Interrogé comme renseignant ce mercredi 8 décembre 2021 par la Haute Cour militaire siégeant sur le double assassinat de Floribert Chebeya et de Fidèle Bazana, le policier Paul Mwilambwe a chargé Joseph Kabila d’être le commanditaire principal de ce forfait.
Dans sa déposition, l’ancien chef du protocole et de la sécurité des installations de l’inspection générale de la police, a indiqué que l’ordre d’exécuter Chebeya est venu de l’ancien président de la République via le général John Numbi.
« L’ordre est venu que toute personne qui accompagnerait Chebeya, même si c’était sa femme doit subir le même sort. C’est la raison pour laquelle il m’a montré le corps sans vie de Chebeya en disant que l’ordre est venu de la hiérarchie. Je lui ai posé quelle hiérarchie ? Il m’a cité le nom du général John Numbi. Je lui ai dit qu’est-ce qui prouve ? Il dit le général John Numbi avait reçu l’ordre du président de la République Joseph Kabila. C’est ce que Christian Ngoy m’avait dit », a-t-il révélé.
Avant son interrogatoire à l’Auditorat militaire général, cet officier a révélé avoir eu un échange téléphonique avec J. Kabila qui lui a demandé de ne pas divulguer la vérité.
« Quand le téléphone sonne, le général Ponde décroche et c’est le général Numbi qui a appelé et il a parlé en Swahili : est-ce que tu as déjà reçu l’appel du Raïs ? le général Ponde dit non. Le temps qu’il est en conversation avec Numbi, le président Kabila lui-même appelle et c’est en ce moment-là que le général Ponde s’est excusé auprès du général Numbi en lui disant qu’il a reçu un appel du président de la République. Le président de la République a posé la question au général Ponde en Swahili : est-ce Mwilambwe est là ? Passe moi Mwilambwe au téléphone. Quand il m’a passé le téléphone, le président Kabila m’a dit de ne pas dire au général Konde tout ce que j’ai vu. Il m’a dit de rester militaire. Il m’a dit que lui et le général Numbi vont m’évacuer pour Lubumbashi. C’est en ce moment là que j’ai compris que je dois aller à Lubumbashi », a témoigné P. Mwilambwe.
Condamné par la Haute Cour militaire au premier degré par contumace à la peine de mort, P. Mwilambwe était en fuite à l’extérieur du pays notamment en Belgique. Il a accepté de revenir au pays pour livrer sa version des faits.
La cour de cassation a accordé lundi 06 décembre la liberté provisoire à l’ancien directeur de cabinet du chef de l’État, Vital Kamerhe, poursuivi en justice pour détournement des fonds alloués au programme 100 jours du président Félix Tshisekedi. Ce mardi 07 décembre, son avocat, Me Jean-Marie Kabengela, a réagi à cette nouvelle prise de la justice en faveur de son client.
Dans une interview accordée à Radio Okapi, Me Jean-Marie Kabengela a indiqué que Vital Kamerhe est bien libre de choisir l’endroit où il doit se trouver. Il est, a-t-il confié, déjà libre de tout mouvement.
« La liberté provisoire n’indique pas où l’individu doit se trouver. Il est libre de choisir. Soit, entre les mains de ses médecins, soit chez lui ou dans un autre lieu », a-t-il fait observé.
Pour Maître Kabengela, le président de l’union pour la nation congolaise fait confiance en la justice. Il pense que si les règles de droit sont appliquées correctement, il est innocent sur toute la ligne et irréprochable de tous les chefs d’accusation portés contre lui.
« Nous, nous pensons que sur le plan de droit, à tous les niveaux de la procédure pénale, toute personne privée de sa liberté peut solliciter sa liberté provisoire. Maintenant, au niveau de cassation, la loi prévoit la possibilité de l’obtenir, et c’est ce qui a été fait », a soutenu Me Jean-Marie Kabengela, sur la chaîne onusienne.
Notons qu’après la liberté accordée au président de l’UNC, la prochaine étape est de notifier l’ordonnance de la cour de cassation au concerné et aux responsables de la prison centrale de Makala pour exécution.
Suspendu le 06 juillet dans cette même affaire pour une durée de 12 mois pour manquement au devoir de déférence, l’avocat de Vital Kamerhe dans le procès historique de 100 jours dit avoir été rétabli depuis le vendredi 03 décembre 2021.
Affaire Libération de Vital Kamerhe, Concert de l’artiste musicien Fabregas Le Métis Noir en France : Le combattant de la diaspora congolaise Boketshu Wa Yambo prend des mesures.
»On ne parlera plus des détournements de millions de dollars. C’est fini, parce que nous sommes là. Nous surveillons les dépenses de l’État tous les jours », rassure le chef de service de l’Inspection générale des finances (IGF), au cours de la 7ème édition du forum Makutano.
»On a laissé les gens gérer sans contrôle. Aujourd’hui, si on parle encore de détournements, c’est parce qu’ill y a 4 ou 5 ans justement il n’y avait pas eu de contrôle ».
Jules Alingete rappelle que »l’objectif poursuivi par l’Inspection générale des finances n’est pas de faire arrêter les gestionnaires publics. L’objectif poursuivi, c’est de ramener le pays sur la voie de la bonne gouvernance souhaitée par le président de la République ».
Et d’insister : « l’objectif est la préservation des finances publiques. C’est pourquoi nous privilégions maintenant le contrôle appelé encadrement des finances publiques qui est un contrôle qui vise à empêcher de manière anticipée les actes de détournement des deniers publics ».
Parcours du combattant
« C’est un parcours de combattant de contrôler à priori, d’avoir des conclusions et d’amener les gestionnaires à la justice. La justice a aussi sa procédure. Quand nous terminons le travail, nous transmettons le dossier au Parquet. Ce dernier doit endosser le travail. Pour que le Parquet endosse le travail que nous faisons, il faut qu’il en soit convaincu. Or nous avons généralement des problèmes avec le parquet », explique Jules Alingete
« Nous sommes à vocation financière. Mais, on ne trouve pas nécessairement des magistrats à vocation financière au Parquet. Donc nous devons prendre suffisamment de temps pour travailler avec les magistrats afin qu’ils endossent le travail de l’IGF. Lorsque cela est fait , le magistrat devra continuer l’instruction du dossier en multipliant les investigations avant d’aller devant les juges. Tout ça prend du temps ».
Le chef de service de l’IG pense « qu’il est plus important de préserver les finances publiques en empêchant les actes de corruption et de détournements que d’être dans le contrôle à posteriori qui nous ramène toujours dans des procédures qui sont parfois longues ».
Aucune cogestion avec les entreprises
Alors que plusieurs mandataires dénoncent une forme d’immiscion de l’IGF dans la gestion des entreprises publiques, en évoquant notamment une certaine »cogestion », Jules Alingete tranche : « il n’y a pas de cogestion possible. Partout ailleurs, le rôle de l’Inspection générale des finances est prioritairement de faire un contrôle à priori ou un contrôle concomitant. À la naissance du corps des inspecteurs des finances dans notre pays, on faisait essentiellement un contrôle à priori ».
Il insiste sur le fait que »ce n’est pas du tout une participation à la gestion. Nous faisons notre travail de Visa préalable. Nous le faisons au respect des lois et règlements en matière des finances publiques. C’est tout simplement un mode de contrôle existant qui vient d’être activé maintenant et qui gêne les gestionnaires publics. Ils doivent s’habituer au contrôle ».
Encore plus d’énergie
« La justice est en train de faire son travail. Nous ne pouvons pas commenter les décisions de justice. Les arrêts et les jugements s’imposent à tous. Loin de nous décourager, tout ce qui se passe nous donne encore de l’énergie pour renforcer le contrôle concomitant ».
Mais il reste convaincu que « même les personnes qui sont libérées, si demain on les remet dans la gestion publique, elles vont se comporter autrement et nous ne leur donnerons plus l’occasion de faire ce qu’elles avaient fait. Le gendarme doit faire peur. Nous devons faire peur ».
Eteni Longondo, Willy Bakonga et Vital Kamerhe, voici trois prisonniers vedettes dont la mise en liberté conditionnelle, fait grand bruit dans l’opinion en RD Congo. Dans les différentes plateformes sur les réseaux sociaux, les internautes congolais d’ici et d’ailleurs, y vont de leurs commentaires. Mais dans l’ensemble, le ton utilisé ne cache plus la déception. Mais malgré tout ce qui se dit autour de cette affaire, il reste à l’évidence que trois détenus considérés comme des cas emblématiques, ont quitté leurs cellules de l’ex-Prison centrale de Makala.
Dans l’ordre chronologique de ces libérations provisoires, l’ancien ministre de la Santé Eteni Longondo, en est le premier bénéficiaire. Placé sous mandat d’arrêt provisoire depuis le 28 août dernier pour détournement présumé d’importants fonds alloués à la lutte contre la pandémie de Coronavirus, ce cadre du parti présidentiel hume l’air frais depuis le 14 septembre. Le moins que l’on puisse rappeler à son propos, est qu’en août 2020, l’Inspection générale des finances (IGF), avait soupçonné Eteni Longondo d’avoir détourné une bagatelle somme de 7 millions de dollars américains, destinés à la lutte contre la pandémie de Covid-19.
Bien que niant les faits à sa charge, soutenant que les pièces justificatives exigées étaient en plein processus de vérification par ses services au moment du contrôle, Eteni Longondo a tout de même restitué au Trésor public, au mois de novembre dernier, la somme de 721.900 dollars représentant «la prime trop perçue» et «la différence sur la décontamination du Palais du peuple», ainsi qu’un «double paiement effectué par la Banque centrale du Congo (BCC)».
Après l’ancien ministre de la Santé, c’est un autre membre du Gouvernement qui a quitté la prison. Condamné à 3 ans de prison, le 30 avril dernier par la Cour de Cassation pour blanchiment d’argent et «transfert illicite de capitaux vers l’étranger», Willy Bakonga, ancien ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST, est libre depuis la soirée du 25 novembre dernier.
Même si les circonstances de sa libération restent encore floues et même très controversées, en tout cas Willy Bakonga ne compte plus parmi les pensionnaires du CPRK, le plus grand centre pénitentiaire de Kinshasa. On rappelle que l’ex-patron de l’EPST avait quitté le pays quelques mois plus tôt, avant d’être interpellé à Brazzaville avec plus de 10.000 dollars américains dans sa mallette.
Et voici Kamerhe. Secret de polichinelle, l’ancien Directeur de cabinet et allié du Président Félix Tshisekedi, respire l’air conditionné depuis le lundi 6 décembre courant. A l’instar d’Eteni Longondo et de Willy Bakonga, Vital Kamerhe, arrêté le 8 avril 2020 pour détournement d’importantes sommes évaluées à des millions de dollars américains, a passé la nuit de lundi à mardi dans son lit, parce que bénéficiaire, lui aussi, d’une liberté provisoire, moyennant une caution de 500 mille dollars américains !
DE MAUVAIS SIGNAUX ?
Au-delà de toutes ces libérations en série, la question qui se pose au sein de l’opinion, sans déjuger le juge, est celle de savoir, quel est le message que la Justice congolaise envoie à la population. Sans remuer le couteau dans la plaie, l’opinion note que le point commun entre les trois détenus, désormais en liberté, est que tous ont été reconnus coupables de détournement des millions de dollars du trésor public.
A priori, la question posée ci-dessus vaut son pesant d’or, quand on considère le statut social des personnes concernées et aussi, toute l’hystérie qui a entouré leurs arrestations. Dans l’opinion, il n’était pas étonnant d’entendre des propos du genre : »C’est la première fois, dans l’histoire du pays, qu’un Directeur de cabinet du Président ou qu’un ministre, un mandataire public…soit arrêté».
Cependant, la suite du feuilleton laisse un arrière-goût d’une déception collective. Car, vu du Congolais lambda, ces arrestations avaient été perçues comme le début effectif d’un Etat véritablement de droit, dans son volet judiciaire. En d’autres termes, les arrestations de grandes personnalités du pays, suivies de leur emprisonnement, sonnaient ainsi le glas de l’ère des intouchables. Ou plutôt, la fin d’une justice pour ou contre les faibles.
VK, preuve par l’absurde d’un procès politique?
Sinon, comment comprendre que des prisonniers considérés comme des cas emblématiques puissent bénéficier de la liberté provisoire, pendant que croupissent encore en prison, des personnes arrêtées parfois pour de petites infractions de droit commun. En ce qui concerne Vital Kamerhe, par exemple, d’aucuns déduisent que son procès était plus politique que judiciaire. Car, à l’hypothèse que ce procès eut été judiciaire, on ne voit pas un prévenu condamné au premier et dernier degré, bénéficier de la liberté conditionnelle plusieurs fois sollicitée par sa défense mais refusée par les magistrats de la Cour de cassation.
Pourquoi avoir fait autant de bruits assorti d’un matraquage médiatique si l’issue du procès était une libération conditionnelle ? Tout ça pour ça ? Qu’un procès pour lequel on a beaucoup investi, se termine dans ces conditions, ça pose quand même un vrai problème de sa motivation profonde. Y compris au niveau des magistrats de la Cour de cassation qui, selon des analystes, ne se sentiraient pas du tout à l’aise.
L’inspecteur général des Finances a répondu à une question sur la libération conditionnelle accordée à Vital Kamerhe, au cours de son intervention, hier mardi 7 décembre, lors du forum international d’affaires «Makutano».
À en croire Jules Alingete, l’objectif de l’Inspection Générale des Finances est de voir les personnes arrêtées changer leur comportement vis-à-vis des finances publiques.
«Notre objectif, ce n’est pas de voir ces personnes définitivement en prison. Notre objectif est qu’elles puissent se corriger. C’est pourquoi aujourd’hui nous privilégions d’empêcher aux gens de détourner les deniers publics. Voilà pourquoi nous mettons en place un dispositif qui les empêche d’opérer. Et c’est ce qui gêne actuellement. Avec cette patrouille financière a priori, nous n’aurons plus à amener les gens en justice. Nous les empêchons au quotidien de détourner. Et cela va ramener le pays sur la voie de la bonne gouvernance», a-t-il déclaré.
Pour le numéro un de l’IGF, avec le travail abattu par son service, si Vital Kamerhe était appelé à occuper une autre fonction publique dans sa vie, il va certainement gérer autrement.
«Je ne peux pas commenter la décision de la justice. Nous ne pouvons que nous incliner et continuer à faire notre travail. Ce qui se passe, loin de nous décourager, nous donne encore de l’énergie pour renforcer encore le contrôle concomitant. Je suis sûr et certain que si ces personnes qui sont libérées sont remises à la gestion publique, je pense qu’elles vont se comporter autrement. Et nous ne leur donnerons plus l’occasion de refaire ce qu’elles ont fait hier», a-t-il rassuré.
La Cour de Cassation a accordé une liberté provisoire à Vital Kamerhe lundi dernier. Ce dernier était condamné au second degré à 13 ans des travaux forcés pour détournement des deniers publics.
Libération de Vital Kamerhe : L’ancien combattant de la diaspora congolaise, Bishop Tshatumba exhorte les militants de l’UNC à éviter le triomphalisme.
Libéré le lundi 6 décembre 2021, Vital Kamerhe est déjà pressenti coordonnateur de l’USN. Mission : Appuyer Félix Tshisekedi et consolider les forces politiques de l’Union sacrée en perspective de la présidentielle de 2023. Indiscrétion.
La libération provisoire Vital Kamerhe a été célébrée lundi soir à Kinshasa, à Goma, Bukavu et dans une certaine mesure à Kisangani, Butembo et dans les différentes représentations fédérales et locales de son parti politique, l’Union pour la nation congolaise (UNC). Motards et automobilistes se sont directement rués sur les principales artères routières de quelques villes du pays pour exprimer leur joie enfin de retrouver leur leader en liberté et surtout qu’ils attendent le voir rebondir illico dans l’arène politique. L’évènement signale également une nouvelle tournure dans la gestion des affaires politiques sous le leadership de Félix-Antoine Tshisekedi. Le bulldozer politique Kamerhe pourrait être la pièce convenable pour apaiser les quelques tensions perceptibles notamment au sein de l’Union sacrée où la crise de leadership demeure une grande préoccupation. Equiper confortablement l’influence politique du régime Tshisekedi à l’Est où les habitants semblent avoir tourné le dos au pouvoir actuel par manque de réponses rassurantes aux questions récurrentes de l’insécurité et de bien-être collectif. Faire baisser les velléités de tribalisme de plus en plus décriées dans notre système de gouvernance politique. Proposer des mécanismes d’accompagnement efficient de la nouvelle CENI dont l’action demeure en berne. Mobiliser les populations de l’Est à soutenir massivement les opérations militaires de traque contre les rebelles étrangers (ADF notamment) avec le soutien affirmé des armées toujours contestées en provenance des pays voisins. Contribuer à la stabilisation des provinces dont les gouvernements sont en perpétuelle déliquescence et qui semblent manquer d’interlocuteurs crédibles dans la ceinture politique immédiate du président de la République. Consolider les rapports entre le pouvoir et les deux confessions religieuses (catholique et protestante) non encore suffisamment rassurées par le nouveau leadership de la CENI etc.
L’Union sacrée en danger, il faut vite se ressaisir
Les leaders politiques membres de l’Union sacrée de la nation ne cachent plus leur désarroi de constater qu’en dépit de leur apport remarquable dans le basculement de la majorité parlementaire, la méga-plateforme politique a toujours du mal à fonctionner convenablement. D’une part, les réunions de la structure sont conjoncturelles et opportunistes, et d’autre part, celle-ci (l’Union sacrée) ressemble à une boite à crabes où tous les coups sont permis. Plusieurs zones de frustration y sont répertoriées depuis les mécontentements liés aux nominations au gouvernement Sama Lukonde, la répartition des postes à la CENI n’a pas satisfait tous les sociétaires. Raison pour laquelle certains leaders politiques sont tout yeux tout oreilles sur les nominations en cours dans les entreprises publiques et dans la diplomatie active de la République. Même la stratégie pour le soutien au candidat Félix Tshisekedi à l’élection présidentielle de 2023 ne parait pas bien articulée à l’interne et plusieurs soutiens disparates s’affichent sans une bonne coordination des acteurs, des forces politiques et des mouvements sociaux favorables à une réélection de Tshisekedi en 2023.
Justement, Vital Kamerhe est du bâtiment politique pour savoir comment jongler avec les événements, les circonstances, les hommes et les ressources afin de parvenir à l’objectif recherché par leur champion Félix Tshisekedi. L’Union sacrée est en panne de leadership actif. Même les efforts comptabilisés à l’actif de Jean-Marc Kabund, Modeste Bahati Lukwebo et de Christophe Mboso Nkodia n’ont pas pu véritablement stabiliser le navire. En dépit de leur « bonne volonté » affichée. Leurs charges politiques respectives ne peuvent leur permettre de tout scruter au quotidien et à tout instant. Or, la politique, c’est d’abord une question de disponibilité et de réponses immédiates aux improvisations des besoins conjoncturels, saisonniers et même atmosphériques du jeu politique. Selon certaines indiscrétions assez avares d’informations détaillées, le président pourrait donc charger son ancien directeur de cabinet de conduire, innover et révolutionner la structuration politique de la baraque. Les mêmes indiscrétions soulignent que Kamerhe bien que devenu un personnage âgé qui pourrait ne plus donner le meilleur de lui-même pour tout remettre sur les rails, mais il ne demeure pas moins que son étoffe serait inévitablement toujours précieuse et sa volupté politique pour réanimer l’Union sacrée.
Kamerhe, serait-il d’attaque pour 2023 ?
Tout pourrait se jouer entre Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe. En effet, le président de la République aurait développé de puissants réseaux pour préparer ses perspectives politiques pour les prochaines années. Tshisekedi est candidat. Il l’a déjà déclaré à Goma. Le travail serait très avancé à l’international pour chercher à s’attaquer présentement aux réalités et défis internes. Le président n’a pas encore sillonné l’ensemble des provinces. Il est donc attendu partout et tout de suite. Arrêté le mercredi 8 avril 2020 au soir, Vital Kamerhe n’a pas cessé de bénéficier de la sympathie de son chef, Félix Tshisekedi. Le jeudi 1er juillet 2021 à Goma, le président avait parlé avec son cœur pour qualifier son collaborateur d’homme encore utile à la nation : «Kamerhe est un homme sérieux et honnête». Ces bonnes intentions présidentielles à l’égard de Kamerhe n’arrangent pas forcément tous les caciques du régime. Hier soir, il n’a pas été surprenant de constater que des groupuscules de combattants du parti au pouvoir ont manifesté leur colère suite à la libération de VK. Ceci explique que le retour du batailleur politique ne manquerait pas de gêner certains parmi les membres influents de la cour politique immédiate du chef. Pourtant, il est de notoriété publique que Kamerhe pourrait beaucoup apporter à la machine Tshisekedi aujourd’hui en grandes difficultés. Il faut le dire, la prison a requinqué politiquement VK d’une nouvelle vitalité politique renforcée par sa victimité pénitentiaire et les nombreux soutiens générés par chaque épisode de son procès très médiatisé. Kamerhe pourrait vite se reconstituer et se lancer à grande pompe dans de nouvelles enjambées politiques sur le plan national et international. Autant d’atouts qui font de l’homme un acteur majeur dans une grande coordination stratégique de la campagne électorale de Félix Tshisekedi.
Cependant, l’homme a aussi ses défauts. Kamerhe a ses excès qui n’arrangent pas ses concurrents politiques les plus proches. Les observateurs politiques préviennent VK qu’il devrait assainir ses propres ambitions et harmoniser avec son patron Félix Tshisekedi. Car, pour le parti présidentiel, Kamerhe prenait déjà des allures d’un présidentiable inattaquable. Sa famille, ses proches et partenaires devraient comprendre que son heure politique n’a pas encore sonné. Et qu’avec Tshisekedi, il est possible de tout gagner dans l’avenir.
La libération conditionnelle accordée à Vital Kamerhe, président national de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), par la Cour de Cassation ne cesse de susciter des réactions en République démocratique du Congo.
La dernière en date est celle de la fédération de l’Union pour la Nation Congolaise au Kasaï Central.
A travers une caravane motorisée dans les rues de Kananga, le président fédéral Mutshipayi Balowe a dit toute sa satisfaction de voir leur autorité morale, Vital Kamerhe en liberté.
« UNC Kasaï Central a accueilli avec joie et satisfaction la mise en liberté provisoire du pacificateur-docteur, l’honorable Vital Kamerhe devant la cour de cassation. A cette occasion , nous rendons grâce à Dieu, le seul maître de temps et de circonstance, le seul juste juge » a t-il déclaré à la presse.
Cependant, la fédération de l’UNC au Kasaï Central dit rester attentif sur la suite de la procédure judiciaire qui, selon elle, seule permettra de rétablir toute la vérité dans ce dossier.
Rappelons par ailleurs que la libération conditionnelle accordée à Vital Kamerhe par la Cour de Cassation est intervenue lundi dernier dans la soirée. Une décision saluée par sa formation politique, l’UNC.
Les Young Boys de Berne s’en vont à la conquête d’une possible qualification en 16è de finale de l’Europa League ce mercredi 08 Décembre sur la pelouse de Manchester United, déjà qualifié pour les huitièmes de finale de la Champions League UEFA.
Vainqueurs des Mancuniens en manche aller (2-1), les Suisses vont une fois de plus se mesurer devant le Manchester United de Cristiano Ronaldo. Bien que sans enjeu, les Mancuniens aborderont cette rencontre en revanchard consécutivement à la défaite à l’aller. Pour cela, Elia et ses pairs doivent affûter leurs armes afin d’espérer chez les Red Devils. Tout reste possible jusqu’à cet instant, une victoire des Suisses pour leur ouvrir la porte des huitièmes de finale de l’Europa League.
Mathématiquement, la victoire des Young Boys serait utile et que si le Villarreal perdait contre l’Atlanta Bergame, en Italie. Mais une défaite ou un nul des Sous-marins jaunes signerait d’office l’élimination de Young Boys de toute compétition Européenne cette saison.
Les Etats-Unis ont instauré lundi des sanctions contre l’associé d’un milliardaire israélien, Dan Gertler, accusé de malversations en République démocratique du Congo (RDC), qui marquent une nouvelle stratégie de lutte contre la corruption de la part de l’administration Biden. L’homme d’affaires congolais Alain Mukonda est accusé d’avoir « fourni un soutien au milliardaire placé sous sanctions Dan Gertler », selon un communiqué du ministère américain du Trésor.
Douze entités liées à M. Mukonda ou des sociétés avec qui il est associé en RDC et à Gibraltrar sont également sanctionnées dans le cadre de la loi « Magnitsky » qui vise à lutter contre la corruption et les atteintes aux droits humains, ajoute le Trésor.
Soupçonné d’avoir signé des « contrats miniers et pétroliers opaques et entachés de corruption » en RDC, Dan Gertler, un proche de l’ancien président Joseph Kabila, avait été placé en décembre 2017 sous sanctions par le Trésor américain.
Ces sanctions avaient été allégées juste avant le départ de Donald Trump de la Maison Blanche en janvier, avant d’être rétablies en mars par la nouvelle administration.
En mai, une coalition d’ONG avait estimé dans un rapport que la RDC pourrait avoir perdu près de 4 milliards de dollars à cause des contrats conclus avec le sulfureux homme d’affaires israélien.
Le ministère américain « s’engage à soutenir les efforts anti-corruption de la République démocratique du Congo en poursuivant ceux qui violent le système politique pour des bénéfices économiques et qui profitent injustement de l’Etat congolais », a expliqué lundi le secrétaire adjoint au Trésor Wally Adeyemo.
Ces sanctions sont les premières d’une série qui doivent intervenir cette semaine où l’ONU célèbre jeudi la Journée internationale contre le corruption et la Journée internationale des droits humains vendredi.
Elles marquent également l’annonce d’une première stratégie gouvernementale qui doit s’attaquer à deux grandes failles des Etats-Unis en matière de blanchiment: les transactions immobilières douteuses et l’utilisation de sociétés écran.
Le président Joe Biden, qui avait dans le passé qualifié la corruption de « cancer » pour les sociétés, a décidé d’une part de durcir la réglementation des transactions immobilières pour éviter qu’elles ne servent à blanchir de l’argent provenant de trafics, de détournement de fonds publics ou de pots-de-vin.
Et d’autre part d’augmenter la transparence financière en identifiant mieux qui se cache derrière les sociétés écran.
« Les Etats-Unis étant la première économie mondiale, nous sommes conscients d’avoir une responsabilité particulière dans la correction de nos propres insuffisances », explique la Maison Blanche.
Cela passe par une meilleure identification des « bénéficiaires effectifs », c’est-à-dire les réels propriétaires d’actifs financiers placés dans des sociétés écran et autres coquilles vides enregistrées sous d’autres noms.
Le Congrès américain a adopté en janvier dernier une loi imposant aux sociétés américaines de déclarer au gouvernement fédéral leurs bénéficiaires effectifs. Il s’agit là d’une rupture pour les Etats-Unis, où la législation en la matière peut être extrêmement souple – par exemple dans des Etats comme le Delaware, fief de Joe Biden.
La Maison Blanche veut aussi mieux réguler les transactions immobilières, en particulier quand les paiements se font en liquide. « Le marché immobilier américain continue d’être utilisé comme un moyen de blanchir de l’argent », constate le département du Trésor dans un communiqué.
Dans un rapport publié en août dernier sous le titre « Pourquoi le marché immobilier américain fait rêver les kleptocrates », l’organisation non-gouvernementale Global Financial Integrity (GFI) avait estimé qu’en cinq ans, au moins 2,3 milliards de dollars d’argent sale avaient été blanchis via des transactions immobilières aux Etats-Unis.
« Pourtant les Etats-Unis sont le seul pays du G7 qui n’oblige pas les professionnels de l’immobilier à respecter les lois et règlements anti-blanchiment », avait déploré GFI.
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