Le procès de l’assassinat de Rossy Mukendi, reprend ce mercredi 24 février au tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Matete.
Cet activiste des droits de l’homme a été tué le 25 février 2018 par balle à Kinshasa alors qu’il participait à une marche pacifique organisée par le CLC afin d’exiger le départ de Joseph Kabila.
Le parquet militaire qui poursuit le brigadier-Chef Tokis Kumbo pour violation de consigne et homicide volontaire, estime que celui l’auteur du crime.
Position qu’a toujours rejeté les avocats de la famille de Rossy Mukendi.
Les avocats de la partie civile avaient déposé plainte auprès de l’auditeur général des FARDC contre notamment le Major Carine Lokeso, qui dirigeait l’escadron mobile d’intervention et avait dirigé l’opération de dispersion de cette marche.
Il s’observe un profond malaise dans le camp du président de la République, Félix Tshisekedi. Les proches du Chef de l’Etat ne s’empêchent plus de se contredire dans les réseaux sociaux sur les questions majeures de la vie nationale.
Le premier à ouvrir les hostilités, c’est le Haut représentant légal du président de la République. Kitenge Yezu a appelé les Assemblées provinciales à s’opposer à la décision du vice-premier ministre estampillées UDPS, Gilbert Kakonde annulant les résolutions des Assemblées provinciales.
» Les Assemblées provinciales doivent s’y opposer par tous les moyens de droit », protestait-il
Est-il que la décision du patron de l’intérieur était de nature à mettre en difficulté le plan de l’Union Sacrée de contrôler les provinces.
Le retour de Gabriel Kyungu à la tête de l’Assemblée provinciale du Haut Katanga participerait à la stratégie de faire tomber l’actuel gouverneur Jacques Kyabula pour reprendre le contrôle de la province par un gouverneur qui sera désigné par Félix Tshisekedi.
Après la guerre des tranchées entre Kitenge Yezu et Gilbert Kakonde, on assiste à une autre passe d’armes entre deux autres proches du président de la République toujours dans les réseaux sociaux. Il s’agit de Marc Kabund, président intérimaire de l’Union Pour la Démocratie et le progrès Social et le conseiller spécial en matière de sécurité.
» L’UDPS considère les propos de Conseiller spécial du Chef de l’Etat, François Beya au Rwanda de grave. Ces propos qui exposent le pays ne reflète pas la vision du chef de l’Etat qui prôné le multilatéralisme comme mode de règlement de conflit » a lâché le Premier vice-président de l’Assemblée nationale dans son compte Tweeter pour signer son désaccord avec François Beya.
En mission dans le pays de Paul Kagame, le conseiller spécial du président de la République, a affirmé que la RDC et le Rwanda devaient affermir leurs relations pour défier les Occidentaux qui refusent que ces deux pays vivent en harmonie.
Ces propos de François Beya sont tombés au moment où Fayulu, principal opposant au pouvoir de Félix Tshisekedi , était monté sur ces grands chevaux pour fustiger la mainmise du Rwanda sur la politique interne de la République Démocratique du Congo.
Le parti de Martin Fayulu a organisé une marche devant l’ambassade du Rwanda, pour dénoncer les propos discourtois tenus par le diplomate rwandais contre leur leader. Bien entendu, la marche a été réprimée
Pour ne pas faire accréditer la thèse de Martin Fayulu, Kabund est vite revenu à la charge après le pavé de François Beya sur le sol rwandais.
Collaboration parlement-Gouvernement, Crise de coalition FCC-CACH était-elle évitable? FACE À FACE SPECIAL Bilan Gouvernement Ilunkamba avec le ministre des relations avec le parlement. Il répond aux questions de Christian Lusakueno.
Le corps de l’ambassadeur italien et celui de son garde du corps tués dans l’est de la République démocratique du Congo sont arrivés mardi soir à Rome, au lendemain de l’attaque attribuée par Kinshasa à des rebelles hutus rwandais qui démentent toute implication.
Un avion militaire, un Boeing 767, parti de l’aéroport de Goma, la capitale du Nord-Kivu, a atterri peu après 23h00 (22h00 GMT) à l’aéroport de Ciampino, près de la capitale italienne, avec à son bord les corps du diplomate et du jeune carabinier dans des cercueils drapés du drapeau vert-blanc-rouge, selon la télévision publique Rai et l’agence de presse Ansa.
Le Premier ministre Mario Draghi, le chef de la diplomatie Luigi Di Maio ainsi que le ministre de la Défense Lorenzo Guerini se sont rendus à Ciampino pour accueillir l’épouse de l’ambassadeur et leurs trois filles, également présentes à bord de l’appareil.
L’ambassadeur Luca Attanasio, 43 ans, est décédé après avoir été blessé par balles lorsque le convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) dans lequel il circulait a été pris dans une embuscade dans la province du Nord-Kivu (Est), près de la frontière avec le Rwanda. Son garde du corps italien Vittorio Iacovacci et un chauffeur congolais du PAM, Moustapha Milambo, ont aussi été tués.
A Kinshasa, le président congolais Félix Tshisekedi et son épouse Denise Nyakeru Tshisekedi se sont rendus à la résidence de l’ambassadeur pour « une visite de consolation » à sa veuve et aux jeunes orphelines.
A Rome, le pape François a souligné « les qualités humaines et chrétiennes » de l’ambassadeur et a salué la mémoire des deux Italiens, « serviteurs de la paix et du droit ».
– Frontière rwandaise –
Le Nord-Kivu est considéré comme l’une des zones les plus dangereuses de RDC, à la lisière du parc national des Virunga. Mais selon des responsables humanitaires, la route sur laquelle circulait le convoi ne nécessitait pas d’escorte.
Les autorités congolaises ont accusé lundi les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), installées dans l’est de la RDC, d’être responsables de l’attaque, qualifiée de « terroriste » par le président Tshisekedi.
Mais dans un communiqué parvenu mardi à l’AFP, les rebelles des FDLR ont nié être impliqués: ils « demandent aux autorités congolaises et à la Monusco (Mission de l’ONU en RDC) de faire toute la lumière sur les responsabilités de cet ignoble assassinat au lieu de recourir à des accusations hâtives ».
Les rebelles rwandais affirment que « le convoi de l’ambassadeur a été attaqué dans une zone dite +des trois antennes+, près de Goma, sur la frontière avec le Rwanda, non loin d’une position des FARDC (Forces armées de la RDC) et des (…) Forces rwandaises de Défense » (armée rwandaise).
« Les responsabilités de cet ignoble assassinat (sont) à rechercher dans les rangs de ces deux armées », accusent les rebelles.
Les FDLR, créées au début des années 2000 pour lutter contre le régime de Kigali, sont l’un des nombreux redoutables groupes armés qui menacent au quotidien les civils dans l’est de la RDC. Certains des fondateurs des FDLR ont participé au génocide des Tutsi en avril-juillet 1994 au Rwanda, avant de se réfugier dans l’est de la RDC, déstabilisant durablement la région.
Selon un expert du Baromètre sécuritaire du Kivu (KST), « les FDLR sont à proximité du lieu où l’attaque a eu lieu. Ça relève du domaine du possible que ces rebelles rwandais soient responsables de cette attaque », a-t-il déclaré à l’AFP.
– AK-47 et machette –
L’attaque du convoi dans lequel circulait l’ambassadeur a eu lieu sur la route nationale 2 qui longe de très près la frontière rwandaise, dans une zone de forêt dense et montagneuse, où les frontières ne sont pas étanches.
Les autorités congolaises et rwandaises nient systématiquement toute présence de troupes rwandaises sur le territoire de la RDC.
Selon la présidence congolaise, le convoi est tombé dans une embuscade à 3 kilomètres de sa destination, la commune de Kiwanja, dans le territoire de Rutshuru, lorsque « les assaillants, au nombre de six, munis de cinq armes de type AK-47 ainsi que d’une machette » ont fait irruption.
« Ils ont procédé à des tirs de sommation avant d’obliger les occupants des véhicules à descendre et à les suivre dans le fin fond du parc (des Virunga) et ce, après avoir abattu l’un des chauffeurs afin de créer la panique », ajoute la présidence.
Alertés, les rangers et les militaires congolais présents dans les environs se sont mis à la poursuite des assaillants. « À 500 mètres (du lieu de l’attaque), les ravisseurs ont tiré à bout portant sur le garde du corps (italien), décédé sur place, et sur l’ambassadeur, le blessant à l’abdomen ».
Selon un communiqué du PAM, Rocco Leone, directeur adjoint de cette agence pour la RDC, se trouvait également dans le convoi attaqué.
Avec le second gouvernement de l’ère Tshisekedi, la RDC est à la croisée des chemins. Le nouveau Premier ministre Sama Lukonde est bien conscient de la situation. De sa lourde mission de trouver une issue heureuse à partir de laquelle le pays de Lumumba pourrait relever les différents défis internes, Sama Lukonde se creuse la tête pour façonner une équipe au point. Sa philosophie rencontre l’assentiment de la famille politique de Moïse Katumbi qui compte en son sein des regroupements AAD, AMK, AR, G7 et MS pour un total de 70 députés à l’Assemblée nationale.
Le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, a échangé, mardi 23 février à l’hôtel du gouvernement, avec la délégation du regroupement « Ensemble pour le changement », plateforme de Moïse Katumbi, conduite par le député national Dieudonné Bolengetenge.
« Nous avons reçu l’invitation du Premier ministre et nous nous sommes présentés. A l’occasion de ces consultations, Ensemble pour le changement, la famille politique du président Moïse Katumbi, compte en son sein des regroupements AAD, AMK, AR, G7 et MS pour un total de 70 députés à l’Assemblée nationale », a déclaré Dieudonné Bolengetenge devant la presse.
Comme tous les autres regroupements politiques consultés jusqu’ici, Ensemble pour le Changement a fait aussi ses premières propositions au chef du gouvernement en attendant de déposer un document formel dans 48 heures.
A voir de près, Katumbi via ses forces politiques, reste dans l’engagement d’accompagner la vision de l’Union sacrée de la nation prônée par le chef de l’Etat pour que les besoins et les problématiques du quotidien des Congolais soient au centre de l’action gouvernementale. Ainsi, les regards portés dans la même direction entre le Premier ministre et les regroupements pro Katumbi scellent déjà un contrat républicain qui se résume naturellement par une gouvernance au service du peuple.
Le regroupement AABC consulté
Auparavant, le ministre de l’Industrie du gouvernement sortant et autorité morale du regroupement politique Alliance des acteurs pour la bonne gouvernance du Congo (AABC), Julien Paluku, a échangé avec le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge.
« Le regroupement politique Alliance des acteurs pour la bonne gouvernance du Congo a eu l’honneur d’être reçu par le Premier ministre qui tient, au terme de la Constitution, à consulter les groupes politiques en vue de la formation du Gouvernement. A l’audience que le groupe ici représenté a eu avec son Excellence le Premier ministre, il a été question de nous brosser très rapidement les grandes questions qui seront les axes de son Gouvernement son cheval de bataille, à savoir : la paix, la sécurité particulièrement à l’Est mais également les grandes réformes pour que la population puisse sourire à court, moyen et long terme », a déclaré Julien Paluku, entouré de sa délégation.
Comme pour les autres regroupements politiques, le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde a rappelé à ses invités son crédo sur les critériums des candidats à un poste ministériel dans le prochain gouvernement.
« Le Premier ministre a tenu également à rappeler que dans le prochain Gouvernement, il faudrait qu’un certain nombre de critères liés à l’intégrité, à la probité, à la connaissance du pays, accompagnent le vœu de ceux qui seront retenus dans son équipe. C’est un Gouvernement qui n’aura que le bien de la population congolaise comme priorité », a indiqué le ministre sortant de l’Industrie, avant d’ajouter que ce regroupement dispose de 48 heures pour déposer son document des propositions au Chef du Gouvernement de l’Union Sacrée de la Nation.
Débutées le lundi 22 février 2021, ces consultations politiques devront s’achever le samedi 27 février prochain.
Encore des morts à l’Est : Plusieurs fois emprisonné pour ses idées politique, le Président National du MDCO (Mouvement des Démocrate Congolais) est prêt à mettre fin à cette humiliation de la RDC.
Les cadres du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), membres de l’Union sacrée de la nation ont, au cours de leur entretien avec le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, préconisé l’intégrité territoriale du pays comme priorité du prochain gouvernement.
Selon Charles Okoto, Claude Nyamugabo, Alphonse Ngoy Kasanji et les autres, le chef de l’exécutif national a apprécié leurs propositions sur le programme de la nouvelle équipe gouvernementale.
« Nous avons eu un échange très fructueux. Il nous a donné le critérium qu’il faut pour la composition de son futur gouvernement. Le Premier ministre a beaucoup apprécié notre démarche, surtout nos suggestions sur le programme du gouvernement. Néanmoins, nous avons fait un tour d’horizon pour l’intégrité territoriale. Car, nous mettrons la sécurité en premier lieu », ont-ils indiqué.
Par ailleurs, ces personnalités politiques ont également abordé la problématique des infrastructures qui constitue, selon elles, l’un des moyens importants pour booster l’économie du pays.
« L’étendue de notre pays et surtout la position géographique et stratégique de la RDC en Afrique font que nous ayons neuf frontières. Nous devons combler les lacunes sur le plan des infrastructures », a ajouté Charles Okoto.
Avec toutes ces propositions, les transfuges de l’ancien parti présidentiel affirment avoir rencontré une oreille très attentive du Premier ministre.
L’Union pour la nation congolaise (UNC) a échangé mardi 23 février 2021 avec le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge sur les questions relatives à la formation du nouveau gouvernement.
Conduite par son secrétaire général, Aimé Boji, la formation politique chère à l’ancien directeur de cabinet du chef de l’État, Vital Kamerhe s’est dit rassurée par des idées claires du nouveau chef de l’exécutif national sur le programme à soumettre devant l’Assemblée nationale.
« On a discuté de nombreuses questions pertinentes. Nous sortons de cet entretien rassurés par un Premier ministre qui a des idées très claires sur le programme du gouvernement mais aussi sur la manière dont il va diriger son équipe très bientôt », a indiqué le député Aimé Boji.
Par la même occasion, l’UNC a soulevé le rôle qu’il a joué pour la victoire du président Félix Tshisekedi à la dernière présidentielle. Pour elle, c’est important de tenir compte de ce paramètre dans le contexte politique actuel.
« Nous avons discuté des questions liées à l’UNC mais aussi, comme nous faisons partie de la coalition CACH qui a accompagné le chef de l’Etat pendant la campagne jusqu’à sa victoire, nous avons placé nos échanges avec le Premier ministre dans ce contexte-là. Nous estimons qu’il est important de garder à l’esprit l’histoire du parcours du président de la République. Par conséquent, la coalition a joué un rôle de premier plan », a précisé le secrétaire général du parti de Kamerhe.
Il sied de noter que l’UNC de Vital Kamerhe est le premier allié du président Tshisekedi dans le cadre de la plateforme électorale Cap pour le changement (CACH), qui a remporté la présidentielle de décembre 2018.
Un voyage à travers l’une des régions les plus dangereuses d’Afrique pour visiter un projet scolaire dans un village a coûté la vie à l’ambassadeur d’Italie en République démocratique du Congo, Luca Attanasio, lundi. Les réactions des combattants de la diaspora congolaise, Boketshu Wa Yambo et Commandant Esso.
Heureux comme Ulysse qui fait un bon voyage dit un maxime. Presque trois mois depuis son départ volontiers de sa ferme bunkerisée de Kingakati dans la grande banlieue de Kinshasa la bouillonnante capitale du pays vers Kolwezi dans la nouvelle province de Lualaba, l’ancien chef de l’Etat Joseph Kabila était depuis lors reclus dans le calme de sa ferme de Kashamata dans la banlieue de Lubumbashi en province du Haut-Katanga. Puis vint ce voyage de Dubaï qui fait jaser. Toutes ces péripéties font l’objet de ma mauvaise foi de ce jour dont personne n’est obligé de me croire…
Depuis Kashamata et malgré le renfort d’un comité dit « stratégique » mais en réalité des néo-courtisans qui voulaient évincer les anciens proches, Kabila a assisté au loin et tout aussi impuissant à l’effondrement, mieux au « déboulonnement » en douceur de son système de pouvoir de terreur instauré pendant 18 ans.
Ses « majorités fabriquées » dans toutes les assemblées et provinces du pays au nom du Front Commun pour le Congo (FCC) se sont effondrées comme un château de carte. De l’Assemblée nationale au Sénat en passant par le gouvernement à Kinshasa, la toute arrogance des courtisans a fondu comme du beurre sans que personne n’ait pu voir venir la chaleur.
C’est aussi au loin que son épouse à la ville, Olive Lembe di Sita semble beaucoup plus épanouie que durant les 18 ans de règne de son mari dont elle semblait en prison à ciel ouvert comme l’ensemble des congolais. Ses vidéos mangeant à même les mains dans un « Malewa », ce restaurant de fortune avec des femmes rurales ou conduisant sa jeep 4X4 fredonnant Michael Jackson avant de se trémousser dans un pas de danse en groupe font le buzz sur les réseaux sociaux
Puis vint ce voyage à Dubaï aux Emirats Arabes Unies via la Zambie qui fait couler beaucoup d’encre aux commentaires de toutes les imaginations aussi farfelues les unes que les autres : l’homme est malade et a besoin des soins, l’homme serait en fuite comme jadis Mobutu au Maroc via le Togo pour ses détracteurs alors que les farouches partisans eux parlent d’une invitation de longue date pour une grande conférence ; un exercice pourtant auquel Kabila n’est ni habitué et encore moins préparé.
Un voyage dont on dit autorisé par l’actuel Chef de l’Etat comme l’atteste le document de sa maison militaire pour les accompagnants de Kabila ; mais aussi par le Sénat dont il est membre à vie.
Que reste-t-il de l’homme ?
Du « mutisme légendaire » et « stratège militaire » dont on l’affuble à tort, l’homme est resté le même, silencieux et taiseux ; énigmatique pour les congolais qui n’arrivent toujours pas à le cerner. De « l’enfant-soldat » en botte de caoutchouc arrivé dans les rangs des rebelles de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL) de triste mémoire au richissime homme d’aujourd’hui, Kabila ne serait en réalité qu’un mythe qui a régné surtout par la terreur que par une quelconque stratégie politique mûrement pensée.
L’ombre de lui-même abandonné des courtisans menteurs et jouisseurs comme Mobutu autrefois, il est aujourd’hui face à la réalité de la solitude politique du pouvoir après avoir régné en monarque, écrasant tous ceux qui pouvaient le contester.
Son successeur, l’actuel Président de la République Félix Tshisekedi, le fils de son père Etienne Tshisekedi d’heureuse mémoire avait bien pris tout son temps pour l’observer avant de le surprendre. Deux ans d’une coalition qualifiée de « contre-nature » entre son FCC et le CACH de Tshisekedi ont permis à ce dernier de se défaire de l’emprise de son prédécesseur dont les courtisans qui s’imaginaient revenir au pouvoir en 2023, voient leurs calculs s’éloignaient de plus en plus.
Dans ses allocutions du 23 octobre 2020 annonçant des consultations nationales sur le devenir de la gouvernance du pays et celui mémorable du 6 décembre 2020 consacrant la fin de la coalition FCC-CACH, regrettant humiliations et blocages subis ; Tshisekedi concrétisait ainsi son idée d’une Union Sacrée de la Nation (USN) pour une nouvelle majorité avec une nouvelle gouvernance politique. Les adhésions des poids lourds de l’opposition comme Bemba et Katumbi révélait aussi sa stratégie longuement murie.
Gagner le pouvoir est une chose, le conserver en est une autre dit-on. Et Félix Tshisekedi l’a bien compris en se faisant ce naïf qui ne voyait et ne comprenait rien pour enfin surprendre ses adversaires au moment où ils ne s’attendaient le moins possible sans possibilités de se relever.
Si Joseph Kabila était arrivé au pouvoir par le sang du prédisent Laurent-Désiré Kabila assassiné 4 ans après avoir chassé Mobutu avec l’aide des ougandais et rwandais, Tshisekedi a consolidé sa stratégie par paliers en démantelant un système enraciné de plus de 18 ans de règne en plusieurs séquences : d’abord le contrôle des forces de sécurité par l’armée et la police en nommant et en permutant les chefs étoilés sans oublier le secteur des renseignements. Ensuite par la réorganisation de l’appareil judiciaire, avec les mises en place effectuées à la tête de la magistrature.
Alors que la stratégie des kabilistes de faire tomber le nouveau Chef de l’Etat via un coup d’Etat militaire devenait de plus en plus improbable, il restait une deuxième : celle d’une destitution par le parlement après une accusation devant la Cour constitutionnelle.
Deux bras séculaires étaient à contribution, Jeanine Mabunda Liongo, présidente de l’Assemble nationale et son homologue Alexis Thambwe Mwamba, président du Sénat ; tous deux membres du PPRD le parti de Kabila et donc du FCC.
Mais c’était sans compter avec le basculement de la majorité au profit de la nouvelle vision de l’Union Sacrée de la Nation, celle d’une nouvelle gouvernance et de la lutte contre les antivaleurs notamment la corruption devenue endémique dans le pays.
La destitution de Mabunda suivi de celle du gouvernement FCC-CACH dirigé par Sylvestre Ilunkamba après des motions de censure contre eux ; l’ensemble couronné par la démission du bureau du Sénat Thambwe Mwamba plutôt que de subir l’humiliation de la destitution.
Dans la foulée, les nominations d’un informateur en la personne de Modeste Bahati Lukwebo qui avait des comptes à régler avec les kabilistes et d’un nouveau Premier ministre ont fini par surprendre ceux qui n’en croyaient pas encore.
Les Assemblées provinciales dans le Haut-Katanga avec la revanche de Gabriel Kyungu Wa Kumwanza ainsi que les gouverneurs des provinces seront dans la ligne de mire des réformateurs. Les entreprises du portefeuille de l’Etat et la Banque centrale squattaient par les hommes de Kabila ne sauront échapper à ce processus en douceur du déboulonnage.
Toute chose restant égale par ailleurs, encore une fois ; personne n’est obligé de me croire dans ma mauvaise foi car j’y reviendrais encore.
Après que le bureau d’âge du Sénat a rendu publique l’information selon laquelle le bureau sortant a souscrit une ligne de crédit bancaire à la Banque commerciale du Congo (BCDC) jusque là non remboursé, la réaction d’Alexis Thambwe Mwamba (président du bureau sortant) n’a pas tardé. Dans une correspondance adressée au bureau d’âge du Sénat, le désormais ancien président du Sénat a fourni quelques explications comme pour se laver de tout soupçon.
Selon l’ancien speaker du Sénat, la ligne de crédit bancaire souscrite à la BCDC a servi au paiement des rémunérations mensuelles des sénateurs en une seule tranche. Ce, afin de pallier la modique somme mensuellement décaissée pour une rémunération en plusieurs tranches des Sénateurs.
« La rémunération mensuelle des sénateurs dont vous connaissez la hauteur… était payée par tranche, en fonction de la réception séquentielle des fonds attendus du Trésor public, soit 2 à 3 tranches de paiement pour chaque mois et ce, au lieu d’un paiement mensuel unique, ce qui perturbait constamment l’organisation du budget mensuel de chaque sénateur. Outre le fait que la plupart des collègues avaient contracté des crédits bancaires, ce qui amenait leurs banquiers à prélever automatiquement le remboursement du crédit sur la première tranche de rémunération qui tombait d’un mois à un autre sur leurs comptes, équivalent plus au moins à la valeur mensuelle de l’amortissement convenu », a rappelé Alexis Thambwe Mwamba.
Et d’ajouter : « Devant cette situation, le questeur, dans une séance plénière après avoir parlé au bureau, a posé la question de savoir s’il n’était pas indiqué de souscrire une ligne de crédit bancaire pour permettre de payer les rémunérations en une seule tranche mensuelle et couvrir les frais de fonctionnement urgents (soins médicaux, voyage, mission) en sachant qu’une fois que le Trésor créditera nos comptes, cette ligne de crédit serait automatiquement remboursée. Avec l’accord du bureau et de la plénière, le Sénat avait effectivement souscrit un crédit bancaire auprès de la BCDC pour un total consolidé de 7.000.000 USD. Ce crédit a permis, fin 2019, tout particulièrement d’assurer le paiement traditionnel anticipatif de 3 mois d’émoluments des sénateurs entre autres, la prise en charge des titres de voyage pour les vacances parlementaires, la gratification du personnel de l’Administration ainsi que les autres dépenses de fonctionnement de la période ».
Soulignons par ailleurs que dans sa correspondance, Alexis Thambwe Mwamba invite le bureau d’âge à « s’imprégner pleinement l’historique comptable » du mandat de cet élu du Maniema, disponible selon lui à la Division Budget et Finances et surtout à ne pas hésiter à recourir au bureau sortant pour tout complément d’informations afin d’ « éviter des conclusions hâtives, des propos démesurés susceptibles d’intoxiquer l’opinion publique ».
Franck Stemay reçoit l’artiste musicien Savanet Depitsho, ex musicien de Koffi Olomide, il recadre ses anciens collègues du groupe Quartier Latin. Selon l’artiste, ses anciens collègues veulent lui séparer de son ex patron Koffi Olomide. Regardez
Denis Kambayi Cimbumbu, sénateur sur la liste du PPRD, annonce qu’il se retire de la course pour les prochaines échéances électorales au Sénat.
Il avait précédemment annoncé son intention sur les réseaux sociaux, mais n’a pas déposé formellement ce mardi 23 février 2021 son dossier au bureau de la chambre haute du parlement.
C’est par le même canal qu’il annonce qu’il s’incline devant le choix porté par l’Union sacrée sur Modeste Bahati Lukwebo.
Cet élu du Kasaï Central remercie par ailleurs ceux qui l’ont soutenu.
« Pour la sauvegarde de l’esprit de l’Union Sacrée de la République et sur insistance des chefs coutumiers du Grand Kasaï, le dépôt de ma candidature n’a pu avoir lieu » a dit Denis Kambayi
En rappel, le sénateur Modeste Bahati a déposé sa candidature pour le compte de l’Union sacrée au poste de la présidence.
Six postes sont à pourvoir, il s’agit: Président, Deuxième vice-président, Rapporteur, Rapporteur adjoint, Questeur et Questeur adjoint.
Le sénateur Modeste Bahati Lukwebo a enfin déposé sa candidature ce mardi 23 février 2021, au poste de président de la chambre haute du Parlement.
L’autorité morale de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A), était accompagné de Samy Badibanga, quelques sénateurs et quelques membres de sa famille politique.
L’informateur Modeste Bahati a postulé pour le compte de l’Union sacrée de la nation prônée par Félix Tshisekedi.
Signalons que l’élection du bureau définitif du Sénat est prévue le 02 mars prochain.
L’ancien Président et Sénateur à vie, Joseph Kabila Kabange, a fait le déplacement de Lubumbashi vers Dubaï, ce dimanche 21 février 2021. Ce voyage s’est effectué en deux temps. Il est parti vers la Zambie, et de Lusaka, il a pris le vol pour les Émirats Arabes Unis. Le diplomate Luca Attanasio se déplaçait dans la région de Goma, où les groupes armés sont actifs, avec une délégation du Programme alimentaire mondial. Suivez Masolo Na Député avec l’honorable Eliezer Tambwe (Ndeko Eliezer).
Pierre MASUDI KANSILEMBO, Directeur de la Police judiciaire de Parquets/Ville de Kinshasa, vient d’être placé à garde à vue pour “EXTORSION”. Ce, sur ordre du Procureur Général près la Cour de Cassation.
« Je suis en garde à vue au Palais de la justice », dit le directeur de la Police judiciaire des Parquets/Kinshasa. « Moi-même, je ne me l’explique pas ». Pierre Masudi parle d’un « complot et d’un guet-apens. « J’ai répondu à toutes les questions de l’inspecteur en chef, débarqué dans mon bureau avec une réquisition du procureur général près la Cour de cassation ». Qui, « à la fin, a dressé un procès-verbal d’arrestation ».
Du côté de l’opinion, l’arrestation de monsieur Pierre Masudi est saluée dans la mesure où cela servira de leçon à ceux de la police ou de l’armée qui voudront marcher sur les lois de la République. Car dans son cursus de 36 ans de carrière dont 32 ans à Kinshasa, Pierre MASUDI KANSILEMBO ne peut se comporter de la sorte en extorquant les biens des expatriés.
Pour rappel, le week-end dernier, une plainte d’un sujet indien du nom de Akoliya Visarambhai Naranbhia à la charge de Pierre MASUDI KANSILEMBO avec sa bande, adressée au Procureur Général près la Cour d’Appel de Gombe avec ampliation au Procureur Général près la Cour de cassation, l’incriminait d’association des malfaiteurs et extorsion de la somme de 75 mille USD.
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