Les ministres ougandais et congolais de la Défense ont achevé jeudi 9 décembre à Bunia, en Ituri, deux journées de travail sur la coordination des opérations militaires conjointes lancées depuis le 30 novembre dernier. Une déclaration finale a été rendue publique à l’issue de ces travaux.
Vincent Bamulangaki Ssempijja (Ouganda) et Gilbert Kabanda Kurhenga (RDC) étaient accompagné des officiers supérieurs des deux pays ainsi que des parlementaires membres de la commission défense de l’Assemblée nationale et des députés originaires du Nord-Kivu et de l’Ituri.
Il était d’abord question de limiter la nature de la collaboration, de rassurer tout le monde et d’envisager l’avenir ensemble.
Les deux ministres ont d’emblée précisé que leurs discussions portent non seulement sur les opérations contre les ADF, mais aussi sur l’ensemble des autres groupes armés, milices et organisations terroristes opérant le long de la frontière séparant les deux pays et particulièrement le Nord-Kivu et l’Ituri.
Plus globalement, ils s’engagent comme convenu à renforcer la coopération bilatérale et à formaliser tous les aspects de la coopération militaire dans le cadre des accords généraux de défense.
Vincent Bamulangaki et Gilbert Kabanda Kurhenga ont également répondu aux récentes craintes d’ONG qui demandent le respect des droits de l’homme et la protection des civils durant ces opérations.
Ainsi, ils se sont engagés à activer les mécanismes de contrôle de transparence, et de suivi au niveau national et international.
Selon les deux ministres de la Défense, ces opérations sont une approche essentielle pour parvenir à une paix durable dans la région. Ainsi, ils appellent les autres parties prenantes comme la Monusco ou encore toutes les organisations sous-régionales représentatives à soutenir cette initiative conjointe.
Les USA réitèrent leur soutien à la RDC pour un processus électoral crédible.
L’administration Biden salue, par la même occasion, l’engagement pris par le président congolais, Félix Tshisekedi, en faveur de la tenue des prochaines élections dans le respect du délai constitutionnel.
« Les États-Unis reconnaissent l’engagement du président Tshisekedi en faveur d’élections inclusives, libres, équitables et transparentes en RDC en 2023 et, conformément à sa demande que la communauté internationale accompagne cet effort, nous nous tenons prêts à apporter notre soutien. Le désir de démocratie du peuple congolais est inné. Je vois le dynamisme de la jeunesse de la RDC qui veut avoir la chance d’exprimer ses opinions et de participer au changement », a indiqué l’ambassadeur américain en poste à Kinshasa.
C’est dans ce cadre que Mike Hammer souligne que les manifestations pacifiques sont une forme de liberté d’expression qui rappelle aux gouvernements leurs obligations envers leurs citoyens.
Le diplomate américain annonce ainsi, la détermination de son pays à continuer à soutenir la RDC par des activités qui favorisent un processus électoral crédible et une participation inclusive de la société civile, en promouvant en particulier les voix des femmes et des jeunes.
Pour lui, le temps est venu de montrer au monde entier le dynamisme, la passion, l’ingéniosité et les idéaux démocratiques du peuple congolais. D’où, fait-il remarquer, le «changement de narratif» doit être guidé par l’action et les résultats.
Au terme d’une plénière ce jeudi 9 décembre 2021 au Sénat, il y a eu prise de bec entre Bahati Lukwebo, président de cette chambre, et Matata Ponyo, autour des immunités de l’ancien Premier ministre qui tient à les recouvrer, après la saga judiciaire sur l’affaire Bukanga-Lonzo.
Au sortir de la salle, l’homme à la cravate rouge, sans porter des gants, s’est verbalement attaqué à Modeste Bahati de manière crue.
“Nous sommes dans un dérapage inimaginable. La Chambre haute, censée être la Chambre de sagesse, est en complicité. Comment voulez-vous comprendre qu’un président du Sénat puisse être en complicité avec un procureur général, pour prendre en otage un sénateur”.
Et de poursuivre, ” le président du Sénat va voir le procureur pour dire ‘aidez-moi à arrêter un sénateur’’. Où est-ce que vous avez vu cela ?
Il faut rappeler que la Cour de cassation s’était déclarée incompétente de juger Augustin Matata Ponyo. Ce dernier souhaite recouvrer ses immunités au Sénat, mais visiblement, cette chambre n’est pas prête à les lui restituer.
Scandale après la diffusion d’une vidéo du conseiller de Fatshi avec sa femme : Le combattant de la diaspora congolaise, Boketshu Wa Yambo très en colère.
Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a reçu le jeudi 09 décembre, à la Cité de l’Union Africaine, les membres du nouveau bureau de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).
La question sur les élections a été au menu de cette première rencontre entre le Chef de l’État et le nouveau bureau de la CENI qui a rassuré sur la tenue des élections dans le délai constitutionnel.
« La CENI s’emploie à rencontrer, pour des échanges, toutes les parties prenantes nationales au processus électoral et les partenaires internationaux. Le Chef de l’État a été très réceptif. Il tient à ce que nous puissions faire notre travail en toute indépendance et professionnalisme car le pays doit retrouver sa place dans le concert des nations par les élections », a déclaré le président de la centrale électorale à la presse présidentielle.
Et de renchérir :
« Mon bureau s’engage à organiser effectivement des élections crédibles en terme de qualité et en terme de promptitude. C’est-à-dire, dans le délai constitutionnel ».
L’occasion faisant le larron, Dénis Kadima a appelé les uns et les autres à se tenir prêts pour les échéances électorales de 2023.
Notons que d’après la cellule de communication de la Présidence, cette rencontre est inscrite dans le cadre des consultations que le bureau Kadima a initiées auprès des institutions du pays et des acteurs sociaux.
Le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi a participé, jeudi 9 décembre, par visioconférence, au sommet sur la démocratie, organisé par le Président américain, Joe Biden.
À cette occasion, le Chef de l’État a prononcé un discours engagé sur la démocratie. Il s’est félicité des efforts consentis par la RDC pour le renforcement de la démocratie, à travers notamment, la libération des prisonniers politiques, le retour au pays des exilés politiques, la liberté d’expression, la lutte contre l’impunité et la toute première passation pacifique au pouvoir.
Notons que, le Président de la République a également évoqué, le renforcement des mécanismes pour la protection des Droits de l’homme et des médias, le rôle joué par l’inspection générale des finances et l’agence pour la prévention et la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent.
« Je ne pouvais, à mon accession au pouvoir, m’imaginer le degré de corruption qui rongeait mon pays. Afin de répondre à ce fléau et en vue de dégager les moyens nécessaires pour le développement économique et social de nos populations, j’ai engagé une lutte sans merci contre cette gangrène. Le renforcement de l’Inspection générale des finances (IGF) et la lutte qu’elle a menée sans désemparer contre les réseaux mafieux bien installés en République Démocratique du Congo ont permis à l’État de commencer à engranger des dividendes de la lutte anti-corruption qui contribuent à l’assainissement de nos finances publiques », a fait savoir.
Pour ce faire le Chef de l’État a adopté des mesures, notamment :
-Le renforcement et l’autonomisation de l’Agence nationale de la lutte contre la corruption;
-Le renforcement de la Cour des comptes et des cours et tribunaux:
-La réforme des lois anti-corruption, et
-L’orthodoxie dans la gestion transparente des ressources publiques et de l’exécution du budget de l’État.
Vital Kamerhe, ancien Directeur de cabinet du Chef de l’Etat, condamné au premier degré à 20 ans de travaux forcés par le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe en juin 2020, peine réduite à 13 ans de travaux forcés par la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe en juin 2021, dans l’affaire de détournement de 57 millions de dollars américains destinés au financement des travaux de construction, de réhabilitation et de modernisation des infrastructures de base à Kinshasa et en provinces, dans le cadre du Programme du mandat de Fatshi, a obtenu une liberté provisoire lundi dernier au niveau de la Cour de Cassation. Comme on s’y attendait, son co-prévenu et co-prisonnier, Samih Jammal, Directeur général de la firme Samibo, vient de saisir à son tour la même juridiction pour solliciter sa remise en liberté à titre provisoire. A l’instar de l’ex-détenu Vital Kamerhe, il invoque lui aussi des problèmes de santé pour justifier sa demande de remise en liberté provisoire.
La démarche parait s’inscrire dans l’ordre normal des choses, d’autant que les deux détenus sont restés étroitement liés, du début à la fin de leur procès, à l’infraction de détournement des fonds publics mise à leur charge par le ministère public. L’unique variante, dans leur feuilleton judiciaire, était intervenue au second degré, avec la condamnation de Kamerhe à 13 ans de travaux forcés et de Jammal à 6 ans seulement, alors que les deux co-accusés avaient écopé du même tarif au premier degré, soit 20 ans de travaux forcés.
En attendant la suite à réserver par la Cour de Cassation à la requête de Samih Jammal, l’opinion publique congolaise est sérieusement troublée par la décision judiciaire ayant consacrée la remise en liberté provisoire de Vital Kamerhe, même si elle répond aux dispositions de l’article 47 de la loi organique relative à la procédure devant la Cour de Cassation. Le sentiment que ressentent des millions de Congolaises et Congolais est que l’on s’acheminerait soit vers un classement sans suite du dossier, soit une décision judiciaire en faveur de justiciables dépeints, à l’époque de leur procès, comme des fossoyeurs du programme de 100 jours du Chef de l’Etat, perçu comme le point de départ d’un vaste chantier national relatif aux infrastructures de base.
La crainte qui habite plus d’un est que l’on assiste à un rétropédalage de la justice, dans le sens de l’acquittement pur et simple de Vital Kamerhe et Samih Jammal. L’on devrait, dans ce cas, se demander à quoi aura servi un procès qui était salué, par le commun des Congolais, comme celui de l’intolérance-zéro contre les détournements des deniers publics, une des anti-valeurs qui, avec la corruption, ont sérieusement ruiné les chances de développement du grand Congo.
Bakonga, Bamaros,
Eteni, Matubuana
et autres…
La libération provisoire de Vital Kamerhe semble sonner comme le début de la fin de la traque des criminels économiques au pays. On pouvait penser à tout, sauf à l’obtention de cette faveur par un prisonnier formellement condamné au second degré à une peine aussi lourde que celle de 13 ans des travaux forcés. L’option choisie par la Cour de Cassation de le remettre en liberté ne fait pas l’unanimité. Son maintien en prison ou dans le centre hospitalier où il était en pensionnaire, en attendant la décision définitive de la Cour de Cassation au sujet de l’Arrêt de la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe, paraissait comme le moindre mal au plan du droit.
Du coup, les idées vont vers d’autres justiciables déjà condamnés, comme l’ancien ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, Willy Bakonga, ou l’ancien Directeur général du Foner (Fonds d’Entretien Routier), Lobota Fulgence Bamaros, condamnés mais sortis de prison avant l’expiration de leurs peines suite aux tripatouillages des mesures de grâce présidentielle, ou encore l’ancien ministre de la Santé, Eteni Longondo, parti à l’étranger pour des soins quelques jours seulement après avoir fait l’objet d’un mandat d’arrêt provisoire et placé en détention préventive à la Prison centrale de Makala dans une affaire de détournement présumé des fonds liés à la riposte contre le Covid-19.
On peut citer aussi l’ancien Gouverneur du Kongo Central, Atou Matubuana, en fuite à l’étranger après avoir été accusé de détournement des deniers publics, mais réhabilités dans ses fonctions par le Conseil d’Etat, sans que l’intéressé ne s’avise à revenir au pays reprendre son poste. Des questions commencent à fuser de partout au sujet d’une justice congolaise qui donne la nette impression de fonctionner à double vitesse.
Le sénateur Augustin Matata Ponyo, dont les immunités étaient levées par le Bureau du Sénat au mois d’août dernier, en réponse à une requête du Procureur général près la Cour de Cassation, en raison de son implication présumée dans le détournement des fonds liés aux «Biens Zaïrianisés », a sollicité et obtenu la parole pour présenter une motion d’information lors de la plénière d’hier jeudi 09 décembre 2021. Mais en lieu et place d’une contribution pouvant éclairer et compléter un point inscrit à l’ordre du jour, il s’est répandu en propos malveillants à l’endroit du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, et du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, ainsi que de plusieurs hauts magistrats, les accusant d’avoir monté un procès politique contre sa personne.
S’agissant spécialement du président et des membres du bureau de la chambre haute du Parlement, il les a accusés d’avoir levé injustement ses immunités parlementaires et de refuser de le rétablir dans ses droits en dépit, selon lui, du classement sans suite, au niveau du Parquet général près la Cour de Cassation, de son dossier judiciaire lié aux « Biens Zairianisés ».
Réagissant aux accusations du sénateur Matata, le président du Sénat a tenu à souligner qu’il n’avait rien contre lui et que si son dossier judiciaire était réellement clos, son institution attend d’être notifiée du « non-lieu » décidée par la Cour de Cassation à ce sujet. Le Sénat n’étant pas une institution de l’ordre judiciaire, Modeste Bahati lui a recommandé de présenter les preuves de son innocence auprès de cette Cour. Le président du Sénat a relevé, au passage, que l’ancien est appelé à éclairer la Cour de Cassation au sujet des fonds estimés respectivement à plus de 110 millions de dollars américains et 25 millions d’Euros dans la fameuse affaire des biens zaïrianisés.
Faisant l’impasse sur les imputations dommageables contenues dans les invectives de l’ancien Premier ministre à son endroit, le Président du Sénat a martelé que sa conscience était tranquille et que s’il y avait un débat autour de son poids politique, on aurait qu’à se référer à ses 70 députés provinciaux, ses 41 députés nationaux, ses sénateurs, les présidents des assemblées provinciales et les mandataires publics appartenant à sa plate-forme politique, l’AFDC-A (Alliance des Forces Démocratiques et Alliés) alors que son pourfendeur est sans «élus » ni « troupes ».
Il a rappelé à Augustin Matata, qui se trouve manifestement en quête de boucs émissaires pour justifier ses ennuis judiciaire, que le Conseil d’Etat l’avait débouté lorsqu’il avait attaqué la décision portant levée de ses immunités, car celle-ci était conforme à la Constitution et au Règlement Intérieur du Sénat. Il a exhorté l’intéressé à cesser de troubler les activités du Sénat et à se focaliser sur le fond de son dossier judiciaire, de manière à faire la démonstration de son innocence devant son juge naturel.
L’autre précision fournie par Modeste Bahati est que les actes posés par Matata Ponyo en tant que Premier ministre engagent sa responsabilité devant la Cour Constitutionnelle, contrairement à l’Arrêt de cette cour qui s’était proclamée incompétente.
Le TP Mazembe continue d’étendre ses limites. Par ses trophée, et son histoire, le club congolais s’est forgé une légende et un grand aura sur et en dehors du continent, mais ce n’est pas là qu’il compte s’arrêter. Le Club Noir et Blanc travaille actuellement à être une référence dans un autre domaine clef de la solide institution qu’il est. En silence, l’équipe de Moise Katumbi façonne son management, tisse des partenariats avec des clubs européens, afin d’assurer l’avenir de ses cracks, encore en formation, à la KFA.
Deux recruteurs européens à Lubumbashi
Selon nos informations, deux recruteurs européens ont été accueillis au TP Mazembe au cours de ces dernières semaines. Parmi eux, Christian Lariepe, ancien directeur sportif du FC Nantes et de l’AS Saint-Étienne, en France. Christian est bien connu dans les rouages du foot français, et souhaite d’après nos sources, accompagner le TP Mazembe dans sa vision de faciliter l’intégration en Europe des talents formés à la KFA.
Le TP Mazembe est en ce moment l’un des importants viviers des jeunes talents du continent, grâce à son académie qui regorge d’énormes potentiels. En plus de ses collaborations avec le Standard de Liège, et le Royal Sporting Club Anderlecht, en Belgique, le club du sud de la RDC, entend pénétrer le cosmos du foot français, où il trouverait mieux pour ses joyaux. Un partenariat avec le FC Girondins Bordeaux serait dans le tuyau, confirment nos sources, qui croient savoir que Christian Lariepe et son ami, travaillent actuellement pour les Girondins. Mais bien plus, les deux sont dans une structure de recrutement qui appartiendrait au très célèbre Luis Campos, ancien directeur sportif de l’AS Monaco, de Lille, et ancien conseiller de Florentino Perez, président du Real Madrid. Campos est l’homme qui a amené Kylian Mbappé à l’AS Monaco.
4 joueurs à la porte de Bordeaux ?
Il y a quelques semaines, ces deux émissaires européens ont été aperçus aux côtés de Moise Katumbi et de Frédéric Kitengie, manger général du TP Mazembe. En exclusivité, la rédaction de Footrdc.com apprend que, les échanges entre les concernés se sont bien passés au point qu’un premier présage de ce partenariat latent pourrait vite s’apercevoir. Deux jeunes joueurs de la KFA et deux de l’équipe professionnelle du TP Mazembe, auraient captivé l’attention de Christian Lariepe. Il se murmure un possible essai ou un transfert à Bordeaux dans les prochains jours. Une autre destination n’est pas à exclure du tout, car Bordeaux appartient à l’investisseur hispano-luxembourgeois Gérard Lopez qui est également patron de l’Excel Mouscron (Belgique) et Boavista FC (Portugal).
Urgent : L’artiste musicien Miel de son, ancien musicien du groupe Wenge Musica Maison Mère chassé par ses propres musiciens. (Ba bengani ye na orchestre na ye moko).
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