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Néhémie Mwilanya : « Certains acteurs politiques sortent de bonnes paroles à travers la bouche mais leurs coeurs sont pleins de couteaux »

Le coordonnateur national du Front Commun pour le Congo (FCC) a fait la ronde ce dimanche 26 juillet 2020 de certains hôpitaux de Kinshasa (À Masina, Lemba et Matete ndlr) pour visiter leurs militants et cadres victimes des actes d’agression survenus lors de la marche organisée le 23 juillet dernier dans la capitale de la République Démocratique du Congo.

Face à la presse au terme de sa ronde, le député national Néhémie Mwilanya, élu de Fizi dans le Sud-Kivu, a indiqué que son geste s’inscrit dans le cadre d’une visite de solidarité et d’encouragement envers les victimes.

Dans la foulée, l’ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila Kabange a accusé certains acteurs politiques Congolais d’avoir des cœurs remplis des couteaux et qui ne supportent pas d’être contredits.

« Je pense que l’unité nationale devrait nous aider à bannir la haine (…) Nous avons l’impression que certains acteurs politiques sortent de bonnes paroles à travers la bouche mais leurs coeurs sont pleins de couteaux. Ce qui fait que la moindre contradiction se résout en terme de violence, et même de violence physique. Ce pays n’a plus besoin de ça », a déclaré Néhémie Mwilanya.

Par ailleurs, le coordonnateur du FCC a appelé la classe politique à consolider les acquis démocratiques et indiqué que c’est cela le sens du combat mené par cette plateforme dont l’autorité morale est le sénateur à vie Joseph Kabila.

Pour rappel, quelques militants et cadres du FCC ont été agressés par des personnes non autrement identifiées à l’issue de la marche mentionnée ci-haut. Parmi les victimes, figure notamment Césarine Khonde, cadre du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie, (PPRD).

Se confiant à 7SUR7.CD samedi dernier, Césarine Khonde a affirmé que ce sont les militants de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) qui avaient attaqué sa voiture et blessé au passage quelques uns de ses accompagnateurs.

Elle a, en outre, précisé que l’incident était survenu au niveau de la 10ème rue Limete, bien après la marche de soutien aux institutions du pays organisée par le Front Commun pour le Congo.

Jephté Kitsita

Gabriel Kyungu alerte sur l’intention de certains acteurs politiques à créer le désordre dans la région du Katanga

Le président National de l’Union des Nationalistes Fédéralistes du Congo (UNAFEC), Antoine Gabriel Kyungu, a mis en garde ceux qui, selon lui, ont l’intention de perpétrer du désordre dans la région du Katanga.

 » Avant qu’il ne soit trop tard, je mets en garde tous ceux-là qui ont l’intention de créer le désordre ici. Qu’on laisse nos enfants étudier calmement, car nous savons qu’il y en a qui veulent créer la guerre, de désordre pour rien. Hier, ils étaient au pouvoir et n’étaient plus Katangais. Aujourd’hui, ils redeviennent Katangais. Aujourd’hui, Kyungu wa Kumwanza est taxé de traître parce que j’ai accepté de travailler avec le Président Tshisekedi. Je les appelle d’arrêter leurs manœuvres qui visent à déstabiliser le Katanga  » , a dit Antoine Kyungu wa Kumwanza devant des milliers de ses militants de l’UNAFEC ainsi que ceux de la jeunesse de l’Union pour la démocratie et le progrès social UDPS, fédération de Lubumbashi ce dimanche à la permanence de l’UNAFEC, dans la commune de la Kenya.

Une occasion pour cet allié de Tshisekedi dans la région du Katanga d’appeler à la paix et la non violence.

 » Ce n’est pas à notre niveau de prôner la violence. Un vrai leader, c’est celui qui doit donner du travail à la jeunesse. Etienne Tshisekedi me disait toujours qu’il est important de résoudre des problèmes par la voie de la non violence. Voilà pourquoi nous devons éviter cette voie de la violence et chercher à ne pas compliquer l’élan de travail du Président de la République en prônant la paix rien que la paix « , a t-il ajouté.

La région du Katanga fait face à plusieurs problèmes dont ceux liés à l’insécurité et des dernières manifestations anti-Malonda, lesquelles ont occasionné morts d’hommes côté manifestants de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Des enquêtes ont été ouvertes, selon le gouvernement provincial du Haut-Katanga , et devraient permettre de dégager le degré de responsabilité dans ce dossier.

José Mukendi, à Lubumbashi
Actualite.cd

Toutes les vérités sur JB Mpiana et son groupe Wenge BCBG, Rio de Janeiro crache enfin des choses graves…

Toutes les vérités sur l’artiste musicien JB Mpiana et son groupe Wenge BCBG, Rio de Janeiro crache enfin des choses graves sur son ancien groupe BCBG.

Un ultimatum de 7 jours donné à l’armée zambienne pour quitter le sol congolais

L’armée zambienne a sept jours pour quitter le sol congolais et évacuer ses trouves, indique le compte-rendu du Conseil des ministres de vendredi 24 juillet. Selon ce document, la RDC avait saisi la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) sur le litige frontalier l’opposant à la Zambie, concernant les localités de Kibanga et Kalubamba.

Après examen du contentieux frontalier, la SADC a décidé que les localités de Kibanga et de Kalubamba font partie de la République Démocratique du Congo.

A l’annonce de cette nouvelle, le Président de la République a réitéré le souhait de voir les Africains unis et rassemblés autour de multiples défis à relever.

La délégation de la SADC est arrivée dans la province du Tanganyika en RDC depuis le 22 juillet, pour décanter la crise qui a éclaté en mars 2020 entre le Congo et la Zambie à la frontière de Moliro. Les deux pays sont parvenus à déployer des hommes et du matériel militaire dans la zone, prêts à passer à l’affrontement.

Les armées de la RDC et de la Zambie s’étaient affrontées dans le village de Kibanga, dans le territoire de Moba, en mars dernier. Les militaires zambiens, appuyés par leur aviation, avaient même investi depuis le 15 mars ce village et y avaient hissé leur drapeau après avoir descendu celui de la RDC.

Mais, lors de leurs contacts diplomatiques, les autorités des deux pays avaient convenu de résoudre ce différend frontalier par voie pacifique.

Radio Okapi

Vital Kamerhe quittera-t-il la prison ? Thambwe Mwamba parasitera-t-il Fatshi ?

Critik info avec Christian Bosembe – Sujet : Vital Kamerhe quittera-t-il la prison ? Thambwe Mwamba parasitera-t-il Fatshi ? Regardez

Tension entre FCC et CACH : La CCD de Lisanga Bonganga invite LAMUKA à sonner l’alerte collective contre la coalition au pouvoir

Dans une déclaration politique rendue publique le samedi 25 juillet 2020 à Kinshasa, la Convention Chrétienne pour la Démocratie (CCD) dénonce les dérives de la coalition FCC-CACH au pouvoir et invite LAMUKA à sonner une alerte collective afin d’y mettre un terme.

« La CCD rappelle qu’en vertu de sa charte, LAMUKA a le devoir de sonner l’alerte collective contre la violation intentionnelle de la constitution et des lois de la République, contre des velléités dictatoriales en vue de l’instauration d’un régime moniste de triste mémoire, et en définitive contre la funeste coalition FCC-CACH qui prend le peuple congolais en otage », affirme le président de la Convention Chrétienne des Démocrates.

Pour Lisanga Bonganga, le constat fait par son parti est amère et fait état entre autres d’une lutte sans merci de leadership au sein de la coalition FCC-CACH, de la cacophonie qui y règne mise en évidence par les propositions des lois Minaku et Sakata combattues par l’UDPS, et par le fait que le président de la République a exigé et obtenu la démission du vice-premier ministre de la justice en s’appuyant sur le fait que ces propositions n’avaient pas suivies la procédure requise avant son dépôt au parlement, ajouter à cela le communiqué du Front Commun pour le Congo (FCC) du 21 juillet dernier s’insurgeant contre les nominations au sein de l’armée et de la justice au motif qu’elles n’ont pas respecté à la procédure exigée à l’article 81 de la constitution.

S’agissant de la primauté de l’ouverture des bars et restaurants sur l’église annoncée par le chef de l’état, l’ex-ministre d’État en charge des relations avec le parlement, au regard de l’essence chrétienne de son parti, fustige cette prise de position.

Lisanga Bonganga apporte ainsi son soutien au secrétaire général de la CENCO, l’abbé Donatien Nshole qui s’y est opposé également et demande au gouvernement de revoir sa copie.

Pour rappel, avec la levée de l’état d’urgence et consécutivement à la lutte contre la pandémie de covid-19, le président de la République avait renvoyé l’ouverture des églises le 15 août prochain tandis que les bars et restaurants ont été opérationnels le 22 juillet dernier.

Elysée Odia

Koffi Olomide en larmes fait de rares confidences sur sa carrière

Ado Yuhe reçoit l’artiste musicien Koffi Olomide dans son émission. Mopao Mokonzi en larmes fait de rares confidences sur sa carrière musicale.

La revue de la presse kinoise de ce samedi 25 juillet 2020

Après une semaine pleine de rebondissement politique, la presse en ligne consultée, ce matin à Kinshasa, revient sur la marche de la plateforme politique de Joseph Kabila, le FCC. Mais, aussi, des sujets abordés au 41ème Conseil des ministres.

Le site d’information 7SUR7.CD qui évoque le dernier Conseil des ministres, titre : « L’armée a salué les récentes nominations et mises en place opérées par le chef de l’État au sein des FARDC (Min. De la Défense) ». Selon le ministre de la Défense Nationale, Aimé Ngoy Mukena, écrit ce média, « les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont salué les récentes nominations et mises en place opérées par le Commandant suprême, le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, au sein de l’armée. » S’agissant de la situation sécuritaire du pays, poursuit le confrère, Aimé Ngoy Mukena a indiqué au conseil des ministres le vendredi 24 juillet 2020, que cette dernière demeure relativement calme et globalement sous contrôle sur l’ensemble du territoire national.

Mais ces nominations ne font pas l’unanimité sur le plan politique. Sur ce point, Digitalcongo.net titre : ‘‘« Le Premier ministre n’est pas un garçon de courses », fustige Shadary’’. Envoyé en mission dans le Haut-Katanga, le Premier ministre Sylvestre Ilunga n’a pas pu contresigner une série d’ordonnances portant mise en place au sein de l’armée et de la magistrature publiées le 17 juillet, écrit ce média. « C’est que dénonce vigoureusement le camp de Joseph Kabila. », ajoute Digitalcongo.net.

Lors de la marche organisée jeudi 24 juillet par le FCC, l’ancien candidat à la dernière présidentielle fustige aussi l’absence de procédure dans cette mise en place des officiers au sein de l’armée et la Justice, fait remarquer ce site. « Quand on nomme les juges constitutionnels, par exemple, ce qu’on demande, c’est le respect de la procédure. Ces juges vont travailler sans problème si on respecte la forme. Le Premier ministre n’est pas un garçon de courses. Il est responsable parce qu’il est chef du gouvernement. Il faut lui laisser assumer ses prérogatives car c’est aussi ça l’État de droit. Voilà pourquoi, nous marchons », fustige Shadary, repris par ce média.

L’Agence congolaise de presse (ACP) revient également sur le conseil des ministre et titre : « Le Président de la République instruit le gouvernement d’arrêter la dépréciation du Franc congolais ». Le Président de la République, Félix Tshisekedi a instruit les membres du gouvernement réunis, vendredi, en conseil des ministres, à prendre des mesures appropriées pour arrêter la dépréciation du Franc congolais, écrit ACP. L’agencier note que le Chef de l’Etat a relevé, dans sa communication, « le pouvoir d’achat de nos compatriotes, principalement les couches sociales les plus vulnérables et les masses populaires laborieuses qui subissent de plein fouet la dépréciation monétaire, continue à baisser. »

Par ailleurs, ACTUALITE.CD, de son côté, évoque le conflit dans les frontières entre la Zambie et la RDC. Pour ce média, « L’armée zambienne a sept jours pour retirer ses troupes du territoire congolais ». Le gouvernement congolais rapporte avoir obtenu gain de cause auprès de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) dans le litige qui oppose la RDC et la Zambie, informe ACTUALITE.CD. « Cette dernière [La Zambie] a un moratoire de sept (7) jours afin de retirer ses troupes présentes au sud-est de la RDC. », rapporte ce média. Avant de signifier que selon les autorités congolaises, les deux localités (Kibanga et de Kalubamba) disputées dans la province du Tanganyika sont bel et bien partie intégrante de la RDC, a tranché la SADC.

Dido Nsapu

Quelles sont les chances pour Vital Kamerhe de s’en sortir ?

Analyse avec Marius Muhunga – Sujet : Quelles sont les chances pour Vital Kamerhe de s’en sortir ? Regardez

RDC : poursuivi pour corruption, blanchiment des capitaux et outrage au chef de l’État, Daniel Massaro attendu à la barre le 14 août

Débuté le vendredi 24 juillet, le procès opposant le grand cousin de Vital Kamerhe, Daniel Shangalume dit “Massaro” et le ministère public est renvoyé au 14 août prochain.

Le tribunal de grande instance de Matete a renvoyé l’affaire pour absence de la citation à prévenue car Massaro n’avait pas répondu aux questions du procureur lors de son audition au parquet après son arrestation.

Selon les sources judiciaires, Daniel Shangalume est poursuivi pour 3 infractions à savoir la corruption, le blanchiment des capitaux et l’outrage au président de la République lors de son propos tenus le 08 avril 2020 pendant que son oncle Vital Kamerhe a été invité au parquet général près la cour d’appel de Matete.

JM

RDC: Augustin Kabuya promet le pire au FCC

« Nos amis du FCC n’ont pas compris que la RDC a un autre président qui s’appelle Félix Tshisekedi », leur dit le secrétaire général de l’UDPS.´, qui constate que leur allié au gouvernement « se comporte comme pharaon en Égypte ».

Interrogé par TOP CONGO FM, Augustin Kabuya rappelle que « quand les enfants d’Israël avaient déjà quitté l’Égypte, Pharaon avec tout son entourage n’avaient pas compris. Il voulait à tout pris retourner les enfants d’Israël en Égypte. Vous connaissez la suite. C’est ce que (le FCC) va connaître ».

La médiocrité sur la place publique

Commentant la marche du FCC du jeudi 23 juillet, « en soutien aux institutions de la République et la Constitution », Augustin Kabuya relève qu' »ils ont étalé leur médiocrité sur la place publique. Ils ont mobilisé des gens sans vison et sans savoir pourquoi ils ont été recrutés comme mercenaires », allusion faite aux manifestants qui, interrogés, affirmaient qu’ils marchaient contre les propositions de lois initiées par les députés FCC Aubin Minaku et Gary Sakata portant réforme du secteur de la Justice.

Le secrétaire général de l’UDPS persiste et signe : le FCC « n’a jamais compris que le pays a un autre président. Ils ont leur président dans leur tête. Pour eux, le pays est leur propriété privée ».

Évoquant les discussions au sein de la Coalition FCC-CACH, Augustin Kabuya révèle que « nos amis ne sont pas sérieux. J’avais tout donné, mais ils ne sont pas sincères. Ils s’organisent pour que le Chef de l’Etat échoue ».

Seul bémol, « je n’ai pas le pouvoir de décider sur la Coalition » FCC-CACH.

Barick Bwematelwa

Quand Adolphe Dominguez répond à Koffi Olomide ça donne ça !

Mike Lokamba reçoit Adolphe Dominguez, président du groupe Wenge Tonia Tonia. L’ex vice président du groupe Wenge Musica Maison Mère répond à toutes les questions du journaliste.

Marche du FCC à Kananga : Affrontement entre les manifestants et les militants de l’UDPS, la police tire des gaz lacrymogènes pour rétablir l’ordre

Un affrontement entre les militants du Front Commun pour le Congo (FCC) et ceux de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) a eu lieu ce samedi à Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï Central.

Tout a commercé au rond-point MONUSCO, où les militants de la plateforme dont Joseph Kabila est autorité morale se rassemblaient pour marcher, en vue de soutenir les institutions de la République.

Pendant ce rassemblement, un autre groupe d’individus composé, notamment des militants du parti au pouvoir munis des drapeaux de l’UDPS, a surgi sur le lieu pour empêcher ladite marche. Cela a conduit à un affrontement entre les deux groupes. Sur place, l’on pouvait apercevoir les jets de projectiles.

Pour rétablir l’ordre public, les éléments de la police sont intervenus. Ils ont fait usage des gaz lacrymogènes pour disperser les deux groupes qui s’affrontaient.

Jusqu’à présent, une vive tension est observée dans la ville de Kananga. Les motocyclistes communément appelés « Wewas » ont improvisé une caravane dans le but d’empêcher la tenue de la marche du FCC.

Patrick Kalamba

Sankara Dekunta – Cover Muasi ya Ndumba

Le porte-parole de Werrason, Sankara Dekunta annonce son nouveau clip Muasi ya Ndumba (Cover).

En RDC, la télévision publique RTNC sous censure présidentielle

D’un régime à un autre, la télévision publique congolaise reste au cœur d’une censure politique qui n’en finit pas. Depuis l’arrivée du président Félix Tshisekedi au pouvoir le 24 janvier 2019, la RTNC opère une censure systématique dans son contenu, supervisée par la nouvelle Présidence congolaise.

Plusieurs sources indiquent que la Radio Télévision Nationale Congolaise est désormais soumise à une censure par l’Agence nationale de Renseignements (ANR). Selon nos sources, aucun « élément » ne peut passer dans la télévision publique sans l’aval de la Présidence congolaise, que l’ANR se charge d’obtenir. « Tous les éléments qui ne viennent pas de la Présidence ou des institutions dirigées par les proches du Président de la République doivent recevoir un go préalable de la direction, mais également de la Présidence », explique un cadre de ce média public, joint par POLITICO.CD.

Plusieurs cas illustrent cette situation. Nos sources à la RTNC affirment que des messages d’appel à la mobilisation pour les marches émanant des partis du Front Commun pour le Congo (FCC) et même de ceux de l’opposition ont été rejetés. Un journaliste de POLITICO.CD, se faisant passer pour un cadre de la coalition de l’opposant Moïse Katumbi, a également vu le service commercial de la RTNC rejeter une demande de diffusion d’un spot vidéo de mobilisation de la marche à Kinshasa.

Dans la même logique, des sources concordantes au cabinet du Premier ministre Sylvestre Ilunkamba confirment à POLITICO.CD que deux communiqués de la Primature ont été censurés.Il s’agit du communiqué annonçant le désaccord du Premier ministre autour des ordonnances du président Félix Tshisekedi portant nominations au sein de l’armée et de l’appareil judiciaire, ainsi que de celui dénonçant la convocation de l’ancien ministre de la Justice, Célestin Tunda, à la Cour de cassation.

Des conseillers du Premier ministre rapportent, par ailleurs, d’autres censures des agents de la Primature au niveau du journal télévisé de la RDC.

Un recul des droits de l’homme et des médias depuis le début de l’année 2020

Joint par POLITICO.CD, un dirigeant de la RTNC a refusé de répondre à ces allégations. Cette mesure intervient dans un contexte où l’ONG Human Rights Watch s’inquiète de la reprise de la répression qui touche les opposants, les manifestants et les médias en RDC depuis le début de 2020, alors qu’en matière de droits de l’homme, de réelles avancées avaient été observées pendant la première année de mandat du président Tshisekedi. « Ces avancées semblent rapidement se dissiper », confie Thomas Fessy, chercheur principal pour la RDC chez Human Rights Watch.

Dans son rapport publié le mercredi 22 juillet 2020, Human Rights Watch relève une « restriction croissante » des droits de l’homme en RDC. Cette organisation de défense des droits de l’homme note que les autorités congolaises ont réprimé des détracteurs pacifiques, des journalistes et des membres de partis politiques, tout en utilisant les mesures de l’état d’urgence sanitaire mises en place en raison de la pandémie de COVID-19 comme prétexte pour limiter les manifestations politiques.

Des dizaines de personnes ayant critiqué les politiques du gouvernement, y compris sur les réseaux sociaux, ont fait l’objet d’intimidations et de menaces, de passages à tabac, d’arrestations et, dans certains cas, de poursuites judiciaires. « Depuis janvier, Human Rights Watch a documenté au moins 39 cas de menaces et de harcèlement liés à la liberté d’expression et à la liberté de la presse dans la moitié des 26 provinces du pays », note l’organisation qui affirme que des 19 journalistes ayant fait l’objet de harcèlement, 8 ont été arrêtés.

La télévision publique a souvent été épinglée en République démocratique du Congo comme acquise au pouvoir en place. À l’époque du président Joseph Kabila, des opposants, dont l’actuel président Félix Tshisekedi, dénonçaient la censure du média public. Cependant, depuis son arrivée au pouvoir, ce média public n’a pas changé de façon de couvrir l’information. On peut y voir des vidéos du président congolais, aux allures de campagne, tout le long des journées et même avant le début de chaque journal télévisé.

Politico.cd

Tshisekedi-Ilunga : Zéro clash au Conseil des ministres

Pas de tirs croisés aujourd’hui au Conseil des ministres. On redoutait des accrochages entre le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi et le Premier ministre Ilunga Ilunkamba, au regard de ce qui s’est passé récemment avec l’ex-ministre de la Justice, Tunda ya Kasende et les dernières ordonnances présidentielles.

La tension qui a précédé la réunion du gouvernement de ce vendredi entre les deux personnalités, n’a pas été ressentie.

L’un a modéré et assuré la police des débats comme d’habitude. L’autre a préféré rester bouche cousue. Une première sous Fatshi. Le chef du gouvernement n’a dit mot au cours de la réunion des ministres. Il était connecté mais n’a pas préféré parler.

L’attitude affichée par le duo Tshisekedi-Ilunga a surpris plus d’un ministre. Les deux personnalités ont totalement zappé leurs divergences comme si rien de grave ne s’était passé, alors qu’on a assisté à une vive tension entre les deux hommes à cause des dernières ordonnances dans l’armée et la magistrature.

« La maturité et la sagesse ont prévalu sur les sentiments partisans et les intérêts égoïstes », a expliqué un ministre qui a été surpris par ce calme apparent entre les deux hommes.

Retour à un supposé « compromis de mardi ? »

En effet, de retour mardi à Kinshasa après son séjour lushois, le Premier ministre a été reçu par le Chef de l’État, confirme une source de la présidence de la république. Tshisekedi avait rassuré son interlocuteur de gérer politiquement la question des ordonnances publiées pour rencontrer certaines de ses préoccupations, précise un cadre de premier rang du FCC.

Apaisé, le Premier ministre a attendu la suite. Mais quelques heures après, Ilunkamba a appris que les promus ont reçu leurs notifications. Le vieux a piqué une crise de colère. Dans sa famille politique, on a parlé de la « théorie du complot ».

Le même mardi soir, Sylvestre Ilunga a tancé le Chef de l’État dans un communiqué qualifié de discourtois par le leadership de l’Udps à travers lequel il lui demande presque des explications et une rencontre à deux pour clarifier la situation.

Après avoir réussi son coup, Tshisekedi n’a pas réagi. Ses ordonnances sont exécutées. Les remises-reprises ont eu lieu à 80% dans l’armée. A la demande du PM, Fatshi a simplement promis de traiter la question au Conseil des ministres. Toutefois, ses lieutenants ont investi les plateaux de télévision et les réseaux sociaux pour charger Ilunga, jugé indélicat.

Retournement de la situation

Aucun clash au Conseil des ministres. La question attendue par tous a été superbement ignorée. Peut-être, c’est le retour au « compromis de mardi » qui a précédé l’avalanche des réactions et contre-réactions. Les prochains jours nous en diront plus.

Landry amisi
Ouragan Fm