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RDC : Que cache cette kyrielle de plaintes contre Kalev ?

S’agirait-il du procès d’un homme ou du service de l’Etat qui l’a employé?

«Kalev Mutond, attendu ce jeudi 18 février au Parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe», titraient le mardi 16 du mois en cours, plusieurs médias en ligne. Depuis, les internautes congolais d’ici et d’ailleurs, en ont fait leur chou gras. Rien d’étonnant, dès lors qu’il s’agit d’un ancien Administrateur général de l’Agence nationale des renseignements (ANR).

Cependant, depuis qu’a commencé l’affaire Kalev Mutond, Forum des As s’est fait l’écho des réactions intarissables de nombreux de ses lecteurs. Chaque jour qui passe, le téléphone de la rédaction sonne sans le moindre répit. Ce sont ces milliers de lecteurs qui nous appellent et nous interpellent en même temps. Tous se demandent pourquoi cette kyrielle de plaintes truffées d’incohérences ou de versions contradictoires ? «Pourquoi cet acharnement suspect sur Kalev Mutond?»»Qui est derrière cette affaire» ?…Autant de questions posées à Forum des As qui s’est montré incapable d’y donner la moindre réponse.

UN RECRUTEMENT DE PLAIGNANTS EN 2021 ?

De l’analyse de contenu des médias sur l’affaire Kalev Mutond, on retient que ce dernier est poursuivi pour des faits qui se sont déroulés entre 2015 et 2016. Ainsi, dans la suite leur questionnement repris ci-dessus, les appelants du quotidien trentenaire vont davantage plus loin. Se basant sur ce pullulement de plaintes, tous ceux qui appellent Forum des As disent avoir l’impression qu’il y a eu un recrutement de plaignants en cette année 2021, pour des faits commis par de différents services et qui remontent aux années 2015 et 2016.

Une autre question posée est celle de savoir pourquoi tous ces exposés en justice sont axés sur la personne de Kalev Mutond et non pas sur l’Etat congolais lui-même ? En ce temps politique particulièrement suspect, ces lamentations à foisonnement constant contre un individu, constituent-elles du pain béni pour tous les tireurs de ficelles tapis dans l’ombre ? «Poser la question, c’est à la fois y répondre», disait Albert Camus.

Toutefois, dans le contexte actuel de redistribution des cartes, Kalev Mutond se voit, malgré lui, instrumentaliser par des gens en quête permanente de repositionnement. Ces derniers n’hésitent pas d’utiliser le label Kalev pour attirer les projecteurs «porte-bonheurs» sur eux. Doit-on, dès lors, penser à la fameuse théorie de victimisation à retardement ?

De même que le salut, l’infraction est individuelle. Qu’il y ait eu des gens arbitrairement arrêtés et jetés au gnouf, des analystes non engagés estiment que les instances judiciaires habilitées à traiter les différentes plaintes, feraient preuve d’équité, en établissant les responsabilités.

En ce qui concerne justement l’affaire Kalev Mutond, l’un des plaignants qui a saisi le Parquet général près la Cour d’Appel de Kinshasa Gombe le 21 janvier dernier, dit avoir été arrêté par des éléments de la Police nationale congolaise (PNC), le 19 janvier 2015 en pleine manifestation contre la révision de la loi électorale. En même temps, il soutient que sur ordre de Kalev Mutond, la Police l’avait directement conduit à l’ANR, alors qu’il s’attendait à être présenté devant le Procureur général.

KALEV AGISSAIT-IL A TITRE PERSONNEL OU COMME RESPONSABLE D’UN SERVICE DE L’ETAT ?

Lors qu’il cite la Police comme auteure de son arrestation, le plaignant ne commet aucun lapsus. Mais, à bras raccourci, il met son «arrestation fantaisiste ou arbitraire» sur le dos de Kalev Mutond, alors ADG de l’ANR au moment des faits. Ce n’est pas tout. Le même plaignant, dans une autre plainte formulée en janvier 2016 et déposée le 6 février de la même année au Parquet général de la République près la Cour suprême de Justice, avait clairement indexé la Police. Dans son récit, l’auteur de la plainte dit clairement que c’est la Police qui l’avait arrêté le 19 janvier 2015 au niveau du Rond-point Victoire, avant d’être acheminé d’abord au bureau de la PNC de la commune de Kalamu, puis à l’IPKIN ou Commissariat provincial de la Police vielle de Kinshasa.

Par ailleurs, le même accusateur de Kalev Mutond avait rapporté que de la Direction des renseignements généraux de la Police, il il fut conduit le 29 janvier 2015 à la Commission des Officiers de police judiciaire (OPJ) de tous les services d’ordre, de Sécurité et de Défense de la RD Congo qui avait siégé ce jour-là à l’ANR sur l’avenue des 3Z. Pas tout. Dans cette même plainte, il déclare avoir été détenu dans l’office du pool des OPJ interservices du 29 janvier au 25 juin 2015, jour de son transfèrement par la PNC au Parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe et que c’est ce dernier qui l’avait écroué, via un Mandat d’arrêt provisoire (MAP) à l’ex-Prison centrale de Makala.

Partant de ces différents récits, des observateurs font remarquer que Kalev Mutond n’agissait pas in tuitu personae. Nulle part, il ne dit avoir été gardé dans un cachot privé du tout dernier ancien patron des services de renseignements de l’ère Kabila. Encore faudrait-il que ce dernier en ait eu un où il pouvait garder qui il voulait. Kalev Mutond, soulignent les observateurs, agissait plutôt dans le cadre de ses fonctions. Question : pourquoi alors ne poursuivrait-on pas tous les services de l’Etat nommément cités par l’accusateur ? Devant ce refus manifeste d’ester lesdits services en justice, faut-il dès lors, penser qu’il s’agit d’un procès contre Kalev Mutond ou d’une affaire en justice qui concerne le service de l’Etat, pour ne pas dire l’Etat congolais tout court.Une autre question aussi, est celle de savoir si le fait, pour Kalev Mutond, de déclarer son appartenance au Parti du peuple pour la reconstruction et le démocratie (PPRD), cher au Président de la République honoraire, Joseph Kabila, serait un acte constitutif d’infraction de droit commun.

Forum des as

Formation du nouveau gouvernement : plusieurs ministres pourraient être reconduits (Augustin Kabuya)

Selon le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, certains membres du gouvernement actuel ont collaboré avec l’UDPS dans le cadre de la formation du gouvernement Sama Lukonde. A cet effet, au cours d’une matinée politique organisée le mercredi 24 février au siège de l’UDPS, Augustin Kabuya a fait savoir que seuls les membres du gouvernement qui ont collaboré financièrement avec le parti, auront le visa de l’UDPS pour faire partie de l’équipe Sama Lukonde.

Dans la foulée, il a cité le nom du ministre des hydrocarbures, Rubbens Mikindo qui, a indiqué Augustin Kabuya, durant son mandat, a donné sa contribution financière pour l’achat d’un nouveau siège du parti.

Dans son discours, Augustin Kabuya n’a nullement fait allusion au bilan des ministres UDPS pendant qui sont, depuis deux ans, dans le gouvernement de Sylvestre Ilunga.

Eteni Logondo, Junior Mata et Yves Bunkulu, ont été également loués pour leur collaboration avec le parti.

En outre, Augustin Kabuya a laissé attendre que d’autres ministres UDPS, avec en tête le vice-Premier ministre en charge de l’intérieur, Gilbert Kankonde, se trouvent sur la liste noire de l’UDPS pour avoir été loin du parti tout au long de leur mandat au gouvernement.

Parlant de lui même, le secrétaire général de l’UDPS a annoncé qu’il ne sera pas membre du nouveau gouvernement.

“Pour que j’entre au gouvernement, il faut que les combattants aient d’abord du travail”, a affirmé Augustin Kabuya.

Parlant du voyage de l’ancien président, Joseph Kabila, aux Emirats arabes unis, le secrétaire général de l’UDPS a dit souhaiter que le sénateur à vie puisse continuer à résider en RDC pour voir comment le pays se développe sous le règne de Félix Tshisekedi.

“Je fais partie de ceux qui ne veulent pas que Kabila sorte du pays. Je ne souhaite pas qu’il soit prisonnier ou qu’il soit exilé. Mais, sa conscience est chargée avec tous les maux causés aux Congolais, il n’est pas tranquille”, a déclaré Augustin Kabuya.

Eric Wemba
Media Congo Press

FACE À FACE : Ministre Eteni LONGONDO face à Christian Lusakueno

Diagnostic et traitement à appliquer au système sanitaire congolais? FACE À FACE SPECIAL Bilan Gouvernement Ilunkamba, avec le ministre de la santé publique, le docteur Eteni Longondo. Il répond aux questions de Christian Lusakueno.

RDC : polémique après la mort “mystérieuse” d’un député à Kolwezi

Dès l’annonce de la mort du député Michel Ilunga Kouvas ce lundi 22 février alors qu’il devrait être évacué vers l’Afrique du Sud pour des soins appropriés, la toile s’est enflammée avec des spéculations de tous genres sur les raisons supposées de son décès.

Pour certains, la mort de cet élu de Kolwezi a été causée suite à l’infection au coronavirus alors que d’autres attribuent cette mort jugée suspecte à un empoisonnement. Chacun y va selon qu’il veut et comme une traînée de poudre la seconde version s’enracine davantage dans les conversations.

Difficile de se faire une idée précise sur les circonstances de cette mort qui n’a pas laissé indifférent plus d’une personne.

C’est alors que décide d’intervenir Maître Jean-Jacques Nguz, l’un des proches du défunt. Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, le deuxième suppléant de l’honorable Kouvas, réfute la version de Covid-19.

« Contrairement à ce qui se dit sur les réseaux sociaux, l’Honorable Michel Kouvas n’est pas décédé à cause du Coronavirus», indique-t-il. « On a eu à faire trois tests de Covid-19 qui étaient négatifs. L’hôpital dans lequel il était interné, est un grand hôpital qui sait maîtriser Coronavirus», poursuit-il (…) Lui-même l’honorable était en contact avec sa famille sans protection. Donc évitez de publier n’importe quoi sur les réseaux sociaux. Il n’est pas mort du Covid-19, je le répète».

Quant à la deuxième version liée au poison qui incrimine certaines personnalités, celle-ci est également balayée par un revers de la main. Maitre Jean-Jacques NGUZ soutient mordicus qu’il n’en est pas question.

« Ceux qui ont connu l’honorable, s’ils voient son corps, ils vont le reconnaître. Il a gardé sa masse, il était en bonne santé. Il est mort jeune et au mauvais moment. Par rapport aux spéculations de poison, c’est du n’importe quoi. l’honorable a quitté Kolwezi accompagné de sa famille (…) Sa fille et sa femme étaient là. Madame Fi Masuka ne savait même pas que l’honorable était souffrant. Elle est venue rejoindre la famille à Lubumbashi pour peser de tout son poids afin que l’honorable soit évacué rapidement vers l’Afrique du Sud. Cette dame a compati avec la famille. L’Honorable n’a pas été empoisonné », conclut-il dans cette vidéo de plus de 6 minutes.

Contacté, Maître Jean-Jacques Nguz maintient sa version des faits. Selon ce proche de l’Honorable Michel Kouvas, le président de l’ACJD n’est pas mort du Covid-19 non plus du poison.

L’honorable Kouvas serait décédé suite à une courte maladie ? Le mystère demeure !

Stanislas LUMWANGA, depuis Kolwezi
Election-net

Kabuya défend corps et âme Joseph Kabila de ne partir en « prison » ou en « exil »

Le Secrétaire Général du parti présidentiel UDPS n’a jamais paru avec un ton aussi conciliant à l’égard de Joseph Kabila, quitte à surpasser les esprits.

Pour sa première matinée politique depuis le début des consultations et négociations du Premier Ministre Sama Lukonde en vue de la formation du gouvernement, Augustin Kabuya a tenu des propos qui ont provoqué des vagues.

Mais les observateurs étaient loin de s’imaginer que le secrétaire Général de l’UDPS irait jusqu’à déclarer son souhait à voir Joseph Kabila rester au pays et ne pas partir en prison.

« S’il y a des gens qui ne veulent pas que Kabila quitte le pays, qu’il reste ici, qu’il vive le changement au pays, je fais partie. Je ne souhaite pas qu’il parte en prison ou qu’il fuit le pays. Mais comme sa conscience est chargée par le mal qu’il a fait aux congolais, voilà pourquoi vous voyez qu’il n’est pas tranquille », a déclaré Augustin Kabuya.

Jamais un haut cadre du parti présidentiel n’était allé aussi loin dans l’expression de son soutien à Joseph Kabila à ne pas se retrouver un jour en prison au regard de tous les crimes économiques et contre l’humanité qu’on lui charge à tort ou à raison.

Joseph Kabila a quitté Lubumbashi depuis le week-end dernier pour Dubaï aux Emirats Arabes-Unis où il devra prendre part à une conférence. Une centaine opinion pense que c’est le début d’exil pour l’autorité Morale du PPRD et FCC après avoir été dépossédé du contrôle de toutes les institutions de la République par Félix Tshisekedi. Cependant l’entourage de l’ancien Chef de l’État confirme qu’il en est nullement le cas et qu’il serait de retour dans deux semaines.

Rappelons qu’il y a eu ouverture au pays de plusieurs dossiers judiciaires dont Chebeya , Mzee Kabila et j’en passe dans lesquels le nom de Joseph Kabila serait cité.

Gédéon ATIBU
24h

Masolo Na Député : Matata Ponyo, Brigade criminel, Justice ebongwani ?

Masolo Na Député de ce jeudi 25 février 2021 – Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo avec l’honorable député Eliezer Ntambwe (Ndeko Eliezer) – Sujet : Matata Ponyo, Brigade criminel, Justice ebongwani ?

Formation du Gouvernement : « Il faut privilégier ceux qui ont signé les pétitions contre Mabunda » (Eliezer Ntambwe)

Le froid serait proche au sein de l’Union Sacrée de la Nation en considérant les avis et réactions des uns et des autres.

Après avoir mis fin à la coalition avec le FCC de Joseph Kabila , Félix Tshisekedi devra maintenant se construire un nouveau Gouvernement issu de la majorité qui s’est effritée à l’Assemblée nationale.

Pour cela , il a composé avec un étrange étalage constitué de proches de Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi, Modeste Bahati mais aussi des transfuges du FCC pro-Kabila. Cependant , l’attention et l’attraction sont beaucoup plus portées sur ces derniers.

Voilà ce qui explique le coup de sang du député Eliezer Ntambwe qui pense « qu’il faut privilégier ceux qui ont signé les pétitions contre Jeannine Mabunda » , a t-il exigé.

Le premier Ministre Sama Lukonde Kyenge a débuté depuis lundi 22 février à l’hôtel du Gouvernement les consultations en vue de la formation imminente du gouvernement. Après avoir reçu Modeste Bahati Lukwebo, Sama Lukonde a reçu certains transfuges du FCC à l’instar de Lambert Mende, Jean-Pierre Lihau, etc sans accorder de privilège comme le veut Eliezer Ntambwe aux députés dont grâce à leur, l’offensive gagnante du camp Tshisekedi a permis à inverser le rapport de force à l’Assemblée nationale et le secret espoir d’obtenir la majorité.

Pour Eliezer Ntambwe , « Ces députés sont presqu’abandonnés pour récompenser l’opportunisme politique, s’indigne l’un des signataires des pétitions pour faire sauter l’un des points du blocage de la forteresse FCC qui précise toutefois que « pour l’instant , pas de grogne mais une revendication légitime ».

La guerre des postes au sein du gouvernement d’Union Sacrée est loin de trouver son épilogue.

Le Premier Ministre continue à mener ses consultations et travailler sur la première mouture du gouvernement de ±45 personnes. Une nouvelle équipe désireuse, capable de faire mieux qui travaillera en harmonie et dans le respect de la vision du Chef de l’État.

Gédéon ATIBU
24h

Min. Intér : Le directeur de cabinet adjoint de Gilbert Kankonde suspendu de ses fonctions pour avoir signé et publié un communiqué officiel sans mandat !

Dans un communiqué officiel, le vice-ministre de l’intérieur Innocent Bokele vient de suspendre le directeur de cabinet adjoint de Gilbert Kankonde, Monsieur BULAKALI MULULUNGANYA Aristide, pour avoir signé et publié sans mandat ni qualité, un communiqué officiel le 22 février 2021 sur certains médias nationaux et internationaux au nom du vice premier ministre, ministre de l’intérieur, sécurité et Affaires coutumières engageant le ministère et le Gouvernement de la République à la suite de l’assassinat de l’ambassadeur de la République d’Italie et compagnons, dans la province du Nord Kivu.

Ci-dessous, l’intégralité de ce communiqué officiel.

Joël Imbole
Bosolo

L’UNC a évoqué le cas de Vital Kamerhe auprès du Premier ministre Sama Lukonde

L’Union pour la nation congolaise (UNC) a profité des consultations menées par le Premier ministre Sama Lukonde en vue de parler de cas de Vital Kamerhe condamnés à 20 ans de travaux forcés au premier degré et dont le dossier est en appel. Les cadres de l’UNC reçus mardi ont demandé au Chef du gouvernement, de diligenter une commission dans différents ports où les maisons préfabriquées étaient arrivées pour constater que les colis sont bel et bien là.

« On a évoqué la question (Ndlr, de Vital Kamerhe) surtout en rapport avec la déclaration de l’ancien Premier Ministre (Gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba) au mois d’octobre de l’année passée qui a fait état de l’existence des maisons préfabriquées dans les ports de Lobito et de Dar-es-Salaam mais aussi à Moanda et aussi du fait que les maisons sont en train d’être construites sur le site ici à Kinshasa. Puisqu’il s’agit de l’argent public, nous avons insisté sur la nécessité d’envoyer une commission pour effectivement constater la présence de ces maisons préfabriquées et de poursuivre la construction de ces maisons parce que l’argent du peuple congolais a été dépensé, les maisons ont été achetées », Aimé Boji, secrétaire général a.i de l’UNC après sa rencontre avec Sama Lukonde.

La demande de l’UNC, estime Aimé Boji, est capitale pour la suite du procès en appel de Vital Kamerhe.

« Nous estimons que cela faisant partie du programme du gouvernement sortant, il est important que le Premier Ministre diligente cette mission le plus tôt possible pour constater ces faits. Pour nous , à l’UNC, nous estimons que c’est très important par rapport au procès en cours de notre Président national puisqu’il faudrait que lorsqu’on aura constaté que les maisons existent bel et bien, que les juges nous disent où se trouve l’infraction de détournement », a-t-il conclu.

Au mois d’octobre de l’année 2020, le Gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba avait décidé d’évaluer le programme de 100 jours pour lequel Kamerhe a été condamné. L’évaluation concernait notamment le volet infrastructures et habitats. Le premier ministre Ilunga Ilunkamba avait réuni alors le VPM du budget, le VPM des ITPR, le ministre d’Etat, ministre de l’Urbanisme et Habitat, le ministre des Finances, le ministre des affaires foncières, le ministre de l’aménagement du territoire ainsi que les responsables de l’Office des Routes et celui de l’OVD.

En ce qui concerne la situation des maisons préfabriquées érigées au Camp Tshatshi, présenté par le Ministre d’Etat de l’urbanisme et Habitat, le gouvernement avait fait son constat. « Il y a d’autres maisons préfabriquées qui sont encore dans les conteneurs ici au pays et dans des ports à l’étranger notamment en Angola et en Tanzanie. Une commission d’experts sera mise en place pour passer où se trouvent ces maisons et faire rapport… », avait expliqué Mayo Mambeke, VPM du budget.

Il avait été décidé la mise sur pied d’une commission d’experts pour examiner et évaluer cette question, dans l’objectif d’orienter l’action du gouvernement sur cette question. La suite n’est toujours pas connue.

Clément Muamba
Actualite.cd

Critik Infos du 24 février 2021 : Des questions troublantes à poser à Sama Lukonde et à Fatshi

Critik Infos de ce mercredi 24 février 2021 – Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo avec l’analyste politique Christian Bosembe – Sujet : Des questions troublantes à poser à Sama Lukonde et à Fatshi.

Revue de la presse congolaise de ce mercredi 24 février

Des journaux parus ce matin dans les rues de la capitale congolaise se sont penchés sur plusieurs sujets notamment la poursuite des consultations du Premier ministre, Sama Lukonde en vue de la formation de son gouvernement.

« La RDC s’engage à renforcer la sécurité dans les zones rouges du pays », rapporte l’AGENCE CONGOLAISE DE PRESSE, dans son bulletin de ce mercredi matin. Le Conseil de sécurité présidé mardi, au Palais de la Nation, par le chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, à la suite de l’assassinat lundi au Nord-Kivu, de l’ambassadeur italien Luca Attanasio, a pris l’engagement « ferme » de renforcer la sécurité dans les zones considérées comme à haut risque, notamment la partie Est de la RDC.

Selon la ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Marie Ntumba Nzeza, qui l’a indiqué dans son compte-rendu à l’issue de la rencontre, ensuite, il a été décidé que les ambassadeurs et autres responsables des représentations diplomatiques ne puissent plus quitter Kinshasa pour l’intérieur du pays sans en informer le chef de la diplomatie congolaise et les services compétents, renseigne l’agencier.

Toujours dans le même registre diplomatique, LE PHARE écrit « Le corps d’Attanasio rapatrié hier à Rome ». Les dépouilles mortelles de l’ambassadeur d’Italie en République Démocratique du Congo, Luca Attanasio, et de son aide de camp, Vittorio Lavocacci, tués le lundi 22 février 2021 dans la localité de Kibumba, à 15 km de Goma, ont été rapatriées hier mardi 23 février en début d’après-midi à Rome, à partir de l’aéroport international de cette ville. C’est un gros porteur de l’armée de l’air italienne, dépêché par le gouvernement d’Italie, qui s’est chargé du transport des corps des défunts, annonce Le Phare.

L’AVENIR qui ajoute, meurtre crapuleux de Luca Attanasio et de son équipe, « Fatshi dépêche ses émissaires à Rome et Goma ». Selon ce journal, le Garant de la nation a instruit, toutes affaires cessantes, les services compétents pour que la lumière soit faite sur ces crimes odieux dans les meilleurs délais et que leurs auteurs soient identifiés et traduits devant la justice. Le chef de l’Etat a ensuite dépêché une équipe de la Présidence à Goma, ce mardi, en vue d’accompagner les enquêtes en cours et lui rendre compte régulièrement, et, un émissaire du président de la République s’est également rendu le même mardi à Rome, pour apporter la lettre personnelle au Président du Conseil italien.

De son côté, FORUM DES AS, se penchait sur la poursuite des consultations qu’effectue l’actuel Premier ministre et titre : « L’égo des chefs des partis, une épine dans le pied de Jean-Michel Sama ». Dans un pays comme la RD Congo, écrit ce journal, où le parti est avant tout l’affaire de son chef, l’initiative du Premier ministre ne risque-t-elle pas d’être contrariée par cette réalité malheureuse ? S’interroge le confrère. Ce n’est plus un secret. A en croire le quotidien, le Premier ministre congolais, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, a dévoilé le critérium du choix des candidats aux différents postes ministériels. A savoir, la compétence, l’expérience et la probité morale. Ainsi, les différents prétendants seront donc soumis ou apprécié sur base de triptyque.

CONGO NOUVEAU revient avec un sujet judiciaire démontrant une autre face de l’ex-Directeur de l’ANR et titre : « L’autre image de Kalev Mutond ». Longtemps présenté comme un « Bad Boy » de la Kabilie, c’est un autre visage de lui et de l’ANR que Kalev Mutond a rendu à l’opinion face à la mauvaise image de ce service, écrit le trihebdomadaire.

Kalev Mutond déclare que « l’ANR est victime d’une propagande politicienne », il regrette qu’on présente les agents de cette structure comme des « assassins », alors que « personne ne sera capable de citer le nom d’un Congolais ou d’un expatrié tué à l’ANR », a-t-il déclaré lundi 22 février 2021 dans une interview accordée à la radio Okapi.

Gisèle Mbuyi

Union africaine : un atout à Tshisekedi pour relever les défis de la sécurité et de la paix dans l’Est

Requinqué sur le plan intérieur avec le retournement de la majorité en sa faveur et auréolé sur le plan continental avec son avènement à la présidence de l’UA, le président Félix A. Tshisekedi peut-il exploiter cette nouvelle dynamique pour relever les défis liés à la sécurité nationale et installer une paix durable à travers tout le territoire national et refonder l’Etat ?

La réussite de la refondation de l’Etat ne peut être garantie que dans un environnement de paix et de stabilité. Cette paix et cette stabilité ne doivent pas signifier seulement l’absence de guerre en faisant taire des armes, mais aussi la tranquillité des cœurs, une tranquillité bien ancrée dans les esprits des milliers de congolais qui voient satisfaites leurs nécessités de base.

C’est principalement le paiement régulier d’un salaire digne, l’approvisionnement en eau potable et en énergie électrique, la promotion d’une justice distributive et l’égalité des chances pour tous, etc. Si ces deux dimensions de la paix sont satisfaites par le Gouvernement, le pari est gagné.

Ainsi, l’un des défis majeurs auxquels fait actuellement face la RDCongo est l’insécurité dans la partie Est du pays, entretenue par une centaine de groupes rebelles actifs dans le trafic illicite des minerais (or, coltan, cassitérite) et semant la terreur dans la population. Si certains de ces groupes sont d’origine congolaise, d’autres, cependant, sont étrangers. Ils viennent, notamment, du Rwanda, de l’Ouganda, du Sud-Soudan et du Burundi. Certains sont sanguinaires alors que d’autres ne sont que de simples voleurs de bétail. De ce fait, la partie du territoire qui va du Haut-Uélé, en passant par Ituri, le Nord-Kivu jusqu’au Sud-Kivu, vit depuis plus de deux décennies dans cette insécurité à laquelle le président de la République est déterminé aujourd’hui de mettre fin.

Si durant le régime de Joseph Kabila, le traitement de cette crise à l’Est est restée opaque occultant des complicités diverses entretenues localement par certaines forces congolaises et à l’extérieur du territoire nationale par des réseaux mafieux, aujourd’hui, avec le nouveau régime, cette gestion se veut transparente et fait participer la population locale dans la dénonciation de toutes ces complicités. Les stratégies mises en place pour éradiquer cette insécurité et instaurer une paix durable semblent s’orienter dans deux directions : l’une diplomatique et l’autre militaire.

Au niveau de la diplomatie, le président s’efforce d’obtenir auprès des pays voisins de la République, principalement le Rwanda et l’Ouganda, non seulement une participation active dans le traitement de cette crise, mais aussi une convergence des vues et des politiques à mener de manière coordonnée en vue des résultats efficaces. C’est dans ce même cadre qu’il convient d’inscrire la récente rencontre à Kigali entre la délégation congolaise dirigée par M. François Beya, Conseiller en matière de Sécurité du président, et les autorités militaires et celles du secteur de la sécurité du Rwanda. Bien avant, une délégation rwandaise de haut rang en matière de sécurité avait fait le déplacement de Kinshasa. Le discours de certains militants va-t’en guerre semble révolu.

Au niveau des actions militaires, il y a lieu d’indiquer les opérations militaires menées par les FARDC appuyées par la MONUSCO contre les ADF. La capture d’un des chefs de ce groupe rebelle est une avancée majeure du fait qu’elle décapite la chaîne de commandement et entame le moral de ces bandes des malfaiteurs.

Il y a lieu ici de saluer la décision du président Félix A. Tshisekedi portant changement du commandement militaire dans cette partie du territoire. Il ne doit pas s’arrêter en si bon chemin. D’autres réformes sont nécessaires. Et aussi son souhait de s’installer momentanément dans cette partie du territoire national pour suivre de près le déroulement des opérations et remonter le moral des troupes. En effet, conformément à sa promesse faite à la population de l’Est lors de sa campagne électorale de 2018, le président a procédé, par le truchement du Lieutenant-Général Obed Rwibasira, à l’installation du Quartier général avancé des FARDC à Goma.

Cette installation avait été précédée d’une mission d’évaluation des capacités opérationnelles des différentes unités de l’armée engagées dans les opérations de stabilisation, sécurisation et protection de la population de toutes ces contrées de l’Est menacées par les groupes rebelles, principalement les ADF.

Toutes ces actions doivent être accompagnées des politiques orientées à restaurer l’autorité de l’Etat, à travers une installation progressive des organes, structures et symboles de l’Etat dans toutes ces contrées où vivent des populations souvent abandonnées à leur triste sort. Investir dans la police de proximité en vue de garantir sa présence et assurer l’ordre public, et dans l’armée pour sécuriser cette partie du territoire national, doit être l’une des priorités du nouveau régime.

Par ailleurs, les espoirs sont fondés pour croire que l’accession de la RDCongo à la présidence de l’UA consolide encore davantage les atouts du chef de l’Etat et lui ouvre encore plus d’opportunités de coopération militaire pour mettre fin à cette insécurité entretenue par les groupes rebelles à l’Est du pays. Au-delà de l’Afrique, les Etats-Unis se sont déjà déclarés prêts à aider le pays dans la lutte contre ces groupes rebelles. En effet, dans sa conférence de presse tenue à Beni le 07 février, l’Ambassadeur américain Mike Hamer a reconnu que cette présidence de l’UA qu’assume actuellement la RDCongo va sûrement renforcer le partenariat privilégié pour la paix et la prospérité entre les deux pays. Il serait aussi indiqué de souligner les bonnes dispositions actuelles de l’Angola envers le Congo-Kinshasa.

La bonne santé qu’affichent les relations entre les deux pays peut aider aussi à l’éradication de ces groupes rebelles si cette puissance militaire régionale acceptait aussi d’offrir ses services. Le défilé militaire aérien opéré au mois de décembre 2020 par les FARDC et les FAA est une démonstration des forces et un message à l’endroit de ceux qui conçoivent encore des plans de déstabilisation du pays, y compris ces groupes rebelles. Il en est de même avec l’Egypte. Dans une conférence conjointe tenue lors de la visite du président congolais au Caire bien avant son accession à la présidence de l’UA, le président égyptien Abdel Fattah Al-Sisi s’est engagé à accompagner la RDCongo dans la recherche du maintien de la paix à l’Est du pays.

(Par le Prof Dr. Tshimpanga Matala K. & Moïse Musangana)
Ouragan fm

Fuite de Kabila ? Mike Mukebayi fait des révélations

Joseph Kabila est arrivé à Abou Dhabi en provenance de Lusaka, la capitale zambienne, après avoir séjourné durant plusieurs mois dans son fief de Lubumbashi (sud-est de la République démocratique du Congo). Mike Mukebayi enfin réagit…

Affaire Matata Ponyo : le tribunal s’est déclaré saisi et renvoie la cause à un mois

L’affaire opposant l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo et la Fondation Mapon à Monsieur Alain Makosso a été renvoyée à un mois pour mise en état. C’est certainement pour mettre le dossier en état d’être plaidé, c’est-à-dire, les parties doivent suffisamment s’échanger des pièces et moyens avant de les exposer devant les juges.

Le procès s’est ouvert ce mercredi 24 février 2021. Les avocats conseils de l’ancien Premier ministre ont soulevé des préalables liés à la saisine du tribunal. Pour Matata Ponyo, le tribunal ne peut pas se déclarer saisi au motif que ce serviteur a juste donné le prénom et s’est réservé de signer. La partie Makoso a répliqué que Monsieur Matata a bel et bien comparu car représentée par ses conseils et qu’il n’y a aucun préjudice quant à ce. Elle demande au tribunal de se déclarer saisi.

Jusqu’à ce stade on ne connaît pas encore de quoi est reproché l’ancien Premier ministre, ni les demandes des différentes parties.

Blaise BAÏSE
Actualite.cd

Meurtre de Luca Attanasio : Mboso appelle à la mobilisation « des moyens appropriés » pour éradiquer les forces du mal à l’Est

Le président de l’Assemblée nationale a, dans un communiqué, mardi 23 février 2021, présenté les condoléances en son nom propre ainsi qu’à ceux des députés nationaux à la famille biologique et au gouvernement italien et au corps diplomatique accrédité en RDC, suite à la mort de l’ambassadeur Luca Attanasio.

Le président du bureau de la chambre basse du Parlement, Christophe Mboso N’kodia a salué l’envoi spontané, par le chef de l’État, d’un émissaire présidentiel à Rome et une équipe à Goma pour les enquêtes.

« L’envoi d’un émissaire présidentiel en Italie et d’une équipe de la présidence à Goma pour accompagner les enquêtes en cours sont deux signaux forts qui rassurent qu’avec le concours du Garant de la Nation et Magistrat suprême de la RDC, les auteurs de ces actes odieux seront identifiés et subiront la rigueur de la loi », a indiqué Mboso.

Par cette occasion, le président de l’Assemblée nationale a appelé les Nations-Unies et les pays amis à la RDC à ses mobiliser pour mobiliser des moyens appropriés afin de mettre un terme à l’insécurité dans l’Est du pays.

« C’est aussi l’occasion de rappeler que l’insécurité a déjà causé plus de huit millions des morts en RDC, déstabilise la région des grands lacs, l’Afrique entière et dans une certaine manière le monde. C’est pourquoi je lance un vibrant appel à l’organisation des Nations-Unies et aux pays partenaires et amis de la RDC aux fins de la mobilisation des moyens appropriés et suffisants pour éradiquer les forces du mal qui sévissent à l’Est et à la partie Nord de notre pays. », a-t-il écrit.

Pour rappel, c’est le lundi 22 février 2021 que l’ambassadeur italien en RDC, Luca Attanasio a été blessé par balle dans une ambuscade tendue par des hommes armés non-autrement identifiés à Nyiragongo, près de Goma. Avant de succomber à ses blessures quelques heures après à Goma. Son corps ainsi que celui de son garde du corps ont été rapatriés à Rome, mardi 23 février.

Jaël Moloway
Actu30

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