À travers une correspondance datée du 17 septembre 2021, la plateforme politique LAMUKA, via les secrétaires généraux du parti Nouvel Elan, Blanchard Mongomba et du parti Engagement pour la Citoyenneté et le développement (ECIDé), Devos Kitoko, viennent de saisir officiellement le gouverneur de la ville de Kinshasa au sujet de l’organisation de leur marche prévue le 29 septembre prochain.
Ces formations politiques soulignent, dans cette lettre, que l’objectif de la marche est de réclamer la dépolitisation de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et la tenue des élections de 2023 dans le délai constitutionnel.
« Nous venons par la présente vous informer, conformément à l’article 26 de la constitution, de l’organisation par le Nouvel Élan et l’ECIDé, partis politiques membres de la coalition LAMUKA ainsi que les partis politiques et forces sociales acquises au changement, d’une marche pacifique le mercredi 29 septembre 2021 pour réclamer la dépolitisation de la CENI, exiger le respect du délai constitutionnel de la tenue des élections en 2023 et combattre la planification de la fraude électorale », peut-on lire dans cette correspondance.
Par ailleurs, la plateforme LAMUKA indique que sa marche, qui se déroulera dans le respect des gestes barrières, partira du quartier 3, dans la commune de Masina, pour déboucher au Palais du peuple à Lingwala dans la capitale Congolaise.
Pour rappel, la marche du 15 septembre organisée par LAMUKA a été dispersée par la police. Cette plateforme n’avait pas obtenu le quitus du gouverneur de la ville de Kinshasa qui avait préféré décaler cette manifestation à la date du 17 septembre, notamment à cause de la rentrée parlementaire qui a eu lieu le même jour.
La gouverneure de la Banque Centrale du Congo (BCC), Malangu Mbuyi-Kabedi a, au cours de la 20ème réunion du conseil des ministres tenue, vendredi 17 septembre, fait état de la situation financière récente sur le marché des changes ainsi que les biens et services.
D’après la gouverneure relayée par le compte-rendu du gouvernement, les différents indicateurs attestent que le cadre macroéconomique demeure « stable ».
Mais bien plus, Malangu Kabedi-Mbuyi a également fait part du « nouveau record jamais atteint en République Démocratique du Congo » sur les réserves de change avec plus de 3,3 milliards de dollars américains.
« Sur le marché de changes, le taux de change officiel s’est établi à 1.992,41 FC pour un dollar américain. Sur le marché parallèle, le franc congolais s’est légèrement apprécié situant le taux de change à 2.038,33 francs congolais pour un dollar américain« , rapporte le compte-rendu du gouvernement signé par le ministre de la Communication et médias, Patrick Muyaya.
En outre, la gouverneure de la BCC a épinglé le ralentissement du rythme de formation des prix sur le marché des biens et services en RDC.
« Sur le marché des biens et services, il y a lieu de relever le ralentissement du rythme de formation des prix au cours de la deuxième semaine du mois de septembre courant, attesté par un taux d’inflation hebdomadaire de 0,043 % contre 0,098% enregistré la semaine précédente. Et en cumul annuel, l’inflation est ressortie à 3,22% contre 13,77% à la même période en 2020« , a-t-elle indiqué.
Et de poursuivre : « Cette stabilité résulte de la bonne coordination des politiques budgétaire et monétaire qui doivent être maintenues en vue de renforcer cette stabilité macroéconomique. »
Par ailleurs, la gouverneure de la Banque Centrale du Congo a appelé à la poursuite des réformes pour établir le lien entre la stabilité macroéconomique et la croissance économique.
Sur le Boulevard triomphal à Kinshasa, en face du Palais du peuple, les travaux du gigantesque futur Centre culturel et artistique pour l’Afrique centrale avancent, ce qu’a pris soin de souligner cette semaine l’ambassade de Chine, malmenée ces derniers temps en République démocratique du Congo.
« La pandémie de Covid-19 a stoppé beaucoup de choses, mais pas la construction » de ce centre, « financé par un don du gouvernement chinois et nouveau symbole de la coopération sino-congolaise », a tweeté l’ambassade, photos à l’appui.
Depuis plusieurs semaines, la représentation chinoise monte au créneau sur les réseaux sociaux pour répondre à diverses décisions et prises de position perçues comme hostiles à la très forte présence de la Chine en RDC, à sa manière d’opérer dans le juteux secteur minier et de tenir ses engagements.
Le changement est notable, au moins sur la forme, par rapport à l’apparente lune de miel de ces 20 dernières années.
Le ton a été donné en mai par le président congolais Félix Tshisekedi, quand il a annoncé son intention de « revisiter » les contrats miniers conclus par son prédécesseur Joseph Kabila.
Ce dernier a été au pouvoir de 2001 à début 2019, mais n’a vraiment disparu de la scène que deux ans plus tard, quand Félix Tshisekedi s’est débarrassé d’un encombrant accord de coalition avec lui. Depuis, l’actuel président montre qu’il a désormais les mains libres pour remettre à plat des contrats « mal négociés ».
« Il n’est pas normal que ceux avec qui le pays a signé des contrats d’exploitation s’enrichissent pendant que nos populations demeurent pauvres », avait-il lancé. De fait, la RDC est richissime en minerais – cobalt, cuivre, or, uranium, etc. Mais la majorité de sa population vit dans la misère.
La Chine étant de loin la plus présente dans l’extraction minière en RDC, certains observateurs ont vu dans les propos de Félix Tshisekedi un bras de fer engagé avec Pékin, au moment où la RDC s’est rapprochée des Etats-Unis. D’autres sont moins catégoriques, y voyant plutôt une manière de faire monter les enchères.
– Etat des lieux –
Dans la foulée du discours présidentiel, les annonces se sont accélérées depuis début août.
La présidence a notamment décidé d’examiner la part de l’entreprise minière publique, la Gécamines, dans une importante mine de cuivre et cobalt, TFM (Tenke Fungurume Mining), dont l’actionnaire principal est le groupe chinois China Molybdenum. Une commission va évaluer l’ampleur des réserves du site, afin de permettre à l’Etat de « rentrer équitablement dans ses droits », a-t-elle promis.
Encore plus spectaculaire, Félix Tshisekedi a demandé un état des lieux de l’exécution d’un mégacontrat sino-congolais signé en 2008, par lequel un consortium chinois devait construire des infrastructures en échange de minerais. Le montant total concerné était au départ de 9 milliards de dollars, revu l’année suivante à 6 milliards.
Clairement, le gouvernement congolais estime aujourd’hui que le compte n’y est pas dans la réalisation des infrastructures promises.
En réponse, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a au contraire mis en avant « des investissements réalisés dans des infrastructures de base telles que des routes, des hôpitaux, des usines hydroélectriques… ». En plus de dix ans, a-t-il estimé, le « partenariat stratégique » sino-congolais a permis de promouvoir « le développement de l’industrie minière locale, de contribuer au financement des collectivités locales et de développer l’emploi ».
Mais ce discours ne semble guère convaincre l’opinion congolaise, plus perméable ces dernières semaines à des remontées du terrain très défavorables aux Chinois.
Par exemple, dans le Sud-Kivu (est), le gouverneur a suspendu les activités d’extraction aurifère d’entreprises chinoises qui, selon lui, ne respectent ni les règles du code minier, ni l’environnement, ni les droits de l’Homme.
Un documentaire accusant la Chine de coloniser la RDC a aussi alourdi le dossier, d’autant plus que le Dr Denis Mukwege, prix Nobel de la paix 2018, y est interrogé et assimile à « une forme d’esclavage » le comportement des Chinois.
L’ambassade de Chine a répliqué, jurant de sa bonne foi, promettant de mener des enquêtes et de sévir contre les entreprises qui se livreraient à de l’exploitation illégale.
Vendredi, son tweet sur le centre culturel a suscité des commentaires mitigés, allant de « bravo à @AmbCHINEenRDC, @USAmbDRC n’a jamais rien offert de tel au peuple », à « cette construction énorme ne va pas nous faire oublier le pillage et l’esclavagisme entretenus par vos ressortissants ».
Actu Expliquée – Toute l’actualité de la RDC avec l’analyste politique Fabien Kusuanika. Sujet : Fayulu : Entre réussite et échec + La menace de Katumbi fait plier Mboso.
La DYSOC de Jean-Pierre Lisanga Bonganga a félicité vendredi les deux membres du présidium de Lamuka, Martin Fayulu et Adolphe Muzito pour le succès de la marche organisée par la coalition Lamuka le mercredi 15 septembre sur l’ensemble du pays.
L’opposant a salué l’implication de la population qui a dit « Non » à la politisation de la CENI, au glissement du calendrier électoral, au projet funeste de fraude électorale, à l’instrumentalisation de la justice, à la dictature rampante du président Félix Tshisekedi qui impose aux Congolais le paiement d’une taxe illégale à savoir la taxe RAM.
« La DYSOC rend un vibrant hommage au peuple congolais qui, malgré les intimidations de toutes sortes, du pouvoir en place, a chassé la peur, en répondant en masse à l’appel de Lamuka », a applaudi Lisanga Bonganga.
Un peuple mature, explique-t-il, qui est descendu dans la rue dans plusieurs villes du pays, notamment à Kinshasa, Kisangani, Bumba, Gémena, Goma, Mbuji-mayi, Mbandaka, Lubumbashi etc…, pour exiger des élections inclusives, transparentes et crédibles en 2023 et pour protester contre les dérives dictatoriales du président Félix Tshisekedi Tshilombo.
A haute voix, la DYSOC condamne fermement la répression policière brutale et disproportionnée de cette marche nationale pacifique. Il faut souligner en effet, qu’au cours de cette marche, on a enregistré des arrestations arbitraires, plusieurs blessés graves et déploré des mises à tabac notamment celle de Patient Ligodi, journaliste et correspondant de RFI qui couvrait l’évènement.
Le mouvement politique soutient, enfin, que seule la lutte libère et qu’il importe que le président Martin Fayulu, commandant du peuple, et le président Adolphe Muzito, coordonnateur en exercice de la coalition Lamuka ne baissent pas les bras, mais qu’ils continuent à organiser d’autres actions pacifiques de lutte pour préserver et consolider la démocratie dans notre pays. « On peut tout nous empêcher, sauf nous interdire de réfléchir », a tranché Lisanga Bonganga.
Dans sa communication lors de la réunion hebdomadaire des ministres de ce vendredi 17 septembre, le Chef de l’État Félix Tshisekedi a déploré les différents scandales sur l’exploitation illégale des ressources minières de la République Démocratique du Congo.
À en croire le compte rendu signé par le porte parole du gouvernement Patrick Muyaya, le Chef de l’État a chargé les ministres de la justice et des mines d’instruire les services compétents pour une enquête détaillée sur ce sujet.
« Dans le même volet, il a instruit le ministre des mines de prendre toutes les dispositions nécessaires pour produire un rapport clair sur cette situation ainsi que des propositions concrètes assorties des mesures contraignantes pour des cas d’irrégularités avérés », rapporte Patrick Muyaya.
Par ailleurs, Félix Tshisekedi a demandé au premier ministre, Sama Lukonde de mettre en place une commission interministérielle chargée d’établir la cartographie des minerais du pays afin de protéger la RDC ainsi que sa population.
La coalition Lamuka aille Muzito-Fayulu durcit le coup. Après une marche qui a accouché d’une souris le mercredi 15 dernier, la plate forme de l’opposition radicale annonce ce vendredi 17 septembre, la tenue d’une autre marche pacifique le mercredi 29 septembre prochain.
Les motivations de cette manifestation restent les mêmes : exiger la dépolitisation de la centrale électorale, ainsi que l’initiation des réformes électorales consensuelles.
C’est au cours d’une conférence de presse organisée dans le but d’évaluer la marche du 15 septembre dernier, que le présidium de Lamuka animé par le duo Muzito-Fayulu annonce solennellement qu’il organisera une autre marche, le 29 septembre prochain pour les mêmes motifs que ceux du 15 septembre », a fait savoir Jean Claude Mwalimu, directeur de cabinet de Martin Fayulu, lisant la déclaration de Lamuka.
Pour rappel, le gouverneur de Kinshasa n’avait pas autorisé la marche du 15 septembre, qui toute fois fut maintenu par ses organisateurs. La néfaste conséquence qui s’en était suivie, est la répression de ladite manifestation dans la commune de Masina, dans l’Est de Kinshasa.
Comme ils savent bien le faire, Martin Fayulu et Adolphe Muzito, s’en prennent au régime du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, qui selon eux « est prompt à mobiliser un impressionnant dispositif policier pour réprimer une manifestation pacifique plutôt que de l’encadrer »
« Le Présidium constate que le régime de fait de Monsieur Tshisekedi en place est prompt à mobiliser un impressionnant dispositif policier pour réprimer une manifestation pacifique plutôt que de l’encadrer » , constatent-ils.
Dans une déclaration faite à Kinshasa ce vendredi, ces deux leaders de l’opposition Genevoise s’étonnent également du silence du corps diplomatique accrédité à Kinshasa.
« LAMUKA s’étonne du silence du corps diplomatique accrédité à Kinshasa qui n’a pas daigné dire un mot sur les brutalités et autres sévices réservés au Président élu, Martin Fayulu, au Premier ministre honoraire Adolphe Muzito ».
Il y’a lieu de rappeler que la dernière marche lancée le 15 septembre a été brutalement étouffée dans l’œuf par les forces de l’ordre. D’après la plateforme Lamuka, plusieurs manifestants ont été arrêtés, et certains d’entre eux, sont toujours aux cachots.
L’intraitable Martin Fayulu, s’explique sur l’injure publique proférée contre un policier lors de la marche du 15 septembre à Kinshasa pour dire non à la politisation de la commission électorale nationale indépendante.
« que dire d’un policier qui vole, extorque les biens des pauvres mamans, passants et autres », a t-il déclaré ce vendredi.
Pour rappel, lors d’une marche lancée sur toute l’étendue de la RDC, Martin Fayulu, sous le coup de la colère de l’étouffement de cette manifestation par la police nationale congolaise (PNC), avait injurié un policier « Bolole ».
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