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La justice fédérale suisse ouvre une enquête pénale contre Glencore pour corruption en RDC

La justice suisse a ouvert une enquête pénale contre le géant helvétique du négoce des matières premières Glencore pour des soupçons de corruption en République démocratique du Congo (RDC), a annoncé vendredi le groupe suisse. Le Ministère public de la Confédération (MPC, parquet fédéral) en a informé Glencore vendredi, a indiqué le groupe dans un communiqué publié en soirée. L’enquête porte sur des manquements de Glencore, qui n’aurait pas pris les mesures organisationnelles pour empêcher des cas de probable corruption dans cet Etat africain.

Glencore a assuré qu’il collaborerait avec le MPC durant la procédure. Le groupe suisse a été régulièrement sur la sellette ces dernières années en Afrique et ailleurs pour divers manquements présumés, en matière environnementale, de conditions de travail ou de corruption notamment.

En 2017, l’ONG Public Eye avait déposé une dénonciation pénale auprès du MPC concernant les activités de Glencore en RDC. La démarche portait sur « des indices de malversations entourant l’acquisition de mines ».

Public Eye relevait que Glencore avait acquis dès 2007 des participations dans des mines de cuivre et de cobalt en RDC valant des milliards de dollars, s’alliant notamment avec un homme d’affaires israélien et négociant en diamants pour négocier avec les autorités congolaises. Glencore avait rejeté à plusieurs reprises ces accusations.

Contacté, le MPC a indiqué vendredi que suite à l’examen de cette dénonciation, une procédure pénale pour corruption de personnalités officielles étrangères a été ouverte contre inconnu en mai 2019. Et courant juin 2020, une deuxième procédure a été ouverte « dans ce même contexte thématique », cette fois contre Glencore International.

Un porte-parole du groupe minier n’a pas souhaité faire de commentaire vendredi soir.

En décembre 2019, le Serious Fraud Office (SFO) britannique, l’organisme de lutte contre la délinquance financière au Royaume-Uni, avait également ouvert une enquête contre Glencore pour soupçons de corruption.

La libre Afrique

Gabriel Mokia répond aux injures des membres du FCC

L’ex candidat à l’élection présidentielle 2018, Gabriel Mokia répond aux injures des membres du FCC et donne une leçon de gestion de la chose publique.

« Nos propositions de lois sont générales et impersonnelles » (Minaku)

« Même après l’adoption de ces 3 propositions de lois, le ministre de la Justice n’aura pas le pouvoir de désorienter le cours d’une instruction préjuridictionnelle », rassure Aubin Minaku, auteur, avec le député national Gary Sakata, de 3 propositions de lois controversées sur la réforme de la Justice en RDC.

Invité du Magazine FACE-À-FACE sur TOP CONGO FM, l’ancien président de l’Assemblée nationale précise que « ce n’est les procès 100 jours qui nous amène à faire ces 3 propositions de lois ».

Il révèle que « nous avons commencé cette réflexion il y a plusieurs mois. Certains ont estimé qu’il fallait une révision constitutionnelle, mais nous avons dit que ce n’était pas le moment. Nous avons recherché les modifications utiles pour le peuple pour que les magistrats corrompus soient sanctionnés ».

En réalité, note-t-il, « notre réflexion rentre dans le domaine des parlementaires consciencieux. Il n’y a point de crainte. En tant que juristes, nous ne pouvons pas proposer des lois qui violent la Constitution. Nos propositions de lois sont générales et impersonnelles ».

Il rappelle donc que « l’indépendance revient à celui qui dit le droit à savoir le juge. Avant, il y avait une sorte de flou. Le pouvoir d’injonction s’exerce sur le procureur et non sur le juge. Donc, il n’y a pas eu recul. Il y a eu plutôt éclaircissement des dispositions constitutionnelles ».

Même si ces propositions de lois prévoient que le ministre de la Justice soit « informé des violation graves des dispositions pénales, cela ne fait pas de lui le magistrat instructeur. Nous avons voulu tout simplement étoffer la mise en oeuvre de cette volonté du constituant en insistant sur les sanctions ».

Contrairement à ce qui se raconte, avec ces 3 prédisposition de loi, « il n’est nullement question de combattre les magistrats du parquet. Nous voulons que l’élan actuel au niveau du Parquet ne puisse pas pas s’estomper, parce que le peuple souhaite qu’il n’y ait plus d’impunité ».

Pour lui, « notre souhait est définir tout simplement cette influence que le ministre de la Justice exerce sur le magistrat du parquet parce que dans la loi, il est dit que le ministre de la Justice exerce une autorité sur les magistrats du parquet. Aucun article proposé ne dispose que les magistrats seront nommés par le Parlement ».

L’élu d’Idiofa relève également que « ces propositions de lois n’accordent nulle part au ministre de la Justice le pouvoir de sanctionner un magistrat, par exemple ».

Raison pour laquelle « nous avons suggéré que le ministre de la Justice en charge de la politique pénale définie par le gouvernement puisse annuellement échanger au sujet de cette politique pénale avec tous les procureurs dans le cadre d’une conférence de procureurs qui est un mécanisme de dialogue ».

Barick Bwematelwa

Les autorités nous utilisent comme les filles de joie (Nyoka Longo)

« Nous avons toujours été utilisés comme les filles de joie » par les autorités, déplore l’artiste musicien Jossart Nyoka Longo.

« Nous sommes la seule classe sociale à qui les autorités ne prêtent pas attention. Nous sommes les plus frappés par cette crise de Coronavirus, plus de 4 mois sans prestations ».

Sur TOP CONGO FM, il révèle que « nous avons même fait une chanson de sensibilisation contre le Coronavirus pour laquelle nous n’avons pas été payés. Le ministre de la Santé a promis de nous payer, mais il ne nous a jamais appelés ».

Ce manque de considération à l’égard des artistes musiciens serait dû au fait que « nous n’avons pas une structure fiable regroupant les musiciens ».

Voilà pourquoi « nous avons décidé de créer une structure pour nous représenter ».

Reconnaissance d’un art noble

« La fête de la musique est une reconnaissance de cet art noble que nous exerçons. Cet art qui a un impact sur le plan économique, culturel, sociologique et peut apporter beaucoup dans l’éducation de la masse ».

À cette occasion, le patron de l’orchestre Zaïko Langa Langa avoue que « ce que je suis aujourd’hui, c’est grâce à la musique et et surtout grâce à Papa Wemba. C’est grâce à Papa Wemba que Zaïko été créé ».

Alors que l’artiste musicien Koffi Olomide s’est dit favorable pour la célébration du musicien plutôt que de la musique, Jossart Nyoka Longo estime que « quand nous fêtons la musique, nous fêtons aussi les musiciens ».

Il plaide pour que, en marge de la journée de la musique célébrée le 21 juin de chaque année, « qu’on se retrouve avec tous ceux qui participent à la musique pour un échange sur cet art ».

PCA de la Société congolaise pour les droits d’auteurs (Socoda), il regrette que « sur le plan économique, nous ne sommes pas protégés, même pas nos oeuvres. Au marché central de Kinshasa, il y a tout un pavillon où l’on vend nos produits piratés au vu et au su de tout le monde ».

Top Congo

Voici les 2 conditions qui restent à Vital Kamerhe pour sortir de Makala dans 5 ans

Analyse: Voici les 2 conditions qui restent à Vital Kamerhe, président de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) pour sortir de Makala dans 5 ans.

Condamnation de Kamerhe : l’UNC appelle Tshisekedi à veiller au bon fonctionnement de la justice

Dans une déclaration politique faite ce week-end en rapport avec la condamnation de Vital Kamerhe , leur président, l’UNC déplore le fait que le jugement qu’a été « inique » est « basé sur des suppositions et pourtant le droit pénal est de stricte interprétation ».

Selon le parti du directeur de cabinet de Félix Tshisekedi, le tribunal a été dans « l’incapacité d’établir la culpabilité de Vital Kamerhe et s’est contenté de reprendre largement le réquisitoire du ministère public tant dans sa motivation que dans son dispositif ».

Ainsi, il fait appel au chef de l’État pour veiller au bon fonctionnement de la justice en République démocratique du Congo.
» L’UNC lance un appel vibrant au président de la république, chef de l’Etat, garant de la constitution, de la paix et de la cohésion nationale de veiller au bon fonctionnement des institutions, y compris de la justice, en vertu des articles 69 et 74 de la constitution », peut-on lire dans le communiqué.

L’UNC qui réaffirme son appartenance au Cap pour le Changement (CACH), recommande la formalisation de son organisation et encourage leur président à interjeter appel pour recouvrer ses droits.

Siméon Isako

Procès Vital Kamerhe : l’ancien bâtonnier de Paris, Pierre-Olivier saisit les Nations-Unies

D’ores et déjà, son avocat Pierre Olivier Sur, parle d’un simulacre de procès inadmissible dans un grand pays comme la RD Congo. Lourdement condamné le samedi 20 juin à 20 ans de travaux forcés, Vital Kamerhe ne s’avoue pas vaincu. Par le biais de ses avocats, le Directeur de cabinet du Président Félix Tshisekedi dit user de son droit (légitime?) de recours.

Première étape : interjeter appel au niveau de la Cour de cassation. Vital Kamerhe n’entend pas s’arrêter là. Selon l’un de ses avocats, Pierre Olivier Sur, Vital Kamerhe saisira également les instances judiciaires africaines, avant celles des Nations unies. « Car, il a confiance au sursaut de conscience des juges congolais d’appel, au recours des juridictions internationales africaines et au contrôle de la communauté juridique internationale « , postule l’ancien bâtonnier au barreau de Paris, dans un communiqué parvenu hier à Forum des As.

Pierre Olivier Sur juge que le procès opposant la RD Congo aux prévenus Vital Kamerhe, Samih Jammal et Jeannot Muhima n’a pas été équitable et, par conséquent, ternit l’image du pays à l’international.  » Un tel simulacre de procès n’est pas admissible dans le cadre d’un grand pays tel que la RD Congo « , martèle Pierre Olivier Sur, dans son communiqué que la rédaction publie ci-dessous.

Communiqué de presse Procès des 100 jours

Verdict du 20 juin 2020.

Sans surprise, Vital Kamerhe a été condamné par le tribunal de Kinshasa à 20 années de travaux forcés, outre des peines accessoires, dont l’interdiction d’accéder à tout mandat public, pendant les 10 années qui suivront la fin de sa peine de privation de liberté. Donc 30 ans d’exclusion de la vie politique du pays.

Telle était l’issue fatale obligée, d’une procédure expéditive diffusée en direct à la télévision, sans que jamais ni lui, ni ses avocats, n’aient pu ni consulter le dossier, et à fortiori ni discuter les éléments de preuves rassemblés contre lui. On remarquera que la condamnation ne se fonde sur aucune pièce (instructions écrites données,ou flux bancaires exécutés) et se contredit en soutenant qu’il aurait pu détourner de l’argent public alors qu’il n’était ni ordonnateur, ni comptable de la dépense publique. Un tel simulacre de procès n’est pas admissible dans le cadre d’un grand pays tel que la RDC.

C’est pourquoi Vital Kamerhe exercera toutes les voies de recours possibles : au Congo RDC, en Afrique, et devant les Nations Unies qu’il a d’ores et déjà saisies – car il a confiance : au sursaut de conscience des juges congolais d’appel, au recours des juridictions internationales africaines, et au contrôle de la communauté juridique internationale laquelle dépêchera des observateurs lors des suites de ce premier procès caricatural.

Par ailleurs il s’en remet à l’opinion publique – à la population congolaise, aux hommes et aux femmes qui le soutiennent et à qui il jure son innocence – pour qu’elle dénonce un tel détournement de la justice a des fins politiques d’exclusion pure et simple des élections à venir… pendant les 30 prochaines années de la vie démocratique de la RDC.

Enfin, au milieu du gué, de cette procédure dramatique, il a une pensée pour le juge décédé au cours de l’audience dont les causes de la mort sont aussi contradictoires qu’incompréhensibles, ainsi qu’il résulte de la présentation qui en est faite par les autorités congolaises elles-mêmes.

Bâtonnier Pierre-Olivier Sur, au côté du collectif des avocats congolais de Vital Kamerhe.

Forum des As

Face à Face : Aubin Minaku face à Christian Lusakueno

Co-auteur de 3 propositions de loi sur notamment le fonctionnement des institutions judiciaires, l’ancien président de l’assemblée nationale, Aubin Minaku explique pourquoi les magistrats du parquet devrait revenir sous la tutelle hiérarchique du ministère de la justice. FACE À FACE est présenté par Christian Lusakueno.

Présidence de la CENI : Pour la CENCO et l’ECC, c’est tout sauf la candidature de Ronsard Malonda qui incarne la continuité de C. Nangaa (Abbé Nshole)

Le secrétaire général de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo, (CENCO), a, dans une interview accordée au service de presse de cette structure de l’église catholique ce dimanche 21 juin 2020, rejeté la candidature de Ronsard Malonda à la présidence de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).

À en croire l’abbé Donatien Nshole, la position de la CENCO et de l’Église du Christ au Congo (ECC) est claire quant à ce. Tout sauf la candidature de Ronsard Malonda qui, dit-il, incarne la continuité de la CENI de Corneille Nangaa.

« Ce qu’il faut considérer ce qu’il y a eu blocage pour la simple raison que chacun tenait à son candidat. Il y en a qui ont fait bloc pour soutenir la candidature de Monsieur Ronsard Malonda. Pour l’ECC et la CENCO c’est tout sauf ça, et ça doit être vraiment clair. Pourquoi ? Parce que c’est lui le secrétaire exécutif national de la CENI qui nous a amené aux dernières élections. Donc, c’est lui la cheville ouvrière du point de vue technique, c’est lui le technicien qui a combiné tout ce que nous avons déploré aux élections de 2018. C’est-à-dire avoir ce monsieur que je respecte, à la tête de la CENI c’est tout simplement la continuité de l’ancienne CENI », a déclaré le secrétaire général de la CENCO.

Tout en précisant que l’enjeu est de taille, l’abbé Nshole, considère que le choix de Ronsard Malonda ne passera pas aux yeux de la population de la République Démocratique du Congo.

« Est-ce que la majorité de Congolais accepterait une telle chose ? L’enjeu est de taille. Il s’agit de redonner confiance au peuple congolais au système électoral. Si on doit aller aux élections avec la CENI Nangaa bis, je crois qu’il y aura très peu de Congolais qui vont se mettre debout pour aller voter », a renchéri le secrétaire général de la CENCO.

En outre, l’abbé Donatien Nshole a précisé que la préoccupation majeure de la CENCO et de l’ECC c’est le bien-être de la population, « étant donné que les évêques de la CENCO sont convaincus que ce pays va décoller le jour où ceux qui sont au pouvoir comprendront que pour rester au pouvoir, il faut travailler de façon à satisfaire la population et qu’il faut être voté ».

« Mais si ça continue comme aujourd’hui où ils sont convaincus que pour rester au pouvoir il faut des combines avec la complicité de la CENI, le peuple congolais continuera dans la souffrance. Voilà pourquoi la CENCO et l’ECC disent catégoriquement Non à une CENI qui sera la continuité de ce qui a amené le pays dans les déboires », conclut l’abbé Donatien Nshole.

Pour rappel, les confessions religieuses de la RDC ne s’accordent toujours pas sur le choix du successeur de Corneille Nangaa à la tête de la CENI. Si pour les églises Kimbanguiste et Indépendante, Ronsard Malonda est le candidat idéal, il n’en est pas question pour la CENCO, qui considère que son candidat, en la personne de Cyrille Ebokoto, est le meilleur.

Jephté Kitsita

Pour les jeunes de l’UDPS (G27), les propos de Jaynet Kabila sur les sociales des militaires sont “cyniques” et “manipulateurs”

Le rassemblement des fédérations, mouvements et associations des jeunes de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), réunis au sein du G27, qualifient l’intervention de la député nationale Jaynet Kabila sur les conditions sociales des militaires et policiers de “cynique” et “manipulatrice”.

Ils estiment que les conditions des policiers et militaires se sont améliorées depuis l’arrivée de Félix Tshisekedi à la magistrature suprême.

« Le G27 considère que l’intervention de cette députée est cynique et manipulatrice en ce qu’elle évoque qu’aucun effort n’est entrepris dans ce secteur alors qu’il n’en est pas le cas (…). Les conditions sociales des militaire et des policiers se sont considérablement améliorées sous l’impulsion de son excellence monsieur le Président Félix Tshisekedi Tshilombo », a déclaré Maître Konga Elonga, porte-parole du G27, au cours d’une conférence de presse ce dimanche 21 Juin.

Et d’ajouter : « les soldats restés impayés depuis 2003, touchent régulièrement leurs soldes, la gratuité de l’enseignement de bases des enfants des militaires et policiers, la construction des 3000 logements sociaux moderne destinés aux militaires et policiers (…). Le G27 s’indigne de constater que ladite intervention n’est qu’une opération de charme lorsqu’on sait bien, les conditions sociales des militaires et des policiers ont laissé à désirer pendant plus 21 ans de règne de la Kabilie ».

La Présidente de la commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale, la députée Jaynet Kabila, a fustigé, jeudi 18 juin dernier, les conditions déplorables des militaires et policiers congolais, au cours de l’audition des rapports de la commission qu’elle préside sur la situation sécuritaire du pays.

Ivan Kasongo
Actualite.cd

Pour Acaj, le procès 100 jours a révélé de grave dysfonctionnement au cabinet présidentiel !

Le président de l’Acaj se félicite du déroulement du procès 100 jours opposant le ministère public et la partie civile contre Kamerhe et consorts.

D’après Georges Kapiamba, ce procès a le mérite de révéler de graves dysfonctionnements au sein du cabinet du président de la République.

Ci-dessous l’intégralité du communiqué.

PREMIERE DÉCLARATION DE L’ACAJ À LA SUITE DU PROCÈS CONTRE KAMERHE LWA KANYINGINI VITAL, SAMIH JAMMAL ET MUHIMA NDOOLE JEANNOT

Le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa a condamné ce jour Vital Kamerhe et Samih Jammal notamment à vingt (20) ans de travaux forcés et la confiscation de tous les fonds se trouvant sur les comptes bancaires et biens acquis avec les fonds détournés; et Muhima Jeannot à deux (2) ans de travaux forcés avec arrestation immédiate.

Cependant, le procès dit de « 100 jours » dont le verdict a vient d’être rendu aura eu l’avantage de mettre sur la place publique les graves dysfonctionnements au sein du Cabinet du Président de la République.

En effet, le Président de la République est par essence la plus haute Institution de l’Etat. Conséquemment, son Cabinet constitue le premier maillon essentiel qui lui permet, en amont et en aval, de disposer de toutes les informations utiles sur le fonctionnement harmonieux de l’Etat.

A ce titre, son rôle principal est notamment (i) d’informer, en temps réel, le Président de la République de toutes les affaires de l’État, (ii) de lui rendre compte de tous les contacts établis avec toutes les autres institutions, (iii) de préparer minutieusement les textes et décisions devant être soumis à la sanction du Président de la République et, (iv) d’assurer les relais nécessaires avec le gouvernement aux fins de certifier de la cohérence entre les axes politiques définis par le Président de la République et leurs traductions politico-administratives dans les différentes actions initiées par le Gouvernement. Au surplus, le Cabinet du Président de la République devrait se caractériser par son unité et sa cohérence.

Cependant, sa structuration composite porte les germes des ratés fonctionnel et opérationnel dénoncés depuis sa mise en place par plusieurs experts. Il présente un phénomène de loyauté émiettée vis-à-vis de la vision véhiculée par le projet de société du Président de la République. Et le procès « 100 jours » en a offert une triste et affligeante démonstration !

En effet, dans la mesure où les membres du Cabinet ont été recrutés sur la base de leur appartenance politique et ethnique (principalement de la coalition CACH et des Provinces du Grand-Kasaï et Grand-Kivu), il est indubitable qu’ils privilégient dans leur approche des éléments des dossiers liés à des calculs relevant d’une stratégie politique dictée tantôt par des réflexes sectaires, tantôt par leurs partis d’origine. De la sorte, leur rendement a du mal à dissimuler une trame traduisant leurs émotions, ignorance et surtout la satisfaction d’intérêts personnels. A cela, s’ajoutent des éléments objectifs liés à leurs profils, tel le déficit de background académique et professionnel adéquat, de capacité analytique requise, la non-maîtrise des éléments basiques pour une compréhension affinée de l’environnement socio-politique congolais, ainsi que des enjeux y afférents. Il n’est donc pas surprenant que ces insuffisances aient mis en mal l’interopérabilité du Cabinet et de ce fait avili substantiellement son image vis-à-vis de l’opinion. Et pourtant, le Cabinet du Président de la République doit jouer un rôle crucial dans la conception, ainsi que la structuration des actes du Chef de l’Etat. Il va sans dire que le profil des membres le composant constitue un capital qui se révèle un accélérateur de la performance attendue tant par le Président de la République que du peuple congolais.

Eu égard à l’image dégradée que présente l’actuel cabinet du Président de la République à la suite de la mauvaise gestion du programme de 100 jours, il s’avère indispensable d’en améliorer le rendement par la mise en place d’une équipe composée d’experts aguerris. Ces derniers devraient être choisis par le Président de la République en raison de leurs états de service du point de vue académique, professionnel, éthique et moral.

Etant donné que le travail de production de la décision publique nationale, à l’instar de ce qui relève du travail politique en général, est de plus en plus collectivisé et chronophage, le Cabinet du Président de la République devra être le creuset de l’unité nationale reflétant la somme de toutes les intelligences nationales et non présenter l’image d’une structure de recrutement et recyclage des membres des partis politiques ou des parents.

L’Acaj félicite la Justice congolaise pour avoir mené les enquêtes et procès avec professionnalisme jusqu’à leur terme ; et le peuple congolais en général, et les kinoises et kinois en particulier, pour leurs pressions sans lesquelles les enquêtes et procès ne se seraient jamais réalisés.

L’Acaj félicite le Gouvernement tant pour son engagement dans la lutte contre la corruption, détournement des deniers publics et blanchiment d’argent, que la retransmission en direct du procès par le média officiel la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC).

L’Acaj publiera, dans les jours à venir, d’autres déclarations portant notamment sur les dysfonctionnement révélés aux ministères du développement rural, finances, budget, affaires foncières ainsi qu’à la Banque Centrale du Congo.

Me Georges Kapiamba, Président National de l’ACAJ
Téléphone : + 243 81 404 36 41 et Email : kapiamba2@gmail.com

Zoom Eco

Condamnation Vital Kamerhe : Daniel Shekomba parle d’un règlement des comptes politiques

Après la condamnation de Vital Kamerhe à 20 ans de prison et 10 ans de non accès aux fonctions et de droit de vote pour détournement des deniers publics, les réactions continuent de tomber dans la classe politique congolaise.

Pour l’ancien candidat aux élections présidentielles de décembre 2018, Alain Daniel Shekomba, le président de la République Félix Tshisekedi a voulu seulement se ‘’débarrasser’’ d’un allié gênant pour préparer les élections de 2023.

Il parle d’un procès de règlement dye comptes qui n’a rien à voir avec la justice, car pour lui, un directeur de cabinet n’a pas des ordres personnels à donner aux ministres sans que le chef de l’état n’en soit informé.

” Comme Félix avait signé un accord pour que Kamerhe représente CACH en 2023. La meilleure façon de faire pour rassurer son partenaire Joseph Kabila c’était de régler les comptes politiques à Kamerhe. Je ne vois pas comment vital Kamerhe qui était un directeur de cabinet avoir le pouvoir de donner les ordres aux ministres et à la banque central sans l’aval de son chef. Je pense que c’est un règlement des comptes politique et ça n’a rien avec la justice. Les personnes qui méritent d’être à la prison c’est bien Joseph Kabila et son allié Félix Tshisekedi car ils n’ont pas respecté la constitution et qui a mis en congé technique le gouvernement Tshibala pour se permettre de piller le pays“, a-t-il martelé.

Alain Shekomba fait savoir que Félix Tshisekedi sortira le meilleur perdant dans ce complot contre un allié, étant donné que le seul allié qui lui reste c’est le FCC de Joseph Kabila, et qui ne peut en aucun cas laisser ce dernier remporter les élections de 2023.

Bertin Bulonza
Média Congo Press

Koffi Olomide face à Christian Lusakueno sur Top Congo FM

L’artiste musicien Koffi Olomide est l’invité de Christian Lusakueno sur Top Congo FM.

Condamnation de Kamerhe et consorts : « Un signal remarquable adressé aux autres prédateurs », selon LUCHA et ECCHA

Les mouvements citoyens Lutte pour le Changement (LUCHA) et ECCHA se sont dits « satisfaits » du verdict rendu, le samedi 20 juin 2020 dans le procès 100 jours au sujet des maisons préfabriquées.

Pour la LUCHA, « les juges ont conduit les audiences d’une manière équitable en respectant les droits des parties » et c’est un acte qui augure une voie d’une justice qui veut réconcilier le peuple avec son histoire politique.

« Ce jugement est un signal remarquable adressé aux autres prédateurs qui pensent qu’ils doivent continuer à détourner et à voler les deniers publics », a dit Bienvenu Matumo, un des militants de la LUCHA à 7SUR7.CD, qui encourage par ailleurs les condamnés à faire appel au second degré s’ils ne sont pas satisfaits du jugement du 1er degré.

Tout en qualifiant le jugement « d’une sévérité inflexible », ECCHA-RDC, encourage la justice à poursuivre les autres personnalités impliquées directement ou indirectement dans les crimes commis pendant le régime de Joseph Kabila et Félix Tshisekedi pour l’avènement véritable de l’Etat de droit »

« C’est un jugement digne, pertinent et d’une sévérité inflexible, qui est un signal remarquable vers la fin de l’impunité. Nous sommes fiers de ce nouveau vent qui souffle dans la justice RD Congolaise », a déclaré le coordonnateur permanent chargé des actions et de
la mobilisation.

Vital Kamerhe, directeur de cabinet du chef de l’État et son allié au pouvoir a écopé entre autres de 15 ans de prison pour corruption et 20 ans des travaux forcés pour détournement des deniers publics.

Ange Makadi Ngoy

COVID-19 en RDC : encore 5 décès, 154 nouveaux cas confirmés et une nouvelle province touchée

La courbe épidémiologique reste ascendante en RDC. Cinq décès de plus ont été enregistrés, a annoncé samedi 20 juin le comité multisectoriel de lutte contre le coronavirus.

Dans son bulletin, le comité de riposte affirme avoir notifié 154 nouveaux cas positifs dont dont 124 à Kinshasa, 20 dans le Haut-Katanga, 9 au Nord-Kivu et 1 dans le Haut-Uélé. Ce dernier est la 12e province touchée.

Depuis le début de l’épidémie déclarée le 10 mars 2020, le cumul des cas est de 5.826, dont 5.825 cas confirmés et 1 cas probable. Au total, il y a eu 130 décès (129 cas confirmés et 1 cas probable) et 841 personnes guéries.

Douze (12) provinces sont touchées à savoir : Kinshasa (épicentre) 5.198 cas ; Kongo Central 270 cas ; Haut-Katanga 172 cas ; Sud-Kivu 108 cas ; Nord-Kivu 65 cas ; Kwilu 3 cas ; Tshopo 3 cas ; Ituri 2 cas ; Equateur 1 cas ; Kwango 1 cas ; Haut-Lomami 1 cas et Haut-Uélé 1 cas.

Actualite.cd

Voici les 8 biens immobiliers de Kamerhe et ses proches qui vont être saisis

Condamnant plusieurs fois Vital Kamerhe pour détournement et corruption aggravée, le Tribunal de Kinshasa/Gombe a également ordonné la confiscation des biens du directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi ou de ses proches, supposément achetés grâce à l’argent détourné.

Il s’agit des 7 biens immobiliser éparpillés à travers Kinshasa dont:

  • Contrat de location numéro 1348/2019 AD 44988 au nom de Daniel Shangalume (alias Massaro): une parcelle du cousin de Vital Kamerhe achetée en date du 11 avril 2019 et située dans la commune de Lingwala, pour un montant de 650.000 USD;
  • Certificat d’enregistrement AGL 547 folio 171 AD 5082 au nom de Daniel Shangalume (alias Massaro): situé au °5082, dans le quartier Socimat dans la commune de la Gombe; il s’agit d’un « immeuble » acheté le 27 avril 2019 pour pour un montant de 1.001.157,00 USD;
  • Contrat de location numéro 1348/2019 AD 44988: il s’agit de la pareille que Jammal Samih a admis avoir « donné » à Daniel Shangalume (alias Massaro). Elle est située dans la commune de Ngaliema et est évaluée à au moins 100.000 USD;
  • Certificat d’enregistrement AKN 11 folio 46 AD 193, commune de Kasa-vubu, placé sous le nom de Daïda Mpiana, belle-fille de Vital Kamerhe;
  • Certificat d’enregistrement A/ML 01 folio 179 AD 1401, commune de Maluku au nom de MAYUKU NAMWISI Dieudonné ;
  • Certificat d’enregistrement NN 45 folio 33 AD 71860, commune de la N’sele au nom de HAMIDA CHATUR KAMERHE ;
  • Le certificat d’enregistrement A/N 45 folio 34 AD 137.110, commune de la N’sele au nom de KAMERHE LWA KANYIGINI Vital ;
  • Contrat de cession entre JAMMAL SAMIH et SORAYA MPIANA, AD 44.196, Commune de Ngaliema ;

Par ailleurs, le Tribunal a ordonné la confiscation des fonds contenus dans les relevés bancaires d’Hamida Chatur, l’épouse de Vital Kamerhe, ainsi que dans les comptes de sa belle-fille Soraya Mpiana, mais également des comptes de son cousin Daniel Shangalamume.

Cependant, les avocats de Vital Kamerhe ont contesté ce jugement. « Ils n’ont pas apporté de matérielles, ils ont basé la condamnation sur des témoignages qui ne disent rien, aussi nombreux qu’inutiles. Ils confisquent des biens qui appartiennent à autrui », a dénoncé Me Jean-Marie Kabengele à l’issue du verdict, promettant de faire appel. « Nous allons en appel. Ce juge n’a pas rendu la justice. Il a été condamné sur base des éléments non discutés aux audiences. Il n’a pas prouvé comment est-ce que Vital Kamerhe a détourné l’argent ».

Politico