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Zacharie Bababaswe dans Feux Verts Toleka Grand Lisolo du 25 juillet 2020

Feux Verts Toleka Grand Lisolo du 25 juillet 2020 : Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo avec Zacharie Bababaswe.

RDC : Tshisekedi exige un rapport hebdomadaire des mesures prises par le ministre des Finances et le gouverneur de la BCC pour arrêter la dépréciation du Franc congolais

Le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a, dans sa communication lors de la 41ème réunion du conseil des ministres tenue le 24 juillet 2020 par visioconférence, évoqué la dépréciation du Franc Congolais par rapport au dollar américain.

À ce sujet, le président de la République a indiqué, selon le compte rendu de ladite réunion signée par le porte-parole du gouvernement David-Jolino Makelele, que le pouvoir d’achat des Congolais, principalement les couches sociales les plus vulnérables et les masses populaires laborieuses qui subissent de plein fouet la dépréciation monétaire, continue de baisser depuis un certain temps.

Par ailleurs, le chef de l’Etat a réitéré à ce sujet l’instruction qu’il avait déjà donnée au premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba de veiller à ce que le ministre des Finances et le gouverneur de la Banque Centrale du Congo qui ont la responsabilité de la stabilité de la monnaie, prennent les mesures appropriées pour arrêter la dépréciation de celle-ci.

Selon la même source, le président Tshisekedi a manifesté sa détermination à s’impliquer personnellement dans le règlement de ce dossier, en exigeant un rapport hebdomadaire à ce sujet.

Le franc congolais poursuit sa dépréciation sur le marché des changes par rapport à d’autres monnaies étrangères, ayant franchi la barre de 2.000 unités pour un dollar américain. Les efforts du gouvernement de la RDC et de la Banque centrale qui tentent de le stabiliser depuis un moment sont restés vains.

En conférence de presse, le 30 avril dernier, le gouverneur de la Banque Centrale du Congo, Déogratias Mutombo, avait annoncé 3 mesures destinées à stabiliser le franc congolais sur le marché :

  • Ajustement budgétaire consistant à aligner les dépenses du gouvernement au niveau des recettes disponibles ;
  • Émission des Bons du Trésor à valeur élevée pour lever des ressources financières supplémentaires sur le marché intérieur ;
  • Vente directe des dollars aux banques commerciales pour diminuer la pression sur le marché de change parallèle.

Malgré ces bonnes intentions de la BCC, la situation est encore morose. Le franc congolais continue à se déprécier, entraînant dans sa chute vertigineuse, la hausse des prix des biens et des services sur le marché.

Jephté Kitsita

RDC : la nouvelle mise en place dans l’armée et la magistrature « accueillie favorablement par la population » (Gouvernement)

Le conseil des ministres tenu vendredi 24 juillet n’a pas passé outre les ordonnances du 17 juillet sur la mise en place dans l’armée et la magistrature. Parlant de « l’état d’esprit de la population », Gilbert Kankonde, Vice-premier ministre, ministre de l’intérieur, sécurité et affaires coutumières a dit au conseil « l’accueil favorable par la population concernant les mises en place opérées au sein des FARDC et de la Magistrature. »

Le ministre de la défense et anciens combattants, Aimé Ngoy Mukena a, lui aussi informé le conseil que les « Forces Armées ont salué les récentes nominations et la mise en place opérées au sein des FARDC par le COMMANDANT SUPREME. »

Tous ces “échos positifs” parviennent au gouvernement alors que les dernières ordonnances de Félix Tshisekedi font l’objet de désaccord au sein de la coalition FCC-CACH au pouvoir car elles n’auraient pas été discutées au préalable. Le Premier ministre, Sylvestre Ilunkamba ne reconnaît pas le contreseing de Gilbert Kakonde en son nom sur les ordonnances. D’où, il refuse de les endosser et parle d’une « situation préoccupante au sein d’un gouvernement de coalition ». Il a promis de rencontrer Félix Tshisekedi quant à ce. Le FCC soutient le Premier ministre dans cette démarche et relève à son tour le caractère « inconstitutionnel » de ces ordonnances.

Actualite.cd

Mende : Il faut revisiter le fonctionnement du gouvernement

« Il y a un problème de fonctionnement au niveau du gouvernement qu’il faut revisiter », estime Lambert Mende (Photo) qui relève qu’il y a « une crise politique, un problème entre deux partenaires qui gèrent le pays ».

Invité du Grand Débat sur TOP CONGO FM, en face du professeur André Mbata de CACH, ce cadre du FCC s’est dit « gêné à débattre d’une question politique avec un partenaire. Ma gêne est que personne ne m’a donné mandant d’aborder cette question aussi sensible qui met aux prises le Chef de l’Etat et le Premier ministre ».

Contreseing, plus qu’un acte administratif

« Dans un gouvernement de Coalition, le contreseing est une balance de l’équilibre », révèle-t-il.

« Le Premier ministre a été perturbé par le fait que parti en mission pour deux jours, il apprend cette série d’ordonnances portant le contreseing de son vice-Premier ministre alors qu’il lui a laissé l’intérim avec indication précise de ce qu’il conviendrait de faire ».

Lambert Mende révèle que « le Premier ministre s’est senti perturbé du fait qu’il n’a pas donné son contreseing qui aurait pu donner tout son sens à ces ordonnances » présidentielles faisant des mises en place au sein de la magistrature et de l’Armée.

« Le contreseing, c’est un engagement que le contre-signataire prend de l’acte pris. Ce n’est pas quelque chose qu’on peut considérer comme relevant de la gestion des affaires courantes ».

Il insiste sur le fait que « personne au FCC ne remet en cause le pouvoir du président de la République de prendre les ordonnances. Le président n’étant pas responsable devant le Parlement, c’est le Premier ministre qui prend l’engagement de cet acte. Cela implique que l’on soit au moins informé. Ne pas informer le Premier ministre est un problème ».

Pas de démission en vue

Lambert Mende « ne voit pas des possibilités que le Premier ministre n’obtienne pas gain de cause » après avoir rencontré le Chef de l’Etat comme l’y a encouragé le FCC dans un communiqué.

« J’exclus toute possibilité qu’ils ne puissent pas se voir. Ils sont obligés de collaborer. Si le PM estime que les conditions ne sont pas réunies pour qu’il ne puisse pas remplir sa mission, il peut jeter l’éponge. Mais pour cette question, j’exclu toute possibilité » de démission du Premier ministre.

Top Congo

Musique : Avec decision Koffi Central asilisi polémique ya « GABBABA »

Affaire Dolce Gabbaba de Koffi Olomide : Son porte-parole Merveille Rambo sort de son silence.

Procès Kamerhe : L’affaire en appel renvoyée au 7 août prochain

La Cour d’appel de Kinshasa-Gombe a renvoyé l’affaire Kamerhe et consorts dans le procès dit 100 jours à 2 semaines soit au 7 août 2020.

Selon les informations en notre possession, l’affaire a été renvoyée pour permettre la régularisation de la saisine, à l’égard des parties prenantes au procès.

Entre-temps, Vital Kamerhe et ses coaccusés restent à la prison centrale de Makala, où ils sont détenus depuis avril dernier.

Le président de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) a été condamné en première instance à 20 ans des travaux forcés et 10 ans d’inéligibilité.

Rachel Kitsita

Quand l’ANR convoque Albert Lieke, porte-parole du Premier ministre, après avoir lu un communiqué

D’après des sources concordantes à la Primature, le porte-parole du Premier Ministre, Albert Lieke a été par l’Agence Nationale de Renseignement (ANR). Cette convocation fait suite à une déclaration du Premier Ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba en rapport avec le contreseing du Ministre de l’Intérieur, Gilbert Kankonde, qu’Albert Lieke avait lu en sa qualité de porte-parole afin d’exprimer le désaccord de la Primature quant à la procédure qui a conduit à certaines ordonnances en l’absence de Sylvestre Ilunga.

« Au courant de la journée du vendredi 17 juillet 2020, alors que le Conseil des Ministres se tenait, plusieurs ordonnances ont été signées par le Président de la République et contresignées, pour le compte du Premier Ministre, par le vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, sécurité et affaires coutumières, ont été rendues publiques sur la Radiotélévision nationale Congolaise, RTNC, à la grande surprise du Premier Ministre, sans que l’intérimaire ne l’en ait informé préalablement« , pouvait-on découvrir au point 3 lu par Albert Lieke.

Selon nos informations, Albert Lieke avait déjà été épinglé pour avoir lu le un autre communiqué dénonçant, cette fois-là, la convocation de Célestin Tunda Ya Kasende, l’ancien ministre de la Justice, à la Cour de cassation au motif d’avoir transmis au Parlement propositions de 3 lois dites Minaku-Sakata et ce, sans avis du Conseil des Ministres.

Joint par POLITICO.CD, un Conseiller du premier ministre, qui a confirmé l’information, a cependant annoncé que la convocation a été lévée ce vendredi. « Il n’est plus convoqué », dit-il.

L’ANR, qui a un nouveau dirigé depuis l’arrivée du président Félix Tshisekedi, s’est également fait remarquer il y a quelques semaines en perquisitionnant les locaux de la Cour constitutionnelle à Kinshasa, provoquant une vive polémique.

Hervé Pedro
Politico

Lambert Mende face à André Mbata

Y a-t-il crise entre le président de la république et le premier ministre? LE GRAND DÉBAT s’interroge avec les députés Lambert Mende (FCC) et André Mbata (CACH). Une émission présentée par Christian Lusakueno.

L’abbé Nshole sur sa visite à Makala : « C’est à titre personnel. Je n’ai pas été envoyé pour négocier quoi que ce soit »

Le secrétaire général de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) a tenu à préciser ce vendredi 24 juillet 2020 que sa visite à la prison de centrale de Makala auprès de Vital Kamerhe était une initiative personnelle.

L’abbé Donatien, qui s’est confié au service de presse de la CENCO, a martelé sur le fait qu’il ne s’était pas rendu dans cette maison carcérale pour négocier quoi que ce soit.

« C’est à titre personnel, je n’ai pas été envoyé pour négocier quoi que ce soit. C’est pas l’unique personne que j’ai vue, c’est pas la première fois que je passe à Makala. J’y vais presque chaque année. Il n’y a que ça », a déclaré le secrétaire général de la CENCO.

En outre, l’abbé Donatien Nshole a souligné qu’il a déjà posé ce geste en faveur notamment du président du Mouvement de Libération du Congo (MLC) Jean-Pierre Bemba quand il était à la Haye.

« Ce n’est pas la première fois. Quand Franck Diongo était en prison, j’avais fait pareil. De passage à la Haye, j’avais profité pour saluer le sénateur Jean-Pierre Bemba », a-t-il fait savoir.

Pour rappel, le procès en appel de Vital Kamerhe, prévu initialement ce vendredi, a été renvoyé au 7 août prochain. Selon un des conseils du directeur de cabinet du chef de l’État, c’est pour régulariser la saisine.

Jephté Kitsita

Revue de presse kinoise du vendredi 24 juillet 2020

La marche organisée par le Front commun pour le Congo (FCC) le jeudi 23 juillet en soutien aux institutions du pays et au respect de la Constitution domine les numéros de la presse parue ce matin dans la capitale congolaise.

« Caton plein pour le FCC », titre L’AVENIR qui revient en long et détails sur cette marche de la famille politique de Joseph Kabila. Pour ce journal, nul n’a le monopole de la rue. « Après les mouvements citoyens, l’Udps, Lamuka, est venu le tour du Front commun pour le Congo (FCC) de manifester dans la rue. Une marche réellement pacifique, ni gaz lacrymogène, ni balle réelle, aucun acte de vandalisme de la part des manifestants en face d’une police cette fois professionnelle », mentionne le tabloïd.

Si elle n’a pas duré longtemps, cette marche « revêt un sens patriotique, son objectif étant de soutenir les institutions de la République et l’unité nationale », ajoute le tabloïd. Parmi ces institutions, il y a le président de la République, précise le journal qui reprend la réaction de Lambert Mende, membre du bureau politique du FCC lors de cette marche.

FORUM DES AS met également l’accent sur le déroulement pacifique de cette manifestation et titre : « une marche réussie avec zéro dégât ». Le journal notre aucune perte en vies humaines déplorée dans toutes les villes du pays où la manif a eu lieu. « Pas la moindre destruction des biens privés ni publics. Preuve que le mot d’ordre des hiérarques du FCC, appelant leur militants à la discipline, a été reçu cinq sur cinq. Par delà tout, le caractère pacifique de la marche a été observé sans la moindre faille. »

Sur fond de respect des textes, le PPRD Emmanuel Ramazani Shadary, renchérit le quotidien de la commune de Limete, soutient formellement que le Premier ministre n’est pas un garçon de course de qui que ce soit.  » Le Premier ministre est Chef du Gouvernement. Il faut qu’il assume ses prérogatives. C’est pourquoi, tout en félicitant les éminentes personnalités qui étaient élues à la Cour constitutionnelle, parce qu’ils remplissent les conditions et que ce sont des Congolais bien formés et expérimentés, mais nous disons : on devait respecter la forme. Nous nous battons justement pour qu’on corrige parce que la forme n’a pas été respectée ».

Plus curieux, Le POTENTIEL constate que Kalev, l’ancien patron des renseignements congolais, a marché avec le FCC. Ce qui, pour le tabloïd, est « victoire pour la démocratie ».

« Dans ce mesurage de rapport des forces, par le truchement de la rue, c’est la victoire de la ‘’jeune’’ démocratie congolaise. La preuve, c’est que même l’ancien ‘’tout puissant’’ chef de l’ANR, Kalev Mutond a manifesté librement et retourné chez lui sans être inquiété », apprécie le tabloïd qui estime que les deux alliés de la coalition FCC-CACH se sont donné des leçons : « La première est que la rue a servi d’école pour les ancien pour les anciens dignitaires du régime Kabila, eux qui, à chaque manifestation publique, faisait couler le sang de paisibles citoyens… La deuxième : le FCC a démontré que la rue n’appartient donc pas seulement à l’opposition congolaise ni même au parti de Félix Tshisekedi… La troisième est que le FCC a remis en cause la marche de l’Udps qui a abouti à des incidents aux sièges de ses alliés ainsi qu’à des morts d’hommes ».

L’AGENCE CONGOLAISE DE PRESSE a noté, à la suite de cette marche du FCC, la perturbation de la circulation routière et la rareté du transport en commun observées particulièrement aux alentours du stade des Martyrs et du Palais du peuple. Les bus en provenance des communs de Limete, de Selembao, de Bandalungwa, de Bumbu, de Lingwala à destination de la commune de la Gombe ont été empêchés par le dispositif policier qui était installé sur l’avenue Assosa à Kasa-Vubu et la place Pont Cabu, dans la commune de Kinshasa, contraignant les passagers à faire plusieurs distance à pieds, en croisement avec les motocyclistes, rapporte l’agencier national.

Comme pour couper la poire en deux, CONGO NOUVEAU croit que le « dialogue s’impose » entre le FCC et le CACH. Malgré la virulence du communiqué du FCC qualifiant d’inconstitutionnelles les ordonnances du président Félix Tshisekedi, les caciques de la plateforme de Joseph Kabila ont, tout au long de leur marche, appelé à l’unité nationale et au soutien aux institutions de la République, note le trihebdomadaire. Pour qui, cette position du FCC démontre l’ouverture à des discussions avec le CACH, notant qu’entre Félix Tshisekedi et son partenaire de coalition Joseph Kabila, « la corde se tire mais ne se rompt pas ».

Socrate Nsimba

Affaire Kamerhe : début du procès en appel

Vital Kamerhe se retrouve à la barre ce vendredi à la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe. Ses avocats avaient fait appel du jugement du 20 juin du tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe le condamnant à 20 ans des travaux forcés. Cette audience ne sera pas retransmise en direct à la télévision nationale, contrairement aux précédentes.

Le directeur de cabinet de Félix Tshisekedi espère obtenir gain de cause. Son conseil avait dénoncé « une procédure expéditive sans que jamais ni lui, ni ses avocats, n’aient pu ni consulter le dossier ni, a fortiori, discuter les éléments de preuve rassemblés contre lui ».

Le bâtonnier Pierre Olivier Sur, membre du collectif des avocats de Vital Kamerhe, disait que son client exercera toutes les voies de recours possibles : « en République démocratique du Congo, devant les cours régionales africaines et devant les Nations Unies, qu’il a d’ores et déjà saisies ».

Selon le bâtonnier, Vital Kamerhe a confiance « au sursaut de conscience des juges congolais d’appel, au recours des juridictions internationales, et au contrôle de la communauté juridique internationale (les Nations Unies sont d’ores et déjà saisies à Genève), laquelle dépêchera des observateurs sur place lors des suites de ce premier procès caricatural ».

Pour rappel,Vital Kamerhe a été condamné ce samedi à 20 ans de travaux forcés, outre des peines accessoires, dont l’interdiction d’accéder à tout mandat public, pendant les 10 années qui suivront la fin de sa peine de privation de liberté.

Actualite.cd

Zacharie Bababaswe dans Feux Verts Grand Lisolo du 24 juillet 2020

Feux Verts Grand Lisolo du 24 juillet 2020 : Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo avec Zacharie Bababaswe.

Kabund sur la marche du FCC: « heureux d’avoir eu droit à une belle comédie »

Le président intérimaire de l’UDPS, JM Kabund, s’est moqué de la manifestation organisée, jeudi 23 juillet 2020, par le Front commun pour le Congo (FCC) en RDC. « Quant à nous, heureux d’avoir eu droit à une belle comédie aujourd’hui. Le service après achat des manifestants était nul. Quel dommage! Quel dommage ! s’exclame-t-il. Quant à nous, heureux d’avoir eu droit à une belle comédie aujourd’hui. Le service après achat des manifestants était nul »

En illustration de son tweet, JM Kabund a mis l’interview d’un militant du FCC qui, visiblement, ne connaît pas les objectifs de la marche de jeudi 23 juillet 2020 affirme marcher contre les propositions des lois Minaku et Sakata.

Pourtant, les deux personnalités sont membres du FCC et leurs trois propositions de lois sont soutenues par leur famille politique.

L’appel à manifester du Front commun pour le Congo, pour soutenir la Constitution et les institutions du pays, n’a pas été suivi dans plusieurs provinces congolaises.

Cependant, à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, cette manifestation de soutien à la Constitution et aux institutions du pays a bel et bien eu lieu.

Partis du croisement des boulevards Sendwe et Lumumba, les manifestants se sont arrêtés au Pont Kasa-Vubu (ex-Pont Cabu), à l’entrée boulevard Triomphal.

Thierry Mfundu
Politico

Vital Kamerhe : les avocats se disent confiants

Balle au centre. C’est ce vendredi 24 juillet 2020 que s’ouvre à la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe le procès en appel de Vital Kamerhe et son co-accusé, le libanais Samih Jammal, tous deux condamnés au premier degré à la peine maximale de 20 ans des travaux forcés par le tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe, pour détournement des deniers publics dans le cadre du programme de 100 jours dans son volet de «maisons préfabriquées». Celle-ci est assortie de quelques peines accessoires notamment, la condamnation à 5 ans d’inéligibilité.

Pour ce premier rendez-vous, le collectif des avocats du directeur de cabinet « empêché » du Chef de l’Etat qui n’entend pas abdiquer, se dit confiant et attend que le juge d’appel constate les vices dans le jugement rendu au premier degré.

C’est ce qu’a révélé, la veille de l’ouverture du procès, Maître Jean-Marie Kabengela Ilunga, membre du collectif des avocats congolais de Vital Kamerhe, sur la radio Top Congo. ‘’Le procès est confirmé pour ce vendredi en appel pour que la Cour puisse examiner les appels des prévenus ainsi que des personnes condamnés à la confiscation spéciale de leurs biens‘’, a-t-il souligné.

Pas satisfait du verdict prononcé au premier degré, Maître Kabengela Ilunga entend voir le juge de la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe réexaminer les choses et constater le vice dont est entaché le jugement rendu par le tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe et procéder comme de droit.

A savoir, ce membre du collectif de la défense de Vital Kamerhe avait déjà annoncé le jour qui a suivi le jugement du TGI/Gombe que leur client devrait interjeter appel afin d’obtenir la réformation de ce qu’il a considéré comme « jugement mal rendu », avant de lâcher en parabole «Vital Kamerhe a perdu une bataille, et non la guerre».

Pour lui, le jugement était mal rendu en dépit du fait que le juge a non seulement développé une mauvaise motivation, mais surtout de ne pas avoir été à même de démontrer que VK avait signé un document attestant qu’il a reçu de l’argent, prétendument détourné.

Quid de la durée de ce procès en appel ?

En praticien de droit, cet homme en toge bicolore renseigne que la durée de cette affaire devant la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe ne dépendra que des questions qui nécessiteront le réexamen du dossier en appel. Et pour le reste, a-t-il lâché, l’appréciation résulte de l’intime conviction du juge.

Comeback sur le verdict du 20 juin dernier

Le tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe statuant en matière répressive au premier degré, siégeant en chambre foraine à la Prison centrale de Makala, a prononcé son verdit en date du samedi 20 juin 2020, au cours duquel il a retenu à charge de Vital Kamerhe et son co-accusé, Samih Jammal, le patron de la société Samibo SARL, de l’infraction de détournement des deniers publics. Ce qui leur a valu, chacun, une peine de 20 ans des travaux forcés, assortis des peines accessoires telles que ; « L’interdiction pour 10 ans après l’exécution de la peine, du droit de vote et du droit d’éligibilité en ce qui concerne le prévenu Kamerhe », et de « l’expulsion définitive du territoire de la République après l’exécution de la peine à charge de l’homme d’affaire libanais, Samih Jammal ». Aussi, le tribunal a condamné au paiement in solidum d’une somme de 150.000.000 dollars américains à la partie civile qui est la République Démocratique du Congo à titre de dommages-intérêts.

La Prosperite

Affaire Gabbaba de Koffi Olomide : « Abiki pona alati yango na kin, Gabbana elingaki ekanga ye na Poto » (Marc House)

Marc House, musicien de Ferre Gola met en garde le journaliste Naty Lokole ndenge azo tanga toujours kombo ya patron na ye na ba émissions, parle de Werrason et Affaire Gabbaba de Koffi Olomide : « Abiki pona alati yango na kin, Gabbana elingaki ekanga ye na Poto ».

Mwilanya : « La situation s’est aggravée dans l’Est de la RDC depuis que Joseph Kabila a quitté le pouvoir, mais ça ne semble pas intéresser l’autre partenaire à la coalition »

Le coordonnateur national du Front Commun pour le Congo (FCC) a déploré la dégradation de la situation sécuritaire dans l’Est de la République Démocratique du Congo depuis, a-t-il affirmé, que Joseph Kabila a quitté le pouvoir.

D’après le professeur Néhémie Mwilanya, qui s’exprimait jeudi 23 juillet 2020 lors de la marche organisée par le FCC à Kinshasa, cette dégradation de la situation sécuritaire ne semble pas préoccuper leur partenaire de la coalition au pouvoir (FCC-CACH ndlr).

« L’insécurité maintenant bat son plein dans l’Est du pays. La situation s’est aggravée depuis que Joseph Kabila a quitté le pouvoir mais ça ne semble pas intéresser l’autre partenaire à la coalition », a déclaré à la presse Néhémie Mwilanya.

Il a, dans la foulée, fustigé la présence de plusieurs armées étrangères sur le territoire national, 7 au total selon lui. « Du jamais vu », s’est exclamé, avant de signifier que le FCC a plus d’une fois tiré la sonnette d’alarme sans que cela ne puisse préoccuper son partenaire au sein de la coalition.

En outre, l’ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila a affirmé qu’au sein de la coalition, le Front Commun pour le Congo ne se bat que pour les intérêts de la population congolaise, et a invité le peuple à s’y rendre compte.

« Nous voulons mettre ces questions sur la table. Si nous constatons que ça n’intéresse plus la coalition nous allons en tirer les conséquences », conclut le député national Néhémie Mwilanya, élu de Fizi dans le Sud-Kivu.

La situation sécuritaire dans l’Est du pays ne s’est pas améliorée durant les derniers mois. D’après le compte rendu du conseil des ministres tenu le 3 juillet dernier, une nouvelle incursion d’une armée étrangère avait été signalée en RDC. Il s’agissait des troupes de l’armée du Soudan du Sud dans le territoire d’Aru en province du Haut-Uéle.

Selon le ministre de la Communication et des Médias, David-Jolino Makelele, qui avait signé ledit compte rendu, le dispositif militaire des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) avait été renforcé.

Jephté Kitsita