Condamné le 20 juin 2020 à 20 ans de prison et travaux forcés pour détournement des derniers publics notamment des fonds alloués au programme des 100 jours du président de la République, Vital Kamerhe directeur de cabinet de Félix Tshisekedi serait tombé malade.
Sur une photo qui serait tirée dans la salle des soins mais qu’on ne sait dater, Vital Kamerhe apparaît sous perfusion, devant sa femme Hamida Shatur.
La santé du président national de l’Union pour la nation congolaise se détériore du jour au lendemain alors que la justice lui refusait la liberté provisoire en vue de se faire soigner avant même sa condamnation.
Malgré cela, Vital Kamerhe avait saisi la cour d’appel dont la décision est attendue le 24 juillet prochain quand il connaîtra son sort concernant la décision du tribunal de grande instance de la Gombe.
La crise liée au Coronavirus dépasse de très loin la crise sanitaire elle-même au point qu’il faille appliquer des mesures rigoureuses pour sauver l’économie congolaise. C’est ce qui ressort de la revue scientifique Congo Challenge, publiée lundi 20 juillet à Kinshasa, qui revient sur l’économie congolaise en 2020 frappée par les effets de la Covid-19.
L’éditeur de cette revue, le Sénateur Augustin Matata Mponyo, estime que le gouvernement doit sans tarder réduire le train de vie des institutions, notamment en réduisant la taille de l’équipe gouvernementale et investir dans le secteur productif comme l’agriculture industrielle pour sauver l’économie nationale.
En en croire le responsable de la rédaction de cette revue scientifique, suite à la Covid 19, la RDC ne pourra mobiliser d’ici la fin de cette année, que 3 milliards de dollars sur les 11 milliards projetés dans le budget 2020. Il redoute donc la dévaluation accrue de la monnaie nationale durant les prochains mois où le taux du jour pourra même dépasser plus de 2600 FC pour 1 dollar américain.
Il plaide également pour la mise en œuvre urgente des mesures rigoureuses qu’il propose pour sauver l’économie congolaise.
Pour Augustin Matata Mponyo, la nécessité de voter un collectif budgétaire et de réduire sensiblement la taille de l’équipe gouvernementale s’avère capital.
Willy Kayembe reçoit l’artiste musicien Ferre Gola dans Sektion Musik. L’artiste parle de l’actualité musicale de la République Démocratique du Congo (RDC).
A l’occasion des 60 ans d’indépendance, il m’est particulièrement agréable de présenter au Président Félix-Antoine TSHISEKEDI toutes mes félicitations.
Je voudrais aussi dans les mêmes circonstances lui souhaiter un fructueux mandat.
L’adresse du Chef de l’Etat a focalisé l’attention de tout observateur avisé de la politique congolaise d’autant plus qu’elle intervient en pleine crise de Covid-19, après les révélations troublantes sur le fonctionnement de l’Etat au cours du procès dit de 100 jours et les indignations suscitées dans la coalition à la suite de la politisation de la destitution du 1erVice-Président de l’Assemblée Nationale et l’interpellation cavalière du Vice-Premier Ministre et Ministre de Justice.
Du discours du Chef de l’Etat, j’ai retenu sa volonté de maintenir l’indispensable cohésion nationale et son engagement à poursuivre l’instauration de l’Etat de Droit et la lutte implacable contre l’impunité. C’est cette vision qui est du reste à la base de la coalition FCC-CACH et donc la simple profession de foi ne peut susciter ni émotion particulière ni jubilation. Le processus de l’instauration de l’Etat de Droit dans notre pays connait deux moments forts :
La première phase est constituée de réformes judiciaires nécessaires et de nominations des animateurs dans le seul but d’améliorer l’administration de la Justice. Tâche dont le Président KABILA s’est consciencieusement acquitté à la satisfaction de l’opinion et de tous les praticiens du Droit. La seconde phase est marquée par l’application des réformes dans le vécu de la justice : C’est ainsi que, déjà sous KABILA, des députés, des sénateurs, des généraux et des ministres ont été jugés et sanctionné selon la rigueur de la loi. A présent, il revient au Président TSHISEKEDI de poursuivre sur cette lancée en apportant les compléments légaux ou législatifs nécessaires pour assurer une coexistence harmonieuse entre le parquet, le tribunal et le justiciable.
A la vérité, il faut le féliciter pour le déroulement exemplaire du procès de 100 jours, même s’il y a eu dérapage dans la présomption d’innocence au bénéfice des prévenus à cause des réseaux sociaux et des journaux qui ont socialisé la faute d’individus qui ont forcément de la famille, en brisant le sacrosaint principe de l’individualité de l’infraction et donc de la peine.
Pour consolider l’Etat de Droit et éviter les abus de justice, inhérents à l’imperfection de tout être humain, et donc aussi des Magistrats, il est indispensable de protéger les Magistrats de parquet et du tribunal contre le détournement de procédure et la patrimonialisation de la fonction.
C’est pourquoi, la loi a donné au Ministre de la Justice le droit d’injonction pour empêcher le parquet de geler certains dossiers, pratique courante dans les milieux de la justice. Mais pour que cette disposition ait toute sa pertinence, le Ministre ayant en charge la justice, à la fois d’après la jurisprudence et le droit positif congolais, devrait logiquement contrôler la bonne exécution de ses instructions, avoir le droit de prendre des mesures conservatoires avant de solliciter une sanction auprès de l’autorité compétente. Évidemment dans le respect de la séparation des pouvoirs.
D’autre part, l’État de droit doit veiller à la paix de la vie sociale et à la sécurité des institutions en évitant que les jugements ne soient perçus comme des règlements de compte, des actes d’humiliation ou de vengeance envers les prévenus.
Mesdames, Messieurs,
Tout a été dit, même au-delà de ce qui est permis, sur l’échec et les ratés de la classe politique congolaise durant les 60 dernières années, chaque fois avec un brin d’ironie, Cependant, la classe politique a réussi malgré tout, à respecter l’engagement des Pères fondateurs de la République d’œuvre pour l’unité du Pays, l’intégrité territoriale, l’indépendance économique et la dignité du Peuple congolais. Force est de reconnaitre qu’après 60 ans d’indépendance, le Congo est toujours uni et poursuit sa longue marche vers un pays plus beau qu’avant, menant à cette fin un combat sur plusieurs fronts.
Parmi les réussites dont la classe politique devrait être fière, puisqu’elle est avant tout son œuvre, se trouve l’émancipation de la femme congolaise.
Aujourd’hui, la femme congolaise se trouve sans complexe à tous les postes et secteurs de la vie nationale.
Ainsi, nous avons des Vice-Premiers Ministres, des Ministres d’Etat, des mandataires qui s’acquittent à l’envie de leurs taches.
Si certains esprits malveillants sont portés à attribuer ces postes au simple fait de la parité, l’émergence des femmes dans les domaines privés constituent un démenti cinglant. Pour la première fois, une femme, Madame Bestine KAZADI, a surclassé tous ses concurrents pour obtenir la présidence d’une équipe prestigieuse et populaire comme l’Association Sportive Vita Club !
Dans le domaine de la recherche, Madame KIRONGOZI a imposé sa compétence scientifique grâce aux robots régulateurs de circulation, de même que Madame Béatitude TONDA a excellé dans la recherche sur le Covid-19 en mettant sur le marché un produit efficace, le CETRAPAL ARTEVIA.
Enfin, même comme agents de développement économique et social, les femmes ne sont pas du reste. Illustration est faite de belle manière par les initiatives de Madame Olive LEMBE KABILA à travers la construction d’une cité dans la périphérique de Kinshasa, la mise en service d’un hôpital moderne à Bibwa ou encore la ferme’’ DE L’ESPOIR dont les produits de qualité continuent à inonder le marché et à s’imposer dans le paysage kinois. A toutes ces femmes modèles et à beaucoup d’autres, inconnues ou méconnues, qui se battent sans complexe dans la société, je voudrais rendre hommage à leur contribution à développer un pays prospère au cœur de l’Afrique.
Sur le même registre de réussites à mettre au crédit de la classe politique, se trouve indubitablement l’alternance politique pacifique et conviviale, consolidée par une coalition dont les ennemis de la démocratie consensuelle ont déjà décrété la mort. Et comme pour couronner le tout, la vie que mène l’ancien Président KABILA montre qu’après la présidence, il existe une vie normale où l’on peut continuer à servir son Peuple et son pays comme le démontre l’inauguration de son majestueux bateau sur les eaux du Tanganyika.
Et donc, vilipender à souhait tous ceux qui se sont investis dans la paix sociale et le développement du Congo par quelques personnages dont le seul mérite est d’épier les fautes éventuelles des hommes politiques à la peine, est une œuvre insignifiante.
La sainte colère, aux accents homériques, de l’Homme de Dieu au cours de son sermon le 30 juin 2020 a eu des échos au plus profond de la Nation congolaise et de chaque individu. Elle provient de l’asymptote entre les exigences de la démocratie et les règles de l’église. En démocratie, il faut savoir jouer avec les chiffres pour bénéficier du principe et de la loi du plus grand nombre pour réaliser une ambition tandis qu’à l’Église tout est décidé par Rome même s’il arrive de consulter les Églises locales.
Cette tirade du prince de l’Église est due au fait que l’Église a succombé à la tentation de Jésus au désert concernant l’appropriation de la cité. Jésus a repoussé Satan et ses propositions indécentes, tandis que l’Église y a succombé en acceptant de jouer à la cité, le même rôle que le politicien, et même en compétition avec lui. Ce faisant, elle a quitté le privilège indiscutable de la chaire de la vérité pour l’arène politique avec son cortège de turpitudes.
Pour soutenir son ambition, l’Église congolaise à tenté de concevoir et d’appliquer la théologie de la démocratisation à l’instar, à un moment donné, de l’Église latino-américaine qui avait inventé la théologie de la libération politique par les armes. Profondément investie dans cette théorie de conquête du Pouvoir temporel, l’Église a abandonné sa tâche première et les exigences du Royaume des cieux, livrant ses prêtres à la mendicité, à la médiocrité et à une moralité douteuse, partant les chrétiens déboussolés à leur désarroi.
Aujourd’hui les prêtres et les religieuses sont abandonnés, dans leurs paroisses, couvents ou dans les hôpitaux, à l’indifférence de la hiérarchie cléricale préoccupée à se faire une place au soleil.
60 ans après l’indépendance et au regard de la détérioration préoccupante de la situation de l’Église au Congo, ne sommes-nous pas en droit de demander des comptes à nos Évêques sur ce qu’ils ont fait de l’Église léguée par le Cardinal Malula ? Ont-ils contribué à ancrer dans la société les valeurs chrétiennes d’amour, de pardon, de miséricorde, de sacrifice et de solidarité ? Peut-on dire de leurs chrétiens et d’eux-mêmes, comme des premiers chrétiens, voyer comme ils s’aiment.
Cette partie sombre et peu glorieuse de notre Église fait aussi partie du bilan des 60 ans d’indépendance. Cette analyse critique et introspective devrait réduire l’ardeur de certains Princes de l’Église à proclamer la condamnation de l’homme politique congolais sans un procès équitable, et amener les Hommes de Dieu à plus de modestie pour reconnaitre que prêtres et politiciens sont tous logés à la même enseigne et responsables, au même titre, de la situation actuelle de notre pays bien aimé.
Comme chaque fois qu’il y a risque de crise susceptible de paralyser la coalition, les Présidents TSHISEKEDI et KABILA se sont retrouvé pour désamorcer la machine infernale des ennemis de la démocratie, du développement économique de notre pays et du bonheur du peuple congolais. Cette fois aussi, c’est la raison d’État qui a triomphé sur des intérêts mesquins et des calculs politiciens. Un exemple qui devrait inspirer nos partenaires de la coalition FCC-CACH. Étant entendu que la raison n’est pas la partie la plus faible de la force et qu’il n’est pas toujours nécessaire d’employer l’énergie physique pour triompher. Ainsi, pousser à l’action de la rue pour résoudre un problème de société est une illusoire fausse bonne solution. Ainsi, pousser à l’action de la rue pour résoudre un problème de société est une illusoire fausse bonne solution. Au moment où le Président TSHISEKEDI doit faire face à d’immenses défis touchant à l’existence même de la Patrie, comme l’intégrité territoriale menacée par certains États voisins où le COVID-19 qui pourrait décimer la population congolaise, mobiliser les militants des partis ou regroupements politiques pour une cause nulle, parce que déjà réglée par la Constitution et les lois de la République, est pour le moins une hérésie intentionnelle des pratiques démocratiques sinon une inconscience politique criminelle.
Dans le cadre des 60 ans d’âge de notre République, de moins en moins jeune, le Peuple congolais doit capitaliser un acte national et démocratique de haute portée historique, œuvre des enfants des politiciens dont on dit, depuis notre indépendance, qu’ils n’ont rien produit de bon.
Bien entendu, il s’agit de l’alternance pacifique et civilisée de pouvoir entre Joseph KABILA, fils d’un ancien Président de la République, et Félix-Antoine TSHISEKEDI, fils d’un opposant historique.
Nous avons le devoir de transformer cet acte, aujourd’hui historiquement isolé, en une tradition et une référence pour notre démocratie. Pour qu’il en soit ainsi, le Pays n’a pas besoin d’une République en guinguette, qui vit d’euphorie naïve et insouciante, ni d’une République incandescente qui vit en permanence sous les menaces ou les crises entretenues par les charbons ardents des réseaux sociaux, ou des ONG- Nous avons besoin d’une République Démocratique vivant toutes les exigences voire les contraintes de la séparation des pouvoirs.
Dans ces conditions, un vrai démocrate ne peut souhaiter une république des Juges dont les décisions remplaceraient les actes de l’Exécutif ou du Législatif, ni une République de professeurs qui passeraient le plus clair de leur temps à faire l’exégèse des textes de lois et à échafauder des théories alléchantes dont ils ne sont pas prêts à assumer les insuffisances au lieu de laisser les politiques gouverner le Pays. De même, notre État ne peut fonctionner sous la menace permanente du Parlement ou d’un exécutif furieux.
Les circonstances historiques du moment nous permettent d’apprécier toute la lucidité politique de Winston Churchill lorsqu’il déclare que : « la démocratie n’est pas un régime parfaite mais le moins mauvaise des régimes. N’est-ce pas pour cette raison que notre Constitution, nos lois connaissent une vie évolutive dans le seul but d’en réduire les tares de la démocratie ».
A cet effet, la rue ne doit pas commander les 3 pouvoirs, alors que le Peuple souverain a déjà désigné les personnalités responsables de son destin. Et donc, la majorité parlementaire est forcément populaire parce qu’issu de la volonté des citoyens. Pour que notre démocratie soit apaisée, elle doit vivre de tolérance, d’ouverture d’esprit, supporter la coexistence d’idées contradictoires loin des arrogances des tribuns. Au sein de notre coalition, l’UDPS devrait abandonner sa prétention pontificale.
Avoir une idée différente de celle des dirigeants ne fait pas d’un citoyen un mort civil, sans droit de s’exprimer dans les journaux, les radios, la télévision, ni droit de revendiquer. Il est déplorable que certains journaux qui, hier se battaient héroïquement pour la liberté d’expression dans la presse nationale soient devenus par la grâce de certaines relations parentales des adeptes zélés du pouvoir allant jusqu’à interdire de reprendre les propos de certains acteurs du FCC. Dommage quand même ! Les partenaires de notre coalition doivent garder, en toute circonstance, la raison et la mesure dans la perspective du bien-être du peuple et de l’amélioration de la situation sociale de nos populations. Une vraie démocratie doit veiller jalousement à la coexistence des-points de vue différents, et juguler la tentation perverse de la pensée unique. Dans la foulée, je voudrais évoquer la question de la succession due à la tête de la CENI.
Beaucoup d’esprits biscornus, à qui il faut néanmoins continuer à créditer de bonne foi, croient servir la démocratie congolaise en bloquant le mécanisme de la désignation du président de la CENI ; d’autres vont encore plus loin, en diabolisant un citoyen désigné à cette haute fonction dans le respect de la procédure et dont l’expertise n’est pas mise en cause.
Un quotidien se croyant bien inspiré considère même Ronsard MALONDA comme le clone de NANGAA. Ce qui, dans son esprit, signifie incapable d’organiser des élections crédibles. L’histoire nous renseigne que Gorbatchev n’est pas le clone de Brejnev, ni Poutine le clone de Staline. Pourtant ils ont tous servi le parti communiste de l’URSS ! Et donc si l’occident n’avait compté que sur l’élimination préalable de tous ceux qui avaient travaillé sous le régime soviétique le mur de Berlin ne serait pas tombé.
D’autre part, les Saintes Écritures nous enseignent que le sénevé est le fruit du pourrissement de son grain ou mieux sort de la pourriture de son grain. Enfin, le Pape François nous rappelle que chaque Saint a un passé et que chaque pêcheur a un avenir, Saint Paul en est l’exemple parfait. Donc au lieu de descendre dans la rue pour bloquer la marche de la démocratie, il faudrait au contraire mobiliser la coalition à accompagner le Président TSHISEKEDI à réaliser les promesses faites au peuple. Si des esprits malins et pervers s’emploient à distraire le Président TSHISEKEDI, le Peuple si intransigeant n’a rien oublié de ses promesses : son instauration à Beni pour combattre les forces djihadistes, la restauration de la paix à l’Est du Pays, la gratuité de l’enseignement, les sauts-de-moutons, la lutte contre la gabegie.
Je ne peux terminer ce point de presse sans apprécier à sa juste valeur la portée des regrets de la Belgique exprimés par son Roi au sujet des atrocités commises au Congo pendant la colonisation.
Si cette déclaration, a été ressentie comme un baume, selon la belle expression de la Ministre des Affaire Étrangères, elle implique reconnaissance des faits et ouvre la voie à la réparation et au dédommagement pour les pertes immenses subies par le Congo durant la colonie tant sur le plan humain que des ressources de toute sorte. Ce ne serait que justice.
En toutes choses, il faut considérer la fin, nous conseille La Fontaine. Ainsi, les membres de la coalition FCC-CACH doivent se comporter en coalition au pouvoir, c’est-à-dire, porteuse de solution.
Aux problèmes de nos populations.
La désobéissance civique de l’UDPS et la destruction méchante des sièges du PPRD à Limete et Sendwe cachent mal son incapacité à apporter des solutions crédibles aux problèmes de la population congolaise. Portant de ce fait, gravement atteinte au leadership du Président TSHISEKEDI dans la gouvernance de l’Etat, le maintien de l’ordre public et la paix sociale. A bien considérer le comportement actuel de l’UDPS dans la gouvernance du Pays, me revient à l’esprit un comportement similaire de la part d’Hannibal après sa victoire à Trasimène, au lieu d’achever la bataille par la conquête de la ville de Rome restée sans défense, il a préféré s’adonner à corps perdu aux délices de Capoue. Au point de provoquer cette réflexion abusée d’un général romain VICERE SCIS, HANNIBAL SED VICTORIA UTI NESCIS. Ce qu’en traduction littéraire libre, nous pouvons paraphraser en disant : UDPS, TU AS BIEN REMPORTE L’ELECTION PRESIDENTIELLE MAIS TU NE SAIS QUE FAIRE DE TOUTES LES PREROGATIVES NATIONALES ET INTERNATIONALES AINSI OBTENUES. Et comment donc !
Les conditions rocambolesques de la démission- destitution du Premier Président de la Cour de Cassation n’honore ni un État de droit ni notre régime démocratique, en tout cas ne reflètent pas l’idée que l’on se fait d’une République Démocratique.
Il n’est pas bon pour la paix sociale que pour diverses raisons que le Président de la République intervienne en premier et dernier ressort comme un deus ex machina. Ce qui va à l’encontre de la sagesse populaire qui dit SULUTANIHAKAMA TAKE MWIZI.
Il n’est pas du rôle du Chef d’attraper le voleur, mais de faire respecter la loi, les procédures, la dignité humaine et les droits de l’homme. C’est pourquoi, il est de l’intérêt bien compris du Président de la République de respecter son serment constitutionnel. Bref, de ne pas succomber à la tentation interventionniste. Ce qui risque d’agir comme un boomerang en éclaboussant la personne sacrée du Chef. Priorité doit être accordée à réaliser l’engagement d’améliorer la situation sociale, sécuritaire et générale du Pays ; l’intérêt du Peuple est la loi suprême ; la fin de la guerre à l’Est, l’affectivité de la gratuité de l’enseignement, l’intégrité territoriale ; les dispositions pour relancer l’économie pendant et après Covid-19.
Une analyse téléologique des événements survenus au cours de cette période dans le secteur de la Justice à savoir ; les procès de100 jours ; l’interpellation cavalière du Vice-Premier Ministre, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux ; la rocambolesque démission destitution du Premier Président de la Cour Constitutionnelle et Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, permet de déceler la volonté de faire mains basse sur la Justice dans le but de décapiter et de terroriser le FCC en brandissant l’épée de la Justice sur ses principaux leaders.
Il serait naïf de croire que le FCC n’y comprend rien et qu’il subirait sans broncher les événements comme un troupeau de mouton qui ne se pose pas de question lorsque l’on vient chaque jour prendre l’un des leurs pour l’abattoir sans se poser des questions sur son sort.
Plutôt que de rechercher un affrontement meurtrier à l’issue incertaine, il serait plus sage d’appliquer de bonne foi le deal de la coalition FCC-CACH et de s’attaquer aux problèmes existentiels des populations congolaises comme le pouvoir d’achat et la dégringolade vertigineuse du franc congolais par rapport au dollar, les conditions de la reprise économique pendant et après Covid-19. Il apparait dès lors évident que la démocratie congolaise a plus besoin d’actes de bravoure pour affronter les défis de l’avenir du Pays que d’actes de bravade qui exposent la population congolaise au fléau Covid-19 rien que pour accéder au pouvoir.
Mesdames, Messieurs,
En tant que parti d’opposition, l’UDPS a eu le droit de vociférer contre tout ce qui n’allait pas dans la République depuis MOBUTU jusqu’au moment où elle a conquis la Présidence par les urnes sous KABILA. Pour être restée si longtemps dans l’opposition d’où elle distribuait à foison et pêle-mêle fatwa et péremptoire jugement de dernier ressort, contre tous ses prédécesseurs au sommet de l’État, l’UDPS doit maintenant relever un défi énorme compte tenu de l’atavisme de son histoire. Le moment est venu de montrer au Peuple congolais et même au reste du monde sa capacité à gouverner dans un environnement démocratique et transparent dans le strict respect de la Constitution qui consacre l’existence de l’opposition, des lois de la République et de ses engagements politiques, seules garanties de la stabilité dans le fonctionnement de la République.
Dans cet ordre d’idées et particulièrement en cette période de la crise internationale due au Covid-19, l’UDPS doit rassurer le Peuple par sa capacité de gestion de la crise sur le plan national en déclinant un plan de sortie de crise crédible avec comme base l’assistance de l’État aux entreprises et à la frange la plus démunie de la population congolaise pour ne pas rater la relance de l’économie congolaise. D’où une question légitime, est-ce le moment pour l’Etat congolais d’augmenter la pression fiscale ?
La coalition avec le FCC donne à l’UDPS l’occasion inespérée de travailler en toute quiétude et transparence avec tous ses partenaires. Ce n’est donc pas le moment d’entreprendre des débats académiques sur l’opportunité de la dissolution du Parlement ou d’initier des questions byzantines comme la capacité de faire le pleine des manifestations selon l’expression chérie des kinois. Si la coalition FCC-CACH s’engage tête baissée dans ces méandres, le Peuple l’attend sans état d’âme au tournant ou plus exactement dans moins de 3 ans pour la reddition des comptes.
Le FCC et le CACH ont donc tout intérêt à ne pas suivre le chant envoutant des sirènes qui ne souhaitent que l’échec et la disparition de notre belle coalition.
Cependant, face à l’impossibilité matérielle de récupérer le calendrier, des experts du secteur demandent au Gouvernement de décréter l’année académique 2019-2020 blanche.
Les Professeurs des établissements officiels d’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) en RD Congo, exigent un salaire de 5000$US, avant de reprendre les activités académiques suspendues depuis le 18 mars dernier. C’est ce qu’a déclaré le week-end à Forum des As, l’un de ces enseignants qui a affirmé avoir fait le relai d’une décision collective.
Selon la source, la dépréciation spectaculaire du franc congolais sur le marché de change serait à la base de cette revendication (légitime ?) des enseignants du secteur public de l’Esu. » Avant la crise actuelle, où le taux de change était plus au moins stable (1.650 fc, le dollar américain), un Prof d’université percevait l’équivalent en monnaie locale de 2000$US, comme salaire mensuel. A ce jour, à la suite de la dépréciation spectaculaire du franc congolais observé depuis quelques mois, on n’ose même pas faire le calcul. La situation est plus qu’attendrissant. Le pouvoir d’achat des enseignants s’est gravement effrité « , a expliqué la source.
Faut donc rappeler que le même malaise est ressenti dans tous les secteurs publics de la vie du pays. Cas de l’Administration publique où agents et fonctionnaires de l’Etat crient, sans aucun espoir d’être entendus, à un véritable drame consécutif à cette situation de crise économique. Tout le problème, expliquent plusieurs syndicats de l’Administration publique en RD Congo, résident au niveau du taux appliqué par l’Etat dans le calcul de la rémunération de ses agents.
» Il est inadmissible, et même inacceptable qu’à ce jour, l’Etat continue à payer les salaires des agents et fonctionnaires, calculés à l’ancien taux budgétaire de 930 fc le dollar américain. C’est criminel. Au niveau de la Direction de la paie, on apprend que les salaires sont calculés sur base du taux directeur fixé par la Banque centrale. Mais en réalité, cela ne se ressent pas dans la vie réelle. Au jour d’aujourd’hui, toutes les transactions s’effectuent sur base du taux de 2000fc le dollar.
LE COURAGE DE DECRETER UNE ANNEE BLANCHE
Le Gouvernement ne doit donner l’impression qu’il ignore cela. En conséquence, les salaires déjà trop bas, sont du coup absorbés par la dépréciation du franc congolais. A titre d’illustration, un directeur de l’administration publique perçoit à ce jour quelque 190.000fc. Soit moins de 100 $US. Alors qu’il y a quelques mois seulement, le même montant équivalait à environ 100 dollars. C’est triste », explique le président d’un banc syndical de l’Administration publique.
Au sujet justement de la situation à l’ESU, des experts du secteur demandent au Gouvernement d’avoir le courage de décréter l’année académique 2019-2020, une année blanche. Cela, pour plusieurs raisons. Entre autres, les perturbations de calendrier orchestrées depuis le début même de ladite année. Secret de polichinelle, dans la plupart des établissements de l’ESU, les activités de l’année académique en cours n’avaient pas aussitôt commencé au mois d’octobre, après lancement officiel le 15 du mois, par le ministre de tutelle, Thomas Luhaka. Cas de l’Université de Kinshasa (UNIKIN) et de l’Université pédagogique nationale (UPN).
En ce qui concerne l’Unikin, par exemple, l’opinion se rappelle qu’en plus du retard connu dans l’ouverture de l’année académique 2019-2020, les cours dans cette université, la plus grande du pays, avaient été suspendus pendant plus de deux mois, à la suite des incidents survenus les 7 et 8 janvier dernier sur son campus. A cette interruption décidée par les autorités du pays, s’était ajoutée la grève du corps enseignant, du personnel administratif et académique de cette même université, entamée dès le 24 février 2020, date initialement fixée pour la reprise des cours.
Après tous ces tumultes, c’est à peine que les enseignements avaient très timidement repris à l’ex-Lovanium. Soit, quelques jours seulement avant la survenance, le 10 mars, de la pandémie de Covid-19 à Kinshasa. Ainsi, à la suite de la décision du Chef de l’Etat, portant fermeture de tous les établissements scolaires et universitaires privés et publics, en vigueur depuis le 18 mars dernier, les étudiants congolais auront passé plus de quatre mois à la maison.
Dans ces conditions, sauf ultime miracle, on ne voit pas comment les autorités peuvent prétendre sauver l’année académique en cours. Arithmétiquement donc, on est à un mois de la clôture. Et dire que même dans les Instituts supérieurs et universités où les cours avaient normalement commencé en octobre dernier, on a juste eu le temps d’organiser les épreuves de mi-session en février. Pas plus.
Pour toutes ces raisons, nombre d’experts estiment que les dés sont jetés. Tous les ingrédients sont donc réunis pour que l’année académique en cours soit déclarée blanche. Quitte à se concentrer sur les préparatifs de la prochaine année académique 2020-2021 au mois d’octobre prochain. Dire que parents et étudiants ne croient plus en la poursuite de l’année académique en cours.
Le combattant de la diaspora congolaise, Boketshu Wa Yambo répond à l’artiste musicien Koffi Olomide à propos de son concert à Paris. Concert eza te « Elongi mabe lokola Chimbrick ».
Emmanuel Shadary, Secrétaire permanent du PPRD, parti cher à Joseph Kabila ancien président de la RDC, a échangé ce lundi 20 juillet avec Emily Maltman, Ambassadeur de Grande Bretagne en RDC sur la situation politique actuelle.
“Nous avons partagé sur la situation politique, du Covid-19, et de tout ce qui se passe à l’Est du pays”, a t-elle dit au sortir de cette rencontre.
En outre, elle rassure que la Grande Bretagne fera de son mieux pour aider la RDC à surmonter les difficultés dont elle fait face.
Il sied de noter qu’actuellement la RDC fait face à plusieurs problèmes, notamment la pandémie qui sévit depuis le mois de mars dernier, l’Ebola à l’Equateur, la guerre à l’Est du pays et tant d’autres.
Par ordonnance présidentielle, les zaïrois (congolais) étaient sommés, le 20 juillet 1973, d’abandonner leurs prénoms étrangers.
La loi n° 73/022 prise dans le cadre de la politique de recours à l’authenticité prônée par le Président Mobutu, voulait ainsi ramener les zaïrois à leurs identité et valeurs traditionnelles africaines.
En son article 58, elle stipulait que « les noms doivent être puisés dans le patrimoine culturel zaïrois. Ils ne peuvent en aucun cas être contraires aux bonnes mœurs ni revêtir un caractère injurieux, humiliant ou provocateur ».
Tout zaïrois qui portait alors un prénom d’origine étrangère devait y renoncer tout comme ceux qui avaient des noms à consonance étrangère.
Prêchant par l’exemple, le Président Joseph-Désiré Mobutu devint Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Zabanga.
Jusqu’à aujourd’hui, l’identité en RDC comporte le nom, le prénom (rétabli depuis) et le post-nom, hérité des années Mobutu.
« La Primature n’était pas impliquée dans la gestion financière et technique du projet Bukanga lonzo », déclare le Premier ministre honoraire Augustin Matata Ponyoqui révèle que pour garantir la gouvernance de ce projet, « le gouvernement avait signé un contrat avec une entreprise spécialisée dans le domaine et qui avait, selon ce contrat, la responsabilité technique et financière » de ce parc agro-inudustriel qui était situé dans la périphérie Est de la ville de Kinshasa.
« Et donc s’il y a eu mauvaise gouvernance, il n’appartient pas à la Primature encore moins au ministère de l’Agriculture ou des Finances mais à l’entreprise responsabilisée de rendre des comptes », estime-t-il.
Le sénateur Augustin Matata Ponyo a aussi signalé que deux audits sur le projet ont été initiés par lui et réalisés par un cabinet de renom international et les rapports de ces audits existent.
« Il n’y a qu’à prendre les rapports d’audits qui existent déjà. Rassurez-vous que c’est une question déjà traitée et qui mérite d’être analysé », lâche Matata Ponyo.
Bukanga Lonzo, projet justifié
Pour l’ancien Premier ministre, Bukanga Lonzo était un projet justifié. Il a subi les études de sol et géographiques. C’était un projet de vingtaine de parcs agro-industriels. C’était un processus laborieux et qui devait se réaliser à long terme.
« Le développement est une course à relais. Il ne se fait pas avec des projets quotidiens, mais avec les projets sur plusieurs générations ».
Pour lui, si ce projet n’a pas marché c’est parce que il y a eu arrêt de financement en 2015, une année après son lancement en 2014. Il déplore la non continuité du projet par le gouvernement.
Sur le site, il y a une centrale électrique qui a été installée pour rendre l’industrie possible afin de permettre par exemple la production de légumes.
Une production qui pouvait alimenter Kinshasa et Brazzaville. Il y a aussi une usine de production d’engrais spécifiques qui a été construite à Boma. Elle est terminée mais ne fonctionne pas.
Le secteur agricole est un secteur à faible rentabilité. Il exige une subvention. Il doit être modernisé. C’est dans cette logique que le sénateur Augustin Matata plaide pour que le gouvernement investisse dans ce secteur qui concerne 70% de la population.
Le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo s’est engagé à accompagner le projet « To tombola ndembo » [élevons le football ndlr], qui vise à développer le football en RDC à travers le soutien des supporters de différents clubs pour le bien de la jeunesse passionnée de cette discipline.
Représenté par sa conseillère spéciale en matière de la jeunesse, Chantal Mulop e lundi 20 juillet à l’issue du lancement officiel dudit projet, le chef de l’État a dit « tenir à cœur » ce programme et veut voir plusieurs jeunes footballeurs s’épanouir.
« La jeunesse constitue le fer de lance du chef de l’État. Je suis venue pour que la population comprenne que cet engagement va aider non seulement nos jeunes qui sont dans des clubs de football, mais aussi les footballeurs qui sont souvent mal payés. Ça va un peu relever le niveau du football de la République. Il faut que la population sache que c’est un besoin que le président sait », a fait savoir Chantal Mulop, devant la presse sportive.
Cette envoyée spéciale du président de la République a ajouté que Félix Tshisekedi n’a pas oublié le football et a toujours été attaché à ce dernier, preuve de sa participation à différentes grandes rencontres sportives.
Pour sa part, Lambert Ossango, président de l’Association des Dirigeants de Clubs de Football du Congo (ADFCO) aussi présent, s’est dit honoré et confiant que le chef de l’État ait envoyé sa conseillère afin que les sports en général et le football en particulier puissent émerger. Il a également exprimé sa gratitude vis-à-vis du numéro un de la nation.
Par ailleurs, Bob Richard Makandalele, initiateur du programme, manager et président de la Crow Africa Foundation, agence qui s’occupe de « To tombola ndembo » a tenu à rappeler que les fonds générés par le projet serviront à :
La signature du contrat avec une compagnie d’aviation qui se chargera de transporter les équipes à chacun de leur déplacement ;
La rémunération des athlètes ;
Payement des arbitres pour éradiquer les cas de violence causés par ces derniers qui sont parfois victimes et auteurs de plusieurs délits dans les installations sportives.
Il sied de rappeler que « To tombola ndembo » a pour but de pousser chaque supporter à contribuer à hauteur d’1$, afin de récolter la somme générale de 15.000 000 $ chaque saison et qui serviront à palier les soucis ci-haut énumérés.
Le président du Conseil d’administration des Lignes Maritimes Congolaises (LMC) Lambert Mende Omalanga s’est également rendu ce lundi 20 juillet 2020 au palais de la Justice à Kinshasa pour rendre les derniers hommage au juge Raphaël Yanyi décédé en mai dernier.
Se confiant à la presse, l’ancien porte-parole du gouvernement remercie le président de la République pour avoir honoré la mémoire de l’illustre disparu.
« Nous sommes venus lui rendre les derniers honneurs. Nous remercions le président de l’avoir honoré à sa juste valeur et nous espérons que la République poursuivra cette enquête pour déterminer correctement les conditions dans lesquelles il est décédé », a déclaré Lambert Mende.
Signalons par ailleurs que le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo s’est personnellement rendu au Palais de la justice ce lundi où est exposé la dépouille du juge Raphaël Yanyi pour lui rendre hommage.
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