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RDC: les larmes de Muzito sur les années Matata

Dans sa 25ème tribune le premier ministre honoraire regrette que le pays ait fermé ses portes au FMI et à la Banque mondiale pendant la période 2012-2016

S’il est physiquement confiné dans la capitale belge, Adolphe Muzito ne l’est pas du tout intellectuellement. A preuve, ces tribunes à forte valeur d’offre politique que le leader de Nouvel Elan publie depuis Bruxelles. Dans la dernière en date, le Premier ministre honoraire jette un coup d’œil dans le rétroviseur pour regretter  » l’inertie  » économico-financière et donc forcément sociale qui a caractérisé la période 2012-2016.

Avec forces chiffres, l’économiste Muzito déplore que les gestionnaires qui ont pris le relai après les années de la « remontada  » budgétaire (2006-2011), n’aient pu fructifier le capital trouvé. Ils n’ont pas créé les conditions pour se rabibocher avec les institutions de Bretton Woods. Résultat, le pays a vu son budget stagner. Enfilant la blouse de médecin gynécologue, Dr Muzito diagnostique la ménopause économique.

25ème TRIBUNE D’ADOLPHE MUZITO

La ménopause économique imposée à la RDC

L’annulation d’une importante partie de la dette publique congolaise aurait dû permettre à la République démocratique du Congo de stimuler sa production par un nouvel endettement, afin de créer des richesses pour sa population. C’est tout le contraire qui s’est produit. En lieu et place, le pays se satisfait d’une ménopause économique qui ne lui a pas permis de se créer des opportunités de valorisation des ressources de son sol, du sous-sol et humaines.

La RDC s’est volontairement privée de l’apport extérieur, a plongé le pays dans l’autarcie financière en entretenant l’opacité de sa gestion, ceci en refusant l’accompagnement d’un partenaire dont la présence est un gage de bonne gouvernance. Ce partenaire n’est autre que le Fonds monétaire international (FMI) ainsi que sa jumelle, la Banque mondiale. La RDC n’a pas des finances qui peuvent faire face à ses défis. Elle a besoin des ressources de la coopération internationale. Or, cette coopération est organisée et dispose d’un gendarme qui définit les standards pour bénéficier des appuis dont le pays a besoin. La RDC a un budget de 5,5 milliards de dollars US, alors que les défis sont de l’ordre de 50 milliards de dollars US au minimum, pour couvrir ses besoins en infrastructures de base. Le gap ne peut être comblé que par les recours au marché financier international, eu égard aux réalités de la fiscalité du pays. Je reproche à ceux qui ont géré le pays entre 2012 et 2016 d’avoir fermé les portes au FMI et à la Banque mondiale. Il y a eu un problème de gouvernance et volonté de mettre le pays en autarcie financière pour éviter l’œil extérieur.

CHIFFRES CONTRE CHIFFRES

Pendant la période 2006-2011, le budget de l Etat en ressources propres avait augmenté de 300%. Il est passé de 850 millions de dollars américains à 3,500 milliards de dollars américains en ressources propres Par contre entre 2011 et 2016, l’augmentation enregistrée était de l’ordre de 30%. Le budget de l’État est ainsi passé de 3,5 milliards à 4,5 milliards de dollars américains, soit une augmentation d’un milliard de dollars.

On aurait pu au moins doubler le budget du pays de 3,700 à 7 milliards dollars US avec le boom minier enregistré dans la période.

Lors du mandat 2006-2011, les réserves de changes sont passées de 90 millions de dollars américains à 1,5 milliard américain avec comme bénéfice la stabilisation du franc congolais.

Entre 2012 et 2016, les réserves de change ont baissé de 1,5 milliard de dollars américain à 800 millions, avec à la clé une dégradation du franc congolais. La réduction de la valeur de la monnaie nationale a été de 40%.

Entre 2006 et 2011, la production du cuivre est passée de 30.000 tonnes à 500.000 tonnes avec incidence positive sur les réserves de change et de la stabilité de la devise nationale.

Pendant la période 2012 à 2016 la production du cuivre est passée de 500.000 tonnes à 1.500.000 tonnes. On n’a pas vu l’incidence de cette augmentation. Pendant ce quinquennat, les réserves des changes ont baissé de 1,5 milliards à 800 millions, comme indiqué ci haut. Conséquence sociale : les salaires des administrations ont connu une baisse de 40%, alors qu’il était augmenté pendant le précédent mandat.

La croissance de la période 2012 – 2016 n’a pas donc pas eu d’ incidence en terme : d’augmentation du budget de l Etat, des salaires des agents de l Etat, des réserves de change, de stabilisation du franc congolais, d’augmentation de l’épargne nationale et du crédit à économie.

DOUBLE SEUIL DE SOUVERAINETE

Après avoir quadruplé le budget entre 2006 et 2011 de 850 millions à 3’5milliards de dollars US si la gestion de la période 2012-2016 avait au minimum doublé le budget pour atteindre 7 milliards de dollars américains, le nouveau régime de Félix Tshisekedi aurait trouvé une situation meilleure, des bases solides lui léguées, permettant de doubler à son tour ce même budget jusqu’au seuil critique de souveraineté de l’État congolais que j’estime à un minimum de 15 milliards de dollars américains.

Dans la désagrégation que je fais de ces 15 milliards de dollars américains, J’estime à 5 milliards de dollars les dépenses contraignantes des rémunérations, à 5 autres milliards de dollars pour les dépenses de souveraineté comme la défense, la sécurité, la diplomatie et la territoriale, etc.

Enfin les 5 derniers milliards de dollars américains devraient servir pour le social, et les infrastructures. La gestion de la période 2012 – 2016 a fait rater à l’État congolais l’occasion de franchir ce seuil de souveraineté.

Au deuxième degré, le Congolais qui vit avec 1,3 dollar américain par jour, soit sous le seuil de pauvreté, a raté l’occasion de sortir de son état de sous- prolétaire pour vivre avec plus de 3 dollars américains par jour comme le Camerounais.

Pour arriver à l’émergence, il faut d’abord sortir le peuple congolais de la sous-pauvreté. Une population des sous-prolétaires, c’est un peuple qui est installé dans la résignation, il est impossible d’aller à l’émergence sans préalablement franchir le seuil de pauvreté.

L’opacité et l’indiscipline ont caractérisé la gestion de 8 dernières années. La période 2012- 2016 a vu le gouvernement abuser de la production minière qui avait triplé. Il a refusé l’assistance du FMI, qui est un coach et un accompagnateur qui sert donc de gage et de garantie de bonne gouvernance pour tout investisseur privé. Ils ont épongé une partie des réserves de change pour faire face au choc exogène de 2015, alors que s’ils étaient en programme avec le FMI ils auraient pu épargner les lesdites réserves en obtenant son appui à la balance des paiements.

La RDC, qui a besoin de l’assistance de la coopération internationale ne peut pas se gêner d’avoir « une gestion sous surveillance, avec un coaching qui, au bout sera sanctionné en termes d’appui budgétaire et de soutien à la balance des paiements.

PROPOSITION DE SOLUTION

Toute proposition dans ce cadre passe soit par une révolution soit par des réformes structurelles

En travaillant avec le FMI il est loisible de respecter les standards afin de bénéficier de la coopération internationale et des investissements privés. La Grèce et l’Espagne, des pays occidentaux, ont sollicité le FMI et la Banque mondiale pour sortir de leurs impasses financières. On leur a prêté l’argent après avoir engagé des réformes inspirées justement par le FMI et la Banque mondiale.

La RDC peut s’endetter jusqu’à 25 ou 30 milliards de dollars américains, grâce à son bon ratio d’endettement 6% (3,5 milliards sur 55 milliards de dollars US) avec cet argent on peut financer les infrastructures de base. Ces ressources peuvent être mobilisées par la cession ou la garantie de nos actifs géologiques, forestiers, fonciers etc.

La communauté internationale profite de nos mines, mais nous n’avons pas profité de la coopération internationale à cause de l’opacité et l’indiscipline. La RDC a besoin de l’assistance internationale et non de la charité. En refusant l’accompagnement et le coaching du FMI, la ménopause économique a été imposée à la RDC par les hommes au pouvoir.

Aujourd’hui notre déficit budgétaire ne permet pas de prendre en charge les défis du pays en infrastructures, dans le domaine du social et d’assurer la sécurité et la défense du territoire.

Pour sortir de cette situation il faut un consensus natinal pour engager des réformes institutionnelles, politiques et économiques. La solution se trouve dans le plan de sortie de crise préconisé par le Président élu, Martin Fayulu.

Fait à Bruxelles, le 11 juin 2020

Adolphe Muzito Premier ministre Honoraire

Forum des As

Nouvelle envolée verbale entre Denis Lessie et Kiziamina sur l’argent de Kabila

Nouvelle envolée verbale entre le pasteur Denis Lessie et l’Évangéliste Kiziamina Kibila sur l’argent de Joseph Kabila, ancien président de la République Démocratique du Congo.

Déchéance de Kabund : l’Assemblée nationale rattrapée par sa « précipitation imprudente »

Le Conseil d’État a ordonné, mercredi dans la soirée, la suspension de l’élection du 1er vice-président de l’Assemblée nationale prévue ce vendredi. Cela, en attendant la décision de la Cour constitutionnelle dans l’action initiée par Jean-Marc Kabund, en vue d’obtenir l’annulation de sa destitution. Le tournant actuel dans cette affaire n’étonne pas les observateurs avertis.

Le Potentiel dans son édition du 26 mai dernier avait déjà tablé sur la « précipitation imprudente » de l’Assemblée nationale se complaisant dans un jeu politique aux dimensions purement partisanes. Tout a été orchestré dans une forme de confusion délibérée, entre vitesse et précipitation, alors que la représentation nationale n’aurait rien perdu en attendant l’éclairage de la justice indépendante sur le flou dans la régularité de la démarche de l’auteur de la pétition de déchéance.

La plénière a ainsi été entrainée à examiner et à voter sur base d’une pétition attaquée en justice. Et comme jamais un sans deux, c’est le forcing qui est en vue avec la programmation d’une plénière électorale ce vendredi 12 juin. Le bureau de l’Assemblée nationale faisant fi de la démarche du Conseil d’Etat, a annoncé ce rendez-vous pour 10 heures avant de le postposer pour 13 heures.

Jean-Marc Kabund a-t-il payé cash à cause de son radicalisme farouche gênant les caciques du Front commun pour le Congo ? Cette interrogation a été soulevée, non sans raison, dans l’édition du journal Le Potentiel du 26 mai dernier au lendemain de la déchéance du président a.i. de l’Udps de son poste de 1er vice-président de l’Assemblée nationale.

Kabund qui s’était farouchement opposé à la tenue d’un congrès aux contours « flous et couteux», lequel avait comme objectif officiel de prolonger l’État d’urgence décrété par le président Félix Tshisekedi pour lutter contre la pandémie de la Covid-19, a subit la fatwa mais qui n’a pas respecté la procédure. C’est dans une forme de confusion de gestion de l’Assemblée nationale emportée de manière délibérée entre vitesse et précipitation que le sort de celui qu’on a surnommé « maitre-nageur » a été scellé. La voix d’alerte d’un technicien du FCC, en la personne du professeur Noël Botakile, a été inaudible. Ce dernier, sans tergiverser, avait attiré l’attention du bureau sous la houlette de Jeanine Mabunda, sur le risque d’entrainer l’Assemblée nationale dans la complicité de l’usage de faux en décidant de délibérer sur un document « soupçonné ». Le bons sens, avait-il suggéré, en soutenant la démarche de l’élu Udps Tony Mwaba, était de surseoir la démarche en attendant de voir la suite de la justice pour respecter l’article 172, alinéa 2 de la Constitution qui interdit de statuer sur un différend pendant.

Kabund rebondit

Dans la foulée, Jean-Marc Kabund avait saisi le Conseil d’Etat pour que cette haute juridiction administrative constate « des irrégularités » dans le processus du vote ayant conduit à sa destitution.

Le juge administratif a instruit cette affaire dans une procédure en urgence, mercredi 10 juin. Un débat contradictoire a opposé les avocats de l’Assemblée nationale à ceux de Jean-Marc Kabund. Et finalement, le Conseil d’Etat a ordonné le même jour la suspension de l’élection du premier vice-président de l’Assemblée nationale, prévue ce vendredi 12 juin, en attendant la décision de la Cour constitutionnelle dans l’action initiée par Jean-Marc Kabund, en vue d’obtenir l’annulation de sa destitution.

Election ou pas, l’Udps soutient les deux démarches

Contrairement à certaines analyses présentant une opposition entre le président a.i du parti présidentiel au président de la République, autorité morale de la plateforme CACH, à l’Udps, on rassure qu’il n’y a pas de polémique, ni « de désordre et guéguerre ».

Augustin Kabuya, secrétaire général de l’Udps, a fait une mise au point mardi, pour se montrer explicite vis-à-vis des stratégies appliquées par sa formation politique sur ce dossier.

« Il n’y a aucune contradiction entre la démarche du président a.i du Parti, Jean-Marc Kabund, celle de saisir la justice congolaise, plus spécialement le Conseil d’État, et l’initiative du dépôt de la candidature de l’honorable Patricia Nseya au poste du premier vice-président le lundi 8 juin. Les deux démarches émanent du parti », a affirmé Augustin Kabuya.

Selon lui, la voie empruntée par l’actuel président de l’Udps a été délibérée par le parti.

« Vous vous rappellerez que le point 5 de la déclaration politique de l’Udps que moi-même j’ai signée en date du 28 mai dernier autorisait à l’honorable Jean-Marc Kabund de pouvoir saisir la justice pour rentrer dans ses droits. Donc, son acte juridique est totalement conforme avec la déclaration politique du parti susmentionnée » a-t-il ajouté, avant d’appeler les uns et les autres au calme.

Le Potentiel

Covid-19 : La RDC franchit la barre de 100 décès

Un peu plus de 3 mois après la déclaration de la pandémie de covid-19, la République Démocratique du Congo a officiellement franchi la barre de 100 décès.

Dans son bulletin du 11 juin 2020, le secrétariat technique du comité multisectoriel de la riposte contre la covid-19 indique que 3 nouvelles personnes sont décédées.

Ainsi, le cumul de décès passe à 101 cas dont 100 cas confirmés et 1 cas probable. À noter qu’il s’agit là du 10ème jour consécutif avec au moins un nouveau décès enregistré en RDC.

Par ailleurs, le secrétariat technique signale que 13 nouvelles personnes sont sorties guéries. Le cumul de guérison depuis le début de cette épidémie est désormais de 580 cas.

Jephté Kitsita

Boketshu: « Bofandi na ndaku bozo tala procès ya buzoba ya Kamerhe, oyo quel peuple ? »

Boketshu Wa Yambo très en colère contre les congolais qui ont suivi le procès de Vital Kamerhe: « Bofandi na ndaku bozo tala procès ya buzoba ya Kamerhe, oyo quel peuple ? ».

Le bureau de l’Assemblée nationale convoque les députés ce vendredi pour l’élection de son 1er vice-président

Le bureau de l’Assemblée nationale invite les députés nationaux à prendre part à la plénière de ce vendredi 12 juin à 10 heures dans la salle des congrès du peuple du peuple.

Un seul ordre du jour est inscrit: élection et installation du vice-président de l’Assemblée nationale.

Ce vendredi, les avocats de la chambre basse du parlement s’étaient rendus au siège du Conseil d’Etat pour interjeter appel de la décision de surséance du processus élection prononcée la veille par ladite juridiction. Selon le bureau de l’Assemblée nationale, « ils se sont vus opposés une fin de non-recevoir de la part du greffier ».

Le bureau de l’Assemblée nationale considère que le Conseil d’Etat est une juridiction administrative. « Il est donc incompétent pour statuer sur les actes législatifs et les actes d’Assemblée », dit-il.

« Depuis le début de notre législature, l’institution Parlement, spécialement la Chambre basse, fait l’objet d’attaques de tous ordres (…). On observe l’immiscion de certains parquets et cours dans les actes de fonctionnement normal de l’Assemblée nationale, allant jusqu’à méconnaître les immunités des députés » », a déclaré Boniface Balamage, 2e Vice-président de l’Assemblée Nationale.

Il a ajouté que « la décision du conseil d’Etat est irrégulière et inconstitutionnelle en ce qu’elle a violé les droits de la défense et elle enfreint le principe sacro-saint de la séparation des pouvoirs ».

Actualite.cd

RDC: Kamerhe et consorts connaîtront leur sort le 20 juin

Vital Kamerhe, Jammal Samih et Jeannot Muhuma connaîtront leur sort le 20 juin prochain. Le tribunal a mis fin aux débats après avoir religieusement écouté les plaidoiries et les échanges entre chaque partie.

« Le Tribunal a éclairé sa religion », a déclaré le juge-président, mettant fin à l’audience, tout en annonçant que le verdict arrivera le 20 juin. Cette décision est intervenue à l’issue d’un échange juridique pointu entre les différentes parties. Les avocats de la partie civile ont requis la condamnation maximale de 20 ans contre Vital Kamerhe et Jammal Samih pour corruption, également 20 ans pour détournement de deniers. Jeannot Muhima quant à lui risque deux ans de prison, selon la réquisition du ministère public.

Prenant la parole à tour de rôle, les avocats de Kamerhe, Jammal et Muhima ont tour à tour démonté les accusations, affirmant que la partie civile et le ministère public n’avaient pas prouvé ce qu’ils avancent.

Vital Kamerhe, qui a parlé en dernier, a dénoncé un procès politique, fustigeant les accusations qui pèsent contre lui. Il a néanmoins fait savoir que sa condamnation était déjà décidée.

Politico

Deborah Lukalu parle à cœur ouvert face au Pasteur Lord Lombo

La sœur Deborah Lukalu parle à cœur ouvert face au Pasteur Lord Lombo. Regardez

Kamerhe: « Je disais à ma femme que la messe est dite et qu’il fallait qu’elle prépare psychologiquement les enfants »

Vital Kamerhe s’est présenté ce jeudi soir devant la barre pour les plaidoiries dans le procès sur la gestion des fonds du projet des maisons préfabriquées dans le cadre du programme d’urgence.

Il s’est montré résigné.

« Je disais à ma femme que la messe est dite. En tant que homme d’Etat, je m’étais préparé. Quand ma femme était arrivée ce matin, nous avons avons prié et je lui ai demandé de préparer psychologiquement les enfants », a t-il déclaré.

Il estime que les faits allégués sur sa famille sont faux: « C’est comme si on veut abattre toute la famille ».

Concernant, les biens de sa femme. Il a fait quelques révélations: « Ma femme à un immeuble évalué à 4 millions USD sur l’avenue Ouganda. Elle avait un autre immeuble qu’elle vient de vendre ».

Pour sa part, Samih Jammal a clamé son innocence et a demandé d’être acquitté.

« Même si je suis condamné, je vais continuer le travail pour le président de la République. Les gens sont contre ce projet. Je suis innocent.Je ne suis pas politicien. Je suis commerçant. Mes enfants sont nés ici. Je peux même m’endetter pour continuer le travail », a t-il dit.

Plus tôt, le Procureur avait sollicité la condamnation de Kamerhe à 20 ans des travaux forcés pour détournement des deniers publics et 15 ans pour corruption. Il souhaite aussi que le directeur de cabinet de Félix Tshisekedi soit déclaré inéligible pour une période de 10 ans.

Actualite.cd

Le FCC veut la Ceni, la justice et tout : Que dit Fatshi ?

Critik Info du 11 juin 2020 avec l’analyste Christian Bosembe : Le FCC veut la Ceni, la justice et tout : Que dit Fatshi ?

Procès 100 jours : « Le couple Kamerhe a acheté un hôtel particulier de 3 étages en France », partie civile

Dans son réquisitoire de ce jeudi 11 juin au Tribunal de grande instance siégeant en chambre foraine à la prison de Makala, Me Coco Kayudi (partie civile) soutient que le couple Kamerhe a acquis dans un temps record plusieurs biens immobiliers notamment un hôtel de 3 étages en France.

« Ils ont, Amida et Kamerhe, un compte joint avec 10 millions d’euros dedans. Le couple a acheté un hôtel particulier de 3 étages en France. La rénovation de cet hôtel a coûté 1 million 304 euros », a exposé la partie civile.

A la prison centrale de Makala qui abrite le procès opposant le ministère public à Vital Kamerhe et consorts poursuivis pour détournement présumé des fonds alloués aux travaux de 100 jours, Me Coco Kayudi a, au cours d’une plaidoirie qui a duré 2 heures, rejeté en bloc les témoignages de l’épouse du directeur de cabinet du chef de l’État, Amida Shatur et de Daniel Shagalume « Massaro », son cousin, tenus à la précédente audience.

« …Le mariage a eu lieu en février 2019. Amida a dit qu’elle avait attendu une semaine pour déposer l’argent en banque. Mais les rapports de la banque montrent que c’est en avril que ses centaines de milliers de dollars ont été déposés, juste après le décaissement par le Trésor Public. C’est aussi à la même période que Massaro a acheté cash des maisons en désordre », a-t-il déclaré.

Pour rappel, la partie civile a, dans sa plaidoirie, appelé le Tribunal à condamner Vital Kamerhe et Samih Jammal et Jeannot Muyima, à une condamnation maximale pour corruption, blanchiment et détournement des deniers publics et contraindre les prévenus Kamerhe et Jammal à rembourser 47 millions USD et de payer 100 millions USD de dommages et intérêts.

Djodjo Vondi
MCP

Procès 100 jours : « Il a donné son numéro ici et il a toutes les menaces possibles », dénonce l’Avocat de Jeannot Muhima

L’Avocat de Jeannot Muhima, Chef de services logistique de la Présidence de la République, a dénoncé des menaces de mort à l’encontre de son client.

Prenant la parole lors de l’audience de ce jeudi 11 juin consacrée à la plaidoirie de différentes parties, l’un des Avocats-conseil de Jeannot Muhima, responsable du service import et export à la présidence de la République a évoqué les pressions qu’il aurait subies.

« Il a donné son numéro ici et il en a eu pour son compte. Toutes les menaces possibles. On lui a promis la mort », a t-il dit.

Les plaidoiries de différentes parties ont commencé depuis 10 heures pour finir à 17 heures. L’heure est aux répliques pour les différentes parties.

Pour rappel, dans ses réquisitions, le Procureur a demandé que les infractions de détournement des deniers publics, blanchiment des capitaux et corruption soit établies à charge des prévenus dans le cadre de la gestion des fonds liés au projet des maisons préfabriquées du programme d’urgence de Félix Tshisekedi.

Les plaidoiries se poursuivent et les interventions de trois prévenus sont attendues.

Blaise BAÏSE
Actualite.cd

RDC: l’Assemblée nationale décide d’exécuter son calendrier électoral

Le bureau de l’Assemblée nationale considère la décision du conseil d’Etat dans le dossier Jean-Marc Kabund comme inique. Célestin Musao Kalombo, rapporteur de la chambre basse du parlement, a relevé ce jeudi qu’un appel va être interjeté.

Le conseil d’Etat est incompétent pour statuer sur les états de l’Assemblée, a t-il dit.

« Cette décision est inique, irrégulière et inconstitutionnelle. Elle a violé le droit de la défense et même la loi portant organisation des juridictions administratives », ajoute-il.

Pour lui, c’est une interférence dans le fonctionnement de l’institution parlement.

L’Assemblée nationale décide de faire appel à la décision du Conseil d’Etat et précise qu’elle continuera à appliquer le calendrier de l’élection du premier-vice président de la chambre basse.

Actualite.cd

Détournement de 48 millions $ : Le procureur plaide en faveur d’une condamnation à 20 ans des travaux forcés et 10 ans d’inéligibilité pour Kamerhe

À l’issue de son réquisitoire, le procureur général a appelé le Tribunal à établir l’infraction de détournement de deniers publics de la somme de 48 millions USD.

Par conséquent, le procureur a demandé la peine de 20 ans des travaux forcés pour Vital Kamerhe et Samih Jammal.

Il a également plaidé pour la peine de 10 ans d’inéligibilité pour Vital Kamerhe uniquement, et 5 ans d’interdiction d’accès aux charges publiques et paraetatiques pour le directeur de cabinet du chef de l’État.

Le procureur sollicite la privation du droit à la condamnation ou à la libération conditionnelle et à la réhabilitation à la charge de Kamerhe et Jammal.

S’agissant de Samih Jammal en particulier, le procureur plaide pour son expulsion définitive du territoire de la République Démocratique du Congo après l’exécution de la peine.

Jephté Kitsita

Pélé Mongo sollicite quatre ans pour doter V.Club d’un avion

Il s’attend, en outre, à réhabiliter le stade du 24 novembre.

Mboyo Ilumbe, mieux connu sous le nom de Pélé Mongo, a présenté sa candidature pour la Coordination de l’AS V.Club de Kinshasa au Conseil Suprême. Cet ancien dirigeant a sollicité un mandat de quatre ans pour doter la formation vert et noir d’un avion, et pouvoir réhabiliter le stade du 24 novembre, dans la commune de Kinshasa. C’est ce qu’a annoncé la direction de Communication du club.

Pélé Mongo a suggéré à l’organe des sages d’entrer en contact avec le numéro un de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila, pour obtenir l’autorisation de réhabiliter l’ex-stade Reine Astride. Il s’attend à voir les Dauphins Noirs prendre en location ce stade pendant au moins 20 ans.

«J’ai suggéré au Conseil Suprême de contacter également le Gouverneur de la ville de Kinshasa pour que l’on puisse prendre le stade du 24 novembre. J’ai mes partenaires, je vais venir avec eux pour que l’on puisse réhabiliter ce stade. Vita va prendre la location durant 20, voire 25 ans », a-t-il déclaré.

« A en croire Pélé Mongo, à l’intérieur, il y aura quelques appartements ou 15 chambres, parce que nous allons recruter des joueurs étrangers qui y seront logés. Il y aura aussi un grand magasin pour vendre nos articles, un restaurant, nos bureaux. Et les entraînements seront payants », a-t-il indiqué.

Pélé Mongo a signifié qu’il est en pourparlers avec ses partenaires en vue de doter le club d’un aéronef. «Nous sommes en pourparlers avec nos partenaires pour qu’on puisse doter le club d’un avion. Ce n’est pas un miracle. A la disposition de Vita Club, le bus est déjà presque acquis. C’est ça mon projet, mon programme», a précisé celui qui fut président de V.Club à l’époque où l’équipe avait atteint les demi-finales de la compétition africaine interclub en 1996.

MAZEMBE, L’ÉQUIPE DE RÉFÉRENCE

Pour le postulant, l’équipe octogénaire de Kinshasa, s’inspire du Tout-Puissant Mazembe.

«Pour moi Pelé, ma référence, c’est Mazembe On reconnaît une équipe de football à travers son adresse, son patrimoine et le business planning. Mazembe a un stade, un avion, ses magasins… Je me porte candidat président de la Coordination. Qu’on me laisse seulement quatre ans parce que je n’ai jamais achevé mes mandats».

Gloire BATOMENE
Forum des as

Critik Info – les ordonnances qui choquent : la consécration de la médiocrité

Critik Info du 11 juin 2020 avec Christian Bosembe – les ordonnances qui choquent : la consécration de la médiocrité.