Il aura fallu entendre 24 heures après les révélations accablantes sur le budget sollicité par le bureau d’âge pour la convocation de la session extraordinaire. Joint par nos confrères de Top Congo, le rapporteur du bureau d’âge de l’Assemblée nationale, Gaël Bussa renseigne que le montant sollicité par le bureau ne viole aucune disposition réglementaire et la ligne budgétaire établie.
Pour lui, l’unique rubrique ajoutée, explique-t-il, est celle relative à l’organisation des élections du bureau définitif. Gael Bussa a également insisté que ce même budget était demandé par le bureau précédent. Ceci prend en charge les assistants parlementaires, les personnels de l’assemblée nationale etc.
Condamné dans l’affaire de l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila, le colonel Eddy Kapend, dernièrement gracié par le chef de l’Etat, quitte ce vendredi 8 janvier 2021 sa cellule à la prison centrale de Makala en compagnie de tous ceux qui sont concernés par la grâce présidentielle.
Le communiqué du vice-ministre de la Justice indique qu’il s’agit de l’exécution de la mesure du chef de l’Etat.
« Conformément à l’ordonnance n°20 /150 du 30 décembre 2020, portant mesure collective de grâce signée par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le vice-ministre de la Justice, faisant fonction du vice-Premier ministre, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Me Bernard Takaishe Ngumbi présidera ce vendredi 08 janvier 2021 à 11h00 à la prison centrale de Makala , la cérémonie de libération des détenus ayant bénéficié de la grâce présidentielle ».
Eddy Kapend a été arrêté dans la soirée du 18 janvier 2001. L’ex-aide de camp avait été jugé et condamné en 2003 pour collaboration dans l’assassinat de l’ancien président, Laurent-Désiré Kabila.
Masolo Na Député – Toute l’actualité de la République Démocratique du Congo avec l’honorable Eliezer Tambwe (Ndeko Eliezer) – Sujet : Lambert Mende, 12 millions na parlement, Eddy Kapend, Conseil d’État ateki mboka ?
Les États-Unis et l’Union européenne ont pris des mesures drastiques à l’encontre de dix-sept personnalités proches du pouvoir afin de contraindre le président à organiser des élections. Face à la menace, Kinshasa appelle les Africains à la solidarité.
«Pour obliger Kabila à quitter le pouvoir, notre stratégie repose sur deux piliers : la mobilisation sur place et les pressions venues de l’extérieur. » Ce plan de bataille, c’est celui que l’opposant Félix Tshisekedi détaillait à Jeune Afrique, à Kinshasa, à la fin de 2016. Depuis, l’objectif n’a pas changé : obtenir le départ de Joseph Kabila, qui, malgré l’expiration de son ultime mandat constitutionnel, en décembre dernier, entend se maintenir jusqu’à la prochaine élection présidentielle – dont la date est encore incertaine. Mais au cours des derniers mois, le premier « pilier » – la mobilisation populaire – a montré ses limites. En l’absence d’Étienne Tshisekedi, décédé le 1er février, et de Moïse Katumbi, toujours en exil après des condamnations qualifiées de « mascarades » par l’Église catholique, les partisans de l’opposition sont réticents à risquer leur vie dans les artères de Kinshasa face à un appareil répressif impitoyable.
Restent les pressions extérieures. C’est donc sur ce terrain que le bras de fer s’est déplacé. Effrayés par le risque d’une désintégration du pays et excédés par l’immobilisme du chef de l’État, les États-Unis et l’Union européenne (UE) ont en effet prononcé des sanctions individuelles à l’encontre de responsables congolais. Avec quelles conséquences ?
La correspondance du doyen du bureau d’âge de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso adressée au premier ministre sollicitant 12 millions de dollars américains pour la session extraordinaire, qui durera 1 mois soit du 5 janvier au 3 février 2021, continue de soulever des vagues. La dernière en date est celle de l’élu de Luiza, Delly Sesanga:” je suis pour un Etat modeste et efficace où le train de vie des institutions est drastiquement réduit au juste nécessaire. L ’assainissement des finances publiques passe aussi par la maîtrise de la dépense : 12 millions de dollars américains, c’est exorbitant pour la session extraordinaire ” a lâché le président de l’Envol sur son compte Twitter.
Depuis le début de cette législature, Delly Sesanga plaide pour la réduction du train de vie de l’Etat en vue de dégager assez des ressources pour s’occuper du social de la population.
Dans le camp du bureau d’âge, on soutient que le doyen Christophe Mboso n’a rien inventé. Ce chiffre est toujours délaissé à chaque session extraordinaire. ” On accuse donc les bureaux précédents. Avant de signer , le président du bureau d’âge s’est référé aux services administratifs de l’Assemblée nationale ” fait savoir un proche du doyen du bureau d’âge de l’Assemblée nationale.
Bosolo Na Politik – Toute l’actualité congolaise avec Israël Mutombo (Sango Mokonzi) qui reçoit Augustin Kabuya, secrétaire général de l’UDPS – Sujet : Union Sacrée, Est-ce la nouvelle blanchisserie de la politique congolaise ?
Dans l’optique d’assurer l’enseignement des élèves à distance pendant cette période de la crise sanitaire en République démocratique du Congo, RDC, le ministre de l’enseignement primaire secondaire et technique (EPST), Willy Bakonga a rencontré jeudi 07 janvier 2021 le ministre de la communication Jolino Makelele pour demander son implication.
Son vœu est de voir les cours à distance être retransmis sur la RTNC 1,2, et 3.
“Les enfants sont le vecteur de la maladie. C’est pourquoi je suis venu voir le ministre de la communication pour qu’ensemble nous puissions accompagner ces enfants qui sont à la maison”, révèle-t-il avant d’ajouter :
“Les cours qui seront dispensés au niveau de la télévision et de la radio, les radios communautaires doivent être aussi dispensés au niveau de la télévision nationale (RTNC1, RTNC2, RTNC3)”, a-t-il déclaré à la presse au sortir de cette réunion.
De son côté, le ministre de la communication s’est montré réceptif.
“Il est un devoir impérieux de l’Etat d’aider à ce que les enfants qui vont rester à la maison pendant cette période, ne puissent pas manquer de l’éducation à laquelle ils ont droit (…) Ce savoir, il ne se paye pas. C’est un savoir gratuit puisque l’enseignement est public, la télévision est publique. Nous devons combiner ce caractère public dans l’intérêt de nos enfants”, a dit Jolino Makelele.
Thambwe Mwamba président du sénat a écrit au ministre de l’intérieur Gilbert Kankonde et celui de la justice pour dénoncer le retrait de la garde du questeur Érick Rubuye, la tentative “d’enlèvement” de celui-ci par “de personnes armées”, et enfin pour dénoncer le mandat d’amener présenté par la police judiciaire.
Le professeur Kaumba Lufunda, Rapporteur de la chambre haute du parlement, était le jeudi 07 janvier 2021 devant la presse pour dénoncer et démentir les allégations accusant Éric Rubuye, Questeur de cette institution de mener une campagne en vue de l’éviction de Samy Badibanga, Premier Vice-président du Sénat, pour avoir pris part à la cérémonie de prestation de serment des juges constitutionnels au Palais du peuple.
Le chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a reçu mercredi 6 janvier le dernier porte-parole du gouvernement de Joseph Kabila et cadre du Front commun pour le Congo (FCC), Lambert Mende Omalanga. Les deux personnalités ont échangé pendant près d’une heure lors de cette audience sollicitée et obtenue auprès du Chef de l’Etat, selon la presse présidentielle.
Après la remise de son cahier des charges, Lambert Mende a promis de faire part à son parti, qui décidera de la « ligne à suivre » par rapport aux enjeux de l’heure.
A en croire nos confrères de Jeune Afrique , ce cacique conditionne l’adhésion à l’Union sacrée de son regroupement politique CCU et alliés par quelques préalables notamment union sacrée à une coalition politique, pas de chasse aux sorcières contre les membres du FCC, assurance de Tshisekedi pour la sécurité de Kabila, obtention des postes dans le prochain positionnement ( Assemblée nationale, gouvernement et entreprises publiques).
Lambert Mende a été reçu au Palais de la nation accompagné de son collaborateur Thierry Monsenepwo, communicant du FCC et cadre de son parti le CCU.
Le chroniqueur Leketchou reçoit l’artiste comédien Da Costa qui répond à l’actrice comédienne Gabrielle : « Zala maman mukolo kolinga te na loba nionso ».
Le député national Eliezer Thambwe, a dans une interview accordée à 7SUR7.CD ce jeudi 07 janvier 2021, dénoncé l’acte commis par le premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, de mettre à la disposition de sa famille politique le document sur la demande des frais par le bureau d’âge pour la tenue de la session extraordinaire.
Pour ce député, membre de l’Union sacrée de la Nation, S. Ilunga a fait fuiter ce document pour chercher la sympathie populaire qui manque au Front Commun pour le Congo (FCC).
« Nous avons compris que c’est la haute politique car la correspondance a été adressée à un chef de corps qui est le premier ministre par le bureau d’âge de l’Assemblée nationale. Mais il a préféré faire fuiter ce document à la disposition de sa famille politique, une façon de chercher la sympathie populaire qui manque aujourd’hui. Mais ils doivent aussi nous dire si sous Mabunda la session extraordinaire coûté combien ? Tout le monde pouvait crier sauf le FCC », a déclaré Eliezer Thambwe.
Il sied de signaler que le bureau d’âge de l’Assemblée nationale a, dans une correspondance adressée au premier ministre, demandé 12 millions de dollars américains pour la tenue de la session extraordinaire ouverte depuis le 05 janvier dernier.
»Le bureau d’âge a sollicité au gouvernement 24 milliards de francs Congolais, l’équivalent de 12 millions de dollars pour organiser une session extraordinaire qui va prendre un mois. Du jamais vu en République démocratique du Congo », dénonce à TOP CONGO FM, le député national François Nzekuye.
Ce député PPRD précise que »3,5 millions de dollars américains pour payer les députés, 8 millions de dollars américains de frais de fonctionnement et 500 mille dollars américains de pénalités juste pour l’organisation de l’élection du bureau définitif ».
François Nzekuye se base sur une correspondance du président du Bureau d’âge de l’Assemblée nationale (Photo), dont il confirme d’ailleurs l’authenticité, transmise au Premier ministre avec copie pour information au président de la République, ministère du Budget et des Finances avec un tableau annexe du questeur Aminata Namasiya.
« Le bureau d’âge doit se justifier pour nous expliquer pour quelle raison il demande autant d’argent », tonne-t-il.
Parce que, selon lui, »dans une session extraordinaire, sans révéler les chiffres, on paie la rémunération complète de députés et la prime des agents de l’administration publique ».
Son étonnement est d’autant plus grand parce que « ce n’est pas normal que dans une session extraordinaire qu’on puisse payer encore une fois les frais de fonctionnement, parce chaque mois l’Assemblée nationale perçoit les frais de fonctionnement. 8 millions de dollars américains affectés aux frais de fonctionnement, c’est de l’argent de trop ».
Face à ces dénonciations, le Bureau d’âge de l’Assemblée nationale, pour l’instant, n’a pas encore réagi.
En quoi l’union sacrée n’est pas constitutionnelle ? En quoi la position de la coalition Lamuka diffère de celle du FCC? Un rapprochement est-il encore possible avec le président Tshisekedi. FACE À FACE SPECIAL avec Jean-Pierre Lisanga Bonganga, président de la CCD, coordonnateur de la dynamique pour une sortie de crise et conseiller stratégique du coordonnateur de Lamuka.
La République populaire de Chine a annulé la dette de la RDC, évaluée à plus de 180 millions de Yuans soit plus de 28 millions de dollars américains. C’est l’une des retombées positives de la rencontre hier mercredi 6 janvier, au Palais de la Nation entre le président Félix-Antoine Tshisekedi et le Conseiller d’Etat et ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, .
Pour ce premier contact de très haut niveau entre le chef de la diplomatie chinoise et le Chef de l’Etat congolais, la Chine a démontré encore et toujours qu’elle reste non seulement un pays ami, mais aussi un partenaire de longue date du pays de Félix Tshisekedi. Voilà pourquoi, le pays de Xi Jinping ne s’est pas limité à l’annulation de la dette extérieure de la RDC vis-à-vis de la Chine.
Toujours dans le cadre du partenariat gagnant-gagnant avec l’ex-Zaïre, le gouvernement chinois a apporté un appui financier de 100 millions de Yuan, soit 15 millions Usd pour soutenir des projets de développement en RDC. Et la présidence de la RDC à l’Union africaine n’a pas été oubliée. 2 millions Usd sont injectés pour appuyer la présidence de Félix Tshisekedi de l’Organisation panafricaine. Surtout qu’en sa qualité de président en exercice de cette grande organisation continentale, Félix Tshisekedi demeure l’interlocuteur principal, au niveau du continent, avec qui la Chine entend développer un partenariat privilégié.
Pour la Chine, cet appui financier est, non seulement, une manière de soutenir le mandat du président Félix Tshisekedi, mais aussi d’aider la RDC à surmonter les impacts négatifs de la pandémie du Covid-19 sur l’économie congolaise.
REACTIVER LA COMMISSION MIXTE RDC-CHINE
La coopération en matière d’infrastructures, de mines et les relations Chine-Afrique ont été aussi évoquées au cours de la rencontre d’hier du Chef de l’Etat congolais avec son hôte chinois. Les deux hommes d’Etat ont profité de leur entretien pour passer en revue les relations sino-congolaises depuis les années 70, ainsi que la nécessité de les redynamiser sur plusieurs axes. D’où, la nécessité de réactiver la commission mixte Chine-RDC dès le premier trimestre de cette année.
Présente à cette rencontre, la ministre des Affaires étrangères Mme Tumba Nzeza s’est réjouie des décisions du gouvernement chinois. Car, a-t-elle expliqué, » c’est en période de difficultés qu’on reconnait les vrais amis et la Chine fait partie des amis de la RDC « . La cheffe de la diplomatie congolaise a également salué l’apport de la Chine dans la réhabilitation du ministère congolais des Affaires étrangères.
LES EXPORTATIONS CONGOLAISES ONT CONNU UNE CROISSANCE DE 30% EN 2020
Bien avant cette rencontre avec le président Félix Tshisekedi, le Conseiller d’Etat et ministre chinois des Affaires étrangères a donné une conférence de presse avec son homologue congolais, Mme Marie Tumba Nzeza. Wang Yi a, à cette occasion, rappelé qu’au cours de l’année 2020, les exportations congolaises à destination de la Chine avaient connu un très gros essor, avec une croissance de 30%. Le ministre Wang Yi s’est dit convaincu que cela est une preuve que la coopération économique et commerciale entre les deux pays est prometteuse. » La Chine est déficitaire dans ce commerce bilatéral, mais nous l’acceptons parce que c’est le peuple congolais qui en est bénéficiaire… », a-t-il fait savoir.
L’envoyé spécial de Xi Jinping a souligné qu’autant que le Président Félix Tshisekedi a sa vision du « Peuple d’abord ! », en Chine, on dit que « la gouvernance du pays doit être au service du peuple ». En clair, conclut-il, les deux pays ont une même orientation quant à la gouvernance des États.
» La Chine et la RDC se sont toujours témoigné compréhension, confiance et soutien mutuel. Nous sommes désormais liés par un partenariat stratégique. Et en tant qu’ami le plus fiable de la RDC, la Chine souhaite continuer d’apporter sa contribution dans le développement de la RDC « , a indiqué Wang.
Arrivé à Kinshasa le mardi 5 janvier courant, le ministre chinois des Affaires étrangères est à la tête d’une forte délégation de son pays. Il est le premier officiel de haut rang à effectuer une visite en ce début d’année 2021.
Le Groupe d’Etude sur le Congo (GEC, associé à l’Université de New York), publie ce 7 janvier un rapport sur la réforme de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Il s’inquiète de l’absence de préparatifs pour éviter la répétition du chaos des dernières élections, ainsi que du désintérêt pour ce sujet à la Présidence de la République tout comme à l’Assemblée nationale.
Après trois cycles électoraux de plus en plus mauvais et controversés, le Congo est dans « une impasse », constatent les auteurs du rapport. Contrôler la CENI est « devenu l’enjeu crucial pour conquérir ou conserver le pouvoir », ce qui décrédibilise complètement les scrutins, qui coûtent cependant fort cher au pays.
Le rapport retrace l’historique des difficultés du Congo à se doter d’une commission électorale indépendante. Il s’inquiète de ce que, deux ans avant la prochaine échéance, il n’y ait pas « d’interlocuteur chargé de cette problématique auprès du chef de l’Etat », Félix Tshisekedi, et du désintérêt également montré par l’Assemblée nationale, où il est « tout aussi difficile de déceler une réelle volonté de s’atteler rapidement à la réforme électorale ». Ainsi, une seule proposition de réforme de la Ceni a été déposée, celle du député Christophe Lutundula (Ensemble pour la République). En outre, elle l’a été en août 2019 mais, en décembre 2020, n’avait toujours pas été soumise à débat devant la plénière.
Intérêt à conserver ces pratiques en l’état
Une explication de ce désintérêt est sans doute à trouver dans la constatation faite en 2012 par la Commission mondiale des élections, présidée par Kofi Annan: il est difficile de réformer en matière électorale après des scrutins controversés « pour la simple et bonne raison que les dirigeants en exercice ont été élus grâce à des règles et pratiques qui ont tourné à leur avantage (…). Ils ont donc généralement intérêt à conserver ces règles et pratiques en l’état ».
Le rapport analyse les avantages et inconvénients de la proposition de loi Lutundula. Il suggère des garde-fous pour réduire l’influence politique en son sein et accroître la transparence des scrutins, tels que la redevabilité des membres de la Ceni; l’audit régulier de leurs activités; la création d’un organe indépendant de contrôle de ses activités. Il analyse les réussites enregistrées en la matière dans d’autres pays du continent. Ainsi au Sénégal, les processus électoraux sont maintenant cogérés par le ministère de l’Intérieur et un corps de supervision indépendant; en Afrique du Sud et en Namibie, on recrute les membres de la commission électorale par concours avant que le parlement avalise les nominations.
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