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La PNC signe un pacte de coopération avec la police rwandaise pour lutter contre les crimes transfrontaliers

La police nationale rwandaise (RNP) et la police nationale congolaise (PNC) ont signé lundi 13 décembre un protocole d’accord pour officialiser la coopération bilatérale transfrontalière dans diverses questions urgentes de maintien de l’ordre.

Le pacte de coopération a été signé à Kigali au siège général de la police nationale rwandaise à Kacyiru entre le commissaire général Dieudonné Amuli Bahigwa et et son homologue rwandais, l’inspecteur général de police (IGP) Dan Munyuza.

Selon le compte rendu de la police rwandaise, le protocole d’accord oblige les deux institutions de police à unir leurs efforts contre la criminalité transnationale organisée et le terrorisme ; contrebande et trafic de stupéfiants et de substances psychotropes ainsi que de leurs précurseurs; la contrefaçon de monnaie et la prolifération des armes légères et de petit calibre.

D’autres domaines de partenariat incluent l’expertise et le partage de renseignements, la conduite d’opérations conjointes ou simultanées, la lutte contre la cybercriminalité, la traite des êtres humains, le trafic d’organes et la fraude documentaire.

S’exprimant lors de la réunion bilatérale l’inspecteur général de la police rwandaise, Munyuza a déclaré que la visite est une étape importante dans le renforcement de la coopération en matière de sécurité entre le Rwanda et la RDC.

« Nos deux pays ne sont pas seulement voisins, mais aussi frères. Notre région continue de faire face à un certain nombre de problèmes de sécurité, notamment les djihadistes islamiques, le terrorisme, le trafic de drogue et la contrebande, ce qui nous oblige à établir une coopération solide et à unir nos efforts pour lutter contre les crimes organisés, transfrontaliers et transnationaux qui menacent notre région », a dit le patron de la police rwandaise.

A l’en croire, il est de la responsabilité première des institutions policières de travailler en étroite collaboration pour assurer la sûreté et la sécurité des personnes et ouvrir la voie au développement durable de leurs sociétés respectives.

« Nous devons créer des canaux pratiques de partage d’informations et de renseignements sur les crimes, mener des opérations conjointes contre les criminels et former conjointement pour faire face aux menaces de sécurité et aux crimes transnationaux toujours croissants. Cette visite fournit donc une autre plate-forme pour discuter en détail des problèmes affectant la sécurité dans nos deux pays et de la meilleure façon de travailler ensemble pour y faire face », a-t-il ajouté

Concernant le protocole d’accord signé, IGP de la police rwandaise a soutenu qu’il y avait une intention partagée d’explorer des arrangements plus formels afin de renforcer davantage la coopération entre les deux institutions de police.

Auprès du commissaire général de la PNC Amuli Bahigwa, le président actuel de l’organe de police régional—EAPCCO—, la police rwandaise a réitéré l’engagement du Rwanda à travailler avec la police de la RDC et d’autres institutions policières régionales pour établir une unité opérationnelle conjointe à Goma afin de collecter des informations sur les activités terroristes dans la région.

De son côté, le patron de la police congolaise a noté que de telles initiatives de partenariat transfrontalier fournissent une plate-forme pour assurer collectivement la stabilité dans la région des Grands Lacs.

Il a aussi ajouté que l’accord de coopération signé aura un impact sur la lutte contre les crimes transfrontaliers auxquels les deux pays sont confrontés.

« Le protocole d’accord aura un impact sur la coopération réussie de nos deux institutions policières dans la lutte contre les crimes transfrontaliers et transnationaux. De nos jours, il est essentiel que les institutions policières travaillent en étroite collaboration pour être en mesure de faire face aux menaces de sécurité émergentes de manière collective et efficace », a déclaré le Général Bahigwa.

Carmel NDEO
Politico

Visite : Ebakata chez Mike La Duchesse

L’actrice comédienne Ebakata a rendu visite à son collègue Mike La Duchesse à Kinshasa.

Sénat : Matata Ponyo annonce avoir recouvré ses immunités et ses libertés des mouvements depuis le 2 octobre 2021

Il a une fois de plus évoqué l’affaire de ses immunités parlementaires lors de la plénière de ce lundi 13 décembre 2021.

Dans intervention, le sénateur Matata Ponyo a annoncé à l’auditoire qu’il a déjà recouvré formellement ses immunités parlementaires levées par le bureau du Sénat sur demande du procureur général près la Cour constitutionnelle dans l’affaire des biens zaïrianisés.
Selon lui, ceci entraîne aussi la liberté des mouvements.

Toutes les motivations de cet ancien premier ministre sont fondées sur le fait que la Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo s’était déclarée incompétente pour le juger.

« J’informe le président du Sénat et les honorables collègues sénateurs que j’ai déjà formellement recouvré mes immunités depuis le 2 octobre 2021, date à laquelle l’arrêt RP 0001 de la Cour constitutionnelle a été dûment notifié au Sénat. Le rétablissement de mes immunités découlant immédiatement de cet arrêt de la Cour constitutionnelle implique le rétablissement automatique de mes libertés des mouvements conformément à l’article 109, alinéa 1 de la Constitution« , lit-on son discours

Il soutient qu’aucune juridiction n’est légalement habilitée à juger un ancien premier ministre.

« Cet arrêt de la cour entraîne par la même occasion celle du Parquet général près la Cour constitutionnelle à pouvoir poser des actes des poursuites contre moi et n’offre aucune possibilité à ce dernier à poser encore un acte légal concernant un ancien premier ministre que je suis, y compris sur le dossier des biens zaïrianisés. Comment le président du Sénat peut-il encore attendre la note de clôture du dossier d’un parquet général réputé incompétent pour le traiter et qui a été débouté par la Cour constitutionnelle pour violation des lois du pays ?« , s’est interrogé Matata Ponyo.

Lors de la plénière précédente , la tension était montée d’un cran entre Matata et Bahati. Alors que le premier réclamer de recouvrer ses immunités et liberté de mouvement mais aussi la complicité entre le bureau du sénat et la justice pour son arrestation, l’autre par contre, insisté sur le fait que les affaires Bukanga-lonzo et Zaïrianisation ne sont pas encore classées et pour ce faire Mapon doit être fixé sur son sort avec d’avoir à nouveau ses immunités.

Cas-Info

Boketshu Wa Yambo ne lâche plus Fabregas

Le combattant de la diaspora congolaise Boketshu Wa Yambo ne veut plus lâcher l’artiste musicien Fabregas Le Métis Noir.

Koffi Olomide : « J’ai été innocenté, mon honneur a été rétabli »

« J’ai été relaxé des chefs d’accusation de viol, harcèlement sexuel sur mineures etc, c’est-à-dire innocenté. Mon honneur a été rétabli », se réjouit, sur TOP CONGO FM, l’artiste musicien Koffi Olomide.

« Je n’ai jamais violé. Je suis libre de mes mouvements. Je suis un homme heureux », jubile-t-il.

« Ces filles, on leur demande, combien de fois Koffi couchait avec vous, chacune d’elles disent 4 à 5 fois par semaine. Si elles sont 5, ça fait 20 fois par semaine », tente de s’imaginer le patron de l’orchestre Quartier latin.

« C’est-à-dire, je fais l’amour 3 fois par semaine à 3 filles différentes. Donc, je n’ai rien d’autre à faire. Et puis, ces filles n’avaient jamais de règles. Ce qui fait 80 fois par mois. Donc, je leur aurais fait l’amour 80 fois par mois ».

Déçu de celles qui ne l’ont accusé que pour avoir des papiers d’identité en France, il rappelle être « un homme marié. Je travaille, je fais le shopping, j’ai mes amis ».

18 mois avec sursis pour séquestration

« J’ai 18 mois de prison avec sursis » pour séquestration, alors qu’au premier degré, il avait été condamné à 2 ans avec sursis.

« On m’a condamné parce que j’ai eu le contrôle sur mes musiciens (pour qu’ils ne fuient pas), un peu comme ce qui s’est passé avec Fabregas (dont tous les musiciens ont fui en France avant même le concert) en moins d’une semaine. Je parie qu’elles vont inventer des histoires contre Fabregas pour avoir des papiers ».

Annonçant une conférence de presse, Koffi Olomide « dit aux jaloux et à tous ceux qui veulent la fin de ma carrière d’attendre encore un peu ».

Ce verdict de la Cour d’appel de Versailles est tombée, alors que le parquet général avait requis 8 ans de prison.

Barick Bwematelwa
Top Congo

Éveil Patriotique : Fatshi déclare le changement dans le social des congolais en 2022

Éveil Patriotique : Le président de la République Félix Tshisekedi déclare le changement dans le social des congolais en 2022.

Tshisekedi évalue à 4,5 milliards USD les recettes extérieures mobilisées en 2021

Pour le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi qui prononçait son discours lundi 13 décembre 2021 sur l’état de la nation devant les deux chambres du Parlement réunies en congrès, l’année 2021 a été marquée par une mobilisation accrue des recettes extérieures.

Au total a-t-il dit, 4,5 milliards de dollars américains ont été mobilisés auprès des partenaires extérieurs, ce qui représente des records jamais atteints dans l’histoire récente de la RDC.

A en croire le chef de l’État Félix Tshisekedi, ces résultats sont consécutifs à une intense activité diplomatique.
Dans le même ordre d’idées, il a rappelé la reprise de la coopération avec le Fonds Monétaire International (FMI), laquelle a permis au Gouvernement de la République, de bénéficier de plusieurs appuis budgétaires.

Il s’agit d’abord a expliqué le chef de l’État, de la signature d’un accord pour 732 millions de dollars américains dans le cadre de la Facilité élargie au crédit (FEC) ayant permis le relèvement des ressources des réserves internationales, avant que les deux parties ne puissent conclure ensuite, un accord triennal de 1,5 milliards de dollars américains, en vue de soutenir le maintien du cadre macroéconomique ou encore l’économie durable.
Pour toutes ces raisons, le président de la République a indiqué qu’il faudrait poursuivre avec les réformes, en vue de l’amélioration de la mobilisation des recettes publiques et l’élargissement d’assiettes fiscales.

S’agissant de l’exercice budgétaire 2021, le chef de l’État a salué l’exploit historique avec la mobilisation de 2 milliards USD de recettes additionnelles. Le Produit intérieur brut (PIB) étant situé à 5,6% contre les récentes projections du FMI autour de 6,4%.

Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a en outre expliqué qu’au cours de l’exercice budgétaire 2021, les principales sources des recettes publiques sont notamment liées à la performance du secteur industriel, de transports, de la communication et du commerce.

José Wakadila
Media Congo Press

Congo Hold Up : En quoi est-ce que Joseph Kabila est impliqué ? Jean-Jacques Lumumba explique

Congo Hold Up : En quoi est-ce que l’ancien président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange est impliqué ? Jean-Jacques Lumumba explique. Suivez!

A son tour, Martin Fayulu annonce qu’il prononcera son discours à la Nation et demande à la RTNC d’être également prête

Martin Fayulu Madidi a annoncé qu’il va prononcer son discours à la Nation d’ici le 30 décembre.

Cette annonce est faite par l’un des responsables du service de communication ce mardi 14 décembre 2021 à AFRICA24SUR24.NET sans y donner beaucoup des précisions sur la date .

« Le président élu Martin Fayulu va s’adresser bientôt à la population. Nous demandons à tous les médias dont notre télévision publique RTNC d’être prêts pour cette grande adresse. Ça sera certainement d’ici le 30 décembre » a-t-il confié à notre rédaction.

A en croire le service de communication de l’ancien candidat à la présidentielle de 2018, Martin Fayulu va passer en revue la situation politique actuelle que traverse la République Démocratique du Congo.

En outre, la même source rapporte que Martin Fayulu va éclairer l’opinion sur les nombreux enjeux auxquels est confronté le pays ainsi que l’urgence pour le peuple de demeurer éveillé et alerte face à ce qu’il qualifie de théâtralisation de la vie politique.

Son adresse va intervenir après celle du président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo devant les deux chambres réunies en congrès .

Abed Masiri
Africa 24 sur 24

Masolo Na Député : Discours de Fatshi, Poisson epoli na Namibie ?

Masolo Na Député avec l’honorable député Eliezer Ntambwe. Sujet : Discours de Fatshi, Poisson epoli na Namibie ?

Mazembe : la cinglante mise en garde de Franck Dumas à Mputu

Depuis samedi, les Corbeaux sont sur un petit nuage. Vainqueur du Derby Lushois, 2-1 contre Lupopo, disputé à Kinshasa, les Badianguenas savourent à petite gorgée leur succès. Si l’ambiance de fête domaine, une déclaration de Franck Dumas, sur Trésor Mputu, après la rencontre est passée presqu’inaperçue.

Interrogé par les journalistes à l’issue du match, le technicien français a salué la performance de ses joueurs, auteurs selon lui d’un match de haut niveau, demandant à la presse « n’enlevez rien aux joueurs ». A propos de son numéro 8, Dumas n’y est pourtant pas allé de main morte.

Pour lui, Mputu n’est pas au niveau malgré sa titularisation et sa passe décisive (pour Kévine Mondeko à la 31e sur l’ouverture du score) au Stade des Martyrs. « C’est un peu compliqué parce que Trésor [Mputu] a un énorme retard sur le niveau physique. Bon, on l’a vu sur le coup de pied arrêté mais dans le jeu c’est compliqué, » a d’abord commenté Dumas.

Il a ensuite passé un message clair à la légende du TPM. « Maintenant, il est dans le groupe et j’espère qu’il a compris ce qu’il devait faire pour continuer à jouer avec l’équipe et avec moi. »

Et au technicien de préciser que « c’est tout ce que j’attends de lui, qu’il soit professionnel du lundi au dimanche. Si ça se passe comme ça, ça se passera bien. »

Titulaire pour la première première sous l’ère Dumas, Mputu sait, après cette cinglante mise en garde, que sa place n’est pas gagnée d’avance. Il faudra que le natif de Kinshasa se batte pour entrer dans le plan de Franck Dumas, ce qui est loin d’être le cas pour le moment.

Iragi Elisha
Footrdc

Michel Bakenda à Papy Mboma : « Je vous présente ma fiancée dans 10 jours »

B-one Music : Papy Mboma reçoit le frère Michel Bakenda. « Je vous présente ma fiancée dans 10 jours » dixit l’homme de Dieu.

Koffi Olomide a été relaxé lundi en appel. Ses musiciens et Ken Mpiana fêtent dans sa résidence

L’artiste musicien Koffi Olomide a été relaxé ce lundi en appel. Ses musiciens du Quartier Latin et Ken Mpiana fêtent dans sa résidence.

Micho Bozo rend visite à Mike La Duchesse

L’artiste comédien Micho Bozo a rendu visite à son collègue Mike La Duchesse à Kinshasa.

Que veut l’Ouganda au Congo ?

Dans son discours à la nation, lundi, Félix Tshisekedi s’est engagé à veiller à ce que l’armée ougandaise, qui a débuté le 30 novembre une intervention en territoire congolais, ne reste dans le pays que le temps nécessaire à la lutte contre les rebelles ADF. L’armée ougandaise, elle, se refuse à fixer une limite à sa présence. De quoi réveiller toutes les suspicions congolaises à l’encontre de l’encombrant voisin – qui doit payer des millions de dollars de dédommagements à Kinshasa.

Implantées depuis la fin du siècle dernier à l’est du Congo (Nord-Kivu et Ituri), les ADF (Allied Democratic Forces) y avaient trouvé refuge pour mener des attaques contre des cibles en Ouganda. Le groupe armé avait ensuite été sévèrement affaibli par l’armée ougandaise qui occupa cette région du Congo, frontalière avec l’Ouganda, jusqu’en 2003. Les Ougandais repartis, les ADF étaient restées une force dormante dans cette zone de forêt congolaise, s’y mariant et y commettant relativement peu de méfaits jusqu’en 2013.

Massacres et Etat islamique

Cette année-là, on avait assisté à une recrudescence des massacres et attaques qui leur étaient attribués, avec une affirmation plus forte du caractère musulman du groupe armé, suivi par son ralliement à l’Etat islamique, qui a décrété que le groupe armé des forêts congolaise était sa « province centre-africaine ». Des études indiquent qu’une partie des violences attribuées aux ADF ont été organisées par des militaires congolais; d’autres que des Somaliens, Congolais, Burundais, Pakistanais, etc… se sont joints aux Ougandais initiaux au sein du groupe terroriste.

Le 6 mai dernier, le président Tshisekedi avait décrété l’Etat d’urgence en Ituri et au Nord-Kivu. Sans y améliorer la situation sécuritaire, malgré son affirmation de lundi que « les lignes ont bougé ». Le chef d’Etat a décidé d’accepter la demande ougandaise d’intervention militaire dans la zone servant de refuge aux ADF pour « mutualiser les efforts » des deux pays, a-t-il dit. Début novembre, plusieurs attentats en Ouganda avaient été attribués aux ADF par Kampala – une bonne raison de frapper un grand coup au Congo, selon le régime Museveni.

Opération ou pas opération?

Le 29 novembre, le ministre congolais de l’Information, Patrick Muyaya, niait encore toute opération militaire ougandaise au Congo, contrairement à ce qu’affirmaient les réseaux sociaux. Le 30 novembre, cependant, il fallut bien admettre que l’artillerie et l’aviation ougandaises bombardaient une portion de territoire congolais. Et le 1er décembre, de nombreuses vidéos circulaient sur les réseaux sociaux montrant l’entrée de chars et de fantassins ougandais en territoire congolais.

Les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat à Kinshasa assurèrent que cela se faisait à la demande du parlement congolais, mais le député du Nord-Kivu Juvénal Munubo a indiqué qu’il n’en était rien. Il n’y a pas eu de débat comme le veut la Constitution. « Notre Parlement dûment informé, je veillerai à limiter au temps strictement nécessaire à ces opérations, la présence de l’armée ougandaise sur notre sol », a assuré lundi Félix Tshisekedi. L’armée ougandaise, elle, ne peut fixer de date pour son départ.

L’Ouganda se méfie de la Monusco

Ce qui ne manque pas d’alarmer la population locale. Si celle-ci voit avec soulagement l’armée congolaise recevoir l’appoint du pays voisin pour combattre les ADF – à qui des milliers de morts en 8 ans sont attribués – elle se souvient, comme de nombreux Congolais, des méfaits de l’occupation ougandaise (1998-2003).

Le 7 décembre, l’armée congolaise et la Monusco (Mission de l’Onu pour la stabilisation du Congo – 16 000 hommes) signaient une directive pour préciser dans quels domaines les casques bleus poursuivraient leur aide aux militaires congolais, la force onusienne ne pouvant aider une armée étrangère simplement parce qu’elle collabore avec l’armée congolaise.

C’est piquant car, comme le relève un observateur en poste depuis longtemps au Congo, « la Monuc, devenue Monusco, a été initialement déployée au Congo pour observer le retrait des armées étrangères présentes dans ce pays, dont l’armée ougandaise. C’est donc dans l’ADN de la mission onusienne et cela gêne Kampala, qui a un lourd passif au Congo ». Autant dire que les rapports de l’armée ougandaise avec la Monusco sont aigres et que celle-ci est déjà accusée de faire obstruction aux preux Ougandais volant au secours de leurs voisins!

Combien de milliards doit Kampala à Kinshasa?

Cette opération armée ougandaise survient cependant alors qu’on attend toujours que la Cour internationale de Justice de La Haye (CIJ) fixe le montant des indemnités que doit payer l’Ouganda au Congo en dédommagement de l’occupation, du pillage – dans lequel était notoirement impliqué le jeune frère du président Museveni, Salim Saleh – et des exactions commis jusqu’en 2003.

La CIJ avait condamné Kampala à indemniser Kinshasa en 2005; les deux pays devaient fixer le montant d’un commun accord mais n’y sont pas parvenus. Le 16 janvier 2020, le procureur général ougandais, William Byaruhanga, avait déclaré devant une commission parlementaire de son pays que le Congo réclamait « 23 milliards de dollars » et que Kampala avait proposé « 150 millions de dollars », ajoutant que l’Ouganda « risquait gros » si l’affaire revenait devant la CIJ, faute d’entente.

C’est pourtant ce est arrivé, en avril 2021. William Byaruhanga, devenu entretemps ministre de la Justice, y a plaidé que les exigences congolaises – elles seraient de 13,5 milliards de dollars, selon lui – étaient « infondées et extrêmement excessives ». La CIJ doit trancher à une date non déterminée.

Que veut réellement l’Ouganda?

Difficile de croire que Kampala n’y pense pas en accourant « au secours » de son voisin. D’autant que si les autorités ougandaises justifient l’opération en cours par les attentats sur leur territoire début novembre, on se rappelle qu’en mai dernier, déjà, une délégation ougandaise avait débarqué à Beni (Nord-Kivu) pour y mettre en place un centre de coordination des opérations congolaises et ougandaises contre les ADF, délégation conduite par rien moins que le commandant en chef de l’armée, le général David Muhoozi Rubakuba, signe de l’importance du Congo aux yeux de Kampala.

Et que voit-on, depuis l’entrée fracassante de l’armée de Kampala au Congo au début de ce mois? On ne voit plus d’offensive: les militaires ougandais s’installent et ont commencé… à refaire des routes, pour faciliter leurs opérations, indiquent-ils. On se rappelle qu’en 2020, à l’issue d’une visite de Félix Tshisekedi à son homologue Museveni, les deux hommes avaient annoncé trois projets de route reliant les deux pays, « pour faciliter le commerce ».

Marie-France Cros
La libre Afrique

Boketshu et Esso ont aidé les musiciens de Fabregas à prendre fuite après le concert

Les combattants de la diaspora congolaise Boketshu Wa Yambo et Commandant Esso ont aidé les musiciens de l’artiste Fabregas le Métis Noir à prendre fuite après leur concert à Lyon ?