Après la dernière réunion stratégique avant la sortie officielle de l’Union Sacrée de la Nation (USN) lancée par le Président Félix-Antoine Tshisekedi en novembre dernier, les violons ne sont pas accordés entre le parti présidentiel UDPS, Ensemble pour la République de Moïse Katumbi et le Mouvement de Libération du Congo de Jean-Pierre Bemba.
Justin Bitakwira, leader du parti Alliance pour la République et la Conscience Nationale, reste optimiste sur le dénouement de cette étape de l’effectivité de la coalition. “[…] la voie de l’Union sacrée n’est pas un boulevard, c’est une route rocailleuse pleine d’embûches, mais cette vision d’Union sacrée a l’appui du peuple et nous finirons par traverser toutes ces embûches-là”, a-t-il déclaré à la presse ce dimanche 17 janvier 2021.
En réaction aux déclarations faites en début de week-end par Muhindo Nzangi, cadre de Ensemble pour la République, au sujet de la répartition des postes au sein de cette Union sacrée, Justin Bitakwira estime : “[…] on n’est pas encore arrivé là. L’étape capitale dans laquelle nous sommes c’est le bureau définitif de l’Assemblée nationale. Je sais que l’Union sacrée a la bénédiction de ma grand-mère, de Dieu et du peuple”.
Toutefois, le retrait aux discussions de Moïse Katumbi, Jean-Pierre avec le Chef de l’État Félix Tshisekedi ont conféré un autre cadre d’échange autour d’autres animateurs délégués à trouver un terrain d’entente.
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Alors que le mot d’ordre leur a été donné pour attendre l’issue des discussions entre l’UDPS, le MLC et Ensemble pour la République, afin de signer la motion contre le premier ministre Ilunga Ilunkamba, certains députés nationaux du parti de Moïse Katumbi ont préféré boycotté la ligne de conduite élaborée par le responsable du parti.
Plusieurs élus qui composent ce regroupement Politique, et ayant apposé leurs signatures sur la motion contre Ilunkamba, initiée par chérubin Okende, accusent Katumbi de vouloir sauver Sylvestre Ilunga Ilunkamba de sorte de ne pas s’attirer « la colère de certains Katangais d’où Ilunkamba est originaire »
« Nous sommes 70, mais plus de 40 ont signé. Delly Dessanga, Claudel Lubaya, Eliezer Ntambwe, Jérôme Lusenge, Chérubin Okende, tous les élus proches de Mbusa Nyamisi et bien d’autres dont les noms ne sont pas rapidement venus en tête, ont déjà signé la motion », a révélé à Cas-info un député national de Ensemble pour la République.
« A ce stade Moïse Katumbi n’a la main mise que sur une bonne vingtaine des élus de son parti car beaucoup ont compris qu’il ne connait pas la réalité de chaque base électorale voilà pourquoi il ne tiendrait plus au départ d’ Ilunkamba » , a confié un autre député du PPRD qui fait partie de l’équipe qui collecte les signatures.
« Je suis conscient de l’insécurité qui règne dans la partie Est et je ne peux suivre Moïse katumbi. Je veux à ce que cette insécurité prenne fin et il faut une nouvelle énergie au gouvernement« , à soutenu un élu de ensemble Pour la République, issue de l’Ituri.
Pour ce député de Ensemble Pour la République, « les députés qui hésitent de signer sont ceux du Katangais et 4 députés du Sud Kivu« . Des discussions entre l’UDPS, le MLC, le FCC dissident et Ensemble pour la République se poursuivent pour le partage des postes au sein du gouvernement de l’union sacrée mais aussi au niveau de l’Assemblée nationale.
Le mercredi dernier les trois principaux leaders Félix Tshisekedi, Moïse Katumbi et Jean Pierre Bemba ne se sont pas accordés sur les rôles à jouer par chacun de parti.
Une équipe des délégués de chaque camps a été mise en place pour la poursuite des discussions sous la direction de Jean Marc Kabund.
»Nous sommes prêts à céder la Primature à Ensemble pour la République afin qu’il n’y ait pas de casse », annonce, à TOP CONGO FM, le député UDPS Léon Mubikayi.
Le président du groupe parlementaire UDPS affirme que »nous sommes d’accord à 80% avec le cahier des charges émis par l’Ensemble pour la République de Moïse Katumbi ».
Il explique, par exemple que »dans ce cahier des charges, on parle des réformes de la loi électorale. Qui n’est pas pour la réforme de la loi? Nous allons discuter en véritable patriote pour que les choses évoluent ».
Pendant que certaines indiscrétions évoquent un prochain éventuel débauchage de députés d’Ensemble, Léon Mubikayi rassure que »ce n’est pas à l’ordre du jour. Nous voulons évoluer en bloc. Je peux vous rassurer que nous allons nous entendre ».
Formation effective de l’Union sacrée
Pour l’élu de Tshikapa, « la formation de l’Union sacrée est effective. Je ne préfère pas entrer dans des polémiques que les gens sont en train de créer inutilement. Nous sommes convaincus que l’Union sacrée est effective. Nous sommes sur un point de non retour ».
Alors que les députés d’Ensemble pour la République ont claqué la porte de l’Union sacrée, il rassure que ce sont « nos partenaires sûrs. S’il y a à arranger entre nous, nous allons le faire en famille. On ne peut pas l’exposer sur les médias. Nous allons nous entendre ».
Il rappelle que « ce sont de petits réglages qu’on peut faire entre nous. Cela n’a aucun impact sur l’évolution de l’Union sacrée ».
Chaque année, la RDC, l’Afrique et le monde rendent hommage à Patrice Emery Lumumba, mais comme un héros sans sépulture. Face à cette réalité, le président de la République Félix Tshisekedi a décidé, à l’occasion de la commémoration du 60ème anniversaire de la mort du héros national d’ériger une sépulture où seront ensevelies les reliques du tout premier premier ministre de la RDC.
Ce caveau sera placé au pied de l’échangeur de Limete qui redeviendra le Mémorial Patrice Emery Lumumba tel que voulu par son concepteur en 1967, soit 1 année après avoir proclamé Lumumba héros national.
Accompagné des enfants Lumumba, (François, Roland et Juliana), de son directeur de cabinet adjoint Guylain Nyembo et des membres du comité d’organisation du rapatriement des reliques du héros national, le chef de l’Etat a fait le tour du propriétaire de ce mythique endroit. Sur place, Félix Tshisekedi a apprécié l’exposition des documents inédits sur Lumumba organisée dans la galerie souterraine de la tour de l’échangeur. Aussi, a-t-il approuvé l’endroit lui proposé pour l’érection du sépulcre avant le 30 juin de cette année. Il s’agit de l’intersection des 4 piliers de cette tour au rez-de-chaussée. Une étude détaillée de l’aménagement du site sera présentée au chef de l’Etat dans les semaines qui suivent.
La décision du président de la République est vivement saluée par les enfants Lumumba. Ces derniers ont vu en Félix Antoine Tshisekedi la volonté politique manifestée dans la réhabilitation de la mémoire de leur père et héros national.
Auparavant, le président de la République s’est incliné en déposant une couronne de fleurs devant le monument Lumumba érigé en plein boulevard qui porte son nom en présence de plusieurs personnalités et une foule en liesse.
Dans la matinée, le chef de l’Etat a participé à la messe d’action de grâce en mémoire de Lumumba organisée en la cathédrale Notre Dame du Congo. Présidée par Mgr Edouard Kisonga, Évêque Auxiliaire de Kinshasa, cette célébration eucharistique a connu la participation de plusieurs personnalités politiques et des membres de la famille biologique de Lumumba.
Dans son homélie, le prélat a rappelé le nationalisme et le patriotisme qui ont caractérisé ce personnage. « Faire mémoire de Lumumba, c’est rappeler à tous les acteurs politiques du pays l’amour de la patrie et la lutte contre les antivaleurs », a prêché Mgr Kisonga.
Assassiné le 17 janvier 1961, le corps du héros national n’a jamais été retrouvé. Après plusieurs tractations, le chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a obtenu de la Belgique le rapatriement des reliques du premier héros national afin de lui dédier une sépulture digne de son personnage. La messe et la visite de l’échangeur de Limete ont ainsi clôturé la série d’activités commémoratives des héros nationaux Kabila et Lumumba qui ont débuté samedi 16 janvier à Kinshasa.
Félix Tshisekedi a jugé nécessaire la formation d’un gouvernement d’Union Sacrée qui travaillera en harmonie avec lui après deux ans de » crises persistantes ».
La nouvelle coalition gouvernementale tarde à être mise sur pied en raison des calculs politiques.
Parmi les nouveaux alliés de circonstance de Félix Tshisekedi aucun ne veut faire bande à part en s’effaçant pour l’intérêt du peuple.
Le fait pour le Chef de l’État de mettre à mort l’accord de coalition FCC-CACH, et tendre la main à toutes les forces vives du pays à adhérer à l’Union Sacrée sans conditions ni charte des principes met Félix Tshisekedi de manière inextricable dans le pétrin étant donné qu’il se fait cette fois entourer des gloutons politiques , prêts à sauter du bateau qu’au moindre désaccord.
Ensemble pour la République , l’AFDC-A et le MLC lorgent tous , voire de façon déséquilibrée le partage des postes juteux des responsabilités au sein de la nouvelle coalition dont l’évolution prénatale encourt le grand risque d’un mort-né.
Il y a-t-il un débat sur un programme ?
Muhindo Nzangi a fait remarquer que le Chef de l’État emmène tout le monde comme dans un jeu de dupes demandant à ses nouveaux alliés de tout faire pour obtenir solidement cette nouvelle majorité tant voulue à l’Assemblée nationale. Cependant, l’entendement semble ne pas être le même avec Ensemble qui préconise les discussions dans le cadre de cette Union Sacrée en respectant , notamment le cahier des charges remis au Président de la République.
« Le Chef de l’État veut nommer quelqu’un de son entourage premier Ministre. Ce n’est même pas Bahati Lukwebo », révèle Muhindo Nzangi.
Plus tranchant , l’élu de Butembo soutient que « dans les conditions actuelles, Ensemble ne saura pas être de l’Union sacrée. Il est temps de laisser le Chef de l’État aller seul avec les anciens du FCC“
D’après des sources généralement très bien informées, Félix Tshisekedi se serait passé de leurs assertions et options en ayant un peu plus de préférence à Jean-Pierre Lihau ( transfuge du FCC) et Bahati Lukwebo ( dissident du FCC) ou une autre figure politique tout proche du Président pour la Primature.
Ce schéma fâche Bemba et Katumbi qui cherchent à avoir eux aussi le même tabouret.
En définitive , tout est indiqué que l’Union Sacrée est une affaire de ( re) positionnement et calculs politiques.
Pendant ce temps, l’insécurité reste toujours volatile dans la partie orientale où des morts sont enregistrés chaque jour, l’éducation nationale en péril , l’économie nationale en faillite et j’en passe et des meilleurs. Voilà la part du peuple.
Proclamé vainqueur de la présidentielle du 30 décembre 2018, Félix Tshisekedi avait été investi le 24 janvier en présence de Joseph Kabila. Première transition du pouvoir sans effusion de sang depuis l’indépendance en 1960.
Au pays de Lumumba, la politique prend malheureusement le dessus sur tout. Et la volonté de refonder la nation sur de nouvelles bases ne préoccupe jamais tous ces politiques forgés aux mains de l’Occident.
Ce 17 janvier qui rappelle le 60e anniversaire de l’ignoble assassinat de Lumumba devrait être une occasion pour tout Congolais digne de penser Congo et de poser ne serait-ce qu’un geste en mémoire de ces congolais meurtris.
Les Léopards n’ont pas raté leur entrée dans la 6ème édition du Championnat d’Afrique des Nations Cameroun 2020. Ce dimanche 17 janvier face aux Diables Rouges du Congo, les fauves congolais l’on emporté au stade Japoma de Douala.
La formalisation de l’Union sacrée pour la nation n’a pas produit jusqu’à ce stade une fumée blanche attendue par plusieurs citoyens Congolais. La gestion des ambitions entre les partis prenantes dont Moïse Katumbi, leader d’ensemble pour la République et Jean-Pierre Bemba du mouvement de libération du Congo pose encore problèmes. Les deux leaders ont même tourné le dos à Felix Tshisekedi sans qu’un terrain d’entente soit trouvé alors que l’informateur, [Modeste Bahati] nommé il y a quelques jours par le chef de l’État devait commencer ses consultations. L’ancien ministre de l’Économie a la charge d’identification d’une nouvelle majorité parlementaire après la destitution du bureau de la très Kabiliste Jeanine Mabunda. Mais déjà la tâche lui semble difficile pour cause des nouvelles dissuasions au sein de la Coalition alors qu’en phase de formalisation.
Selon le député Katumbiste Muhindo Nzangi, la non prise en charge du cahier de charge d’Ensemble par le président de la République est à la base de ce nouveau climat de mésentente. Assure-t-il, lui et ses collègues qui forment visiblement un groupe au sein de cette union sacrée décident de quitter le bateau pour manque de respect. D’après l’élu de Goma, interrogé par la radio Top Congo Fm ,
les adhésions d’anciens caciques du FCC constituent une nouvelle Coalition FCC-CACH.
Si cette option place dans un dilemme, le président Félix Tshisekedi pour se construire une majorité parlementaire, le chef de l’État pourrait muser sur un nouveau mode opératoire et s’appuyer sur les arrêts de la cour constitutionnelle en sa faveur défavorisent aux députés nationaux de subir les dictats de leurs autorités morales.
Dans son arrêt du vendredi, la haute cour autorise aux députés nationaux de faire des déclarations d’appartenance à des nouveaux regroupements politiques, à une nouvelle coalition de la majorité parlementaire tranchant ainsi sur la requête du FCC qui interpelle le bureau d’âge de ne pas effectuer le contrôle parlementaire selon le règlement intérieur. La cour constitutionnelle a jugé dans son arrêt que ce règlement viole la constitution, car le mandat d’un député est « impératif. » .
Face à cet imbroglio, le secrétaire général de l’Ecide estime que ce raccordement politique frauduleux et des combines politiciennes malsaines sont simplement une escroquerie Politique.
Pour mettre fin à cette théâtralisation de la vie politique , Devos Kitoko soutient qu’il faut organiser des nouvelles élections.
Maître d’une troupe qui est bien rentrée qui a conquis les Diables Rouges pour sa première sortie, Florent Ibenge s’est exprimé après le match de dimanche soir, au stade de Japoma de Douala. Content d’avoir pris les trois points en jeu, Florent Ibenge a déclaré qu’il ne faut pas se leurrer, mais continuer à prendre des points, pour se qualifier. “Nous sommes contents de prendre les trois points. Il ne faut pas se leurrer, nous sommes dans une compétition à quatre et nous avons envie de prendre l’une des deux premières places pour nous qualifier. Et pour cela, il n’y a pas d’autres alternatives, il faut prendre des points”, a-t-il dit, propos rapportés par nos confrères de Foot. cd.
Le coach de l’AS VClub a reconnu que ce n’était pas le meilleur match de son équipe, mais l’essentiel a été fait. Il est également revenu sur les circonstances de préparation. “C’est vrai que ce n’était pas le plus beau jeu du monde. Dans un derby souvent, l’enjeu l’emporte sur le jeu. Nous sommes une nouvelle équipe. Nous nous sommes réunis très tard. Nous n’avons même pas eu deux semaines de préparation et six séances d’entraînement avant de venir jouer, pour une compétition.”
La cohésion pas facile à trouver dans le contexte actuel de la sélection. “C’est difficile d’avoir la cohésion quand vous avez une nouvelle équipe face à une sélection qui n’a pas de championnat et qui est regroupée depuis longtemps, bien huilée. Ça ne pouvait pas être simple.”, a dit Florent Ibenge.
Après leur victoire contre les Diables Rouges, les Léopards sont premiers du groupe B avec 3 points (+1). Le 21 janvier prochain, ils affronteront la Libye en match de deuxième journée. En cas de victoire, les coéquipiers de Karim Kimvuidi se qualifieront pour l’étape des quarts de finale.
Dans l’objectif de reprendre la gestion des institutions, les Pro FCC misent la stratégie de noyautage pour se reconstituer en force majoritaire au sein de l’Union sacrée.
Face à la défiance grandissante vis-à-vis de la politique spectacle, la politique des bâtons dans les roues au sein de la coalition FCC-CACH au pouvoir pendant deux ans, le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, a vu juste en répondant favorablement au vœu tout aussi grandissant des Congolais de voir la fin du mariage contre-nature « FCC-CACH ».
L’idée de l’Union sacrée de la nation dit tout, autant qu’elle reflète l’engagement de tout un peuple à voir les choses changer.
Plus rien ne devra donc être comme avant. Et pourtant sur la scène politique, des caciques du FCC de Joseph Kabila, sont loin d’intérioriser cette évidence.
Vivant certainement les convulsions de l’agonie de leur système d’hier, les pro Kabila d’il y a peu, reconvertis « Tshisekedistes », ont monté une stratégie de noyautage visant à se reconstituer en force majoritaire au sein de l’Union sacrée afin de récupérer la contrôle des institutions. Curieusement, en lieu et place de faire une sélection en faveur du changement souhaité par le peuple, cette stratégie semble déjà trouver un écho favorable auprès des dirigeants du CACH. Les dessous des cartes dans cette stratégie funeste, sont sans doute, connues. C’est notamment, la marginalisation du MLC et d’Ensemble pour le changement, parce que les deux groupes sont plus que déterminés à mettre fin au kabilisme.
Le MLC et Ensemble pour le changement refusent de cautionner la continuité FCC-CACH
Et pourtant, Moïse Katumbi et tout son camp ont soutenu l’idée d’une Union sacrée tout en contribuant à la recherche d’un large consensus national autour des principes qui favorisent la pacification totale du pays, la relance de l’économie, l’amélioration du social des populations et la consolidation de l’Etat de droit et de la démocratie. Un cahier de charges a été produit à cet effet pour orienter la vision sur les objectifs prioritaires que l’Union sacrée devra se fixer pour le reste du mandat de Félix Tshisekedi
Dans la foulée, des voix s’élèvent pour dénoncer la tentative dangereuse de certaines personnalités autour du chef de l’Etat de faire le jeu des caciques du FCC. Car, ils sont loin de mesurer la contradiction qu’ils créent dans leur initiative avec le président de la République qui avait clairement, dans son allocution du 14 décembre 2020, rejeté en des termes forts, la coalition FCC-CACH, l’accusant d’entretenir des divergences sur les enjeux majeurs pour la nation que constituent notamment les questions relatives à la paix et la sécurité, la Céni et l’organisation des élections, la gestion du portefeuille de l’Etat, la territoriale, la diplomatie et l’indépendance de la justice.
Du côté du MLC de Jean-Pierre Bemba et d’Ensemble pour le changement de Moïse Katumbi, l’on refuse catégoriquement de cautionner ou d’être témoins de la continuité de la coalition FCC-CACH. Il s’agit là d’une alerte importante afin de contrer toute stratégie visant à contourner la volonté populaire dans une forme masquée de continuité de contrôle du gouvernement et de l’Assemblée nationale.
Eviter le piège
Il appartient ainsi au président de la République, seul arbitre, d’éviter ce piège ouvertement tendu.
La plateforme politique « Union sacrée de la nation» n’est pas un ramassis. Surtout pour les hommes politiques en provenance du FCC, à la moralité douteuse, n’ayant aucun sens de la gestion de la chose publique au service du peuple. Depuis toujours, ils étaient habitués aux délices du pouvoir et autres enrichissements faciles. Ils rêvent encore de continuer à jouir des richesses nationales, au détriment des populations qui languissent dans une misère presque noire.
Félix Tshisekedi ne devrait pas transiger sur le principe qu’il a tracé dans son discours du 6 décembre 2020, celui de gouverner autrement. D’où, l’appel, une fois de plus, de l’exhorter à la vigilance pour qu’il procède au tri de qualité avant de confier des postes de responsabilités à qui que ce soit.
Dans tous les cas, l’édifice USN qui naît des cendres du FCC ne peut aller loin que si les principales composantes ont la même compréhension de ce qu’il faut pour réaliser la volonté des Congolais qui ont opté pour le changement, rien que le changement !
Les restes de l’ancien Premier ministre de la République démocratique du Congo, Patrice-Émery Lumumba, vont être rapatriés en République démocratique du Congo, avant le mois de juin de cette année 2021, tel que promis par le président Félix Tshisekedi, lors de son adresse à la nation faite le 14 décembre 2020 devant les deux Chambres du Parlement, réunies en congrès.
Le président Tshisekedi avait également confirmé qu’un mausolée sera construit pour honorer la contribution de Patrice Lumumba à la nation, avant que la RDC ne célèbre son 61e anniversaire de l’indépendance nationale.
Ce dimanche 17 janvier 2021, Félix Tshisekedi a assisté au culte d’action de grâce en mémoire de Patrice Lumumba, qui a eu lieu à la Cathédrale Notre Dame du Congo, avant de s’incliner devant son mausolée situé à la place Échangeur de Limete.
Patrice Lumumba a été assassiné le 17 janvier 1961, six mois après avoir conduit le pays à l’indépendance, le 30 juin 1960.
Le député national d’Ensemble pour la République, Muhindo Nzangi, qui annoncé le retrait de des collègues de l’Union sacrée, a révélé que plus de 230 signatures de députés nationaux sont déjà comptabilisées pour lancer une motion de censure contre le premier ministre afin de faire tomber tout le gouvernement.
Interrogé par Top Congo FM, il a indiqué que lui et ses collègues députés d’Ensemble pour la République, soutiennent la motion de censure pour déchoir le gouvernement Ilunkamba mais qu’ils ne vont pas signer la pétition “à partir du moment où ils ne soutiennent plus le processus de l’Union sacrée”.
“Nous croyons que notre soutien sera seulement au niveau du parlement mais ça ne vaut pas la peine de signer. La pétition a déjà atteint plus de 230 signatures de députés. Je crois qu’à ce stade là, elle est déjà recevable. Elle n’avait que besoin de 125 signatures”, a révélé le député de Goma.
Notez que les députés nationaux d’Ensemble pour la République n’ont pas été d’accords qu’un député FCC qui a adhéré à l’Union sacrée, soit le ticket gagnant du président Tshisekedi à la Primature et à l’Assemblée nationale.
“Au moment où je vous parle, il y a déjà une majorité FCC-Cach nouvelle formule qui va accompagner le Chef de l’État”, a-t-il dit.
En République Démocratique du Congo, UNC revient sur l’Alliance scellée à la dernière présidentielle avec l’UDPS-Tshisekedi. Après la dissolution de la coalition FCC-CACH par le président de la République, l’heure est à la gestion des ambitions au sein de l’Union Sacrée.
A en croire les cadres de ce parti, leurs leaders Vital Kamerhe et Félix Tshisékédi ont conclu un accord à Nairobi au Kenya qui n’a pas été appliqué. Principal point : Vital Kamerhe se désiste au profit de Félix Tshisekedi qui, en cas de victoire, lui garantit le poste de Premier ministre. Les deux hommes devraient marcher main dans la main et pour une période de dix ans.
» Notre accord existe et a été signé à l’hôtel Séréna de Nairobi. Avec la fin de la coalition FCC-CACH, nous pensons que notre plateforme Cap pour le Changement présidée par Félix Tshisekedi revêt de tout son pouvoir » lâche à Africa24sur24 un haut cadre de l’UNC .
Et d’ajouter :
« Après notre victoire, le Chef de l’État devrait choisir Vital Kamerhe comme chef du gouvernement. Puis au bout de cinq ans, ils inverseront les rôles. Donc notre accord couvre une décennie, avec un mandat présidentiel chacun et une primature chacun ».
Mais déjà les choses n’avancent pas entre Félix Tshisekedi et ses nouveaux alliés au sein de la nouvelle coalition Union sacrée. A en croire plusieurs sources, la gestion des ambitions est à la base d’un blocage.
Les leaders de MLC , Ensemble et UDPS se sont rencontrés en milieu de semaine, et ont quitté la cité de l’Union africaine sans compromis sur certains points notamment le partage des postes à la primature et l’Assemblée nationale.
La pomme de discorde serait la direction de la primature et l’Assemblée nationale. Selon nos informations ,le président de la République Félix Tshisekedi aurait souhaité confier la présidence de l’Assemblée nationale à un dissident du Front commun pour le Congo, le député PPRD Jean-Pierre Lihau , fils d’un des compagnons de lutte d’Étienne Tshisekedi père biologique du cher de l’État, au détriment d’un proche du regroupement de Moïse Katumbi qui se réclame désormais majoritaire au sein de l’Union sacrée à l’Assemblée nationale après la déchéance du bureau Mabunda.
Même cas avec le MLC de Jean-Pierre Bemba qui tient à la primature malgré son petit poids politique au parlement.
Ensemble pour la République œuvrera t’il dans l’Union Sacrée? Pourquoi la question est-elle aujourd’hui à l’ordre du jour au parti de Moise Katumbi? FACE À FACE SPECIAL UNION SACRÉE, avec le député national Muhindo Nzangi, élu de Bulemvo (Nord-Kivu). Il répond aux questions de Christian Lusakueno.
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