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RDC/Affaire Access Bank : Le passeport du DG restitué

Access Bank RD Congo SA, a dans un communiqué rendu publique ce mardi 22 décembre 2020 informé l’opinion publique et son aimable clientèle qu’à la suite des différentes auditions de son Directeur général au parquet général de Kinshasa-Gombe, le passeport de celui-ci lui a été restitué sur décision du procureur général depuis le lundi 21 décembre 2020.

Le procureur général a également décidé de restituer la caution de 30.000 dollars américains payée par la banque, restitution qui a eu lieu ce même 21 décembre 2020.

Cependant, la direction de cette banque a tenu à exprimer ses remerciements au président de la République Félix Antoine Tshisekedi pour son combat pour l’établissement d’un État de droit et la lutte contre la corruption ”[…] qui a permis à la banque de rentrer dans ses droits”, peut-on lire dans ce communiqué.

En outre, il a été souligné que concernant les enquêtes en cours sur les allégations de blanchissement des capitaux, la banque a coopéré de manière transparente avec le bureau du procureur général ”et soumis tous les documents exigés d’elle pour prouver son innocence et sa ferme détermination de respecter la réglementation de charge de la banque centrale du Congo”.

Enfin, Access Bank RD Congo SA, a réitéré ses remerciements à l’endroit de son aimable clientèle et à ses partenaires pour la fidélité et la confiance qu’ils ne cessent de témoigner à son égard.

Prince Bagheni
Election-net

Union sacrée: l’heure du choix a-t-il sonné pour les gouverneurs des provinces ?

Les gouverneurs des 26 provinces sont attendus à Kinshasa pour la conférence des gouverneurs le 28 et 29 décembre en cours pour la conférence des gouverneurs.

Ce rendez-vous intervient au moment où la RDC est traversée par un vent de mutation politique sur fond de la fin de la coalition FCC-CaCH. Et les gouverneurs sont placés devant un choix: Se soumettre à la dynamique politique ou garder la constance.

L’équation est également compliquée avec la convocation des présidents des assemblées provinciales. Aux dernières nouvelles, les exécutifs et législatifs provinciaux ne sont plus en odeur de sainteté dans la plupart des provinces.

Si certains gouverneurs ont déjà sauté le navire FCC pour l’Union sacrée, l’étau se resserre de plus en plus sur les fidèles, jusqu’au bout , du FCC. Les gouverneurs des trois provinces issues du Grand-Katanga sont de ce nombre.

Partir ou rester ?

Si par le passé, les chefs des exécutifs provinciaux pouvaient se passer de l’avis et orientation du Chef de l’État, le rapport de force ne semble plus tourné en faveurs d’eux. Le rapport des forces tourne en faveur de Félix Tshisekedi.

Quelle sera l’issue du séjour des gouverneurs dans la capitale ? A ce stade rien n’est encore décidée ni jouée. Mais l’invitation du Vice premier ministre de l’intérieur est perçu comme un dernier avertissement avant que le boss ne frappe et puisse asseoir sa vision au niveau des provinces comme cela a déjà commencé au niveau de l’exécutif central.

Pour mémoire, le FCC du président honoraire Joseph Kabila Kabange avait raflé 24 des 26 provinces du pays. Mais avec le séisme politique actuel, certains ont déjà tourné le dos à leur famille politique pour rejoindre le camp de Félix Tshisekedi.

Chris Lumbu
Election-net

Critik Infos : Grand malaise dans la classe politique congolaise : ça va dans tous les sens

Critik Infos du 22 décembre 2020 – Toute l’actualité congolaise avec Christian Bosembe – Sujet : Grand malaise dans la classe politique congolaise : ça va dans tous les sens.

RDC : E. Shadary sommé de quitter sa résidence de l’avenue des Orangers à la Gombe

Le parquet général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe a donné un ultimatum à Emmanuel Shadary de quitter la villa qu’il occupe avec sa femme au n°1 bis de l’avenue des Orangers, dans la commune de la Gombe à Kinshasa.

Des sources proches du dossier renseignent que la résidence en question est une propriété de l’État illégalement acquise.

D’ailleurs, le ministre de l’Urbanisme et Habitat, Pius Mwabilu avait fait remarquer dans son arrêté du 05 novembre 2020 que la résidence de l’avenue des orangers prise en bail irrégulièrement par un membre de famille d’un membre du gouvernement en fonction, violait l’alinéa 1er de l’article 98 de la Constitution.

Ainsi, lors de son 50ième Conseil des ministres du 25 septembre dernier, le gouvernement avait émis la volonté de récupérer tout le patrimoine du domaine privé de l’État détenu irrégulièrement par des membres du gouvernement ou leur famille en violation de la loi.

Par conséquent, l’arrêté du 5 novembre 2020 réintroduit la dite résidence dans le domaine privé de l’État et reporte l’arrêté 033 du 22 août 2018 signé par l’ancien ministre Kokonyangi, tout en ordonnant au passage au secrétaire général de l’Urbanisme et Habitat, ainsi qu’au gouverneur de la Ville de Kinshasa, chacun en ce qui le concerne, d’exécuter le présent arrêté qui est entré en vigueur depuis le 5 novembre dernier, avec comme conséquence l’expulsion d’Emmanuel Shadary de cette résidences qu’il occupait illégalement. Rien à politiser, le respect des biens de l’Etat oblige.

Le secrétaire permanent du PPRD est dans l’obligation de libérer allègrement la résidence, à défaut de se faire déloger de force au-delà du délai de la loi.

Il faut rappeler que le candidat malheureux à la présidentielle de 2018 connaît des moments difficiles. À part cette affaire judiciaire, Shadary est désavoué au niveau de sa famille politique.

Ainsi, le camarade Shadary est sur une chaise éjectable et sa démission du secrétariat du PPRD est désormais exigée par les jeunes turcs du parti.

Plusieurs griefs lui sont reprochés. Il s’agit notamment de l’incompétence notoire mais aussi le fait d’avoir failli à sa mission qui était principalement de conserver l’unité au sein du parti et le pouvoir dans toutes ses dimensions politiques.

Mputu Patrick-marche
Ouragan FM

2023 : Ensemble pour la République de Moïse Katumbi affûte ses armes !

«Je mettrai toute mon énergie en tant que leader pour atteindre notre objectif, c’est-à-dire, la transformation profonde de notre pays afin de construire ensemble un Congo prospère pour tous ». Telle a été la déclaration de Moïse Katumbi Chapwe, le 18 décembre 2020, lorsqu’il avait clôturé les deux jours des travaux qui avaient abouti à la création officielle de son nouveau parti politique, « Ensemble pour la République ».

Depuis ce jour-là, toutes les machines étaient déjà mises en marche pour la visibilité en attendant le lancement officiel dudit parti sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo.

Sur ce, le samedi 19 décembre 2020 était le jour que les autorités hiérarchiques de ‘’Ensemble pour la République’’ ont choisi pour installer les drapeaux de ce parti politique au siège national situé sur l’avenue Kasa-Vubu, non loin de la station Ma Campagne dans la commune de Kintambo, à Kinshasa.

Selon les informations reçues sur place, l’implantation du Parti Politique Ensemble est en train de se faire partout pour que le jour du lancement officiel, que ce dernier soit le plus représenté en République Démocratique du Congo.

Il revient de rappeler que le parti Ensemble pour la République vient d’une entente entre plusieurs partis politiques qui étaient encore en coalition dans une plateforme dénommée «Ensemble».

Pour Moïse Katumbi, la création de ce parti est l’aboutissement des consultations que chaque leader politique a initiées avec sa base pour obtenir l’adhésion à cette nouvelle donne.

Steve Ilunga
La prospérité

Présidence de l’UA : Tshisekedi et Ramaphosa procèdent aux derniers réglages avant la passation du pouvoir

Le président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui a fait le déplacement le week-end dernier au pays de Mandela, a échangé avec son homologue sud-africain, Cyril Ramaphosa, sur les moyens de faire progresser l’agenda 2063 en ce qui concerne le développement de l’Union Africaine (UA).

A noter que, c’est au mois de février de l’an 2021 que le président sud-africain, Cyril Ramaphosa , devrait rendre le flambeau de la présidence tournante de l’Union Africaine à son homologue congolais Félix Tshisekedi Tshilombo.

Mais à en croire des sources proches du cabinet du chef de l’Etat de la RDC, cette rencontre a permis également aux deux personnalités d’échanger sur les questions qui touchent le continent africain, et cela dans le contexte de l’Union Africaine et sur le développement au niveau régional.

Il faut signaler que les deux hommes d’Etat ont procédé également aux derniers réglages pour une bonne passation des pouvoirs qui pointe à l’horizon. Pour rappel, le président de la République Félix Tshisekedi est actuellement le premier vice-président de l’UA, et sera ainsi, le 2e président congolais à occuper la présidence tournante de la plus grande organisation africaine, après le Maréchal Mobutu en 1967.

La coopération entre l’Afrique du Sud et la RDC, a été aussi au menu de la rencontre pour renforcer ladite coopération qui couvre un large éventail de secteurs, entre autres : les mines, le pétrole, le gaz, le commerce, l’immobilier, la téléphonie mobile, l’énergie, etc …

Gisèle Mbuyi

Bosolo Na Politik : À quand la nomination de l’informateur ?

Bosolo Na Politik – Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo avec Israël Mutombo (Sango Mokonzi) – Sujet : À quand la nomination de l’informateur ?

La revue de la presse kinoise de ce mardi 22 décembre 2020

La crise au sommet de l’Etat, la maladie au COVID 19 et la sécurité sur le territoire congolais sont les sujets qui intéressent les journaux parus ce jour dans la capitale congolaise.

« Malgré le satisfecit du Conseil de sécurité de l’ONU accordé à FATSHI : Ça sent toujours la crise politique en RD Congo ! », s’exclame FORUM DES AS.

Dès lors que Jean-Pierre Lacroix a reçu les délégations Lamuka et FCC, on ne doit plus faire la politique de l’autruche, note ce journal. Après les consultations organisées en novembre dernier par le Président Félix Tshisekedi, quid de la crise politique en RD Congo? Autrement dit, ces contacts directs avec de différents acteurs politiques et sociaux ciblés, ont-ils réussi à sortir la RD Congo de la crise? , s’interroge-t-il avant de relever que : « La question fait polémique sur les réseaux sociaux. Certains internautes, s’appuyant sur le satisfecit du Conseil de sécurité des Nations Unies, accordé le vendredi 18 décembre au chef de l’Etat congolais, pensent que ce sentiment est une reconnaissance en très haut lieu, de la fin de la crise en RD Congo ».

« RDC : l’Union sacrée prend forme, le FCC se dissèque ! », s’exclame LA PROSPERITE. Dans son article qui porte ce titre, ce journal signale que « Malgré le temps que cela aura pris, le changement semble finalement se dessiner dans le ciel politique congolais. L’Union Sacrée de la Nation est l’expression visible de cette vision, à laquelle le chef de l’Etat fait adhérer l’ensemble de la classe sociopolitique congolaise, rompant ainsi la coalition formée à la prise du pouvoir avec le Front Commun pour le Congo, qui perd tous les jours quelques plumes. »

Au sujet de la maladie à Coronavirus, L’AVENIR titre : « La RDC a notifié 300 nouvelles guérisons au cours de la seule journée de vendredi». La RDC n’a pas été épargnée de la deuxième de la COVID 19 qui frappe le monde, explique ce journal. Ce dernier, poursuit : « Cette situation n’a pas empêché au pays de compter en masse des cas de guérisons des malades.

Pour mener à bon port la lutte contre la COVID 19, le ministre de la Santé publique a fait savoir que les entreprises privées et publiques ont l’obligation de dépister leurs agents, car rappelle L’AVENIR, ceci est l’une des mesures arrêtées par le président de la République.

Alors que LE PHARE alerte : « Inquiétante mutation de la COVID 19 ». Une nouvelle variante de la COVID 19 s’est déclarée, il y a plus d’une semaine, en Grande Bretagne, qui, dit-il, se trouve isolée du reste de l’Europe, où plusieurs pays, notamment, la France, la Belgique, les Pays bas, l’Allemagne viennent de suspendre les mouvements des biens comme des personnes, des avions, comme des véhicules, des trains des bateaux entre eux et la grande île.

Congolaises et Congolais doivent apprendre à se faire violence pour permettre au pays de cohabiter avec le Coronavirus, sur une période plus ou moins longue, avant que des scientifiques n’arrivent à trouver le médicament ou le vaccin capable de mettre tout le monde à l’abri du pire, prévient ce tabloïd. La présence de la nouvelle variante de la COVID 19 au pays de Cyril Ramaphosa devrait constituer un sérieux avertissement pour la RDC qui a des échanges quotidiens avec ce pays.

D’où l’impératif de prendre davantage conscience du grand respect du couvre-feu et des mesures barrières en vigueur, insiste LE PHARE.

A propos de la sécurité, « Le Conseil de sécurité envisage de renforcer la brigade d’intervention en RDC », titre FORUM DES AS. Le Conseil de sécurité des Nations unies envisage de renforcer la brigade d’intervention en République démocratique du Congo.

Déterminés à mener des opérations efficaces aux côtés des Forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc), les Casques bleus s’attendent ainsi à mieux protéger les civils, en neutralisant les groupes armés qui écument dans l’Est du pays, écrit ce journal.

Pour ce faire, soutient FORUM DES AS, il faudrait compter sur l’appui de nouveaux pays fournisseurs de contingents, qui agissent sous le Commandement unique de la Brigade d’intervention de la force.

En outre, que cette force onusienne fasse preuve d’une grande mobilité et adaptabilité, dans le strict respect du droit international humanitaire et des instructions permanentes applicables aux personnes qui sont faites prisonnières ou qui se rendent.

Le tout par l’intermédiaire d’une Brigade d’intervention reconfigurée suivant les préconisations du commandant de la force.

Pour pouvoir remplir son mandat, cette brigade a besoin des unités de combat supplémentaires suffisamment formées, capables et équipées, opérant comme forces d’intervention rapide et à même de mener une guerre asymétrique, préconise notre confrère.

Toujours en rapport avec la sécurité, LE PHARE titre : «Des fous avec des matériels d’espionnage ; des enquêtes approfondies s’imposent ». Ce journal qui rapporte que «Des unités du Commissariat provincial de la police, déployées à travers la ville sont à pied d’œuvre pour la traque des détraqués mentaux qui pullulent ces temps derniers à Kinshasa ». Plus de 200 fous appréhendés jusqu’ici, c’est à peine croyable, s’étonne ce journal. Pourtant, souligne –t-il, on est encore au début de cette campagne qui de longs jours devant elle et promet d’autres surprises plus bouleversantes.

Pour LE PHARE, « On ne peut que pour l’instant, s’étonner que la capitale puisse abriter d’êtres humains n’ayant plus leurs facultés mentales en éveil ».

Le Commissariat de police devrait être en mesure d’éclairer l’opinion sur le mystère de ces suspects appréhendés dans plusieurs copains de Kinshasa, propose notre confrère. Car, estime-t-il, si rien n’est révélé, cela risque d’accroître les inquiétudes des Kinoises et Kinois.

Boni Tsala

Ça sent toujours la crise politique en RD Congo !

Dès lors que Jean-Pierre Lacroix a reçu les délégations Lamuka et FCC, on ne doit plus faire la politique de l’autruche.

Après les consultations organisées en novembre dernier par le Président Félix Tshisekedi, quid de la crise politique en RD Congo? Autrement dit, ces contacts directs avec de différents acteurs politiques et sociaux ciblés, ont-ils réussi à sortir la RD Congo de la crise? La question fait polémique sur les réseaux sociaux. Certains internautes, s’appuyant sur le satisfecit du Conseil de sécurité des Nations Unies, accordé le vendredi 18 décembre au chef de l’Etat congolais, pensent que ce sentiment est une reconnaissance en très haut lieu, de la fin de la crise en RD Congo.

Cependant, d’autres considèrent que les consultations sus-évoquées n’ont pas totalement évacué l’impasse en RDC. Les tenants de cette thèse étayent leur argument par les audiences que Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint de l’Onu chargé des opérations de maintien de la paix en RD Congo, avait accordées à la délégation de Lamuka et à celle du FCC. Dès lors que le diplomate français a reçu les deux délégations, protagonistes à la situation actuelle du pays, c’est que ça sent toujours la crise en RD Congo.

S’agissant justement de la sécurité en RD Congo, le Conseil de sécurité a condamné pour la énième fois, l’activisme de tous les groupes armés dans le pays. Dans la même veine, il a sévèrement désapprouvé des cas de violations avérées du droit international humanitaire, des normes applicables du droit international ainsi que d’autres cas d’atteintes aux droits de la personne commis par les mêmes groupes armés opérant sur l’immense territoire congolais.

MALGRE LE SATISFECIT…

Que le Conseil de sécurité maintienne la sécurité de la RD Congo dans son agenda, le pays entier ne peut que s’en réjouir, au regard de ses multiples enjeux géopolitiques et même géostratégiques dans la sous région. Que le même Conseil de sécurité des Nations unies accorde son satisfecit au Président Félix Tshisekedi, des hérauts des Relations internationales y vont de leurs analyses. Légitime.

Cependant, plusieurs analystes de la politique congolaise estiment qu’au-delà du sentiment de satisfaction du Conseil de sécurité, la véritable jauge reste la situation en interne. Pour ne pas dire la politique intérieure du pays. La question qui se pose est celle de savoir si l’initiative de Félix Tshisekedi a réussi à sortir le pays de sa crise politique actuelle qui se traduit par l’instabilité des institutions. A priori, d’aucuns diraient non. Cela pour plusieurs raisons.

La première, c’est que l’autre partie de Lamuka, plateforme électorale de l’opposition incarnée par le tandem Martin Fayulu et Adolphe Muzito, pense que la sortie de crise en RD Congo consiste à vider les comptes des élections générales du 30 décembre 2018. Pour ces deux leaders de l’anti pouvoir qui n’ont pas participé aux consultations «nationales» initiées en novembre dernier par l’actuel président de la République, la crise de légitimité des institutions actuelles du pays et de leurs animateurs, tire ses origines de ces élections.

Evidemment, la donne Lamuka pouvait être tenue d’isolée si, dans l’entre-temps, il n’y avait pas ce divorce brutal entre les deux anciennes plateformes de la coalition qui, jusqu’à preuve du contraire, dirige encore le pays. A savoir le Front commun pour le Congo (FCC) dirigé par l’ancien Président Joseph Kabila et le –Cap pour le changement (CACH), cartel porté par l’actuel Chef de l’Etat congolais.

Ainsi qu’on peut le constater, à l’exigence de Lamuka de vouloir coûte que coûte, liquider les comptes du scrutin de 2018, s’ajoute la crise entre le FCC et CACH. En tout cas, sauf si l’on voudrait délibérément faire abstraction de cette impasse, la famille politique de Joseph Kabila et celle de Félix Tshisekedi (Union sacrée) vivent leur saison de désamour.

Lorsque Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint chargé des opérations de maintien de la paix en RD Congo, reçoit une délégation de Lamuka et celle du FCC, il n’y a pas mille façons de comprendre ces audiences, si ce n‘est la recherche de voie de sortie royale de la crise actuelle. Autrement dit, le diplomate français n’aurait pas reçu les deux camps s’il n’y avait pas crise. A preuve, la situation actuelle est celle où le président de la république Félix Tshisekedi est depuis près de deux mois très en froid, non seulement avec le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba (FCC), mais aussi avec tous les membres du Gouvernement issus de la famille politique de Joseph Kabila. Dans cette situation de méfiance, les réunions du Conseil des ministres ont été suspendues depuis le vendredi 23 octobre dernier. Depuis, plus rien.

VIVEMENT L’IMPLICATION DES ORGANISATIONS REGIONALES

L’annonce de la création d’une Union sacrée en RD Congo a suscité un tel engouement que nombre d’acteurs politiques ont renié leur «serment» fait en début de législature en cours. Mais de quelle manière va donc se traduire cette Union sacrée qui alimente l’impatience et suscite autant d’espoirs et d’attentes ? Il semble que là est la question. Voire toute la question. Et, la réponse à cette problématique reste encore inconnue.

Ainsi, au-delà de l’effervescence ambiante observée dans le camp de nouveaux alliés de Félix Tshisekedi, des analystes non engagés pensent que l’issue à l’impasse actuelle nécessite l’implication des acteurs extérieurs indépendants. Et, parmi les intermédiaires qu’ils préconisent, ces analystes en appellent donc à l’implication des organisations régionales dans la recherche de solution à la situation qui prévaut depuis plusieurs mois en RD Congo.

Pour si peu que ses ambitions soient corporatives, il faut cependant, souligner que l’Union sacrée est bien loin d’être le rassemblement de tous les Congolais. Bien au contraire, elle est l’union des acteurs politiques qui ont adhéré à la vision de Félix Tshisekedi. Mais ces derniers ont en face d’eux, d’autres Congolais qui pensent autrement et qui ne se retrouvent pas en cette Union sacrée. Moralité, on ne peut pas ne pas tenir compte de ces autres Congolais, qu’ils soient majoritaires ou pas.

A tous égards, personne ne saurait dire que la donne politique en RD Congo n’a pas changé. Beaucoup de choses se sont produites. Au jour d’aujourd’hui, tout se fait dans le sens de tenir la famille politique de l’ancien président congolais, très à distance de la gestion du pays. Mais, est-ce là, la meilleure façon de régler la crise politique ? Peut-être. Toutefois de nombreux observateurs considèrent que la mise en écart de la Kabilie dans la gestion de la res publica n’est qu’un aspect de l’impasse.

Grevisse KABREL
Forum des as

Honoré NGBANDA est-il au service de Kabila ? Félix Tshisekedi a-t-il sauvé la RDC ?

Le président de l’APARECO, Honoré Ngbanda est-il au service de Joseph Kabila, président honoraire de la République Démocratique du Congo ? Le président Félix Tshisekedi a-t-il sauvé la République Démocratique du Congo (RDC) ?

Willy Makiashi reconnu Secrétaire général du PALU (Officiel)

« Le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur vient de prendre acte des résolutions du 2ème Congrès (du PALU) tenu au centre Nganda en reconnaissant le secrétaire général Willy Makiashi comme successeur d’Antoine Gizenga, suivi de ses 2 adjoints, Didier Mazenga et Justin Kiluba », annonce, à TOP CONGO FM, Robert Ngambi, communicateur du Parti lumumbiste unifié (PALU) dit aile Limete, en opposition à celle dirigée par Godefroid Mayobo, appelée Palu/Debonhomme.

« C’est la fête », jubile-t-il.

« Nous profitons pour remercier le Président de la République qui s’est investi d’abord par sa participation financière au Congrès, l’obstruction que nous avons connue avec la lettre du gouverneur Gentiny Ngobila a été levée sur son instruction, aujourd’hui, le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur vient de poser un acte qui témoigne juste l’existence de l’État de droit ».

Enfin, « tout ce qu’il y avait comme querelles au sein du PALU n’a plus droit d’exister », tranche Robert Ngambi, en référence sans doute à la scission du Parti de l’ancien Premier ministre Antoine Gizenga, divisé aujourd’hui en 3 factions.

3 ailes au sein du PALU

Hormis les 2 précitées (dirigées par Willy Makiashi d’une part et Godefroid Mayobo de l’autre), désormais une 3ème aile a vu le jour et est pour l’heure, présidée par Dorothée Gizenga, fille du « Patriarche » compagnon de Patrice Lumumba.

Elle s’est autoproclamée Cheffe du PALU originelle en attendant l’organisation du Congrès du parti qui devrait aboutir au choix du remplacement de son frère Lugi Gizenga (fils aîné d’Antoine Gizenga) décédé inopinément cette même année 2020.

En attendant, le PALU/Makiashi est la deuxième aile de ce parti à être reconnu officiellement par le ministère de l’Intérieur.

Auparavant, c’est Godefroid Mayobo qui avait été « entériné » secrétaire permanent ad intérim du PALU.

« Je note, après examen du dossier, que la décision portant nomination du secrétaire permanent et porte-parole et des secrétaires permanents adjoints du PALU est conforme aux dispositions de l’article 17 de la loi portant organisation et fonctionnement des partis politiques et aux statuts du parti », avait écrit Gilbert Kankonde.

« Ainsi, je prends acte de la désignation de Godefroid Mayobo en qualité de secrétaire permanent a.i du PALU ».

Éric Lukoki
Top Congo

Crise au FCC : « le silence prolongé de Kabila est à la base du désespoir qui s’installe à petit feu », s’indigne un cadre du PPRD

Le FCC, plateforme Politique de Joseph Kabila, fait face à une « révolution interne inédite ». Cette crise fait suite à la destitution du bureau Mabunda de la tête de l’Assemblée Nationale et la dissolution de la coalition FCC-CACH par le chef de l’État Félix Tshisekedi.

Elle a poussé certains à quitter le bateau et d’autres à exiger des changements à la tête de la formation de l’ancien président.

Mais pour les plus fidèles qui restent encore loyaux, quelques « inquiétudes sur le silence prolongé de Raïs face à la guerre déclarée entre les membres de sa plateforme sont émises », commencent à leur faire perdre la patience.

« C’est vrai que notre autorité morale s’exprime rarement. Même pendant qu’il était aux affaires Joseph Kabila, il n’était pas de nature à réagir à tout ce qui s’est passé », a dit un cadre du PPRD qui a requis l’anonymat.

Et d’ajouter, « Mais dans cette crise qui sévit au sein du FCC après tous les coups enregistrés, il est nécessaire qu’il nous parle pour donner son orientation et sa façon de voir les choses. Sinon son silence est à la base du désespoir qui s’installe à petit feu au sein de la plateforme. C’est pourquoi chacun veut jouer pour sauver son avenir Politique même si en réalité on est pas sûr de là où ils vont », a-t-il souligné.

Selon lui, « tout ce qui se passe actuellement au FCC aide l’autorité morale à connaître qui est réellement loyal ».

Ces derniers jours, plusieurs personnalités du FCC ont annoncé la naissance des courants au sein de leur plateforme notamment le FCC-Rénovateur, le FCC-Progressiste, le FCC-Républicain et le FCC-Renaissance.

Ceci a lieu au moment où Joseph Kabila est en visite dans le Grand Katanga.
Pendant ce temps, Félix Tshisekedi est entrain de mettre en place sa nouvelle initiative de l’Union sacrée. Il enregistre plusieurs adhésions chaque jour qui passe.
Des personnalités et organisations du FCC et Lamuka rejoignent l’Union sacrée afin d’aider le chef de l’État à matérialiser sa vision.

Cas-info

Masolo Na Député : Shadary, Boshab, Mwilanya, Lumanu, FCC epanzani ?

Masolo Na Député – Toute l’actualité de la RDC avec l’honorable Eliezer Tambwe (Ndeko Eliezer) – Sujet : Emmanuel Ramazani Shadary, Evariste Boshab, Néhémie Mwilanya, Adolphe Lumanu, Front Commun pour le Congo FCC epanzani ?

La Prospérité : « RDC : l’Union sacrée prend forme, le FCC se dissèque ! »

Revue de presse du mardi 22 décembre 2020

A ce stade, peut-on sauver le FCC, famille politique de Joseph Kabila, de l’implosion ? La question préoccupe les journaux parus ce mardi 22 décembre à Kinshasa.

« Malgré le temps que cela aura pris, le changement semble finalement se dessiner dans le ciel politique congolais. Le système mené et implanté durant près de deux décennies par l’ancien président Joseph Kabila, hérité de ses prédécesseurs, bute désormais au nouvel environnement politique qu’impose le président Félix Tshisekedi, à travers une volonté manifeste de sortir le pays du chaos. L’Union Sacrée de la Nation est l’expression visible de cette vision, à laquelle le chef de l’Etat fait adhérer l’ensemble de la classe sociopolitique congolaise, rompant ainsi la coalition formée à la prise du pouvoir avec le Front Commun pour le Congo, qui perd tous les jours quelques plumes », analyse La Prospérité.

Le Potentiel titre : « Mwilanya, Boshab, Minaku, Lumanu, Shadari, mis à l’écart// FCC : Cacophonie avec la création d’un courant progressiste ». Dans une déclaration faite à la presse, le samedi 19 décembre, l’ANADEC de Aggée Aje Matembo précède les évènements au sein de leur plateforme politique et décide de la mise à l’écart de l’actuelle équipe dirigeante. Cette formation politique « annonce à l’opinion tant nationale qu’internationale que sont écartés à dater de ce jour de la coordination, de la sphère décisionnelle, de toute influence possible du FCC et relégué au sein de leurs partis politiques respectifs avec interdiction formelle d’engager le FCC puisque n’ayant plus qualité : Néhémie Mwilanya, Aubin Minaku, Emmanuel Ramazani Shadary, Evariste Boshab et Adolphe Lumanu », rappelle le quotidien.

Comme pour dire, les murs de l’édifice se fissurent au fur et à mesure que les jours s’égrènent. Les choses se sont précipitées depuis le revers subi lors du vote écrasant pour la déchéance de la présidente de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda. L’avenir s’annonce donc sombre pour la famille politique de l’ancien président de la République, Joseph Kabila, poursuit le tabloïd.

Pour Ferdinand Kambere, cité par actualite.cd, la “requalification” de la majorité est loin d’être une réalité en dépit de la destitution du bureau de Mabunda.

« Pour la pétition qui a abouti au départ du bureau de l’Assemblée nationale, la terreur a été utilisée comme moyen politique, ajouter à cela la corruption, etc. Maintenant, à partir de cela, pourquoi les gens sont en train de trembler (…). Nous avons vu les méthodes utilisées par le camp adversaire, mais ceci ne signifie pas que la requalification de la majorité va passer par là. Parce que la requalification nécessite quand même une certaine durabilité d’un ensemble de partis politiques qui se mettent ensemble dans un accord conçu, qui a un contenu connu avec un programme. On est encore loin de ça. Il y a encore un combat du bureau. Notre famille politique a besoin de s’organiser dans la sérénité. Notre famille politique n’a pas besoin de tous ces brouhahas que j’entends dans les réseaux sociaux », a déclaré le secrétaire permanent adjoint du parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD).

Pendant ce temps, « Jean Lucien Bussa quitte le FCC et déclare reprendre sa liberté d’engagement et d’action politique », informe depeche.cd. Après la décision de son regroupement politique Coalition des démocrates (CODE) de soutenir les réformes annoncées par Félix Tshisekedi, Jean Lucien Bussa, cadre et membre du bureau politique du FCC, a fait part à Joseph Kabila, de sa décision de s’inscrire dans la dynamique de l’Union sacrée prônée par le Chef de l’Etat, précise le media en ligne.

Radio Okapi

Jean-Lucien Bussa se désolidarise du FCC et prend position pour l’Union sacrée

Jean-Lucien Bussa a évoqué, dans sa lettre du 21 décembre, les raisons à la base de cette prise de position. « Aussi bien au sein du Gouvernement de coalition que du FCC, je n’ai eu de cesse de relever lors des débats, la nécessité de procéder à des réformes essentielles sur le plan politique », peut-on lire.

Il dit avoir proposé, en son temps, le retour à l’élection présidentielle à deux tours, la suppression du seuil d’éligibilité imposé aux partis politiques, le retour au paiement de la caution électorale par liste et accessible à tous les congolais en vertu de l’égalité des chances et d’opportunités, l’irrévocabilité de la nationalité congolaise d’origine, le changement du mode de désignation des Gouverneurs de provinces et celui du fonctionnement de la CENI.

Selon ce désormais ex cadre du FCC, les conclusions issues des consultations initiées par le Chef de l’État ont mis en exergue une convergence de vues entre le discours du Président de la République et son regroupement politique sur les réformes ci-dessus évoquées.

« Camarade autorité morale du FCC, m’inscrivant dans cette dynamique qui prend en compte les demandes politiques pressantes de nos compatriotes, j’ai décidé, la CODE entendu en sa réunion du 19 décembre, après avoir consulté la base, de prendre ma liberté d’engagement et d’action politique en vue d’œuvrer, en toute responsabilité, pour l’aboutissement des réformes pré-rappelées aux mieux des intérêts du peuple congolais » a-t-il conclu dans sa lettre.

Jean-Lucien Bussa vient d’allonger la liste de départs en cascade de la plateforme du président honoraire Joseph Kabila en crise depuis la chute de Jeannine Mabunda à la Présidence de l’Assemblée nationale.

Carmel NDEO
Politico

Fayulu en alliance avec Kabila : Des révélations troublantes de Mike Mukebayi

VIDEO. Martin Fayulu en alliance avec Joseph Kabila : Christian Bosembe reçoit l’honorable Mike Mukebayi. Des révélations troublantes.