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Je n’ai pas quitté le FCC et n’ai rien nié (Mende)

« Je n’ai rien nié. Je n’ai rien quitté. Je continue à revendiquer des passerelles entre le président de la République et le FCC », déclare Lambert Mende après son ralliement à l’Union sacrée de Félix Tshisekedi.

Il dit avoir « constaté que le président de la République a renversé la table que nous avions dressée ensemble pour des raisons qui lui sont propres ».

Invité du Magazine FACE-À-FACE sur TOP CONGO FM, Lambert Mende révèle même avoir prévenu le FCC de son départ et « nous avons clairement expliqué notre préférence. Mais, nous n’avons rien enregistré comme réaction (de l’Autorité morale) jusqu’au aujourd’hui et nous devions nous assumer comme regroupement politique ».

Parti à l’Union sacrée, il rappelle que « notre adhésion au FCC n’a pas eu comme conséquence de faire de nous des mineurs, des aphones ou des gens qui ne peuvent pas exprimer un point de vue. C’est notre point de vue et l’assumons ».

Reconnaissant que « nous avons des problèmes au niveau du FCC, la coordination est remise en cause et le problème sérieux au niveau de qui peut engager le FCC », Lambert Mende note que ce problème « a tellement atteint des proportions que notre Autorité morale a senti la nécessité d’instituer une Commission de crise qui a pris en charge le fonctionnement du FCC. Elle a nous ramené 5 propositions dont celle de coaliser au niveau de l’Assemblée nationale avec ceux qui ont le plus grand dans l’idée que le président de la République a donné ».

FCC-Union sacrée, aucune incompatibilité

« Le FCC n’a pas la même nature que l’Union sacrée. C’est une plateforme électorale que nous avons de facto transformée en plateforme politique. L’Union sacrée, d’après la définition que le président Félix Tshisekedi m’en a faite, est une Coalition gouvernementale de la même nature que le FCC-CACH. Le fait d’appartenir au FCC ne rend pas incompatible l’appui que l’on peut apporter à la nécessité de créer une Coalition plus large ».

D’ailleurs, « je n’ai pas vu des décisions que le FCC ait prises formellement qu’il refusait l’idée d’élargir la majorité gouvernementale ».

Il regrette tout simplement que « nous n’avons pas pu nous-mêmes nous donner une structure qui pouvait gérer le FCC. J’ai pu regretter que la distance que même notre Autorité morale a prise. Elle s’est abstenue de gérer directement le FCC, si elle l’avait pas on aurait pas connu des déboires que nous connaissons aujourd’hui. On ne pouvait avoir une coordination d’une seule personne. Nous n’avons pas insisté suffisamment pour qu’il en soit autrement. La responsabilité est partagée ».

Pour le partage des postes, « le temps n’est pas encore venu de discuter des candidatures au gouvernement et à l’Assemblée nationale »

Alors que certaines personnes pensent que les débats autour de la candidature de 2023 sont à la base des conflits entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi, Lambert Mende tonne : « ce sont des supputations. Cet accord n’a pas été rendu public. J’en ignore les tenants et les aboutissants. Discuter de candidature de 2023 avant même le début du quinquennat de Félix Tshisekedi était maladroit. Il aurait fallu attendre le moment propice pour aborder ce type de problèmes ».

Contrairement à l’impression que l’opinion avait, « Joseph Kabila ne m’a jamais engagé comme quelqu’un qui travaille pour lui individuellement. Il ne l’a jamais demandé. Est-ce que Joseph Kabila avait quitté la politique ? Il est resté en distanciation. Il n’a pas de responsabilité d’État ».

Top Congo

Union Sacrée : l’agenda 2023 divise le trio Fatshi-Bemba-Katumbi

Pas de compromis entre le Chef de l’Etat et ses deux anciens partenaires de l’accord de Genève, au sujet du perchoir de l’Assemblée nationale et de la Primature.

 » Après son combat « gagné » de la nouvelle majorité parlementaire : Félix Tshisekedi désormais face à la bataille de gestion des ambitions », titrait Forum des As dans l’une de ses dernières éditions. Le Journal n’avait pas cru mieux dire les choses. Pourtant ! De tous les nouveaux alliés de Félix Tshisekedi dans l’Union sacrée de la nation (déjà saturée ?), qui prendra le perchoir de l’Assemblée nationale? Qui succédera à Sylvestre Ilunga Ilunkamba à la Primature ? Est-ce un candidat de Moïse Katumbi? Est-ce un ticket MLC de Jean-Pierre Bemba ? Est-ce un outsider?

A priori, au stade actuel de la nouvelle donne politique, personne ne saurait parier sur aucun candidat, en dépit de tous les pronostics autour de l’épineuse question de la redistribution des cartes. Par rapport à cette problématique complexe, des sources dignes de foi renseignent que les violons sont loin de s’accorder entre le Président Félix Tshisekedi et les deux opposants de Lamuka, ayant répondu à son appel à la formation de l’Union sacrée de la nation. A savoir Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi.

Selon les mêmes sources, aucun compromis n’a été trouvé entre les trois, au cours de leur rencontre du mercredi 13 janvier à la Cité de l’Union africaine, consacrée à la gestion des ambitions dans le partage imminent des responsabilités. Mieux, à la négociation d’un nouvel Accord. Toutefois, au stade actuel, on ne peut pas encore parler d’un quelconque blocage, dans la mesure où le trio, auquel s’ajoute l’incontournable président intérimaire du parti présidentiel, Jean-Marc Kabund A Kabund, a convenu de poursuivre leurs pourparlers.

Entretemps, les deux signataires de l’Accord de Genève en novembre 2018 -comme le Président Félix Tshisekedi lui-même – tiennent chacun à leurs cahiers des charges. Moïse Katumbi, apprend-on, ne jurerait que par la Présidence de l’Assemblée nationale.

Les informations parvenues hier à la rédaction de Forum des As, renseignent que le manitou du TP Mazembe voudrait voir l’un de ses lieutenants à ce poste. A savoir le député Christian Mwando, argentier de l’ex-province du Katanga, sous l’administration de Moïse Katumbi.

On rappelle qu’au cours d’une réunion le 14 janvier avec tous les députés élus sous le label du regroupement politique AMK, l’ancien gouverneur de la province cuprifère, s’est gardé de donner un mot d’ordre clair à ces derniers. Bien au contraire, Moïse Katumbi leur aurait plutôt confié la responsabilité de déterminer une ligne politique, notamment en ce qui concerne le comportement à adopter en rapport avec la motion de censure initiée par le député katumbiste, Chérubin Okende,contre l’actuel Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

Pour sa part, le chairman du MLC joue son adhésion à l’Union sacrée contre la Primature. Cependant, il nous revient d’apprendre que les requêtes, les exigences de ces deux ex-opposants ne seraient pas du tout du goût de Félix Tshisekedi. Ce dernier aurait déjà ses propres candidats à placer qui, à la présidence de l’Assemblée nationale, qui à la Primature.

L’opinion se rappellera donc des propos tenus par le Chef de l’Etat, lors de son récent séjour en ce mois de janvier à Oyo en République du Congo. Sans y aller avec le dos de la cuillère, Félix Tshisekedi avait déclaré qu’il n’excluait nullement l’éventualité de nommer à la Primature, le sénateur Modeste Bahati Lukwebo à qui il a déjà confié la mission d’identifier une nouvelle coalition majoritaire à la Représentation nationale, après la rupture de l’Accord FCC-CACH en décembre dernier.

HORIZON 2023 : L’ENJEU

Secret de polichinelle, la RD Congo devra organiser en 2023, une nouvelle élection présidentielle au terme du quinquennat en cours de Félix Tshisekedi. Dès lors, des acteurs politiques avertis sont donc conscients que 2023 doit se préparer maintenant. Autrement dit, c’est ce présent qui déterminera le futur.

Par rapport à cet enjeu politique majeur, la question qui se pose est celle de savoir si Félix Tshisekedi, supposé être candidat à sa propre succession, est donc prêt à donner à ses concurrents potentiels en 2023, l’occasion de réunir les moyens financiers nécessaires, en les nommant soit au perchoir de l’Assemblée nationale, soit au château douillet de l’avenue ex-Roi Baudouin à Gombe. Poser la question, c’est à la fois y répondre, jugeait Albert Camus.

Evidemment, beaucoup d’eau a coulé sous le pont, entre la période qui a suivi la rupture de l’Accord FCC-CACH et la création de l’Union sacrée de la nation. Dans sa quête d’une nouvelle majorité à l’Assemblée nationale, Félix Tshisekedi, avec 47 députés nationaux de la coalition Cap pour le changement (CACH), composée de l’UDPS et de l’Unc de Vital Kamerhe, ne pouvait prétendre réaliser son rêve seul, sans aspirer les élus d’autres partis et regroupements politiques. C’est pour cette raison qu’il a aussitôt pensé à ses anciens cosignataires de l’Accord de Genève, Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba, ayant respectivement 70 et 22 sièges à l’hémicycle. Ainsi, avec l’adhésion de AFDC de Modeste Bahati à l’Union sacrée de la nation, (41 députés nationaux), Félix Tshisekedi s’est vu en passe d’atteindre son objectif ;
Cependant, le cercle s’est élargi à la suite d’adhésions, en vagues successives, des partis et regroupements politiques, anciens membres du Front commun pour le Congo (FCC), plateforme politique portée par l’ancien Président Joseph Kabila. Vu des analystes, ces nouveaux adhérents ont, quelque peu, fait perdre à Moïse Katumbi et à Jean-Pierre Bemba, leurs postures de partenaires privilégiés de Félix Tshisekedi dans l’union sacrée de la Nation.

D’ores et déjà, le Chef de l’Etat congolais qui a fait une offre publique d’achat (OPA) sur la majorité parlementaire, a beau jeu et se trouve en passe de réussir son pari. A ce jour, il est prouvé que Félix Tshisekedi s’est défait de tous les accords antérieurs. Y compris celui signé avec son partenaire UNC de Vital Kamerhe. Moralité, le successeur de Joseph Kabila regarde, désormais, l’horizon 2023 et se choisit ses nouveaux partenaires. Question de voir avec qui aller. Pour ce faire, il n’entend pas voir à la tête des institutions, des chefs de corps qui feraient une double allégeance.

Tout bien considéré, nombre d’analystes pensent, non sans raison, que l’agenda 2023 est le principal enjeu qui divise le trio Félix Tshisekedi, Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi. Les deux ayant également, sans doute, des visées pour ce prochain scrutin présidentiel. Partant, d’aucuns pensent que le Chef de l’Etat congolais fait, dorénavant, face à une délicate étape de redistribution des cartes, après avoir réussi à appâter nombre d’acteurs politiques qui l’ont rejoint dans sa nouvelle dynamique de l’Union sacrée de la Nation.

Grevisse KABREL
Forum des as

Masolo Na Député : Lambert Mende, informateur, FCC ezo préparer nini ?

Masolo Na Député – Toute l’actualité de la RDC avec l’honorable député Eliezer Tambwe (Ndeko Eliezer) – Sujet : Lambert Mende, informateur, FCC ezo préparer nini ?

Procès Kamerhe : l’ombre de la corruption plane et persiste !

Dans son rapport de l’année 2020, l’Organisation non gouvernementale internationale Human Rights Watch épingle la persistance des allégations de corruption au sein du cercle rapproché de Félix Tshisekedi. La structure met en lumière le cas de l’ancien Directeur de cabinet du Chef de l’Etat congolais, Vital Kamerhe, condamné le 20 juin 2020 à 20 ans de prison, pour détournement de fonds et corruption, devenant ainsi l’homme politique le plus important de la République démocratique du Congo à avoir été poursuivi pour corruption. Human Rights Watch note, dans ce rapport, le fait que « de nombreuses autres personnalités, pourtant impliquées, elles aussi, dans des actes de corruption ces dernières années n’ont jamais fait l’objet d’enquêtes, jetant ainsi le doute sur les véritables motifs des poursuites engagées contre Kamerhe». Dans l’entretemps, la procédure en appel est bloquée pour des raisons jusqu’ici inavouées.

Les Avocats de Vital Kamerhe, son parti politique et même plusieurs personnalités publiques avaient déjà, avant la fin du procès, émis de sérieux doutes sur la manière dont certains faits étaient portés sur lui avec une dose d’acharnement.

Pour certains, l’ancien président de l’Assemblée nationale serait une victime expiatoire du fléau de la corruption qui a fortement imposé ses marques l’année dernière en RDC.

Le présent rapport de Human Rights Watch vient ainsi réveiller ce dossier qui continue de faire parler de lui, après de nombreuses tentatives de demandes de liberté provisoire pour Kamerhe mais, sans succès. Même l’accès aux soins de santé lui a été difficilement accepté.

De manière globale, Human Rights Watch note, par ailleurs, que la situation des droits humains en République démocratique du Congo s’est dégradée en 2020 sous la présidence de Félix Tshisekedi, après une première année de mandat marquée par des avancées.

«Les autorités congolaises ont réprimé des manifestants pacifiques, des journalistes et des personnalités politiques, tout en utilisant les mesures de l’état d’urgence imposé de façon temporaire en raison de la pandémie de Covid-19 comme prétexte pour endiguer les mouvements de contestation », ont-ils précisé.

Aussi, lit-on dans ce même rapport, le Président Tshisekedi a chargé son gouvernement d’élaborer une proposition de mécanismes de justice transitionnelle, mais il ne s’est pas encore pleinement engagé à mettre fin à l’impunité pour des crimes graves passés et actuels. Certains tribunaux notamment, militaires, chargés d’affaires liées à des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité sont confrontés à de sérieuses lacunes.

Condamné en première instance par le Tribunal de Grande Instance de la Gombe à 20 ans des travaux forcés pour détournement des fonds publics destinés à l’érection des maisons préfabriquées dans le cadre du programme d’urgence de cent jours du Chef de l’Etat, Vital Kamerhe ne se reconnaît pas coupable. Ses avocats estiment que le TGI/Gombe aurait pris une décision sur base des suppositions et non d’actes concrets. Mais, depuis l’ouverture de la procédure en appel, début juillet, l’on assiste à un statu quo. Le débat reste, cependant, suspendu au niveau de la forme.

En effet, depuis son incarcération, Vital Kamerhe n’a cessé de clamer son innocence, d’autant plus que son procès en première instance n’a pu établir, de manière irréfutable, sa culpabilité. Il a fait appel de sa condamnation et une bonne frange de l’opinion est restée sur la soif de la vérité dans ce qui convient d’être considéré, désormais, comme l’un des derniers procès politiques les plus médiatiques en RDC.

La Pros.

Voici pourquoi Jean-Pierre Bemba a porté plainte contre la RDC

Jean-Pierre Bemba, président du Mouvement de Libération du Congo (MLC) a saisi le tribunal de Grande instance de Kinshasa/ Gombe contre la République Démocratique du Congo à Kinshasa.

D’après les informations regroupées par Election-net, le président du MLC exige “des dommages-intérêts suite à la destruction de sa villa de Maluku à Kinshasa, et du pillage de ses biens; pillage qui aurait été fait par les militaires Congolais en 2006”.

Il sied de signaler qu’à l’audience de ce mercredi 13 janvier 2021, les avocats de l’ancien vice-président ont indiqué que la RDC est assignée en tant que civilement responsable pour les actes posés par ses préposés, conformément à l’article 260 du Code civil livre III.

Election-net

Face à Face : Lambert Mende face à Christian Lusakueno

Pourquoi a-t-il lâché le FCC? Que pense-t-il obtenir à l’Union Sacrée? En quoi pense t’il faire aujourd’hui, ce qu’il n’a pas pu faire hier avec le président Joseph Kabila? FACE À FACE SPECIAL UNION SACRÉE, après son ralliement à Félix Tshisekedi, avec Lambert Mende Omalanga, député national. Le FACE À FACE est présenté par Christian Lusakueno.

Union sacrée: Katumbi et Bemba s’opposent à la nomination de Bahati comme premier ministre et la candidature de Lihau à l’Assemblée nationale

Les deux leaders de la coalition LAMUKA s’insurgent contre « la probable nomination » par le Président de la République de Modeste Bahati comme premier ministre.

A ceci s’ajoute « l’entérinement de la candidature » du député PPRD Lihau au perchoir de l’Assemblée nationale.

Malgré une nouvelle rencontre le 13 janvier, Félix Tshisekedi, Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi ne s’entendent toujours pas sur les nominations à la tête des grandes institutions, après la dissolution de la coalition FCC-CACH.

« Il n’y a pas eu une fumée blanche hier mercredi à la cité de l’Union Africaine. L’UDPS tient à Co-gérer le pays avec les dissidents du FCC de Joseph Kabila. Nous sommes prêts à quitter le bateau si les intérêts du peuple sont moins privilégiés » alerte sous anonymat un haut responsable de Ensemble pour la République .

A lui d’ajouter que « tous ces 2 postes doivent revenir à l’opposition pour le bonheur de la population » au cas contraire ils sont prêts à rompre avec la nouvelle coalition Union Sacrée.

Dans sa dernière tribune, l’ancien premier ministre Matata Ponyo a invité l’Union sacrée à “éviter les erreurs du FCC : être une association de tous les groupements et hommes politiques. Une telle structure qui ne pourra donner que des résultats semblables à ceux du FCC”.

Adam Bombole, lui aussi, émet les mêmes inquiétudes. Pour cet homme politique qui s’est allié à Félix Tshisekedi bien avant le feuilleton de Genève en 2018, Union Sacrée est un “perpétuel recommencement qui aboutira aux mêmes résultats” que celui de tous les régimes qui ont précédé le pouvoir de Félix Tshisekedi. Dans un tweet, le président du parti politique “Ensemble Changeons le Congo” (ECCO), prévient que “demain, les mêmes prétextes seront évoqués pour une énième migration“.

Gédéon Lena
Africa24sur24

Kyungu alerte: une milice sécessionniste s’apprête à frapper fort au Katanga

Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président national de l’Union des Nationalistes et Fédéralistes du Congo (UNAFEC) a alerté sur une éventuelle incursion des miliciens Bakata-Katanga programmée pour ce vendredi 15 janvier dans le chef-lieu du Haut-Katanga.

Alerte faite le jeudi 14 janvier au cours d’un point de presse.

« Je dénonce les manœuvres tendant à faire tuer gratuitement nos enfants, nos mamans, nos femmes, nos filles. Au moment où je vous parle, la ville de Lubumbashi est encerclée par des jeunes drogués qui veulent et qui cherchent à proclamer l’indépendance du Katanga ce vendredi 15 janvier », a t-il prévenu.

Pour convaincre la population du Haut-Katanga, ce proche de Félix Tshisekedi dit avoir des preuves irréfutables.

« Ce n’est pas du mensonge, j’ai tous les rapports. Nous ne sommes pas distraits. Aujourd’hui, ils disent qu’à Kasumbalesa il y a une base, ils disent que sur la route Kasenga, il y a une base, du côté de Kolwezi, il y a une base pour programmer l’indépendance du Katanga demain. C’est la folie ».

L’insécurité refait surface à Lumbubashi. Il ne se passe plus une seule nuit, depuis au moins deux semaines, sans que l’on enregistre des cas d’assassinats et de pillages, orchestrés par des hommes en armes et en tenue militaire.

Cette situation inquiète de plus en plus la population et les pouvoirs publics à Lubumbashi. Alors que certains moyens ont été déployés, la violence ne semble pas se calmer mais continuer d’augmenter.

Gilbert Ngonga
24h

Après Werrason, Sankara Dekunta recadre Denis Lessie

Vincent Tshiluizi reçoit Sankara Dekunta, porte-parole de l’artiste musicien Werrason qui répond au pasteur Denis Lessie : « il veut créer un conflit entre mon patron de Fally Ipupa ».

« Honorable, je regrette que vous ayez fait adhérer notre parti contre notre propre volonté à l’Union Sacrée », un cadre de l’Alliance CCU et Alliés écrit à Mende

Lambert Mende a rejoint officiellement l’Union sacrée de la nation. L’ancien pilier du régime Kabila explique que cette décision est motivée par leur souci « de participer et d’apporter un appui à la coalition gouvernementale annoncée par le Chef de l’Etat en vue de contribuer à la solution aux problèmes ci-dessus évoqués ». Un cadre de son regroupement, dans une lettre, explique que son parti est aligné comme ayant suivi Lambert Mende sans son accord.

L’intégralité de la lettre.

Bonjour Honorable Mende,

C’est avec consternation que j’apprends que vous aviez convoqué la réunion du regroupement politique CCU et alliés pour demander aux membres d’adhérer à l’Union Sacrée.

Pendant que l’information circulait que vous avez intégré l’Union Sacrée, je vous ai appelé le samedi passé pour en savoir plus et vous m’aviez rassuré que cette information était fausse. Comme mon parti, l’Union Républicaine fait partie de CCU et alliés et que les membres de mon parti voulaient se retirer de cette alliance, je les ai fait part de notre conversation. Mais à ma surprise, je reçois ce matin un document d’adhésion à l’Union Sacrée avec la signature d’un membre de l’Union Républicaine qui nous dit que vous lui aviez demandé tout simplement de signer la liste de présence à une réunion qui n’avait rien affaire avec l’adhésion à l’Union Sacrée.

Honorable, je regrette que vous ayez fait adhérer notre parti contre notre propre volonté à l’Union Sacrée, surtout que vous m’aviez vous même rassuré le samedi passé que CCU et alliés ne va pas intégrer cette structure. L’acte que vous aviez posé fait partie de manque de culture politique en République Démocratique du Congo et l’UR ne peut pas adhérer à cet acte de trahison.

Honorable, l’UR et moi restons membre du FCC et sommes attachés à la seule vison Président Joseph Kabila pour la RDC, notre autorité morale. Comme vous aviez choisi l’Union Sacrée, nous vous informons que désormais l’Union Républicaine ne fait plus partie de votre regroupement politique, CCU et alliés.

Zihindula V. Mulegwa, LLM

Président

Actualite.cd

Adhésions à l’Union sacrée : “Perpétuel recommencement qui aboutira aux mêmes résultats” (Adam Bombole)

Au moment où plusieurs caciques et dignitaires du pouvoir de Kabila changent de camp pour s’allier désormais au nouveau locataire du Palais de la Nation, l’heure est à la prudence et aux inquiétudes.

Matata Ponyo, dans sa dernière tribune, invitait l’Union sacrée à “éviter les erreurs du FCC : être une association de tous les groupements et hommes politiques. Une telle structure ne pourra donner que des résultats semblables à ceux du FCC”.

Adam Bombole, lui aussi, émet les mêmes inquiétudes. Pour cet homme politique qui s’est allié à Félix Tshisekedi bien avant le feuilleton de Genève en 2018, Adam Bombole annonce un “perpétuel recommencement qui aboutira aux mêmes résultats” que celui de tous les régimes qui ont précédé le pouvoir de Félix Tshisekedi. Dans un tweet, le président du parti politique “Ensemble Changeons le Congo” (ECCO), prévient que “demain, les mêmes prétextes seront évoqués pour une énième migration“.

“Le temps de reniement. Perpétuel recommencement qui aboutira aux mêmes résultats ! Demain, les mêmes prétextes seront évoqués pour une énième migration. Certains, toute honte bue, prétendent à un traitement spécial et excellent dans le déni. Qui sera crucifié ?“, s’interroge Adam Bombole.

Parlant de la dissolution de la coalition FCC-CACH, Adam Bombole estime que “les humiliations subies et supportées ont généré la frustration qui a conduit à la liquidation de la coalition FCC-CACH. Aujourd’hui, il est inacceptable de subir le chantage des partenaires politiques alliés. Sans doute, la dissolution du Parlement serait le remède !”.

Depuis l’annonce de la création par et autour de Félix Tshisekedi de l’Union sacrée de la Nation, plus de défections sont enregistrées dans les rangs du Front Commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila. Des fidèles défenseurs de 18 ans de règne de Joseph Kabila s’allient désormais à Félix Tshisekedi. Parmi les ralliements spectaculaires, il y a notamment ceux de Lambert Mende, dernier Porte-parole du gouvernement Kabila et Steve Mbikayi, actuel ministre des Actions Humanitaires et Solidarité Nationale.

Matata Ponyo, un autre cadre du FCC, se demandait : “Que peut-on faire avec les mêmes acteurs qui ont composé et animé le FCC et qui ont traversé la frontière pour rejoindre le CACH et former l’Union sacrée ? Le peuple congolais n’a plus besoin des acteurs qui ont échoué depuis les années 60“.

Stéphie MUKINZI
Politico

Voici pourquoi Mende rejoint l’Union Sacrée

Lambert Mende dit avoir décidé d’entrer dans la structure de Tshisekedi pour « apporter son appui à cette coalition gouvernementale élargie pour mettre fin à la crise politico-institutionnelle qui freine depuis plusieurs mois l’émergence de la RDC« .

Lambert Mende : Un gros poisson dans le filet de Fatshi

A n’en point douter. C’est une grosse prise. A la pêche depuis l’année dernière, Félix-Antoine Tshisekedi devait l’avoir senti à son hameçon. Lambert Mende Omalanga. C’est bien lui. Pas son sosie.

Par la symbolique et par son poids politique sur les terres de Lumumba, l’  » homme au verbe facile  » n’est pas n’importe qui. Adulé par les uns et honni par les autres, Mende ne laisse personne indifférent.

Dans son registre de porte-parole, il n’a pas d’égal. Pour les plus jeunes, c’est depuis l’Union sacrée de l’opposition radicale et Alliés version Tshisekedi père que Lambert Mende excelle dans son ministère de porte-parolat. Porte-voix du Gouvernement Tshitshi, porte-parole sous Joseph Kabila. Toujours qvec le même brio.

C’est cette figure emblématique du paysage politique rd congolais qui va désormais battre pavillon Union sacrée de la Nation. Dans une interview à Jeune Afrique, le député le mieux élu et réélu de Lodja donne les raisons de son … choix et les conditions de son adhésion. FDA

« Nous avons insisté sur la préservation de la dignité, de l’honneur et de la sécurité du Président Kabila »

SBT : Pourquoi avoir décidé de vous rallier à l’Union sacrée ?

LMO : Nous avons résolu de participer et d’apporter notre appui à la coalition gouvernementale élargie dénommée Union sacrée de la nation pour mettre fin à la crise politico-institutionnelle qui plombe depuis plusieurs mois l’émergence de la RDC et pour contribuer au rétablissement de la cohésion nationale ainsi qu’à l’éradication du climat délétère provoqué par les polémiques stériles et fratricides qui menacent nos Intérêts Nationaux.

Quelles étaient les conditions posées pour ce ralliement ?

Elles sont de trois ordres. D’abord, relativement à la nature de cette initiative qui doit être une coalition ouverte aux entités politiques (partis, regroupements) désireuses de négocier un programme de gouvernement avec le Président de la République conformément aux dispositions pertinentes de la Constitution (article 91). Ensuite, nous avons demandé au Chef de l’Etat de s’impliquer pour faire abandonner toute idée de chasse aux sorcières que caressent ouvertement un certain nombre de ses partisans à l’encontre des membres du Front Commun pour le Congo (FCC). Enfin, nous avons insisté sur la préservation de la dignité, de l’honneur et de la sécurité du Président de la République honoraire Joseph Kabila Kabange pour le rôle déterminant qu’il a eu à jouer aussi bien dans l’élan de stabilisation et de normalisation impulsé en RDC au cours des 18 dernières ainsi que dans l’alternance démocratique dont le pays a bénéficié il y a deux ans.

Avez-vous informé en amont l’ancien président de votre décision ?

Mon audience auprès du président Tshisekedi ayant eu pour objet principal des questions relatives à la société publique Lignes Maritimes Congolaises dont je préside le Conseil d’Administration et ces questions politiques ayant été abordées subsidiairement en ma qualité de président du Regroupement Alliance CCU & Alliés et non pour le compte du FCC, je n’avais pas à solliciter le quitus préalable de l’Autorité morale de cette dernière plateforme car notre adhésion à celle-ci n’a jamais eu pour conséquence de réduire notre liberté de pensée ou d’expression.

Au sein de l’Union sacrée vous allez être appelé à collaborer avec des personnalités dont vous avez critiqué les positions pendant de nombreuses années en tant que ministre de la Communication. N’y a-t-il pas contradictions ? C’est curieux que vous zappiez les deux dernières années (2019 et 2020) au cours desquelles l’Alliance CCU & Alliés que je préside a fait partie d’une même majorité parlementaire et d’un même gouvernement que la plupart de ces personnalités, notamment celles de l’UDPS, le parti présidentiel. Laissez-moi vous dire que ce n’est pas de gaieté de cœur que nous avons entendu le Président de la République mettre fin à cette coalition FCC-CACH à laquelle nous avons bel et bien appartenu. Il n’y a donc aucune contradiction pour nous à chercher à sauver la cohésion nationale dont le pays a le plus grand besoin aujourd’hui.

SBT : Après avoir été ministre pendant de très nombreuses années de Joseph Kabila, vous faites donc le choix de vous retrouver dans le camp opposé à celui de l’ancien président. Ne craignez-vous pas d’être taxé d’opportunisme ?

Votre question ma paraît tendancieuse. J’ai bien sûr été ministre du président Joseph Kabila après avoir servi comme ministre dans d’autres gouvernements dont ceux du défunt Dr. Etienne Tshisekedi et de M. Léon Kengo Wa Dondo. A ce jour, mon parti, la CCU a un Ministre (André Lite, en charge des Droits Humains) dans le Gouvernement Ilunga Ilunkamba constitué par le président Félix Tshisekedi. Il ne faut pas avoir une conception trop individualiste des faits politiques. C’est un choix que nous avons librement fait début 2019 sans encourir cette critique d’opportunisme. Maintenant que le Président de la République a décidé de mettre fin à ce partenariat qui, malgré ces difficultés, est toujours en place notre devoir est de chercher les voies et moyens d’éviter au pays le chaos dans lequel il risque de plonger si rien n’est fait notamment pour revenir à une certaine cohésion entre nous, lumumbistes et le Président qui est à la tête d’un parti de gauche comme nous malgré les quelques différends exacerbés par des questions de tempérament qui, du reste, ne nous ont pas empêché d’arriver à une synthèse qui nous a permis de gouverner ensemble depuis 2019.

SBT : Depuis la chute du bureau de Jeanine Mabunda, plusieurs membres du FCC ont appelé à une refonte du fonctionnement de cette plateforme politique. Qu’est ce qui n’a pas fonctionné au FCC ?

Comme toute entreprise humaine, le FCC est appelé à connaître des hauts et des bas. J’attribuerai les revers subis par cette grande plateforme politique aux frustrations justifiées ou non d’un certain nombre de sociétaires, particulièrement des élus dont beaucoup, arrivés aux institutions délibérantes nationales ont été trop réceptifs aux pressions diverses de ceux qui souhaitaient affaiblir la famille politique de Joseph Kabila. Mais la responsabilité de ces revers incombe aussi à une trop forte distanciation de son autorité morale qui n’a ni pris lui-même en mains sa gestion quotidienne même après avoir quitté les affaires, ni mis en place une équipe pour ce faire avec une répartition claire des tâches.

Comment le FCC peut-il se renouveler ?

En tout état de cause, la RDC notre pays ne peut pas se passer de débats démocratiques. Une froide autopsie et une introspection s’imposent pour permettre aux forces lumumbistes d’offrir à la Nation les services qu’elle est en droit d’attendre d’elles.

En quoi l’Union Sacrée est-elle différente du FCC?

Le FCC, conçu au départ comme une plateforme électorale avant de se muer en une plateforme politique ‘de facto’ a au moins présenté à ceux qui y adhéraient une charte constitutive même si il lui a manqué in fine la structuration organisationnelle qui lui aurait permis de fonctionner en faisant participer de manière adulte et responsable tous ses membres à la poursuite de ses objectifs. L’Union sacrée de la nation dont nous savons maintenant qu’elle est une large coalition gouvernementale devra pour sa part faire élaborer par tous ceux qui acceptent d’y participer un programme de gouvernement dont il appartiendra au président de la République qui en est l’initiateur de suivre la mise en œuvre au jour le jour, au risque de se déliter.

Que devraient être les priorités de l’Union Sacrée?

Les priorités de cette nouvelle coalition devraient à mon avis tourner autour d’un vaste rassemblement de toutes les énergies disponibles au service du social du peuple congolais, de la sécurité du territoire national, du développement intégral et de la lutte contre les antivaleurs qui ont tendance à s’installer dans notre vécu quotidien.

Avec sa majorité possible, l’Union Sacrée peut-elle s’attaquer aux réformes, lesquelles ? Revenir à l’élection présidentielle à deux tours, CENI, loi sur les statuts des anciens présidents de la République

A chacune des composantes de décliner les segments du programme à mettre à jour. En ce qui nous concerne, nous attachons beaucoup d’importance aux mesures susceptibles de garantir et consolider la transparence du processus électoral, l’indépendance de la magistrature par la soumission des juges à la seule autorité de la loi et de favoriser la réconciliation nationale grâce à l’instauration de la justice transitionnelle. S’agissant des élections, l’idéal serait que les gouverneurs de provinces et les sénateurs soient également élus au scrutin universel direct pour expurger définitivement les pratiques honteuses de corruption qui les ont souvent entachées.

Forum des as

Revue de la presse kinoise de ce jeudi 14 janvier 2021

Quelques semaines après la tempête politique à la base de l’éviction de Mabunda, le Bureau d’âge fait savoir que l’on court vers un grand tournant. Par des consignes fermes, les députés nationaux ont mis le cap vars la Primature en vue de se décharger sur le chef de l’Exécutif national, en témoignent les journaux parus ce matin à Kinshasa.

FORUM DES AS note qu’à l’Assemblée nationale, la motion de censure contre Ilunga Ilunkamba est activée depuis hier. Selon le quotidien de Limete, c’est dans l’hémicycle où l’Assemblée est en session extraordinaire que la motion de censure contre le gouvernement du Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba a commencé à récolter les signatures des élus nationaux.

FORUM DES AS précise que le président du groupe parlementaire du parti présidentiel, Tonny Mwamba, en est parmi les tout premiers signataires. Et le tabloïd d’estimer que la motion contre Ilunga Ilunkamba était boutiquée depuis plusieurs jours, même bien avant la chute du Bureau Mabunda. Mais rien n’était si sûr, commente le journal.

L’AGENCE CONGOLAISE DE PRESSE rapporte que le bureau d’âge est déterminé à poursuivre les travaux de la session extraordinaire jusqu’à l’installation du bureau définitif. Selon le bulletin quotidien, le rapporteur du bureau d’âge de l’Assemblée national, Gaël Bussa, rassure le peuple congolais, dans une mise au point faite mardi à Kinshasa, de la détermination de son bureau à poursuivre inlassablement et de manière imperturbable les travaux de la session extraordinaire jusqu’à l’élection et à l’installation du bureau définitif de cette institution.

L’ACP écrit que le député national Bussa qui réagissait aux allégations circulant dans les réseaux sociaux, a déclaré que le bureau d’âge n’est nullement saisi des prétendues pétitions contre lui, avant de les juger fausses et non fondées.

LE POTENTIEL qui revient sur les pétitions contre le bureau d’âge, titre que cette démarche n’a aucun fondement juridique. Selon le quotidien de l’avenue Bas-Congo, dans un message publié hier mercredi sur son compte tweeter, Steve Mbikayi ne donne pas beaucoup de chance à cette démarche au regard du nombre de pétitionnaires, ce qui rend cette action inefficace.

Le journal rappelle que trois pétions ont été signées contre les membres du bureau d’âge et déposées, lundi 11 janvier, au secrétariat administratif de l’Assemblée nationale par un huissier de justice.

LA PROSPERITE annonce que malgré la Covid-17, il n’y aura pas d’année blanche pour les élèves et étudiants. Le quotidien de Mont-Fleury rappelle que la progression de la deuxième vague de la Covid-19 est préoccupante en République démocratique du Congo. Face à cela, poursuit le journal, le premier ministre Ilunga Ilunkamba a présidé ce mercredi 13 janvier 2021, une réunion du Comité multisectoriel de riposte contre la Covid-19.

Le ministre de la Santé, Longondo, qui a dressé le compte-rendu de cette séance de travail, a précisé que le pays enregistre une moyenne journalière de 230 à 260 contaminations et le nombre de décès augmente de manière inquiétante alors que les hôpitaux sont d’ores et déjà saturés.

Il revient du même tabloïd que le Comité a rassuré que tout sera mis en œuvre pour que les années académiques et scolaires ne soient blanches.

L’AGENCE CONGOLAISE DE PRESSE fait savoir que la CENCO appelle à la prise en charge convenable des enseignants par le trésor public. A en croire le média public, la prise en charge convenable des enseignants et des écoles constitue la solution efficace pour sauver cette gratuité de l’enseignement.

A ces propos, la CENCO reste déterminée à accompagner le processus de la gratuité de l’enseignement de base qu’elle considère irréversible.

Raymond Okeseleke

Bosolo Na Politik : Mbikayi, Mende, FCC migre vers l’Union Sacrée, mais pour quelle fin ?

Bosolo Na Politik du 14 janvier 2020 – Toute l’actualité congolaise avec Israël Mutombo (Sango Mokonzi) – Sujet : Mbikayi, Mende, FCC migre vers l’Union Sacrée, mais pour quelle fin ?

Après Mbikayi, Mende,… et bientôt d’autres caciques : Kabila, l’homme seul

La solitude, l’abandon, le dégoût… autant d’attitudes se bousculent dans l’esprit de l’autorité morale du FCC. Qui l’eût cru que cet homme à qui les thuriféraires, prêts à lécher les bottes hier, vouaient tout le culte de vie ou de mort, lui tourneraient le dos au moindre coup de vent ! Lâché par les siens, même les plus fidèles, Kabila est aujourd’hui l’homme seul. Et le petit groupe qui semble encore résister, ne le sera pas pour longtemps face à la force du changement. L’ancien président de la République vit l’expérience selon laquelle « quand le navire doit sombrer, les rats sont les premiers à le quitter ». Fini les beaux jours de Kingakati…

Il y a deux ans, aucun analyste ne pouvait prédire un tel scénario, celui de la fin brusque de l’influence de Kabila dans l’arène politique. En réalité, Tshisekedi a réussi à faire aboutir la révolution pacifique anti-Kabila !

Cela est d’autant une évidence que l’homme qui a dirigé d’une main de fer le Congo de Lumumba pendant 18 ans, était loin de s’effacer dans l’activisme politique. Surement, mal conseillé. Alors que la Constitution ne lui permettait pas de briguer un nouveau mandat et qu’il a officiellement transmis le pouvoir le 24 janvier 2019, l’ancien président continuait à maintenir son influence comme pour se faire « chef » pour toujours. Ce qui lui a valu le surnom, depuis un certain temps, du « Roi Léopold II » à cause de son obstination manifeste d’avoir toujours une mainmise sur la RDC à l’instar de l’ancien monarque belge alors qu’il n’est plus au pouvoir.

Mais c’était sans compter avec le tact politique du nouveau locataire du Palais de la nation. Fils du sphinx de Limete, Félix Tshisekedi a su, tel un fauve attendant patiemment le faux pas de sa proie, enterrer l’alliance qui le liait à Joseph Kabila. Ce mariage « contre-nature », scellé pour asseoir la stabilité du pays, au lendemain de la présidentielle de 2018, n’a pas résisté à la multiplication des frictions.

Les auteurs des frictions sont connus. Les mêmes caciques qui pensaient s’abriter déjà, voyant des signaux de justice du nouveau pouvoir de Kinshasa, dans une majorité parlementaire conçue au service d’un individu : l’autorité morale. Ils étaient tous loin de comprendre qu’ils creusaient leur propre tombe face à un président qui s’affichait indifférents à des humiliations répétées et inutiles. Or, Félix Tshisekedi n’a pris soin que de préparer en tout silence son rebond et pour tout contrôler.

C’est pour dire, ni Shadary, ni Mwilanya, encore moins Mabunda ou Thambwe, personne n’a semblé tirer les leçons de l’histoire politique du pays, à l’instar de l’éclairage qu’apporte un ouvrage passionnant de Honoré N’Gbanda Nzambo Ko Atumba, intitulé : « Ainsi sonna le glas », mettant en lumière les années au pouvoir de Mobutu, mais surtout les éléments qui ont conduit à sa chute.

Travailler pour que Joseph Kabila ne quitte donc pas la scène politique active était une erreur stratégique irréparable pour un acteur qui, même dans l’ombre, pouvait rester l’homme le plus puissant du Congo avec ses affaires.

Pour rappel, selon l’agence Bloomberg (2016), la famille Kabila détient une partie du paysage économique du pays. Au moins 70 sociétés représentant des dizaines de contrats et des centaines de millions de revenus depuis son accession au pouvoir…

Il y a peu, l’opinion nationale avait vite compris que les révélations de l’Inspection générale des Finances sur Bukanga Lonzo et sur la redevance de développement des infrastructures aéroportuaires (IDEF), appelée « GO-PASS », ne sont qu’un échantillon de plusieurs prédations que la RDC a connues sous le régime de Joseph Kabila et que les Congolais devront s’attendre à d’autres révélations plus graves…

Et la chute arriva !

Entretemps, comme un oiseau qui se précipite dans le filet, les caciques de Kabila ont eux-mêmes mis leur conducteur dans la situation de perdre le contrôle de ses chevaux. Ils ont multiplié des fautes que révèlent aujourd’hui leurs ténors d’hier. L’irréalisme d’engager un bras de fer avec un président de la République en fonction ne pouvait que précipiter la chute.

Le renversement, le 10 décembre 2020, du bureau FCC pro Kabila de l’Assemblée nationale était un signal fort, mieux, le début d’un tournant irréversible de la fin de l’histoire du Kabilisme avec Joseph Kabila.

En attendant, la nouvelle majorité regroupant les pro Tshisekedi et ceux qui se sont affranchis de Kabila après des longues années de frustration, va bientôt imposer ses marques avec le vote d’un nouveau bureau et la constitution d’un nouveau gouvernement.

Comme un film ouvert à tout le public, les Congolais assistent à l’histoire d’un bateau qui vogue doucement, au milieu d’un port en effervescence. Cela fait à peine 2 km, ou peut-être deux ans, au sens figuré, qu’il est parti. Deux ans de multiplication de propos arrogants et d’une attitude hautaine de la part de ceux qui ont dirigé hier. Oubliant que c’est toujours l’impensable qui se produit quand on prend le risque de faire face à la majorité silencieuse qu’on croit dompter.

Quelle surprise ! Une machine FCC sans âme, car au premier coup de vent, elle vacille. Du coup, premiers cris, premières frayeurs. La machine semble se redresser, péniblement, comme un géant reprenant son équilibre. Mais quelques secondes plus tard, une seconde rafale, plus forte, survient. Fatale. Le navire penche. Trop. L’eau s’engouffre. Il n’y a plus rien à faire. C’est la panique à bord. Des gens sautent à l’eau en poussant des hurlements… Le sauveteur s’appelle Félix Tshisekedi et sa barque l’Union sacrée de la nation.

Son allié d’hier, l’homme désormais seul, n’a de choix qu’observer impuissamment les départs en cascade dans sa famille politique. Son empire bâti durant plusieurs années, ses bases préparées et posées avant qu’il ne cède le pouvoir à son successeur, s’ébranlent comme un château de cartes. Plus aucune stratégie pour retourner la situation en sa faveur.

L’homme désormais seul, observe et voit plusieurs partis et regroupements membres de son empire FCC changer de cap pour soutenir ouvertement l’Union sacrée de la nation prônée par le président de la République, Félix Tshisekedi. La « loyauté » qui était un refrain monotone à chaque rendez-vous autour de l’autorité morale dans sa ferme située dans la banlieue de la capitale, n’a pas survécu à l’épreuve de la séduction politique.

Kabila seul, est lâché par les siens, même les plus fidèles. Et le petit groupe qui semble encore résister, ne le sera pas pour longtemps face à la force du changement. Fini les beaux jours…

Le pontentiel