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Union Sacrée : « Moïse Katumbi n’a pas réclamé une part du lion » (Francis Kalombo)

Ayant été l’un des acteurs à apporter en premier lieu et avoir répondu à l’invitation de Félix Tshisekedi à l’idée de créer l’Union Sacrée de la Nation, l’ancien gouverneur de l’ex province du Katanga n’ambitionne pas intégrer le futur gouvernement qui sera mis en place dans tous les prochains mois.

C’est en tout cas ce qu’a révélé un député de son regroupement politique Ensemble ce vendredi au cours d’une rencontre entre Moïse Katumbi , les députés nationaux et les hauts cadres de ce regroupement politique fort représenté à l’Assemblée nationale avec ses 70 députés.

Une position que vient renchérir le porte-parole de Moïse Katumbi, Francis Kalombo qui a lâché en premier temps : “Moïse Katumbi n’exige rien”.

Dans les propos recueillis par Top Congo FM, Moïse Katumbi soutient l’union sacrée sans aucune autre ambition de sa participation au gouvernement d’Union Sacrée car ne réclamant pas sa part du lion et du gâteau.

“Moïse Katumbi n’a jamais réclamé la part du lion (au sein de l’Union sacrée) et n’a jamais réclamé sa part du gâteau” précise-t-il.

Et de rassurer :

“Il n’exige rien et n’oblige rien. Moïse Katumbi soutient l’Union sacrée, mais n’a jamais exigé des postes”

Il faut signaler qu’au cours de leur rencontre de ce vendredi, les députés nationaux d’Ensemble ont remis leur cahier des charges à leur président Moïse Katumbi dans lequel ils ont émis plusieurs recommandations pour la réussite et bonne marche de l’Union sacrée de la nation.

Ivan Honoré
24h

RDC : Bahati, Bemba, Katumbi, le tête-à-tête décisif autour de Félix Tshisekedi

Le président de la République Démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo va rencontrer dans les prochains jours à Kinshasa, les présidents du Mouvement de Libération du Congo, MLC Jean-Pierre Bemba, de Ensemble pour la République, Moïse Katumbi et de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés, Modeste Bahati Lukwebo, par ailleurs son informateurs.

Selon le site econews, cette rencontre de haut niveau entre les ténors de l’Union Sacrée de la Nation vise à porter les derniers amendements prélude à la constitution des listes des animateurs de nouvelles institutions.

Si pour la primature, Jean-Pierre Bemba bénéficiait les faveurs des pronostics, au bureau de l’Assemblée Nationale, Christian Mwando Simba, le candidat de Félix Tshisekedi qui part favori. Le chef de l’État qui tient à tout prix à nommer un gouvernement pour amorcer les réformes annoncées devra gérer un groupe d’hommes aux ambitions diverses et diversifiées.

José-Junior Owawa
Election-net

RDC : Félix Tshisekedi désigne 5 assistants de Modeste Bahati

Cinq personnalités ont été désignées par le président Félix Tshisekedi pour assister Modeste Bahati Lukwebo dans sa mission d’informateur en raison des zones linguistiques. Il s’agit de :

  1. Samy Badibanga
  2. Jean Bertrand Ewanga
  3. Rémy Massamba
  4. Danny Banza
  5. Gentiny Ngobila.

Ils ont été notifiés par le directeur de cabinet intérimaire, Eberande Kolongele.

Les nominés auraient même tenu jeudi une première réunion avec l’informateur. Ce dernier est chargé de designer une nouvelle majorité parlementaire, après la fin de la coalition FCC-CACH.

Radio Okapi

RDC: la fille d’Eddy Kapend de 23 ans qui voit son père pour la première fois

Eddy Kapend a effectivement quitté la prison centrale de Makala ce vendredi 8 janvier 2021. Il a pris place à bord d’une jeep noire. Sa sortie a eu lieu sous une scène de joie et d’applaudissements d’une centaine de personnes qui l’attendaient dehors alors que le vice-ministre de la justice, Bernard Takaishe présidait à l’intérieur, la cérémonie de libération des bénéficiaires de la grâce présidentielle.

Matata Ponyo tacle le FCC : « Ce que je pense est que le Front Commun pour le Congo était un mort-né »

L’Union Sacrée est-elle le FCC bis ? Une question traitée par l’ex Premier ministre, Augustin Matata Ponyo, l’homme à la cravate rouge dans une Tribune « Ce que je pense ».

Pour cet ancien locataire de la primature, le FCC était mort-né dès sa création. En épinglant certains éléments de sa composition, Matata Ponyo fait montre qu’il ne fallait pas être prophète pour le remarquer.

« Ce que je pense est que le Front Commun pour le Congo (FCC) était un mort-né, et je l’avais dit aussi tôt qu’il a été créé. Il ne fallait pas être prophète pour le prédire. Un simple examen de sa structuration à la création suffisait pour le comprendre : le FCC est un conglomérat de plusieurs groupements politiques et personnalités venant de tout bord. De la majorité présidentielle et de l’opposition. De la droite, de la gauche et du centre. Il y avait des lumumbistes, mobutistes, tshisekedistes, bembistes, kengistes, kabilistes, et des opportunistes… Une structure hétérogène qui ne pouvait jamais prétendre à l’unité », a-t-il déclaré.

En poursuivant son allocution, Augustin Matata fait savoir que des le Front Commun pour le Congo n’a jamais eu un idéal pour tous les regroupements politiques qui le composent.

« Ce que je pense est que le FCC n’avait à sa création ni âme, ni esprit. Il ne l’a toujours pas et ne l’aura jamais, à moins d’un miracle. En effet, tous les groupements de partis regroupés au sein du FCC avaient chacun son idéal qui ne cadrait nécessairement pas avec celui des autres. Un corps sans âme, ni esprit peut-il vivre ou survivre ? Nullement. Bien plus, les objectifs des uns et des autres n’étaient pas les mêmes », dit-il.

Il énumère trois points principaux qui ont fondé le FCC et qui regroupent les idéaux de chacun.

« On peut les résumer en trois groupes principaux. Pour le premier, c’était rester au pouvoir aussi longtemps que possible ; et pour y arriver, il faut changer la constitution, la loi électorale et certains textes y afférant. Pour le second, par contre, il ne fallait rien changer ; seule l’amélioration de la gouvernance suffisait pour atteindre les objectifs recherchés. Pour le troisième, c’était question de se refaire la santé financière et constituer le butin pour se faire élire en 2018 quel qu’en soit le prix. Un regroupement avec des objectifs aussi contradictoires pouvait-il tracer un plan et élaborer des méthodes et techniques pour atteindre ses objectifs ? Difficile de le croire », a-t-il fait entendre.

Il ajoute que le FCC devrait disparaître pour créer une autre structure avec un objectif commun.

«Ce que je pense est que le FCC, créé principalement pour faire élire de ses rangs un Président de la république à fin décembre 2018, devait disparaitre aussi tôt l’échec consommé. Comme tout le monde le sait, le candidat président du FCC, issu du PPRD, a été battu en plate couture en dépit de tous les moyens mis à sa disposition. Aucun candidat en lice n’a eu autant de moyens et d’appui politique que lui. Malheureusement, le candidat le plus nanti n’a été en mesure de gagner les élections. Dès cet instant, le FCC devait soit disparaitre au profit d’une autre organisation qui devait être créée, soit se structurer profondément pour retrouver l’âme et l’esprit ainsi qu’un objectif commun », fait-il savoir.

« Ce que je pense est que l’Union sacrée dans sa forme en cours de composition n’est pas en mesure de créer une nouvelle classe politique et un nouvel idéal. Les mêmes causes entrainant les mêmes effets, nous risquons de vivre avec un nouveau FCC appelé Union Sacrée. Et les résultats ? Ils seront quasiment les mêmes que ceux du FCC. Wait and see », a-t-il conclu.

Rappelons que le Front commun pour le Congo dénonce ces jours-ci le débauchage de ses membres qui rejoignent l’Union Sacrée, une initiative prônée par Félix Tshisekedi.

Kivin Arsène Bile
Election-net

RDC : Eddy Kapend est en fin libre après avoir passé près de 20 ans en prison

Eddy Kapend, après avoir passé près de 20 ans à la prison centrale de Makala gracié le 30 décembre 2020 par le Chef de l’Etat est sorti ce vendredi 08 janvier après une cérémonie dirigée par Bernard Takaishe, vice-ministre de la justice.

Ses co accusés ont également bénéficié de cette mesure de grâce présidentielle.

Notons que lui et une dizaine de personnes étaient accusés d’avoir participé à l’assassinat de l’ancien président Laurent Désiré Kabila.

Rappelons que sa libération avait été saluée par plusieurs personnes.

J.NK

Urgent : Eddy Kapend est enfin libre

Le colonel Eddy Kapend a reçu son certificat de fin de détention ce vendredi 8 janvier 2021 à la prison de Makala après une cérémonie de libération des bénéficiaires de la grâce présidentielle présidée par le vice-ministre de la justice Bernard Takaishe Ngumbi. Il a par la suite ôté la tenue des prisonniers.

Revue de presse du vendredi 8 janvier 2020

La presse parue ce vendredi à Kinshasa revient largement sur la polémique sur le budget de la session extraordinaire proposé par le bureau d’âge. Un budget de 12 millions de dollars américains jugés exorbitant dans l’opinion.

« 12 millions de dollars : tollé dans l’opinion ! » titre FORUM DES AS qui indique que c’est dans une correspondance adressée au Premier ministre, que le doyen du bureau d’âge a chiffré ce budget de la session extraordinaire. Le quotidien recueille la réaction des acteurs politiques et de la société civile et la défense du rapporteur du bureau d’âge.

« Du jamais vu… le bureau d’âge doit se justifier », selon François Nzekuye, député du PPRD. « Je suis pour un Etat modeste et efficace où le train de vie des institutions est drastiquement réduit au juste nécessaire… 12 millions, c’est exorbitant pour la session extraordinaire », selon Delly Sesanga, député de l’Envol. « Ce qui est grave est l’opacité totale sur la rubrique fonctionnement, aucun détail pour permettre aux citoyens de comprendre comment l’argent sera détaillé », a affirmé Jean-Claude Katende.

Le quotidien a aussi relayé la réaction du rapporteur du bureau d’âge, Gaël Bussa qui fait savoir que le montant demandé est prévu par la loi à l’article 65 du règlement intérieur de la Chambre basse du Parlement.

CONOGO NOUVEAU, lui, prend carrément la défense du Bureau d’âge en évoquant un « faux procès contre Mboso Nkodia ». Le trihebdomadaire fait du raccourci en indiquant que certaines officines cherchent des poux sur la tête du président du bureau d’âge, alors que lors d’une session extraordinaire organisée au mois d’août 2019, Jeanine Mabunda, alors présidente de l’Assemblée nationale, avait fait une demande de 19 millions de dollars. A l’époque, personne n’avait pipé mot.

ECONEWS révèle que des sources internes de la Banque centrale du Congo citées par le site d’infos en ligne Congo Virtuel confirment que tous les frais prévus pour la session en cours à l’assemblée nationale sont bel et bien sortis du Trésor public. Ils ont dès lors été transmis au comptable de l’Assemblée nationale.

« Affaire Mboso, les chiffres donnent raison à JM Kabund », titre LE PHARE qui se rappelle que, l’année dernière, le député Jean-Marc Kabund, alors Premier vice-président de l’Assemblée nationale, avait voué aux gémonies pour avoir dénoncé publiquement le projet de budget d’organisation d’un Congrès du parlement, du reste avorté, à hauteur de 7 millions de dollars américains. » Et au quotidien de poursuivre : « Pris en grippe par ses collègues députés dont l’un d’eux, Jean-Jacques Mamba, avait ficelé contre lui une pétition ayant conduit à son éjection du Bureau national… »

Pour le quotidien, qui fait allusion à l’article 65, chaque session parlementaire extraordinaire représente une affaire juteuse pour les députés nationaux et leurs auxiliaires, tout heureux d’être payés doublement, sans tenir compte de la multitude qui croupit dans la misère noire.

Dans un autre sujet, l’AGENCE CONGOLAISE DE PRESSE (ACP) annonce l’organisation ce vendredi par le vice-ministre de la Justice, Bernard Takaïshe Ngumbi, de la cérémonie de libération de détenus bénéficiaires de la grâce présidentielle faisant suite à l’ordonnance du 30 décembre signée par Félix Tshisekedi Tshilombo.

Socrate Nsimba

CHAN 2021 : Muleka, Makusu, Bangala et ces grands absents que la RDC regrette

Les Léopards A’ de la RDC sont qualifiés pour la phase finale du championnat d’Afrique des nations et devront livrer leur premier match le 17 janvier, soit un jour après le début officiel de la compétition, au Cameroun. Florent Ibenge et la FECOFA ont officialisé une liste de 33 joueurs retenus pour ce tournoi. Seulement 4 anciens vainqueurs du CHAN sont présents (Doxa, Tulenge, Matampi, Mika,). L’équipe sera majoritairement composée des joueurs pas très expérimentés mais qui se font valoir par leur talent. Et parlant du talent, la RDC a perdu 5 joueurs en 2020, partis vers d’autres horizons. Ils auraient pu faire le bonheur des congolais au Cameroun. Sans manquer de respect à ceux qui sont là, il est cependant difficile de trouver la trempe de Jackson Muleka, de Jean-Marc Makusu ou de Yannick Bangala dans cette jeune équipe que Florent Ibenge est en train de construire.

Voici les 5 joueurs majeurs ayant quitté notre championnat à quelques mois du CHAN 2021 ;

  1. Jackson Muleka

Le nouveau crack du football congolais a contribué à la qualification de cette équipe pour la phase finale du CHAN, en inscrivant deux buts lors de la phase éliminatoire. Depuis septembre 2020, il est en Belgique, recruté par le Standard de Liège. Désormais considéré comme joueur professionnel, les épaules de Muleka portaient les espoirs des congolais à ce tournoi. Le rêve de décrocher une troisième étoile avec la nouvelle étoile révélée par le TP Mazembe. Eh bien ce ne sera pas le cas.

  1. Vinny Bongonga

Fer de lance du Daring Club Motema Pembe et tueur impitoyable devant les buts, Vinny s’est lui exilé loin de la Ligue Nationale de Football, mais à quelques kilomètres de son Congo. Après des tractations avec les dirigeants du Daring, sur une possible prolongation de contrat, il avait décidé de partir, sous le coup d’une insatisfaction qu’il a tenté de voiler pour préserver sa relation avec le club Vert et Blanc de Kinshasa. Annoncé au Maroc, en Égypte, puis aux Émirats Arabes Unis, c’est finalement au Soudan que l’avant-centre congolais a posé ses valises. Vinny Bongonga fait aujourd’hui le bonheur de la formation d’Al Hilal Oumdurman. Il aurait pu être un élément important de l’équipe de Florent Ibenge au Cameroun.

  1. Jean-Marc Makusu

Alors qu’il se remettait petit à petit, après une longue blessure, Jean-Marc Makusu a été convaincu de changer d’air. Il est parti à Kaizer Chiefs en prêt, et découvre actuellement de la Premier Soccer League, championnat sud-africain. Buteur insatiable, l’un de meilleurs que le championnat congolais a connu au cours de cinq dernières années, JMMM intégrait bien le style Ibenge, grâce à ses appels et ses nombreux mouvements en attaque. Des buts toute en finesse, des centres et des dribbles déconcertants, lui comme les deux premiers, est une grande absence pour l’équipe nationale locale.

  1. Yannick Bangala

Il incarne un profil difficile à définir. Polyvalent en tant que défenseur, capable de jouer milieu défensif, parfois même milieu, Yannick Bangala est ce joueur élégant que 8 entraîneurs sur 10 aimeraient avoir dans leurs équipe. Intelligent, plein de sang froid, solide et technique, l’ancien joueur de l’AS VClub a reçu le bon de sortie de la part de sa présidente, Bestine Kazadi et a rejoint US Tanger, au Maroc. Peu de joueurs au pays sont capables de faire comme lui.

  1. Mukoko Amale

Surnommé « Soso ». Virevoltant latéral droit du Daring Club Motema Pembe qui a signé en faveur de Difaa Hassani El Jadida (Maroc). Avec la confiance de Christian Nsengi qu’il avait au détriment de Djuma Shabani ou de Issama Mpeko, Mukoko Amale avait fait une grande progression durant ses derniers mois en RDC. Fort aussi bien défensivement qu’offensivement, il s’est surtout distingué par sa rage, sa grande envie. Jamais avare d’efforts, infatigable. Un de ceux qui ont fait la force de force de Christian Nsengi depuis les U23.

  1. Kévin Mondeko

Lui n’est pas transféré mais forfait pour blessure, à l’image de son coéquipier Glody Likonza. Kévin Mondeko est une énorme absence pour la défense des Léopards locaux. Il a commencé à jouer le haut niveau très jeune, ainsi a-t-il rapidement éliminé le complexe de l’âge s’est inscrit dans les rangs de ces défenseurs disciplinés et disponibles à tous les coups en cas de nécessité. Il est en Belgique depuis le mois de septembre dernier et regardera le CHAN depuis son salon, à Bruxelles.

  1. Mukoko Tonombe

Le dernier mais pas le moindre. Milieu de terrain box-to-box, discret sur le terrain mais abattant un travail de guerrier qui équilibre le jeu de son équipe. Pour ceux qui l’ont vu jouer depuis Renaissance, jusqu’à Young Africa en passant par VClub au pays, son dernier club, Serge Mukoko Tonombe c’est un peu de Sergio Busquets et beaucoup de Casemiro. Il sait faire le pont entre la défense et l’attaque sans être meneur de jeu. Chez les Dauphins Noirs, il était bon comme sentinelle mais pas pire comme numéro 8 alors que Nelson Munganga était encore là. Après trois années et demi sous les couleurs de l’AS VClub, il est allé poursuivre sa carrière en Tanzanie, au FC Young Africa, ensemble avec son jeune coéquipier Rossein Tuisila. Florent Ibenge aurait pu énormément sur lui lors de ce CHAN, hélas…

Isaac B’ampendee / Footrdc

Critik Infos : Affaire 12 millions USD, plus de peur que de mal

Critik Infos du 08 janvier 2021 – Toute l’actualité de la RDC avec Christian Bosembe – Sujet : Affaire 12 millions USD, plus de peur que de mal. Regardez

Thambwe Mwamba : « Les procédures d’arrestation cavalière des élus du peuple ne contribuent pas à asseoir l’État de droit prôné par le chef de l’État »

Le président du Sénat Alexis Thambwe Mwamba a, dans une correspondance adressée au vice-premier ministre de l’intérieur et au vice-ministre de la Justice le 7 janvier 2021, rappelé la nécessité de sécuriser notamment les membres du bureau de la chambre haute du Parlement.

D’après Thambwe Mwamba, un groupe de personnes armées a fait irruption dans la résidence du questeur du Sénat, la soirée du 5 janvier dernier et a cherché à l’enlever.

« Ce dessein n’ayant pas été réalisé, des Inspecteurs de la Police Judiciaire se sont alors présentés au même lieu au motif de lui signifier un mandat d’amener. Après le passage des inspecteurs, la garde commise à la sécurité de ce membre du Bureau lui a été retirée », a indiqué le président du Sénat dans sa correspondance.

Pour Alexis Thambwe Mwamba, ces agissements portent atteinte aux droits et libertés des personnes « consacrées par la Constitution et les lois de la République ».

« En effet, s’agissant des poursuites contre un Sénateur en période d’intersection, l’article 107 alinéa 3 de la Constitution dispose que : Aucun Sénateur, en dehors des sessions, ne peut être arrêté qu’avec l’autorisation du Bureau du Sénat, sauf qu’en cas de flagrant délit, de poursuites autorisées ou de condamnation définitive. Cette même proclamation est reprise à l’article 217 alinéa 3 du Règlement intérieur du Sénat », renchérit-il.

Dans la foulée, Alexis Thambwe Mwamba estime que ces événements ne contribuent pas à asseoir l’État de droit prôné par le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

« Le Bureau du Sénat s’indigne et proteste contre cette façon d’agir. Il fait remarquer par ailleurs que les procédures d’arrestation cavalière des élus du peuple ne contribuent pas à asseoir l’État de droit tant prôné par le chef de l’État, mais bien au contraire, elles n’ont pour effet que la déstabilisation des Institutions », a-t-il martelé.

Par ailleurs, Alexis Thambwe appelle le vice-premier ministre de l’intérieur et le vice-ministre de la justice à prendre toutes les dispositions nécessaires pour garantir, non seulement au Questeur, mais aussi au reste des membres du Bureau ainsi qu’à tous les sénateurs, outre la pleine jouissance de leurs droits et privilèges constitutionnels, leur sécurité.

Jephté Kitsita

Mike Hammer après les incidents au Capitole : « Notre sincère gratitude aux nombreux congolais qui ont envoyé des messages de soutien pendant ces heures difficiles »

L’ambassadeur des États-Unis en République démocratique a salué le peuple congolais pour son soutien alors que son pays passait des heures difficiles suite à l’ »invasion » du Capitole le 6 janvier dernier par des pro-Donald Trump pendant que le décompte du vote du collège électoral présageait officiellement la victoire de Joe Biden.

Mike Hammer a noté, dans son message du jeudi 7 janvier, que l’amitié et le partenariat privilégié durables entre les États-Unis et la RDC subsisteront et prospéreront.

« Notre sincère gratitude aux nombreux congolais qui ont envoyé des messages de soutien pendant les heures difficiles d’hier. L’amitié et le partenariat privilégié durables entre les États-Unis et la RDC subsisteront et prospéreront alors que nous réaffirmons notre engagement à soutenir et à être à la hauteur de nos idéaux démocratiques », a-t-il déclaré dans son message.

L’ambassadeur américain a en même temps précisé que « les criminels qui ont commis des actes de terreur violents contre la démocratie américaine seront tenus pour responsables conformément à l’état de droit aux États-Unis ».

Notons par ailleurs que le Congrès des États-Unis a achevé le décompte du vote du Collège électoral exigé par la constitution et a confirmé l’élection de Joseph R. Biden, Jr et Kamala D. Harris, en tant que président et vice-présidente de États-Unis. Ils prêteront serment et une passation pacifique du pouvoir aura lieu le 20 janvier 2021.

Corneille Lubaki
Actu30

FACE À FACE : Félix Kabange Numbi face à Christian Lusakueno

Le FCC arrivera t’il à sauver sa majorité ? Est-il prêt à la cohabitation/opposition? Le premier ministre démissionnera t’il ou ira-t-il jusqu’au bout? FACE À FACE SPÉCIAL, Christian Lusakueno reçoit le docteur Félix Kabange Numbi, député national, membre de la cellule de crise du FCC.

RDC: la session extraordinaire demandée par Tshisekedi « est une démarche visant à déstabiliser le Sénat », alertent les sénateurs FCC

Kaumba Lufunda, rapporteur du sénat a annoncé la convocation incessante d’une session extraordinaire ce jeudi 07 janvier.

Cette session extraordinaire sera convoquée sur demande du Chef de l’Etat au moment où sa structure d’union sacrée prend corps petit à petit.

Après cette annonce, certains sénateurs FCC ont brisé « le silence » pour indiquer que la demande du chef de l’État vise « la déstabilisation du sénat ».

« Après les démarches entamées par le 1er vice Président du Sénat Badibanga pour faire tomber ses 6 autres collègues qui composent le bureau, membres qui, plusieurs Sénateurs considèrent que la demande du Président de la République Felix Tshisekedi du 19 Décembre 2020 pour la convocation d’une session extraordinaire du Sénat afin de ratifier l’accord portant création d’une zone de libre échange continentale Africaine donnerait un bon élan de sa prise de fonction en février 2021 en qualité du Président de l’Union Africaine n’est rien d’autre qu’une démarche visant la déstabilisation du Sénat après celle de l’Assemblée Nationale« , a confié à CAS-INFO certains sénateurs FCC encore fidèles à Joseph Kabila. Ce jeudi 07 janvier, le Président du Sénat Alexis Thambwe Mwamba le vice ministre de la justice et le vice-premier ministre de l’intérieur et sécurité pour la sécurisation des membres du bureau du Sénat.

Le Président de la chambre haute du parlement « proteste contre la tentative d’enlèvement et le retrait des éléments de sécurité du questeur par des Inspecteurs de la police judiciaire la soirée du mardi 5 janvier 2021 ».

Cas-Info

« Le FCC est prêt à aller dans l’Opposition » (Kabange)

« J’invite les amis du FCC à comprendre que l’Opposition n’est pas la galère. C’est peut être une solution. C’est l’occasion de prouver au peuple Congolais que le FCC n’a pas tout bloqué, mais on le prenait comme bouc émissaire. Mais, s’ils réussissent, c’est le peuple qui gagne », exhorte Félix Kabange Numbi, invité du Magazine FACE-À-FACE sur TOP CONGO FM.

« Nous serons une Opposition compacte face à une majorité de plusieurs idées. Au bout d’un an, nous serons nombreux, les opposants », rassure ce membre du Comité de crise du FCC, qui reste convaincu que « nous avons la majorité légalement. Ne vous fier à ce qui se fait ».

Il atteste que « je n’aurai aucun regret si nous perdons cette majorité illégalement. Nous allons nous organiser autrement. En face, il n’y a pas d’idéologie ».

« Lieutenants et généraux quittent le navire »

« Dire que tout le monde quitte le navire n’est pas vrai. Beaucoup de lieutenants, voire des généraux quittent le navire », reconnaît Félix Kabange Numbi.

Qui nuance tout de même que « gagner une guerre ne dépend pas de nombre, mais du moral des troupes. Beaucoup vont encore quitter. Nous n’avons peur de rien. Nous sommes prêts ».

« Union sacrée = blanchisserie »

« Ce qui se fait est très illégal et immoral », dénonce Félix Kabange faisant allusion au « débauchage avec de l’argent, des promesses de véhicules et voire des menaces d’attaquer en justice). Certains ont été obligés de traverser ».

Il estime que l’Union sacrée de Félix Tshisekedi « est une sorte de blanchisserie qui vient de s’ouvrir. Si vous adhérez à l’Union, vous êtes sauvés et on ferme les yeux sur vos problèmes. Si vous ne traversez pas, il y aura des représailles. On est en train d’institutionaliser la corruption ».

L’adhésion à l’Union sacrée, « c’est de la trahison, contrairement à ce qu’a dit l’autorité morale de l’union sacrée ».

Il jure presque que « jamais nous n’avons été dans des pratiques de corruption, tel que nous le vivons aujourd’hui. Nous avons un président de la République qui a promis de lutter contre la corruption. Donc, il n’a aucune justification à la corruption ».

Il prédit, par ailleurs que, « dans 6 mois, ceux qui vont à l’Union sacrée avec l’espoir d’obtenir ce qu’ils n’ont pas reçu au FCC, vont quitter quand ils ne l’auront pas ».

Parce que « quand quelqu’un est frustré et change de camp moyennant de l’argent, il y a un problème. On nous a demandé aussi de donner l’argent, nous n’avons pas voulu ».

« Joseph Kabila a été mal vendu »

« Le jour où on a signé l’accord (avec le président Tshisekedi), Joseph Kabila a rappelé à son interlocuteur que ce que nous sommes en train de faire a été déjà fait en 1960 et 1965, ne soyons pas comme ces politiciens là », révèle Félix Kabange Numbi qui déplore que « malheureusement, c’est ce qui est en train d’arriver ».

Selon Felix Kabange Numbi, le prêt même actuel n’est que questions d’ambitions pour le futur parce que l’accord FCC CACH prévoyait que « le président Tshisekedi, qui demandait d’être accompagné par le FCC pour la première mandature, s’était engagé à accompagner le FCC pour la deuxième mandature. C’est cela le problème ».

Il avoue tout de même que « nous avons mal vendu ce que nous étions en train de faire hier. On n’a pas su expliquer ce que nous avons fait hier, les difficultés que nous avons rencontré et comment nous les avons relevées ».

Top Congo

Jules Kibens : révélations hallucinantes sur la carrière de JB Mpiana

Ado Yuhe reçoit l’artiste musicien Jules Kibens : révélations hallucinantes sur la carrière de JB Mpiana, président du groupe BCBG.