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Après les nouvelles tueries dans la ville de Beni, la tension est montée d’un cran. Les bâtiments publics ont été saccagés et incendiés ce dimanche 21 octobre par des manifestants en colère.

L’hôtel de la ville de Beni a été vandalisé par la population malgré l’encadrement de la police.

Un autre bâtiment abritant 3 services de l’État dont la Socoda (société congolaise des droits d’auteur), la Poste et l’Ordre de Médecin, à lui été incendié.

Plusieurs véhicules ont été aussi endommagés par les manifestants.
Par-ci par là on signale des casses causées par la foule sous l’oeil impuissant des forces de l’ordre.

La marche spontanée de ce dimanche est allée de Boïkene où les affrontements se sont déroulés en passant par le Boulevard Nyamwisi pour atteindre la mairie de Beni.

Les manifestants portaient avec eux des corps des civiles tués dans la nuit de ce dimanche.

La police débordée, ne savait plus quoi faire.

Elle a fait usage des bombes à gaz lacrymogènes pour disperser la foule mais sans succès car la colère des manifestants était plus forte que la peur d’être blessé par la police.

Même les installations de la radio Télévision Rwanzuru RTR Beni se trouvant au Rond-Point du 30 juin ont été touchées par les projectiles des manifestants.

Les éléments de l’armée sont vite intervenus en tirant de coup de feu en l’air pour disperser la foule.

La circulation est restée bloquée pendant plus d’une heure à cause des projectiles qui jonchaient le macadam des Boulevards Nyamwisi et Ruwenzori.

La police a effectué un nettoyage rapide de la voirie pour la reprise de la circulation.

Par ailleurs, des altercations ont opposé les manifestants aux forces de l’ordre dans plusieurs carrefours de la ville.

Les manifestants, jeunes pour la plupart, portaient les corps des victimes et des croix.
Ils ont fait la ronde de plusieurs quartiers en protestant contre cette tuerie qui intervient un mois après d’autres, notamment celle du 22 septembre dernier dans la même Commune.

A l’heure de la rédaction de ce papier, la tension était vive dans la ville.
Toutes les activités sont paralysées.

Bantou Kapanza Son

DiaspoRDC TV

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