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Dossier Guelor Kanga : Constant Omari sort du silence

Le match entre le Gabon et la République Démocratique du Congo n’est pas si amical dans les bureaux. La Fédération Congolaise de Football Association a porté plainte contre les Panthères pour usurpation d’identité du joueur Guelor Kanga. Ce dernier, selon la FECOFA, est né à Kinshasa en 1985 sous le nom Guelor Kiaku Kiaku. Depuis, la partie Congolaise meurt d’impatience et le verdict de la CAF tarde a être prononcé.

Pendant ce temps, les spéculations gagnent dans le milieu du football Congolais. Le président de la Fédération, Constant Omari s’est enfin prononcé sur le dossier. «ll faut connaître la déontologie des dossiers à la CAF. Tant que ce dossier ne connaît pas de dénouement, je pense qu’il faut s’abstenir de faire des commentaires. Il ne faut pas nourrir les gens d’espoir ou de désespoir », a fait savoir le président de la Fédération dans des propos repris par Léopard Actu.

Le verdict de la Confédération Africaine de Football est prévu pour le dimanche 16 mai 2021. L’instance faîtière du football sur le continent avait initialement prévu de se prononcer le 09 mai dernier. La République Démocratique du Congo a été éliminée à la prochaine Coupe d’Afrique dont la phase finale aura lieu en 2022 au Cameroun. Les Léopards ont fini à la 3ème position derrière la Gambie et le Gabon.

Footrdc

En direct : Le débat du 11 mai 2021

Suivez en direct le débat de ce mardi 11 mai 2021 : Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo sur Top Congo FM.

Inculpation Matata, le parlement doit se réunir en congrès

« Le Sénat seul ne peut pas décider de la poursuite d’un Premier ministre, en fonction voire honoraire, si les faits lui reproches ont été commis dans l’exercice de ses fonctions, précise Maître Willy Wenga, avocat au barreau de Kinshasa/Gombe.

« La mise en accusation de Matata Ponyo, pour donner lieu à la levée de ses immunités parlementaires, doit être décidée par le Parlement réuni en congrès ».

Il faut savoir que les actes pour lesquels il est poursuivi sont ceux supposés avoir été commis alors qu’il était 1er Ministre.

« Or, dans ce cas, son Parquet c’est celui près la Cour constitutionnelle et son juge c’est la Cour constitutionnelle » précise Maître Willy Wenga.

Une demande de levée des immunités a été déposée au Sénat contre le sénateur Matata Ponyo, aujourd’hui mis en cause dans l’affaire Bukangalonzo.

Matata Ponyo clame son innocence

Revenu de Conakry pour comparaître dans cette affaire, l’ancien premier ministre estime que « si la vérité était respectée, on n’aurait pas demandé la levée des immunités. Le dossier de l’inspection générale des finances sur lequel s’est basée l’initiative de cette action judiciaire est un dossier truffé de mensonges , truffé de contre-vérités ».

Pour lui, l’IGF a fait « des montages grossiers contre moi. Comment on peut parler de responsabilité intellectuelle pour un dossier qui a été traité dans un conseil des ministres? ».

Dans un récent rapport, l’Inspection générale des Finances (IGF) désigne l’ancien Premier Ministre Augustin Matata Ponyo comme « l’auteur intellectuel de la débâcle de ce parc, à travers la conception, la planification et les engagements pour paiement de plus de 83% de fonds décaissés directement au profit des comptes du partenaire sud-africain et de ses filiales logées en Afrique du Sud ainsi qu’au profit de la société MIC Industries ».

Top Congo

La revue de la presse kinoise de ce mardi 11 mai 2021

Tous les journaux parus ce mardi dans la capitale congolaise abordent le sujet relatif à l’arrivée à leurs postes, des gouverneurs et vice-gouverneurs militaires nommés à la tête des provinces placées en état de siège.

« Les gouverneurs du Nord-Kivu et de l’Ituri à leurs postes ». LE PHARE qui ainsi annonce que les nouvelles des fronts sont bonnes. Le gouverneur du Nord –Kivu, le lieutenant général Ndima Kongba Constant, et son collègue de l’Ituri, le lieutenant général Luboya N’kashama Johnny, ainsi que leurs adjoints, à savoir, les commissionnaires Alongabony Bangadiso Benjamin (Ituri) et Ekuka Lipopo Romuald sont arrivés hier lundi 10 mai à leurs postes d’attaches respectifs, rapporte ce journal.

« Si le lieutenant général Ndima Kongba et son second sont restés au chef-lieu du Nord –Kivu, la province qu’ils sont appelés à administrer, dans le cadre de l’état de siège, leurs homologues de l’Ituri ont aussitôt repris leurs places dans l’avion pour Bunia, la destination finale de leur voyage signale ce journal».

Il a été constaté à Goma comme à Bunia, selon LE PHARE, une forte mobilisation des populations et des autorités aussi bien civiles que militaires, dans les deux aéroports, à l’arrivée de nouveaux responsables de la territoriale dans cette partie de la République ».

«Gouverneurs militaires : reconstruire la confiance de la population », titre en ce qui le concerne FORUM DES AS qui considère que l’état de siège proclamé par le président de la République dans les provinces du Nord –Kivu et de l’Ituri est désormais effectif.

Les gouverneurs et vice-gouverneurs militaires, explique-t-il, ont rejoint leurs postes d’attache hier lundi 10 mai et procédé, le même jour, à la remise et reprises avec leurs prédécesseurs. Tous deux promettent de rétablir la sécurité.

FORUM DES AS » relève : « Il faudrait que ces autorités militaires créent les conditions pour que la population collabore. Pas seulement au niveau des chefs-lieux, en l’occurrence Bunia et Goma, mais aussi et surtout dans le pays profond. Car le gros des actions ce n’est pas dans les chefs- lieux mais à l’intérieur des provinces ».

Alors que L’AVENIR titre : « Le temps est au travail ». Pendant un mois renouvelable et bénéficiaire exorbitantes, écrit-il, ces gouverneurs militaires ont l’obligation de résultat, qui consiste à imposer la paix et la sécurité dans leurs deux provinces.

Boni Tsala
(BTT/PKF)

Critik Infos : Halte à la manipulation, des étrangers décident de saboter l’état de siège

Critik Infos de ce mardi 11 mai 2021 – Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo avec l’analyste politique Christian Bosembe – Sujet : Halte à la manipulation, des étrangers décident de saboter l’état de siège.

Bukanga Lonzo : neuf raisons pour laver Matata !

En référence à la loi sur les passations de marché, le gré-à-gré n’est pas exclu lorsque les circonstances l’exigent. Cependant, il faut prendre des précautions nécessaires pour éviter tout dérapage. À court d’argument, l’IGF dilapide l’argent du contribuable pour faire publier des articles en réaction à l’interview accordé par le premier ministre honoraire Matata Ponyo à quelques journalises, dimanche 9 mai 2021, à son retour à Kinshasa en provenance de Conakry, d’où il se trouvait pour des raisons professionnelles.

En effet, l’IGF accuse le premier ministre honoraire Matata Ponyo d’être l’auteur intellectuel de la débâcle du Parc Agro-Industriel de Bukanga Lonzo (PAI BL en sigle), à travers le Choix du partenaire sud-africain AFRICOM Commodities (Pty) Ltd qui avait trois ans d’existence au moment de la signature du contrat de gestion, et ce, en violation des procédures de passation des marchés publics, spécialement les articles 17 et suiv. de la loi no. 10/010 du 27 avril 2010 relative aux marchés publics.

Le Parc Agro-industriel n’est pas une invention du premier ministre honoraire Matata Ponyo. Le processus du choix du partenaire AFRICOM et de l’implémentation du projet du PAI BL en sigle s’est fait en trois temps

TEMPS 1 : Choix du partenaire AFRICOM.

La mission de vérification de la capacité d’AFRICOM d’assurer la gestion du PAI BL comptait les délégués de la Primature et des Ministères des Finances, Agriculture et Portefeuille. Chaque délégué a été choisi et désigné par son ministère et, à l’issue de la mission, a soumis à l’attention de sa hiérarchie un rapport de mission.

TEMPS 2 : Choix du site pour l’installation du premier parc agro-industriel.

Le choix du site pour l’installation du premier parc agro-industriel est un processus qui a commencé lors du séminaire du gouvernement à Zongo. Au cours de ce séminaire, dans sa présentation, le Ministre des Travaux Publics avait souligné le manque de rentabilité économique des investissements consentis sur la Nationale 1 à cause du niveau très faible du trafic à l’exception du tronçon Kinshasa-Matadi (dans un seul sens). Parmi les recommandations, il était question de promouvoir des activités agricoles le long de la Nationale 1 y compris le développement des parcs agro-industriels tels que repris dans le Plan National d’Investissement Agricole (PNIA).

TEMPS 3 : À propos de Bukanga Lonzo.

Finalement des équipes d’identification avait été mises en place pour identifier les sites propices. Bukanga Lonzo a été ajouté après les analyses non-concluantes des sites de Nkundi (difficile d’accès), du Plateau de Bateke (manque d’eau et d’électricité) et Kimbinga (manque d’eau et d’électricité et loin d’un centre urbain important). C’est après l’identification du site que les experts sud-africains ont passé un mois sur le site pour analyser le sol et produire le business plan.

À propos du « gré-à-gré », il y a lieu de noter que le processus d’appel d’offre reste la meilleure voie à suivre pour le recrutement d’une entreprise de tel gabarit. Toutefois, le gré-à-gré n’est pas non plus exclu lorsque les circonstances l’exigent. Cependant, il faut prendre des précautions nécessaires pour éviter tout dérapage. C’est ce qui était fait. En ce qui concerne le PAI BL, le principe de gré-à-gré était justifiable pour au moins 9 raisons :

  1. La mise en œuvre du concept de parc agro-industriel tel que décrit ci-dessus nécessitait une entité disposant des compétences sur non seulement une variété d’activités agro-industrielles mais également des compétences avérées en construction et équipement agro-industriels.
  2. L’expérience similaire pour recruter une entité en vue de la relance de DAIPN s’était soldé par la disqualification de toutes les entreprises qui avaient soumissionné. Et le gouvernement a dû utiliser l’option de gré-à-gré.
  3. AFRICOM avait intérêt que l’initiative des parcs agro-industriels réussisse pour offrir un marché fiable à l’usine d’engrais dont il venait de lancer la construction à Boma.
  4. À l’époque, AFRICOM était un consortium de 15 entreprises couvrant pratiquement tous les domaines d’activités compris dans un parc agro-industriel. Ainsi, recruter AFRICOM, correspondait à recruter 15 entreprises.
  5. Aussi, il convient de mentionner que généralement dans les normes internationales, trois ans constituent un minimum pour apprécier la solidité d’une entreprise. AFRICOM avait un peu plus de trois ans. Par ailleurs, plusieurs entreprises dans le consortium avaient des expériences avérées dans leurs domaines respectifs.
  6. Sur le plan stratégique, pour le gouvernement, la sécurité alimentaire fait partie de la sécurité nationale. De ce point de vue, il y avait une certaine réticence justifiée quant à la divulgation d’une stratégie de développement qui touchait à la sécurité nationale.
  7. En somme, la complexité et la particularité du marché rendaient nécessaire le recours à une procédure de gré-à-gré.
  8. Le recours au gré-à-gré s’est fait avec l’accord préalable du Chef de l’État, garant du bon fonctionnement des institutions.
  9. En 2014, au moment du lancement du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo, une requête du gouvernement avait été envoyé à la Banque Mondiale pour le développement du Parc Agro-Industriel de Nkundi dans la vallée de la Luala à Luozi, au Kongo Central. Entre autres choses, l’idée était de tester l’efficacité de la procédure de la Banque mondiale en matière de passation de marche pour un projet d’une telle envergure. Six ans plus tard, la principale réalisation de ce processus est un draft d’étude de faisabilité complété après 3 ans de procédures. Comparer ce résultat à ceux du Parc Agro-Industriel de Bukanga Lonzo où le gouvernement a utilisé un mélange d’approches pour s’assurer de la bonne gouvernance sans perdre de vue les exigences des résultats concrets pour la population.

BL
La prospérité

RDC : les élus du Sankuru chez Sama Lukonde

Les députés et sénateurs du Sankuru ont rencontré lundi 10 mai le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde pour aborder la crise institutionnelle que connaît cette province issue du démembrement du Kasaï oriental.

« Les députés nationaux et sénateurs du Sankuru ont demandé de voir en urgence le Premier ministre suite à la crise institutionnelle qui sévit depuis 2019 au Sankuru. Cette crise institutionnelle qui persiste entre l’Assemblée provinciale et le gouverneur de province plombe tout espoir de développement. Voilà la raison qui a motivé notre présence ici pour demander au Premier ministre de voir, à son niveau, comment décanter la situation », a déclaré le député Emery Okundji, le porte-parole de la délégation.

Déterminé à garantir la paix et la stabilité des provinces, le chef du gouvernement congolais a rassuré à ses hôtes son implication dans la résolution de cette crise institutionnelle.

« Le Premier ministre nous a promis qu’il va s’y employer pour qu’il y ait une solution urgente parce que l’avenir et le développement de la province en dépendent. Sous réserve de la saisine du président de la République qui peut user de ses pouvoirs constitutionnels, notamment l’article 198 alinéa 10 de la constitution, pour résoudre cette crise qui bloque le développement de la province », a renchéri Okundji.

Depuis son élection à la tête de la province du Sankuru le 10 avril 2019, le gouverneur Joseph Mukumadi vit dans un bras de fer permanent avec l’Assemblée provinciale.

Cette crise institutionnelle freine le développement de la province de Lumumba.

Théo Démosthène Kalubi
Ouragan fm

État de siège, MATATA vs IGF, Peter Tiani fait des graves révélations

Pour le procureur près la Cour de cassation qui s’est adressé au bureau du Sénat, la responsabilité du sénateur Augustin Matata Ponyo est mise en cause dans la débâcle du projet du parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo. Selon le rapport de l’Inspection générale des finances, 205 millions de dollars ont été détournés sur les 285 millions affectés à ce projet par l’État congolais. L’ex-Premier ministre Augustin Matata Ponyo, qui se trouvait à l’étranger, a écourté son séjour pour venir faire face à la justice et dire la vérité. Peter Tiani fait des graves révélations sur l’état de siège et sur l’Affaire Matata Ponyo contre IGF.

Barrage de la Renaissance : Tshisekedi à Addis Abeba pour approfondir les discussions

Le Président en exercice de l’union Africaine, le Chef de l’État congolais Félix Tshisekedi est arrivé ce mardi matin à Addis-Abeba, capitale économique de la République fédérale d’Éthiopie.

D’après le service de communication de la présidence de la RDC, il sera reçu par les autorités éthiopiennes pour évoquer les questions relatives au barrage de la grande renaissance qui opposent trois Etats à savoir : le Soudan, l’Égypte et l’Éthiopie.

Félix Tshisekedi sera reçu par la Présidente de la République fédérale éthiopienne, Saleh-Work Zewdie, et le premier ministre Abiy Ahmed en présence des ministres et autres experts éthiopiens directement concernés par cette question.

Lors de toutes ces rencontres, le Président de l’Union Africaine, en sa qualité de facilitateur dans ce dossier, fera le plaidoyer pour une solution juste et concertée prenant en compte les intérêts de toutes les parties.

Ses premiers contacts ainsi que la rencontre tripartite de Kinshasa ont réussi à faire baisser la tension et à maintenir le dialogue entre les 3 pays voisins.

Le Président en exercice de l’Union Africaine est arrivé à Addis-Abeba au moment où s’ouvre au siège de l’UA, la réunion de la Commission Paix et Sécurité consacrée notamment au dossier Tchadien. Une décision de l’UA sur la gestion du pays après la mort du maréchal Idriss Deby est attendue incessamment.

Ivan Honoré
24h

Mercato : un club anglais intéressé par Gaël Kakuta

Avec 11 passes et 5 passes décisives en 33 apparitions en Ligue 1 cette saison, Gaël Kakuta (29 ans) n’a pas manqué son retour au RC Lens. Et cela n’a pas échappé au marché anglais.

Selon nos informations, des représentants de Newcastle se sont rapprochés de l’entourage du milieu offensif international congolais pour prendre la température en vue du mercato estival. Prêté avec option d’achat par Amiens l’été dernier, l’ancien pensionnaire de Chelsea se concentre sur la fin de saison avec les Sang-et-Or avant l’heure des décisions.

Footmercato

Bukanga Lonzo : Matata Ponyo, le bouc émissaire !

Le sénateur Augustin Matata Ponyo est arrivé à Kinshasa ce dimanche 9 mai 2021 en provenance de Conakry, capitale guinéenne. En RDC, il doit affronter la justice dans l’affaire du parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo initié sous son autorité alors qu’il était Premier ministre.

RDC: rapport de l’IGF sur l’échec du parc industriel de Bukanga Lonzo

En RDC, l’Inspection générale des finances (IGF) a transmis à la justice son rapport sur la gestion du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo. À l’origine, ce projet pilote qui s’étend sur 80 000 hectares à 220 km avait pour but de contribuer à l’autosuffisance alimentaire et de contribuer à la réduction de la pauvreté et à l’accroissement de la productivité agricole. Sept ans après son inauguration par Joseph Kabila, président de la République de l’époque, le projet est non seulement considéré comme un échec mais aussi comme une vaste affaire de détournements.

L’enquête de l’IGF a duré vingt jours. Elle révèle que 285 millions de dollars, au total, ont été décaissés par le gouvernement. De cette somme, au moins 205 millions ont été perdus dans ce projet dont l’échec aurait été planifié dès sa conception, d’après l’Inspection générale des finances (IGF).

Les inspecteurs notent, dans ce rapport bouclé en 2020, que parmi les causes de la débâcle, il y a le choix des partenaires qui seraient, d’après leur analyse, non expérimentés.

Au moment de la signature du contrat de gestion avec l’Etat congolais, la holding sud-africaine Africom, chargée de la gestion du projet, n’avait que trois ans d’existence. Bien plus, selon les enquêteurs, ce recrutement d’Africom s’est déroulé en violation de la procédure de passation des marchés publics. Il s’est opéré de gré à gré et sans l’autorisation de la direction générale de contrôle des marchés publics.

Selon l’IGF, avec le décaissement de l’Etat, ce projet aurait pu s’autofinancer à partir de la deuxième année mais il a été plombé notamment, ajoutent-ils, par des cas de détournements et de surfacturation ainsi que par l’opacité dans la gestion.

Pour l’IGF, l’auteur intellectuel de cet échec, c’est l’ancien Premier ministre. Les proches de Matata Ponyo rétorquent : « Cette accusation ne repose sur aucun fondement juridique. S’il est vrai qu’il a impulsé le projet, il n’en est point l’opérateur ».

Ils ajoutent aussi que les paiements, en provenance du Trésor public, ne sont jamais opérés par la primature mais par le ministère des Finances. Ils soutiennent que la vraie débâcle de Bukanga Lonzo est intervenue après le départ de Matata Ponyo Mapon de la primature, en décembre 2016.

RFI

EPST : le gouvernement consolide la gratuité

C’était l’une des promesses de campagne du président Félix Tshisekedi. Travailler à la gratuité de l’enseignement de base en RDC dès la rentrée scolaire 2019-2020. En remettant en cause un système mis en place depuis l’ère Mobutu, le cinquième président de la République savait très bien qu’il s’agissait d’un gros pari avec autant d’obstacles notamment, le poids sur les caisses de l’État. Seulement, c’est de manière surprenante que la dispute a vite été engagée autour de la paternité de cette gratuité dans une coalition FCC-CACH où chaque camp tenait à tirer la gloire de son côté. Visiblement, l’option de saboter l’effectivité de la gratuité de l’enseignement a été levée dans certaines officines à l’illustration du procès à la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe et qui a abouti, en mars dernier, à des lourdes condamnations dans l’affaire de « détournement des frais destinés à la gratuité de l’enseignement ». Avec un Félix Tshisekedi tenace, il faut vite apporter le nouveau souffle. Le nouveau gouvernement de l’Union sacrée dit des « Warriors », s’y emploie déjà. Et, c’est dans ce cadre que s’inscrit la décision salutaire prise par le nouveau ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST), le professeur Tony Mwaba, sur l’augmentation à 20,25 % des frais de fonctionnement des écoles. La mesure sera déjà effective à partir du mois de juin prochain pour les établissements primaires publics et conventionnés de Kinshasa. Et c’est au mois de juillet qu’elle va s’étendre aux établissements de l’intérieur du pays. La décision coulée dans un arrêté signé lundi 10 mai par le patron de l’EPST a été portée à la connaissance des syndicalistes lors d’une rencontre de prise de contact.

C’est un nouveau souffle que le nouveau ministre de l’Enseignement Primaire Secondaire et Technique (EPST) apporte à la gratuité de l’enseignement fondamental en République démocratique du Congo (RDC).

Tony Mwaba, qui est un des hommes-clés dans le dispositif de Félix Tshisekedi, tient à corriger les choses pour aplanir la voie de l’effectivité de la gratuité de l’enseignement telle que voulue par le chef de l’Etat. Dans un communiqué officiel, rendu public lundi 10 avril, le nouveau patron de l’EPST a annoncé que les frais de fonctionnement pour toutes les écoles publiques et conventionnées de Kinshasa, seront augmentés de 20,25%, à partir du mois de juin.

Cette décision, précise-t-il, sera d’application dans des provinces à partir du mois de juillet. Et cette augmentation vise, poursuit-il, l’amélioration de la qualité de l’enseignement.

Cette mesure devra avoir un impact sur la consolidation de la gratuité de l’enseignement prônée par le chef de l’État Félix Tshisekedi.

Le ministre a indiqué que ces moyens ont été mis à disposition grâce à des ressources internes. Mais aussi, l’option, soutient-il, a été levée en vue du redressement du sous-secteur de l’EPST pour la consolidation de la gratuité de l’enseignement.

Autre annonce importante, c’est que 2000 enseignants « nouvelles unités » seront pris en charge par le Trésor public. Le ministre a fait remarquer à ses invités que ce processus se fera graduellement.

Le professeur Tony Mwaba qui considère les syndicalistes comme des partenaires privilégiés de ce sous-secteur a révélé qu’il était également sur le point de revoir à la hausse l’enveloppe salariale des enseignants.

Mais compte tenu, avance-t-il, du travail qu’effectue une commission sur le contrôle des enseignants et écoles fictifs, il a été décidé de surseoir la décision en vue de permettre à la commission de présenter son rapport pour un meilleur nettoyage du fichier de paie.

L’intersyndicale a promis au ministre Mwaba de repasser dans une semaine pour déposer son rapport sur l’état des lieux.

Pitshou Mulumba
Le potentiel

Justice – Matata Ponyo : Premières erreurs de l’ancien premier ministre

Après l’affaire du Programme des cent jours, le dossier du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo aura-t-il, lui aussi, droit à son procès ? Augustin Matata Ponyo, Premier ministre lors de l’élaboration de ce projet, a regagné Kinshasa le 9 mai dans l’après-midi. Il a ainsi écourté un séjour en Guinée où son cabinet de conseil, Congo Challenge, est sous contrat avec la présidence. Suivez l’analyse de Pero Luwara.

Zambie : Félix Tshisekedi ouvre le pont Kazungula à la circulation

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi a pris part lundi 10 mai en Zambie, à l’inauguration du pont Kazungula, symbole de l’intégration régionale.

Le chef de l’État congolais a, devant ses pairs africains , vanté cette réalisation qui relie l’Afrique du Nord au Sud du continent avant d’ouvrir ce pont de près de 1 Km (923 m) de longueur à la circulation.

Infrastructure essentielle du corridor nord-sud, Kazungula Bridge est, en effet, une route commerciale clé devant relier le port de Durban en Afrique du Sud aux pays de la SADC, notamment le Botswana, la Zambie, le Zimbabwe, le Malawi, la RDC, jusqu’à Dar-es-Salaam, en Tanzanie.

L’ouverture du pont Kazungula devrait réduire les coûts du commerce et du transport ainsi que le temps de transit pour le fret et les passagers entre la Zambie et le Botswana.

Il permettra également d’accroître les échanges commerciaux et de dynamiser l’économie dans la sous-région.

Deux postes frontières à guichet unique ont été construits de part et d’autre du pont pour gérer le flux commerciaux.

Financés conjointement par la BAD, le Japon et les gouvernements zambien et botswanais, les travaux de construction du pont Kazungula ont été lancés en 2014.

Par ailleurs, ce pont est considéré comme un des symboles de l’intégration économique au sein du continent africain et particulièrement au sein de la communauté économique des États de l’Afrique australe (SADC).

Le pont de Kazungula ( 923m) ouvre le corridor Nord- Sud. Jeté sur le fleuve Zambèze à la frontière entre la Zambie et le Botswana, ce pont est d’une importance stratégique.

La cérémonie d’inauguration a mobilisé sur place 5 chefs d’Etat africains et plusieurs hauts responsables des pays d’Afrique Australe.

Au moment où l’Union Africaine s’emploie à matérialiser la Zone Africaine de libre échange ( Zlecaf), l’honneur est revenu au président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, président en exercice de l’UA, de couper le ruban symbolique après le dévoilement des plaques sur les deux rives du fleuve par les présidents zambien et botswanais.

Les présidents Edgar Lungu de la Zambie, Éric Mokgweetsi Masisi du Botswana, Filipe Nyusi de Mozambique, Emerson Mnangagwa du Zimbabwe et des hauts représentants de Namibie et d’Afrique du Sud étaient présents.

Alexis Emba
Ouragan fm

État de siège à Nord-Kivu et dans l’Ituri : l’ONU apporte son soutien à Félix Tshisekedi et promet de déployer son unité de combat

Les Nations unies ont annoncé leur soutien à la décision du président de la République décrétant l’État de siège au Nord-Kivu et dans l’Ituri, à l’Est de la République Démocratique du Congo.

A en croire Jean-Pierre Lacroix, son secrétaire général adjoint en charge des opérations de paix qui s’est exprimé lundi 10 mai à Kinshasa, leurs unités de réaction rapide supplémentaires vont descendre bientôt sut terrain.

Elles vont poursuivre la collaboration avec les nouvelles autorités militaires nommées dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.

« La décision du Président Tshisekedi traduit une volonté d’engager davantage des forces pour traiter le problème d’insécurité dans la partie Est du pays. Nous travaillons ensemble. De notre côté, nous travaillons pour renforcer la MONUSCO dans la région en attendant la Brigade d’intervention rapide. Nous sommes en train de déployer les unités de réaction rapide supplémentaires », a dit Jean-Pierre Lacroix.

Pour le secrétaire général adjoint de l’ONU aux opérations de paix, il y a une réponse qui va au-delà de la dimension sécuritaire. Il y a, selon lui, un besoin d’une approche intégrée qu’il faut explorer et travailler avec les autorités congolaises.

« Il faut une approche intégrée qui prenne en compte tout ce qui alimente les conflits dans ces régions de l’Est du Congo : les tensions ethniques, l’économie criminelle, des frontières qui sont poreuses qui encouragent un certain nombre de trafics », a martelé Jean-Pierre Lacroix.

Et de conclure :

« On travaille aussi pour faire en sorte que l’exploitation des ressources naturelles de ces régions bénéficient au pays et à la communauté, et non pas aux circuits criminels ».

Abed Masiri
Africa 24sur24