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Bitumba : Gaz Mawete aye kobundisa Innoss’B à B-one, Papy Mboma akaboli bango

Après son émission sur KIN 24 TV, l’artiste musicien Gaz Mawete s’est rendu au tournage de l’émission de INNOSS’B à B-one télévision heureusement il a croisé Papy Mboma en premier et ce dernier a su le maîtriser. Regardez

Publication imminente du Gouvernement Sama : Peter Kazadi rassure

Les bruits qui ont couru, faisant état de la publication du gouvernement Sama Lukonde, entre samedi 3 et dimanche 4 avril se sont avérés de chants de sirène.

Cependant, la tension touche déjà à son terme. Le député provincial de Kinshasa, Peter Kazadi, a ce lundi rassuré l’opinion sur la publication du Gouvernement tant attendu dans les heures qui viennent après quelques réglages et arbitrage du Président de la République, Félix Tshisekedi.

« Le Chef de l’État ne retarde rien. il veut tout simplement composer un Gouvernement qui va consolider la cohésion nationale. Un grand travail est déjà fait, et le Gouvernement va sortir dans les heures qui suivent », rassure ce cadre du parti présidentiel.

Certains analystes estiment que le retard de la publication du Gouvernement est dû à la configuration hétéroclite de la coalition de l’Union sacrée de la nation prônée par le Chef de l’État Félix Tshisekedi.

Pendant ce temps, les associations et ONG congolaises pointent du doigt les acteurs politiques ayant adhéré dans l’Union sacrée de la nation qui, selon elles, sont à la base du retard enregistré jusqu’ici dans la formation ainsi que la publication du nouveau gouvernement.

Gilbert Ngonga
24h

Lisanga Bonganga accuse Félix Tshisekedi de bloquer le fonctionnement régulier des Institutions provinciales

Dans une déclaration, la Dynamique pour la Sortie de Crise (Dysoc) accuse Félix Tshisekedi de bloquer le fonctionnement régulier des Institutions provinciales en RDC.

D’après Jean-Pierre Lisanga Bonganga, Félix Tshisekedi est auteur du blocage du fonctionnement régulier des institutions provinciales à travers la déstabilisation des gouverneurs qui s’acquittent honorablement de leurs charges.

Il cite pour motiver son argumentaire, le cas notamment des provinces du Haut-Katanga, du Tanganyika, du Lualaba et de
l’Equateur.

« S’agissant de la province de l’Equateur, il y a lieu de déplorer l’insécurité grandissante qui sévit dans la ville de Mbandaka. A ce sujet, le Gouverneur de province, a saisi la hiérarchie pour solliciter le remplacement du général et Commissaire provincial de la police qui entretiendraient cette insécurité. Mais, cette demande du gouverneur est restée jusque-là sans suite » écrit Lisanga.

La Dysoc épingle également les pressions et autres pesanteurs qui énervent les principes démocratiques dans la province du Tanganyika où on voudrait contraindre le Gouverneur Zoé Kabila, certains élus provinciaux et certaines autorités provinciales à adhérer à la nébuleuse union sacrée de la nation, nonobstant le travail appréciable accompli par l’exécutif provincial, en faveur de la population.

De ce qui précède, la DYSOC demande au peuple congolais de prendre conscience du degré élevé de la dictature que le pouvoir en place veut instaurer dans le pays et de se prendre en charge pour bloquer le blocage, incarné et entretenu par le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Ivan Honoré
24h

Gaz Mawete très en colère contre Innoss’B

Après l’audio de l’artiste musicien Innoss’B en train de clascher Gaz Mawete, Robinio Mundibu et Fally Ipupa, l’artiste musicien Gaz Mawete très en colère et répond à Innoss’B.

Questions Publiques : Corruption des Journalistes, Peter TIANI Parle

Questions Publiques : Peter Tiani sort de son silence après des grandes révélations sur la Corruption des Journalistes Peter TIANI, PERO LUWARA, ELYSÉE ODIA et STANIS BUJAKERA. Regardez

RDC : Le foot congolais humilié sur le continent

La saison 2020-2021 est déjà à jeter dans les oubliettes avant même qu’elle ne soit arrivée à son terme. Le football congolais a connu l’une de ses plus humiliantes déconvenues. Sur tous les plans, le Congo a flanché, déconnecté du bloc des gagnants, envoyé ridiculement au tapis. Chou blanc récolté au bout des gros efforts d’une RDC impuissante aussi bien par son équipe nationale que ses clubs, elle a tout raté.

Incroyable descente aux enfers d’un foot en plein essor depuis quelques années. Le temps de remise en question est arrivé, le travail des uns et des autres à passer au crible de la critique afin d’en ressortir le positif et améliorer le négatif. La honte est trop grande pour qu’existent les intouchables après pareil fiasco. Drôle de manière de débuter la décennie.

Au départ 5 acteurs, personne à mi-chemin, tous éliminés. Maniema Union dès les préliminaires de la Coupe de la CAF. Le Daring Club Motema Pembe au tour de cadrage de la même compétition. Ce n’est pas l’équipe nationale qui s’est qualifiée à une CAN ouverte à 24 nations, logée pourtant dans un groupe amène. En Champions League, Mazembe et VClub ont vendu à vil prix le football congolais. Tous deux éliminés en phase des groupes avant même la dernière journée, à l’instar de la sélection. Le statut de top clubs qu’ils traînent depuis quelques années a été foulé aux pieds par des équipes se battant encore à faire connaître leur nom sur le continent : Belouizdad, Simba.

Dans tout ça, c’est le Congo qui perd, c’est son football qui régresse. Résultat de la stratégie très particulière d’organisation du sport-roi au pays de Patrice Emery Lumumba. Que cela serve des leçons pour le futur. À la fin, même le moins doué des observateurs dira que « le Congo ne mérite pas ça ».

Isaac B’ampendee
Footrdc

Gouvernement Sama : la longue attente continue

Le blocage se situerait toujours au niveau de la représentativité des femmes, a confié à Forum des As, un haut cadre de l’UDPS joint dans la soirée d’ hier au téléphone. Par ailleurs le parti présidentiel assure avoir déjà déposé la liste de ses ministres et vice-ministres.

Tout le monde attendait la sortie du Gouvernement Sama Lukonde à Pâques. Nenni. L’Exécutif central si proche s’éloigne. Contacté hier tard dans la soirée par Forum des As, un responsable de l’UDPS croit trouver les raisons du  » blocage  » dans le chef des responsables de partis et regroupements politiques. Ceux-ci, affirme à haute et intelligible voix ce haut cadre du parti présidentiel, rechigneraient toujours à l’idée de tenir compte de la représentativité des femmes dans le Cabinet Sama Lukonde. C’est à croire que le sit-in des femmes le vendredi 2 avril, qui exigent des listes paritaires, n’aurait pas fait bouger les lignes.

Et les choses en sont là : un peu plus de trois semaines (22 jours) après la rentrée parlementaire et 50 jours après la nomination de Jean-Michel Sama Lukonde au poste de Premier ministre, le pays n’a toujours pas de gouvernement de plein exercice. Même si pour sa part, l’UDPS confie avoir déjà déposé les noms de ses ministres et vice-ministres pour la formation de l’équipe Sama.

Même alors, le problème reste entier. Dans l’opinion, l’impatience vire au doute même si le Haut Représentant du Chef de l’Etat a raison quand il affirme qu’il n’y a pas de délai buttoir pour la formation du Gouvernement. Sa dialectique se heurte cependant à la réalité. A savoir que faute d’un gouvernement responsable, le pays n’est plus gouverné depuis longtemps. On n’a déjà passé un trimestre à ne rien faire.

A noter que la RDC est différente de certaines démocraties occidentales coutumières du fait. Ces pays, même sans gouvernement, arrivent à faire tourner la machine via une administration bien huilée. Et cette absence d’Exécutif débouche sur une anomalie institutionnelle qui fait à nouveau de la Présidence  » le gouvernement de la République « .

Cette situation pose quand même problème, quand on sait que l’institution Président de la République n’est pas politiquement responsable devant le Parlement. Pourtant, la Communauté internationale – partenaires extérieurs, organisations internationales- n’a pour interlocuteur crédible, symétrique que le Gouvernement de la République. Celui qui est là (le Gouvernement Ilunkamba) n’a plus le pouvoir d’engager l’Etat parce que réputé démissionnaire. Il n’est plus non plus responsable devant l’Assemblée nationale parce qu’il a été désavoué devant celle-ci. Il va sans dire que même sans date buttoir, la mise sur pied du Gouvernement s’avère un impératif. Et la RDC ne peut s’offrir le luxe d’évoluer sans balises.

Tout bien considéré, ces difficultés à l’allumage envoient un mauvais signal à l’extérieur. Dès lors que le président Félix Tshisekedi s’est débarrassé de son allié d’hier, le FCC de son prédécesseur Joseph Kabila, pour affirmer son leadership dans la conduite de la politique de la Nation, cette attente interminable du Gouvernement donnerait à supposer que le Chef de l’Etat congolais serait encore en proie à des blocages certains.

Tout le problème est de savoir lesquels. Loin de ces questions politiques, les Congolais eux attendent que leur ordinaire s’améliore. Attentes légitimes au regard des difficultés sociales qui ne font que s’amonceler. Ils ne demandent rien d’autre qu’une meilleure qualité de vie. Satisfaire leurs besoins vitaux en eau, électricité et soins de santé de qualité. Seul un gouvernement de plein exercice est censé donner des réponses à toutes ces nombreuses aspirations de la population.
En d’autres termes, les différentes manœuvres autour de la formation du Gouvernement administrent comme une preuve par l’absurde que le peuple d’abord se cherche encore un contenu.

Didier KEBONGO
Forum des as

Présidence : « 1081 personnes travaillent au cabinet de Félix Tshisekedi »

Selon les documents publiés par l’Observation de la dépense publique, (ODEP), il y avait 425 membres au cabinet du Président de la République, Felix Tshisekedi en 2018. En 2021, ils sont 1.081 à la charge du Trésor public.

Cette ONG de contrôle citoyen des finances publiques, a fait remarqué que sur les deux premiers mois de l’année en cours( Janvier et Février) la Présidence a atteint la barre de 29,2 millions de dollars, en dépassement de 113% sur son budget initial.

Cette organisation non gouvernementale s’est également étalée sur les dépenses pour l’entretien des membres du gouvernement. Il s’agit nommément du chef du Gouvernement sortant Sylvestre Ilunga Ilukamba et le nouveau Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde nommé depuis le 15 février 2021.

ODEP estime qu’avec ce tableau mitigé, le pays ne peut pas prétendre mobiliser de si lourde dépense alors qu’il continue à sombrer.

Pour rappel, à la fin du mois de juillet 2020, les états de suivi budgétaire avaient renseigné que les dépenses de la Présidence de la République ont été à hauteur de 163 917 010 702 FC, contre 129 303 424 694 FC à fin juin 2020, selon la Direction générale des politiques et programmation budgétaire, structure du ministère du Budget.

Ce qui revient à dire que la Présidence de la République avait dépensé pour le seul mois de juillet 2020 un total de 34.613.586.008 FC (17,306 millions USD si on considère le taux de 2000 FC le dollar américain).

Gilbert Ngonga
24h

Critik Infos : Odep attaque frontalement Fatshi

Critik Infos de ce samedi 3 avril 2021 – Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo avec l’analyste politique Christian Bosembe – Sujet : Odep attaque frontalement Fatshi.

Le Gouvernement Sama attendu ce week-end : « Montrez nous que vous êtes capables de respecter vos promesses » (Katende)

Le Chef de l’État, Félix Tshisekedi voudrait offrir un cadeau de pâques aux Congolais avec l’annonce de l’équipe de Warriors ( guerriers).

Face à l’attente et l’impatience de la population et à la misère qui s’accentue au pays, Jean-Claude Katende espère que la publication du gouvernement sera pour ce soir. »Montrez nous que vous êtes capables de respecter vos promesses », a dit le Président de l’ASADHO.

L’annonce de la publication du Gouvernement était attendue depuis la semaine dernière jusqu’à 23 heures ; moment où la presse est informée d’un report en raison de petits réglages à opérer, notamment la parité homme-femme et équilibre politique et géographique.

Des sources concordantes révèlent que les choses étaient plus compliquées dans la formation de ce gouvernement d’Union.Plusieurs groupements politiques veulent faire passer leurs exigences dans le partage juteux des postes des responsabilités raison de taille qui bloque les choses dans ce gouvernement.

Félix Tshisekedi doit tenter de reprendre la main après le bilan jugé non luisant ( FCC-CACH), avec l’annonce attendue du nouveau gouvernement ce week-end.

24h

Odon Mbo très en colère : « Congolais motema mabe eleki »

Le combattant et résistant de la diaspora congolaise, le colonel Odon Mbo sort de son silence et très en colère contre le peuple congolais : « Congolais alingi ndeko na ye te, motema mabe eleki ».

« Notre client n’a nullement défié la justice de son pays » (les avocats de Kalev Mutond)

À travers une correspondance datée du 31 mars dernier adressée au Procureur général près la Cour d’Appel de Kinshasa Gombe, les avocats de Kalev Mutond ont affirmé la volonté de leur client de se présenter devant la justice en vue d’exposer ses moyens de défense.

Ces avocats estiment que leur client est victime d’une propagande ourdie contre lui. Ils ont même indiqué que Kalev Mutond ne se reproche strictement de rien du tout sur sa conscience.

Par contre, ce dernier se dit soucieux, font-ils savoir, de faire laver, publiquement et loin des pressions de toutes sortes, son honneur et sa dignité d’ancien Haut Fonctionnaire de l’État et de père de famille, celui de l’ANR ainsi que l’honneur des autres Services de défense et de sécurité de la RDC, jetés selon lui gratuitement en pâture, par des plaignants recrutés à grand renfort médiatique.

Pour lui, avancent ces avocats, l’incriminé considère que les plaignants savent en âme et conscience que les accusations portées contre lui sont fausses. Ces accusations ont été commises par divers services de l’Etat et non par l’ANR, défendent-ils, encore moins par l’individu Kalev Mutond.

“Notre client n’a nullement défié la justice de son pays”, ont clamé les avocats de Kalev Mutond. Au contraire, celui-ci a plutôt exprimé le respect pour la justice congolaise en saisissant le Tribunal de Paix de Kinshasa Gombe pour diffamation et dénonciation calomnieuse envers les plaignants.

Pour rappel, Christopher Ngoy, Jean-Claude Muyambo et Vano Kiboko ont porté plainte contre l’ancien patron des renseignements congolais, Kalev Mutond. À ce sujet, un mandat d’amener et un avis de recherche ont été lancés contre l’ancien ADG de l’ANR.

JM Mawete
Politico

RDC : Le projet de loi portant ratification de l’accord sur la ZLECAF adopté ce vendredi au sénat

Les sénateurs ont adopté en seconde lecture le projet de loi portant ratification de l’accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), au cours de la séance plénière de ce vendredi 2 avril à la salle des conférences internationales du Palais du peuple.

Sur 78 sénateurs qui ont pris part à cette plénière, 75 ont voté « Oui », 1 a voté « NON » et 2 « Abstentions ».

Cette adoption effectuée en des termes identiques avec l’Assemblée nationale est intervenue après les réponses du ministre de Commerce extérieur, Jean-Lucien Bussa aux préoccupations des élus des élus.

Dans ses éléments de réponse, le ministre du Commerce extérieur qui a présenté ce projet de loi a souligné la nécessité dans la consolidation des États africains.

« L’adoption du projet de loi portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine est un projet qui tiens à coeur le président de la République sous son leadership à la tête de l’Union africaine mais aussi un projet qui va consolider les échanges entre nos états d’Afrique », a-t-il déclaré.

Cependant, au cours de la plénière du jeudi 1er avril sur la présentation de ce projet de loi sur la ZLECAF, plusieurs sénateurs avaient notamment émis des réserves sur les avantages de cet accord pour la République démocratique du Congo.

Sur 23 sénateurs qui s’étaient exprimés, certains avaient notamment exprimé des inquiétudes sur le non-encadrement des importations ou exportations au niveau des frontières.

Par ailleurs, ce projet de loi est examiné pour une seconde fois au niveau de la chambre haute du Parlement après son adoption au mois de février dernier, sous le bureau Thambwe Mwamba, en des termes différents avec l’Assemblée nationale.

Pour rappel, le président de la République avait lors de sa prise des fonctions à la tête de l’Union africaine, noté l’importance de la Zone de libre-échange.

« C’est ici le lieu de saluer les progrès accomplis dans le processus de ratification de l’Accord de Libre-échange Continentale Africaine (ZLECAF), le démarrage des échanges commerciaux en début de cette année et l’action du président Mahamadou Issoufou pour le rôle qu’il a joué dans le lancement de la ZLECAF. Certes, le démarrage des échanges, en ce mois de janvier 2021, dans le cadre de la Zone de Libre-échange Continentale Africaine, représente un acte d’indépendance économique mais il existe des défis certains au regard de disparités dans le développement industriel de nos différents pays », avait-il déclaré.

Joël Otshudi & CL
Actu30

Voyage de Fatshi au Qatar : Boketshu Wa Yambo très en colère réagit

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, s’est rendu au Qatar avec l’espoir d’attirer des « investissements massifs » vers son pays, le plus grand d’Afrique sub-saharienne à l’immense potentiel agricole et hydro-électrique, suscitant une mise en garde d’un opposant pro-Kabila. Les combattants de la diaspora congolaise, Boketshu Wa Yambo et Eddy Bolombo ont réagi…

RDC: La Grande-Bretagne apporte son appui technique pour la stabilité de l’Est du pays

Le Président Félix-Antoine Tshisekedi a échangé vendredi 2 avril avec Mme Emily Maltman, ambassadrice de la Grande Bretagne sur la restauration de la sécurité dans l’Est de la RDC et le changement climatique, rapporte le compte Twitter de la Présidence.

Concernant la lutte contre l’insécurité dans la partie Est de la RDC, la diplomate britannique a confirmé la poursuite de l’appui technique de son pays pour la stabilité de la RDC et l’éradication de l’insécurité dans l’Est du pays.

L’Ambassadrice Maltman a aussi fait part de la volonté du Royaume-Uni de traiter en priorité, lors de la COP 26, la question de l’amélioration du financement contre les effets néfastes du changement climatique en Afrique, ajoute la Présidence.

La Grande-Bretagne qui préside le sommet de COP-26 veut collaborer étroitement dans ce domaine avec la RDC et l’Union africaine, a noté Mme Maltman avant de préciser qu’une des priorités de COP-26 c’est l’amélioration de l’accès aux financements du programme contre le changement climatique, avec la protection des forêts et l’investissement dans l’énergie renouvelable.

Radio Okapi

Coup de chaud contre l’Onu à l’est du Congo

Des manifestations de jeunes contre l’Onu, une lettre d’ONG locales demandant le départ immédiat de la Monusco (Mission de l’Onu pour la stabilisation du Congo), campagne sur les réseaux sociaux… Que se passe-t-il?

L’attention a été attirée cette semaine par des émeutes à Butembo. En cause: un camion transportant dix tonnes de vivres pour le PAM (Programme alimentaire mondial, agence de l’Onu) de Goma à Bunia, à destination de déplacés.

Mardi 30 mars au soir, quand le véhicule – un camion privé, sous contrat avec le PAM pour ce transport – arrive à l’entrée de la ville, il crève un pneu. Immédiatement, quelques hommes qui voyageaient à son bord prennent la fuite, ce qui suscite les soupçons de jeunes gens de la ville. Ils exigent de fouiller le camion. De peur que le chargement soit pillé, la police est appelée; elle montera la garde toute la nuit, elle-même encerclée par de nombreux jeunes gens de Butembo, qui assurent que le camion transporte des armes.

Il faut se rappeler que cette région vit dans la peur depuis plusieurs années, avec d’incessantes attaques meurtrières attribuées aux islamistes des ADF (mouvement armée ougandais, rallié à l’Etat islamique), parfois avec l’appui de militaires congolais.

Des haricots et un uniforme

Le mercredi 31 mars, le maire de Butembo donne l’ordre d’amener le camion à l’hôtel de ville. La police escorte le véhicule jusque-là, suivie de dizaines de motards hostiles. Le camion est fouillé publiquement. Il contient des dizaines de sacs de haricots – et deux sacs dans lesquels on trouve des vêtements militaires (apparemment un pull et un pantalon de camouflage).

Colère de la foule, qui attaque le camion et les policiers. Ceux-ci tirent; il y aurait plusieurs blessés – une source parle d’un mort. Tout le centre de Butembo a été bloqué durant l’après-midi. Le calme est ensuite revenu et, selon une de nos sources à Butembo, la ville était calme ce vendredi.

Selon la police de Butembo, le sac contenant des vêtements militaires appartenait à une épouse de militaire muté de Butembo, qui allait rejoindre son mari à Komanda. Le PAM a précisé que c’était le chauffeur du camion qui avait décidé d’offrir un transport à la femme de militaire et que ce n’était pas la politique du PAM. On peut dès lors supposer que les hommes ayant fui le véhicule quand il a crevé un pneu, mardi soir, étaient des passagers clandestins ou illégaux du chauffeur, une pratique très courante au Congo.

Mise en demeure d’ONG

L’incident est révélateur de la panique qui gagne les régions martyres de l’est du Congo (Ituri et Kivus). Ainsi, deux jours auparavant, le 29 mars, un regroupement d’associations de Butembo-Lubero-Beni (triangle affecté par les tueries imputées aux ADF) a envoyé une lettre à la nouvelle représentante spéciale du Secrétaire général de l’Onu pour le Congo, la Guinéenne Bintou Keïta – avec copie aux autorités congolaises, dont le président Félix Tshisekedi – pour lui demander le départ des casques bleus de la Monusco.

Rappelant la longue présence de ceux-ci dans la région, les signataires de la lettre notent que sur six représentants successifs du Secrétaire général de l’Onu, « seul le passage de (NDLR: l’Allemand, très expérimenté) Martin Kobler (NDLR: 2013-2015) a semblé apporter une relative accalmie avec l’engagement de la Brigade d’intervention. Aujourd’hui, les massacres ont même redoublé d’intensité ».

Selon les signataires de la lettre, « la population finit par se convaincre chaque jour davantage de la complicité de la Monusco dans un complot contre les populations de Beni (NDLR: Nord-Kivu) et d’Irumu (NDLR: Ituri, dont ne figure aucun représentant parmi les signataires) et la logique de prédation qui a remplacé la mission de pacification ».

Soulignant que ces deux territoires « se vident de leurs occupants », massacrés ou déplacés, les associations signataires demandent « avec insistance à la Monusco de quitter l’est de notre pays et cela dès réception de la présente lettre ». Si cet « ultimatum » n’est pas respecté, un sit-in sera maintenu devant les locaux onusiens jusqu’au départ des casques bleus et le « rétablissement de la paix ».

Cela « vaut également avertissement pour toutes les ONG internationales qui contribuent au pillage de nos richesses et facilitent l’action des génocidaires ADF-Nalu de Béni et des groupes armés à l’est » en général, ajoute la lettre.

Campagne sur les réseaux sociaux

Cela fait longtemps que les populations de l’est du Congo se plaignent du peu de succès des casques bleus pour les protéger des attaques de multiples mouvements armés qui pullulent dans cette partie du pays. Le mandat des soldats onusiens prévoit qu’ils appuient l’armée congolaise dans cette tâche de protection, mais le tandem est resté bien impuissant à ramener la sécurité.

A cela s’ajoute, depuis quelque temps, note une de nos sources à Kinshasa généralement bien informée, une campagne « coordonnée » contre l’Onu sur les réseaux sociaux. L’incident du camion PAM à Butembo a ainsi été largement présenté comme une « preuve » que l’Onu transporte des armes pour assassiner des Congolais.

Sous la présidence de Joseph Kabila – notoirement désireux d’obtenir le départ de la Monusco, notamment pour éviter la présence de témoins extérieurs – il avait été noté, au sein du contingent Onu, que des protestations populaires violentes contre les casques bleus étaient orchestrées par des militaires congolais. D’aucuns soupçonnent donc aujourd’hui une tentative de manipulation mise sur pied par des kabilistes, favorables à une détérioration de la situation à l’est afin de démontrer l’incapacité de Félix Tshisekedi à faire mieux que son prédécesseur, ex-mentor et aujourd’hui rival politique pour les élections présidentielles de 2023.

La libre Afrique