Le président du mouvement citoyen Eveil patriotique et responsable de la communauté des Assemblées Chrétiennes de Kinshasa (ACK), plaide pour la retransmission en direct à la Radiotélévision Nationale Congolaise (RTNC), de son procès qui reprend ce 12 juin à la prison centrale de Makala.
Dans une correspondance adressée au président du tribunal de grande instance de Kinshasa Kalamu, maître Richard Bondo, l’un des avocats conseils de Mukuna motive la position de son client par souci de permettre à l’opinion de suivre le déroulement de la procédure judiciaire.
« En respect de l’article 20 de la constitution, mon client Mukuna Pascal vous prie d’autoriser la couverture de l’audience prochaine en l’affaire sous rubrique et toutes celles qui suivront , par la télévision nationale et même autres médias », écrit maître Richard Bondo.
Pascal Mukuna a été placé sous mandat d’arrêt provisoire depuis le 13 Mai.
Le Parquet reproche au pasteur, les crimes de viol, menace de mort à l’encontre de son accusatrice Mamie Tshibola et de détention illégale des documents parcellaires.
L’Observatoire des dépenses publiques (ODEP) révèle que le trésor public a débloqué 7 805 327 USD pour le fonctionnement du Conseil National de suivi de l’Accord et du processus électoral (CNSA) entre 2017 et 2019 sur une prévision de 17 073 994 USD. Avec seulement 23 membres au lieu de 28 prévus, cette institution est au cœur d’une gabegie financière décriée par des personnes la composant.
Le député Jean-Marc Kabund a saisi la Cour constitutionnelle dans le but d’obtenir l’annulation de la décision de la plénière de l’Assemblée nationale qui avait conclu sur sa déchéance au poste de 1er vice-président de cette institution.
«Jeanine Mabunda nous a piegé. Les décisions de la plénière sont coulées sous forme d’un acte. Cela peut être une résolution. On doit avoir le CV de la plénière. Dans la notification à Jean-Marc Kabund, on devrait retrouver tout cela. Le seul document que nous avons, c’est la lettre de Mabunda. Nous avons mené ces deux actions pour contourner l’artifice de Mabunda », a dit à ACTUALITE.CD, un proche du président a.i de l’UDPS.
Une autre action est en cours au conseil d’Etat axée sur la demande d’annulation du calendrier électoral publié par le bureau de la chambre basse du parlement et la lettre du secrétaire général de l’Assemblée qui enjoint à Jean-Marc Kabund de restituer les biens et mobiliers liés à son travail au bureau de l’Assemblée nationale.
Entretemps, le processus électoral suit son cours normal. La campagne électorale se termine ce mercredi 10 juin. L’élection aura lieu le 12 juin. Un seul dossier a été déposé c’est celui de Patricia Nseya Mulela, élue UDPS de Likasi.
Évincé de son poste de 1er vice-président de l’Assemblée nationale, le 25 mai dernier, Jean-Marc Kabund alterne tantôt l’idée de se retirer, tantôt le jusqu’auboutisme : le président intérimaire de l’UDPS attaque cette décision en justice, alors que son propre camp a présenté déjà un candidat à son poste.
« C’est sans surprise pour moi. Ce passage en force du FCC est la preuve que le complot était ourdi et va au-delà de ma destitution. En vrai Tshisekediste, je quitte ce poste la tête haute et sans compromission. Fier d’avoir défendu notre idéal de combat, notre pouvoir et le PR ». Le 26 mai 2020, au soir d’une épique plénière où coups de poing et bagarre ont éclaté à l’Assemblée nationale, Jean-Marc Kabund encaisse en ces termes sa déchéance à l’issue d’un vote stalinien de 289 sur 315 voix.
Mais la tête de Kabund ne restera pas longtemps haute. Tel un lion privé de son lionceau, JM Kabund est revenu plus combatif que jamais. Dans une déclaration dont une copie est parvenue ce jeudi 28 mai à la rédaction de Politico.cd, Augustin Kabuya, au nom du président intérimaire du parti qui n’est autre que Kabund, réfute la décision de l’Assemblée nationale et affirme qu’il considère « inopportun » de désigner un autre parmi les députés au poste de premier vice-président de l’Assemblée nationale. Déjà avant la déchéance, Kabund et son Secrétaire général promettaient de faire s’arrêter le soleil en cas de destitution.
Kabuya prévient, par ailleurs, que tout député national élu de l’UPDS ou des alliés de l’UPDS qui violerait la résolution susmentionnée, sera considéré comme ayant délibérément quitté le parti et, de ce fait, sera sanctionné conformément aux dispositions pertinentes de la Constitution de la RDC, des statuts et du règlement intérieur du parti. Il autorise Jean Marc Kabund, dans le point 5 de sa déclaration, à saisir les instances judiciaires afin de rentrer dans ses droits, car selon eux, cette destitution viole de tout prescrit en la matière. Une décision toutefois rejetée par certains députés. Plusieurs annonceront d’ailleurs leurs candidatures.
Cependant, dans un autre revirement, l’UDPS décide, finalement, de tourner la page Jean-Marc Kabund comme premier vice-président de la chambre basse du Parlement et désigne Patricia Nseya, députée nationale de l’UDPS. Le parti affirme alors que cette dernière a été choisie par Félix Tshisekedi himself pour remplacer Jean-Marc Kabund à l’Assemblée nationale. « Je ne fais rien sans me référer à ma hiérarchie. La hiérarchie m’a donné des instructions pour déposer la candidature de l’honorable Patricia Nseya. J’ai déposé sa candidature au nom du parti », a expliqué laconiquement Augustin Kabuya, le lundi 8 juin après avoir déposé la candidature de Mme Patricia Nseya.
Jusqu’où Kabund est-il prêt à aller dans son obstination ?
Coup de théâtre. Au lendemain de cette énième contradiction, Jean-Marc, l’homme qui partait la tête haute de l’Assemblée nationale, en dépit de la désignation de Patricia Nseya par Félix Tshisekedi pour le remplacer, décide d’introduire une requête au Conseil d’Etat pour faire annuler la procédure ayant conduit à sa déchéance. À travers ses avocats-conseils, Kabund sollicite auprès de cette haute juridiction sous la direction de Vunduawe Te Pemako, la surséance du calendrier publié par la présidente de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda, pour l’organisation de l’élection et l’installation de son premier vice-président.
Ce mercredi 10 juin, le Conseil d’État a ouvert son audience en matière de réfèré-liberté opposant Kabund, Mabunda et consorts. Un bras de fer juridique est dès lors engagé.
Cette démarche invraisemblable de Kabund sur le plan judiciaire, sans le quitus de l’UDPS, apparaît pour beaucoup comme un défi, voire une rébellion contre Félix Tshisekedi qui a désigné ouvertement Patricia Nseya comme candidate à ce poste. Une décision qui est intervenue après des concertations avec les membres du Directoire dont Jacquemin Shabani et Victor Wakuenda, ainsi que le Secrétaire général, Augustin Kabuya.
Il faut toutefois noter que Kabund, qui est à Kinshasa, n’a pas daigné assister aux concertations initiées par le chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi ayant abouti à la désignation de Patricia Nseya. Ce qui fut un vrai camouflet pour l’élu de Mont Amba, d’autant plus que les membres du Directoire dont Victor Wakuenda et Jacquemain Shabani, y étaient aussi conviés par le chef de l’État, alors que Kabund les avaient destitués du parti.
Selon plusieurs sources au sein de l’UDPS, Jean-Marc Kabund aurait mal digéré le fait qu’après avoir été destitué parce qu’ayant défendu le chef de l’État sur la mesure de l’État d’urgence, il n’a pas bénéficié de l’appui du parti. Même si le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, tente de calmer le jeu en déclarant que sa démarche au niveau de la justice est en conformité avec la hiérarchie du parti, il y a lieu de penser que la décision du conseil d’État va forcément influencer l’attitude que va adopter Kabund à l’issue de ces événements. La situation de l’UDPS en dépend largement, tout comme l’avenir même du parti et sa cohésion.
Un procès dans un procès. Telle est la perspective que dessine le procès Kamerhe et consorts à l’issue de l’audition des témoins la semaine dernière. Il s’agira, cette fois-là, de juger l’expertise ou les grenouillages des ministres honoraires des Finances et du Budget. Y compris le rôle du gouverneur de la Banque centrale et de la Rawbank. Cette dernière pour avoir curieusement capté 57 millions de dollars destinés par le trésor public à l’entrepreneur Jammal via Ecobank !
À quelque chose, dit-on, malheur est bon. Il a donc fallu intenter un procès à V. Kamerhe, S. Jammal, Daniel ’’Massaro’’ et consorts pour que la République et le peuple congolais découvrent, avec ahurissement et colère, que les finances publiques sont gérées comme la tirelire de grand-mère.
Sur base de témoignages livrés au tribunal, l’opinion publique exige des clarifications sur les dysfonctionnements criminels qui ont apparu dans la ’’fameuse chaîne des dépenses’’, un sale paravent qu’agitent les initiés pour s’accorder des passe-droits et justifier la non-liquidation des paiements dus à des prestataires honnêtes.
Personne n’est, en tout cas, resté insensible aux révélations des témoins. On en arrive à des interrogations. Pourquoi les Finances, sur simple lettre du Dircab du président, ont-elles ordonné le paiement sans exiger ni l’avenant en bonne et due forme au contrat (retoqué) de 2018, ni l’avis de non objection (ANO) du contrôleur des marchés publics ?
Pourquoi M. Yav a-t-il ignoré M. Kangudia, ministre du Budget, et intimé à la Banque centrale l’ordre de payer le Libanais ? Pourquoi M. Mutombo a-t-il versé le paiement à la Rawbank alors que M. Yav avait formellement prescrit Ecobank ? Comment l’entrepreneur a-t-il transféré ’’son’’ argent en Turquie, chez le fournisseur des maisons préfabriquées, sans passer par une quelconque banque locale ? Affaire à suivre.
Dans un communiqué daté du 10 juin 2020, les confessions religieuses indiquent qu’après échanges et évaluations, il n’a pas été possible de dégager un consensus sur une personne qui représente les valeurs auxquelles elles tiennent, entre autres le professionnalisme, l’éthique et l’indépendance vis-à-vis des acteurs politiques.
En effet, les chefs des confessions religieuses membres de la plateforme de la République Démocratique du Congo, sur demande de la présidente de l’Assemblée nationale, se sont réunis du 8 au 9 juin au complexe scolaire Cardinal Monsengwo dans le but de désigner leur candidat commun à la CENI.
« Compte tenu de l’intransigeance des uns et des autres et des rumeurs persistantes de la corruption, aussi par souci de privilégier une solution consensuelle, le président de séance a jugé bon de ne pas procéder au vote qui reste le dernier recours conformément à la charte des confessions religieuses », lit-on dans le communiqué signé par le cardinal Fridolin Ambongo, vice-président de la CENCO et le révérend André Bokundoa président de l’Église du Christ au Congo, (ECC).
Ainsi, les chefs de confessions religieuses disent espérer que dans les jours à venir, la recherche du bien-être du peuple congolais l’emportera sur toute autre considération et permettra aux confessions religieuses de trouver un consensus édifiant pour les pasteurs « qu’ils sont ».
Le cardinal Fridolin Ambongo et le révérend André Bokundoa informent l’opinion que les confessions religieuses font partie du consortium pour les réformes électorales auxquelles elles tiennent.
Il sied de signaler par ailleurs que le candidat des confessions religieuses est celui qui remplacera Corneille Nangaa, l’actuel président de la Commission Électorale Nationale Indépendante.
L’Observatoire des dépenses publiques (ODEP) révèle que le trésor public a débloqué 7 805 327 USD pour le fonctionnement du Conseil National de suivi de l’Accord et du processus électoral (CNSA) entre 2017 et 2019 sur une prévision de 17 073 994 USD. Avec seulement 23 membres au lieu de 28 prévus, cette institution est au cœur d’une gabegie financière décriée par des personnes la composant.
Certains de ses membres ayant échoué aux élections de 2018 et qui ont tenté de réintégrer le CNSA ont vu être mis à la porte. Mais les fonds décaissés n’ont pas été minorés.
« Pour payer ses membres, le bureau prélevait une quotité des fonds alloués au fonctionnement, sur base d’une liste de présence aux plénières. Une prime de prestige de 8,800 millions de francs congolais (5.216 USD) est octroyée à chaque membre 5, soit une enveloppe mensuelle d’environ 24,640 milliards de francs congolais (146.058 USD). », dit le rapport de l’ODEP.
ODEP signale toutefois, que le salaire des membres du CNSA ont commencé à être payé en septembre 2019, soit deux ans après la mise en place de l’institution.
« Selon les états de suivi budgétaire du Ministère du Budget, de septembre 2019 à avril 2020, environ 818.250 USD ont été décaissé pour le compte de la rémunération du personnel du CNSA, dont 409.125 USD de janvier à avril 20207. A qui est destiné ce fonds, alors qu’il en reste que 9 prestataires ? », s’interroge l’ODEP.
Le rapport accuse le CNSA d’une malversation de 3.087.630 USD sur les primes et salaires de 10 membres restants. Au regarde de la « gabegie » et du caractère « budgétivore » de cette institution, l’ODEP appelle le chef de l’Etat à dissoudre le CNSA.
Le député Delly Sessanga a déposé mardi au bureau de l’Assemblée nationale un projet de loi organique visant la dissolution du CNSA.
La coalition au pouvoir entre le président Félix Tshisekedi et son prédécesseur Joseph Kabila tente de remanier la Commission électorale nationale indépendante, en prévision des échéances futures. Un membre éminent de l’ancienne équipe controversée, est pointé pour diriger le nouveau bureau. Ecartées, la Société civile et l’Eglise catholique dénoncent ces manœuvres.
La coalition au pouvoir entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila tente-t-elle de se forger une nouvelle équipe dirigeante à la tête de la Commission électorale taillée sur mesure pour ses ambitions futures ? Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’à la Commission électorale, le bureau sortant, controversé et dénoncé par l’opposition et la Communauté internationale, tente le tout pour le tout pour se maintenir.
« En ce moment précis, le bureau sortant de la Commission Électorale Nationale Indépendante est en train d’organiser des réunions avec certaines organisations de la société civile prétendument relevant de la thématique élection pour procéder à son remplacement« , révèle Christophe Ngoy, coordonnateur général de la société civile de la RDC.
Intervenant sur TOP CONGO FM, ce défenseur des droits de l’homme affirme que cela se passe « au moment où au niveau du Parlement, le bureau qui va programmer l’audition du rapport de la CENI est en train de passer à la vitesse supérieure. » Il estime que « ce travail devrait se faire comme d’habitude au niveau du ministère de l’Intérieur qui convoque toutes les structures en présence et qui supervise. Ce n’est qu’après qu’il enverrait les conclusions auprès du bureau de l’Assemblée nationale qui, à son tour, vas les traiter et faire le rapport au Chef de l’État afin de publier éventuellement l’ordonnance.«
Ronsard Malonda pour succéder à Corneille Nangaa
Les États-Unis ont sanctionné cinq responsables de la CENI en février 2019 pour corruption, enrichissement personnel et sape du processus démocratique. Dans un communiqué diffusé, vendredi 22 février 2019, le secrétariat d’Etat a annoncé leur interdiction du territoire américain. Au premier rang de ces personnalités sanctionnées figure Corneille Nangaa, président de la Commission électorale congolaise, ainsi que son vice-président, Norbert Basengezi et l’un de ses conseillers.
Sanctionné également par Washington, Aubin Minaku, à l’époque président de l’Assemblée nationale de RDC et enfin Benoît Lwamba Bindu, le président de la Cour constitutionnelle. Tous, ainsi que leurs familles, sont désormais interdites d’entrer sur le territoire américain. « Ces individus, écrit le département d’Etat américain, vendredi, se sont enrichis personnellement par la corruption ou en supervisant des violences contre des personnes exerçant leur liberté d’expression et leur droit à se rassembler pacifiquement ».
Selon nos informations, sous la houlette de la coalition de Joseph Kabila, des propositions sont en cours pour désigner de nouveaux acteurs de la CENI, issus de la même équipe qui a organisé les dernières élections en RDC. L’avocat Ronsard Malonda Ngimbi, actuel Secrétaire Exécutif National de la CENI, est cité parmi les favoris du FCC pour succéder à Corneille Nangaa. À titre de rappel, l’actuel président de la CENI était « Secrétaire exécutif », avant de succéder à l’abbé Apollinaire Malumalu à la tête de la commission.
En RDC, c’est aux confessions religieuses de désigner le président la Commission électorale, comme Corneille Nangaa a été désigné en octobre 2015. Cependant, cette fois, l’église catholique semble être écartée de la démarche. Selon nos informations, des confessions religieuses telles que l’église Kimbanguiste et les églises de réveil sont approchées par la coalition de Joseph Kabila, pour entériner le choix de Ronsard Malonda comme président de la CENI. M. Malonda est un habitué de la maison. Il est une des pièces maîtresses des élections controversées de décembre 2018.
La société civile et les catholiques dénoncent
« Nous sommes profondément préoccupés par les négociations que tiennent les confessions religieuses pour remplacer Corneille Nangaa, sous pression de la coalition FCC-CACH, avant l’audition du rapport et la réforme attendue de la CENI. Il faut d’abord un consensus national », dit l’avocat Georges Kapiamba, activiste et défenseur des droits de l’homme, dans un tweet.
De son côté, Christopher Ngoy rassure que la Société civile s’organise pour faire barrière à ce projet de la coalition au pouvoir. « Nous sommes en train de nous organiser. Nous attendons d’être convoqués comme tout le monde, pour que nous puissions réfléchir ensemble ; parce que les élections concernent tous les peuples congolais. Ce n’est pas l’apanage d’un groupe d’individus qui peuvent toucher de l’argent de gauche à droite et faire allégeance à leurs amis et engager le peuple congolais, là nous disons non », dénonce-t-il.
M. Ngoy insiste sur la convocation de toutes les confessions religieuses et surtout l’église catholique qui a fait ses preuves dans le passé. Il regrette qu’on articule des réunions pendant la nuit, dans des officines. « Nous ne pouvons pas l’accepter. Le peuple va se mettre debout pour faire échec à cette tentative », a-t-il martelé.
En réaction, Jean Pierre Kalamba, le rapporteur sortant de la CENI, affirme qu’accuser la Centrale électorale de préparer ses remplacements c’est « ignorer la loi organique qui parle de la procédure pour la désignation des membres de la CENI. Nulle part il est dit que les membres de bureau de la CENI peuvent manigancer pour leur éventuel remplacement». Il rappelle qu’il est clairement dit pour la loi actuelle que « 6 membres de la CENI proviennent de la majorité de l’Assemblée nationale; 4 membres proviennent de l’opposition, selon le poids au Parlement et 3 de la société civile, respectivement des confessions religieuses, des organisations des femmes et de la jeunesse ».
Il révèle que « d’ici-là, nous allons déposer le rapport de la période juin 2019- mai 2020. La CENI a déjà déposé le rapport tant réclamé depuis mai 2019, mais le moment de le défendre dépend de l’organisation du bureau de l’Assemblée nationale« .
La pandémie de covid-19 qui sévit en République Démocratique du Congo depuis le 10 mars dernier continue de faire des victimes.
Dans son bulletin du 9 juin 2020 sur la situation épidémiologique du coronavirus, le secrétariat technique du comité multisectoriel de la riposte contre cette pandémie indique que 6 nouvelles personnes sont décédées.
Ainsi, le cumul de décès est de 96 dont 95 cas sont déclarés confirmés et 1 cas est encore probable.
Il sied de préciser par ailleurs qu’il s’agit là du 8ème jour consécutif où des cas de décès sont enregistrés en RDC.
Cependant, le secrétariat technique rapporte que 26 nouvelles personnes sont sorties guéries. Avec ce nouveau bilan, le cumul de guérison passe à 565 cas.
D’après le même bulletin, 2.781 patients sont en bonne évolution et 388 cas suspects ont été détectés après investigations. Pour la journée du mardi, 392 échantillons ont été testés.
Le Prix Nobel de la Paix Denis Mukwege a annoncé ce mercredi 10 juin sa démission à la commission de riposte contre le coronavirus qu’il dirigeait au Sud-Kivu. Il a été nommé à ce poste le 30 mars dernier par le gouverneur du Sud-Kivu, Théo Kasi.
Il a pris cette décision dit-il, « afin de me consacrer entièrement à mes responsabilités médicales et de soigner cet afflux de malades à l’Hôpital de Panzi. »
« Concernant la continuité de notre action, je suis persuadé que S.E Monsieur le Ministre de la Santé et la Division Provinciale de la Santé seront à même d’assurer la mise en oeuvre des stratégies initiées ensemble. Je continuerai à apporter ma contribution intellectuelle dans la lutte contre la pandémie de Coronavirus dans notre province. Dans cette épreuve pour notre population et pour nous tous, je serai toujours aux côtés de la population et du Gouverneur de la Province. », ajoute le Prix Nobel de la Paix.
Auteur d’une saison globalement réussie (sur le plan individuel) avec Antwerp, Dieumerci Mbokani intéresse le Club Bruges et la Gantoise. Ces deux géants belges qui respectivement fini premier et deuxième du championnat arrêté en cours pour cause de Coronavirus, veulent s’offrir les services de l’international congolais, profiter de son expérience afin d’étoffer leur effectif.
Dieumerci Mbokani avait à l’issue de la remise du trophée Ébène, déclaré qu’il allait tenter une autre aventure, ailleurs qu’Antwerp après trois saisons prolifiques à Anvers. Antwerp a repris les entraînements collectifs et Mbokani ne s’est affiché dans le groupe, de quoi confirmer son envie de départ. Le vétéran congolais est très sollicité en Belgique et pourrait ne pas quitter les terres de ses exploits. Le Club Bruges tout comme La Gantoise est persuadé que l’ancien attaquant du Dinamo Kiev peut faire une bonne recrue.
Si Bruges ou Gent venait à arracher la mise sur Dieumerci Mbokani, le joueur de 33 ans connaîtra son quatrième belge après le Standard, Anderlecht et Antwerp. Depuis son arrivée en Europe, le congolais propulsé par le TP Mazembe a déjà connu huit clubs et bientôt le neuvième, une grande expérience et une folle carrière pour inspirer les jeunes footballeurs congolais et africains.
Jean-Marc Kabund ne s’avoue pas vaincu. Ejecté de son fauteuil de 1er Vice-président de l’Assemblée nationale, le Président ai de l’UDPS a du mal à digérer son remplacement au Bureau de la Chambre. Ce, en dépit de la désignation de Patricia Nseya par le Président de la République et Autorité morale du parti.
Refusant d’obtempérer, Jean-Marc Kabund vient d’introduire une requête au Conseil d’Etat pour faire annuler la procédure qui conduit à sa déchéance du poste de premier Vice-Président de la chambre basse du parlement.
Via ses avocats, Jean Marc Kabund sollicite auprès de cette haute juridiction, sous la direction du professeur Vunduawe, la surséance du calendrier publié par la Présidente Mabunda pour l’organisation de l’élection et l’installation du premier Vice-President de l’Assemblée nationale.
S’il obtient gain de cause dans sa démarche, le processus de sa destitution reviendra à la case de départ. Cette bataille judiciaire engagée d’une manière unilatérale, sans l’aval du parti, apparaît clairement comme un défi lancé par Jean- Marc Kabund à Félix Tshisekedi, qui vient de jeter son dévolu sur Patricia Nseya.
Le président intérimaire entre, par conséquent, en rébellion contre le directoire et le groupe parlementaire de son parti, qui ont pris acte de la désignation de l’élue de Likasi par le chef de l’Etat comme candidate unique du parti présidentiel à l’élection du 1er Vice-Président de la Chambre. Cette élection est prévue pour ce vendredi 12 juin au Palais du peuple.
Abandonné par son allié, le plus fidèle Augustin Kabuya, Jean Marc Kabund devient pratiquement un électron libre. Serait -il en rupture avec le président de la République? Difficile à dire. Toujours est-il qu’il a joué aux abonnés absents aux tractations menées par Félix Tshisekedi lors de la désignation de son successeur au bureau de l’Assemblée nationale.
Selon, un de ses proches, Jean Marc Kabund n’a pas digéré la présence du directoire, seule instance reconnue par le ministère de l’intérieur pour engager le parti jusqu’à l’organisation du congrès.
Les animateurs du dit directoire, Jacquemin Shabani, Victoire Wakenda … se sont toujours regardés en chiens de faïence avec Jean Marc Kabund qui tire sa légitimité comme président intérimaire de l’UDPS du mandat spécial signé par Félix Tshisekedi à la veille de son investiture comme 5ème président de la République Democratique du Congo.
» Il ne s’explique pas comment, le chef de l’Etat qu’il l’a soutenu contre le complot ourdi contre lui par le FCC ne lui a pas renvoyé l’ascenseur », souligne la même source sous le sceau de l’anonymat.
Pendant ce temps, la campagne pour l’élection du premier vice-président de l’Assemblee nationale a démarré depuis hier mardi 9 décembre. Par un procès-verbal signé par la présidente de l’Assemblée nationale, la candidature de Patrice Nseya a été retenue par le bureau de l’Assemblée nationale.
Après des échauffourées qu’ont eu lieu à la place du marché central communément appelé « Zando », le gouvernement de la ville province de Kinshasa, a fait savoir que le bilan est de 3 morts.
A en croire le compte-rendu du conseil extraordinaire des ministres provinciaux fait par Charles Mbuta porte-parole de l’exécutif provincial, 2 personnes sont mortes par l’électrocution et une autre personne est morte par écrasement de la foule.
Le gouvernement provincial de Kinshasa a, par ailleurs présenté des condoléances aux familles des illustres disparus.
En outre, le général de la Police Nationale Congolaise Sylvano Kasongo, avait affirmé que les policiers n’avaient pas tiré à balles réelles mais avaient fait usage des gaz lacrymogènes.
Le gouvernement provincial affirme que le Grand Marché « Zando » va rester fermé jusqu’à nouvel ordre.
Pour rappel, dans la matinée du mardi 9 juin dernier, la population a manifesté son ras-le-bol contre des barrières érigées depuis le mois d’avril dernier faisant une accessibilité difficile au marché central situé dans la commune de Gombe.
Ils ont cassé et ont réclamé la réouverture dudit marché central.
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