L’ambassadeur des États-Unis en RDC, Mike Hammer a réagi lundi après le discours sur l’État de la nation du président de la République, Félix Tshisekedi devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès.
Sur Twitter, Mike Hammer a salué la reprise de la coopération militaire entre les États-Unis et la RDC. Le diplomate américain ajoute aussi que son pays est un partenaire solide de la RDC dans la lutte contre la corruption.
«Les USA sont un partenaire solide de la RDC de la lutte contre la corruption, la maladie et la promotion de la paix », comme l’a déclaré le président «notre pays vient de formaliser la reprise de la coopération militaire avec les USA», s’est félicité Hammer.
Il a ajouté que le gouvernement américain va continuer à travailler avec la RDC en 2021.
« Nous avons encore du travail à faire ensemble avec la RDC en 2021 », a-t-il assuré.
Il convient de souligner que le discours de Félix Tshisekedi intervient un an après son premier prononcé devant le Congrès en 2019. L’adresse de ce jour a été spécialement focalisée sur les moments clés qui ont marqué la nation congolaise tout au long de l’année 2020.
Rien, alors rien de nouveau sous le soleil politique rd congolais. Après la déchéance jeudi 10 décembre, de tout le bureau de l’Assemblée nationale, le jeu politique en RD Congo se jouera désormais autrement. Nos honorables députés, disons plutôt nos très « braves » députés nationaux de la nouvelle majorité, ont des étoiles dans les yeux et ne cachent plus leur émerveillement !
De son côté, le Président Félix Tshisekedi, requinqué par sa nouvelle majorité, peut s’estimer très heureux d’avoir beau jeu pour les trois années restantes de son quinquennat. Le « diable » (FCC?) étant « vaincu », Fatshi (le messie ?) prend dorénavant de l’ascendant sur son ancien partenaire, redevenu adversaire. Les Congolais eux, attendent impatiemment leur assomption collective pour le paradis !
LA RECETTE 2003
Au-delà de l’effervescence, de l’enthousiasme ambiant après la chute du Bureau Mabunda, la RD Congo a ce mérite d’avoir administré une bonne et nouvelle leçon de démocratie à ses voisins. L’enseignement à retenir est que l’on peut se constituer une nouvelle majorité parlementaire en pleine législature, sans nécessairement passer par les urnes ! Moralité, la majorité issue des législatives du 30 décembre 2018 s’est effritée. Principale victime, le Front commun pour le Congo (FCC), méga plateforme électorale dirigée par l’ancien Président congolais Joseph Kabila. Sous les tropiques, rien d’étonnant ni de surprenant, dans la mesure où la nouvelle majorité parlementaire acquise à la faveur de la transhumance, rappelle la recette expérimentée en 2003. Soit, après les travaux du Dialogue inter Congolais organisé à Sun City, au pays de Cyrille Ramaphosa.
De retour donc de Sun City, Joseph Kabila, alors chef de l’Etat, avait réussi à aspirer plusieurs cadres des autres partis politiques. En l’occurrence le Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba et le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), dirigé en son temps par Azarias Ruberwa, deux des quatre vice-présidents de la République, sous le format 1+4 au sommet de l’Etat, mis sur pied après les travaux dudit Dialogue.
Dix-sept ans après, c’est le Président Félix Tshisekedi qui expérimente la même recette et gagne le combat d’une nouvelle majorité parlementaire. La fin justifiant les moyens.
Cependant, les Congolais ont vu neiger. De même qu’à partir 2003, nombre d’acteurs politiques de l’époque se trouvant dans le camp Bemba, avaient quitté ce dernier pour le camp de Joseph Kabila, la tendance est donc restée constante. Les hommes politiques congolais sont prédisposés à aller vers celui qui incarne le pouvoir suprême. Cette même aptitude s’est amplifiée en 2004. On a vu qui, quitter Jean-Pierre Bemba, qui Azarias Ruberwa, qui encore Arthur Z’Haïdi Ngoma pour la Kabilie d’alors.
LA GESTION DES AMBITIONS : UNE BATAILLE DIFFICILE ?
Si le poisson est toujours dans l’eau, pas évident qu’il soit toujours dans le filet. Fort de l’expérience de plusieurs décennies, l’homme politique congolais est donc ce poisson d’eau chaude qui vogue au gré des vagues. Son changement de camp ne traduit pas forcément ses convictions. En tout cas, ce n’est pas l’idéologie d’un camp au pouvoir qui l’intéresse. Il n’en a cure. C’est plutôt, son équation personnelle. Sa quête de positionnement dans les institutions du pays contrôlées par un nouveau pouvoir. Si les uns, plus nombreux, ne jurent que par un poste ministériel, d’autres ambitionnent le Portefeuille. D’autres encore, la diplomatie.
A la suite de cette réalité qui s’affirme comme une donnée figée du jeu politique de leur pays, les Congolais ne sont pas naïfs et ne se laissent pas berner. Ceux qui ont quitté Joseph Kabila aujourd’hui, après autant d’années de salamalecs et d’encensions, pour embrasser Fatshi, n’ignorent pas les dividendes qu’ils attendent de ce dernier. Qui donc parierait sur les chances d’un Félix Tshisekedi sans pouvoir, d’engranger les mêmes parts de marché, si à partir de sa très symbolique 11ème rue Limete, avait lancé le même appel pour, par exemple, combattre la dictature? Combien d’acteurs politiques l’auraient suivi ?
L’opinion nationale n’ignore pas que parmi les raisons de la rupture de la coalition FCC-CACH, figurent notamment, les multiples plaintes du parti présidentiel par rapport à la clef de répartition des postes de responsabilité (Gouvernement, Portefeuille …)
Secret de polichinelle, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), n’avait de cesse d’accuser son ancien allié de se tailler la part du lion. De même que ce grand parti des masses s’est plaint de n’avoir que des miettes, d’aucuns anticipent pour dire qu’il sera lui-même, cette fois-ci, buté à la même difficulté de contenter ses nouveaux alliés de la nouvelle majorité parlementaire.
Sur base de cette expérience (malheureuse ?) du passé, nombre d’analystes pensent qu’après son combat gagné de l’Union sacrée de la Nation, une bataille non des moindres attend le Président Félix Tshisekedi. A savoir la gestion des ambitions. Car, il serait antinomique qu’au moment où il met le cap sur la requalification du quotidien des Congolais, le Chef de l’Etat mette encore en place un gouvernement éléphantesque, dans un contexte économique post-Covid-19 assez précaire. L’antidote ne serait-il pas d’avoir un Exécutif à format très réduit non seulement pour plus d’efficacité dans l’action, mais aussi et surtout, pour sécuriser les maigres Finances publiques.
Depuis la déclaration du député national Léon Nembalemba sur la somme de 15.000 $ qu’il a perçue comme « motivation » en vue de la déchéance du bureau de l’assemblée nationale, les réactions ne cessent de tomber.
Interrogé lundi 14 décembre 2020 par la presse à l’occasion du discours du chef de l’État sur l’état de la Nation, le député national Daniel Safu, signataire des pétitions contre le bureau Mabunda, a affirmé qu’aucun élu du peuple n’a reçu de l’argent.
Daniel Safu dénonce ainsi une action orchestrée pour saper l’Union sacrée de la Nation prônée par le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. D’après cet élu national, la déchéance du bureau Mabunda est le fruit de la puissance populaire.
« Moi personnellement, j’ai pas reçu 15.000$ et aucun député n’a reçu 15.000$. Si on veut saper l’action de l’Union sacrée par de communication machiavélique, structurée, que les gens ouvrent les yeux, Kabila n’est pas encore fini. Personne n’a reçu l’argent, nous nous sommes des disciples d’Étienne Tshisekedi, si c’était pour l’argent on aurait dû déjà suivre Kabila. On doit l’interpeller, personne n’a reçu 15.000$. Je sais pas si Bahati a remis l’argent à ses députés. Nous, Katumbi ne nous a remis rien, Félix ne nous a rien remis et l’UDPS n’a rien remis. C’est la volonté de la puissance de tout un peuple », a déclaré Daniel Safu.
Tout en demandant à son collègue de retirer ses propos, Daniel Safu, élu de la coalition de l’opposition LAMUKA, appelle Léon Nembalemba à devenir un homme d’État.
« Je demande à mon aîné, à mon collègue Molière [Léon Nembalemba ndlr] de retirer ses paroles, ça ne donne pas une bonne impression, ça frise la légèreté. Que Molière devienne un homme d’État. Ici, je défend la cause de ceux qui veulent construire la majorité pour l’Union sacrée. Tu dis qu’on t’a donné 15.000, tu veux plaire à qui ? Aucun député n’a reçu 15.000 $, ça relève du laboratoire du FCC et c’est un laboratoire que nous sommes déterminés à détruire », a conclu l’élu de Mont-Amba.
Pour rappel, lors de l’examen des pétitions contre les membres du bureau de l’assemblée nationale, 281 députés nationaux ont voté pour la destitution de Jeanine Mabunda. Plusieurs députés du Front Commun pour le Congo (FCC) dont fait partie Jeanine Mabunda, ont aussi soutenu ces pétitions.
Critik Infos du 15 décembre 2020 – Toute l’actualité congolaise avec Christian Bosembe – Sujet ; Silence Fatshi a dit : Entre le décollage et le blocage. Regardez
Un nouveau gouvernement devrait être nommé prochainement en RDC dans le cadre de l’Union sacrée de la nation. L’informateur annoncé par le Chef de l’Etat est toujours attendu pour identifier une nouvelle majorité.
Mais en attendant, certains députés pressent le Premier ministre Sylvestre Ilunkamba à démissionner. C’est notamment Muhindo Nzangi.
« Nous au Parlement, nous lui avons facilité la tâche. Nous avons initié une pétition contre le bureau Mabunda et nous l’avons fait tomber. Nous sommes très heureux parce que le Président de la République en a parlé. Et dans son discours, il a annoncé qu’il va désigner un informateur », s’est réjoui le Muhindo Nzangi.
L’élu de Butembo promet d’initier une motion de censure si le Chef du gouvernement ne rend pas le tablier.
« Nous n’attendons que la démission du Premier ministre et son Gouvernement. Nous avons dit que si le Premier ministre ne démissionne pas, nous allons déposer une motion de censure contre son Gouvernement », a-t-il promis.
Mabunda et quatre autres membres de son bureau ont été déchus jeudi dernier à la suite des pétitions votées majoritairement contre eux. Entre-temps, la session de septembre se clôture ce mardi 15 décembre. La convocation d’une session extraordinaire n’est pas exclue pour notamment élire un nouveau bureau de la Chambre basse du parlement.
« Il y a plusieurs griefs » mis à la charge du Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, visé par une motion de censure.
Le député national Daniel Mbau, un des signataires de cette initiative parlementaire précise, à TOP CONGO FM, que « nous lui reprochons de beaucoup de choses dont l’immobilisme, la recrudescence de l’insécurité à l’Est du pays, la mauvaise gouvernance, l’entretien des relations chaotiques des institutions, l’indélicatesse et manque de respect vis-à-vis de l’autorité suprême ».
Motion encore en gestation
« La motion est en gestation. Nous sommes en train de collecter des signatures pour évincer le Premier ministre dans les heures qui suivent », révèle Daniel Mbau.
Avant d’y arriver, « nous lui avons donné un ultimatum endéans duquel il devait démissionner, malheureusement, il n’a pas satisfait à la demande des parlementaires ».
Destitution certaine
« Nous allons mettre en cause la responsabilité politique du gouvernement en destituant le Premier ministre et son gouvernement », dit-il confiant.
« Dans 48 heures, si le Premier ministre ne dépose pas sa démission, on va révéler le nombre de signatures récoltées ».
Après une courte traversée du désert, son exil en Europe et en Afrique du Sud, Moïse Katumbi est à nouveau l’un des acteurs principaux dans la crise politique profonde que traverse la République démocratique du Congo, depuis quelques mois. Il fait partie de ceux qui ont fait tomber la majorité de Joseph Kabila et destituer Jeanine Mabunda, la présidente de l’Assemblée nationale, jeudi 10 décembre. L’ancien gouverneur de la province du Katanga répond aux questions d’Alain Foka.
Dans son discours sur l’état de la Nation ce lundi 14 décembre 2020 devant le Parlement réuni en Congrès, le chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a annoncé la création en 2021, d’une école de guerre en République démocratique du Congo.
À en croire le président Tshisekedi, la création de ladite école, est le fruit de la coopération entre la République démocratique du Congo et la France.
Cette école, d’après les propos du président de la République, aura notamment pour mission d’améliorer la formation des officiers supérieurs de l’armée.
Le Président de la République a salué la destitution des membres du bureau de l’Assemblée nationale qui était dirigé par Jeanine Mabunda. Il a qualifié l’action des députés de « maturité politique ». Il l’a dit au cours de son discours sur l’état de la nation ce lundi 14 décembre devant le Parlement réuni en congrès.
« La crise à laquelle nous avons assisté au sein de l’Assemblée nationale et son dénouement démocratique exemplaire à travers le traitement et le sort réservé à la pétition engagée par les Députés de tous bords contre l’ancien Bureau, constitue un indice sérieux de maturité politique » ; a dit le Chef de l’Etat.
Pour lui, « ce fait tend à démentir une certaine doxa populaire qui soutient encore que le sort de notre pays ne peut s’inscrire que dans le sang, la violence, les rébellions, les assassinats et autres coups d’Etat ».
Félix Tshisekedi comme la majorité de députés accusent le bureau Mabunda de constituer un blocage aux réformes et d’autres initiatives parlementaires sur la bonne marche du pays. Il a déjà donné la mission du prochain bureau de la chambre basse du parlement. « C’est pourquoi la mission du nouveau Bureau sera de se pencher sur la revalorisation de la mission parlementaire, tout en veillant bien sûr à un meilleur traitement des Députés », a-t-il conclu.
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La déchéance de Jeannine Mabunda à la tête de l’Assemblée nationale est loin d’être digérée au sein du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie, PPRD. Une pétition vient d’être lancée contre notamment Emmanuel Shadary, secrétaire permanent du PPRD, pour « incompétence notoire ». Il lui est reproché « d’avoir failli à sa mission qu’était principalement de conserver l’unité au sein du parti et le pouvoir dans toutes ses dimensions politiques ».
Initiée par l’un des membres de la ligue des jeunes du PPRD, Me Geoffrey Mutombo, cette pétition qui a récolté une dizaine de signatures, retient plusieurs griefs à charge du dauphin de Joseph Kabila à la présidentielle de 2018, notamment :
N’a pu garantir, pendant l’exercice de ses fonctions, l’unité tant attendue par tous ; N’a aucunement fait preuve d’initiative afin de faire émerger un air nouveau au sein du parti ; A systématiquement refusé de faire participer la jeunesse à la prise des décisions vitales sachant que celle-ci constitue la relève du parti ; N’a pris aucune précaution pour éviter la chute de Madame MABUNDA Jeannine au perchoir ; Instauré la division de la jeunesse du parti par un système clanique ; Avoir poussé la jeunesse à aller à l’encontre des dispositions prises par le président national (cas de Henrie MAGI et aujourd’hui celui de popol BADGEGATE) ; Avoir pratiqué le clientélisme ; N’avoir pas préservé les échanges démocratiques en assiégeant la contradiction au sein du parti et en privilégiant la pensée unique ; A crée l’opacité dans la gestion des cotisations des membres ; N’a jamais tenu de réunion du conseil national ; A briller par l’indifférence face aux orientations permanentes du président national et n’a pu mettre en œuvre les recommandations de la matinée politique tenue à LUBUMBASHI.
Pour le pétitionnaire, sa démarche « se repose sur fond des dispositions de l’Art 55 des statuts du PPRD, notamment l’alinéa 2 qui stipule que le secrétaire permanent doit refléter un esprit managérial ». Et de souligner : « nous, militants, exigeons un congrès extraordinaire en vue de permettre la déchéance de l’équipe SHADARY et nous choisir des nouveaux dirigeants ».
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