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RDC : 32 morts lors des combats « corps à corps » entre soldats et rebelles ADF à Beni, la MONUSCO absente sur le théâtre

Vingt – cinq (25) rebelles d’Allied democratic forces (ADF) ont péri dans les violents combats qui les opposent depuis plus d’une semaine aux militaires congolais à Beni, dans la province du Nord-Kivu. Sept soldats ont également été tués sur la ligne de front.

Le commandant des opérations Sokola 1, le Général de brigade Ychaligonza Nduru Jacques, qui rapporte la nouvelle à ACTUALITÉ.CD indique que ces assaillants ont été neutralisés sur plusieurs fronts en territoire de Beni, plus précisément lors des combats « corps-à-corps » à Vemba, Kadou, Kididiwe et 46 au nord-est de la ville de Beni.

Selon l’officier supérieur, sept militaires des FARDC sont également tombés sur le champ de bataille et plusieurs autres ont été blessés.

« Les combats se poursuivent dans la profondeur de Mayangose », précise-t-il, tout en confirmant que la présence des casques bleus de la MONUSCO « n’est pas constatée » sur la ligne de front.

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont également annoncé, avoir conquis quelques campements des combattants ADF à Vemba, Kadou, Kididiwe et 46 après des combats menés par l’armée depuis le lancement des opérations « d’envergure », le 30 octobre dernier, dans la région.

L’armée congolaise a lancé, mercredi 30 octobre 2019, les opérations militaires dites d’envergure à Beni, contre les groupes armés notamment la rébellion ADF.

Invoquant des opérations « souveraines », le porte-parole des FARDC, le général – major Léon – Richard Kasonga, qui avait annoncé la nouvelle, n’avait pas évoqué la participation de la MONUSCO dans ces opérations. Il avait garanti que les FARDC ont des ressources et sont capables de mener seules ces énièmes opérations.

Yassin Kombi
Actualite.cd

URGENT : Innoss’B apupoli Bill Clinton lokola muana mukie. Incroyable mais vrai

URGENT : Innoss’B apupoli Bill Clinton lokola muana mukie. Incroyable mais vrai. Regardez

Innoss’B devant la presse : « Je suis dans la cour des grands. »

VIDEO. Innoss’B devant la presse : « Je suis dans la cour des grands. » Boyoka ba vérités abimisi.

« Votre comportement risque de faire haïr le président de la République auprès des Kinois » : le discours tranchant de Ngobila aux « wewas »

L’hôtel de ville de Kinshasa veut sauver la situation. Ces deux dernières semaines, les conducteurs des motos communément appelés « Wewa » se sont retrouvés impliqués dans plusieurs actes de banditisme décriés par la population. Ils ont notamment brulés trois bus dont deux la semaine dernière après une altercation avec les forces de l’ordre.

Entre crispation ambiante et méfiance, le gouverneur de Kinshasa entre en jeu. Gentiny Ngobila a réuni hier mercredi, 06 novembre, les principales associations des motocyclistes de la ville. Ferme, l’autorité provinciale a menacé d’interdire la circulation des motos taxi à dans la capitale si leurs conducteurs ne se conforment pas aux lois du pays. Il leurs a demandé de conduire dans l’ordre, dans le respect de la population et de ses biens tout en respectant le code de la route et des itinéraires tracés par le ministère des transports.

A cette occasion, M. Ngobila a rappelé l’interdiction qui frappe les « wewas » de circuler dans la commune de Gombe. Le gouverneur de la ville a également rappelé à ses interlocuteurs l’obligation légale de porter un casque.

« Vous ne devez pas transporter plus de deux personnes. Surtout, ne transportez pas des enfants seuls et moins encore placer les enfants sur le guidon », a martelé Gentiny Ngobila.

Alors que les motocyclistes se sont distingués ces dernières semaines par des violents actes de représailles, le gouverneur de la ville les invite à ne pas se faire justice en cas de problème.

« Ne brûlez pas de bus. Ce sont des biens communs. Si vous vous comportez mal, nous allons interdire les taxis motos à Kinshasa », a-t-il menacé. Et d’ajouter « Vous devez aider le Président de la République à réussir son mandat. Votre comportement risque de le faire haïr auprès des Kinois .»

Siméon Isako

La République des bérets : Une théâtralisation politique

Critik Infos du 07 Novembre 2019 – La République des bérets : Une théâtralisation politique. Regardez

Présidium Lamuka : « Nous serons probablement en réunion au pays entre le 17 et le 20 novembre », Muzito

Les quatre leaders de la plateforme Lamuka seront en réunion d’évaluation incessamment à Kinshasa. A en croire, le président de la plateforme « Nouvel Elan », Adolphe Muzito, qui a annoncé cette nouvelle ce jeudi 7 novembre 2019 sur les antennes de Top Congo FM, une radio émettant à Kinshasa, il est « probable » que cette réunion se tienne entre le 17 et le 20 novembre prochain.

« J’attends de coordonner avec l’actuel président de Lamuka Jean-Pierre Bemba pour être en mesure de vous donner une date exacte », a-t-il précisé.

Au cours de cette réunion de la plateforme née à Genève, capitale Suisse, le président du Mouvement de Libération du Congo (MLC), Jean-Pierre Bemba qui est aussi président en exercice de Lamuka passera le bâton de commandement de la plateforme à Adolphe Muzito pour un mandat de 3 mois.

Aldophe Muzito devra, lors de son mandat, gérer la question de l’élection du porte-parole de l’opposition qui pose déjà problème entre les pro Katumbi et les pro Fayulu.

L’ancien Premier ministre, Aldophe Muzito, est présenté comme l’un des radicaux de Lamuka, car il ne s’inscrit pas dans l’optique d’une opposition républicaine et ne reconnait pas non plus Félix Tshisekedi comme président de la République démocratique du Congo.

Djodjo Vondi
MCP

Tokomi Wapi : Guerre entre Ndeko Eliezer et Papa Molière

Tokomi Wapi du 07 Novembre 2019 : Guerre entre Ndeko Eliezer et Papa Molière. Regardez

Meurtre de l’AG de Vijana : la récusation des juges par Dolly Makambo finalement non fondée

La Haute Cour Militaire a déclaré, ce jeudi 7 novembre, recevables et non fondées, les récusations de ses juges par les prévenus Dolly Makambo et Serges Kamanda dans l’affaire du meurtre de l’administrateur gestionnaire de l’hôpital Vijana. Recevable veut dire que la forme a été suivie et la demande a été régulièrement introduite, non fondé veut dire que dans le fond, aucun des juges n’est à reproché, l’action est donc revêtue du caractère vexatoire.

Dans son arrêt, la Cour condamne chacun de deux requérants à une amende de 500.000 FC et au frais d’instance à 100.000 Fc à chacun à titre des dommages et intérêts.

La Haute Cour militaire a également fixé à une durée de contrainte par corps de 30 jours en cas de non paiement de ce frais dans la durée de 8 jours. La contrainte par corps est une mesure d’exécution forcée de la condamnation au paiement des dommages-intérêts.

Dolly Makambo avait récusé les juges de la Haute Cour Militaire pour avoir rejeté toutes les exceptions soulevées par ses avocats depuis le début de cette affaire. De son coté, l’autre prévenu, Serges Kamanda reprochait aux juges de la Cour de lui attribuer des propos, dans le procès-verbal, qu’il ne reconnaît pas. Il les récuse aussi de l’inimitié à son égard.

Auguy Mudiayi
Actualite.cd

Le Potentiel : Félix Tshisekedi prépare 2023, une Majorité présidentielle populaire en gestation

Revue de presse congolaise du jeudi 7 novembre 2019.

Il trône au sommet de l’Etat depuis la présidentielle de décembre 2018, mais il garde toujours les yeux rivés sur le prochain round électoral de 2023. A l’instar d’autres formations politiques qui affûtent déjà leurs armes, le chef de l’Etat Félix Tshisekedi ne ménage pas sa monture, fait remarquer Le Potientiel, qui cite « des indiscrétions glanées dans les milieux de l’UDPS. »

Selon ces sources, un projet est mis en place pour « fédérer plus de forces politiques autour de l’UDPS pour créer une Majorité présidentielle populaire (MPP), celle qui accompagnera Félix Tshisekedi en 2023.

Dans son analyse, le journal estime que la coalition FCC-CACH devrait en principe se désintégrer peu avant 2023. Au sein de l’UDPS, en tout cas, son aile dure, Vital Kamerhe est plus perçu comme un adversaire à fragiliser plutôt qu’un allié sur qui compter. En réalité, la MPP va partir de la configuration actuelle de la Majorité parlementaire, formée entre le FCC et le CACH, sans oublier l’AFDC de Modeste Bahati Lukwebo. L’UDPS attend grignoter çà et là pour élargir son cercle d’influence. Des contacts sont déjà pris, autant dans le FCC que dans le CACH.

Toujours en politique, Le Phare s’intéresse aux commissions de l’Assemblée nationale et informe que Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi et Pierre Lumbi… se partagent les postes. C’est le compromis auquel sont parvenus, mercredi 6 novembre, sous la supervision du rapporteur de la chambre basse.

Le quotidien signale, à titre indicatif, que le MS/G7 prend la présidence de la Commission Infrastructures, Aménagement et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication. L’AMK va piloter la Commission des Droits de l’Homme tandis que le MLC/ADN va contrôler la Commission Socio-Culturelle.

Outre la présidence de trois commissions précitées, les groupes parlementaires de l’opposition auront chacun les 1ère et 2e vice-présidences d’une commission sur trois, complète Forum des As. Deux postes de rapporteurs ont été accordés aux groupes parlementaires katumbistes. Les Relations Extérieures au MS-G7, Genre, Famille et Enfant à l’AMK. Le MLC se contentera du poste de 2ème vice-président du Comité de sages.

Congoprofond.net reste dans les encablures de l’Assemblée nationale pour évoquer les deux propositions de loi soumises par le député Guy Mafuta. Il s’agit de « Droit de grève » et « Juge de l’urgence. »

En ce qui concerne par exemple le droit de grève, Me Guy Mafuta propose de revoir les principes fondamentaux du droit de grève qui, selon la constitution congolaise dans son article 123, doivent statuer par une loi. Pour l’élu de Tshikapa, le législateur n’a pas tracé de contour ni limite quant à l’exercice de ce droit fondamental reconnu par la constitution.

Dans le volet sécuritaire, Actualité.cd indique qu’au moins 16 personnes ont été tuées dont 6 militaires dans la nuit du mardi 5 au mercredi 6 novembre dans la localité de Kokola, à une cinquantaine de kilomètres de la ville de Beni, sur la nationale numéro quatre (RN4), près d’Eringeti (Nord-Kivu).

Le média en ligne précise que ce nouveau bilan a été donné par Kivu Security, le projet commun du Groupe d’Etude du Congo et Human Right Watch. La même source renseigne que 21 personnes ont été enlevées au cours de cette attaque. Le premier bilan fourni plus tôt dans la journée par la société civile faisait état de 10 civils tuées par armes à feu ou armes blanches.

Dans un autre registre, l’Agence congolaise de presse (ACP) indique que le père et professeur émérite, Léon de Saint Moulin, décédé le 24 octobre 2019 à Kinshasa, a été élevé à titre posthume, sur décision du Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, au rang de commandeur de l’Ordre de héros nationaux Kabila-Lumumba au cours d’une cérémonie organisée mercredi, en la Cathédrale Notre Dame du Congo, où était exposé son corps.

Radio Okapi

Innoss’B Ft Diamond Platnumz – Yope Remix Lyrics (Paroles)

Lyrics (Paroles) de la chanson Yope Remix de Innoss’B Ft Diamond Platnumz

O timbi na timbeli yo! (
Wasafi) Yuma no kaka t’s (
Innoss) Zoba no kaka t’s (
Platnumz) Hein Yuma no kaka t’s D’jizo!

Otelemi no na coin
Osali no eloko teee
Otoki no kutu teee
Na pete kaka bongo
Yo pe ba pesa yo
Yo pe ba pesa yo

I say
Otelemi no na coin
Osali no eloko teee
Na motoki ya Chibudee
Motaka ule wewe
Yo pe ba pesa yo
Yo pe ba pesa yo

Le pacificateur jusqu’au bout Vital
Kamerhe

Yuma no kaka t’s
Zoba no kaka t’s
Yuma no kaka t’s
Zoba no kaka t’s

OLK, initiative plus

Toza ko lia
Toza ko mela
To ye na programme
Li tié li lie
Li tie te
Li lie te
Yo pe ba pesa yo
Yo pe ba pesa yo

Kilo Buwunda, Jean-Paul Bishueka

Obandi boulot na 10 heures
Olembi no na 12 heures
Tala baninga ba continuer
Nasima tangu ya salaire
Yo pe bafuta yo
Yo pe bafuta yo

Yuma no kaka t’s
Zoba no kaka t’s
Yuma no kaka t’s
Zoba no kaka t’s

Le MVP MVP Serge Ibaka

Brr Okey, Chii!
Oya sukuma wee
Simba nawasha moto
Sukuma wee
Ambia walale watoto
Asa cheza shubaka yogo
Ah sa yogo
Yaani kama una chama dogo
Moko moko

Wape wape(wape)
Nasema wape(wape)
Wape wape(wape)
Sasa wape(wape)
Si wametanasha(wape)
Komesha(wape)
Miuno yapwenyecha(wape)
Nyongesha(wape)

Oya ah tega mikono juu
Hebu shusha chini
Leta tena juu
Shusha kwa kiuno

Tunanyatia, nyatia
Nitakunyatia, nyatia
Tunanyatia, nyatia
Nitakunyatia, nyatia
Tunanyatia, nyatia
Nitakunyatia, nyatia

Na keyi…
na keyi…
na keyi hû
Hé!
hé!
hé!
hé!
héeee!
Hé!
héhé!
héhé!
hé!
héeee!
He!
he!
he!
héhéeee!
Boss…
Erick Mandala
The one and only (
Ngiri, ngiri ngiri)
Le patron beau gosse
Abed Achour
Papa Benjamin Wenga,
Pathy Benz

Na keyi…
na keyi…
na keyi hû Hé!
hé!
hé!
hé!
héeee!
Hé!
héhé!
héhé!
hé!
héeee!
He!
he!
he!
héhéeee!
Boss!
Mama Ndangote(
Ngiri, ngiri ngiri)
Ricardo mama, yii(
Ngiri, ngiri ngiri)
Tony Fumbwe, salimia mkubwa
Fela
Kindoki Komeka kutu te
Afro-Congo
Legra Don Mendez
Le présidant Théo Binamungu, VIP sons
Albert Mboyo
Mon Vieux
Haôûuuuuu!
HAOU

By Diaspordc

Peter Kazadi à Martin Fayulu : « Nous venons des élections qui ont porté Felix Tshisekedi au pouvoir »

« Nous venons des élections qui ont porté Felix Tshisekedi au pouvoir », a affirmé mercredi 6 novembre le député provincial de l’UDPS, Peter Kazadi. Il réagissait ainsi à la proposition de l’opposant Martin Fayulu d’organiser les élections anticipées dans 18 mois, « pour se séparer des élections truffées d’irrégularités. »

Pour Peter Kazadi, il n’y a pas de crise politique en RDC et le pays est plutôt engagé sur la voie de la démocratie.

« Felix Tshisekedi est au pouvoir, il a été normalement élu, proclamé par la cour Constitutionnelle, à la suite des requêtes introduites par M. Fayulu. Donc on ne peut pas parler de crise de légitimité dans notre pays », a rétorqué l’élu de l’UDPS.

Peter Kazadi dit comprendre que Martin Fayulu « est de ces politiciens nés de la conférence nationale souveraine qui sont toujours habitués à des palabres, à des crises artificielles, à des partages équilibrés et équitables du pouvoir en dehors de la population. »

« Il continue à rêver que ce moment va revenir mais il ne reviendra jamais. Nous sommes engagés vers la voie de la démocratie, nous sommes en pleine démocratie. Si c’était lui qui a été proclamé par la même cour, il n’allait pas envisager des réformes », a indiqué Peter Kazadi.

Radio Okapi

Moïse Katumbi paie les frais de participation de trois clubs de la LINAFOOT

En tournée politique dénommée « Safari » dans l’Est de la RDC, l’opposant congolais, Moïse Katumbi Chapwe, a payé les frais de participation de trois équipes congolaises en difficultés financières pour la saison sportive 2019-2020.

Ces frais s’élèvent à 3 500 USD pour chaque club de la Ligue 2 et 5 000 USD pour la Ligue 1.

Les clubs bénéficiaires sont :

Capaco de Beni, Ligue 2, zone de développement Est
Kasindi sport du Nord-Kivu, zone de développement Est
As Nyuki de Butembo de Ligue 1.
Selon le manager du Tout puissant Mazembe, Frederic Kitengie, ces clubs ont présenté leurs doléances lors du passage de Moïse Katumbi (qui est aussi président du TP Mazembe) dans l’Est du pays.

Les deux équipes de Ligue 2 ont été exclues de la compétition par l’organisatrice, la Ligue nationale de football (LINAFOOT), le 1er novembre, pour n’avoir pas payé les frais de participation.

Okapi

Fayulu, Bemba, Katumbi et Muzito : L’opposition va dans tous les sens

Critik infos du 07 Novembre 2019 – Fayulu, Bemba, Katumbi et Muzito : L’opposition va dans tous les sens. Regardez

Education: le chantier de la scolarité gratuite se heurte à la colère des professeurs

Depuis la mise en application du programme du gouvernement central sur la gratuité de l’enseignement de base, les mouvements de protestation se multiplient. De plus en plus d’enseignants des écoles publiques sont en grève. Et notamment dans les écoles conventionnées par les Églises.

La colère ne semble pas retomber. Des syndicats d’enseignants d’écoles catholiques (Synecat) et protestantes conventionnées avec l’Etat ont lancé un mouvement de grève pour protester contre la chute de leurs revenus. Le mouvement est parti du Sud Kivu le 25 septembre dernier et a gagné d’autres régions du pays. Ce mardi 5 novembre à Lubumbashi dans le Haut-Katanga, les enseignants ont cessé le travail. La gratuité de l’école pour tous, mis en place par le nouveau président Félix Tshisekedi, depuis la rentrée ne passe pas.

Les instituteurs ont vu ainsi leurs salaires diviser par trois ou quatre en moyenne dans le pays. Les syndicats d’enseignants affirment avoir touché seulement 120.000 francs congolais soit 75 dollars contre 250 à 450 dollars, quand leurs salaires étaient pris en charge par les parents, selon les syndicalistes. L’Etat n’a pas les moyens de payer des salaires décents.

Pas de marche arrière du gouvernement

Le coût de la gratuité de l’école pour tous est estimé autour de 2,3 milliards d’euros, soit 40% du budget total de la République Démocratique du Congo. L’un des principaux syndicats d’enseignants le Syndicat des enseignants du Congo (Syeco) estime même qu’un peu plus de 100 000 enseignants n’ont pas touché leurs salaires.

Le pouvoir ne veut pas en tout cas revenir sur sa promesse, celle d’une éducation accessible à tous. Mais le chantier de la gratuité reste titanesque. Un peu plus de 50% des quelques 80 millions d’habitants ont moins de 18 ans. La gratuité a été perçue comme une mesure salutaire pour les Congolais ordinaires dont le revenu moyen plafonne à moins de deux dollars par jour. Le taux d’extrême pauvreté serait d’environ 73% en 2018 dans le pays, selon la Banque mondiale.

A Bandundu, les agents et fonctionnaires de l’EPST kwilu 1 ont débuté leur grève ce mardi 5 novembre après plusieurs démarches et réclamation sans succès auprès des autorités tant provinciales que nationales. Ils réclament le paiement de 36 mois de salaire qui selon eux sont coupés illégalement par le service de contrôle de paie des enseignants secope en sigle.

Ces mouvements de grève, lancé par des écoles protestantes et catholiques, agacent les parents d’élèves. Le 29 septembre dernier, signe de tension, des messes ont été perturbées à Bukavu par des manifestants qui accusent le clergé de tirer les ficelles du mouvement de grève.

Hier à Lubumbashi, les élèves se sont rendus au gouvernorat de la province pour réclamer au gouverneur Jacques Kyabulala de mettre un terme à la grève des enseignants de plusieurs établissements de la ville Cuprifère indiquant qu’ils se rendent tous les jours au cours mais sans rien faire ; les professeurs refusant de donner cours et les laissant oisifs.

Rééquilibrer villes et campagnes

Le Synecat explique que cet arrêt de travail est un acte de solidarité envers leurs collègues employés par l’État mais jamais payés. Ces enseignants ne recevaient de salaires que des parents, un principe aboli par le chef de l’Etat depuis septembre.

Au niveau national, le Syeco estime qu’il existerait 105 000 enseignants sans salaire dans tout le pays. Le gouvernement promet de lancer une opération d’identification d’ici‪ au 15 novembre‬, un préalable avant d’envisager de leur payer un salaire.

Ce n’est pas le seul motif de grève dans l’ex-Katanga. Le mouvement de protestation touche d’autres territoires en milieu rural. Dans certaines écoles, les enseignants protestent contre la différence de traitement entre ville et campagne. Tous ont perdu la prime des parents. Mais à Kinshasa ou à Lubumbashi, en guise de compensation, un enseignant touche 124 dollars de plus. En milieu rural, ce n’est que 24 dollars. Cécile Tshiyombo, présidente du Syeco assure qu’elle travaille avec le gouvernement afin d’obtenir un rééquilibre.

La gratuité de l’école, une longue quête

C’est sous l’ère Mobutu dans les années 1980 que l’Etat met fin à la gratuité de l’école. Le pouvoir central n’a plus les moyens de payer les salaires des enseignants. Pressé par les institutions internationales FMI et Banque mondiale pour réduire son train de vie, le pouvoir de l’époque avait fait le choix de porter une partie de la charge sur les familles.

La Constitution congolaise de 2005 stipulait bien que l’enseignement primaire gratuit et obligatoire. Mais le texte n’est pas appliqué. En 2018, encore plus de 3,5 millions d’enfants n’étaient pas scolarisés dans le pays avant l’instauration de la la gratuite ce 2 septembre 2019.

TV5 Monde / RFI / MCP

Fally Ipupa : Des vérités graves sur les voleurs de ses bijoux

Fally Ipupa : Des vérités graves sur les voleurs de ses bijoux. Regardez

RDC : L’ex-chef de guerre Bosco Ntaganda écope de 30 ans de prison (CPI)

L’ancien chef d’état-major adjoint des Forces Patriotiques pour la Libération du Congo (FPLC), Bosco Ntaganda, a été condamné ce jeudi 7 novembre 2019 à 30 ans de prison par la Cour Pénale Internationale, (CPI).

La chambre de première instance 6 de la Cour Pénale Internationale précise par ailleurs que le temps que ce dernier a déjà passé en détention (du 22 mars 2013 au 7 novembre 2019) sera déduit de la peine.

Pour rappel, Bosco Ntaganda avait été reconnu coupable le 8 juillet dernier de 18 chefs d’accusation notamment les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis dans la province de Ituri en République Démocratique du Congo.

Jephté Kitsita