre de l’EPST », a propos des griefs qu’on lui reproche.

La plainte du député Tony Mwaba Kazadi déposée le 2 mars auprès du PGR contre le ministre Willy Bakonga fait mention de fraude, de corruption et des détournements à l’EPST. Cet élu du peuple a saisi le Procureur général près la Cour de cassation pour dénoncer « une grande opération de fraude massive, de corruption et les détournements des fonds publics au sein du ministère de l’EPST, et précisément au service de SECOPE ».

A en croire cet élu de Lukunga, « ces opérations alourdissent le budget des enseignants et mettent à mal la gratuité de l’enseignement primaire ». « Dans ce dossier, il y a des aspects pénaux, des infractions pour lesquelles nous avons saisi le PGR. Au service de SECOPE jusque là, on a dénombré plus de 1.000 personnels fictifs engagés. Ça vient mettre à mal la gratuité de l’enseignement », a-t-il lâché.

Rachidi Mabandu
Forum des As

Penielle Nsamba brise enfin son silence sur la maladie de Zion Kalambay

L’ex femme de Mike Kalambay. Penielle Nsamba brise enfin son silence sur la maladie de leur fils Zion Kalambay et parle aussi de son ex mari.

Vital Kamerhe privé de visites en prison ?

Nous avons appris comme tout le monde sur les réseaux sociaux l’information selon laquelle, il serait interdit à notre client de recevoir de la visite de ses proches », répond l’avocat de Vital Kamerhe, le toujours directeur de cabinet du Chef de l’Etat condamné à 20 ans des travaux forcés et 10 ans d’inéligibilité pour détournement des deniers publics.

« Si cela s’avérait vrai, ça sera un recul et des actes attentatoires aux droits de l’homme et impacterait le système de défense de notre client et son état de santé », estime Me Jean-Marie Kabengela.

Sur top congo fm, il estime que « ces visites réconfortent (son client), parce que son état de santé n’est pas au point ».

Raison pour laquelle « je pense que les autorités du pays ne peuvent pas arriver jusque-là ».

Juriste, il rappelle que « la loi autorise que le détenu garde contact avec sa famille, ses avocats et ses proches. Ce sont des principes universels ».

Par contre, « ce qui est refusé au détenu, c’est la libre circulation ».

Contrairement à ce qui se raconte, ces visites à la Prison centrale de Makala n’ont « aucune influence sur la procédure en cours ».

Le weekend dernier, plusieurs personnalités politiques et religieuses dont le coordonnateur du FCC Nehemie Mwilanya, le secrétaire général de la CENCO Abbé Donatien Nshole et l’ancien vice-président de la CENI Norbert Basengezi ont fait le déplacement de la Prison centrale de Makala pour une visite « de compassion » à Vital Kamerhe alors que certains estiment qu’il serait en train de se conclure « les accords de Makala ».

Top Congo

Franck Diongo a confirmé sa plainte contre les gardes d’Aubin Minaku pour « tentative de meurtre »

Le président du Mouvement Lumumbiste Progressiste (MLC), accompagné de ses avocats, a fait le déplacement de l’auditorat général des FARDC de Kinshasa-Gombe ce mercredi 29 juillet 2020, pour confirmer sa plainte contre les éléments de la police commis à la garde du député national Aubin Minaku.

À travers cette action judiciaire, Franck Diongo veut savoir pourquoi ces éléments de la PNC ont, selon ses propres termes, voulu l’éliminer lors de la marche de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) organisée le 9 juillet dernier à Kinshasa.

« Nous sommes venus au niveau de l’auditorat militaire des FARDC confirmer la plainte contre les garde-corps du député Aubin Minaku pour savoir pourquoi ils ont voulu m’éliminer physiquement le 09 juillet 2020. Ce jour là, la garde a tiré à balles réelles sur moi et une personne de ma suite a reçu une balle. Je me mets à la disposition de la justice pour savoir pourquoi ces gardes on voulu me tuer », a déclaré cet ancien député national devant la presse.

Pour rappel, la plainte de Franck Diongo contre les policiers commis à la garde du député Minaku a été déposée le 11 juillet dernier.

Dans sa plainte, le président du MLP les accuse, entre autres de dissipation des munitions, tentative de meurtre, extorsion et destruction méchante.

À l’en croire, ces éléments de la police ont attaqué son véhicule lors de la marche anti-Malonda du jeudi 9 juillet dernier.

Prince Mayiro

Botala surprise basali Maman Olive Lembe pona anniversaire na ye

Botala surprise basali ex première dame de la République Démocratique du Congo, Maman Olive Lembe Kabila pona anniversaire na ye.

Après sa rencontre avec Kabund, l’abbé Nshole affirme que l’affaire Malonda appartient au passé

Le secrétaire général de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) a été reçu le mardi 28 juillet 2020 par le président a.i de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) à Kinshasa.

À en croire l’abbé Donatien Nshole, les discussions avec l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale ont notamment tourné autour des réformes électorales.

« Je suis dans mon rôle du secrétaire général (…) Pour savoir ce qu’il pense de ce qui nous tient à cœur les réformes autour de la CENI et de la loi électorale parce que c’est quelque chose que nous estimons important parce qu’on ne peut pas y arriver si nous ne parlons pas avec les politiques qu’ils sont », a déclaré l’abbé Donatien Nshole à la fin des échanges.

S’agissant de l’entérinement de Ronsard Malonda comme délégué des confessions religieuses à la tête de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), l’abbé Nshole déclare que cette affaire appartient au passé.

« Bon, ça je crois que c’est du passé », a brièvement lâché le secrétaire général de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo.

Pour rappel, plusieurs manifestations ont été organisées durant ce mois de juillet notamment par l’UDPS, LAMUKA et le Comité Laïc de Coordination (CLC) contre l’entérinement de Ronsard Malonda.

D’après le compte rendu du conseil des ministres du 3 juillet dernier, le président de la République avait été informé que la procédure devant conduire à la désignation des candidats au sein de la CENI, fait actuellement l’objet de fortes contestations.

Elles concernent les différents acteurs intervenants, sur fond des rapports contradictoires faits par tel ou tel camp, sans préjudice des diverses irrégularités ayant entaché le processus devant conduire à la présentation du candidat de la plateforme « Confessions religieuses ».

Devant le risque d’instabilité que pareille situation est susceptible de créer, faisait remarquer le porte-parole du gouvernement David-Jolino Makelele, le président de la République avait appelé à veiller à tout moment à l’apaisement au sein de la Communauté nationale.

C’est ainsi que le chef de l’État avait recommandé qu’un tel processus qui impacte la politique générale du pays, soit conduit dans un esprit de consensus, d’apaisement et dans le strict respect des règles régissant cette plateforme.

Jephté Kitsita

Quand le PPRD reste seul : le FCC se vide sous silence

Critik info du 29 juillet 2020 avec Christian Bosembe – Sujet – Quand le PPRD reste seul : le FCC se vide sous silence.

CPI : 10 nouveaux projets lancés par le Fonds au profit des victimes

La Cour pénale internationale (CPI) annonce le lancement de 10 nouveaux projets d’assistance du Fonds au profit des victimes (le Fonds) en République démocratique du Congo.

Dans un communiqué du 16 juillet 2020, elle précise que ces projets seront menés dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu dans le cadre du nouveau cycle de programme du Fonds qui est présent en RDC depuis 2008.

« Cette initiative témoigne de l’énergie et de l’engagement renouvelés du Fonds, qui entend apporter l’aide tant attendue aux victimes et aux survivants des crimes les plus graves commis sur le territoire de la RDC depuis le 1er juillet 2020 », explique la CPI.

Ces 10 nouveaux projets seront mis en œuvre en collaboration avec des prestataires de services d’envergure aussi bien nationale qu’internationale en RDC.

Prévus pour 5 ans, ils pourraient être prolongés chaque année en fonction de leurs résultats et de la disponibilité des fonds.

« Ces projets s’articuleront autour de plusieurs domaines et permettront, notamment, de fournir un soutien médical et une réhabilitation psychologique, de soutenir des activités socio-économiques et de faciliter la consolidation de la paix dans les communautés. Plus de 20.000 personnes devraient pouvoir bénéficier directement de ce programme », signale la CPI.

Lors du lancement, Mama Koité Doumbia, présidente du Conseil de direction du Fonds, a proclamé que « C’est un jour de fête, mais également un jour à marquer d’une pierre blanche, car cela fait trop longtemps que les victimes et les survivants des crimes les plus odieux souffrent sans que justice soit faite ».

« Je saisis cette occasion pour saluer ceux dont les efforts et le travail acharné nous ont amenés à ce stade où nous pouvons continuer à œuvrer ensemble pour faire en sorte que les droits et les besoins des victimes soient respectés, comme le prévoit le système instauré par le Statut de Rome », a-t-il conclu.

Pour sa part, le directeur exécutif du Fonds, Pieter de Baan, s’est voulu rassurant.

» Malgré la situation liée à la COVID-19 et aux difficultés qu’elle pose, nous sommes allés de l’avant pour lancer ces projets. Ensemble, nous adaptons les activités prévues afin de rester aux côtés des victimes et de leur communauté en cette période difficile ».

Pieter de Baan a soutenu qu’ensemble. ils veillent à ce que « la justice réparatrice devienne une réalité pour les victimes survivantes afin qu’elles retrouvent leur dignité et prennent le chemin de la guérison ».

Le Fonds a été créé en 2020 en application du Statut de Rome afin de contribuer au processus de rétablissement et de résilience des victimes du crime de génocide, des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre et des crime d’agression.

Il prend en charge les préjudices qui découlent des crimes relevant de la compétence de la CPI, en veillant au respect des droits des victimes et de leur famille. D’où, ce programme de réparation et d’assistance aux victimes.

Hervé Pedro
Politico

Zacharie Bababaswe dans Feux Verts Toleka Grand Lisolo du 29 juillet 2020

Feux Verts Toleka Grand Lisolo du 29 juillet 2020 : Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo avec Zacharie Bababaswe.

RDC: le conflit FCC/CACH s’exporte-t-il à la prison centrale de Makala auprès de Kamerhe ?

Le Centre pénitentiaire de rééducation de Kinshasa (CPRK), ex-Prison centrale de Makala, est devenu un lieu d’attraction pour des acteurs politiques congolais depuis l’incarcération du Directeur de Cabinet du Président de la République, Vital Kamerhe.

Ce dimanche 26 juillet 2020, ce dernier a reçu la visite d’une importante délégation du Front Commun pour le Congo (FCC), conduite par le Coordonnateur Néhémie Mwilanya.

Condamné à 20 ans des travaux forcés pour détournement des fonds alloués à l’achat des maisons préfabriquées dans le cadre du programme des 100 jours du Chef de l’État, Vital Kamerhe a fait appel de sa condamnation.

En attendant la réouverture de son procès en appel fixé au 7 août prochain, le leader de l’Union pour la Nation Congolaise(UNC) se réinstalle petit à petit sur le devant du jeu politique congolais.

Alors que des milliers de ses sympathisants ont manifesté la semaine dernière dans son fief de Bukavu au Sud-Kivu, à Goma dans le Nord-Kivu et, à Kinshasa pour exiger un procès en appel équitable, il peut aussi compter sur le soutien d’une partie de la classe politique et même de la puissante église catholique. Celle-ci a laissé entendre dans les médias, qu’elle redouterait que le procès Kamerhe entre dans le cadre des calculs politiques.

Quelques jours plus tard, le très médiatique Secrétaire Général de la Conférence épiscopale du Congo ( Cenco), l’abbé Donatien Nshole, lui a rendu visite le 23 juillet. Face à la polémique qui s’est déclenchée, ce prélat catholique a temporisé en expliquant que sa visite « pastorale« , qui concernait plusieurs autres prisonniers, n’était qu’une visite de courtoisie après les informations sur l’état de santé de Vital Kamerhe.

Félix Tshisekedi isolé ?

Entre temps, de journalistes connus pour leur proximité avec le Président national de l’UNC interprètent la nomination du juge Président du tribunal qui a condamné Vital Kamerhe et de l’avocat de la partie civile, dans les récentes mises à place dans la hiérarchie de la magistrature, comme une récompense pour le service rendu. Entendre par là, la condamnation sévère du Directeur de Cabinet du Président de la République, Félix Tshisekedi Tshilombo.

Pour revenir aux visites qui lui sont rendues par des acteurs politiques, il faut dire que les cadres du FCC sont les seuls visiteurs à faire large écho de leur visite à Makala. Ainsi, c’est sur son compte twitter officiel que la plateforme politique de Joseph Kabila a révélé la visite de son coordonnateur.

« Le Prof Néhémie Mwilanya, Coordonnateur national du FCC, a effectué ce dimanche 26 juillet, une visite de compassion et d’encouragement à Vital Kamerhe au CPRK. Une journée dominicale très symbolique pour les deux leaders politiques », a-t-on écrit.

Le même jour et sur le même réseau social, un autre cadre du FCC a relayé sa visite au CPRK. « J’ai rendu, ce dimanche 26 juillet 2020, une visite de réconfort à mon frère Vital Kamerhe au CPRK Makala. Je l’ai encouragé à continuer de croire en la grâce divine, la même qui a été accordée à Joseph en Égypte, au prophète Daniel et à Mandela. Nous gardons espoir pour l’avenir », a tweeté Norbert Basengezi Katintima, cadre du PPRD et ancien Vice-président de la CENI.

Selon de sources pénitentiaires, des acteurs politiques d’autres obédiences politiques, principalement de l’UNC auraient rendu visite à Vital Kamerhe ces derniers jours. Tous auraient préféré ne pas en parler dans les médias et les réseaux sociaux. « Mais aucun cadre de l’UDPS ou proche du Chef de l’État ne s’est en tout cas pas présenté jusqu’à ce jour », précise une source carcérale de Makala à alternance.cd.
Ce qui pousse certains analystes à lier la visite de Néhémie Mwilanya à Vital Kamerhe au conflit qui prévaut actuellement au sein de la coalition FCC/CACH.

Ils associent à cela la visite, le mois dernier, de l’épouse de Joseph Kabila, Olive Lembe, à la famille de Vital Kamerhe.

Alternance / MCP