La RDC comme beaucoup des pays, n’est pas reprise sur la liste des pays dont les ressortissants sont autorisés à entrer dans l’espace Schengen à compter du 1er juillet.
Nombreux sont les questions sur les critères retenus par l’Union Européenne.
Face à cette question émanant de Mohombi, une star de la musique congolaise, l’ambassadeur de l’Union Européenne en RDC, JM Châtaignier a donné des éclairages suivants sur la réouverture progressive des frontières extérieures de l’UE et la situation de la RDC.
« C’est une recommandation formulée par nos États membres au niveau du Conseil européen. », a dit JM Châtaignier.
Cette liste est exclusivement fondée sur des critères sanitaires notamment le nombre d’infections, tests, informations disponibles sur la riposte et tant d’autres.
La liste sera régulièrement actualisée en fonction de l’évaluation sanitaire de la crise Covid-19 dans chaque pays d’où à ce jour, la RDC n’y figure pas et et encore moins les États-Unis, la Russie et le Brésil.
Selon lui, la décision concerne les voyageurs non essentiels (=touristes).
A contrario, restent admis, à titre d’exemple, les étudiants congolais ayant une résidence permanente en Europe, les familles de ressortissants européens, les diplomates, humanitaires et personnels santé, les passagers voyageant « pour des raisons familiales impératives ».
« Comme la liste est appelée à évoluer tous les 15 jours, l’UE en RDC et nos États membres présents en RDC sommes disposés à travailler avec les autorités nationales pour bien éclaircir les critères (parfois très techniques comme la gestion des voyageurs dans les aéroports). », conclut-il.
Il sied de rappeler que plusieurs pays n’ont pas caché leurs mécontents, face à cette décision que certains qualifient de discriminatoire. Le Gabon a décidé d’appliquer des mesures de réciprocité, en interdisant les citoyens de l’Union Européenne d’accéder à son territoire.
Pour l’ONG, ce juge, qui assume l’intérim du président du TGI de la Gombe, a même siégé au cours d’une audience qui s’est tenue aujourd’hui liée au dossier des sauts de mouton.
La Fondation Bill-Clinton pour la paix (FBCP) dément les fausses rumeurs faisant état de la suspension du juge Pierrot Bankenge Mvita. L’ONG note que ce juge, qui assume l’intérim du président du Tribunal de grande instance (TGI) de la Gombe, et qui est également retenu dans le dossier sauts de mouton, a même siégé, le lundi 6 juillet, dans une audience au TGI/Gombe.
Dans un communiqué publié le week-end et dans une déclaration faite le 6 juillet, la FBCP a confirmé que le juge président de la composition qui avait condamné Vital Kamerhe et tous ses co-accusés dans le procès du programme des 100 jours du chef de l’Etat, Pierrot Bankenge Mvita n’a jamais été suspendu comme le prétendaient certaines rumeurs.
Selon ces informations qui circulaient sur la toile, le juge président dans le dossier Vital Kamerhe serait suspendu de ses fonctions de juge avec d’autres magistrats dont Tshisuaka Nkolomonyo et Kanyama Abdoul, dans le jugement sous RC 17608 opposant la société KM OIL contre le Fonds de promotion de l’industrie (FPI).
A en croire le président de la FBCP, Emmanuel Adu Cole, au 1er juillet 2019, le juge Pierrot Bankenge Mvita et sa composition avaient un « petit problème » avec leur hiérarchie, au sujet du dossier sous RC 17608 société KM OIL contre FPI. Cet activiste des droits de l’homme rappelle que pour raison d’enquêtes, ces juges ont été suspendus pour un délai de trois mois. « Ces enquêtes ont abouti à leur innocence et ils ont été rétablis dans leurs droits », a souligné Emmanuel Cole.
La FBCP, qui pense que la justice équitable est un gage de la paix, de la stabilité politique et du développement durable, note, en ce qui concerne le juge Bankenge, que ce dernier est un magistrat chevronné et intègre. « C’était le même juge Bankenge qui avait condamné Vital Kamerhe à 20 ans de prison ferme et aux travaux forcés, le sujet libanais Jammal Sammy, à 20 ans de prison et Jeannot Muhima à 2 ans de prison ferme », a rappelé cette ONG.
La FBCP dit profiter de cette occasion pour saluer la détermination du procureur général Adler Kisula et tous les magistrats du Parquet général près la Cour d’appel de Matete dans le combat des antivaleurs dans tout le front. L’ONG appelle tous les magistrats à suivre leur exemple pour lutter contre les intouchables malgré les conditions extrêmement difficiles dans lesquelles travaillent les magistrats. Du président de la République et du Premier ministre, cette ONG dit attendre de tout mettre en œuvre en vue d’améliorer ces dites conditions de travail des magistrats par l’augmentation de leurs salaires. L’association recommande ces mêmes traitements pour les policiers, les militaires, les agents de service de sécurité et les fonctionnaires de l’Etat.
Plusieurs réunions de la composante confession religieuse, commencées depuis novembre 2019 et présidées par Cardinal AMBONGO pour désigner le président de cette composante, conformément à l’article 10 portant organisation et fonctionnement de la CENI, avaient connu la participation de 8 confessions religieuses.
23 candidats étaient retenus suivant le profil et le criterium définis par cette composante présidée par le Cardinal, tandis que le secrétariat était tenu par l’Abbé NSHOLE, en son nom. Dans la pratique, depuis 2006, on procède par l’élimination des candidats n’ayant pas le profil requis. La composante désigne par consensus ou à défaut passe au vote. Apres cette étape, les confessions religieuses déposent leur procès-verbal au bureau de l’Assemblée nationale qui en prend solennellement acte et en informe le peuple.
Ce qui a fait que sur les 23 dossiers introduits, dans un premier temps, 17 candidats ont été éliminés pour n’avoir pas rempli les conditions. Il restait 6 candidats en lice. Il s’agit de :
Sylvain LUMU (De l’espace Grand Kasaï)
Dénis Kadima (De l’espace Grand Kasaï
Jérôme Mbonso (Du Grand Kasaï)
Cyrile EBOTOKO (De l’espace Grand Equateur, neveu du Cardinal, faussement présenté comme candidat de la CENCO)
Remy EALE BOSELA (Du Grand Equateur, présenté comme candidat de l’ECC et soutenu par Monseigneur BOKUNDOA
Ronsard MALONDA (Du Kongo Central, naturellement endossé par l’église Kimbaguiste dont le berceau est dans le Kongo Central, sa terre natale. Le document le mettant en cause quant à ce parrainage est un faux selon les sources concordantes).
Au cours des tractations, le Cardinal AMBONGO va exiger l’élimination pure et simple des 3 candidats de l’espace Grand Kasaï, au motif que le Chef de l’Etat lui-même est kasaïen et qu’il ne fallait pas tomber dans les erreurs de l’époque de Joseph KABILA en ayant président de la République et celui de la CENI d’une même origine.
Ainsi, ont été écartés tous les candidats d’expression lubaphone, en dépit de leur expérience avérée en matière électorale. Les regrets de Sylvain LUMU dans une vidéo en sont une illustration en ce que des experts connus de tous ont été écartés en vertu de leur appartenance kasaïenne. Il va donc rester en lice 3 candidats, après cette élimination tribalo-clanique. Il s’agit de :
Cyrile EBOTOKO, originaire du Grand Equateur et neveu du Cardinal, faussement présenté comme candidat de la CENCO ;
Remy EALE BOSELA, originaire du Grand Equateur, présenté comme candidat de l’ECC et soutenu par Monseigneur BOKUNDOA, lui aussi du Grand Equateur comme le Cardinal AMBONGO ;
Ronsard MALONDA
Logiquement, on devait aussi éliminer les deux comme on l’a fait pour les 3 autres de l’espace Grand Kasaï, mais le Cardinal ne l’a pas fait. Au cours de la réunion suivante, le Cardinal va retirer son neveu Cyrile EBOTOKO de la course, estimant qu’il n’avait pas de « carrure » pour être président de la CENI. Par conséquent, Ronsard MALONDA et Rémy EALE restent deux candidats en lice.
Comme la charte des confessions religieuses l’exige, il faut donc passer au vote. Peu avant le vote les confessions religieuses constituant le corps électoral seront informées que le candidat Rémy EALE de l’ECC appartenait à un parti politique de Lamuka, dont il a été candidat malheureux aux élections législatives de 2018. Ce qui le rendait un candidat partisan et non éligible.
Soudainement, ayant pris conscience de ça, le Cardinal AMBONGO va de nouveau remettre son neveu Cyrile EBOTOKO en course face à Ronsard MALONDA, pourtant il avait estimé qu’il n’avait pas de carrure pour être président de la CENI.
Un nouveau vote intervient conformément à l’article 17 de la charte des confessions religieuses, mettant aux prises Ronsard MALONDA et Cyrile EBOTOKO. Apres dépouillement, Ronsard MALONDA est élu avec 6 voix contre 2 pour Cyrile EBOTOKO.
Pris de panique, le Cardinal sort de la salle après une brève prière et crie devant la presse à la corruption, sans preuve. Comme on peut le constater, et selon les sources mieux renseignées, toute la confusion jetée aujourd’hui dans l’opinion incombe au Cardinal AMBONGO, qui non seulement est proche du MLC et de la famille BEMBA, mais aussi travaille pour les intérêts impérialistes. Ses déclarations après la présidentielle de 2018 en sont une preuve éloquente.
Approché, quant aux accusations qui justifieraient les manifestations projetées pour le 9 juillet prochain, un cadre du FCC, dit ne pas reconnaitre Ronsard MALONDA comme candidat de cette plate-forme.
Comme composante politique, le FCC a droit à quelques postes au bureau de la CENI, et non au poste du président de la CENI, qui revient par ailleurs aux confessions religieuses. Lesquelles ont tenu au respect de leurs votes exprimés en faveur de Ronsard MALONDA, malgré les pressions exercées sur les représentants des églises Kimbaguiste et Salutiste par certaines forces invisibles.
La régularité du processus de désignation de Ronsard MALONDA par ses pairs, a été bel et bien respectée selon les participants audit processus ; et l’autorité suprême du pays en a été informée par les confessions religieuses elles-mêmes.
Dès lors, pourquoi intoxiquer l’opinion et envoyer les jeunes dans la rue contre un autre jeune, alors que tout le monde veut le renouvèlement du personnel congolais ? Pourquoi au nom de l’équilibre géographique et de l’unité nationale, on voudrait écarter un digne fils du Kongo Central, en lui attribuant une étiquette politique qu’il n’a pas et dont on ne saurait donner la moindre preuve, même en terme de carte de membre de son appartenance politique ?
Pourquoi n’avoir pas contesté l’appartenance de MALONDA dès le premier, le deuxième tour des éliminatoires des candidats en lice ?
Pourquoi l’interférence de certaines chancelleries occidentales dans le fonctionnement souverain de l’administration congolaise ?
Au peuple de juger du bien-fondé ou non des marches et manifestations visant à assassiner la démocratie et déstabiliser le fonctionnement des institutions du pays. Au peuple de juger aussi l’implication personnelle du Cardinal AMBONGO dans ce processus et l’influence négative qu’il exerce sur les églises protestantes ; car s’il était question des réformes de la CENI, pourquoi a-t-il présenté son propre candidat ?
Pour rappel, l’église Catholique a toujours contesté tous candidats présidents de la CENI depuis 2006, y compris ses propres enfants dont l’abbé Malumalu sans oublier ses successeurs comme Ngoy Mulunda et Corneille Naanga.
Fait à Kinshasa, le 06 juillet 2020
La dynamique des jeunes intellectuels du Kongo central
Après les accusations de malversations dans la gestion d’Ebola, y a-t-il un problème aussi avec la gestion de la riposte du Covid-19 ? Depuis quelques jours, les allégations de malversations se multiplient, notamment du côté de l’Assemblée nationale. S’il est officiellement saisi, le ministre Eteni Longondo promet de venir s’expliquer devant les députés.
Ces derniers jours, le personnel médical a manifesté pour protester contre le non-paiement de leurs salaires. Pourtant officiellement, à la mi-juin, plus de 27 millions de dollars avaient été dépensés par l’État pour lutter contre la pandémie.
Le député d’opposition, Léon Mondole, est le président de la commission sociale et culturelle et il assure avoir déjà engagé des pourparlers avec le bureau de l’Assemblée pour lancer une mission d’enquête parlementaire.
En cause, la grève des agents de la riposte, mais pas seulement. Il y a quelques jours, le professeur Muyembe, en charge de la coordination de la riposte, avait dit avoir reçu à peine plus d’un million de dollars alors que 27 millions avaient été officiellement dépensés par le gouvernement pour faire face aux effets du Covid-19, ce qui avait provoqué un tollé. Le ministère assure pour sa part n’en avoir géré que 3 millions.
Mais la grogne ne vient pas que de l’opposition. Vendredi dernier, François Nkureye, un député du PPRD de Joseph Kabila, a déposé une question écrite, accusant le ministère de « gestion catastrophique », d’avoir mis en place un système de rétrocommissions. Jusqu’à 35% sur le paiement des hôtels et restaurants de personnes suspectes ou infectées, mais aussi sur de l’argent destiné aux hôpitaux. Mais ce député suspecte également le ministère d’avoir remis en circulation des médicaments périmés achetés dans le cadre du programme des 100 jours ou même des moustiquaires non homologuées par l’OMS.
La paie des agents de la riposte n’est pas assurée par le ministère de la Santé, a expliqué Eteni Longondo et les retards seraient dus au gonflement de ces listes qui auraient nécessité une harmonisation entre le ministère du Budget et les services du professeur Muyembe. Quant aux accusations de malversations liées à la riposte, le ministre promet un audit sur l’ensemble des fonds utilisés.
Le Ministre de l’enseignement supérieur et universitaire, Thomas Luhaka va bientôt se prononcer sur la reprise des cours. Cette annonce, renseignent les sources dignes de foi, ne concerne que les zones non touchées par la Covid-19. Thomas Luhaka confirme cependant qu’un plan réaménagé est en cours d’étude.
Une délégation du comité national des étudiants a rencontré le ministre de la jeunesse pour plaider quant à ce. Ce comité a exprimé ses inquiétudes et le risque que peut entraîner une année blanche. Cette délégation a rappelé en outre que cette académique a commencé sur fonds de protestation concernant la hausse de frais académique. Elle se dit favorable cependant à accompagner les actions gouvernement pour la reprise progressive des cours.
La RDC a prorogé pour la sixième fois l’état d’urgence sanitaire. L’ordonnance a été lue ce lundi dans la soirée. La Présidente de l’assemblée nationale demande par ailleurs que le gouvernement prépare un plan de sortie. Cette demande fait suite à une motion incidentielle introduite au niveau du parlement par le député Thomas Lokondo.
La coordination, la supervision et le suivi des multiples projets à caractère de développement social et économique initiés par le Gouvernement, alors conduit par le Premier ministre honoraire Matata Ponyo, ont été assurés par les ministères sectoriels de l’époque. Qu’il s’agisse, en effet, du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo, de la société Congo Airways, du marché international de Kinshasa à Maluku, de Transco ou des bus Esprit de vie, d’avril 2012 à décembre 2016, aucun fonds destiné au financement des projets gouvernementaux n’a transité par la Primature. C’est l’éclaircissement apporté ce lundi 6 juillet par le cabinet de l’ancien chef de l’Exécutif central, émiettant de ce fait les publications et interventions radio-télédiffusées faisant état, depuis quelques semaines, de la mauvaise gestion financière de Matata Ponyo, des fonds destinés à la mise en œuvre d’un certain nombre des projets initiés par le Gouvernement de la République sous sa direction.
Pour son cabinet, ces œuvres visiblement montées par des personnes animées d’une intention excessive de nuire, sont de nature à détourner l’attention du Président de la République et celle de la Justice, « des véritables fossoyeurs de l’économie congolaise qui ont été réellement impliqués dans la mauvaise gouvernance des fonds publics ». Ainsi, le Cabinet du Sénateur Matata entend solliciter des enquêtes pour «dénicher les tireurs de ficelles dont les premiers éléments révèlent, fort dommage, la piste d’une cabale savamment orchestrée à des fins éminemment politiques».
CABINET DE L’HONORABLE SENATEUR MATATA PONYO MAPON Objet : MISE AU POINT
Il s’observe depuis quelques semaines des publications tant dans certains quotidiens paraissant à Kinshasa, dans des émissions radio-télédiffusées qu’a travers les réseaux sociaux, faisant état de la mauvaise gestion financière par le Premier Ministre Honoraire Matata Ponyo Mapon, des fonds destinés à la mise en œuvre d’un certain nombre des projets initiés par le Gouvernement de la République sous sa direction.
Point n’est besoin de rappeler à l’opinion tant nationale qu’internationale que la Primature, sous son mandat, tout en étant un centre d’impulsion et d’évaluation rigoureux de l’action gouvernementale, en harmonie avec son Excellence monsieur le Président de la République, n’a jamais été ni un centre d’ordonnancement des fonds publics, ni une unité d’implémentation des projets du Gouvernement, encore moins un lieu de décaissement ou de gestion des fonds destinés aux projets d’investissement.
A cet effet, il y a lieu de noter que, sauf mauvaise foi manifeste et intention malveillante, cette implémentation a toujours été l’œuvre des ministères sectoriels, et qu’en aucun moment de tout son mandat à la tête du Gouvernement (avril 2012 à Décembre 2016), le Premier Ministre Honoraire n’a eu à gérer, depuis la Primature, des fonds destinés aux différents projets d’investissements. Donc, aucun fonds destiné au financement des projets gouvernementaux n’a transité par la Primature.
Le poids des défis qu’il devait relever au fil de ces années de dur labeur (2012- 2016), de privation et d’abnégation pour engager le Gouvernement dans des réformes d’envergure pour la gouvernance à laquelle il est très attaché, ne pouvait jamais lui permettre d’alourdir ses responsabilités par son implication dans l’implémentation directe des projets et surtout par la gestion des fonds y destinés.
Ces publications et interventions radio-télédiffusées, qui par ailleurs surestiment à dessein les montants des différents projets, les multipliant parfois par deux ou trois, si pas plus, démontrent non seulement la méconnaissance des principes de fonctionnement d’un gouvernement, en ce compris le rôle du Premier Ministre, mais aussi, le mépris, la calomnie, la désinformation et les dénonciations qui relèvent d’une légèreté et d’une grossièreté savamment montées par des personnes animées d’une intention excessive de nuire et de porter atteinte à son honneur et à sa dignité.
Qu’il s’agisse du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo, du marché international de Kinshasa à Maluku, des locomotives neuves pour la Société Nationale des Chemins de fer du Congo (SNCC), de la société Congo Airways, de Transco, des bus Esprit de vie, de la relance de la Société Congolaise des Transports et Ports (SCPT), du Bâtiment du gouvernement (intelligent), des immeubles Royal réhabilités, de l’aérogare internationale de N’djili, des stades municipaux, des écoles primaires construites, du lot importants des équipements médicaux, ainsi que de tout autre projet initié en son temps, les ministères sectoriels en ont assuré la coordination, la supervision et le suivi dans leur implémentation. D’autres, par ailleurs, ont bénéficié du concours direct des services compétents de l’Etat et même des entités privées qui en ont été rendus comptables dudit implémentation.
Il est dès lors déloyal et malicieux de chercher à détourner l’attention de l’opinion par une désinformation qui n’a comme objectif principal d’une part, de porter atteinte à son honneur, à sa dignité et à sa personnalité et d’autre part, de détourner l’attention de Son Excellence monsieur le Président de la République et celle de la Justice, des véritables fossoyeurs de l’économie congolaise qui ont été réellement impliqués dans la mauvaise gouvernance des fonds publics et qui sont bel et bien connus par la population congolaise et la communauté internationale.
Le Cabinet de l’Honorable Sénateur entend solliciter des enquêtes pour dénicher les tireurs de ficelles dont les premiers éléments révèlent, fort dommage, la piste d’une cabale savamment orchestrée à des fins éminemment politiques.
Aussi, le Cabinet se réserve-t-il le droit de s’en ouvrir sous peu à la justice pour tous ces faits tout aussi invraisemblables que répréhensibles par la Loi pénale.
Le coup de force tenté par les kabilistes pour contrôler la commission électorale tombe sur plusieurs difficultés: rejet massif, manifestations et …illégalité.
Décidément, Ronsard Malonda ne “passe” pas. Cet homme a été “validé” comme président de la nouvelle Commission électorale nationale indépendante (Ceni), jeudi dernier, par l’Assemblée nationale – où les kabilistes ont une écrasante majorité à la suite de l’accord de partage du pouvoir de 2019 entre l’ex-président Joseph Kabila et Félix Tshisekedi. “Validé” comme candidat des confessions religieuses pour occuper ce poste. Or, les confessions religieuses n’avaient pas encore désigné officiellement ce transfuge de la Ceni sortante, qui s’était totalement décrédibilisée en tripatouillant les résultats des élections de décembre 2018 et en ne publiant pas les résultats dans le détail.
Rejeté par quatre confessions
Mieux: l’Eglise catholique et l’Eglise du Christ au Congo (protestante) – qui totalisent 80% des fidèles congolais, vient de rappeler le cardinal Fridolin Ambongo – avaient explicitement rejeté Ronsard Malonda comme “cerveau” de la fraude électorale de 2018.
Depuis sa “validation” par l’Assemblée nationale, les kimbanguistes et les musulmans ont nié l’accepter pour candidat officiel.
La désignation du président de la Ceni revient à la composante organisations de femmes/société civile/confessions religieuses. Huit de ces dernières sont reconnues officiellement; outre les quatre déjà citées, on trouve également les orthodoxes, l’Armée du Salut, les Eglises indépendantes (évangélistes, etc…) et les Eglises du réveil (multiplicité de créations autocéphales). La loi ne dit pas que c’est la composante “confessions religieuses” qui désigné le président de la Ceni; dans la pratique, cela s’est passé ainsi pour les trois précédents.
La “validation” par les députés de Ronsard Malonda comme président de la nouvelle Ceni a suscité un mouvement de colère populaire, qui s’est notamment exprimé samedi dernier par une manifestation de plusieurs centaines de personnes, dispersée par la force parce que “non autorisée”.
Le Conseil des ministres avait constaté, la veille, que la procédure de désignation du président de la Ceni faisait l’objet “de fortes contestations”. Le président Félix Tshisekedi avait tenté de calmer le jeu en recommandant qu’il soit conduit “dans un esprit de consensus, d’apaisement et dans le strict respect des règles régissant cette plateforme” des confessions religieuses. Le chef de l’Etat veillera “personnellement à ce que la procédure de cette désignation et le processus électoral soient crédibles de bout en bout”.
Jeudi prochain, l’UDPS, le parti des Tshisekedi, organise d’ailleurs à son tour une protestation contre la “validation” irrégulière de Ronsard Malonda.
Une désignation irrégulière
Irrégulière, car, commente, pour La Libre Afrique.be un juriste congolais, la désignation de M. Malonda “viole de façon grossière l’article 24bis de la loi portant organisation et fonctionnement de la Ceni, qui stipule que son président doit être issu de la société civile. Or ce n’est pas le cas de M. Malonda, qui est issu d’une institution, la Ceni sortante”.
Cette désignation viole aussi, ajoute-t-il, “l’article 20 de la loi, qui stipule que les membres de la Ceni ne peuvent exercer (ou avoir exercé) une activité susceptible de nuire à l’indépendance, à la neutralité, à la transparence et à l’impartialité de cette institution d’appui à la démocratie. Or, Ronsard Malonda est issu de la Ceni qui n’a pas produit devant la Cour constitutionnelle le détail des résultats, par bureau de vote, de l’élection présidentielle du 30 décembre 2018, alors qu’elle doit, en vertu de l’article 33 de la loi Ceni apporter “au juge tous les éléments d’information dont elle dispose”.
Pour cet interlocuteur, “l’opposition ne doit pas laisser passer ça”.
« Les appels ont été déjà interjetés en date de 22 et 24 juin de l’année en cours » contre la décision condamnant Vital Kamerhe à 20 ans des travaux forcés et 10 ans d’inéligibilité pour détournement des deniers publics dans le cadre de l’exécution des travaux du programme d’urgence de 100 jours du Chef de l’Etat.
Sur TOP CONGO FM, Me Jean-Marie Kabengela souligne que ces appels « ont été faits dans le délai et nous attendons que l’administration du tribunal de Grande instance de Kinshasa/Gombe puisse faire monter le dossier à la Cour d’appel qui doit en connaître ».
Il relève que « ça tarde quand-même. On ne nous explique pas comment ça peut prendre beaucoup de temps pour que le dossier soit transféré à la Cour compétente ».
Mais, révèle, l’avocat de Vital Kamerhe, « c’est de la compétence du Tribunal de Grande instance de Kinshasa Gombe qui devrait accomplir sa tâche ».
Tout est à refaire
« Tout est à refaire. Il y a eu beaucoup de violation de règles de procédure et du fond » durant le procès 100 jours.
« Le premier juge n’avait pas bien dit le droit. Il n’a pas bien fait son travail. Le dossier doit être revu in globo ».
À l’issue de ce procès en appel, « nous espérons tout le bien pour notre client », estime Me Jean-Marie Kabengela qui refuse de dévoiler les nouvelles stratégies en faveur de Vital Kamerhe, le toujours directeur de cabinet du Chef de l’Etat.
C’est un Matata Ponyo défensif qui sort de son silence pour couper court aux différentes critiques portées contre sa gestion en tant que premier ministre du gouvernement congolais de 2012 à 2016.
Ce lundi 6 juillet son cabinet a dans une mise au point dénoncé une « cabale savamment orchestrée à des fins eminament politiques » contre le sénateur Matata.
Selon ses collaborateurs, « Il s’observe depuis quelques semaines des publications tant dans certains quotidiens paraissant à Kinshasa, dans des émissions radio-télédiffusées qu’à travers les réseaux sociaux, faisant état de la mauvaise gestion financière des fonds destinés à la mise en œuvre d’un certain nombre des projets initiés par le Gouvernement de la République sous le premier ministre honoraire Matata Ponyo ».
Tout en insistant sur le fait que « sous son mandat, tout en étant un centre d’impulsion et d’évaluation rigoureux de l’action gouvernementale, en harmonie avec le président de la république, le premier ministre n’a jamais été ni un centre d’ordonnancement des fonds publics, ni une unité d’implémentation des projets du Gouvernement, encore moins un lieu de décaissement ou de gestion des fonds destinés aux projets d’investissement », le service de Matata Ponyo, considèrent que ces critiques répétitives contre l’ancien premier ministre « démontrent non seulement la méconnaissance des principes de fonctionnement d’un gouvernement, en ce compris le rôle du premier ministre, mais aussi, le mépris, la calomnie, la désinformation et les dénonciations qui relèvent d’une légèreté et d’une grossièreté savamment montées par des personnes animées d’une intention excessive de nuire et de porter atteinte à son honneur et à sa dignité »
« Le Cabinet de Matata Ponyo entend solliciter des enquêtes pour dénicher les tireurs de ficelles dont les premiers éléments révèlent, fort dommage, la piste d’une cabale savamment orchestrée à des fins éminemment politiques », peut-on lire dans cette mise au point.
Le président congolais Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo est arrivé ce dimanche 5 juillet 2020 à Bruxelles où il effectue un « séjour privé » au moment où la coalition au pouvoir connaît de fortes tensions, a-t-on appris lundi de sources concordantes.
« Quoique privée, la visite du chef de l’Etat congolais en Belgique va susciter au moins une question: Que vient-il faire ? Fait de chair et de sang, « Fatshi » est et reste un être humain. Il ne manquera pas de profiter de ce déplacement pour faire un « bilan de santé ». Et ce après dix-huit mois de stress et de tension. Ne dit-on pas que le pouvoir use ? Il ne manquera pas également de s’entretenir « en privé » avec divers officiels tant belges qu’européens », écrit le site d’information Congo indépendant, confirmant des rumeurs circulant à Kinshasa.
La présence de Felix Tshisekedi en Belgique a été confirmée à l’agence Belga par une très bonne source. Son séjour en Belgique, dont Congo indépendant estime la durée à une « dizaine de jours », intervient alors que la coalition au pouvoir à Kinshasa traverse une zone de turbulences. Le chef de l’Etat dirige la RDC en coalition avec le Front commun pour le Congo (FCC), la plate-forme de l’ancien président Joseph Kabila Kabange, largement majoritaire au parlement et au sein du gouvernement. Plusieurs épisodes ont récemment exacerbé les tensions entre les deux partenaires.
Le dernier en date est la désignation, en dépit de l’opposition des églises catholique et protestante, d’un responsable sortant de la très controversée Commission électorale nationale indépendante (Céni), Ronsard-Ernest Malonda Ngimbi, comme futur président de cette instance. La nouvelle Céni devra organiser les prochaines élections générales en RDC, en principe en 2023. Felix Tshisekedi a appelé la semaine dernière la Belgique et la RDC à réécrire l’histoire de la colonisation, comme en écho aux « plus profonds regrets pour les blessures » infligées lors de la période coloniale belge au Congo exprimés par le roi Philippe. Il n’hésite pas à qualifier la Belgique de son « autre Congo », en référence aux années passées en exil et aux près de 35 ans durant lesquels il y a séjourné.
Nous utilisons des cookies sur notre site Web pour vous offrir l'expérience la plus pertinente en mémorisant vos préférences et vos visites répétées. En cliquant sur "Accepter tout", vous consentez à l'utilisation de Tous les cookies. Cependant, vous pouvez visiter "Paramètres des cookies" pour fournir un consentement contrôlé.
Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience lorsque vous naviguez sur le site Web. Parmi ceux-ci, les cookies classés comme nécessaires sont stockés sur votre navigateur car ils sont essentiels au fonctionnement des fonctionnalités de base du site Web. Nous utilisons également des cookies tiers qui nous aident à analyser et à comprendre comment vous utilisez ce site Web. Ces cookies ne seront stockés dans votre navigateur qu'avec votre consentement. Vous avez également la possibilité de désactiver ces cookies. Mais la désactivation de certains de ces cookies peut affecter votre expérience de navigation.
Les cookies nécessaires sont absolument essentiels au bon fonctionnement du site Web. Ces cookies assurent les fonctionnalités de base et les éléments de sécurité du site Web, de manière anonyme.
Cookie
Durée
Description
cookielawinfo-checkbox-analytics
11 months
Ce cookie est défini par le plugin GDPR Cookie Consent. Le cookie est utilisé pour stocker le consentement de l'utilisateur pour les cookies dans la catégorie "Analytics".
cookielawinfo-checkbox-functional
11 months
Le cookie est défini par GDPR cookie consent pour enregistrer le consentement de l'utilisateur pour les cookies dans la catégorie "Fonctionnel".
cookielawinfo-checkbox-necessary
11 months
Ce cookie est défini par le plugin GDPR Cookie Consent. Les cookies sont utilisés pour stocker le consentement de l'utilisateur pour les cookies dans la catégorie "Nécessaire".
cookielawinfo-checkbox-others
11 months
Ce cookie est défini par le plugin GDPR Cookie Consent. Le cookie est utilisé pour stocker le consentement de l'utilisateur pour les cookies dans la catégorie "Autre.
cookielawinfo-checkbox-performance
11 months
Ce cookie est défini par le plugin GDPR Cookie Consent. Le cookie est utilisé pour stocker le consentement de l'utilisateur pour les cookies dans la catégorie "Performance".
viewed_cookie_policy
11 months
Le cookie est défini par le plugin GDPR Cookie Consent et est utilisé pour stocker si l'utilisateur a consenti ou non à l'utilisation de cookies. Il ne stocke aucune donnée personnelle.
Les cookies fonctionnels aident à exécuter certaines fonctionnalités telles que le partage du contenu du site Web sur les plateformes de médias sociaux, la collecte de commentaires et d'autres fonctionnalités tierces.
Performance cookies are used to understand and analyze the key performance indexes of the website which helps in delivering a better user experience for the visitors.
Les cookies analytiques sont utilisés pour comprendre comment les visiteurs interagissent avec le site Web. Ces cookies aident à fournir des informations sur les métriques du nombre de visiteurs, du taux de rebond, de la source du trafic, etc.
Les cookies publicitaires sont utilisés pour fournir aux visiteurs des publicités et des campagnes marketing pertinentes. Ces cookies suivent les visiteurs sur les sites Web et collectent des informations pour fournir des publicités personnalisées.