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Fally Ipupa: Djino Liaki très en colère « jamais na beta musicien mbata, baza lokuta makasi »

Djino Liaki répond aux musiciens qui ont quitté F’Victeam, groupe de Fally Ipupa : « jamais na beta musicien mbata, baza lokuta makasi ».

Foot : Toujours pas de victoire pour Christian Nsengi, la RDC et le Maroc se neutralisent (1-1)

Les Léopards de la RDC ont tenu en échec les Lions de l’Atlas du Maroc, sur le score d’un but partout, ce 13 octobre 2020, lors du deuxième match amical international. Ce, après la défaite face au Burkina Faso, il y’a quatre jours.

Les Marocains ont été les premiers à ouvrir la marque avant la pause, garce à Mazaroui (45′), avant que Yoan Wissa, le nouveau venu, n’égalise pour la RDC à la 60è minute de jeu.

Malgré ce résultat, Christian Nsengi, l’entraîneur principal national, reste sur une série de 6 matchs, sans victoire avec la RDC. Il compte également 4 nuls et 2 défaites.

Les Léopards bouclent donc leur stage avant la double confrontation contre l’Angola au mois de novembre prochain pour le compte des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations Cameroun 2022.

La RDC occupe la troisième place de son groupe avec 2 points, derrière le Gabon et la Gambie, qui ont respectivement 4 points.

Gede Luiz Kupa

Eliane Bafeno présente son nouveau fiancé

Eliane Bafeno sort avec l’artiste musicien Yorobo ? Découvrez tout dans cette vidéo avec le commentaire de Marie L’Or Muaka.

Azarias Ruberwa : « le bourgmestre de Minembwe est entré en fonction depuis deux ans »

« Jamais dans les faits je n »ai installé ce bourgmestre », a déclaré le ministre de la Décentralisation et réformes institutionnelles.

Le ministre de la Décentralisation et réforme institutionnelle, Azarias Ruberwa, est sorti de son silence au sujet du dossier polémique du moment. Au cours d’une sortie médiatique hier mardi 13 octobre, il s’est insurgé contre ceux de Congolais qui lui attribuent l’installation du bourgmestre de Minembwe, dans le Sud-Kivu. Pour Azarias Ruberwa, le bourgmestre de Minembwe est entré en fonction depuis deux ans.

Le ministre de la Décentralisation et réformes institutionnelles n’a pas eu sa langue dans la poche pour rejeter en bloc toutes les accusations portées contre lui dans l’affaire Minembwe qui n’arrête pas de soulever les vagues.

Aux dires d’Azarias Ruberwa, on lui attribue, de façon extrêmement abusive et mensongère, l’installation du bourgmestre de Minembwe. Contrairement à ce qui se raconte, le ministre d’Etat assure qu’il n’a pas dans les faits installé ce bourgmestre. « Jamais dans les faits je n’ai installé le bourgmestre de Minembwe. On me l’a attribué de façon extrêmement abusive et mensongère « , a lâché d’un ton ferme Azarias Ruberwa.

 » Le bourgmestre de Minembwe fonctionne comme bourgmestre depuis environ deux ans. Il a été notifié par le gouverneur après sa nomination « , a-t-il précisé en réaction à une question de la presse.

ACCUSE, RUBERWA INDEXE

Qu’est ce qui s’est réellement passé? A cette question, le ministre de la Décentralisation et reformes institutionnelles explique que cette installation, non planifiée, avait été décidée sur place par le ministre provincial de l’Intérieur après avoir constaté que, nommé depuis plus de deux ans, le bourgmestre de Minembwe n’avait jamais été installé, contrairement aux maires de villes d’Uvira, de Baraka, de Kamituga nommés et notifiés au même moment que lui.

 » Nous tenions des réunions sur le plan de la sécurité. Le ministre de l’Intérieur provincial a dit que vous avez raison (ndlr répondant au gouverneur de Minembwe). Cela ne t’empêche pas de poser des actes qui revêtent un caractère officiel, administratif. Parce que vous le demandez, parce qu’ailleurs ça été fait, nous le faisons le matin et le ministre de l’Intérieur a agi « , a-t-il précisé.

A en croire Azarias Ruberwa, c’est plutôt le ministre provincial de l’intérieur du Sud-Kivu qui a décidé d’installer le bourgmestre de Minembwe, sur demande du concerné qui se plaignait de n’avoir pas été installé plusieurs mois après sa nomination.

VOLTE-FACE

Le ministre d’Etat a saisi cette occasion pour rappeler que nulle part dans l’ordre de mission dont il a été porteur il était question de l’installation du gouverneur de Minembwe. Azarias Ruberwa rapporte cependant que sa mission dans la province du Sud-Kivu, accompagné de son collègue de la Défense, poursuivait des objectifs plutôt sécuritaires et de paix.

 » La décision avait été prise au Conseil des ministres pour que nous allions à deux avec le ministre de la Défense, accompagnés d’une grande délégation plutôt pour des raisons de sécurité et de paix. Jamais dans l’ordre de mission dont j’étais porteur, il était question d’installer le bourgmestre », a laissé entendre le patron de la Décentralisation.

Face aux réactions de la population à la suite de l’installation de ce bourgmestre, le chef de l’Etat Félix Tshisekedi a, au cours d’une conférence de presse à Goma, appelé à la surséance de tous les actes posés pour l’érection de Minembwe en commune rurale.

Il a promis de constituer, dans un bref délai, une commission des scientifiques non originaires de la province du Sud-Kivu pour examiner, avec l’appui des communautés locales, la question des limites des frontières de la RDC.

Candidat malheureux à la présidentielle de décembre 2018 et coordonnateur de la méga plateforme de l’opposition Lamuka, Martin Fayulu a appelé à une marche le 14 octobre pour défendre l’intégrité territoriale « menacée « . Une marche qui a été interdite hier par le gouverneur de la ville.

Lire aussi: Affaire Minembwe : Franck Diongo annonce une plainte notamment contre Azarias Ruberwa(S’ouvre dans un nouvel onglet)

Orly-Darel NGIAMBUKULU et Eric Wemba
Forum des as

Kabuya sort enfin de son silence sur l’affaire Fally Ipupa

VIDEO. Kabuya, ex animateur de l’artiste musicien Fally Ipupa sort enfin de son silence, alobeli pourquoi bakimi na Poto.

Face à Fatshi, Mabunda et Thambwe opposent les textes

« Nous avons simplement dit au Président que nous sommes attachés à la Constitution et aux lois du pays ».

Revoici la controverse sur les ordonnances présidentielles nommant les hauts magistrats. Cette fois -ci, le débat a quitté l’agora politique et les cercles d’initiés aux arcanes juridiques pour s’installer au sommet de l’Etat. En témoigne la rencontre d’hier à la cité de l’Union africaine entre le chef de l’Etat et les présidents de deux chambres du Parlement. Enjeu : baliser la prestation de serment de trois nouveaux juges récemment nommés à la Cour constitutionnelle. Problème, ces nominations ne sont pas du goût du FCC hyper majoritaire à l’Assemblée nationale comme au Sénat. Or, constitutionnellement impossible d’organiser la prestation de serment, premier acte d’entrée en fonction, sans la présence de deux Chambres. Droit dans son  » bon droit « , le speakers de la Haute assemblée, Alexis Thambwe a allégé sa langue de bois :  » Nous avons simplement dit au Président de la République que nous sommes attachés aux textes »

Pas besoin d’être exégète pour décrypter cette litote. Tant que les ordonnances querellées demeureront en l’état, les deux Chambres ne sauraient s’impliquer dans la prestation de serment de nouveaux juges. Blocage en vue ? Très probablement. Mais, la nuit portant conseil, les trois premiers personnages de l’Etat vont se retrouver. Pour arrondir les angles ? Le pays retient son souffle.

La question de la prestation de serment de trois juges récemment nommés à la Cour Constitutionnelle a été débattue hier mardi 12 octobre au cours d’une réunion entre le chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi et les présidents de deux chambres du Parlement. Au terme des échanges, Jeannine Mabunda et Alexis Thambwe Mwamba ont réaffirmé leur attachement aux textes de lois du pays et à la Constitution.

C’est du moins ce que renseigne un communiqué conjoint qu’ils ont signé au sortir de cette rencontre. Il précise que les trois personnalités ont, au cours de cette réunion, analysé cette question de prestation de serment des hauts magistrats avec responsabilité et sens républicain au regard de la nécessité qui s’impose.

A en croire le communiqué, Jeannine Mabunda et Thambwe Mwamba se sont engagés à poursuivre la réflexion dans l’optique de rechercher des solutions idoines et respectueuses telles que préconisées par la Constitution du 18 février 2016, les lois et règlements nationaux.

Vu de plusieurs analystes, cette attitude affichée par les présidents de deux chambres du Parlement est plus que républicaine. Comme dépositaire de la légalité, soutiennent-ils, le Parlement a un grand rôle à jouer pour éviter au pays la crise qui pourrait surgir de cette sorte d’inactivité dans laquelle sombre actuellement la plus haute juridiction de l’ordre constitutionnel du pays.

Alors que pour siéger la Cour constitutionnelle a besoin d’un quorum requis de sept sur neuf membres. Hélas, il n’en compte actuellement que six, après la démission du président Benoit Lwamba. D’où la nécessité de combler ce vide.

Nommés dernièrement à cette haute Cour, les trois nouveaux juges n’ont pas à ce jour prêté serment. L’article 10 de la loi organique portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle stipule : Avant d’entrer en fonction, les membres de la Cour sont présentés à la Nation, devant le Président de la République, l’Assemblée Nationale, le Sénat et le Conseil Supérieur de la Magistrature représenté par son Bureau. Ils prêtent devant le Président de la République le serment suivant :

 » Moi,…., je jure solennellement de remplir loyalement et fidèlement les fonctions de membre de la Cour Constitutionnelle de la République Démocratique du Congo, de les exercer en toute impartialité, dans le respect de la Constitution, de garder le secret des délibérations et des votes, de ne prendre aucune position publique, de ne donner aucune consultation à titre privé sur les questions relevant de la compétence de la Cour Constitutionnelle et de n’entreprendre aucune activité mettant en cause l’indépendance, l’impartialité et la dignité de la Cour »
Le Président de la République leur en donne acte. Il va donc sans dire que la double caution de deux Chambres est requise pour cet exercice. Or, pour ces deux assemblées archis dominées par le FCC, les ordonnances présidentiuelles nommant les hauts magistrats posent problème par rapport à la Constitution.

C’est dire que, sans cette prestation de serment, la Cour Constitutionnelle, dans son format réduit d’aujourd’hui, ne peut pas valablement siéger, ni statuer sur quoi que ce soit. Ce qui, d’une manière ou d’une autre, bloque le bon fonctionnement du pays au regard des prérogatives dévolues à cette juridiction par la Constitution.

A la prestation de serment de ces trois juges de la Cour constitutionnelle s’ajoute la controverse autour des juges Noêl Ubulu Kilomba et Jean Ubulu, évincés de cette juridiction où leur mandat de 9 ans étaient encore en cours, pour être affectés à la Cour de cassation.

Plusieurs juristes ont, dès lors, haussé le ton pour dénoncer ce qu’ils ont qualifié de « violation intentionnelle » de la Constitution par les ordonnances du président Félix Tshisekedi, du 17 juillet 2020 portant nomination des hauts magistrats.

C’est le cas du pénaliste et doctrinaire Nyabirungu Mwene Songa qui a affirmé qu’en faisant contresigner ces ordonnances par le vice-premier ministre de l’Intérieur, à la place du Premier ministre tel que dit expressément par l’article 79, alinéa 4, le président Félix Tshisekedi a gravement violé la Constitution.

Tout en appelant à leur annulation, ce professeur des universités a affirmé que ces ordonnances prises le 17 juillet 2020 portent une grave atteinte à l’Etat de droit.

Orly-Darel NGIAMBUKULU
Forum des as

Fils Mukoko contre Fayulu et Ruberwa, la marche de Lamuka n’a plus sa raison d’être

Fils Mukoko de l’Union pour la démocratie et le progrès social contre Martin Fayulu et Azarias Ruberwa, la marche de Lamuka n’a plus sa raison d’être.

Valentin Mubake invite Félix Tshisekedi à saisir le Conseil d’État

Ancien conseiller politique de feu Etienne Tshisekedi wa Mulumba, Valentin Mubake estime que l’annulation de l’installation des autorités de la commune rurale de Minembwe ne peut pas se faire par une simple déclaration. « Cette commune s’inscrit dans une liste de plus 300 communes qui ont été instituées par un décret du Premier ministre Matata Ponyo. Cela veut dire que c’est un acte administratif qui ne peut être annulé que par le Conseil d’Etat. Et donc je demande à Monsieur Tshilombo de pouvoir s’adresser au Conseil d’Etat pour annuler ce décret, conformément à toutes les plaintes reçues dans la région. Voilà la procédure à suivre », a-t-il proposé, au cours d’une interview accordée à B-One.

A en croire Valentin Mubake, la question identitaire est réglée par l’article 10 de la Constitution, qui stipule que la nationalité congolaise est soit d’origine, soit d’acquisition. Il va plus loin en soutenant que le chef de l’Etat ne peut pas se limiter à faire des déclarations. Il doit pousser le ministre de la Décentralisation à démissionner. Car, « on ne promet pas d’annuler quand on est responsable d’un pays. Il faut tirer les conséquences de ces mauvais actes. Les ministres du Gouvernement, qui sont impliqués dans cette arnaque politique, doivent être sanctionnés. C’est ça l’Etat de droit qu’on nous clame chaque jour », a-t-il martelé.

Ce qui se passe dans l’Est n’a rien à voir avec les notables ou les autorités politiques de la RDC, martèle l’icône del’UDPS. « la guerre dans l’Est du pays a commencé avec l’AFDL. Vous connaissez les membres de l’AFDL. A cette époque, Mobutu était malade, il était fin mandat, et il fallait qu’un multinational assure le contrôle des richesses du Congo. C’est de cette façon qu’ils ont fabriqué cette histoire de l’AFDL pour imposer les Rwandais, les Ougandais et les Burundais ici au Congo dans tous les domaines, aussi bien politique, militaire que les services des renseignements », a expliqué M. Mubake.

EXPLOITER LE RAPPORT MAPPING POUR TRAQUER LES CRIMINELS

Pour le leader de l’UDPS, la RDC dispose aujourd’hui d’un élément important pour sortir du chaos. Il s’agit du rapport Mapping qui inventorie tous les criminels et les 617 graves crimes commis dans la partie orientale de la République, des crimes qui ont commencé avec l’AFDL.

« Et donc, poursuit-il, tous ces gens de l’AFDL qui sont au pouvoir aujourd’hui dans le secteur politique, civil, militaire, des services de renseignements, etc. doivent être jugés conformément à ce rapport qui a relaté avec détails les crimes commis dans ce pays. Et pour cela, il nous faut une juridiction spéciale nationale, et non internationale, à laquelle les partenaires extérieurs peuvent se joindre. Mais, c’est à nous d’appliquer la justice et de démontrer que la justice est compétente et indépendante. « 

Aux dires de Valentin Mubake, la justice transitionnelle va prendre beaucoup de temps pour rien. « Ne nous voilons pas la face. Il y a des gens qui se réfugient derrière la justice transitionnelle, parce qu’ils savent que ça va prendre du temps. En 2002, dans les 36 résolutions de Sun City, nous avons enjoint au Gouvernement qui sortira de Sun City de pouvoir saisir le Conseil de sécurité des Nations unies pour mettre sur pied le Tribunal pénal international pour juger des criminels des massacres au Congo. Le 1+4 n’a rien fait parce que tout le monde était impliqué dans ces crimes-là. »

La justice transitionnelle prendra du temps, parce qu’il faut des partenaires, fait-il remarquer. « Les crimes ont été commis sur le sol congolais et les victimes sont des personnes congolaises. Nous avons l’obligation, comme pouvoirs publics de pouvoir juger ceux qui ont porté atteinte à la vie des Congolais. Et donc nous demandons une juridiction nationale d’abord. S’il s’avère que les Congolais ont joué le rôle d’exécutants en ce moment, ils vont citer les commanditaires. Mais, commençons par juger les exécutants congolais qui sont connus. « 

RETABLIR L’AUTORITE DE L’ETAT POUR UNE VERITABLE PAIX

Valentin Mubake ne partage pas l’avis selon lequel la véritable paix entre les communautés dans l’est du Congo passera par l’acceptation de vouloir vivre ensemble.  » Vous allez en France, vous commencez à piller, à casser, en disant que si vous voulez être en paix ici en France vous devez nous accepter comme vos enfants ici. Est-ce qu’ils vont accepter cela ?, s’interroge-t-il. Le Congo n’a pas fermé ses frontières. Les Congolais ont ouvert les portes à tout le monde. Rappelez-vous en 1994, tout le Rwanda s’était déversé à Goma, corps et biens. Nous n’avions pas fermé nos frontières. Mais, il ne faut pas que notre hospitalité légendaire nous crée des problèmes aujourd’hui. « 

L’ancien cadre de l’UDPS/Tshisekedi recommande enfin l’instauration d’une véritable autorité de l’Etat pour rétablir la paix dans l’est du pays. « Et cette instauration de l’autorité de l’Etat passe par le rétablissement des pouvoirs existants dans ce pays, parce que ce pays a une histoire qu’il faut rétablir, une histoire que certains ont voulu falsifier par des guerres de procuration, des massacres pour déloger les populations locales et importer d’autres populations… il faut mettre fin à toutes ces pratiques « , conclut-il.

MOLINA
Forum des as

Témoignage touchant de Soleil Wanga sur la mort de Maman Amy, la mère de Koffi Olomide

Témoignage touchant de Soleil Wanga, ex musicien de Quartier Latin sur la mort de Maman Amy, la mère de l’artiste musicien Koffi Olomide.

Lamuka : Muzito passe le flambeau à Fayulu pour un mandat de six mois

Le présidium de Lamuka a changé un certain nombre de points dans son organisation. L’un des changements majeurs est la durée du mandat de son coordonnateur qui passe de trois à six mois. La première expérimentation de cette nouveauté se fera avec Martin Fayulu qui a pris officiellement la tête de la présidence tournante hier lundi 12 octobre. Il succède ainsi à Adolphe Muzito.

Ces changements se font en considérant  » la nécessité d’adapter l’organisation et le fonctionnement de LAMUKA aux circonstances et impératifs politiques actuels « .

Le Coordonnateur représente et engage la Plateforme LAMUKA auprès des tiers. Il en est aussi le Porte-parole.

Il mène des actions et/ou fait des déclarations au nom de LAMUKA après concertation préalable au sein du Présidium.

 » Toutefois, chaque Membre fondateur ou adhérent garde son autonomie ainsi que sa liberté d’actions et peut se prononcer politiquement en son nom propre, à celui de son parti ou de son regroupement politique, dans le strict respect des quatre axes fondamentaux de LAMUKA « , explique la plateforme qui ajoute qu’à la fin du mandat du Coordonnateur en exercice, la passation des pouvoirs est automatique. Elle n’est pas sujette à une cérémonie officielle.

Forum des As

Boketshu et Peuple Mokonzi : « Minembwe eza na Congo pe ekotikala na Congo »

Le combattant de la diaspora Boketshu Wa Yambo et Peuple Mokonzi : « Minembwe eza na Congo pe ekotikala na Congo ». Regardez

La promesse de Fatshi de s’installer à Goma fait polémique sur les réseaux sociaux

« Démagogie et serment de trop pour certains internautes, signe de détermination pour d’autres ».

«Dans quelques semaines, je serai un Gomatracien. Je vais venir habiter ici. Je vais vivre avec vous. Je voudrai entendre au quotidien vos problèmes et nous allons les résoudre ensemble. J’avais promis au peuple congolais que durant mon mandat, je me battrai pour que la paix et la sécurité reviennent totalement dans mon pays. J’avais promis que je ferai tout pour que le sort des Congolais s’améliore. Après avoir ramené la paix, nous allons maintenant nous battre pour le bien-être». Ces propos du Président Félix Tshisekedi, tenus lors de son récent séjour à Goma, font polémique dans les réseaux sociaux.

Certains internautes congolais qualifient cette déclaration de « démagogique ». D’autres, non, la considèrent comme une promesse de trop. «C’est la deuxième fois que Félix Tshisekedi prend le même engagement, en l’espace de deux années de son pouvoir au sommet de l’Etat. Au stade actuel que vivent nos compatriotes de l’Est du territoire national, on n’a plus besoin d’entendre des propos dignes de la campagne électorale. Les Congolais ont plutôt besoin de voir des actions concrètes, à même de rassurer les populations autochtones», arguent-ils.

Par contre, d’autres internautes, plus modérés que les premiers, perçoivent dans cette déclaration du Chef de l’Etat congolais, la détermination de ce dernier, à œuvrer pour le retour d’une paix durable dans la partie orientale de l’immense territoire congolais.

«La situation sécuritaire dans l’Est est une nébuleuse. Elle est à la fois complexe, au regard de la position géographique de la province du Nord-Kivu, frontalière avec le Rwanda et l’Ouganda. A la décharge de l’actuel Président de la république, l’insécurité dans ce coin du pays n’a pas commencé à son arrivée au pouvoir. C’est plutôt, une situation qu’il a héritée des régimes précédents. Entendu que le retour d’une paix durable dans les régions troubles de la RD Congo est un processus, la population a l’obligation d’accorder le bénéfice du doute à Fatshi. Même si la situation n’est pas encore totalement maitrisée, on note cependant des signaux positifs, traduits à une baisse de cas d’assassinats», soutiennent ceux qui pensent que la détermination de Fatshi à enrayer l’insécurité dans l’Est du pays, a tout de même enregistré quelques avancées notables.

LES VŒUX PERPETUELS DE FATSHI

Comme rappelé ci-haut, ce n’est pas la première fois que Félix Tshisekedi jure, devant la terre entière, de s’employer pour tordre le cou à l’insécurité dans l’Est du pays. Campagne à la présidentielle du 30 décembre 2018, ce dernier avait promis d’installer son Quartier général dans cette même partie de la RD Congo, jusqu’à ce que la paix y sera revenue.

Elu Chef de l’Etat à l’issue dudit scrutin, Fatshi avait réitéré le même engagement dans ses deux premiers messages annuels sur l’état de la nation (2018 et 2019), devant les deux chambres du Parlement réunies en congrès. «Je ne serai pas en paix avec moi-même tant que le Nord-Kivu et les autres provinces actuellement meurtries ne seront pas totalement pacifiées», avait-il dit en décembre 2019 dans son discours à la nation. Dire qu’il avait aussi fait la même déclaration au cours d’un meeting populaire l’an dernier à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, frontalière avec l’Ouganda, dans le Nord-est du pays.

«Aussi longtemps qu’il n’y aura pas la paix dans tous les villages, je ne dormirai pas. Je ferai le tour du Congo pour aller à chaque endroit où il n’y a pas la paix afin de rassembler les Congolais pour qu’ils se parlent», avait ponctué Félix-Antoine Tshisekedi, devant une foule enthousiaste de Bunia, rassemblée sur le boulevard de Libération pour l’écouter.

Comme si cela ne suffisait, le Chef de l’Etat congolais, alors de retour au pays après une longue tournée euro-américaine de près de trois semaines, avait encore déclaré dans un meeting populaire, le lundi 7 octobre 2019 à Bukavu, qu’il était disposé de sacrifier sa propre vie, au profit de la paix dans l’Est du pays, en proie à l’insécurité consécutive à l’activisme de plusieurs groupes armés locaux et étrangers, depuis plus de deux décennies.

«Notre combat sera celui de vous apporter la paix, une paix définitive, une paix nécessaire pour la stabilité de notre pays. Et cette paix, croyez-moi, je suis prêt à mourir pour qu’elle soit une réalité», avait annoncé urbi et orbi, Félix Tshisekedi, à ses concitoyens du Sud-Kivu rassemblés à la Place de l’Indépendance à Bukavu.

S’il faut emprunter du jargon de l’Eglise catholique romaine, on dirait sans doute qu’à Bunia, Bukavu et à Goma, Félix Tshisekedi a renouvelé ses vœux perpétuels de travailler en profondeur, pour pacifier les régions troubles du pays.

Cependant, des observateurs constatent qu’au moment où le Chef de l’Etat fait toutes ses promesses, la situation sécuritaire devient de plus en plus critique, sinon précaire, dans plusieurs coins de la RD Congo. Ce, malgré les opérations militaires de grande envergure, lancées depuis le mois d’octobre de l’année dernière. Toutes proportions gardées, la province de l’Ituri principalement, aura payé un lourd tribut de l’insécurité qui y a régné au cours des deux premiers trimestres de l’année 2020 en cours. En juillet dernier, par exemple, des miliciens de Coopérative de développement du Congo (CODECO), partis de Walendu-Djatsi, avaient tué une vingtaine de personnes civiles au centre de Bunzenzele, groupement Sindani-Akeso dans le secteur de Banyali-Kilo en territoire de Djugu, avait renseigné Radio Okapi, citant des sources locales.

Par ailleurs, le dimanche 9 août, des miliciens du même groupe armé avaient réédité leur forfait, tuant froidement 23 personnes civiles dans le territoire de Djugu dans l’Ituri. Précisément dans les localités de Lisey, Tchulu et Liberia. Parmi les victimes, un chef de localité et toute une famille.

«LA CRITIQUE EST AISEE, MAIS L’ART EST…»

Considérant les données qu’affiche le tableau synoptique de l’insécurité dans les régions concernées, d’aucuns estiment que la lutte contre les groupes armés aussi bien dans l’Est que dans le Sud-est de la RD Congo, exige de nouvelles approches. Fait notable, c’est que les anciens opposants qui, pendant des décennies, ont centré leur lutte sur la critique des régimes qu’ils combattaient, aujourd’hui au pouvoir au plus haut sommet de l’Etat, ont finalement compris le caractère complexe de cette problématique de l’insécurité chronique dans les zones concernées de la RD Congo. Rien de polémique !

Tout bien considéré, des observateurs, à la suite du comédien, dramaturge et homme politique français, Philippe Néricault, déduisent qu’il est plus facile de critiquer ce que font les autres, que de créer et faire quelque chose soi-même. Comme pour dire, «la critique est aisée, mais l’art est difficile».

Grevisse KABREL
Forum des as

En direct de Goma : Olive Lembe lance un message fort à la population congolaise

En direct de Goma : l’ex première dame de la République Démocratique du Congo, Olive Lembe Kabila lance un message fort à la population congolaise.

Martin Fayulu : « la tribu Banyamulenge n’existe pas en RDC »

D’ores et déjà, le leader de l’ECIDé réitère son appel à une marche pour l’unité et la défense de l’intégrité nationale, annoncée pour ce mercredi 14 octobre.

« Il n’existe pas de tribu Banyamulenge en RD Congo », a déclaré Martin Fayulu, au cours d’une conférence de presse qu’il a donnée le vendredi 9 octobre à Kinshasa. Prenant au pied de la lettre les propos du Président Félix Tshisekedi, tenus récemment devant la colonie congolaise dans la capitale belge, le numéro 1 du parti Engagement citoyen pour le développement (ECIDé), n’y est pas allé avec le dos de la cuillère, lorsqu’il aborde la polémique autour de la nationalité des Banyamulenge vivant dans la partie Est de la RD Congo.

« Il n’y a pas une tribu qui s’appelle Banyamulenge ici en République Démocratique du Congo. Il n’y a pas une terre réservée pour ces gens-là », gronde Martin Fayulu Madidi. Dans la foulée, cet ancien candidat à la présidentielle du 30 décembre 2018 estime que si cette communauté (Banyamulenge) veut obtenir la nationalité, elle doit se conformer aux lois du pays.

Pour étayer son argumentaire, Martin Fayulu évoque l’unicité et l’exclusivité de la nationalité congolaise, telles que consacrées dans la Constitution du 18 février 2006, en vigueur en RD Congo.

On rappelle que le 19 janvier dernier devant la diaspora congolaise à Londres, le président de la République Félix Tshisekedi s’était prononcé au sujet des Banyamulenge, affirmant que ces derniers sont des Congolais.

« Les Banyamulenge sont des Congolais. Ils sont restés de générations en générations en RDC. C’est comme vous qui avez pris la nationalité ici. Il est anormal qu’on ne vous considère pas. Je leur ai parlé et leur ai demandé de démontrer qu’ils sont Congolais à travers les actes », avait-il déclaré. Cette déclaration de Félix Tshisekedi avait provoqué des réactions dans les médias traditionnels et autres réseaux sociaux. Pour certains Congolais, les Banyamulenge ont des origines rwandaises. Ci-contre, le texte intégral de ladite conférence de presse de Martin Fayulu.

 » LIBERONS LA RDC  » ! Tel est le vaste mouvement populaire que je lance dès aujourd’hui » LIBERONS LA RDC  » ! Tel est le vaste mouvement populaire que je lance dès aujourd’hui

Très chers amis de la presse,

Je vous salue tous et toutes, et vous remercie d’être venus à cette conférence de presse qui se tient à un moment exceptionnel, où tous les pays du monde se battent contre la pandémie de coronavirus.

Ainsi avant toute chose je voudrai saluer, une fois de plus, les personnels soignants de notre pays, ainsi que les médecins, les laborantins et les agents de l’INRB, qui sont tous entièrement engagés au côté du Dr Muyembe pour sauver des vies.

Par cette même occasion, je présente mes profondes condoléances aux familles des victimes de cette terrible maladie, et je souhaite un prompt rétablissement aux malades.

Qu’il me soit également permis d’exprimer mes sincères remerciements aux gouvernements de différents pays et aux organisations internationales pour avoir apporté au peuple Congolais secours, solidarité et assistance.

Nous continuons à implorer l’Éternel pour épargner davantage les vies de nos populations.

Très chers amis de la presse,

Comme vous le savez, notre pays est au bord du chaos.

C’est ainsi que j’ai souhaité vous rencontrer pour que nous échangions autour de quelques points majeurs de la vie politique nationale et essentiellement de la situation de Minembwe.

Commençons d’abord par la commémoration du génocide du peuple congolais.

Nous avons choisi la date du 2 août, date du début de la grande guerre d’agression et d’occupation, de chaque année pour commémorer le génocide congolais afin que la nation congolaise, dans son ensemble, construise une même compréhension, une même conscience et une même conviction des causes et du déroulement d’un crime contre l’Humanité qui a coûté la vie de millions d’innocents congolais.

Ces hommes qui ont été sauvagement massacrés, ces femmes qui ont été violées et méchamment tuées et ces enfants qui ont péri dans les conditions les plus cruelles ne doivent jamais être oubliés. Ils sont nos parents, oncles, tantes, cousins, frères, sœurs, enfants, voisins, collègues.

Leurs visages habitent encore beaucoup de nos consciences. Leurs voix résonnent encore dans plusieurs de nos oreilles.

Le 2 août de cette année 2020 à Kinshasa, dans toutes les provinces du pays et dans la diaspora à travers le monde, les congolais étaient nombreux à dire avec panache que ce lourd tribut payé par notre patrie ne doit pas être oublié. Nous ne devons pas l’oublier.

Nous avons décrété cette commémoration parce que se souvenir d’une telle tragédie, c’est aussi et surtout à la fois vouloir comprendre les processus historiques et sociaux qui ont rendu possible cette violence inouïe, et transmettre l’horreur de ces crimes pour que cette Histoire ne se répète plus jamais dans notre pays.

Nous avons décrété cette commémoration parce que se taire lorsqu’on est victime de génocide, c’est encourager les génocidaires à continuer leurs œuvres macabres sans crainte de représailles.

Je remercie tous les compatriotes pour cette commémoration. Très chers amis de la presse,

Pour passer le flambeau de l’histoire do génocide du peuple congolais aux générations futures, engageons-nous, dès maintenant, non seulement à documenter cette barbarie contre l’humanité congolaise, mais aussi à l’enseigner à nos enfants, par des livres, à travers des chansons, des pièces de théâtre, des film-documentaires, au travers des musées, des stèles ou des monuments, dans toutes les provinces. Et décidons, dès aujourd’hui, qu’un jour, une ville de la RDC abritera le  » Mémorial du Génocide du Peuple Congolais « .

C’est ici le moment de vous inviter à avoir une pensée pieuse pour tous nos martyrs, en observant une minute de silence en leur mémoire.

Très chers amis de la presse,

Quelle que soit la nature ou l’ampleur du crime commis contre autrui, l’impunité est tout simplement inadmissible.

Voilà pourquoi, de toutes mes forces, je soutiens et je demande à tous les Congolais de soutenir l’initiative lancée par le Docteur Denis Mukwege, celle de la création d’un Tribunal Pénal International pour la République Démocratique du Congo. Et, je me battrai sans répit pour que le  » Rapport Mapping  » soit exhumé de sorte que les persécuteurs du peuple congolais de tous bords soient traqués et déférés devant la justice.

Tel est le deuxième point de ma communication, le rapport Mapping et la création d’un tribunal pénal international sur la RDC.

Sans justice, on ne peut pas avoir de réconciliation. Il est donc impératif que les Congolais et le monde entier sachent ce qui s’est passé à l’est de la RDC, c’est-à-dire la vérité.

Car, de la vérité découlera la justice et la justice amènera réparation, prélude à la réconciliation. On ne peut pas faire autrement. La Communauté internationale qui dépense beaucoup d’argent pour la MONUSCO sans un résultat palpable devrait aussi œuvrer pour la justice, la justice qui viendra avec la mise en place du Tribunal Pénal International pour le Congo.

Très chers amis de la presse,

En Belgique, la loi du 23 mars 1995 punit « quiconque qui nie, minimise grossièrement ou cherche à justifier le génocide commis par le régime allemand pendant la seconde guerre mondiale « .

En France, la loi Gayssot, adoptée le 13 juillet 1990, punit  » d’un an d’emprisonnement et de 45 ooo € d’amendes toute contestation des crimes contre l’humanité commis pendant la Seconde Guerre mondiale.

En cela, les législateurs belge et français ont suivi l’exemple de bien d’autres Etats du monde, où les outrages à la mémoire que sont le révisionnisme et le négationnisme sont condamnés et réprimés par des lois.

Dans notre pays, l’Ambassadeur du Rwanda en RDC réside confortablement à Kinshasa, après avoir tenu des propos niant et minimisant de façon caricaturale et téméraire le martyr du peuple congolais à Kasika, en 1998.

Je salue le courage des différents mouvements citoyens dont les braves jeunes de Lutha, de Filimbi et autres qui ont, en dépit du refus de l’autorité urbaine, organisé des vigoureuses manifestations pour exiger l’expulsion du représentant de Kigali à Kinshasa.

Cette situation est révélatrice d’une faiblesse dont la source est, sans doute, le manque de légitimité des institutions de la République et de leurs animateurs. En effet, ces institutions et leurs animateurs, ne procédant pas du peuple, sont manifestement au service de ceux qui les ont portés.

Parions maintenant de Minembwe.

L’installation tapageuse de Mïnembwe en Commune rurale doit être comprise comme une tentative d’officialisation de la matérialisation de l’occupation de notre pays et donc le début du processus de sa balkanisation physique.

Ce n’est pas un hasard que cet acte se passe maintenant. C’est certainement parce que le  » Pacte ou Deal Joseph Kabila-Félix Tshisekedi  » a donné à ce dernier le mandat de mise en œuvre, par défi, du pian de balkanisation de notre pays. Comme peuple, nous n’accepterons pas cette humiliation et nous allons nous y opposer énergiquement.

C’est ainsi que je lance aujourd’hui un vibrant appel aux mouvements citoyens, aux partis et regroupements politiques, aux associations, aux syndicats, aux églises et a tous les citoyens congolais à dépasser les enjeux sectoriels et partisans, pour faire barrage, ensemble et par tous les moyens, à cette tentative insidieuse de renforcement de l’occupation et du processus de balkanisation de notre pays.

Je prie instamment mes chers compatriotes de se réveiller avant qu’il ne soit trop tard. L’heure n’est donc pas au découragement, car le mal congolais n’est pas une fatalité.

L’heure est plutôt au réveil de la conscience collective et de la volonté populaire de mettre un terme définitif à un « deal » maffieux qui enchaîne le pays et prend tout le peuple en otage. L’heure est à la libération de notre pays et au retour à l’ordre constitutionnel.

 » LIBERONS LA RDC  » ! Tel est le vaste mouvement populaire que je lance dès aujourd’hui.

C’est par ce combat redoutable de notre génération que notre patrie sera à jamais débarrassée de ce système politique illégitime, voyou et corrompu, à la solde des occupants, qui n’hésite nullement à utiliser la violence, la terreur, le mensonge et les achats de conscience pour conserver le pouvoir, en confisquant l’économie et les finances du pays, et en livrant les ressources stratégiques de notre patrie aux convoitises zélées de leurs maîtres.

C’est maintenant que nous devons donner le meilleur de nous-mêmes à notre patrie, jusqu’au sacrifice suprême s’il le faut. Le peuple est aujourd’hui le seul, absolument le seul soldat et défenseur de l’intégrité et de la souveraineté de notre pays.

SI aujourd’hui nous baissons les bras, et nous laissons Minembwe entre les mains de ces occupants, demain, nous n’aurons plus de pays.

Nous serions le premier peuple d’Afrique à être asservi, occupé et colonisé par un autre peuple d’Afrique.

Ainsi, je lance un appel vibrant et solennel à toutes les Congolaises et à tous les Congolais pour une marche d’UNITE NATIONALE ET DE DEFENSE DE L’INTEGRITE TERRITORIALE ce mercredi 14 octobre 2020 principalement à Kinshasa et à Uvira ainsi que dans d’autres villes de la République.

Très chers amis de la presse,

J’aimerai, pour conclure, m’adresser aux fanatiques en leur disant ceci : les actes négatifs des hommes politiques resteront et ce sont vos enfants qui en subiront les conséquences- Cultivez l’amour de la patrie, l’amour de la nation plutôt que l’amour des individus.

A tous les Congolais attachés à l’unité et à l’inviolabilité de l’intégrité territoriale de la patrie congolaise, marchons tous le 14 octobre pour dire, à l’unissons :

  • Non à la balkanisation de notre pays ;
  • Non à l’occupation de la patrie de Lumumba ;
  • Non au pacte de la destruction de notre pays que Joseph Kabila a signé avec Félix Tshisekedi.
  • Oui, à la Création d’un Tribunal Pénal International pour la RDC Je vous remercie.

Kinshasa, le 09 octobre 2020

Forum des as

Koffi Olomide lance un message important après la mort de sa mère

VIDEO. L’artiste musicien Koffi Olomide lance un message important après la mort de sa mère, Maman Amy. Regardez

Affaire Minembwe : Fayulu capte la réaction des congolais !

L’érection de la localité de Minembwe en commune rurale et l’installation subséquente de ses bourgmestres, le 28 septembre dernier, continuent à défrayer la chronique en RD Congo. Depuis, il ne se passe plus un seul jour, sans que cette affaire ne s’invite dans les discussions entre Congolais, via les plateformes des médias sociaux. Pour une fois, les Congolais ont mis en sourdine leurs querelles de chapelle, pour s’opposer à la décision des dirigeants du pays sur le nouveau statut administratif de Minembwe.

A haute et intelligible voix, Mgr Sébastien Muyengo, évêque d’Uvira, a récemment déclaré que « l’érection de Minembwe en commune rurale, est une tentative de créer tout un territoire pour les membres de la communauté Banyamulenge », identifiés comme des Congolais rwandophones. Et d’ajouter : « Hier, c’était la question de nationalité, aujourd’hui c’est celle de la terre. » Plutôt que de parler de la commune de Minembwe, l’évêque d’Uvira s’est exprimé en termes de  » terres ou territoires occupés ».

L’opinion se rappelle que c’est ‘à la suite de toutes ces réactions que le Président Félix Tshisekedi, en séjour la semaine dernière à Goma, avait annoncé la suspension du décret n°13/029 du 13 juin 2013 conférant le statut de ville et de commune à certaines agglomérations de la province du Sud-Kivu dont Minembwe. Etant donné qu’il s’agit d’un décret, par parallélisme de forme, les Congolais attendent, sans doute dans les jours à venir, un autre décret du Premier ministre abrogeant ou suspendant, selon le cas, la décision querellée du Premier ministre d’alors Augustin Matata Ponyo.

FACE AU SILENCE DE L’OPPOSITION, FAYULU REBONDIT

Au moment où se cristallise une dynamique populaire en RD Congo pour protester contre la mue de l’agglomération de Minembwe en commune rurale, un silence de plomb est observé dans le camp de « Lamuka », plateforme électorale créée en novembre 2018 à Genève en Suisse. Sauf réminiscence collective, sinon les Congolais ne se souviennent pas avoir entendu de réaction significative, ni de Moïse Katumbi ni de Jean-Pierre Bemba sur ce sujet qui alimente une vive polémique dans l’opinion.

Vu des analystes, ce profil bas qui frise une certaine indifférence d’une opposition que d’aucuns qualifient de gentille face au pouvoir, ne devrait étonner personne, dans la mesure où les deux « opposants » précités paraissent « prisonniers » de leur positionnement ambiguu vis-à-vis de l’actuel pouvoir. Sinon, comment interpréter autrement, ce silence de l’opposition républicaine, face à la protestation dans le pays tout entier, d’un acte gouvernemental ? La réaction contre la mutation de Minembwe en commune rurale, devrait-elle venir seulement de la population ? Voilà, autant de questions qui sont posées dans les rues de Kinshasa où l’on n’a encore du mal à digérer le silence radio des opposants.

Cependant, pendant que ses coéquipiers de « Lamuka » semblent être très réservés sur l’affaire Minembwe, Martin Fayulu donne de la voix. Dans un twwet publié en fin de semaine dernière, le président national du parti politique Engagement citoyen pour le développement (ECIDé), a invité la population congolaise à la résistance, comme l’avait fait le Dr Jean-Price Mars à ses contemporains haïtiens, face à l’occupation américaine en juillet 1915.

« Je demande aux Congolais de s’opposer à l’instauration de Minembwe en commune rurale. Cette initiative téméraire est une sérieuse menace à l’intégrité territoriale de la RDC. J’invite le peuple congolais à la vigilance de manière à faire échec à ce plan de balkanisation du pays », avait tweeté Martin Fayulu. Et d’ajouter : « Si aujourd’hui nous baissons les bras et laissons Minembwe entre les mains de ses occupants, demain nous aurons le pays balkanisé ».

C’est donc un Martin Fayulu qui rebondit (de la bonne manière ?) sur un sujet fédérateur. Il sort la tête au moment où les autres opposants ont délibérément opté pour le silence ou le service minimum. Le candidat de Lamuka à la présidentielle du 30 décembre 2018, va au-delà de son invitation à l’indigénisme, Martin Fayulu appelle les Congolais à une marche d’unité et de défense de l’intégrité du territoire national, ce mercredi 14 octobre.

Quelle que soit l’opinion que l’on se pourrait faire sur lui, qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, Martin Fayulu a donc capté le mécontentement de la population congolaise. Que certains acteurs politiques et leurs affidés, prennent des raccourcis pour l’accuser de récupération politique, d’aucuns pensent, cependant que cela ne devrait pas constituer un grief à reprocher à Martin Fayulu, de surcroit opposant.

D’ores et déjà, le meilleur « perdant » de la présidentielle de décembre 2018, apparait comme l’opposant numéro 1 en RD Congo, sinon le leader populaire, face au silence inquiétant de l’opposition par rapport à un sujet, une décision relevant de la souveraineté et même de l’intégrité du territoire national. Si les choses s’étaient passées sous le régime de Joseph Kabila, Dieu seul sait ce qu’on n’aurait pas entendu dans les rangs de l’opposition d’hier, aujourd’hui au pouvoir.

Grevisse KABREL
Forum des as