Boketshu Wa Yambo, Justine Kasa-Vubu et d’autres combattants de la diaspora congolaise à la recherche de l’artiste musicien Koffi Olomide à Bruxelles (Belgique).
Boketshu Wa Yambo lance un message à Koffi Olomide
L’artiste musicien Koffi Olomide, patron du groupe Quartier Latin est à Kinshasa. Le combattant de la diaspora congolaise, Boketshu Wa Yambo lance un message aux combattants…
Ses propos sur la guerre jugés anti-patriotiques : La démission de Jules Alingete exigée
Pour avoir déclaré que «le Congo n’est pas un pays en guerre » lors de son intervention devant des investisseurs américains à la première édition du North Southern Investment Forum, l’Inspecteur Général des Finances, Jules Alingete essuie des critiques acerbes. Estimant que ces propos sont « moqueurs et anti-patriotiques », le Panel d’experts de la société civile exige sa démission ou son limogeage par le Chef de l’État.
A Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, des associations de jeunes prévoient des manifestations le weekend prochain pour protester contre les mêmes propos tandis qu’à Bunia, une association des victimes de la guerre envisage de porter plainte.
Faisant partie de la délégation congolaise composée des délégués de la Présidence de la République, des ministres des Transports, des Affaires foncières et de l’Agriculture ainsi que des entreprises publiques, le patron de l’Inspection Générale des Finances (IGF) voulait rassurer les investisseurs que la République Démocratique du Congo est un pays viable sur les plans du climat des affaires, politique et sécuritaire.
Pour ce faire, il a affirmé que la fiscalité congolaise n’est plus écrasante grâce aux profondes reformes menées et que les avancées enregistrées dans la lutte contre la corruption constituent un gage de sécurité pour les investissements.
Jusque- là tout allait bien jusqu’à ce qu’il aborde la question de la sécurité en ces termes:
« Le Congo n’est pas un pays en guerre, il est vrai que le Congo connait un petit problème d’insécurité mais cette insécurité se place à plus de 2500 km des institutions de la République, et qu’il s’agit en fait des groupes armés qui opèrent à la frontière de notre pays avec le Rwanda, une frontière riche en minerais particulièrement au Nord, mais il ne s’agit pas d’une situation de guerre et cette insécurité est actuellement maîtrisée et quand arrivez à Kinshasa ou à Lubumbashi, vous serez étonnés de ne rien voir de ce que vous suivez dans les images comme insécurité au Congo ».
L’IGF s’explique sans convaincre
Pour le Panel d’experts de la société civile, Jules Alingete a craché sur les mémoires des victimes de la guerre qui sévit dans la partie Est du pays.
« Face au degré élevé des atrocités que les congolais subissent dans cette partie et les graves violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire qui s’en suivent, d’aucuns ne peuvent s’imaginer qu’un haut fonctionnaire d’un service rattaché à la Présidence de la République peut se donner ce luxe de cracher sur la mémoire de toutes ces victimes en niant publiquement que la guerre n’est qu’un reportage des journalistes à la télévision », a regretté cette structure de la société civile dans un communiqué.
Elle a soutenu que « ces propos constituent une menace réelle, non seulement contre l’unité et la cohésion nationales mais aussi et surtout, créent un désarroi dans le chef des milliers et des milliers de nos concitoyens victimes de cette guerre, discréditent les efforts du Chef de I’Etat et dénudent toute la quintessence de I’Etat de Siège en Ituri et au Nord Kivu ».
Face au tollé créé par ces propos, l’Inspection Générale des Finances a tenté d’éteindre le feu, en accusant « les ennemis du développement » du pays, de tenter de faire croire aux populations de l’Est que Jules Alingete dénie leurs souffrances.
« L’Inspection Générale des Finances demande à tous ceux qui aiment notre Patrie de ne pas se prêter à la récupération politique des personnes qui ne veulent pas des investissements en RDC, alors qu’il s’agit de la voie par excellence pour la création d’emplois et le soulagement de la situation sociale des congolaises et congolais », a écrit la Cellule de Communication de l’IGF.
Pas sûr que ce communiqué puisse calmer la colère d’une frange de la population congolaise, qui a toujours été sensible à la question sécuritaire.
Junior Lomanga
Alternance
Bosolo Na Politik : Général Kasongo face à Israël Mutombo
Bosolo Na Politik : Israël Mutombo reçoit le Général de la ville province de Kinshasa, Sylvano Kasongo. Sujet : Police de Kinshasa, Compétente ou Incompétente ?
Un message du Président angolais remis au Président Tshisekedi
Le Président Félix – Antoine Tshisekedi Tshilombo a reçu ce mercredi 27 avril 2022, dans son cabinet de travail, à la cité de l’Union Africaine, M. Tete Antonio, ministre angolais en charge des relations extérieures.
Celui-ci était porteur d’un message du Président angolais Joao Lourenço adressé à son homologue congolais.
Au sortir de l’audience, l’émissaire du Président angolais qui s’est confié à la presse n ‘ a pas voulu révéler le contenu de cette correspondance. Toutefois il a indiqué qu’étant donné l’excellence des relations qui prévalent entre les deux pays voisins, une concertation permanente et régulière s’impose entre Luanda et Kinshasa sur les questions tant bilatérales que régionales dans la région des Grands Lacs.
Selon l’homme politique angolais, il y a en effet beaucoup de questions qui se posent dans cette région et même sur le continent africain. Ces questions requièrent en permanence, d’après lui, une concertation des chefs d’État des pays membres.
Et à ce sujet, il reconnaît que le Président Tshisekedi qui vient de présider l’organisation continentale de l’Union Africaine et son homologue angolais qui pilote actuellement la région des Grands Lacs ont certainement des choses à se dire.
C’est d’ailleurs dans ce sens qu’il a annoncé la tenue pour bientôt, à Kinshasa, d’une réunion du Conseil de Paix et de Sécurité de la CEEAC à laquelle tous les chefs d’État des pays membres prendront part.
Cellcom/ Présidence
Forum des as
Masolo Na Député : Bilan ya Sama, Situation na Katanga. Ba vérités ebimi
Masolo Na Député avec l’honorable député Eliezer Ntambwe. Sujet : Bilan ya Sama, Situation na Katanga. Ba vérités ebimi.
Sans surprise, André Mbata succède à Jean-Marc Kabund
Candidat unique, ce député UDPS, l’une de grandes figures de l’USN, a professé ses premiers vœux d’être l’arbre au milieu du village.
« Qui succédera à Jean-Marc Kabund-A-Kabund, à la 1ere vice-présidence de l’Assemblée nationale », s’interrogeait Forum des As, non sans hypothèse plausible, dans son édition du 1er avril. Le suspense aura quelque peu été long. Voilà que depuis hier, mercredi 27 avril, le quotidien trentenaire a la réponse tant attendue à sa question. Désormais, c’est André Mbata qui occupera le fauteuil (tant convoité ?), resté vacant depuis près de deux mois, à la suite de la démission de Jean-Marc Kabund en janvier, bien que formalisée deux mois plus tard. Soit le 31 mars dernier.
Unique prétendant à ce poste, André Mbata, fervent défenseur de la cause de l’Union sacrée de la nation (USN), a été élu avec 402 voix, sur un total de 439 de ses collègues députés nationaux ayant pris part à cette élection. C’est donc une élection sans surprise, quand bien même 20 votants se soient exprimés contre la candidature de Mbata. 12 députés se sont carrément abstenus contre 4 bulletins déclarés nuls.
ÉLECTION DE LA RECONCILIATION
Aussitôt après son élection, le désormais 1er vice-président de l’Assemblée nationale n’a pas cherché de mots pour remercier le Chef de l’État, autorité morale du parti, pour le choix porté sur sa personne. Aussi, a-t-il exprimé le même sentiment de gratitude au bureau de la Chambre, à ses collègues députés, sans oublier son parti Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), ses électeurs – nichés à Dimbelenge au Kasaï Central – ainsi que tous les héros tapis dans l’ombre ayant participé, d’une manière ou d’une autre, à son élection au bureau de l’Assemblée nationale.
Immédiatement après ce verdict très largement favorable de la plénière, le dorénavant 1er vice-président du Bureau de la Représentation nationale, a été installé à son fauteuil. Ainsi, le perchoir affiche complet. Plus de poste à pourvoir. Visiblement requinqué, le speaker de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso, a placé l’élection d’André Mbata, considéré par une certaine opinion comme l’un des défenseurs inconditionnels de l’Administration Fatshi, sous le signe de la réconciliation. Ce, dans la mesure où des députés de l’opposition se sont mobilisés pour voter.
Car, au nombre des élus de l’opposition /FCC, enregistrés lors de la plénière du mardi 26 avril, se sont ajoutées de grosses pointures de cette famille politique du président de la République honoraire, Joseph Kabila. Il s’agit, entre autres, d’Aubin Minaku, ancien président de l’Assemblée nationale de la deuxième législature 2011-2018), Néhémie Mwilanya, ancien directeur de cabinet du président Joseph Kabila, Henri Mova, ancien Ministre de l’Intérieur, Boniface Balamage, ancien 2ème vice-président de l’Assemblée nationale sous Jeanine Mabunda. A ces derniers s’ajoutent les députés Nawej, Fofo Konzi, Marie-Ange Mushobekwa et autres.
Félicitations à vous tous ! Vous avez fait preuve de patriotisme et de sens de responsabilité, lâche souriant, Christophe Mboso, à partir de son micro de président du bureau de la Chambre.
S’adressant à l’heureux élu, Christophe Mboso a, au nom de l’assemblée plénière, des membres du bureau et du personnel de l’administration de l’Assemblée nationale, lui a présenté ses chaleureuses et sincères félicitations pour son élection. Ce, avant de formuler le vœu de voir ce dernier ne ménager aucun effort pour mériter, davantage, de la confiance dont lui ont témoigné ses collègues dans la conduite de l’Assemblée nationale.
On rappelle que dans son message de campagne, André Mbata a promis d’être le juste arbitre, le rassembleur, Pour ne pas dire, l’arbre (tant recherché ?) au milieu du « village Assemblée nationale« . Dès lors, nombre d’observateurs pensent que l’élection de ce spécialiste du Droit constitutionnel à la 1ère vice-présidence de l’Assemblée nationale, apportera une touche scientifique particulière dans la conduite des débats à l’hémicycle.
Cette conviction est aussi celle du député UNC, Crispin Mbindule, membre de la délégation qui a déposé la candidature du prof Mbata, » Nous pensons qu’il a les compétences pour assumer cette fonction. Mais, il faut savoir que le poste de premier vice-président est hautement politique. Et, nous pensons que le collègue Mbata va vraiment assumer ce poste politique avec sagesse. Nous lui avons dit qu’il doit être rassembleur. Car, dès qu’il est au bureau, il est vice-président de toutes les familles politiques. A l’Assemblée nationale, il sera le vice-président de l’opposition et de la majorité parlementaire « , s’est-il confié à la presse massée au hall du Palais du peuple.
Dire que ce message a été capté 5/5 par André Mbata qui, dans son message de campagne, a promis d’assurer convenablement les missions assignées au 1er vice-président de la chambre, telles que codifiées dans le Règlement intérieur de leur institution.
L’HOMME ET SON PARCOURS
Docteur en droit constitutionnel depuis 2002, André Mbata a suivi plusieurs formations en droits humains, gestion des conflits et droit international. De 2016 à 2022, il est consultant de l’Union africaine sur le constitutionnalisme et l’État de droit en Afrique.
Comme activités politiques et judiciaires, de 1987 à 1991, le prof. Mbata est inspecteur de l’Agence nationale d’immigration;
De 1991 à 1997, il est juge au tribunal de Paix Kinshasa/N’Djili; de 2004 à 2006, il est élu député national, membre de l’Assemblée nationale de transition (parlement de Transition issu du Dialogue inter congolais); de 2006 à 2011, il est élu député national de la première législature de la troisième République et de 2019 à ce jour, André Mbata est membre de l’Assemblée nationale, de la 3è législature et président de la grande commission permanente PAJ.
Il convient de rappeler que le député Mbata était l’unique candidat présenté par l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), à travers le groupe parlementaire Cap pour le changement (Cach), pour succéder à Jean-Marc Kabund, ex-président ai du parti présidentiel, définitivement exclu cette formation politique depuis le mois de janvier denier. Vu des analystes, le parti de la très symbolique 11ème rue Limete, a réussi son casting. La tête devant précéder le chapeau.
Mathy MUSAU et Grevisse KABREL
Forum des as
Exclusivité: Wenge Musica 4×4 enfin à Kinshasa
Exclusivité: Bana Wenge Musica 4×4 enfin à Kinshasa pour un concert au Stade des martyrs. Regardez
L’an 1 du gouvernement Sama : « Bilan très négatif », estime Shadary
Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du PPRD juge très négatif, le bilan du gouvernement Sama Lukonde, une année après son investiture par l’Assemblée nationale.
Sur RFI, l’ancien ministre de l’Intérieur dénonce l’insécurité et la criminalité grandissante, un climat social délétère et l’augmentation du chômage, ainsi que l’absence d’une vision claire de gouvernance. Emmanuel Ramazani Shadary a aussi déploré la corruption qui se serait intensifiée aujourd’hui dans le pays.
Mais Jean-Michel Sama Lukonde juge son bilan satisfaisant. S’exprimant mardi 26 avril sur le plateau de la RTNC, le Premier ministre a salué l’ensemble des actions de son gouvernement. Sur le plan politique, Sama Lukonde a rassuré sur l’engagement de son gouvernement de respecter les délais constitutionnels dans l’organisation des élections.
Sur le plan sécuritaire, il est revenu largement sur sa tournée dans les provinces concernées par la mesure de l’état de siège, une mesure qui sera levée si les conditions qui ont poussé le gouvernement à la décréter ont changé.
Plusieurs autres questions liées au social de la population ont été explorées par le Premier ministre qui, tout en reconnaissant que beaucoup reste à faire, fixe désormais le cap sur beaucoup d’autres actions à impact visible dont les projets sont en cours d’exécution ou devront être lancés notamment, le Programme de développement local des 145 territoires.
Jeancy Nsingi
4pouvoir
Fr Jf Ifonge à Joel Francis Tatu : « On ne joue pas avec Dieu »
L’évangéliste JF Ifonge parle de la rencontre entre l’artiste musicien Fally Ipupa et le prophète Joel Francis Tatu : « On ne joue pas avec Dieu ».
Martin Fayulu sur les consultations de Nairobi : » On veut une fois de plus infiltrer les institutions de la RDC »
Martin Fayulu ne voit pas d’un bon oeil les travaux des consultations en cours entre la délégation de la RDC et les groupes armés du Nord-Kivu, Sud-Kivu et de l’Ituri.
« On ne peut pas continuer à faire la même chose et espérer des résultats différents », fait-il remarquer Fayulu.
D’après lui, la RDC a besoin d’une armée nationale républicaine, bien entraînée, bien équipée, et dissuasive à la taille du pays. Pas une mosaïque brassée de groupes rebelles à la solde d’Etats étrangers.
Et d’ajouter : « La menace contre notre pays est immense. Nous demandons aux gouvernements des pays voisins d’entamer des discussions avec les rebelles de leurs pays qu’ils ont repoussés en RDC afin qu’ils regagnent leurs pays respectifs. «
Par ailleurs, Martin Fayulu pense que « Les « consultations » de Nairobi sur la situation sécuritaire de l’Est de la RDC sont une diversion. On veut une fois de plus infiltrer les institutions de la République, notamment l’armée, pour asseoir la domination indirecte des parrains des forces négatives comme le M23. »
Il sied de noter que ces consultations se déroulent sous le leadership du Président Kenyan, Uhuru Kenyatta.
Opinion-Info
Denis Lessie : « Soki nakangi s.xe na ngai photo, est-ce qu’eza lisumu? »
Le prophète des nations Denis Lessie : « Soki nakangi s.xe na ngai photo, est-ce qu’eza lisumu? », Kotindela muasi na ngai vidéo ya mutakala eza pe lisumu te. Regardez
Un an des « warriors »: pièce contre pièce !
Un an tout juste pour le Gouvernement Sama. Bilan d’exercice ? Reddition des comptes ? Evaluation du chemin parcouru ? Qu’importe la sémantique. Peu importe les concepts empruntés.
L’exercice, en cette circonstance, est archi connu. Il consiste en une opposition de jauges. Celle des gouvernants, en l’occurrence des « warriors » et celle du Congolais lambda. Avec, il est vrai, le risque d’illusion d’optique.
Au Gouvernement le bilan chiffré, à l’homme de la rue la réalité vécue. Les chiffres, dada des statisticiens, ne mentent pas. Bémol avec l’essayiste-humoriste américain Mark Twain, » les menteurs adorent les chiffres « .
Aux gestionnaires de la République de décliner positivement le cadre macroéconomique avec forces taux de croissance, de change, d’inflation de réserves de change… Des clignotants, foi de certains chiffres, passés pour la plupart d’entre eux au vert. Sans oublier l’augmentation annoncée des salaires dans l’administration publique.
A la Congolaise de se poser trivialement des questions concrètes à rebours du discours ésotérique des » sachants » : à quand le retour du panier pour remplacer le sachet de la ménagère ? Et quand-est ce que celui-ci , à image du verre, sera à moitié plein et non à moitié vide ? A quand l’atterrissage en douceur et non en catastrophe, régulier et non à compte-gouttes du » chinchard » -le fameux mpiodi- dans l’assiette du plus démuni ? Dans la même veine de sa citation sur les chiffres, l’américain Twain renchérit: » Les faits sont têtus. Il est plus facile de s’arranger avec les statistiques « .
En un mot comme en mille, aux chiffres flatteurs -pas forcément faux- du Gouvernement, la majorité silencieuse oppose la réalité vécue. Même jauge binaire, par exemple, pour l’état de siège dans le Nord-Kivu et l’Ituri dont l’an I se profile à l’horizon. Pas sûr que le bilan brandi et proclamé par les officiels reflète le ressenti populaire. Les bouderies des élus des provinces concernées en font foi.
En météo, on parlerait de la température affichée et de celle réellement ressentie. Les amateurs du « pièce contre pièce » apprécieront. En somme, pour paraphraser le Nobel nigérian de littérature Wole Soyinka, aux guerriers -tels des tigres partis à la chasse depuis un an -, les Congolais demandent de ne pas proclamer leur » tigritude » , mais d’attraper la proie et l’apporter au peuple.
Scooprdc
Exclusivité: Arrivée de Koffi Olomide et son équipe à Bruxelles
Vidéo de l’arrivée de l’artiste musicien Koffi Olomide, patron du groupe Quartier Latin et son équipe à Bruxelles. Regardez
Modeste Bahati : « Aucune terre ne sera vendue aux étrangers »
D’ores et déjà, le texte a été déclaré recevable par la plénière du Sénat d’hier mardi 26 avril, à l’issue des réponses de son auteur aux préoccupations de ses collègues.
Le Sénat a déclaré recevable, au cours de sa plénière d’hier mardi 26 avril, la proposition de loi modifiant et complétant la loi sur l’agriculture de 2011. Ce, après que l’initiateur du texte, le sénateur Modeste Bahati Lukwebo, a répondu aux préoccupations de ses collègues exprimées lors de la plénière du jeudi 21 avril, consacrée notamment, à la présentation de ladite proposition de loi.
Après débat, le texte déclaré recevable a aussitôt été confiée à la Commission développement durable, ressources naturelles et tourisme, ainsi qu’à la Commission des Entités territoriales décentralisées (ETD), pour enrichissement. Un délai de huit jours a été accordé à ladite commission pour finir ce travail.
Modeste Bahati Lukwebo a, avant tout, répondu aux préoccupations de ses collègues sénateurs qui touchaient principalement à la crainte de perdre la souveraineté en acceptant les investisseurs étrangers dans le secteur de l’agriculture en RDC. Le président du Sénat, auteur de cette proposition de loi, a rassuré la plénière du caractère incessible du patrimoine naturel du pays. « Aucune terre ne sera vendue aux étrangers, car prohibée par l’article 80 du Code foncier », promet Modeste Bahati.
« LES ÉTRANGERS NE VONT PAS ENVAHIR NOS TERRES »
« La grande préoccupation a été celle de savoir si en ouvrant l’actionnariat, les étrangers ne vont pas envahir nos terres ? Je voudrais solennellement dire qu’il n’en est pas question. D’abord, quand nous parlons des investisseurs, c’est à la fois des nationaux et des étrangers. Les étrangers, eux, conformément aux articles 110 et 111 du Code foncier, n’ont droit qu’à l’emphytéose. C’est-à-dire un bail de terre pour une durée de 25 ans renouvelables. C’est juste une location de la terre, mais celle-ci appartiendra toujours à l’Etat congolais. Je voudrais que les gens puissent dissiper ce malentendu. Nous ouvrons seulement le champ pour que ceux qui veulent investir dans l’agriculture viennent et qu’on leur accorde les facilités, les allègements, qu’on puisse créer une banque spécialisée pour financer l’agriculture à des taux réduits, et que les importateurs des intrants agricoles ne puissent plus payer les droits de douane et une fiscalité qui puisse motiver les uns et les autres à travailler dans le secteur de l’agriculture« , a-t-il renchéri.
Modeste Bahati Lukwebo a, par ailleurs, insisté sur l’apport de sa proposition de loi aux efforts de diversification de l’économie nationale, cheval de bataille du président de la République Félix-Antoine Tshisekedi. L’élu des élus du Sud-Kivu a affirmé que son texte a le mérite de lutter contre l’insuffisance alimentaire et de permettre au pays d’économiser les devises dépensées dans l’Importation des biens de première nécessité.
« Pour diversifier l’Economie nationale, nous devons le faire avec l’agriculture. Celle-ci a cet avantage de toucher à la plus grande partie de la population. Elle nous permet de lutter contre l’insuffisance alimentaire, de bien manger, d’être en bonne santé, de lutter contre l’exode rural et d’économiser les devises qu’on sort chaque jour, mois, année pour importer à manger » , a martelé Modeste Bahati.
CONSTRUIRE DES ROUTES DE DESSERTE AGRICOLE
Réagissant à la question d’un sénateur sur le rôle du Gouvernement central et des provinces dans la politique agricole, Modeste Bahati a affirmé qu’il revient à chaque province d’élaborer son programme agricole et forestier, conformément à l’article 204, alinéa 20 de la Constitution.
Parlant des routes de desserte agricole, le président du Sénat a affirmé que la politique économique du gouvernement doit nécessairement intégrer la production, l’énergie, le stockage, le transport, le financement, la commercialisation et même l’exportation dans un plan national.
Avant de clore son propos, Modeste Bahati a affirmé avoir fait siennes les propositions et suggestions positives formulées par ses collègues sénateurs.
PLUSIEURS INNOVATIONS
Cette proposition de loi du président du Sénat vient remplacer la Loi promulguée le 24 décembre 2011 portant principes fondamentaux relatifs à l’agriculture. Ses principales innovations sont, entre autres, la création d’un Fonds de développement agricole devant soutenir les agriculteurs et la nécessité d’accorder des allègements fiscaux aux opérateurs de ce secteur.
Orly-Darel NGIAMBUKULU
Forum des as
Le retour en force de Sankara Dekunta
Franck Stemay reçoit Sankara Dekunta, porte-parole de l’artiste musicien Werrason. Regardez








