Le président de la République, Félix Tshisekedi a insisté lundi 28 décembre à l’ouverture de la 7ème conférence des gouverneurs de provinces, sur l’unité nationale et le respect de l’État de droit.
Le chef de l’État a rappelé aux chefs des exécutifs provinciaux le respect de la décentralisation du pouvoir avant de les mettre en garde contre toute tentative de vouloir freiner cet élan de la démocratie.
Par ailleurs, Félix Tshisekedi a promis d’instruire le ministre du Budget et celui des Finances de régulariser les arriérés de rétrocession et frais de fonctionnement ainsi que des fonds d’investissement dûs aux provinces.
Cependant, le président de la République a exprimé sa volonté de sécuriser les gouverneurs face aux multiples motions auxquelles ils font face dans leurs contrées respectives.
« J’ai notamment compris que vous demandiez au chef de l’État de convoquer et de tenir régulièrement les assises de la conférence des gouverneurs de province, de sécuriser la fonction de gouverneur représentant de la haute autorité en province, contre toutes les velléités infondées de déstabilisation par les députés provinciaux », a-t-il indiqué.
Débuté ce lundi 28 décembre, les travaux de la conférence des gouverneurs vont se clôturer ce mardi 29 décembre 2020.
Le Président de la République Démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a lancé, le lundi 28 décembre 2020, dans la salle des congrès du Palais de la Nation à Kinshasa, les travaux de la septième Conférence des Gouverneurs de province.
Dans son discours d’orientation, le Chef de l’Etat congolais a fixé trois réflexions qui devraient faire l’objet d’examens en commissions.
La première réflexion concerne la revisitation des objectifs fondamentaux des règles et mécanismes de fonctionnement du pouvoir exécutif national et des provinces dans un environment atypique tout en préservant les acquis de l’alternance de 2018.
La deuxième réflexion concerne les pratiques actuelles de la gouvernance des provinces au regard des principes fondamentaux qui fondent notre État et ceux relatifs à la libre administration des provinces.
Enfin, la troisième réflexion est liée aux défis actuels auxquels sont confrontées les provinces et qui empêchent leur fonctionnement optimal tout en freinant leur développement efficient. Il s’agit entre autres du transfert des compétences, la mobilisation des ressources provinciales, des mesures contre la Covid-19, la lutte contre la corruption et le détournement et les autres antivaleurs.
Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a saisi cette opportunité pour annoncer une serie de réformes institutionnelles en faveur des provinces.
Signalons que sous la conduite du Chef de l’Etat, les travaux se sont poursuivis à huis clos.
Chacun des 26 Gouverneurs devrait en effet présenter l’état des lieux de son entité.
Il va de soi que la nouvelle gouvernance devrait tenir compte du nouveau contexte politique de l’Union sacrée voulue par la population congolaise, a martelé le Président de la République Démocratique du Congo.
Le Chef de l’Etat congolais Félix-Antoine Tshisekedi s’attend aux recommandations constructives de la part des Gouverneurs de province à l’issue de ces travaux qui se clôturent ce mardi 29 décembre 2020. Si bien qu’il dit tenir déjà compte de leurs contributions lors des consultations qu’il avait initiées.
A cette conférence des gouverneurs, les 26 Gouverneurs de province se penchent autour du thème : « la gouvernance des provinces dans l’environnement démocratique actuel: défis et opportunités ».
La complexité des règles et mécanismes de fonctionnement entre le pouvoir central et la province et entre les provinces elles-mêmes a inspiré, rappelons-le, le constituant à instaurer la conférence des Gouverneurs comme cadre de concertation régulière entre ces deux niveaux de pouvoir étatique.
Notons que c’est la deuxième rencontre entre le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et l’ensemble de gouverneurs de province.
La première fois était à l’occasion du séminaire organisé après leurs élections.
La clôture des travaux intervient, sauf imprévu, ce mardi 29 décembre 2020.
En sport comme en politique, c’est le résultat qui dicte le commentaire. Comment ne pas avouer que Félix-Antoine Tshisekedi a le vent en poupe en cette fin d’année. Comment ne pas saluer sa remontada. Lui qui, jusqu’il y a peu était, institutionnellement parlant, cerné par la galaxie kabiliste. Aujourd’hui c’est un Fatshi pourvu de moyens de sa politique qui s’apprête à aborder l’an 3 de son quinquennat. Bien entendu, cette success story est d’abord l’œuvre du Président lui-même. Mais ici comme ailleurs, des héros dans l’ombre ne manquent jamais. Dans le cas d’espèce, il est un proche du chef de l’Etat dont l’efficacité n’a d’égale que sa discrétion autant que sa modestie. Il s’agit de Samy Badibanga Ntita. Cet homme qui connaît les Tshisekedi comme ces derniers connaissent les Badibanga, est en lui-même un condensé de facteurs qui font de lui l’un des stratèges de l’entourage du Président. Gros plan sur ce » conseiller XXL » du soir de l’homme du 24 janvier 2019. FDA
Nul n’aurait pu imaginer la tournure à marche forcée qu’ont prise les événements politiques en RDC en cette fin d’année 2020. En moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, un président de la République – Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo – raillé par certains qui l’accusaient de faiblesse, voire de figuration, houspillé pour la faiblesse de sa représentation au sein de l’Assemblée nationale, allait magistralement renverser la donne et passer désormais pour le seul « Deus ex-machina » du pays. La chute du bureau Mabunda du perchoir de l’Assemblée nationale revêt ainsi plus qu’une symbolique : elle représente la prise total des leviers du pouvoir par celui que la Constitution consacre comme la clé de voûte des institutions : le président de la République.
Ce succès retentissant du chef de l’Etat n’a pu être possible que grâce au rôle de plusieurs soldats baroudeurs, chacun jouant sa partition dans le même objectif : obtenir la victoire finale. Et voilà le FCC méditant aujourd’hui sa déconvenue dans les cordes, tiraillé par des courants aussi divers que contradictoires …
Il est important ici pour nos lecteurs de comprendre la quintessence des événements en cours qui n’ont pas encore livré leur fin mot. Sans doute, janvier sera le mois de tous les enjeux. Le président de la République, en maître d’œuvre du changement annoncé, a su s’entourer – et c’est une qualité cardinale – de la crème des crèmes, qui, chacun à leur poste – éclaireurs, artilleurs, fantassins – lui permettront d’asseoir définitivement la nouvelle ère attendue par les Congolais. Si lors de la déchéance du bureau Mabunda, l’on a pu voir Jean Marc Kabund en commandant des troupes d’assaut, il est aussi vrai qu’il avait dans l’ombre d’autres politiques qui se sont déployés pour réussir ce qu’à l’UDPS on nomme le « coup du siècle ». Nous avons fait le choix de dévoiler le rôle de l’un d’eux, n’en déplaise à son tempérament d’homme discret, mais qui joue un rôle clé dans le dispositif de Felix Tshisekedi.
En analysant les faits depuis quelques mois, et surtout quand on prend pour repère le début du malaise entre les forces coalisées, on peut de fil en aiguille obtenir un tracé fort du rôle que joue le premier vice-président du sénat auprès du président Tshisekedi. L’efficacité d’un politique n’est pas une donnée spontanée, c’est une construction patiente qui passe par le partage des faits et qui aboutit au partage des idées et enfin à la mise en place d’une vision commune. Samy Badibanga, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a suivi un parcours qui peut expliquer cette capacité qu’il possède d’anticiper les évènements et de passer aujourd’hui pour l’un des stratèges dans le carré du chef de l’Etat.
D’abord il y a les liens historiques qui unissent les deux familles partant du fait qu’Etienne Tshisekedi fut un proche de son père – Samuel Léon Badibanga Sr, sénateur et député de la première législature, ministre du Portfeuille du gouvernement Adoula, puis ambassadeur itinérant du président Joseph Kasavubu. Ces liens créent une certaine intimité et donnent un appui considérable à l’élaboration des vues politiques surtout quand les relations humaines sont harmonieuses.
Ayant choisi de mener un combat non violent et ce depuis la lettre de 52 pages, l’UDPS, par ses pères-fondateurs, a toujours eu à faire face à des régimes forts et répressifs. Et dans cette approche épistémologique, le sphinx prônait la révolte pacifique à la Ghandi. Et comme ces méthodes ne suffisaient pas à cause des fortes répressions, l’UDPS s’est toujours réservé le droit de discuter avec le « diable » quand cela s’avérait nécessaire, quitte à se doter au préalable de longues fourchettes. Mais ces discussions devaient obéir à une orthodoxie interne parfois difficile à cerner par les politiques pressés. Samy Badibanga est passé naturellement du cercle familial au cercle politique restreint d’Etienne Tshisekedi en devenant conseiller spécial du sphinx de Limete. Il faut signaler qu’ il a eu sa dose de diabolisation car toutes les options levées ne sont pas comprises de la même manière au sein du parti. Mais en homme tempéré il a su renouer les liens de confiance avec les structures du parti mais surtout avec le chef de l’Etat, dont il constitue aujourd’hui l’un des stratèges de premier plan.
Fidèle à la tradition pacifique, voire pacifiste de l’UDPS, le chef de l’Etat actuel a, lui aussi, négocié avec le FCC au lendemain des élections générales qui avaient conféré la présidence de la République au candidat du CACH et la majorité parlementaire au FCC. Felix Tshisekedi a su ainsi composer, de bonne foi, avec la famille politique kabiliste pour la mise en place d’un gouvernement de coalition. Comme lui aussi Samy Badibanga l’avait fait à l’issue du dialogue de la cité de l’Union Africaine, réussissant le tour de force d’être nommé Premier ministre à la surprise générale en 2016. Il faut reconnaitre qu’à chaque fois ces négociations ont toujours rencontré l’incompréhension de la base et il fallait des hommes charismatiques comme les Tshisekedi pour faire accepter leurs mises en application.
C’est en homme rompu à la stratégie que le Premier ministre honoraire a réussi à se faire élire brillamment sénateur dans sa province d’origine du Kasaï oriental, avant de se faire élire, à la surprise générale, premier vice-président du Sénat.
Aujourd’hui Samy Badibanga ne jure que par Felix Tshisekedi et s’est mobilisé pour faire avancer la vision de celui-ci. Pour s’en convaincre il faut évoquer son rôle dans la réussite de la cérémonie de prestation de serment des juges nommés, cérémonie qui fut boycottée par tous les membres des bureaux de deux chambres. Il a fallu de la personnalité et de la conviction pour tenir ce moment qui sera d’ailleurs fondateur de la lecture définitive du Président qu’il en était fini de la coalition. Ce jour-là était un défi permanent car le sabotage de la cérémonie était évident, il fallait livrer bataille pour que des personnalités les plus représentatives de l’Etat soient présentes à cette cérémonie. Des invitations ont disparu et il a fallu a Samy Badibanga au four et au moulin pour contenir la vague du désespoir qui commençait à prendre les administratifs. Il a fait le protocole, le directeur de communication et d’autres taches pour garantir à cette séance de prestation de serment son succès. Homme de contact, diplomate et ayant en cela un carnet d’adresses important, l’ancien premier ministre est dans la position idéale pour aider le chef de l’Etat à construire un contexte politique qui soit favorable à réaliser son programme et ses promesses électorales qui sont en fait le pont nécessaire pour que le pays franchisse une étape de son destin vers un état prospère respectueux des droits humains.
Apres avoir obtenu le départ du bureau de l’assemblée nationale et s’étant engagé sur le chemin de constater une nouvelle majorité, le chef de l’état est devant un autre enjeu, celui de choisir un informateur qui sera en fait un négociateur qui ferait passer la pullule Fatshi auprès de la nouvelle coalition, car il devrait négocier et cela n’est pas chose facile avec l’ensemble des députés qui savent qu’ils font l’histoire car ils sont parvenus à faire basculer les rapports de force. Il a besoin d’un homme de confiance qui sera en réalité son représentant en face des politiques avec lesquels il doit baliser le chemin de la nouvelle gouvernance. Il est d’ailleurs important que celui-ci soit proche de Felix Tshisekedi et qu’il lui permette de construire un lien politique avec la majorité en définissant le contour des intérêts rationnels et les moyens d’y faire face sans négliger l’un au profit de l’autre. S’il trouve cet oiseau rare il serait mieux que celui-ci travaille dans cette approche avec Samy Badibanga pour élaborer avec le stratège les termes de référence de cette nouvelle étape.
En analogie au film ‘‘Il faut sauver le soldat Ryan’’ de Steven Spielberg, Kikaya Bin Karubi évoque dans cette tribune la nécessité pour le président Tshisekedi de conjurer la malédiction des minerais qui pèse sur son pays et qui a frappé nombre de ses prédécesseurs en préservant Joseph Kabila Kabange sur lequel se concentrent moult menaces ourdies par divers lobbies de prédateurs des ressources naturelles de la RDC pour avoir perturbé leurs calculs pendant sa mandature.
Dans les salons huppés de la ville haute, certains milieux se concertent autour d’une thématique étrange : l’arrestation de Joseph Kabila (sic !). Au même moment un montage sonore fallacieusement attribué à la journaliste Sonia Rolley de RFI est relayé par un membre du cabinet présidentiel suggérait l’exil du président honoraire de la RDC.
Au même moment également, des proches collaborateurs de l’ancien président sont toujours sous le coup des «sanctions ciblées» européennes deux ans après une alternance démocratique qu’on les accusait de vouloir empêcher.
Ambassadeur de l’Union européenne à Kinshasa, Jean-Marc Châtaigner qui, à sa prise de fonction considérait que ces sanctions relevaient de la souveraineté des Etats membres de l’UE a déclaré qu’elles ne seraient levées que «lorsque les enquêtes seront menées par la justice congolaise». Une contradiction qui traduit la volonté de neutraliser Joseph Kabila et sa famille politique. L’annonce par le chef de l’Etat de l’effritement de la majorité présidentielle le 6 décembre 2020 et la déchéance du bureau Mabunda en sont des preuves.
Pour la symbolique, en 60 ans d’indépendance, Joseph Kabila est le premier président de la RDC à avoir actionné une alternance politique issue d’élections. Pour la gouvernance, il est le premier ancien chef d’Etat disposant d’une expérience à partager de la fonction présidentielle.
Il faut rappeler que Mobutu avait succédé à un Kasa-Vubu politiquement et diplomatiquement affaibli. Que Mzee Laurent-Désiré Kabila, en bonne santé, avait succédé à un Mobutu lui aussi politiquement et diplomatiquement affaibli. Joseph Kabila, en bonne santé, avait a succédé à Mzee Kabila assassiné en étant tout autant politiquement et diplomatiquement affaibli. Félix Tshisekedi, en bonne santé, a succédé à son tour à Joseph Kabila que l’on tente maintenant d’anéantir politiquement et diplomatiquement.
Les quatre prédécesseurs de Tshisekedi qui ont accédé au pouvoir avec la bénédiction de l’axe Washington-Bruxelles, ont donc paradoxalement eu maille à partir chacun avec cet axe avant que des problèmes économiques et sociaux qui en ont résulté ne les précipitent de leur piédestal avec un impact négatif lourd sur le vécu du Congolais lambda.
Kasa-Vubu n’a pas eu le temps de prévenir ses compatriotes de ses déboires avec l’occident. Mobutu non plus qui semble avoir signé sa condamnation lorsqu’au début de la transition 1990-1997, il déclara disposer de ‘‘dossiers’’ contre ses anciens mentors.
Quant à Mzee Laurent Désiré Kabila, son brutal assassinat ne lui a pas permis de léguer à la postérité autre chose que la promesse solennelle de «ne jamais trahir le Congo». Le premier et unique chef d’État vivant capable d’édifier les Congolais sur les relations entre Kinshasa et ses partenaires extérieurs est Joseph Kabila. Encourager la rupture
Que lui réserve-t-on comme traitement ? Exactement le même que celui subi par ses prédécesseurs : la haine par procuration à l’instar de celle infligée à Kasa-Vubu, Mobutu, Mzee Kabila à partir de la machine à diaboliser alimentée de l’extérieur par une série de «révélations» plus croustillantes les unes que les autres tambourinées par une presse stipendiée et des relais répartis aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur du pays.
Le cas de certains partis politiques qui servent de rouages à la machine à diaboliser, est pathétique. Il y en a qui ont passé des décennies dans la lutte politique comme opposants et qui, quoique professant la non-violence, versent dans une violence propre à tous les fascismes.
L’UDPS qui est arrivée au pouvoir début 2019 a eu à gérer seul le programme dit des 100 jours dont le financement disponible a été évalué à plus de 400 millions USD. Hormis les maisons préfabriquées destinées aux FARDC ayant consommé à elles seules 57 millions USD imputés à Vital Kamerhe condamné depuis à 20 ans de prison, le redressement promis se fait toujours attendre même si les millions se sont volatilisés.
L’Inspection générale des finances (IGF) préfère exercer son expertise ailleurs tout en fermant les yeux sur un tel scandale.
Pince sans rire, on suggère plutôt la responsabilité, voire la culpabilité, de Joseph Kabila et de son FCC dans le blocage des actions du président Tshisekedi et des partenaires extérieurs qui se sont pourtant abstenus de soutenir ce dernier dans la recherche de nouveaux investissements, préférant encourager des actions hostiles contre son prédécesseur et ex-partenaire dans la coalition.
JKK, enfant chéri en 2001, bête noire en 2007
Qui est Joseph Kabila qui passe aujourd’hui pour la bête noire des occidentaux qui se prennent pour les partenaires extérieurs exclusifs de la RDC, comme le furent en leurs temps Kasa-Vubu, Mobutu et Mzee Kabila, comme le sera probablement demain Félix Tshisekedi ? Lorsque le 26 janvier 2001 à 29 ans, il succède à son père Laurent-Désiré Kabila assassiné quelques jours plus tôt, le jeune officier général sait ce que représente l’immense pays dont il hérite aux yeux des Occidentaux : un enjeu hyper-stratégique. Il est bien au courant de la vision américaine exprimée par Bill Richardson, membre de l’administration Clinton devant le congrès le 5 novembre 1997 : «Le Congo est un élément essentiel des intérêts américains en Afrique. Ce pays renferme des opportunités économiques énormes ».
Avec 13 % du potentiel hydroélectrique mondial, 25 % des réserves mondiales de cobalt, 18 % de diamants industriels et 6 % de cuivre, il ne pouvait en être autrement. Pour Richardson, «le moteur de croissance du centre de l’Afrique est le Congo dont la stabilité signifie la stabilité pour la plus grande partie de l’Afrique».
Reçu un peu plus tard en grande pompe à la Maison Blanche par Georges Bush père, Joseph Kabila a dit sa volonté de «remettre le Congo sur la table des décideurs pour un partenariat gagnant-gagnant».
Que s’est-il passé pour que ce président adulé en 2001 devienne la bête noire à partir de 2007 ? C’est sa décision de se rapprocher de la Chine et son discours souverainiste ainsi que la nouvelle loi minière revoyant l’assiette fiscale de redevance due au Trésor public et l’organisation des élections sur fonds propres qui ont été les principales pierres d’achoppement.
Pourtant, s’agissant du contrat sino-congolais, il n’aurait pas existé si les occidentaux avaient tenu leurs promesses faites à la RDC peu avant le référendum de 2005 et les élections générales de 2006.
Le Belge Louis Michel avait vivement encouragé Kabila à organiser ces échéances qui furent du reste financées à près de 90 % par l’UE et qu’il considérait comme la condition sine qua non pour le retour des investissements occidentaux dont les derniers remontent à 1985. Pour Kabila et ses compatriotes, les élections de 2006 devaient ramener ces investisseurs générateurs d’emplois dans le pays. La suite ? Comme c’est le cas en 2019 et 2020, les deux premières années de pouvoir du président Tshisekedi, 2007 était passée, et 2008 s’était annoncée sans le moindre engagement sérieux de financement.
Las de ces promesses évasives et coincé par les risques de remise en cause des acquis de la démocratie naissante, Joseph Kabila a, à son corps défendant, décidé de diversifier les partenariats économiques en se tournant vers Beijing en approuvant les projets sino-congolais (infrastructures contre mines) sans pour autant fermer la porte aux partenaires traditionnels (occidentaux) de la RDC.
Son «crime» est d’avoir osé traiter avec la Chine au détriment des occidentaux alors que ce sont ces derniers, souverains dans leurs choix, qui n’avaient pas tenu parole en plaçant le Congo dans l’assistance humanitaire qui, elle, n’a jamais développé un seul pays au monde.
Préserver Kabila, c’est protéger le Congo
On ne peut être chef d’Etat de la RDC et ignorer l’enjeu que représente ce pays pour le monde. Avant-hier Kasa-Vubu et Mobutu, hier Mzee Kabila, aujourd’hui Joseph Kabila, demain Félix Tshisekedi et après lui quelqu’un d’autre, sur tout président congolais pèse l’épée de Damoclès des suprématistes occidentaux déterminés à garantir les acquis de leur mode de vie directement liés au pillage des ressources économiques congolaises.
Tout Congolais doit donc savoir qu’il y a un prix à payer pour la préservation des Intérêts Nationaux face à cette boulimie des nostalgiques de l’Accord général de Berlin de 1885 ouvrant le bassin du Congo au commerce international.
Pour l’heure, Joseph Kabila semble être un des rares capable d’édifier son (ses) successeur(s) à ce sujet. D’où, la fatwa déclenchée contre lui, comme si après le sacrifice de Lumumba, Kasa-Vubu, Mobutu et Mzee Kabila, les «collabos» congolais avaient vu un jour leurs parrains investir en RDC autrement qu’au travers de promesses jamais tenues. La leçon à en tirer est de considérer le salut de Kabila comme celui de la RDC, notre unique patrimoine commun. En effet, pendant ses 18 ans au pouvoir dont les 6 premiers (2001 à 2007) en partage avec des compatriotes ayant monté des organisations insurrectionnelles, il n’a connu que conflits politiques, sécuritaires, économiques et sociaux exacerbés par des hommes d’influence de tous acabits avides de perpétuer l’époque léopoldienne. C’est à se demander comment, dans un tel environnement, il a réussi à garantir aussi longtemps le fonctionnement des institutions publiques tout en dotant le pays d’un minimum d’infrastructures. Son tort est d’avoir ramené ce pays dans le concert des Nations contrairement au sort auquel le destinaient les suprématistes depuis les années ’90 lorsque le Zaïre était à l’article de la mort. L’opposition d’alors avait tué le nationalisme et le patriotisme forgés par les pères de l’indépendance.
Ethno-tribalisme vs nation
Des mouvements ethno-tribaux faisaient alors chorus pour déclamer leurs spécificités singulières et les institutions nationales, gangrenées par ce phénomène de repli sur soi ont transformé le Zaïre en un Etat failli.
Ensuite furent pratiquement instutionnalisées des initiatives présentées comme relevant des libertés démocratiques (“villes mortes”, zones monétaires parallèles, dédoublement institutionnel, appels à l’isolement diplomatique) qui auront tout d’ingrédients concourant à la disparition effective de l’Etat dans l’ancienne propriété de Léopold II. Cette période a coïncidé avec la parution d’un no paper intitulé ”Zaïre no state” préconisant pour la bonne gouvernance de cet immense pays son démembrement. Ses auteurs ne préconisaient pas l’autodétermination des provinces ciblées (celles de l’Est), mais leur rattachement aux quatre Etats voisins orientaux : Ouganda, Rwanda, Burundi et Tanzanie.
Si Laurent-Désiré Kabila et son AFDL n’avaient pas pris les armes pour en finir avec le régime Mobutu (1996-1997), le Zaïre aurait donc cessé d’exister dès la chute du dictateur. Le 16 mai 1997, lorsque le maréchal-président quitte Kinshasa pour Lomé en passant par Gbadolite, tout l’appareil militaire et sécuritaire du pays était inopérant. Le Zaïre n’était pas en mesure de faire face aux velléités prédatrices des forces ougandaises et rwandaises venues dans les rangs de l’AFDL. Déduction logique : c’est la présence de Mzee Laurent-Désiré Kabila soutenu par la population qui a dissuadé ces deux principautés militaires voisines de franchir le Rubicon.
Si, après l’assassinat de Mzee Kabila en 2001, sa succession n’avait pas été confiée à Joseph Kabila, la RDC n’aurait certainement pas survécu à la guerre d’agression déclenchée le 2 août 1998.
On peut noter qu’à l’annonce de l’assassinat du Mzee, les premiers à s’en réjouir au pays furent, outre des partis de l’opposition, des organisations insurrectionnelles (RCD/Goma, MLC…) qui administraient des pans entiers du territoire national avec l’appui des armées rwandaises et ougandaises.
C’est donc la présence de Joseph Kabila, porté par la population orpheline de Mzee qui a maintenu le pays dans ses frontières héritées de la colonisation.
Enrichissement illicite et paupérisation de la population
Il faut admettre que le crime des Kabila père et fils est d’avoir ranimé un Congo moribond, contraignant les maîtres autoproclamés du monde à renoncer à leur plan de balkanisation de ce pays.
En effet, au regard des potentialités congolaises, rien ne justifie le refus affiché et assumé de l’axe Washington-Bruxelles de doter ce pays d’un Plan Marshall pouvant booster son émergence et confirmer son leadership en Afrique centrale. Au lieu de quoi, on assiste à une diabolisation méthodique de tous les chefs d’État qui s’opposent peu ou prou à l’affaiblissement politique, diplomatique, sécuritaire, économique et social programmé de leur pays : Lumumba en 1960, Mobutu en 1997, Mzee Kabila en 2001 et Joseph Kabila aujourd’hui.
On a ainsi appris que Lumumba, leader incontesté de la première majorité parlementaire était «un dangereux communiste»; que Mobutu complaisamment soutenu trois décennies durant se serait constitué une fortune faisant de lui «un homme plus riche que son pays». Quant à Mzee Kabila, il a été accusé d’avoir «vendu de l’uranium à des Etats voyous comme l’Iran et la Corée du Nord ». Joseph Kabila lui serait « à la tête d’une fortune colossale équivalent à deux ou trois fois le budget de la RDC ». Du déjà entendu !
Engager Fatshi dans une épreuve suicidaire pour le pays
Les griefs mis aujourd’hui à charge de JKK – comme hier contre Lumumba, Mobutu puis Mzee Kabila -ont en réalité d’autres motivations.
En 1960, les ennemis du Congo avaient utilisé l’axe Katanga-Kasaï en misant sur Moïse Tshombe et Albert Kalonji en sponsorisant une sécession au Katanga et dans le Sud-Kasaï en moins d’un mois (11 juillet et 8 août 1960). En 1990, pour déstabiliser le Zaïre via Mobutu, ils ont misé sur une crise de leadership entre Etienne Tshisekedi et Jean Nguz-a- Karl i Bond qui eut pour effet une épuration ethnique des kasaïens qui vivaient pacifiquement au Katanga depuis des décennies. En 1997, ils opposeront Etienne Tshisekedi à Mzee Laurent-Désiré Kabila et de 2001 à 2017, Etienne Tshisekedi à Joseph Kabila. De 2017 à ce jour, malgré la parenthèse de la coalition FCC-CACH (2019-2020), ils jouent désormais à découvert la carte Félix Tshisekedi contre Joseph Kabila en engageant le premier dans une épreuve suicidaire pour tout le pays.
Le sort de Kabila lié à celui de la RDC
Ce rappel des faits historiques devrait permettre aux Congolais de mieux appréhender les enjeux de l’heure avec lucidité. Quelques membres de la diaspora congolaise qui encerclent le président de la République sont à la manoeuvre pour atteindre les objectifs de ces milieux occidentaux qui prônent la disparition de leur pays.
Au motif fallacieux d’une crise institutionnelle dont on a du mal à expliciter clairement les tenants et aboutissants, cette diaspora pousse le chef de l’Etat à relancer les conflits fratricides entre kasaïens et katangais pour «déboulonner» Joseph Kabila coupable d’avoir empêché la réalisation du plan anti-Congo.
Heureusement que même au sein de cette diaspora, se trouvent quelques patriotes qui comprennent qu’au stade actuel, le sort de Kabila et celui de la RDC sont intimement liés et sont convaincus que «sauver le soldat Kabila relève désormais du devoir citoyen».
Critik Infos – Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo avec Christian Bosembe – Sujet : Martin Fayulu crache du feu sur Fatshi (Félix Tshisekedi),Jean-Pierre Bemba, Moise Katumbi et Bahati Lukwebo.
Après la chute du Front Commun pour le Congo (FCC) à l’Assemblée nationale, plusieurs voix dans le camp de Joseph Kabila, autorité morale se sont levées en se jetant la balle, jusqu’à demander même le changement de l’équipe coordination.
À cet effet, un groupe des sénateurs membre du FCC avaient écrit à Joseph Kabila pour solliciter la destitution du coordinateur Néhémie Mwilanya, “c’est qui relève d’une mauvaise fois” selon Élie Kazadi Kamango, Président national du front des Kabilistes engagés qui précise que, “Néhémie Mwilanya c’est la volonté politique de Josèphe Kabila.”
“Il nous faut la discipline, la discipline serait aussi respecter la hiérarchie, Néhémie Mwilanya, c’est la volonté politique de Raïs, l’autorité morale du FCC, et donc, toucher Néhémie aujourd’hui, serait aussi toucher d’une manière indirecte le Chef de la famille politique qui est Joseph Kabila Kabange, l’autorité morale, parce que toute décision prise par Néhémie Mwilanya, émane de l’autorité morale”, a-t-il dit lundi 28 décembre à la télévision Kin 24.
Élie Kazadi Kamango a précise qu’“il y a ceux-là qui pensent qu’au FCC, ils n’étaient pas du tout alaise, et que de l’autre Camp, ils seront alaise. Et donc, jusqu’à présent, vous ne me citeriez pas 3, 4, 5 noms des personnalités importantes au sein du FCC qui auraient quitté Joseph Kabila Kabange pour aller soutenir une autre vision jusqu’à présent non-maîtrisable par autant des personnes.”
Rappelons que, depuis Lubumbashi au Haut-Katanga où il se retrouve, Joseph Kabila, a même mis en place un comité de crise qui selon certains est la fin de la coordination de Néhémie Mwilanya, mais pour Élie Kazadi Kamango, ce comité qui a reçu une mission claire, ne substitue pas la coordination.
Retenez qu’un comité définitif sera mis en place dans quelques jours.
Le portier du FC Lupopo de Lubumbashi, Ley Matampi va retrouver la sélection nationale. Le joueur de 31 ans, absent lors des derniers rassemblement chez les A pour des performances en dessous de la moyenne et chez les A’ suite à un départ en dehors du pays est désormais de retour dans la tanière des fauves de la rive gauche du fleuve Congo.
L’ancien du TP Mazembe fait partie des joueurs présélectionnés par Jean Florent Ibenge pour le Championnat d’Afrique des Nations dont la phase finale est prévue au Cameroun en janvier 2021. Ley Matampi est du nombre de 6 joueurs du FC Lupopo concernés par ce regroupement. Sa présélection n’est qu’une juste récompense pour un garçon qui a prouvé son état de forme en ce manche aller de la Linafoot D1.
Ley Matampi n’est pas pas étranger à la forme olympique affichée par le FC Lupopo en championnat national de football Division 1. Le léopard n’a encaissé que 4 buts depuis le début de la saison avec son et personne ne fait mieux que lui. À ajouter le clean sheet face à l’Association Sportive Dauphin Noir de Goma le dimanche 27 décembre, Ley est à 8 désormais.
Le portier du FC Lupopo ne sera pas à la découverte de ce championnat qui réunit les joueurs évoluant au pays. Ley a été l’un des artisans de la belle épopée des Léopards A’ au Rwanda en 2016. Cette année là, sous la direction de Jean Florent Ibenge, la République Démocratique du Congo avait remporté son deuxième titre continental du tournoi. Il sera peut-être l’un des rescapés de cette génération dorée des fauves qui ont côtoyé le toit du football africain après 2009.
Via une vidéo ce lundi 28 décembre 2020, l’ambassadeur américain, Mike Hammer, a, depuis les États-Unis d’Amérique où il séjourne, salué une fois de plus, la réintégration de la République démocratique du Congo dans l’AGOA.
Pour Mike Hammer, cette éligibilité est une preuve que sous le leadership du chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le Congo-Kinshasa est de nouveau ouvert aux investissements étrangers.
« L’éligibilité à l’AGOA est un signal fort que sous la direction du président Tshisekedi, la RDC est ouverte aux investissements étrangers », a déclaré Mike Hammer.
Dans la foulée, le diplomate américain a appelé les entrepreneurs Congolais à profiter de cette opportunité.
« Le moment est venu pour les entrepreneurs Congolais de profiter de cette opportunité, et les entreprises américaines, continuer à manifester un vif intérêt à investir en RDC », a-t-il ajouté.
S’agissant des évènements politiques qui se sont déroulés au cours des dernières semaines en RDC, Mike Hammer estime que c’est une preuve que la majorité de Congolais ont choisi une voie différente et meilleure.
Pour rappel, les États-Unis ont donné leur quitus la semaine dernière pour le retour de la République Démocratique du Congo à la Loi sur le Développement et les Opportunités Africaines (AGOA).
« Très bonne nouvelle ! Grâce aux efforts du président Tshisekedi et en tant que manifestation de notre partenariat privilégié pour la paix et la prospérité, j’ai appris de la Maison Blanche que la RDC avait été acceptée pour revenir à l’AGOA. Cela ouvrira d’importantes opportunités économiques », avait indiqué via Twitter Mike Hammer le 23 décembre dernier.
L’African Growth and Opportunity Act (AGOA) traduit en français par la Loi sur le Développement et les Opportunités Africaines, a été signée par l’ancien président américain Bill Clinton. Elle est une loi fédérale américaine adoptée au mois de mai de l’an 2000 par le congrès des États-Unis.
Son but est de soutenir l’économie des pays africains en leur facilitant l’accès au marché américain s’ils suivent les principes de l’économie libérable. Cette union représente un intérêt réciproque pour les deux parties, les pays africains ayant ainsi la possibilité de s’affirmer progressivement sur la scène mondiale en entrant dans la mondialisation, et les États-Unis bénéficiant ainsi d’une nouvelle source d’approvisionnement, notamment en pétrole.
Dans un entretien accordé à Actu30.cd ce lundi 28 décembre 2020, le Coordonnateur de la Dynamique le Changement c’est Maintenant (DCM) a condamné une campagne d’intoxication sur les réseaux sociaux contre le Professeur Modeste Bahati Lukwebo, autorité morale de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A).
En effet, l’on raconte sur les réseaux sociaux que l’ancien ministre du Travail n’aurait pas digéré la rencontre, dimanche dernier, entre le Président Félix Tshisekedi, Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba. Des allégations rejetées en bloc par maître Bazin Mpembe.
À l’en croire, l’AFDC-A de Modeste Bahati salue cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre de la matérialisation de l’Union sacrée de la Nation.
« Nous nous condamnons cette intox dans les réseaux. La rencontre entre le Président de la République et l’ancien gouverneur Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba, l’AFDC-A salue cela. C’est dans la logique toujours de l’Union sacrée, l’AFDC-A ne trouve pas d’inconvénients. AFDC est en bon terme avec l’UDPS, avec Jean-Marc Kabund, avec Augustin Kabuya. Le Professeur Modeste Bahati Lukwebo reste un modèle pour la RDC », a-t-il dit.
Par ailleurs, le Coordonnateur de la DCM a affirmé que le Pr. Modeste Bahati Lukwebo soutient l’Union sacrée et les actions du Chef de l’État.
« Le Professeur Modeste Bahati Lukwebo est dans la vision de l’Union sacrée, Bahati est dans la logique de la transformation de la République démocratique du Congo. Le Professeur Modeste Bahati Lukwebo accompagne le chef de l’État dans ses actions, le professeur Bahati est derrière l’Union sacrée et le regroupement politique AFDC-A soutient totalement l’Union sacrée et les actions du président de la République. Pour preuve, le regroupement politique AFDC-A et ses députés ont été consultés par le président de la République. Après cela, ils ont confirmé à la face du monde que l’Union était une vision salvatrice pour la transformation, pour l’émergence et le bien-être du peuple congolais », a renchéri Me Bazin Mpembe.
Pour rappel, le Chef de l’État a échangé hier avec Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba, respectivement Présidents de Ensemble pour la République et du Mouvement de Libération du Congo (MLC). D’après la Présidence, cet échange a tourné autour entre autre de la matérialisation de l’Union sacrée de la Nation.
Critik Infos du 28 décembre 2020 – Toute l’actualité de la RDC avec Christian Bosembe – Sujet : Moment très difficile : Unions Sacrée entre compromis et compromission.
Dans une vidéo enregistrée depuis les USA où il se trouve en vacances, Mike Hammer, ambassadeur des Etats-Unis accrédité en RDC, s’est exprimé pour la énième fois sur la réintégration de la RDC au sein de l’AGOA et sur tes toutes les grandes actions politiques qui se sont produites au pays ces derniers mois.
Parlant de la loi sur la croissance et les opportunités économiques en Afrique (AGOA), Hammer a fait comprendre que son pays et celui de Tshisekedi travaillerons ensemble pour la matérialisation de cette acceptation de la RDC à cette loi.
« Au cours de l’année qui commence, nous nous efforcerons à maximiser les avantages de l’AGOA a fin de permettre les entreprises congolaises à vendre davantage sur le marché américain », a déclaré Mike Hammer.
Selon ce diplomate, « Le moment est venu pour les entrepreneurs congolais de profiter de cette opportunité. Les entreprises américaines continuent à manifester un vif intérêt à investir en RDC ».
Tout en se félicitant sur le fait que le Congo est sur la bonne , ce diplomate Américain tient à l’éradication de la corruption.
« Je suis optimiste quant au fait que le Congo est sur la voie positive vers la réalisation de son potentiel, mais il faut travailler davantage pour mettre fin avec la corruption du passé pour prévenir l’enrichissement de quelques-uns au détriment du peuple congolais et pour mettre fin aux abus qui étaient au courant pour maintenir le pouvoir ».
Sur le plan politique, ce dernier souligne que « les évènements politiques de ces dernières semaines montrent que la grande majorité de congolais ont choisi une voie différente et meilleure et sont prêts à y travailler (…). 2021 sera une année chargée et importante ».
Félix Tshisekedi qui a mis fin à la coalition FCC-CACH et réussi à obtenir la destitution de Jeanine Mabunda à la tête du bureau de l’Assemblée Nationale, tient à mettre en place l’Union sacrée de la nation pour refonder l’action du gouvernement.
Accusé de détournement des droits dus à la CNSS, INPP, DGI et l’ONEM, le directeur général de la Régie des voies aériennes (RVA), Abdallah Bilenge connaîtra le verdict ce 5 janvier.
Son procès a lieu à la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe. Et le ministère public a requis 20 ans de prison contre le directeur général de la RVA, M. Abdallah Bilenge.
Le jugement dans cette affaire de détournement est attendu pour le 5 janvier prochain. Pendant ce temps, le directeur général de la RVA est toujours détenu à la prison centrale de Makala.
Pour rappel, la justice reproche au directeur général de cette régie le détournement
des droits dus à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), à l’Institut national de préparation professionnelle (INPP), à l’Office national de l’emploi (ONEM), et à la Direction générale des impôts (DGI).
A ces établissements publics socio-professionnels, la RVA devait reverser de fonds retenus de la paie des agents, estimés à 15 millions de dollars.
Bosolo Na Politik du 28 décembre 2020 – Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo de l’année 2020 avec le journaliste Israël Mutombo (Sango Mokonzi) : Rétro 2020 (Tombola maboko).
Le député provincial Gérard Mulumba Kongolo dit Gecoco de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) a connu une opération chirurgicale des reins droits et de l’œil gauche depuis le 15 décembre 2020 en Belgique.
L’information est livrée à la presse par Carbone Beni, activiste du mouvement citoyen Filimbi à travers une mise au point transmise dimanche 27 décembre .
Pour cet activiste, « cette opération chirurgicale est les retombées des tortures du système Kabila à travers ses policiers ». Cependant, il reconnaît quand même, la générosité de cet élu lors de son kidnapping par l’Agence Nationale de Renseignements (ANR) à l’époque de Kalev Mutond en 2017.
Pour rappel, le député Gérard Mulumba avait été condamné à un an de prison en 2017. Il était poursuivi pour outrage à chef de l’État.
Cet opposant avait bénéficié de la mesure de grâce présidentielle lors de l’Ascension de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo à la magistrature suprême. Il a quitté la prison centrale de Makala le jeudi 03 janvier 2019.
Dans son sérail, on pense que le discours du président de l’Ecidé sera axé sur la situation sanitaire mais surtout la crise socio-économique et politique.
Mais, il est clair qu’une bonne partie de son speech sera consacrée à la politique pour fixer la population sur les enjeux de l’heure. Bref, les grandes annonces sont attendues.
Selon Daniel Shekomba, l’un des opposants au régime actuel estime que le moment est opportun pour réveiller le peuple, victime du deal Kabila-Tshisekedi.
« Le moment est bien choisi pour réveiller le peuple victime de la prolongation du pillage et de la misère suite à un deal mystérieux Kabila-Tshisekedi. Nous sommes déterminés à rétablir la vérité », a-t-il prévenu.
Le candidat malheureux à la présidentielle de 2018 soutient l’annulation des dernières élections car explique-t-il, le but est d’arriver à convaincre la Cour constitutionnelle avec des nouvelles preuves déjà disponibles.
Pour cela, l’homme d’affaires s’entiche de l’organisation des élections anticipées. Il a précisé que l’agitation et les arguments hasardeux des fraudeurs (bénéficiaires des élections de 2018) sont sans effets.
D’un ton tranchant, un cadre de l’Écide pense que Martin Fayulu va certainement critiquer la gestion de la pandémie du Covid-19 par le gouvernement en place. Il pourrait épingler l’inefficacité de la mesure de couvre-feu mise en place pour endiguer la deuxième vague de contamination de la pandémie.
En lien avec la crise sociale et économique, le porte-étendard de la coalition Lamuka devrait s’inscrire en faux contre le plan de relance de la production économique et de l’activité commerciale qui montre déjà des signes de faiblesse dans sa concrétisation.
A haute voix, le dépositaire de la « vérité des urnes » va éventrer le boa sur le chapitre politique. Le « soldat du peuple » pourrait prendre acte de l’adhésion à l’union sacrée de la nation de Bemba et Katumbi mais aussi constater leur auto-exclusion de la coalition Lamuka.
« Celui qui adhère à l’union sacrée pour partager le pouvoir exécutif avec Félix Tshisekedi à n’importe quel échelon, s’auto-exclue de Lamuka. Le coordonnateur en exercice prendra acte au nom du peuple. Évitez d’embrouiller le peuple, il faut s’assumer », avait déjà prévenu Devos Kitoko, le SG de l’Ecidé, toujours en première ligne contre le nouveau régime. Le point sur la requalification de la majorité parlementaire et d’autres sujets d’actualité seront également abordés sans tabous, ajoute un autre proche de Fayulu.
Ainsi, le candidat Lamuka à la présidentielle de 2018 devrait annoncer des nouvelles méthodes pour relancer son action de terrain avec le regard tourné vers les nouveaux défis pour 2021.
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