Urgent : Le pasteur de l’église Bethel, l’homme de Dieu Moïse Mbiye sort enfin de son silence. (Plus de jeudi à 22 heures). Regardez
Affaire Zawadi et Mike Kalambay : Réaction musclée de Denis Lessie
La réaction musclée de prophète de la nation Denis Lessie sur l’affaire Zawadi et frère Mike Mike Kalambay. Regardez
Denis Lessie : « Mike Kalambay et Moïse Mbiye, il faut ba tubela »
Vincent Tshiluizi reçoit le prophète de la nation Denis Lessie. L’homme de Dieu parle de la guerre entre Moïse Mbiye contre Mike Kalambay. Regardez
Maman L’Or Mbongo recadre Moïse Mbiye et Mike Kalambay
Maman L’Or Mbongo a recadré les hommes de Dieu, Moïse Mbiye et Mike Kalambay, Marcello Tunasi et autres… Eglise ekufi.
Session de Mars : réformes électorales, pétition contre Mboso et révision constitutionnelle au menu
L’Assemblée nationale ouvre solennellement, ce mardi 15 mars, sa première session ordinaire de l’année 2022 conformément aux dispositions de l’article 115, alinéa 1er de la Constitution. Les vacances parlementaires sont finies place aux enjeux politiques de l’heure.
Comme à l’accoutumée, un point est inscrit à l’ordre du jour : la cérémonie d’ouverture solennelle de la session ordinaire de Mars 2022.
D’après le Rapporteur de la Chambre Basse du Parlement, Lembi Libula, les députés nationaux sont conviés à prendre part à cette cérémonie d’ouverture qui se déroulera dans la salle des Congrès du Palais du peuple à partir de 11h30.
Entre la clôture de la session budgétaire de septembre 2021 et celle qui s’ouvre ce mardi, il s’est passé beaucoup de choses à l’Assemblée nationale. On note, cependant, l’annonce de la démission du 1er Vice-président de cette chambre, Jean-Marc Kabund qui a fait couler beaucoup d’eaux sous le pont dans le chef de l’Union Sacrée de la Nation.
Probablement, cette question serait parmi les matières à traiter pendant cette session de mars afin de tirer toutes les conséquences qui pourraient en découler. Puisque, l’Union Sacrée qui avait désavoué Jean-Marc Kabund n’attendait que cette rentrée parlementaire pour confirmer leur décision.
À un an et quelques mois du scrutin direct de 2023, les réformes électorales et la loi sont aussi attendues pour baliser le chemin pour que la RDC ait les élections crédibles, libres, justes, impartiales et apaisées. Ces deux matières pourraient bousculer tous les calculs, dans le microcosme politique congolais.
À ce sujet, le Président de la CENI, Denis Kadima, avait déjà pris langue avec le speaker de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso N’kodia, pour une collaboration étroite entre la Centrale électorale et la Chambre Basse du Parlement pour des questions liées à la loi en l’occurrence les réformes électorales.
Qu’à cela ne tienne, il y a aussi l’idée de la révision de la Constitution qui a fait jaser dans l’espace politique congolais pendant les vacances parlementaires.
Certains observateurs la considèrent encore comme un essaie technique pour jauger les esprits, sur l’idée de la modification de certains articles de la Constitution de la République.
Selon certains analyses, cette idée serait de changer le quinquennat vers le septennat. Mais, comment y parviendront-ils? Lorsqu’on sait que cette initiative a toujours été porteuse des germes de troubles surtout dans un contexte particulier du pays avec l’insécurité dans sa partie Est.
Il y a lieu de noter aussi la pétition contre le Bureau de l’Assemblée nationale made in Gratien Iracan de Saint-Nicolas. Ce dernier, pendant les vacances parlementaires, n’a cessé parler de sa pétition contre Christophe Mboso.
Il justifie cette pétition sur le fait que l’Assemblée nationale a géré près de 64 millions USD de fonctionnement pour permettre aux élus nationaux de faire convenablement leur travail, mais il constate qu’ils n’ont pas bien travaillé.
Cet élu de Bunia s’est demandé à quoi ont servi tous ces fonds du contribuable congolais ? Sur cette question qu’il a initié sa pétition contre le Bureau Mboso. Il avait affirmé qu’il avait déjà récolté plus de 70 signatures. Il ne lui restait plus que quelques 55 signatures pour atteindre les 125 requises par la loi, pour que sa pétition soit maintenue et débattue en plénière.
Toutes ces matières pourraient être traitées durant cette session ordinaire de Mars 2022. D’après certains observateurs, les députés nationaux seront, d’ores et déjà, face à leurs responsabilités.
Christian Okende
Politico
Prophète Ngefa cherche Moïse Mbiye et Mike Kalambay abeta bango makofi
Franck Stemay reçoit le prophète Ngefa. L’homme de Dieu cherche Moïse Mbiye et Mike Kalambay abeta bango makofi. Boyoka ba vérités.
Le PPRD exige la libération sans condition de Ferdinand Kambere
Dans un communiqué signé par son secrétaire permanent Emmanuel Ramazani Shadary, le parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) exige la libération sans condition de Ferdinand Kambere. Ce dernier est détenu à la prison centrale de Makala pour coups et blessures volontaires contre un collègue de son parti Ardent Kabambi.
Le parti politique de l’ancien président de la République Joseph Kabila estime que Ferdinand Kambere est victime de ses opinions politiques. Pour ce parti de l’Opposition, « ce procès est un dossier monté savamment par le pouvoir en place en utilisant une justice instrumentalisée à souhait, étant donné que Ferdinand Kambere est innocent et c’est lui qui a reçu des coups et blessures volontaires de la part de Ardent Kabambi Bukasa dans un restaurant à la Gombe ».
Ferdinand Kambere est jugé pour « tentative de meurtre », après requalification des faits. Le ministère public a requis lundi 7 mars, la peine capitale contre le secrétaire permanent adjoint du PPRD, Ferdinand Kambere.
Jeancy Nsingi
4pouvoir
Boketshu lance un message aux militaires congolais
Le combattant de la diaspora congolaise, Boketshu Wa Yambo parle de l’actualité de la République Démocratique du Congo et lance un message aux militaires congolais.
Affaire Palisade: Ados Ndombasi accuse les députés de l’Union sacrée de percevoir 1000 USD par mois comme prime de carburant
Dans une vidéo circulant sur les réseaux sociaux, le député national Ados Ndombasi, membre du parti “Engagement pour la citoyenneté et le développement” ( ECiDé), dénonce les frais perçus par les députés nationaux de l’Union sacrée de la nation (USN) comme prime de carburant pour leurs SUV de marque Hyundai Palisade, obtenus l’année dernière.
Selon Ados Ndombasi, un montant de 1000 dollars américains est débloqué chaque mois pour ces 380 élus nationaux, soit 380.000 dollars américains par mois.
Le député national Ados Ndombasi fustige ainsi la dilapidation de l’argent de l’État au bénéfice d’un groupe d’individus pour des fins politiques, à savoir entretenir les élus nationaux de l’USN.
” Les députés de l’USN perçoivent 1000 USD chaque mois comme prime pour leur carburant de palissades, ce qui fait un total de 380.000 dollars américains le mois pour l’ensemble des élus de l’ USN. J’invite la Société civile et la presse à dénoncer cette mauvaise pratique. Ce qui se fait est intolérable”, a martelé Ados Ndombasi.
L’année dernière, les députés nationaux de l’USN ont bénéficié de SUVs Hyundai Palisade, sous la supervision du président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso. Ce qui avait suscité un tollé général dans l’opinion publique.
Media Congo Press
Éveil Patriotique : la loi Tshiani va-t-elle bloquer Kabila et Katumbi ? Panique
Éveil Patriotique – Mitterand Naya reçoit l’analyste politique Pasteur Guilly. Sujet : la loi Tshiani va-t-elle bloquer Joseph Kabila et Moïse Katumbi ? Panique.
Mike Kalambay et Moïse Mbiye : Deux « chrétiens » du temps de la fin !
Alors que les musiciens dits « païens » se réconcilient, leurs collègues « chrétiens » autoproclamés se rentrent dedans. C’est le cas de Moïse Mbiye et Mike Kalambay qui abasourdissent les Chrétiens et mettent leur foi en berne. En effet, après la série de scandales sexuels qui ont éclaboussé des hommes d’églises congolais l’année dernière, place dorénavant aux insultes entre eux. Deux des musiciens gospels et pasteurs les plus en vue en République Démocratique du Congo, à savoir, Moïse Mbiye de l’Eglise Cité Bethel et Mike Kalambay se renvoient de piques comme des hommes de la rue depuis le weekend dernier.
Si le premier a utilisé la chair de l’église dont il a hérité le trône de son défunt père, le regretté Pasteur Mbiye, pour régler de compte à son ami et collègue de longue date, le dernier s’est servi de réseaux sociaux pour exprimer sa colère.
Malheureusement, et c’est triste de le constater, ils n’ont pas tenu compte du principe biblique qui stipule que, Dieu est celui qui juge et qu’Il abaisse l’un, et il élève l’autre (Psaumes 75:7).
Moïse Mbiye et Mike Kalambay : Deux « chrétiens » du temps de la fin
Le public a pris connaissance de la crise entre les deux hommes à travers une prédication du Pasteur Mbiye, qui a fustigé les antivaleurs qui caractériseraient selon lui, le concours de gospel Maajabu parrainé par Mike Kalambay qui en est l’ambassadeur.
Ainsi, dans un langage ordurier et indigne d’un pasteur, il a menacé de balancer des audio compromettants, attestant d’après lui, un complot le visant.
«Je l’ai personnellement appelé. J’ai tous ses enregistrements. Il était en train de demander à une femme de se lever et faire un scandale contre moi. Comme je suis un garçon de Matete, je l’ai appelé directement. Mais quand il prêche, tu as l’impression que le ciel va s’ouvrir, c’est lui qui entrera le premier. Tu as l’impression que c’est lui la sentinelle du ciel. Toute sa vie c’est de comploter. Je veux que le monde entier sache qui il est », a notamment déclaré Moïse Mbiye, lors d’une prédication largement partagée dans les réseaux sociaux.
Il a ajouté d’autres paroles que alternance.cd a décidé de ne pas publier au nom de la moralité, qui semble manquer à ce pasteur.
Le même samedi 12 mars, le musicien gospel et pasteur Mike Kalambay a publié sur son compte Instagram, une photo expressive de lui, le dos tourné vers l’objectif de l’appareil dont la légende ne cache pas qu’il répondait à un détracteur.
« Reste dans mon dos où tu es, mais écoute ça : même quand la méchanceté te caractérise au point de faire ta nature, ne fais pas du mal à ces deux catégories des personnes : 1. La personne qui ne t’a rien fait, 2. La personne qui t’a fait du bien ».
Comme si ce message n’était pas suffisant, le bureau du chanteur Pasteur dont l’ex-épouse a récemment fait scandale avec des sextapes, est revenu à la charge avec une mise au point sévère :
« C’est la deuxième provocation publique, devant tout le monde et nous pensons que c’est la dernière. La troisième engendrera des poursuites judiciaires car trop c’est trop ».
Constat : les deux pasteurs et chanteurs formés à l’église Cité Bethel et qui ont évolué au sein de l’orchestre « Narcisse de Saron » ont totalement oublié la notion du pardon. Heureusement que les adeptes de ces deux pasteurs apparemment envoûtés par le démon de la dispute diront que « ne jugez point ».
Ce qui confirme la prophétie de la Bible selon laquelle, aux derniers jours ou au temps de la fin, « les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs,…ingrats, irréligieux » (2 Timothée 3: 1-4).
Les musiciens mondains se réconcilient !
Entre temps, Werra Son, JB Mpiana, Didier Masela, Alain Makaba et d’autres pionniers du clan Wenge Musica 4×4 tout terrain, connus pour être des musiciens mondains, mieux païens, se sont réconciliés.
Réunis fin février dernier à Paris, à l’initiative du producteur Amadou Diaby, ils ont pris l’engagement de se retrouver en avril prochain au Cap-Vert pour l’enregistrement d’un morceau avant de faire revivre, quelques semaines plus tard, au stade des Martyrs de Kinshasa, les beaux moments de leur époque mémorable des années 90.
Scooprdc
Masolo Na Député : Massacre à Beni, Mbau, Félix Tshisekedi à Kinshasa, Train esilisi batu na Lualaba
Masolo Na Député avec l’honorable député Eliezer Ntambwe. Sujet : Massacre à Beni, Mbau, Félix Tshisekedi à Kinshasa, Train esilisi batu na Lualaba.
Hernie discale : prise en charge médicamenteuse de Félix Tshisekedi
Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, en séjour privé à Bruxelles depuis une semaine, n’a subi ni une intervention chirurgicale pour un mal de cœur, ni pour un cas de hernie discale. Pour cette dernière pathologie, il est soumis à une prise en charge médicamenteuse. Selon le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du gouvernent, Patrick Muyaya, c’est le Chef de l’Etat lui-même qui a donné cette précision en intervenant, par visioconférence, lors du Conseil des ministre du vendredi 11 mars 2022, présidé par le Premier ministre, Sama Lukonde.
Le premier d’entre les Congolais a notamment fait savoir aux membres du gouvernement qu’après avoir subi des examens nécessités par son cas, le diagnostic a révélé une hernie discale cervicale. En lieu et place d’une intervention chirurgicale, son médecin traitant a décidé une prise en charge médicamenteuse. Et celle-ci se passe plutôt bien, ce qui penser qu’il pourrait rentrer au pays cette semaine et diriger le prochain conseil des ministres, prévu en principe ce vendredi 18 mars.
Félix Antoine Tshisekedi a lancé un appel au calme à l’ensemble de la population congolaise, lui recommandant de ne pas se fier à la campagne d’intoxication et de manipulation orchestrée contre sa personne par certains médias et réseaux sociaux. Le Chef de l’Etat a donc personnellement démenti les rumeurs ayant fortement circulé au milieu de la semaine dernière, lesquelles avaient d’abord fait état d’une intervention chirurgicale à cœur ouvert qu’il aurait subie dans une clinique bruxelloise, avant de changer de version, tout aussi fausse que la première, selon laquelle il se serait agi plutôt d’une opération liée à un cas de hernie discale cervicale.
L’illustre malade vient d’indiquer lui-même, que contrairement à ce qui se racontait entre mercredi et vendredi, il n’est pas passé sur le billard. Son mal est soigné sur la base des médicaments. Son retour au pays et aux affaires est imminent. Y a-t-il meilleure voix que la sienne propre pour fixer l’opinion tant nationale qu’internationale sur son état de santé ? Rendez-vous est pris avec les Saint Thomas pour la fin de la semaine en cours.
Il y a lieu de signaler, dans le même créneau, que l’ambassadeur de la RDC à Bruxelles a également démenti les écrits du journal belge « Le Soir », ayant fait état d’une intervention chirurgicale sur la personne du Chef de l’Etat.
Kimp
Le Phare
Zawadi à Mike Kalambay : « Nous l’avions fait 3 fois dans la voiture, après le studio et dans ta chambre »
Scandale – Zawadi au pasteur Mike Kalambay : « Nous l’avions fait 3 fois dans la voiture, après le studio et dans ta chambre ». Tu as utilisé ta salive…
2023 : Kabila, à l’heure du recrutement utile
Le désormais-candidat Joseph Kabila devenu presqu’un homme seul serait en train de bâtir une toute nouvelle famille politique pour marquer sa prochaine sortie politique.
Un univers politique des volontaires. Il serait en quête des nationalistes. Des démocrates et passionnés de la République démocratique du Congo avec lesquels engager une grande révolution politique dans une toute autre perspective d’actions à impacter solidement la configuration développementale du grand Congo. JKK garde une grande idée du Congo, même si ses ambitions avaient maintes fois heurté d’immenses barrières dans leur mise en œuvre par manque de collaborateurs fiables. Qu’il s’agisse du PPRD (Parti du peuple pour la reconstruction et le développement) dont il est le président national ou du FCC (Front Commun pour le Congo), coalition électorale dont la mollesse a déçu les ambitions du dauphin Emmanuel Ramazani Shadary en 2018, aucun de deux projets politiques n’avait réellement servi Kabila. Cette crise de maturité du kabilisme en tant que famille politique remonte à la présidentielle de 2006 dont le premier tour fut un fiasco pour un Joseph Kabila pourtant porté par l’ensemble des Congolais très reconnaissants de l’historique réunification du territoire national.
A l’époque, Kabila avait les meilleurs atouts pour remporter haut la main cette présidentielle au premier tour du 30 juillet 2006. Malheureusement, l’immaturité, l’amateurisme et la course à l’enrichissement facile vont l’emporter sur le déterminisme attendu de son entourage. Toute la logistique de campagne sera détournée par les lieutenants de Kabila. Véhicules, motos, vélos et autres engins seront découverts dans des résidences des grands dignitaires du régime à Kinshasa. La plupart d’entre eux n’avaient ni effectué de descente sur le terrain, ni envoyé les moyens de campagne aux électeurs de leur leader, puisque rassurés de la popularité incontournable de leur champion. Résultat, seuls 7.590.485 voix obtenues par Joseph Kabila contre 3.392.592 pour Jean-Pierre Bemba. Ce faible écart nécessitera un deuxième tour pour lequel Kabila décidera de se priver des politiciens véreux et d’associer pour la toute première fois sa femme Olive Lembe Kabila comme directrice de campagne. Ainsi, Vital Kamerhe, le premier directeur de campagne de Joseph Kabila sera mis en berne (au garage) pour laisser Olive prendre le devant de la campagne électorale dans une sorte de soutien de vengeance en faveur de son mari déçu de la faible moisson électorale de ses acolytes. L’exploit d’Olive fut remarquable. 9.436.779 voix contre 6.819.822 pour Bemba. C’était la toute première expérience d’OLK dans la politique active.
Kabila profondément déçu de ses hommes
D’abord le manque d’amour pour Kabila de la part de ses collaborateurs à qui il avait tout donné. En effet pendant 17 ans environ, Joseph Kabila Kabange a été éreinté de critiques, insultes, blâmes jusqu’à faire l’objet de désamour de la part des Congolais par manque de collaborateurs capables de le défendre. Toutes les affabulations lui attribuées, bien révélées fausses n’avaient jamais été démenties. Chacun des membres de son entourage immédiat se contentant de rassurer l’opinion que le chef ne pouvait suivre toutes les anneries et les hérésies imaginaires de l’opinion autour de sa personne. Pourtant, l’homme en a bel et bien souffert. Tantôt présenté comme le chauffeur de Defao Matumona, l’artiste musicien d’heureuse mémoire qui vient de décéder. Tantôt bombardé d’une rocambolesque attribution d’identité rwandaise sous un nom inventé par ses opposants “Kanambe Kazembere Hyppolite”. Tantôt, il était sciemment arraché à son propre père pour être qualifié de fils d’un rwandais. Et Tutti quanti. Il a fallu 20 années de silence et de grandeur d’esprit pour finalement entendre Defao Matumona déclarer n’avoir jamais rencontré Kabila, ni d’Adam, ni d’Ève. Pour que finalement, le président Félix Tshisekedi en personne se rende compte que Kabila n’est nullement lié au Rwanda que d’aucuns lui attribuaient par méchanceté politique puisqu’il n’y possède ni champ, ni village d’origine. Pour que la communauté congolaise réalise que Joseph était une proie fertile aux critiques et à toutes les flèches empoisonnées de ses adversaires.
C’est donc dans cet état de déception générationnelle que Joseph Kabila se verra amputé de sa majorité parlementaire en décembre 2020. Chute du bureau Mabunda. Difficile pour un leader qui a façonné sa famille politique pendant près de vingt ans de voir ses collaborateurs lui tourner le dos en direct à la télévision. “Nous avons décidé de répondre à l’appel du chef de l’État Félix Tshisekedi”, chantaient-ils. Et d’exceller en se disant “fatigués d’être dirigés comme des gamins” par un groupe d’hommes qui prend le chef en otage. S’adressant pour la dernière fois à son ancienne Majorité le 29 octobre 2020 à Kingakati, Joseph Kabila dira : “Je ne suis pas un prophète mais si, par je ne sais quelle magie, une nouvelle majorité naît des cendres du FCC, un ou deux mois après, l’opinion dira que ces députés coûtent trop cher à la République et qu’ils doivent repartir d’où ils sont venus”, fin de citation. Depuis, Kabila travaille seul ou presque. L’on aperçoit très périodiquement quelques chargés de communication tout autour de sa personne lorsqu’il n’est pas en week-end road trip à moto en compagnie de ses copains motards. Ou encore dans son maquis d’intellectuel révisant ses projets de thèses et préparant soigneusement ses mémoires. Kabila est donc un leader politique très occupé. Reclus à Kingakati, loin de la ville de Kinshasa avec sa famille, il a appris à connaître ses anciens collaborateurs. Dans leur confortable ingratitude et dans leur dangereuse méchanceté. Ils l’ont trahis à haute voix et à ciel ouvert. Devant les caméras.
Dans cette situation, Kabila a compris les limites de certains leaders politiques attachés uniquement aux intérêts immédiats. Il sait que beaucoup reviendront à la maison. Pendant ce temps, il scrute les nouvelles compétences politiques de la République. Qu’elles se situent à l’ouest ou au centre, il pourrait axer sa stratégie de recrutement sur les valeurs de paix, de réconciliation nationale et d’envol développemental.
Kabila, Tshisekedi, Katumbi, Fayulu…La rude campagne de 2023
Les tshisekedistes sont déjà en pleine mobilisation. Des coalitions se façonnent et des alliances se tissent. Pendant ce temps, les katumbistes s’enracinent dans l’implantation solide des structures et investissements du parti Ensemble pour la République. Des bâtiments sortent de terre et des mises en place se renforcent. Entre-temps, les fayulistes grondent d’ambition pour une présidentielle dans le délai constitutionnel. A l’ouest, Martin Fayulu veut tout prendre et ne rien laisser à ses adversaires. Et Kabila s’affiche enfin dans la bataille. Une bataille qui s’annonce électrique. Les rares fidèles, cas de Claude Mashala ou encore des jeunes et tonitruants communicateurs qui font la vedette des chaînes de télévision savent ce que coûte une trahison politique. Plusieurs kabilistes d’hier sont actuellement des membres influents du gouvernement. Beaucoup ont réussi à diriger leur ténébreux courage contre leur ancien chef devenu sénateur à vie. D’autres, plus sages, ont conservé des passerelles de fidélité avec le Raïs.
Landry Amisi
Ouragan
RDC: la loi Tshiani va-t-elle bloquer Katumbi et Kabila ?
Les discussions attendues au Parlement en cette session ordinaire de mars 2022 seront prioritairement électorales.
Il est question de parfaire les réformes entamées l’année dernière en ouvrant immédiatement le projet de loi électorale qui étale plusieurs matières discutables parmi lesquelles la problématique du seuil de représentativité, du système électoral, du taux de cautionnement des candidats etc. En plus de ces détails techniques figurent les considérations éminemment politiques qui doivent régler les vrais conflits politiques du moment. Il s’agit de stopper définitivement la meute politique pro-Noël Tshiani, le principal chantre de la congolité électorale.
La loi Tshiani portée par le député Nsingi Pululu est une grave provocation aux yeux des katumbistes. Elle est susceptible de troubler le climat électoral en 2023, donc déjà l’année prochaine. Toujours bien conservé dans les tiroirs de la Chambre basse du Parlement, ce texte est devenu un outil de mise à l’écart politique de Katumbi et de déstabilisation de toute une classe politique vouée à l’homme de Kashobwe. C’est l’ultime arme “nucléaire” de l’UDPS contre Katumbi. Le deuxième cas de possible conflictualité politique en 2023 est sans doute celui lié à la régularité de la prochaine candidature de Joseph Kabila Kabange à la présidentielle. Ici, ni la Constitution, ni la loi électorale ne s’y opposent.
L’article 72 de la Constitution dispose que les candidats doivent posséder la nationalité congolaise et être âgés d’au moins trente ans. Quant à la loi électorale, une candidature est irrecevable lorsque le candidat n’est pas éligible ; n’a pas donné son consentement par écrit ; est présenté en même temps dans plusieurs circonscriptions électorales pour le même scrutin ; est présenté sur plus d’une liste dans une même circonscription électorale ; n’a pas versé le cautionnement électoral exigé ou figure sur une liste dont le cautionnement électoral n’a pas été versé. Dans tous les cas de figure, la loi Tshiani ne passera pas, explique un constitutionnaliste. Sauf le forcing du parti au pouvoir pour éliminer les candidats en vue, ce qui risque de plonger le pays dans le chaos.
Médias Congo








