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RDC : La DYSOC de L. Bonganga dénonce l’acharnement du pouvoir en place contre les gouverneurs de provinces qui « refusent d’adhérer à l’Union sacrée »

La Dynamique pour une Sortie de Crise (DYSOC), a, dans une déclaration signée par son coordonnateur Jean-Pierre Lisanga Bonganga dont la copie est parvenue à 7SUR7.CD ce mercredi 23 décembre 2020, accusé le chef de l’État Félix Tshisekedi de s’acharner contre certains gouverneurs de provinces qui refusent d’adhérer à l’Union sacrée.

« Comme si cela ne suffisait pas, le régime politique en place, toujours en
violation de la Constitution et de la loi portant libre administration des provinces, s’acharne maintenant sur la déstabilisation des institutions provinciales au travers soit de la remise en cause des actes légaux pris par les assemblées provinciales, soit au travers des chantages odieux exercés sur les gouverneurs de provinces réfractaires à toute adhésion à l’Union sacrée », a déclaré J.P Lisanga Bonganga.

Ainsi, la DYSOC s’étonne par exemple du volte-face de la vice-gouverneur du Lualaba contre son titulaire au nom de son adhésion à l’Union sacrée.

« On se demande, au nom de quel principe éthique et de moralité politique, une vice-gouverneur élue sur le même ticket que son titulaire, ayant tari plusieurs fois d’éloges à l’endroit de son titulaire Richard Muyej, concernant la bonne gestion de leur province, le Lualaba, peut d’un seul coup faire volte-face, au nom de son adhésion à l’Union sacrée, et accusé faussement son titulaire ? « , S’interroge le coordonnateur de cette structure.

De tels actes, politiquement indécents, altèrent l’image de la classe politique Congolaise et choquent l’opinion dans ce sens qu’ils ne préservent pas l’hygiène démocratique, poursuit-il.

Et d’ajouter : « C’est dans ce contexte et sur base de déstabilisation généralisée des institutions de la République, que le président Félix Tshisekedi Tshilombo veut bâtir la fameuse Union sacrée de la Nation dont l’acte de création reste secret, à l’image du deal que le président Félix Tshisekedi Tshilombo a conclu avec son prédécesseur le président Joseph Kabila Kabange, et dont le mode d’adhésion demeure déclaratoire ».

Par ailleurs, cette structure de l’ancien ministre des relations avec le parlement, réaffirme sa position en déclarant que seul le dialogue entre Félix Tshisekedi, Martin Fayulu et Joseph Kabila va résoudre l’actuelle crise que traverse le pays.

Quant à ce, la DYSOC en appelle au sens de responsabilité de la classe politique pour, dit-elle, se ressaisir et se départir des faux fuyants, du cynisme, du népotisme, des calculs de positionnement, et de ne considérer que l’intérêt général.

Robert Tshahe / Elysée Odia
7sur7

Présidence de la RDC à l’UA : voici les 9 piliers stratégiques de Félix Tshisekedi

Dans une réunion conjointe entre le panel chargé d’accompagner le Président congolais, Félix Tshisekedi à la tête de l’Union Africaine en 2021 et les bailleurs de fond, le coordonateur de ce panel a dévoilé les 9 piliers stratégiques de la mandature prochaine de Félix Tshisekedi.

Alphonse Tumba Luaba cite notamment : « Soutenir une Afrique en paix durable et en sécurité renforcée. Poursuivre le programme de l’Union Africaine dénommé « frontière de l’Union Africaine ». Poursuivre et soutenir l’édification de la zone de libre-échange continental. Mettre au cœur la construction du grand Inga au bénéfice de l’industrialisation africaine. Réaliser une Afrique performante par le développement de son capital humain, notamment la jeunesse. Promouvoir une communauté panafricaine consciente de son histoire, de son potentiel artistique et de la richesse de son patrimoine culturel. Organiser une concertation panafricaine avec une réunion des ministres de la Culture sur les musées en Afrique. Coordonner ou harmoniser la problématique de la restitution des œuvres d’art africain. Renforcer la bonne gouvernance, la primauté du droit : la coopération judiciaire, la lutte contre la corruption. Soutenir une Afrique engagée dans la lutte contre le changement climatique ».

Selon Thérèse Tumba Nzeza, ministre d’État des Affaires étrangères, la thématique globale choisie par Félix Tshisekedi tient à rapprocher l’Union Africaine aux citoyens africains. « Dans le cadre de la mandature de mon pays, la thématique globale choisie par le Chef de l’État, opte pour une approche de subsidiarité, laquelle vise à rapprocher l’Union Africaine des peuples de notre beau continent », a révélé à son tour la ministre des Affaires étrangères.

Le directeur de cabinet ai du Président de la République, Eberande Kolongele, invite les bailleurs de fonds « à pouvoir apporter leur contribution à la réussite du travail du panel pendant la mandature de Félix Tshisekedi à la tête de l’UA ». Eberande Kolongele évoque « la solidarité qui permet de resserrer le lien ».

Lors de la 33ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement tenu du 9 au 10 février 2020 à Addis Abeba en Ethiopie, il a été décidé de confier la présidence de l’Union Africaine pour l’exercice 2020-2021 à la République Démocratique du Congo.

Stéphie MUKINZI
Politico

Francis Kalombo crache sur FCC, Affaire Néhémie Mwilanya, et réplique contre Barnabé Kikaya

L’ex député national Francis Kalombo crache sur le Front Commun pour le Congo (FCC), Affaire Néhémie Mwilanya et réplique contre Barnabé Kikaya. Regardez

Augustin Kabuya: « Je n’ai jamais donné au docteur Muyangi le mandat d’aller redynamiser le parti »

Augustin Kabuya, secrétaire général de l’UDPS, est sorti de son silence pour fixer l’opinion sur la polémique qui entoure le déplacement du docteur Jérôme Muyangi à dans la province de Maniema.

Dans une interview à la presse, le numéro 2 du parti présidentiel dément avoir donné mission au docteur Munyangi de redynamiser le parti dans cette partie du pays.

« Je n’ai jamais donné au docteur Jérôme mandat d’aller redynamiser le parti, je l’ai jamais fait, je ne reconnais pas un seul instant de lui avoir donné un tel mandat. Chaque fois quand j’envoie des gens en mission je leur donne un ordre de mission, pas plus tard que le dimanche ici notre délégation qui accompagnait le sénateur Lola Kisanga je leur avait donné un ordre de mission, comment est-ce qu’une grande activité d’un grand parti comme ça on envoie quelqu’un sans ordre de mission ? », a déclaré Kabuya.

Selon le secrétaire général de l’Udps, Jérôme Munyangi s’était confié à lui, vu qu’il voulait faire des dons au Maniema.

« il m’avait dit qu’il avait des dons à faire au Maniema là-bas comme il est ressortissant, Il a construit un dispensaire et qu’il a des motos, et je lui ai dit de remettre ça aux fédéraux », précise-t-il.

Cette mise au point de Kabuya vient contredire la déclaration faite par Jérôme Muyangi à son arrivée au Maniema.
« Je suis venu redynamisé notre parti l’Udps », avait-il dit.

Cas-Info

Coopération : Tshisekedi salue « la réintégration de la RDC dans l’AGOA dans le cadre du partenariat win-win avec les USA »

Après l’annonce de l’acceptation de la demande de la réintégration de la RDC dans l’AGOA par Mike Hammer, ambassadeur américain en poste à en RD Congo, le chef de l’État s’est exprimé pour dire sa satisfaction à la suite de ce succès enregistré sous son règne.

« Le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo salue les grandes avancées économiques enregistrées dans le cadre du partenariat win-win avec les USA, suite à sa réintégration dans l’AGOA », a fait savoir le service de communication de la présidence de la RDC.

« L’exemption des taxes douanières, l’appui à la relance économique, la suppression des barrières au commerce et aux investissements américains en RDC, la protection des droits des travailleurs internationalement reconnus et les financements directs du commerce entre les deux Etats », sont désormais au rendez-vous économique entre les deux pays.

Selon la présidence de la République, ce partenariat fait suite à
« des avancées découlant du rétablissement de l’État de droit, la redynamisation des institutions, la protection des citoyens et la création des conditions dans lesquelles la croissance économique de la RDC profite au développement ».

Près de 40 pays d’Afrique subsaharienne bénéficient à ce jour des effets de la loi AGOA.

Cas-info

Critik Infos : les pluies causent de dégâts à Kinshasa : Des solutions attendues

Critik Infos du 23 décembre 2020 – Toute l’actualité de la RDC avec Christian Bosembe : les pluies causent de dégâts à Kinshasa : Des solutions attendues.

La RDC réintègre l’AGOA (Officiel)

« La RDC remplit les conditions d’éligibilité énoncées à l’article 104 de l’AGOA et l’éligibilité, critères énoncés à l’article 502 de la loi sur le commerce, et j’ai décidé de désigner la RDC comme pays bénéficiaire de l’Afrique subsaharienne », indique la Maison Blanche dans une déclaration du président Trump.

« J’ai également déterminé que la RDC satisfait au critère de traitement en tant que pays moins développé de l’Afrique subsaharienne bénéficiaire ».

Donald Trump dit avoir pris cette décision « sur la base des mesures que le gouvernement de la RDC a prises ».

Selon la Maison blanche, « la RDC remplit (de nouveau) les conditions d’éligibilité »

Qu’est-ce que l’AGOA?

La Loi sur la Croissance et les Opportunités de Développement en Afrique, AGOA, est une loi américaine votée et promulguée en mai 2000 par le Congrès américain, sous l’égide du Président Bill Clinton, pour favoriser le développement et consolider les réformes économiques dans les pays de l’Afrique Subsaharienne.

Son but est de soutenir l’économie des pays africains en leur facilitant l’accès au marché américain s’ils suivent les principes de l’économie libérale.

Les pays devaient adopter des réformes économiques majeures, notamment :

établir une économie de marché (protection des droits de propriété, l’ouverture commerciale selon les règles de l’OMC, et un minimum d’interférence gouvernementale dans l’économie);
établir la règle de droit, le pluralisme politique et le droit des citoyens à une protection égale devant la loi;
éliminer les barrières au commerce et aux investissements américains, ce qui inclut le traitement national, la protection de la propriété intellectuelle, et un mécanisme de règlement des différends;
mise en place des politiques de réduction de la pauvreté, élargir l’accès aux soins de santé et à l’éducation, améliorer les infrastructures, prise de mesures pour favoriser le développement du secteur privé et encourager la création de marchés financiers;
établir un système de lutte contre la corruption;
prise de mesures pour appliquer les droits du travailleur internationalement reconnus.

L’AGOA devait permettre notamment aux pays africains de s’affirmer positivement sur la scène mondiale et d’ouvrir, pour les sociétés américaines, une nouvelle source d’approvisionnement, notamment en pétrole.

Fruit du leadership du President Tshisekedi

« C’est grâce au leadership de Son Excellence Mr le Président de la République, Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi », que la RDC rejoint le groupe des pays bénéficiaires dont elle avait exclue en 2010, déclaré sur TOP CONGO FM, Francois Balumuene.

L’ambassadeur de RDC aux USA estime que cela s’explique « par sa quête continuelle de la bonne gouvernance ».

Le 21 décembre 2010, Barack Obama concluait que « la République démocratique du Congo ne progressait pas continuellement pour satisfaire aux exigences de l’AGOA.

Top Congo

RDC : l’AFDC-A aile Nene Nkulu réitère sa loyauté et fidélité au FCC ainsi qu’à Joseph Kabila

L’ Alliance des Forces Démocratiques du Congo et alliés aile Nene Nkulu (AFDC-A) a réitéré sa loyauté et fidélité au Front Commun pour le Congo (FCC) ainsi qu’à son autorité morale, Joseph Kabila.

“En cette période des turbulences politiques, nous appelons tous nos camarades du Regroupement AFDC-A, ayant compris le sens de notre lutte inscrite dans le respect du Protocole d’Accord régissant le Regroupement AFDC-A et surtout à l’engagement de notre loyauté et fidélité au FCC ainsi qu’à l’Autorité Morale Joseph Kabila Kabange”, lit-on dans ce communiqué.

Et de marteler : “Nous demandons aux camarades bousculés par cette tempête de demeurer fidèles et loyaux autour des valeurs qui nous unissent au sein de notre grande famille politique, le FCC”.

Par ailleurs, ils ont invité leurs cadres et militants à demeurer sereins et déterminés en attendant les directives sur l’avenir de leur combat politique commun.

J.NK
L’interview

Masolo Na Député : Mubake, Miba, Joseph Kabila a wangani

Masolo Na Député – Toute l’actualité congolaise avec l’honorable Eliezer Tambwe (Ndeko Eliezer) : Mubake, Miba, le sénateur à vie Joseph Kabila a wangani.

Couvre-feu : Gare aux dégâts !

D’après cet Observatoire, les finances, le budget, la santé, l’énergie, le transport, la sécurité alimentaire … seront impactés négativement par ce confinement partiel de 8 heures

Le couvre-feu tel qu’instauré par les autorités dans le cadre de la prévention contre la deuxième vague de la Covid-19 est un confinement partiel de 8 heures qui va causer des dégâts sur le tissu économique et social de la RDC. C’est ce qu’a affirmé l’Observatoire de la dépense publique (ODEP), dans un communiqué rendu public hier mardi 22 décembre.

La déclaration de l’ODEP est consécutive aux mesures prises par les autorités du pays dans le cadre de la prévention contre la deuxième vague de la Covid-19. D’après cet Observatoire, en effet, plus d’une dizaine de secteurs importants de la vie nationale seront concernés par les effets qu’entraînerait le couvre-feu, institué de 21 heures à 5 heures sur toute l’étendue du territoire nationale.

Parmi ces secteurs figurent le Plan, la Santé, l’Energie, le Transport, l’Economie, le Budget, les Finances, la Sécurité alimentaire, l’Environnement, l’Action humanitaire, le Travail et prévoyance sociale, l’industrie, le Commerce, etc.

Fort de ce constat, cette Ong spécialisée dans le contrôle citoyen appelle le Gouvernement à évaluer et à prendre en charge ces dégâts économiques et sociaux dans le coût du Programme multisectoriel d’urgence d’atténuation des Impacts de la Covid-19 (PMUAIC) à court et moyen terme.

Nonobstant cette prévision malheureuse, l’Ong salue les mesures prises par les autorités et encourage tous les scientifiques, dont les résultats des recherches peuvent contribuer à trouver des remèdes contre la pandémie de la Covid-19, à s’y lancer.

BOOSTER LA MOBILISATION DES RECETTES

L’ODEP a saisi cette occasion pour proposer au Gouvernement quelques réformes importantes pour booster la mobilisation des recettes en RDC. Il recommande un encadrement très contraignant des régies financières par une surveillance au quotidien des institutions supérieures de contrôle, dont la Cour des comptes et l’inspection générale des finances (IGF).

L’ODEP préconise aussi la réhabilitation de tous les contrôles, administratifs, juridictionnels et parlementaires. Il insiste sur la nécessité de doter tous ces instruments d’encadrement des finances publiques de moyens matériels, humains, techniques conséquents pour sécuriser la mobilisation des recettes.

Cette Ong conseille aussi au Gouvernement de mettre fin aux exonérations fantaisistes en révisant tous les régimes fiscaux d’exception et de placer toutes les exonérations sous surveillance et contrôle de la Cour des comptes et de l’IGF.

Elle plaide, par ailleurs, pour une bonne collaboration entre l’Agence de prévention et de lutte contre la corruption (APLC) et les autres acteurs de la lutte contre la corruption notamment le pouvoir judiciaire, les institutions étatiques de la lutte, la société civile et le secteur privé.

L’ODEP pense, enfin, que pour accroître la mobilisation des recettes, il faut réduire drastiquement le train de vie de l’État, réduire de 80% les effectifs du cabinet du président de la République, du Premier ministre et des ministres.

« Il faut aussi penser à dépouiller la Présidence de toutes les cellules qui l’entourent et dont les activités relèvent des ministères. Il faut récupérer toutes les dépenses obscures inscrites au budget en faveur de la riposte contre la Covid-19 », a écrit le PCA de l’ODEP Florimond Muteba.

A l’en croire, toutes ces mesures peuvent permettre un réel encadrement et une mobilisation des recettes de l’ordre de 6,8 milliards $.

Orly-Darel NGIAMBUKULU
Forum des as

Crise politique en RDC: la maison Kabila tremble sur ses bases

Chef en retrait et début de débandade dans les rangs: l’ancien président congolais Joseph Kabila, qui n’excluait pas un retour en 2023, reste absent et ses troupes commencent à se diviser sous le coup de l’offensive de son successeur Félix Tshisekedi.

Tshisekedi a sifflé la fin de la coalition qu’il formait depuis janvier 2019 avec M. Kabila, homme fort de la République démocratique du Congo pendant 18 ans.

Au Parlement, il a demandé le renversement de la majorité fidèle à son prédécesseur, pour mettre en oeuvre sa propre politique de réformes soutenue par les Etats-Unis et l’Union européenne (lutte contre la corruption, paix dans l’Est).

Après le discours de M. Tshisekedi le 6 décembre, son prédécesseur a bien fait sa première déclaration publique en deux ans.

Mais il n’a pas dit grand-chose: « On m’a dit que vous me cherchiez. Aujourd’hui je ne suis pas venu pour un meeting. Je suis juste venu vous saluer », a lancé M. Kabila le 11 décembre à des supporteurs à Kolwezi, au premier jour de sa tournée dans son fief du Katanga.

Le « Raïs » (son surnom), 49 ans à peine, n’excluait pas de revenir aux affaires en 2023, date prévue pour la prochaine élection. « Dans la vie comme en politique, je n’écarte rien », déclarait-il en décembre 2018 avant de céder le pouvoir.

« Pour le moment, il n’est pas dans la politique active », affirme à l’AFP l’un de ses fidèles, son conseiller diplomatique Barnabé Kikaya bin Karubi, qui confirme que M. Kabila n’a pas l’âge de faire le deuil du pouvoir.

Kabila est-il fragilisé? Dans un blog lundi, M. Kikaya a dénoncé « une volonté délibérée de neutraliser » Joseph Kabila, voire de le livrer à la Cour pénale internationale (CPI).

– Protégé par la loi –

L’Union européenne vient de reconduire pour un an les sanctions décrétées contre onze de ses proches fin 2016 pour entrave au processus électoral et violations des droits de l’Homme.

Avant de quitter le pouvoir, M. Kabila avait pris soin de promulguer une loi sur le statut des anciens présidents de la République. Cette loi, qui n’existe que pour lui seul, le protège contre toute « poursuite pénale » pour des actes commis dans l’exercice de ses fonctions.

Elle lui garantit aussi également des revenus et des avantages matériels, qui font grincer quelques dents.

Un ancien de la Banque mondiale et ex-candidat à la présidentielle, Noël Tshiani, affirme vouloir saisir la Cour constitutionnelle pour « annuler la paie exorbitante de Joseph Kabila ». Des indemnités que M. Tshiani chiffre à plusieurs centaines de milliers de dollars mensuels.

Avant de se retirer, M. Kabila, militaire de formation, avait aussi installé en août 2018 un nouveau chef d’état-major des armées, Célestin Mbala.

Signe d’une certaine stabilisation, l’armée se déclare aujourd’hui « républicaine » et affirme donc n’obéir qu’à son commandant en chef suprême: l’actuel président.

Avant de transmettre pacifiquement le pouvoir à M. Tshisekedi, une première dans l’histoire du pays, M. Kabila avait lancé sa machine de guerre politique, le Front commun pour le Congo (FCC).

Le FCC revendiquait jusqu’à présent une majorité de plus de 300 députés sur 500. Cette majorité a volé en éclats pour la première fois avec le vote sur la destitution de la présidente pro-Kabila de l’Assemblée Jeanine Mabunda, par 281 voix, le 10 janvier.

Comme souvent en RDC, l’ombre de la fraude et de la corruption plane sur la nouvelle donne. Le FCC affirme que des députés issus de ses rangs ont été achetés. Un député s’est félicité de façon un peu confuse dans une vidéo d’avoir reçu au moins 15.000 dollars.

Le mouvement citoyen « les Congolais Debout » « condamne fermement les révélations d’une possible corruption des députés ».

Reste que le FCC est ébranlé depuis le discours du président Tshisekedi et par le silence de son « autorité morale », Joseph Kabila, pourtant invité par ses fidèles à livrer sa « part de vérité » sur la crise politique.

Au moins un gouverneur FCC (dans la province du Sud-Kivu) a fait part de sa volonté de soutenir l’ »union sacrée » prônée par M. Tshisekedi autour de sa nouvelle majorité.

La semaine dernière, six sénateurs du FCC ont demandé la « démission » des « caciques » du parti, à commencer par celle de Néhémie Mwilanya, ancien directeur de cabinet du « Raïs »…

La libre Afrique

Mike Mukebayi : Kabila sous le viseur de la CPI

L’honorable Mike Mukebayi : l’ex président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila sous le viseur de la Cour pénal international (CPI).

Le président Félix Tshisekedi invité au prochain Sommet du G20 en Italie

Le président de la République Félix Tshisekedi est invité au prochain Sommet du G20 qui se tiendra au mois d’octobre 2021 en Italie. Le Chef de l’État prendra part à ces assises en sa qualité de Président de l’union Africaine dont il exercera les fonctions l’année prochaine.

L’invitation officielle du Premier ministre italien, Giuseppe Conte, lui a été remise mardi, par M. Luca Attanasio, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire d’Italie en RDC, à l’occasion de l’audience lui accordée à la cité de l’Union Africaine.

Il sied de rappeler que le Chef de l’État Félix Tshisekedi sera investi Président de l’union Africaine en février 2021 au cours d’un sommet extraordinaire à Addis Abeba.

4pouvoir

RDC : finis le règne de Yuma à la FEC

Le vent tourne très mal contre les proches de Joseph Kabila. Après les politiques, c’est le tour des bras droits de l’ancien président contrôlant l’économie nationale.

L’éternel patron de la Fédération des entreprises du Congo, Albert Yuma se voit gommer de la liste des candidats à la présidence du patronat congolais.

Pourtant, lui et son staff auront tenu tête au Conseil d’État en rejetant toutes ses décisions.
Conséquence, la plus haute juridiction administrative du pays a annoncé n’avoir retenu qu’une seule candidature. Il s’agit de celle Dieudonné Kasembo Nyembo au poste de président du conseil d’administration de la Fédération des entreprises du Congo (FEC).

Ainsi, le Conseil d’Etat confirme la tenue du scrutin ce mercredi 23 décembre au siège social de la FEC. Kasembo a toujours cru en ses chances.

Associé gérant de la société Gecotrans, l’homme d’affaires avait dénoncé l’élection à la poutine organisée par Albert Yuma et son groupe. Malgré le recadrage du Conseil d’Etat, le camp Yuma s’était entêté préférant entrer en rébellion contre la justice. Aujourd’hui, il subit la loi du plus fort.

La FEC aile Yuma avait dénoncé le 17 décembre 2020, la violation de ses dispositions statutaires et de son Règlement intérieur par le greffier en chef du Conseil d’Etat en demandant une nouvelle élection. Pour ses soutiens, la réélection d’Albert Yuma s’est déroulée conformément aux règles statutaires.

Faux, avait rétorqué la défense de Kasembo qui avait contesté le vote à main levée au lieu des bulletins secrets. Une pratique qui viole, selon les avocats de Kasembo, les statuts de la FEC car ce mode de désignation n’est pas prévu dans les statuts du patronat congolais.

Le fait pour Albert Yuma d’être candidat unique ne se justifiait pas parce que les autres prétendants remplissent toutes les conditions d’éligibilité.

Landry Amisi
Ouragan

L’évêque Mukuna lance un message fort au peuple congolais à propos de Kabila

L’évêque de l’église ACK, Pascal Mukuna parle du sénateur à vie, l’ex président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila.

Tension entre les camps Tshisekedi et Kabila en RDC: nouveau round avec l’élection du patronat

Le bras de fer continue entre le camp du président Tshisekedi et de son prédécesseur Joseph Kabila. L’un des champs de bataille, c’est la Fédération des entreprises du Congo (FEC) et l’élection du patron des patrons. Un proche de l’ancien chef de l’État, Albert Yuma, est à sa tête depuis 2005. Unique candidat, il a été réélu président du conseil d’administration le 26 novembre dernier, mais le conseil d’État avait annulé son élection au grand dam de l’administration et des principaux membres du patronat. Une nouvelle élection doit avoir lieu ce mercredi.

C’est le conseil d’État qui a annoncé la tenue de cette élection, elle devrait avoir lieu dans la salle de réunion du conseil d’administration de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), en présence des huissiers de justice et de témoins du candidat. Car, pour cette deuxième élection, il n’y a là encore qu’un seul candidat, Dieudonné Kasembo Nyembo, associé gérant de la société Gecotrans et président de la commission PME à la FEC.

Il était l’un des deux candidats écartés lors de la première élection et l’avait contesté. Pour ses détracteurs, c’est un proche du président Félix Tshisekedi parachuté pour remplacer Albert Yuma, le patron de la Gecamines, réputé proche de son prédécesseur.

« Ça ressemble à un bras de fer »
Le conseil d’administration de la FEC avait rejeté la décision du conseil d’État, estimant qu’il n’était pas de sa compétence d’interférer dans ses affaires intérieures. Son secrétaire général avait refusé de donner suite à la demande d’organiser la nouvelle élection.

Dans les rangs des administrateurs du patronat congolais, on se demandait mardi soir si le conseil d’État parviendrait à l’organiser dans les locaux de la FEC ou même si le quorum serait atteint, sachant qu’il faut une majorité de votant sur plus d’une centaine de membres. Du côté de la présidence congolaise, on était également dans l’expectative. « Ça ressemble à un sport appelé bras de fer », reconnaissait un proche du président Tshisekedi.

RFI