En République démocratique du Congo, l’assemblée nationale a depuis le Week-end dernier entériné le rapport de la commission paritaire chargée d’examiner les dossiers des candidats au nouveau bureau de la Commission Électorale Nationale Indépendante.
Après cet entérinement non consensuel, la place est maintenant réservée au Chef de l’État, Félix Tshisekedi, pour une ordonnance d’investiture de Denis Kadima et toute sa nouvelle équipe.
Cependant, Félix Tshisekedi se retrouve entre le marteau et l’enclume, l’empêchant de prendre une décision sans que cette nomination ait fait objet d’un consensus entre les parties prenantes au processus de désignation des animateurs de cette institution d’appuie à la démocratie.
Le chantre de l’État de droit est ainsi rattrapé par les anciens démons du cas Ronsard Malonda, où il avait exigé de l’assemblée nationale dirigée à l’époque par Jeanine Mabunda, les preuves de signatures des PV des désignations par les églises catholique et l’ECC.
Comme à l’époque de Ronsard Malonda, la CENCO et l’ECC n’ont pas été d’accord avec la désignation de Denis Kadima qu’elles accusent d’être proche du pouvoir en place, et dont la candidature a été entachée de plusieurs irrégularités, dont les menaces et la corruption.
Félix Tshisekedi est maintenant pris par son propre piège, car il lui sera très difficile et compliqué d’investir Kadima désigné dans les mêmes conditions que Malonda qu’il avait refusé.
Dans la classe politique, le FCC, la coalition Lamuka et l’Ensemble pour la République de Moïse Katumbi ont rejeté l’enterinement de Denis Kadima, car pour eux le consensus n’a pas été respecté, et appelle à la mobilisation du peuple congolais « face à cette dictature que veut instaurée l’actuel régime. »
Le Président de l’Ecide, Martin Fayulu, bien que se faisant passer pour le dauphin d’Étienne Tshisekedi ou encore son fils idéologique et politique, a été incapable d’instruire ses partisans sur les notions de bonne conduite dans la lutte pacifique que mène le parti de « l’opposant historique» depuis plusieurs décennies.
Animé par l’ADN rétrograde d’une meute en furie prête à tout détruire, Martin Fayulu a assisté impuissant devant une prise à partie du monument de feu Étienne Tshisekedi par ses partisans profitant de leur passage à la 10e rue pour jeter des projectiles et des déchets sur le buste du fondateur de l’UDPS d’heureuse mémoire, comme si la fameuse dépolitisation de la CENI qu’ils réclament avait une quelconque ramification avec ce statut.
À en croire certains observateurs, la note de la marche de ce jour devient trop salée à cause de cette bavure, une de plus dans le cursus du Président de l’Ecide.
De sources crédibles indiquent que le plan concocté visait l’attaque de la permanence de l’UDPS après un affrontement planifié entre partisans de l’honorable Martin Fayulu et les militants de l’UDPS.
Heureusement que le Secrétaire Général du Parti présidentiel, Augustin Kabuya, avait pris des précautions pour éviter des possibles altercations entre les marcheurs et les combattants de l’UDPS, demandant à ces derniers de ne pas rester devant la permanence pendant que les marcheurs seraient de passage à la onzième rue Limete. Sans doute, estime-t-on, des scènes de violences sans précédent auraient émaillé cette fameuse marche.
Interrogé à ce sujet par nos confrères de liberteplus.net, le Secrétaire Général se dit heureux d’avoir déjoué ce plan.
« Je rappelle ici, affirme le Muana Bute du Chef de l’État, que nous avons fait 37 ans dans l’opposition. Et, ce n’est pas à un vieux singe qu’on apprend à faire des grimaces. Nous connaissons comment on pousse un régime à la faute. C’est tout à fait logique qu’on parvienne à étouffer ce plan machiavélique dans l’œuf».
«Fayulu a manqué ce jour de faire usage de certaines notions élémentaires apprises quand il était encore en formation chez nous à l’UDPS», a renchérit le numéro 2 de l’UDPS.
Il sied de noter que le Secrétaire Général de l’UDPS a visité, vers 18h00′, quelques combattants de son parti internés dans un centre hospitalier de la place après avoir été victimes de l’agression de la part des partisans de Martin Fayulu dans certains coins de la commune de Limete, notamment à la 16 ème rue, 7 ème rue. Il a pris toutes les dispositions pour que ces derniers reçoivent des soins appropriés. Est-ce que peut
On n’est pas loin de voir la suspension, si pas la suppression du prélèvement des frais liés au Registre d’appareils Mobiles (RAM). Le dossier est en préparation et il sera soumis aux délibérations du prochain Conseil des ministres.
Le prélèvement des frais liés au RAM a fait l’unanimité dans sa contestation au sein de l’opinion publique. Le gouvernement de la République n’en a pas fait la sourde oreille.
La question a été évoquée lors de la 24ème réunion du Conseil des ministres du gouvernement, présidée par visioconférence par le chef de l’Etat Félix Tshisekedi.
Selon le Porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, c’est en complément à la communication du Président de la République que le Premier ministre Sama Lukonde a abordé ce sujet qui a fait l’objet d’une question orale avec débat adressée au ministre des Postes, Télécommunications et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (PT-NTIC).
Informant le conseil des ministres sur le rapport écrit du ministre ainsi que les recommandations des députés nationaux sur cette question, Sama Lukonde a rassuré le Conseil que le gouvernement a bien capté le message de la population et qu’il s’attèle à donner des réponses appropriées. Le dossier est en préparation et il sera soumis aux délibérations du prochain Conseil des ministres.
Les deux leaders du présidium de la coalition Lamuka viennent de rejoindre les manifestants dans la commune de Ngaba.
Martin Fayulu et Adolphe Muzito sont escortés par la foule, qui les attendait depuis 7h00. Une ambiance très particulière est en train de régner. Les militants chantent à leur honneur.
Point de rassemblement atteint, la procession va démarrer dans quelques minutes.
Décry – Toute l’actualité de la RDC avec Pero Luwara. Sujet : Ça brûle, Katumbi veut quitter l’Union sacrée, UDPS clashe les catholiques, grosse erreur…
Après avoir reculé vendredi face à la pression sur le dossier CENI, le bureau de l’Assemblée nationale persiste dans son schéma.
Mboso opte pour le passage en force. Après les conciliabules de vendredi soir au Fleuve Congo hôtel, le speaker de l’Assemblée nationale a décidé de reprogrammer la plénière pour ce samedi à 13h00. Un seul point à l’ordre du jour à savoir l’audition du rapport de la commission monocolore dirigée par l’Udps, André Mbata. Boudée par Ensemble, Lamuka et le FCC, la controversée commission a travaillé sur le dossier individuel de chaque candidat membre de la centrale électorale. A la fin interviendra l’entérinement des candidats proposés les différentes composantes. « Par tous les moyens, le pouvoir veut contrôler à 100% la commission électorale dans le but de tricher massivement », dénonce un élu de la famille politique de Joseph Kabila.
Denis Kadima qui a patienté 24h00 pourrait voir sa candidature validée aujourd’hui. Il succèdera ainsi à Corneille Nangaa. L’expert électoral est contesté par les catholiques et protestants qui le collent au pouvoir. Pour les deux confessions religieuses, Kadima sera le cerveau moteur d’une vaste tricherie.
Willy Kayembe Vrai Vrai reçoit l’artiste musicien Adolphe Dominguez. Le président du groupe Wenge Tonia Tonia répond enfin à Koffi Olomide sur l’Affaire Bana Wenge, parle de Ferre Gola, Blaise Bula et du dossier Sankara Dekunta contre Bill Clinton.
Moïse Katumbi accorde de moins en moins du crédit à l’Union Sacrée de la Nation (USN). Il estime que les principes et valeurs qui ont fondé l’Union Sacrée sont trahis au profit des intérêts de quelques individus.
À l’en croire, une réévaluation de la participation du Camp Katumbi à l’USN vaut son pesant d’or.
« Le camp Moïse Katumbi s’engage désormais à réévaluer sa participation au sein de l’Union Sacrée », a-t-il lâché sans mâcher ses mots.
L’Union Sacrée est depuis sa genèse caractérisée par une hypocrisie qui ne dit pas son nom. Les membres d’une même famille politique se mettent des peaux des bananes pour des intérêts mesquins. Voilà pourquoi la vision de cette plateforme est sacrifiée au profit des agendas cachés.
Et face à toutes ces tractations, c’est le bilan du Chef de l’État Félix Tshisekedi qui est mis en péril. Le plus dur reste à faire pour le fils du sphinx de Limete. Va-t-il parvenir à soumettre tout le monde à sa vision et rebâtir la Nation autour d’une Union Sacrée sans hypocrisie ? Wait and see…
Noly Tambu reçoit l’artiste musicien Koffi Olomide. Le patron du groupe Quartier Latin a défié les combattants de la diaspora congolaise et il est prêt à mourir pour le concert de sa vie à U Arena (Paris).
Dans une déclaration faite ce vendredi 15 octobre, le Front Commun pour le Congo (FCC), qualifie la procédure entamée par le bureau de l’assemblée nationale dans le cadre du processus d’entérinement des membres de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), de tous les noms de crapaud.
Selon cette plateforme politique du président honoraire, Christophe Mboso est au service du camp politique de Félix Tshisekedi en violation des textes.
«Nous condamnons avec la dernière énergie le comportement anti démocratique, arbitraire et dictatorial d’un bureau de l’assemblée nationale au service d’une seule famille politique, brisant tous les efforts et sacrifices en vue de l’instauration d’un véritable État de droit, de la cohésion nationale et de tous les espoirs de notre peuple quant à son avenir radieux», a dénoncé le FCC dans sa déclaration.
Tout en déplorant les « dérives dictatoriales » qui s’installent à l’assemblée nationale, le FCC dit non à tout assujettissement de la commission électorale nationale indépendante et invite par ailleurs le Chef de l’État à ne pas entériner les membres de la CENI issus d’une procédure irrégulière.
« Demandons au Président de la République, Chef de l’État de ne pas entériner, le cas échéant, la désignation d’un président de la commission électorale nationale indépendante et des autres animateurs de cette institution, obtenue dans des conditions d’irrégularités manifestes et d’éviter ainsi à la République Démocratique du Congo la rupture des équilibres nécessaires à sa survie, en tant qu’État et Nation », suggère le FCC en rappelant à Félix Tshisekedi les conditions dans lesquelles il avait refusé d’entériner la candidature de Ronsard Malonda en juillet 2020.
Alors que la commission paritaire mixte venait de remettre son rapport au Bureau de l’Assemblée nationale qui l’avait instituées, après près de deux mois de recherche sans succès du consensus par les confessions religieuses autour des animateurs de la Ceni (Commission Électorale Nationale Indépendante) qui doivent provenir de la société civile, l’opinion est désagréablement surprise par la démarche atypique du président de la Conférence Électorale Nationale Indépendante (Ceni) !
Le président en exercice de la CENCO, Mgr Marcel Utembi se dit disposé à revenir à la table des négociations en vue de procéder à la désignation du président de la centrale électorale, prérogative réservée aux confessions religieuses. Alors que depuis près de deux mois, l’église catholique, appuyée par son alliée protestante, jouait aux prolongations, sans manifester le moindre souci de respecter le délai imparti aux confessions religieuses par l’Assemblée nationale pour s’acquitter de la tâche leur impartie, la vraie-fausse main tendue de Mgr Utembi a tout l’air d’une provocation.
A quel jeu se livre l’église catholique ? Pour qui roule-t-elle? Quelles cartes joue-t-elle? Ce sont des questions aussi pertinentes que troublantes que se pose l’opinion face à la position ambiguë et irrationnelle de l’église universelle.
A qui imputer le retard dans l’organisation des élections ?
Il est étonnant et surprenant de voir l’église catholique se livrer à de telles manœuvres dilatoires tendant à tirer en longueur le processus d’organisation des élections. Il y a déjà près de deux mois perdus pour la simple désignation du président de la CENCO, alors qu’elle ne cesse d’insister pour le respect du calendrier électoral tel que prescrit par la Constitution du 18 février 2006.
Au lieu que la CENCO dise aux Congolais pourquoi ne veut-elle pas s’incliner face au verdict du processus de désignation du président de la Ceni auquel elle a participé du début jusqu’à la fin, elle préfère distraire le peuple de Dieu, et ses fidèles en particulier.
On rappelle à ce sujet, dans le même esprit de distraire l’opinion, le porte-parole de la CENCO avait déclaré au mois de septembre passé que ses délégués aux pourparlers en vue de désigner les animateurs de la Ceni, avaient subi des menaces des dignitaires en place pour laisser passer un candidat proche du régime. Invité à citer les noms et fonctions des personnes qui auraient exercé lesdites pressions – surtout après l’interview accordée par le Président de la République à la Voix de l’Amérique au cours de laquelle Félix Tshisekedi avait déclaré avoir mené l’enquête autour de lui pour connaître le nom et les fonctions de la personne qui aurait exercé des pressions sur les chefs des confessions religieuses – l’abbé Donatien Nshole n’a toujours pas apporté la preuve de ses allégations.
De la même manière, la CENCO n’à jamais dit aux Congolais les raisons de son refus, mieux volte-face, pour ne pas s’incliner face au choix opéré par la majorité des confessions religieuses dans la désignation du candidat devant remplacer Corneille Nangaa à la tête de la Ceni, alors que le processus auquel elle a participé du début jusqu’à la fin s’est déroulé normalement et de manière démocratique.
Face à ce comportement louche qui suscite des interrogations, de nombreux compatriotes cherchent à comprendre les raisons inavouées de l’attitude de la CENCO qui semble souffler le chaud et le froid à la fois! D’un côté, elle s’aligne au premier rang des organisations qui réclament l’organisation des élections dans le délai, et de l’autre côté, elle est première à tirer les choses en longueur, en bloquant par des manœuvres dilatoires, la désignation du candidat président de la Ceni !
C’est ici que certains chrétiens catholiques commencent à comprendre les raisons du manque d’alternance à la tête de la CENCO depuis le départ de Mgr Nicolas Djomo ; alors que le mandat est déterminé dans le temps. Les actuels dirigeants ont-ils un agenda caché qui fait qu’ils s’accrochent et refusent d’organiser la rotation ?
Nul ne pouvant tromper éternellement tout un peuple, on saura pour qui roule la CENCO.
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