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Tournée présidentielle au Grand Kasaï: Lumanu et Boshab, deux proches de Kabila, embarqués dans le navire “Union Sacrée”

Sans quitter Joseph Kabila, Adolphe Lumanu et Evariste Boshab, deux caciques du PPRD, ancien parti présidentiel, ont rallié l’Union sacrée de la nation (USN). Ils sont très remuants pendant ce temps où le Président Félix Tshisekedi est en tournée dans l’espace Kasaï.

Les deux hommes, chacun dans sa bastion, s’emploie à mobiliser pour assurer à Fatshi un accueil triomphal. Boshab à Mweka, dans le Kasaï, et Lumanu à Kabinda, dans le Lomami, sont dans l’équipe d’avance du Président de la République, et leur déplacement, selon des sources concordantes, a été pris en charge par la présidence.

Comme Boshab, Lumanu a motivé sa décision de rejoindre le navire USN en ces termes: « L’Union sacrée est une vision. Ce n’est ni une plateforme ni un parti politique. Il (le Président Félix Tshisekedi) a dit soutenez-moi pour que nous faisions du Congo, un autre Congo grand, prospère et respecté sur la scène internationale. Qui va refuser de soutenir son chef quand il est dans une vision dans laquelle tout le peuple se retrouve ».

Il a en outre tenu à clarifier sa position en précisant: « je suis un élu du peuple. J’ai un mandat dans ma circonscription. Le Président, sa circonscription, c’est l’ensemble du territoire national. Nous le soutenons. Il ne nous a pas demandé de quitter nos partis. Nous avons le mandant du PPRD mais nous soutenons le Chef de l’Etat dans son action ». C’est fort de ce soutien que « nous sommes venus mobiliser notre base pour lui réserver un accueil » digne.

Se voulant reconnaissant envers Joseph Kabila de tous les bienfaits reçus de lui, Adolphe Lumanu a mis en garde tous ceux qui, par ingratitude, ont craché sur l’ancien Président congolais. « Je suis du PPRD. Je l’ai dit à la population. Ceux qui sont partis, ont voulu tromper et croient que l’Union sacrée est une blanchisserie et qu’ils doivent oublier tous les bienfaits de là où ils viennent, l’histoire les jugera le moment venu. Tous ceux qui sont passés par moi pour avoir le mandat ou pour être positionné quelque part, en répondront le moment venu », a-t-il dit.

Gabin K
Opinion-info

Concert d’Héritier Wata à la Fikin

Concert de l’artiste musicien Héritier Wata et son groupe la Team Wata à la Foire internationale de Kinshasa (Fikin). Regardez

André Mbata estime qu’il faut écarter les confessions religieuses de la désignation des membres de la CENI

Au cours d’une interview du lundi 27 décembre, le président de la commission mixte paritaire chargée d’examiner les dossiers des candidatures des membres de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) André Mbata, propose que les églises n’interviennent plus dans le processus de désignation des membres de cette institution d’appui à la démocratie.

« Les Chefs des confessions religieuses étaient incapables de désigner un président de la CENI, alors qu’on critique les politiciens. Les pères spirituels ont raté leur chance. Cette tâche devrait au moins être réservée à la Société civile dans son ensemble », a-t-il fait savoir.

Et de poursuivre :

« Il y a sûrement des collègues qui vont préparer des propositions de lois pour mettre fin à cette sorte de dictature. Nous sommes un État laïc. Cependant, ils se sont donnés tous les galons alors que la République, ce ne sont pas seulement les confessions religieuses ».

Il estime par ailleurs que certains (confessions religieuses) ont quand-même reconnu leurs erreurs et ont confessé.

Rappelons que l’assemblée nationale a entériné, le jeudi 23 décembre dernier, les candidats aux postes vacants du bureau ainsi que de la plénière de la CENI réservés à l’opposition. Ce, après avoir déclaré recevable le rapport de la commission paritaire chargée du traitement des candidatures.

Bien-aimée Bosasele
Objectif-infos

Nathalie Makoma s’est réconciliée avec sa famille suite à la disparition de sa mère

QUEEN Makoma clôture l’année avec nous dans votre émission « Entre Nous » spéciale Noël pour revenir sur ses souffrances vécues ainsi que le tournant que sa carrière a du prendre au point d’en arriver au suicide; la perte de sa mère mais aussi l’arrivée de son album « IDENTITE » prévu pour le 24 Février 2022.

Après Mbikayi, Yves Kisombe propose la suppression des Assemblées provinciales qu’il qualifie de «nuisibles» et «inutiles»

Le Vice-président de la plateforme le Centre, Yves Kisombe a, dans un tweet, proposé, sans ambages, la suppression des institutions qu’il qualifie de « nuisibles » et « d’inutiles ».

Il s’agit entre autres des Assemblées et du Sénat. Yves Kisombe estime que les Assemblées provinciales sont inutiles, nuisibles dans le contexte de la République Démocratique du Congo.

«Il faut supprimer les assemblées provinciales ! Et donc accepter les implications constitutionnelles collatérales sans gravité (changement de constitution, sénat, etc). Nous redisons que dans notre contexte, elles sont inutiles, nuisibles », a-t-il indiqué.

Il y a près de 8 mois soit en avril dernier, le Président du Front Patriotique 2023 avait proposé la même chose. Steve Mbikayi était allé plus loin en proposant la suppression des Assemblées provinciales, du Sénat, du CSAC, du conseil économique et social et du CNSA.

Pour lui, la suppression de ces institutions permettra au Président de la République d’avoir les moyens de sa politique. «Le Président Fatshi a la volonté de mieux faire…Pour l’accompagner le FP 2023 lui propose de supprimer des institutions inutilement budgétivores dont le Sénat, les assemblées provinciales, le conseil économique et social. », avait-il écrit sur son compte Twitter.

Rappelons que le Front Patriotique 2023 de Mbikayi et le sursaut Patriotique de Kisombe sont engagés à soutenir des valeurs patriotiques et défendre à cor et à cri les idées-forces qui sont en faveur des intérêts de toute la République.

Par Gédéon ATIBU
Objectif-infos

Fabregas face à Papy Mboma parle pour la première fois de la fuite de ses musiciens en France

B-one Music : Papy Mboma reçoit l’artiste musicien Fabregas Le Métis Noir. Le patron du groupe Villanova parle enfin de la fuite de ses musiciens en France. « Baza bana ya mabe, tokati tournée pona bango ».

Félix Tshisekedi aux Mbuji-Mayiens : « Cessez de vous lamenter…essuyez vos larmes…le vôtre est là »

S’il a déjà fait des «pleins» ailleurs, ce n’est pas dans son terroir qu’il allait passer à côté de la plaque. Félix Antoine Tshisekedi a prouvé qu’il reste toujours en communion avec sa «base» d’origine. L’accueil délirant lui réservé le vendredi 24 décembre 2021 à Mbuji-Mayi, le point de départ de sa tournée dans l’espace Grand Kasaï, en est l’illustration la plus parfaite.

Arrivé à bord d’un avion de la compagnie aérienne nationale «Congo Airlines», en compagnie de son épouse, Denise Nyakeru, le Président de la République a eu droit à un bain de foule monstre. Amassés tout le long du parcours de son cortège, de l’aéroport de Bipemba jusqu’au terrain Bonzola devant la cathédrale de l’église catholique où il devait s’adresser à la population, les «Mbuji-Mayiens» ont manifesté leur amour et leur attachement au fils du terroir.

Dans son adresse, après avoir exprimé ses remerciements pour l’accueil lui réservé avec l’ensemble de sa délégation et présenté la première Dame à ses «beaux-frères», Félix Tshisekedi a fait savoir à la population qu’il avait plusieurs dossiers à traiter avec elle.

Le Premier dossier c’est vous demander d’essuyer les larmes que vous gardez depuis la disparition de notre leader en 2017. Car, la lutte pour laquelle il avait sacrifié sa vie a abouti. Aujourd’hui, l’UDPS est au pouvoir. Mais, a-t-il insisté, «le pouvoir qu’on a obtenu n’est pas pour la jouissance égoïste mais plutôt pour promouvoir le développement de l’ensemble de notre pays, la République Démocratique du Congo».

Le deuxième dossier était lié aux inquiétudes qu’ils se partageaient, à tel point que certains avaient même commencé à le dénigrer, l’accusant d’être plus tourné vers le terroir de sa belle famille où il se rend de temps en temps.

«Non», a-t-il répliqué, avant de fournir des raisons de l’absence de visite à ses frères, soeurs du Grand Kasaï. Il a rappelé qu’en accédant à la magistrature suprême, il a promis dans son serment de tout faire pour éradiquer l’insécurité qui sévit à l’Est du pays. A l’instar du clan, lorsqu’un membre est attaqué, c’est l’ensemble qui est préjudicié. D’où, il fallait commencer par s’impliquer pour mettre en place des mécanismes devant conduire au résultat.

Après ces explications visiblement tombées dans des bonnes oreilles, le Chef de l’Etat a demandé aux «Mbuji-Mayiens» de ne pas continuer à se lamenter, d’essuyer leurs larmes. Car, il est là et n’oublie pas leurs problèmes, notamment le dossier MIBA, la carence d’eau potable et d’électricité, le manque d’infrastructures de base, etc.

Concernant la MIBA, il leur a assuré que la société reprendra ses activités parce qu’elle conserve encore tout do, potentiel minier, en dépit des coups montés par des gens de mauvaise foi visant à tuer l’entreprise afin de condamner les Kasaïens à la misère.

«Mais, ne perdez pas l’espérance, car l’année prochaine sera consacrée à la réalisation de plusieurs projets».

Félix Tshisekedi a dit aux Mbuji-Mayiens qu’il savait que nombre d’entre eux se demandent pourquoi avoir attendu si longtemps à savoir trois ans après, pour lancer des projets en faveur du Grand Kasaï ?

Justification : on a perdu pratiquement deux ans avec la coalition qui naviguait à contre-courant en combattant tous les projets qu’il initiait pour le bien-être des Congolais. Il a fallu beaucoup de courage politique pour y mettre fin.

Aujourd’hui, grâce au gouvernement de l’Union Sacrée, lueur de la prospérité pointe déjà à l’horizon avec l’augmentation des recettes du trésor. Ce qui présage un avenir prometteur pour les Congolais.

Il a promis de mettre son séjour à profit pour entendre toutes les catégories de la population, les travailleurs de la MIBA et ceux d’autres services, les jeunes et vieux, les mamans en vue d’enregistrer leurs doléances. Car, il leur a apporté de bonnes nouvelles.

La communion était parfaite entre Tshisekedi et les Mbuji-Mayiens.

Dom Shambuyi. Le Phare

Masolo Na Député : Bombe ekweyi na Beni, Avion etuti mutu, Nini ekomeli Roger Lumbala ?

Masolo Na Député avec l’honorable député Eliezer Ntambwe. Sujet : Bombe ekweyi na Beni, Avion etuti mutu, Nini ekomeli Roger Lumbala ?

Entérinement du bureau de la Ceni : pari gagné pour l’Ass. Nationale

Ouverte le 15 septembre dernier, la session ordinaire de l’Assemblée nationale s’est clôturée le vendredi 24 décembre 2021. Le haut fait de cette session ordinaire reste l’entérinement des membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante (Ceni). C’est ce qu’a fait savoir, dans son allocution, Christophe Mboso, président de la chambre basse.

Christophe Mboso a épinglé, entre autres, 54 initiatives législatives dont 16 projets et 39 propositions de lois, 20 ont été examinées en plénières et envoyées en commissions, 17 adoptées, 6 en attente d’adoption en première lecture et 14 en cours d’examen ou d’analyse approfondie, en application de l’article 248 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

En effet, toutes les questions écrites jugées recevables ont été transmises aux membres du gouvernement concernés et des réponses y réservées envoyées à leurs initiateurs.

En ce qui concerne les questions orales avec ou sans débat, la crainte suscitée par le dépôt tardif des documents annexes du projet de loi de finances de l’exercice 2022, du projet de loi de finances rectificative de l’exercice 2021 et du projet de loi portant reddition des comptes de la loi de finances de l’exercice 2020 n’a pas permis de les aligner toutes.

Néanmoins quelques questions orales avec débat ont été programmées au cours de cette session, entre autres, celles adressées au VPM de l’Intérieur au sujet de la situation qui prévaut dans la province du Sankuru , au ministre de l’EPST au sujet de l’amélioration des conditions sociales des enseignants, et au ministre de l’ESU au sujet de la mesure fixant à 70% l’admission en faculté de médecine.

Session qui aurait dû se clôturer le 15 décembre, elle a été retardée en application de l’article 144, alinéa 3 de la Constitution en vue de permettre au gouvernement de faire face aux mesures dictées par l’état de siège et dont la prorogation a été autorisée 14 fois et la nécessité pour les deux chambres du Parlement d’adopter la loi des finances, pour l’exercice 2022, et pour l’Assemblée nationale de parachever le processus d’entérinement des membres de la Ceni.

Cette session, a-t-il dit, a été consacrée à l’exercice de la première mission du Parlement, à savoir légiférer sur les matières législatives inscrites au calendrier. En application des articles 144 de la Constitution et à la demande du Président de la République, Chef de l’Etat, les deux Chambres du parlement ont adopté à 12 reprises les lois portant autorisation de la prorogation de l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, au terme de l’ordonnance n°21/015 du 3 mai 2021, afin de permettre aux forces de défense et de sécurité de poursuivre les opérations militaires destinées à neutraliser les groupes armés et autres forces terroristes et d’assurer la sécurité des populations dans cette partie du territoire national.

Soutien aux FARDC recommandé

Saisissant toujours cette occasion. Christophe Mboso a invité solennellement le gouvernement, les populations, les leaders politiques ainsi que tous les élus à continuer à apporter leur soutien aux forces de défense et de sécurité engagées dans ces opérations.

L’examen des initiatives législatives touchant le social des Congolais ainsi que le respect des droits humains a fait le menu de cette session. C’est dans ce cadre que la Chambre basse a examiné et adopté la proposition de loi portant régime spécial de sécurité sociale des agents publics de l’Etat.

S’agissant du respect des engagements internationaux, en matière de respect des droits humains, les deux Chambres du parlement ont examiné et adopté la proposition de loi organique portant protection et promotion des droits des personnes vivant avec handicap.

L’Assemblée nationale a, dans le même registre, adopté le projet de loi autorisant l’adhésion de la RDC au Protocole à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, relatif aux droits des personnes handicapées, sans oublier la proposition de loi portant protection et promotion des droits des peuples autochtones pygmées. Avec toutes ces réalisations, Christophe Mboso s’est dit très satisfait du travail abattu par les députés.

Yves Kadima

Innoss’B – Mortel-06 (Clip Officiel)

Découvrez le nouveau clip de la chanson Mortel-06 d’Innoss’B.

CENI : la démarche de Mboso étant illégale, « Lamuka n’a envoyé aucun délégué » (Muzito et Fayulu)

Les élections de 2023 portent déjà les germes de contestation. L’installation de la centrale électorale au goût du pouvoir en place crédibilise la thèse de l’opposition sur la préparation de la fraude électorale par la famille politique de Félix Tshisekedi.

Une loi organique sur la CENI adoptée à l’Assemblée nationale sans tirer des leçons des erreurs observées lors de trois précédents cycles électoraux, la coalition Lamuka dirigée par Martin Fayulu et Adolphe Muzito, dénonce « l’obstination du régime Tshisekedi à priver le peuple congolais le pouvoir de se choisir librement ses dirigeants ».

Le forcing opéré par l’Union sacrée à l’Assemblée nationale avec l’entérinement, sans consensus, des animateurs de la CENI envenime la situation. Lamuka qui milite pour des élections libres, démocratiques et transparentes désapprouve la démarche « illégale » du bureau Mboso.

Dans un communiqué, Fayulu et Muzito soulignent qu’ils n’ont envoyé aucun délégué à la CENI. « Le présidium de la coalition Lamuka porte à la connaissance de l’opinion qu’aucun délégué d’un des partis membres de Lamuka n’est actuellement dans les organes de la CENI. Aucun parti membre de Lamuka n’a envoyé aucun délégué au bureau de l’Assemblée nationale pour y être entériné et envoyé à la CENI. Le présidium de Lamuka rappelle à ce sujet la teneur de sa lettre référencée Lamuka/AM/Coord./07/0001/2021 du 22 juillet 2021 adressée au président de l’Assemblée nationale dans laquelle Lamuka dénonçait la voie inacceptable du dickat et du débauchage choisie par le pouvoir en place », ont-ils écrit.

Par conséquent, Lamuka prévient que toute désignation d’un membre de ses partis affiliés serait « nul et de nul effet, n’engagerait pas Lamuka et exposerait tout usurpateur à des poursuites judiciaires ». Pour l’ECiDé et le Nouvel Elan, le consensus politique est impératif avant la désignation des membres de la CENI. « Ce consensus doit porter sur toutes les réformes électorales nécessaires en vue de l’organisation des élections impartiales, crédibles et apaisées », a fait remarquer le duo Fayulu-Muzito.

Fidèles à leurs convictions, les membres du présidium de cette famille politique soulignent que « Blaise Monizi et Fabrice Puela, ayant adhéré à l’Union sacrée de la nation, ne sont plus de ce fait membres de Lamuka ».

Reagan Ndota
Ouragan

Koffi Olomide face à Ado Yuhe : Coup sur coup, des révélations choc

Ado Yuhe reçoit l’artiste musicien Koffi Olomide, patron du groupe Quartier Latin : Coup sur coup, des révélations choc. Regardez

En séjour à Goma, le Président uruguayen va fêter avec les Casques bleus originaires de son pays

Le Président uruguayen, Luis Alberto Lacalle Pou, est arrivé à Goma dans la province du Nord-Kivu où il va fêter Noël ensemble avec les Casques bleus de la MONUSCO originaires de l’Uruguay.

Il sied de noter que le Conseil de sécurité de l’ONU a prolongé d’un an le mandant de la MONUSCO sur le sol de la RD-Congo. Les opérations de maintien de la paix continueront à patrouiller au pays de Tshisekedi. Lundi 20 décembre, le Conseil onusien de sécurité a toutefois demandé à ce qu’elles se concentrent davantage sur le Nord-Est du pays, et qu’elles multiplient les engagements conjoints avec les forces congolaises.

Opinion-info

Affaire Olivier Mpunga : les larmes de la famille après le film des tortures

Pour élucider toutes les zones d’ombre dans l’affaire des tortures cruelles auxquelles a été soumis Olivier Mpunga, fils unique de sa mère, la Cour militaire de la Gombe a poursuivi hier jeudi 23 décembre 2021, l’instruction de ce procès médiatisé à souhait. De l’ambiance qui a régné toute la journée d’hier, l’on peut retenir des sueurs froides pour les prévenus, l’émotion vive pour les personnes venues assister à l’audience, ainsi que des pleurs pour les membres de famille de la victime présents dans le prétoire de la Haute Cour Militaire.

Qui pouvait résister aux cruelles scènes de tortures montrant le prévenu Mpunga qui, arrivé à la police avec une tenue décente, un t-shirt de couleur jaune et un pantalon jeans bleu délavé, est passé par plusieurs séances de tortures d’une cruauté insupportable, avant de se retrouver dévêtu comme un vulgaire criminel ? Debout pendant un interrogatoire musclé, le jeune homme avait les deux bras étirés vers la colonne vertébrale. Et malgré ses supplications alternant avec tout ce qu’il connait de cette affaire de voiture de Marcel Ikamba, il recevait par la suite de violents coups de poings au visage, sur la poitrine et des coups de pieds aux jambes. Sa version des faits ne semblait pas satisfaire ses bourreaux à qui les membres de la composition ont rappelé la loi sur l’abolition de la torture. Et surtout aux officiers de la police censés respecter toutes les lois du pays.

Avec désinvolture, l’un des policiers dira sans ambages que l’OPJ Nzita leur avait ordonné de «grimacer» le prévenu pour qu’il avoue ses torts. Pour des grimaces, il s’agissait plutôt de traitements cruels et dégradants ayant entrainé mort d’homme. Les autres images ayant défilé par vidéo-projection sur un mur de la salle d’audience, montraient Olivier Mpunga étalé sur le sol, sur le côté gauche, bras et pieds ligotés, pendant que ses tortionnaires usaient d’une brutalité bestiale. L’un lui administrait des coups de bâtons aux pieds. Et pour faire davantage mal, l’autre bourreau broyait les membres inférieurs de leur victime qui a pleuré sans susciter la pitié des policiers.

Chagrinés par autant de scènes de tortures dignes de gêoles de prisons staliniennes et ne pouvant supporter la douleur, des membres de famille d’Olivier Mpunga ont sangloté et pour ne pas indisposer les autres personnes dans le prétoire, sont allés se réconforter dehors. On a entendu dès cet instant un message fuser dans la salle : « Qu’ils meurent en prison ! ». Cette invitation adressée aux membres de la Cour Militaire a été réitérée plus tard par les avocats de la partie civile qui, par leurs questions posées aux prévenus, ont apporté de l’eau aux moulins des juges de la Cour.

Un film d’horreur que les membres de famille de Mpunga n’ont pas pu supporter

L’instruction préliminaire a débouché ensuite sur les méthodes pratiquées dans cette unité de la police. Si le commissaire divisionnaire Awashango, responsable, a parlé de l’organisation ordinaire et du fonctionnement normal de ses services, ses collaborateurs, actuellement entendus à la Cour militaire, ont épinglé quelques dysfonctionnements allant de l’exécution de certaines plaintes sans respecter la procédure légale. Des plaintes reçues au téléphone non consignées dans le cahier du courrier, des prévenus écroués à l’amigo sans aucune trace dans le registre d’écrous, et des ordres qui venaient des officiers supérieurs que les hommes de troupes bafouaient.

Olivier Mpunga se serait-il suicidé par pendaison ? Cette thèse, soutenue par la défense, ne tenait pas la route à la lumière de tortures cruelles inhumaines et dégradantes subies. Et quand l’affaire a éclaté, Marcel Ikamba informé, les responsables de la police alertés, les autorités judiciaires mises au parfum de ce crime, le commissaire divisionnaire Awashango, très en colère, a ordonné que tous les policiers, cadres et agents, impliqués dans la mort de ce jeune homme, soient consignés au bureau. Pas d’entrée ni de sortie. Comme la panique avait gagné toute cette unité, les uns et les autres ont déserté les bureaux, aussitôt que la Police technique et scientifique a terminé son travail. Dans le souci de poursuivre ses enquêtes, le magistrat instructeur a ordonné la levée du corps d’Olivier Mpunga pour la morgue de l’Hôpital général de référence de Kinshasa, en requérant le médecin-légiste pour déterminer les causes exactes de la mort de la victime.

La Cour militaire s’est intéressée également au rôle de chaque bourreau d’Olivier Mpunga. L’OPJ Nzita qui a donné l’ordre de torturer ou de grimacer la victime, selon sa propre expression, a balbutié pour dire qu’il n’était pas là et ignore les tortionnaires. Pourtant, une partie de tortures s’est déroulée dans son bureau qu’il n’a pas nié. «Quand on m’a apporté le prévenu ligoté», a-t-il fait savoir avant de s’innocenter en ordonnant qu’on le libère. Dans cette volonté de faire davantage mal à la victime et justifier probablement la « prime » reçue du plaignant, les scènes de tortures ont été filmées à l’aide d’un téléphone et les images balancées dans les réseaux sociaux.

Et c’est grâce aux arrêts sur image que les visages de tortionnaires ont été identifiés et les bourreaux reconnus. Une question embarrassante a été posée aux prévenus, celle de savoir qui sont les deux policiers parmi les auteurs de tortures. Etant donné que les prévenus ne les ont pas reconnus, la Cour militaire ne s’est pas expliqué comment dans un service de renseignements, l’on pouvait recevoir des personnes extérieures au service sans les ficher. Et comment ont-ils pu faire partie des tortionnaires à la police ? Parmi ces deux intrus, n’y aurait-il pas eu le policier garde du corps du plaignant Marcel Ikamba ?

Quant aux relations qui existent entre le fameux Marcel Ikamba et les cadres de cette unité de la police, l’audition des prévenus a révélé tour à tour qu’il avait été arrêté à l’époque pour une affaire de faux documents de voyage. Libéré, il est devenu ami à certains officiers de cette unité. D’où ce lien particulier qui a abouti à une plainte contre Olivier Mpunga pour vente d’une voiture que l’on a retrouvée peu après à Kimpwanza à la place dénommée « Mombonda ya Gecamines.

On a également entendu qu’un élément de la Légion nationale d’intervention, arrêté pour violation des consignes et consommation de chanvre, a été libéré quand s’est ébruitée l’affaire de la découverte d’un cas de suicide par pendaison au cachot de la police. Il en est de même des bulletins de service qui ne sont établis que pour des cas particuliers, alors que généralement certaines missions se déroulent de manière informelle.

Aujourd’hui, la Cour militaire de la Gombe poursuit l’instruction de cette affaire qui chemine lentement et sûrement vers l’audience tant attendue, celle du réquisitoire et des plaidoiries des avocats.

Le Phare

Boketshu Wa Yambo lance un message fort au peuple congolais

VIDEO. Le combattant de la diaspora congolaise, Boketshu Wa Yambo a lancé un message fort au peuple congolais.

Fatshi en Père Noël au Kasaï

Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, visite pour la toute première fois depuis son avènement à la tête du pays, sa province d’origine, le Kasaï Oriental, ce vendredi 24 décembre. Selon des sources qualifiées, Fatshi devra rester sur le sol de ses aïeux pour y passer Noël, fête de la Nativité.

C’est en véritable Père Noël que le Président de la République est attendu « chez lui » au Kasaï Oriental, qui manque un peu de tout. L’eau courante et l’électricité sont devenues des denrées rares.

Dans l’espace Grand Kasaï dans son ensemble, et plus particulièrement Mbuji-Mayi, les attentes de la population sont énormes. L’amélioration du quotidien des habitants de la capitale mondiale du diamant industriel est l’une des principales revendications. Et dans cette partie du pays, cela passe par la relance des activités de la Minière de Bakwanga, MIBA.

Selon des sources à Mbuji-Mayi, le redressement de cette entreprise du Portefeuille mettrait un terme à l’exode des populations, vidant par ricochet la ville de la main d’œuvre.

Pour nombre de ressortissants de la province du Kasaï Oriental, la venue du Président Félix Tshisekedi constitue une solution pour la relance effective de la Miba dans la mesure où il va palper les problèmes réels de cette entreprise. Cette relance suppose la dotation des moyens financiers, matériels et humains.

Il faut rappeler que les difficultés d’exploitation de la MIBA ont commencé vers 2008. Cette entreprise qui employait plus de 5.000 personnes, compterait actuellement moins de 2000…

Ce n’est pas tout. La santé, l’éducation et l’assainissement posent également problème.

Didier KEBONGO
Forum des as