Les « forces politiques du changement » regroupant les partis politiques membres de l’Alternance pour la République (AR) et ceux du G7, deux plates-formes de l’opposition politique de la RDC, entament leur conclave samedi 10 mars à Johannesburg (RSA).
Selon les organisateurs, ces assises de trois jours permettront aux participants d’aborder des questions concernant les prochaines échéances électorales en RDC, le programme politique de l’opposition et leurs stratégies électorales ainsi que la mise en application de l’accord de la saint sylvestre dans toute son intégralité. Les participants sont venus de la RDC, d’Europe, du canada ainsi que d’Afrique du Sud.
Ce conclave fait suite aux assises de l’opposition d’août 2017 dernier tenues en Belgique, au cours desquelles les participants avaient réitéré leur soutien à la candidature de Moïse Katumbi à la prochaine présidentielle.
De son coté, l’UDPS – alliée du G7 et de l’AR – précise que le conclave de Jobourg ne concerne que ces deux plates formes qui devront y choisir leur candidat à la présidentielle. L’UDPS a lui deja son candidat, affirme son porte-parole, Augustin Kabuya.
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Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a salué des « progrès dans la mise en œuvre du calendrier électoral » en République démocratique du Congo, vendredi, à 18 jours de la résolution sur le nouveau mandat de la mission de l’ONU au Congo (Monusco).
« Je salue les mesures prises par le gouvernement pour mettre en place le cadre juridique requis pour la tenue des élections le 23 décembre 2018 », écrit M. Guterres dans un rapport sur la RDC où des élections sont prévues le 23 décembre en vue de la succession du président Joseph Kabila.
Son deuxième et dernier mandat a pris fin le 20 décembre 2016. L’opposition l’accuse de chercher des stratagèmes pour se maintenir au pouvoir.
Le secrétaire général de l’ONU trouve « encourageants les progrès accomplis par la Commission électorale nationale indépendante en vue de l’achèvement des inscriptions sur les listes électorales ».
M. Guterres se déclare cependant « préoccupé par la répression violente des manifestations pacifiques des 31 décembre 2017 et 21 janvier 2018″, demandant au gouvernement d' »assurer le respect des libertés fondamentales ».
Interdites par les autorités, ces manifestations à l’appel des catholiques, soutenus par l’opposition et la société civile, demandaient au président Kabila de déclarer publiquement qu’il ne sera pas candidat ainsi que le respect des libertés.
« Je demeure préoccupé par l’absence d’un engagement constructif de la part de certains dirigeants de l’opposition aux processus politique et électoral », poursuit le secrétaire général des Nations unies.
« Résoudre la crise politique qui sévit en République démocratique du Congo demeure une gageure », nuance M. Guterres.
Ce pays « doit faire face à l’une des crises humanitaires les plus graves au monde », écrit par ailleurs M. Guterres, alors qu’une conférence des donateurs est prévu à Genève le 13 avril.
Le secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires, Mark Lowcock, doit se rendre en RDC du 11 au 13 mars, a indiqué jeudi à Genève le bureau des affaires humanitaires de l’ONU.
Mr. Lowcock se rendra à Kalemie sur la rive du lac Tanganyika (sud-est) où des conflits ont provoqué des centaines de milliers de déplacés.
Le commissaire européen à l’aide humanitaire Cristos Stylianídis se rendra par la suite à Bukavu et Goma les 24 et 25 mars, dans la région du lac Kivu où des observateurs s’inquiètent d’une recrudescence de l’activité des groupes armés.
Siégeant au premier degré, en chambre foraine, le Tribunal militaire de garnison de Matadi a rendu ce 07 Mars 2018 dans la soirée son jugement dans la cause inscrite sous RP 244/17. Cette cause opposait l’auditeur militaire de garnison de Matadi (ministère public) contre 31 prévenus membres présumés du mouvement politico-religieux ex Bundu Dia Kongo (BDK) et/ou du parti politique Bundu Dia Mayala (BDM) dont 5 femmes. Après plus de deux mois d’instruction, le Tribunal a prononcé enfin le verdict tant attendu.
Poursuivis pour participation à un mouvement insurrectionnel et meurtre, les prévenus sont désormais fixés sur leur sort, après 14 mois d’attente. Ainsi, dans son jugement, le Tribunal a acquitté 15 prévenus dont 3 femmes et a lourdement condamné 16 autres prévenus. Les condamnations ont été prononcées de la manière suivante :
5 prévenus dont deux 2 femmes ont été condamnés à la peine de mort, sans aucune possibilité de bénéficier de mesures de grâce ou d’amnistie avant 5 ans
11 prévenus ont été condamnés à la peine de 10 ans de servitude pénale principale (SPP) sans aucune possibilité de grâce ou d’amnistie avant 5 ans.
Le collectif des avocats des prévenus dit ne pas apprécier le fait que le Tribunal soit allé même au-delà du réquisitoire du ministère public, en prononçant la peine capitale contrairement à la peine de 10 ans de SPP qu’avait requise le ministère public. Les avocats ont souligné vouloir interjeter appel contre ce jugement devant la Cour militaire pour « mal jugé ». Les avocats ont qualifié ce jugement de « décision politique ».
Le congrès de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) se tient avant le 25 mars prochain. Précision donnée le vendredi à partir de Goma (Nord-Kivu) par Rubbins Mikindo, secrétaire général adjoint en charge de la mobilisation et stratégies de ce parti cher au feu Etienne Tshisekedi. C’était lors d’une matinée politique organisée par la ligue des femmes de l’UDPS du Nord-Kivu. Selon lui, ce sera l’occasion d’élire le nouveau président du parti mais aussi de plébisciter leur candidat Président à la prochaine présidentielle.
« On avait déjà annoncé le congrès pour le 26 du mois passé. Mais suite au programme qui venait d’être lancé par le CLC, la manifestation du 25, nous avons renvoyé ça au mois de mars. C’est pourquoi je vous dis qu’il est aussi prématuré de parler de cette date mais je sais que ce sera probablement avant le 25 de ce mois. L’UDPS se prépare suffisamment. Nous voulons d’abord aller au congrès puis élire le Président et peut être au même moment nous allons aussi plébisciter notre candidat président de la République mais il est hors de question de penser que l’UDPS n’aura pas un candidat », a affirmé Rubbins Mikindo à ACTUALITE.CD.
L’UDPS continue à douter de la tenue des élections d’ici au 23 décembre 2018. Ses militants exigent plutôt une transition sans le Président actuel en vue de l’organisation des élections qu’ils jugent de libres, transparentes et démocratiques.
« Nous nous sommes battus pendant longtemps pour qu’on puisse respecter l’accord de la Saint Sylvestre mais de plus en plus nous commençons à demander plus que ça. C’est-à-dire, nous demandons maintenant une transition sans Kabila. Nous avons fait des concessions et des concessions. Nous avons compris qu’il n’y a que de la mauvaise volonté de son côté. C’est pourquoi nous sommes en train de nous mobiliser, de mobiliser la communauté internationale et tous les congolais pour comprendre qu’on ne doit pas nous faire miroiter qu’il y aura élections le 23 décembre 2018. Mais Nangaa (Ndlr : Président de la CENI) insiste beaucoup sur les contraintes et moi comme acteur politique avertit, je vous dis qu’il n’y aura pas élections en cette date-là », a-t-il martelé.
Le président du Rassemblement, Félix Tshisekedi, pressenti candidat président de l’UDPS et candidat Président de la République pour le compte de l’UDPS, est rentré vendredi à Kinshasa en provenance de l’Europe, pour prendre part au prochain congrès de l’UDPS Limete.
Piroger, porte-parole de Werrason sort de son silence sur l’Affaire alongwe chez Werrason pona a intégré la Team Wata d’Héritier Watanabe, Bolanda réaction na ye.
Le Ministre de la Santé, le Dr Oly Ilunga Kalenga, s’est rendu ce vendredi 9 mars 2018 à l’Hôpital du Cinquantenaire pour constater les dégâts matériels suite à l’incendie qui a ravagé le hangar des ambulances à la tombée de la nuit de jeudi.
Le hangar étant situé à près de 300 mètres de l’entrée de l’hôpital, aucune perte en vie humaine n’a été reportée et les infrastructures hospitalières sont intactes. Les pertes matérielles se limitent à une ambulance et deux cliniques mobiles qui étaient parquées dans le hangar au moment de l’incendie.
Lors de sa première visite le jeudi soir, le Ministre de la Santé avait félicité les services d’incendie qui ont rapidement maîtrisé les flammes et évité que l’incendie ne détruise d’autres ambulances.
Ce vendredi matin, il a pu constater que l’hôpital avait ouvert ses portes aux heures habituelles et les patients ont pu se rendre à leurs consultations normalement. Le Dr Oly Ilunga Kalenga en a profité pour échanger avec quelques patients présents à l’hôpital.
C’est une policière de garde qui a donné l’alerte dès l’apparition des premières étincelles. La police scientifique, conduite par le Général Kasongo, et les agents du Parquet se sont rendus immédiatement sur place.
Une enquête est en cours pour établir l’origine de l’incendie. Selon les premiers éléments de l’enquête, un court-circuit serait à l’origine de l’incendie.
C’est une journée de 8 mars 2018 dont les mouvements féministes de Kindu se souviendront pendant longtemps. Et pour cause, la tournure politique qu’a pris le défilé organisé en cette journée dédiée à la femme à travers le monde.
Toutes de noir vêtues, les femmes du chef lieu de la province du Maniema avaient pourtant commencé leur marche dans le calme. Mais très vite, leur discours s’est corsé à l’encontre des autorités, au moment de revendiquer leurs droits, à la tribune de Kindu, a rapporté à Cas-Info, une marcheuse.
Dans leur collimateur, le chef de l’État, Joseph Kabila, accusé ouvertement de n’avoir rien fait pour assurer la participation des femmes dans les instances de prise de décision.
« Il s’agissait d’une célébration particulière du 8 mars en signe de contestations à l’endroit du chef de L’État et de quelques autorités provinciales pour leur non implication dans l’accompagnement de la femme dans les organes de prise de décision au Maniema où il y a zéro femme », a expliqué une participante.
Par conséquent, les femmes ont directement interpellé le chef de l’État. Ce qui n’a visiblement pas plu aux services de sécurité. Selon notre source, des agents de l’ANR ont fait irruption à la « Tribune » pour « arrêter et amener vers une destination inconnue », une nommée Régine Kapunga, organisatrice de la manifestation. Information confirmée à Cas-Info par un journaliste du Maniema travaillant pour le compte de la radio catholique Mushauri.
De leur côté les autorités sécuritaires du Maniema accusent Régine Kapunga d’avoir organisé une manifestation non autorisée par l’hôtel de ville de Kindu.
Une coalition électorale Bemba-Kamerhe-Muzito est en gestation à Kinshasa. En effet, le vendredi 9 mars, les délégués du Parti Lumumbiste Unifié (PALU) ont pris langue avec ceux du MLC sous la direction de Fidel Babala.
Au cours de cette réunion, le PALU était représenté par Lugi Gizenga, Adolphe Muzito et Serge Lukoki; et le MLC par le trio, Fidel Babala, Alexis Lenga et Kitata Ngima. les deux déléguations ont, entre autres, passé en revue l’évolution du processus électoral ainsi que les modifications intervenues dans la nouvelle loi électorale et ont particulièrement discuté sur la « possibilité de gagner ensemble les élections. »
Étant donné que l’UNC de Vital Kamerhe a déjà noué un partenariat stratégique avec le MLC, on peut aisément déjà imaginer une plateforme électorale PALU-MLC et UNC qui pourra faire face au seuil d’éligibilité retenue dans la nouvelle loi électorale et aussi présenter un candidat pour affronter le dauphin de Joseph Kabila à la présidentielle du 23 décembre 2018.
Ci-joint, en annexe, le communiqué conjoint relatif à cette rencontre :
Le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, a promulgué ce vendredi, le nouveau Code minier aux termes d’une ordonnance rendue publique à Kinshasa.
Cette loi qui contient trente-deux articles, est justifiée selon le législateur congolais par le souci de combler un certain nombre de lacunes et faiblesses contenues dans la loi n°007/002 du 11 juillet 2002 portant Code minier et de rapporter à l’Etat des recettes substantielles pour son développement économique et social. Elle a été votée, en des termes identiques, par les deux chambres du Parlement à l’unanimité des sénateurs et à l’écrasante majorité des députés ayant pris part au vote.
Bien avant sa promulgation, le code minier réformé a suscitée des mécontentements dans les rangs des opérateurs miniers en RDC. C’est ainsi que le mercredi 7 mars 2018, le Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange, soucieux de préserver un climat des affaires empreint de confiance et de sérénité au sein de l’industrie minière, avait rencontré ces opérateurs du secteur minier et avait pris note de leurs préoccupations et particulièrement, la perte de leurs avantages fiscaux et douaniers introduite dans les dispositions du nouveau code.
Des assurances leur ont été individuellement et collectivement données en ce qu’ils demeurent des partenaires économiques de la RDC et que leurs préoccupations seront prises en compte à travers un dialogue constructif avec le gouvernement autour des mesures d’application du nouveau code minier en vue de trouver un terrain d’entente sur les problèmes spécifiques soulevés à la suite de l’abrogation de l’ancienne loi.
Le gouvernement est dûment instruit à cet effet d’ouvrir lesdites concertations dans les meilleurs délais.
On notera aussi la hausse du prix du cobalt sur les marchés internationaux à la suite de cette rencontre entre le président Kabila et les patrons miniers. Ce qui semble démontrer que les opérateurs miniers, de leurs côtés aussi, semblaient plutôt rassurer de cette entrevue.
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