Kiosque du 23 avril 2018: Katumbi menace de chasser Kabila par les armes. Regardez
Léopards/Ibenge : « Me faire traiter de voleur alors que je ne suis pas payé …ça dépasse tout »
Le sélectionneur national des Léopards de la République Démocratique du Congo (RDC) s’est dit affliger par le traitement qui lui été réservé à Lubumbashi par le public du Stade TP Mazembe. C’était dans sa casquette d’entraineur de l’AS V.Club où son équipe jouait le Cs Don Bosco (0-1 pour les salesiens) pour le compte des Play Off du championnat national.
En effet, durant la partie, ce public a qualifié, à travers ses chants, de « Voleur » le technicien congolais faisant référence à l’affaire « Constant Omari ». C’est ce comportement qu’il ne digère pas jusqu’à présent.
« Ma situation en équipe nationale est claire. La fédération (Fécofa) voulait me renouveler mais le contrat n’est pas encore signé. Mais je dois préciser que par rapport à l’ancien contrat, je ne suis pas encore payé depuis le mois de novembre. Je n’en parle pas parce que je n’aime pas parler de mes finances mais là, me faire traiter de voleur alors que je ne suis pas payé …ça dépasse tout », a-t-il regretté.
Michel TOBO
Moïse Katumbi « est l’antidote à Kabila », affirme Sindika Dokolo!
Dans une interview diffusée lundi, l’activiste congolais Sindika Dokolo affirme que l’opposant Moïse Katumbi, candidat déclaré à la prochaine présidentielle, est « le seul qui lui fasse véritablement peur » au camp du Joseph Kabila.
Le président des Congolais debout ne s’en cache pas. « C’est un ami« , dit-il au sujet de Moïse Katumbi dans son interview à Jeune Afrique. Pour lui, l’opposant en exil depuis 2016 est « l’antidote à Kabila », avant de nuancer: « Mais Les Congolais debout est un mouvement politiquement divers. Nous soutenons Moïse Katumbi comme nous soutenons tous les Congolais dont les droits sont violés. »
Dans une interview le mois dernier Sindika Dokolo s’était insurgé contre des révélations d’une nationalité italienne contractée par Moïse Katumbi et qui éloignerait se dernier de la Présidentielle fixée le 23 décembre prochain. Pour lui, tout comme pour Katumbi, c’est un montage du pouvoir de Kinshasa. Il s’est par ailleurs engagé à « tout faire » pour que Katumbi soit candidat à ces élections.
La semaine dernière à Kinshasa, Jean-Bertrand Ewanga, porte-parole de la plateforme Ensemble a annoncé que Katumbi regagnera le pays en juin pour y déposer sa candidature. « Katumbi rentrera en juin pour déposer sa candidature. Il n’est pas question qu’il soit écarté. Jusqu’à preuve du contraire, il est Congolais et remplit tous les critères », souligne le député Ewanga.
« Nous sommes confiants sur cette candidature. Le peuple congolais attend des élections libres et transparentes. Des élections où on n’écarte pas des candidats selon des calculs politiques« , poursuit-il.
politico
Actualité Compliquée 23 avril 2018 : Fake News sur la mort de Gizenga
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Étienne Tshisekedi : les obsèques auront lieu au mois de mai (Joseph Olenghankoy)
L’accord entre le gouvernement, l’Udps et la famille biologique d’Étienne Tshisekedi étant finalement signé, l’heure est actuellement aux préparatifs du rapatriement de la dépouille.
Selon le président du Conseil national de suivi de l’accord et du processus électoral (CNSA), Joseph Olenghankoy, joint par MCNTeam, « les obsèques auront lieu au mois de mai ». Il rassure que toutes les dispositions sont prises pour que Tshisekedi soit pleuré dans de bonnes conditions.
« Le plus important pour moi c’est d’honorer la mémoire de Tshisekedi », mort depuis le 1er février 2017.
Et d’ajouter, « c’est une preuve de la décrispation politique qu’exige l’accord de la Saint Sylvestre dans son chapitre V ».
Le président du CNSA a promis de s’impliquer pour qu’après les obsèques du sphinx, les prisonniers politiques soient libres.
MCNTeam
Adolphe Muzito candidat désigné de l’UREP
En attendant le choix du Parti lumumbiste unifié -PALU-, le nouveau regroupement politique électoral, Unis pour la République -URép-, dont la sortie officielle est intervenue vendredi 20 avril au Centre des handicapés, dans la commune de la Gombe, a désigné Adolphe Muzito comme son candidat à la présidentielle de 2018. Homme d’Etat, inspecteur des Finances pendant plusieurs années, cadre du PALU, ministre honoraire du Budget et député national élu de Kikwit aux législatives de 2011, Adolphe Muzito a été Premier ministre de 2008 à 2010, en remplacement d’Antoine Gizenga, qui a démissionné le 25 septembre 2008.
Composée d’une vingtaine de partis politiques, l’URép s’inspire du modèle Kabila. Quoi qu’initiateur du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie -PPRD-, Kabila, aux élections de 2006 et 2011, a été porté par la Majorité présidentielle.
La charte du 10 mars 2018 de l’URép est un tremplin populaire pour le lancement d’un programme ambitieux et pragmatique. Un programme de conquête, d’organisation et d’exercice du pouvoir-service, en vue de la transformation de la RD-Congo et de sa mise en valeur pour la réalisation de son destin continental.
L’URép où l’on reconnait des personnalités comme Bofasa Djema, Mfumu Ntoto, Barthelemy Botswali et autres a pour objectif de réunir les dignes filles et fils de la RD-Congo pour la sauvegarde de son unité et de son intégrité. Le regroupement focalise ses objectifs sur la détermination à faire élire le candidat URép à la prochaine élection présidentielle et à gagner la majorité à l’Assemblée nationale, au Sénat, aux Assemblées provinciales et aux autres assemblées délibérantes. Ce, pour former les gouvernements provinciaux et locaux, afin de mettre en œuvre le programme commun du gouvernement. Il compte mettre en place, après la victoire électorale, un gouvernement représentatif des forces membres de la plateforme, chacune selon son poids électoral et sa contribution politique, sans préjudice de la représentativité nationale. L’URép souhaite également promouvoir un nouveau leadership basé sur l’excellence, l’expertise, le mérite en intégrant l’homme, la femme ainsi que la jeunesse, afin de faire bénéficier au pays le maximum des compétences disponibles en son sein.
Pour relever les défis précités, l’URép s’inscrit dans la perspective de la mise en place d’une plate-forme plus large, en prenant contact avec plusieurs forces sociales et politiques, dont le PALU. Quant aux forces sociales, le regroupement est en contact avec l’«Université populaire», une initiative citoyenne d’Adolphe Muzito, cadre compétent et intègre, consistant à placer le peuple au cœur de la gestion de la cité. «Nous discutons également avec les églises, syndicats patronaux et des travailleurs pour leur vendre notre projet et élargir notre base sociale et politique», signale Charles Bofasa Djema, président d’URép. Et de poursuivre: «notre objectif est non seulement de porter ensemble une vision plus ambitieuse pour la RD-Congo, mais aussi de trouver un oiseau rare qui conduira avec nous le projet de ladite vision».
Pour l’URép, son candidat à la présidentielle devra répondre au profil suivant: avoir une expérience avérée en politique intérieure et extérieure, c’est-à-dire, avoir exercé les plus hautes fonctions exécutives de l’Etat et être en bonne relation avec le monde extérieur; être un homme de dialogue et rassembleur; maitriser les enjeux et défis auxquels fait face la République; être capable de défendre les intérêts du peuple RD-congolais contre toute force extérieure et faire gagner les candidats députés URép à tous les échelons. En analysant le portrait robot d’un candidat à la présidentielle proposé par l’URép, on comprend directement que les yeux sont fixés sur Adolphe Muzito qui remplirait tous ces critères. Muzito compterait, non seulement sur l’URép, mais aussi et surtout sur la base solide du PALU qui lui fait confiance à travers le pays. «L’URép a fait un diagnostic exhaustif, au chevet d’un malade agonisant, la RD-Congo, pour conjurer l’équipe de ses médecins patriotes volontaires et bénévoles, où qu’ils se trouvent, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du territoire national, à sauver la patrie en danger», déclare Bofasa Djema.
Christian Butsila
Africa News RDC
Un nouveau groupe pro-Kabila souhaite une révision constitutionnelle
L’idée d’une révision constitutionnelle refait surface. Hier, un tout nouveau regroupement de la jeunesse de la majorité présidentielle a vu le jour : le Groupe d’action des jeunes nationalistes a lancé une campagne de récolte de 100 000 signatures nécessaires pour obtenir un référendum constitutionnel.
Son principal soutien est le numéro 2 de la majorité. Selon Aaron Mukula, président de l’association, l’objectif est de donner la chance à tous ceux qui possèdent plusieurs nationalités d’être éligibles. Et pour la première sortie, le GAJN a choisi le quartier populaire de Masina.
Seul à prendre la parole à cette occasion, le numéro 1 du GAJN a, d’entrée de jeu, déclaré son attachement indéfectible à Joseph Kabila. Ensuite, l’orateur a invité l’assistance à soutenir l’idée d’une révision de la Constitution pour régler, selon lui, la question de la double nationalité. Et permettre ainsi à plusieurs citoyens de devenir éligibles. Ici le cas Moïse Katumbi a été évoqué.
« Avec nos amis de la plateforme Ensemble, le plan A, c’est Moïse Katumbi, le plan B Moïse Katumbi, plan C Moïse Katumbi, jusqu’à Z c’est Moïse Katumbi. Mais dites-moi : pendant que la Constitution est verrouillée, qu’est-ce qu’on va faire ? Nous avons une Constitution porteuse de germes et de conflits. Nous souhaitons aujourd’hui qu’il y ait au moins l’inclusivité par rapport aux élections », explique Aaron Mukula.
Mais la démarche ne fait pas l’unanimité au sein de l’opinion, y compris dans la majorité présidentielle. « Pendant que le président de la République est dans le schéma des élections, Aaron lui évoque la question du référendum. C’est un non-sens », a dit le communicateur de la majorité Ardent Kabambi.
Dans l’opposition, nombreux sont ceux qui parlent d’une astuce pour trouver une occasion de maintenir le président Kabila au pouvoir.
RFI
Kissindjora a dévoilé kombo ya chroniqueuse oyo akoma kobima na ye pe akoteli Celeo Scram
Kissindjora a dévoilé kombo ya chroniqueuse oyo akoma kobima na ye pe akoteli Celeo Scram na guerre na ye na Fally Ipupa.
Rendez-nous le corps de Rossy Mukendi Exige le Comité Laïc de Coordination
Dans un communiqué rendu public jeudi dernier, le Comité Laïc de Coordination accuse les autorités de la ville de Kinshasa d’être à la base du blocage de l’organisation des obsèques de Rossy Mukendi.
« Plus de 50 jours après la mort de Rossy Mukendi, grande est la consternation du CLC, de sa famille biologique, des jeunes de mouvements citoyens et de tout notre peuple, de constater que les autorités de la ville-province de Kinshasa continuent sans remords, à refuser des funérailles à ce digne fils du pays » lit-on dans ce communiqué.
Le Comité Laïc de Coordination se demande par ailleurs si Rossy mort, fait plus peur que vivant, ou si les autorités de la ville l’auraient déjà enterré sans en être informé.
Le CLC dit ne pas abdiquer pour réclamer le corps de Rossy Mukendi. « Le corps de Rossy, nous continuerons à le réclamer sur la place publique, avec nos pancartes de fortune, nos bracelets, nos rameaux, nos foulards de tête, de mères, de jeunes filles » conclu le CLC.
Pour rappel, Rossy Mukendi est mort le 25 février dernier au cours de la marche organisée par le CLC. Laissant derrière lui une veuve avec deux enfants. Sa mort avait provoqué une vive émotion.
Jephté Kitsita
Quand Mike Kalambay et sa femme Peniel dansent dans une fête de…
VIDEO. Quand Mike Kalambay et sa femme Peniel dansent dans une fête de…
UDPS : le meeting de Fatshi sera-t-il reporté au nom de la trêve ?
L’accord signé samedi dernier pour l’organisation des obsèques invite les parties à un devoir de réserve.
Le nouveau président de l’UDPS, Félix Tshisekedi Tshilombo s’adresse en principe demain mardi 24 avril, à la Place Sainte Thérèse dans la commune de Ndjili, aux militants du parti. Pas seulement. Les autres congolais ne devraient pas non plus être moins intéressés par le message du fils Tshisekedi qui ne cache plus ses ambitions de diriger la RD Congo. Rien qu’à ce titre, ses autres compatriotes ne détesteraient pas connaître sa vision de la société rd congolaise de demain.
Mais à 24 heures de cette prestation, les Kinois en sont encore à se demander quelle suite a réservée le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta, à la correspondance que lui a adressée à ce sujet Fatshi. Kimbuta va-t-il empêcher Félix Tshisekedi de tester sa popularité mais aussi son leadership dans la capitale ? Aux dernières nouvelles, le gouverneur reçoit le n°1 de l’UDPS ce lundi en milieu d’après-midi. On croit savoir que c’est pour discuter de l’opportunité de ce meeting au regard de la trêve qui doit être de mise durant toute la période de l’organisation des obsèques de l’ancien Premier ministre. Alors, le meeting de Fatshi sera-t-il reporté au nom de ce deal ?
Pour l’UDPS, ce meeting populaire constitue un test à double titre. D’abord s’assurer, au niveau du parti, que le nouveau patron peut drainer autant de foules que feu son père, leader incontesté de l’opposition congolaise. Ensuite il sera question de tester si, à huit mois des élections, l’opposition peut aussi se livrer au même type d’exercice que le pouvoir voir en organisant ses meetings ça et là au pays.
Hasard du calendrier ou simple coïncidence ? En choisissant la date du 24 avril qui marque cette année le 28ème anniversaire de la libération de l’espace politique pour organiser son meeting, Félix Tshisekedi voudrait-il revisiter l’histoire de son pays pour mieux évaluer le chemin parcouru à ce jour ? On rappelle que c’est un 24 avril 1990 que le président Mobutu avait prononcé son mémorable discours annonçant la fin du parti-Etat et la restauration du pluralisme politique. Vingt-huit ans après, la démocratie fait son bonhomme de chemin…
Forum des As
Werrason: Quand Limouzine parle de Miel de son ça donne ça
Werrason: Quand Limouzine parle de Miel de son ça donne ça. Regardez
FECOFA : libre, Constant Omari en route pour Paris en France
Le président de la Fédération Congolaise de Football Association, Constant Omari Selemani a quitté Kinshasa dimanche soir pour Paris en France. Il est parti en homme libre de lors que la justice l’avait déjà relâché.
« Je vous rappelle que le président Omari n’a jamais été placé ni sous régime de mandat d’arrêt provisoire, moins encore interdit de quitter le pays », a expliqué Me Emmanuel Kande, un de ses avocats.
Le président de la Fecofa se rend dans une mission de la Confédération africaine de football. Deuxième vice-président de la Caf, Constant Omari est parmi les têtes pensantes de cette institution. Il travaille avec président Hamad pour réformer le football africain.
Interpelé puis relâché au début de la semaine passée, Omari avait démontré que la Fecofa n’avait jamais perçu le moindre Franc Congolais pour le déplacement des Léopards A en Tanzanie, y compris pour les U20 et les U 17 au tournoi de l’Unifac. Ses propos ont été d’ailleurs confirmés par le secrétaire général aux sports, Barthélemy Okito qui avait , lors dune interview à la presse, assuré que les 1 millions de dollars annoncés, n’étaient jamais sortis du Trésor Public. Une belle manière de balayer les accusations de détournement de fonds.
Même les prévisions budgétaires déposées au cabinet du Ministre Papy Niango le 14 février 2018 soit 1 mois et démi avant le déplacement de la Tanzanie ( 27 mars ), elles n’ont jamais atteint le montant d’ 1 millions de dollars comme annoncé par le ministre des sports, Papy Niango ; d’après les proches de Omari.
En direct JB Mpiana gère la ville, Freebox ekweyi plein à craquer « Psaumes 23 toujours Nzoto Mabibi »
VIDEO. En direct JB Mpiana gère la ville, Freebox ekweyi plein à craquer « Psaumes 23 toujours Nzoto Mabibi ». Regardez
Modeste Mutinga : « L’accord conclu entre l’UDPS et le pouvoir est un cadeau empoisonné de Kabila à Félix Tshisekedi »
15 mois après la mort à Bruxelles d’Etienne Tshisekedi, le pouvoir en place à Kinshasa a enfin autorisé le rapatriement de sa dépouille pour des obsèques nationales au Palais du peuple. Le moment choisi soulève bien des interrogations. Président du Parti des démocrates pour la bonne gouvernance (PDG), parti membre d’Ensemble pour le changement, et également président du regroupement politique, Alliance pour l’alternance démocratique (AAD), le sénateur Modeste Mutinga, exprime ses inquiétudes. « L’accord conclu entre l’UDPS et le pouvoir est un cadeau empoisonné de Kabila à Félix Tshisekedi », révèle –t-il, soupçonnant le pouvoir de tendre un piège au tout nouveau président de l’UDPS.
Mort en février 2017 à Bruxelles, la dépouille d’Etienne Tshisekedi est l’objet de grandes tractations politiques entre l’UDPS, son parti politique, le gouvernement et sa famille biologique. Le 21 avril 2018, les parties en discussions sont parvenues à un compromis qui balise la voie pour un rapatriement de sa dépouille dans les tout prochains jours. Le document, portant le sceau de Mova Sakanyi, vice-Premier ministre à l’Intérieur, André Kimbuta, gouverneur de la ville de Kinshasa, Jean-Marc Kabund, secrétaire général de l’UDPS, et Gérard Mulumba, frère cadet du défunt, met fin à une longue polémique.
Et c’est Mgr Gérard Mulumba qui a lu le communiqué conjoint : « L’État congolais prendra en charge tous les frais. Le Palais du peuple (siège du Parlement), a été retenu pour les recueillements ainsi que les hommages officiels et populaires ». La durée de ces hommages est fixée à « environ 48 heures ». Autre précision de taille, le lieu où reposera le Sphinx : « Dans la concession familiale située dans la commune de N’Sele».
Henri Mova Sakanyi s’est réjoui du fait que les entraves au rapatriement du corps de l’opposant historique Tshisekedi aient été levées : «Nous allons finalement nous exécuter pour que tout se passe dans la paix, dans l’honneur que nous devons rendre à l’illustre disparu ».
LES INQUIÉTUDES DE MUTINGA


Modeste Mutinga, sénateur, président du PDG (Parti des démocrates pour la bonne gouvernance) et président du regroupement politique, Alliance pour l’alternance démocratique, affilié à « Ensemble pour le changement », voit dans la main tendue du pouvoir en place à Kinshasa un piège qui vise directement le président de l’UDPS, Félix Tshisekedi ».
Dans un entretien avec le journal Le Potentiel, le sénateur Mutinga n’y va pas par le dos de la cuillère. « Le moment choisi par le pouvoir pour décanter enfin le dossier du rapatriement de la dépouille d’Etienne Tshisekedi n’est pas un fait isolé. Il tient d’un calcul politique bien ficelé en haut lieu de la Majorité présidentielle », révèle-t-il.
Le président du PDG voit dans l’accord conclu le 20 avril 2018 un piège dont la cible principale se trouve être Félix Tshisekedi, le tout nouveau président de l’UDPS.
Poussé par son flair politique, Modeste Mutinga redoute un retournement de la situation : « Il ne faut pas ignorer que le président Kabila n’a jamais digéré l’échec des négociations entamées dans les coulisses aussi bien à Ibiza, à Paris qu’ailleurs avec l’UDPS. N’oubliez pas que dans toutes ces négociations, c’est Félix Tshisekedi, en sa qualité de secrétaire général de l’UDPS en charge des relations extérieures, qui était au centre. L’échec de ces négociations, avec tout ce que Kabila y a consacré comme énergie, a dérouté tous les plans de la MP. Le président Kabila en garde un mauvais souvenir. Il n’a jamais oublié tout le mal que lui a fait Félix Tshisekedi. Il n’attend donc que le bon moment pour lui asséner un coup fatal qui va consacrer sa mort politique. Est-ce que ce moment va surgir avec cet accord sur le rapatriement de la dépouille d’Etienne Tshisekedi. Je pressens un coup fourré de la MP ».
Ses inquiétudes sont autant plus ravivées par la trêve politique que les parties signataires de l’accord du 20 avril 2018 ont convenu d’adopter. On note qu’au terme de cet accord, l’UDPS s’est engagée à suspendre toute activité politique jusqu’à l’enterrement d’Etienne Tshisekedi. Et Mutinga de renchérir : « Que gagne l’UDPS en échange ? » Le sénateur pense que la majorité au pouvoir attend tirer des dividendes politiques évidents de l’accord conclu avec l’UDPS.
Félix Tshisekedi nouvelle cible de la MP


Après avoir traqué Moïse Katumbi, jusqu’à l’empêcher de revenir en RDC pour participer à la course présidentielle de décembre, la MP a décidé de concentrer ses efforts sur Félix Tshisekedi. C’est la nouvelle cible.
« L’accord du 20 avril 2018 est un marché des dupes qui ne profite qu’à un seul camp, la MP. Félix Tshisekedi n’en tirera aucun bénéfice politique. Bien au contraire. Avec cet accord, la MP a réussi à obtenir son silence contre le rapatriement de la dépouille d’Etienne Tshisekedi. Il lui demandera plus dans les tout prochains jours, jusqu’à le fragiliser politiquement. J’en suis sûr ».
Est-ce que Félix Tshisekedi pouvait refuser l’offre de la majorité au pouvoir qui facilite enfin le rapatriement de la dépouille de son père ? A cette question, le sénateur Mutinga relativise. « Je pense que Félix Tshisekedi n’avait pas de choix. Mais, la MP a bien calibré sa démarche. Le moment choisi n’est pas anodin. Le président Kabila est en difficulté. Il cherche à contourner l’échéance de décembre 2018 en tendant la main à l’UDPS de Félix Tshisekedi. Avec cet accord, il pense assouplir la position de l’UDPS en incluant la famille du défunt dans son jeu politique. C’est très subtil. Cet accord est en fait un troc pour lequel Kabila attend qu’on lui retourne l’ascenseur. Comment Félix Tshisekedi s’y prendrait-il ? C’est là que se situent mes inquiétudes ».
Dans tous les cas, le sénateur Mutinga est convaincu que l’accord sur les obsèques d’Etienne Tshisekedi est un cadeau empoisonné de Joseph Kabila à Félix Tshisekedi. C’est une patate chaude que le président de l’UDPS doit manipuler avec tact en prenant soin de ne pas s’écarter de la dimension politique du geste posé par le président Kabila.
Félix Tshisekedi doit toujours se rappeler la phrase mise dans la bouche de Laocoon par Virgile dans l’Énéide. Elle peut se traduire par « Je crains les Grecs, même lorsqu’ils font des cadeaux ». Elle fait référence au Cheval de Troie. Cette assertion est devenue une locution usuelle et a mené à l’adage populaire « cadeau des Grecs ».
L’accord conclu le 21 avril n’irait-il pas dans ce sens ? Félix Tshisekedi est prévenu…
Le Potentiel
Concert de Fally Ipupa The King en Italie
VIDEO. Concert de Fally Ipupa The King en Italie. Regardez








