Le président de la République,Félix Tshisekedi, au cours du 45e conseil des ministres, tenu le vendredi 21 août, a chargé le gouvernement, particulièrement les ministres ayant l’Intérieur et la Sécurité ainsi que la Justice dans leurs attributions,de prendre toutes les mesures qui s’imposent pour assurer la sécurité du docteur Denis Mukwege,Prix Nobel de la paix 2018.
Ce dernier ferait l’objet de menaces de mort suite à son plaidoyer en faveur de la paix dans l’est du pays et la création d’un tribunal pénal international pour la RDC,afin de juger les graves crimes commis dans le pays entre 1993 et 2000.
Le Chef de l’Etat a également ordonné l’ouverture d’une enquête sur ces faits.
Le gynécologue bénéficie aussi du soutien des ambassadeurs américain et canadien ainsi que de 44 organisations congolaises et de l’Ong américaine Physicians Human Rights (PHR).
Martin Fayulu et Adolphe Muzito, respectivement présidents de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECIDé) et Nouvel Élan, regagnent Kinshasa la capitale de la RDC, ce samedi 22 août 2020.
C’est via l’aéroport international de N’djili que ces deux membres du présidium de la coalition LAMUKA vont fouler le sol Congolais après plusieurs mois passés à l’étranger à cause de la pandémie de coronavirus.
Sur place (aéroport de N’djili ndlr) une forte présence policière et militaire est observée.
Plusieurs éléments de la Police Nationale Congolaise (PNC) sont déployés aux alentours de l’aéroport en vue d’assurer le maintien de l’ordre public.
Quelques militants de LAMUKA sont déjà rassemblés aux environs de l’aéroport pour accueillir les présidents de l’ECIDé et de Nouvel Élan.
Pour rappel, le porte-parole du coordonnateur de LAMUKA, Steve Kivwata, avait indiqué qu’un meeting sera tenu ce même samedi sur le Boulevard Triomphal par Martin Fayulu et Adolphe Muzito, pour adresser un message aux Congolais.
Ce dernier avait également appelé les Kinois à se rendre massivement à l’aéroport international de N’djili pour accueillir Martin Fayulu et Adolphe Muzito.
Au cours de la réunion du conseil des ministres de vendredi, il a été question notamment du soutien au « Service national ».
Créé en 1997, comme organe d’éducation, d’encadrement et de mobilisation des actions civiques et patriotiques en vue de la reconstruction du pays, Service national doit être relancé a dit aux ministre le Président de la République qui a engagé le Gouvernement de l’organiser sur l’ensemble du territoire national.
« Il s’agit de créer des centres d’encadrement des jeunes filles et garçons désœuvrés, des jeunes finalistes d’enseignement secondaire ou universitaire en vue de leur inculquer une éducation civique et patriotique, de les initier aux travaux de production agricole, suivi d’une professionnalisation éventuelle, et de leur donner une formation paramilitaire et d’autodéfense », a t-il dit.
Le Gouvernement a été également chargé de soutenir les activités du Service National et d’assurer le développement d’autres Centres comme celui de Kaniama Kasese, notamment, dans un premier temps, un centre à Ngandajika (pour la partie Centre), à Kiliba (pour la partie Est) et à Lovo (pour la partie Ouest).
L’ancien président de l’assemblée provinciale de Kinshasa a recouvré sa liberté ce vendredi 21 août 2020 après plus d’une année et demie passée à la prison centrale de Makala, renseigne une source proche de sa famille.
Il est actuellement en sa résidence située dans un quartier de Kinshasa, renchérit la même source.
Nsingi Bemba est l’un des bénéficiaires de la grâce présidentielle accordée par le président de la République le 01 juillet dernier pour marquer de manière particulière la commémoration de 60 ans d’indépendance de la RDC.
Pour rappel, c’est le 10 avril 2019 que l’ex-président de l’organe délibérant de la capitale a été transféré à la prison centrale de Makala après sa condamnation par le tribunal de grande instance de Gombe à 10 ans de prison.
Il était reproché à Roger Nsingi entre autre la spoliation des 6 véhicules appartenant à l’assemblée provinciale de Kinshasa.
64 magistrats ont prêté serment devant le président de la République le 4 aout à Kinshasa. Ces hauts magistrats avaient été nommés le 17 juillet 2020. Parmi eux, il y a ceux et celles de la Cour de Cassation, du Conseil d’État, des Parquets Généraux mais aussi des Auditeurs et des Avocats Généraux militaires.
Bémol. Les juges Noël Kilomba et Jean Ubulu, venant de la Cour constitutionnelle et nommés à la Cour de cassation, ont préféré rester à la haute cour.
« Ceux qui doivent prêter serment, leur nomination est nulle. Le Sénat et l’Assemblée nationale ne vont pas se réunir en congrès pour la nomination est manifestement nulle. C’est le tirage aux sort qui va intervenir l’année prochaine qui aurait permis au chef de l’Etat de ne remplacer qu’un seul juge. Il en a remplacé deux. Ubulu et Kilomba doivent reprendre leurs places et en 2021, l’un d’en eux peut subir le tirage au sort et quitter », a dit Théodore Ngoy, ancien candidat à la présidentielle.
Et d’ajouter:
« Pour avoir violé ces dispositions, il est poursuivable pour haute trahison, pour violation intentionnelle de la constitution, la nomination est nulle. Il n’y aura pas prestation des serments ».
Il se positionne en posture de combat.
« Le courage, c’est la première des vertus. Hier, je défendais le droit à la justice. On a incendié ma propriété, on m’a mis en détention. Aujourd’hui, je défends les mêmes valeurs. De la même manière, j’ai dit non à Mobutu, non Kabila, je dis non à Félix Tshisekedi pour la violation de la justice. Ce qui était mauvais sous Kabila ne peut pas être bon sous Tshisekedi (…). Je me bats pour ce qui juste et ce qui est juste n’a pas d’ami ».
Les deux juge soutiennent qu’ils n’ont pas été consultés avant ce changement. Ils soutiennent que leurs mandats ne sont pas encore arrivés à échéance.
La femme de Vital Kamerhe Amida Shatur, la fille de l’artiste musicien JB Mpiana Soraya Mpiana baleli, Matou Samuel, Denis Ngonde na prière ya Kamerhe.
Pour le chef spirituel de l’Eglise Kimbanguiste, ce n’est que dans le consensus et l’unité qu’on peut bâtir un Congo plus beau qu’avant.
Le groupe de 13 personnalités politiques et de la Société civile regagne Kinshasa satisfait de son séjour en terre sainte de Kamba. Delly Sesanga, Mukoko Samba, Patrick Muyaya, Jacques Ndjoli, André Claudel Lubaya, Jean Jacques Mamba, Patrick Muyaya… ont rallié à leur cause une personnalité de grande envergure : Son Eminence Simon Kimbangu Kiangani, chef spirituel et Représentant légal de l’Eglise Kimbanguiste.
La plus haute personnalité des Kimbanguiste a béni l’initiative, affirmant que ce n’est que dans le consensus et dans l’unité qu’on peut bâtir un Congo plus beau qu’avant.
Après le cardinal Ambongo de l’Eglise catholique romaine, Simon Kimbangu Kiangani est le deuxième chef d’une importante confession religieuse à déclarer sa totale adhésion à la démarche menée par les initiateurs de l’appel de 11 juillet pour un consensus sur les réformes électorales pour des élections apaisées en 2023.
Arrivés à Kamba dans la soirée de mercredi 19 août, ces personnalités et acteurs de la Société civile ont quitté la terre sainte hier jeudi 20 août avec le sentiment d’un devoir accompli.
Mukoko Samba, qui a pris la parole au nom du groupe, s’est dit réconforté par le soutien du père spirituel de l’Eglise Kimbaguiste. Il a réitéré l’appel pour un consensus dans un forum consacré exclusivement aux réformes électorales. L’ancien Vice-Premier ministre du Budget appelle toutes les forces vives de la nation à trouver un consensus pour les élections de 2023, afin que ce quatrième cycle électoral soit meilleur que les trois précédents, à savoir ceux de 2006, 2011et 2018.
Dans leur démarche, ces personnalités et acteurs de la Société civile préconisent un cadre de dialogue pour pouvoir dégager un consensus afin de garantir des élections crédibles et transparentes en 2023, par le biais des réformes du processus électoral. « Nous, signataires de l’appel du 11 juillet 2020, sommes porteurs d’une idée et d’une conviction. Nous ne formons pas un parti politique ni non plus un regroupement politique. Nous sommes une initiative transversale ouverte, rassemblant des personnalités de professions et de carrières différentes issues tant de l’espace politique que de la société civile dans sa diversité et militons en faveur d’un consensus sur les réformes électorales nécessaires, gage de la paix et de la concorde nationale », font-ils savoir.
Pour rappel, le pays fait face à des remous sociaux consécutifs à la désignation de Ronsard Malonda comme président de la Centrale électorale en remplacement de Corneille Nangaa. Des marches de l’UDPS, parti au pouvoir, avaient causé plusieurs morts et des blessés à Kinshasa et à Lubumbashi. L’opposition, notamment la coalition LAMUKA, avait également manifesté à travers le pays pour contester cette désignation.
Les Eglises catholique, protestante, l’Église Kimbanguiste et la société civile fustigent cette désignation, expliquant que Malonda était Secrétaire exécutif de la CENI lors des élections très critiquées de décembre 2018. L’Eglise Kimbaguiste avait dénoncé un faux vote qui avait été attribué à M. Malonda en son nom. Elle avait retiré son représentant des discussions, demandant un processus beaucoup plus transparent.
PREVENIR LE CHAOS ET BALISER LA ROUTE EN VUE DES ELECTIONS TRANSPARENTES
» L’appel du 11 juillet est avant tout l’expression d’une conscience partagée entre signataires sur l’évidence de la division de la Nation à tous les niveaux et dans tous les secteurs. Division au sein de la coalition gouvernementale, division au sein de la majorité parlementaire, division au sein de l’opposition politique parlementaire et extraparlementaire, division y compris au sein de la société civile et particulièrement parmi les confessions religieuses, entraînant une fracture au sein de nos populations, avec parfois des positions extrêmes comme celles vécues lors des dernières manifestations de rue qui aggravent le contexte délétère actuel de la vie nationale sur les plans politique, sécuritaire, économique et social, sur fond la crise sanitaire de la COVID-19″, justifient les 13 personnalités et acteurs de la Société civile.
Le chef de l’État Félix Tshisekedi a participé ce jeudi 20 août 2020 par vidéoconférence à la réunion du bureau de l’Union Africaine (UA). C’est-ce qu’annonce la présidence de la République via twitter.
« Le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a pris part, par vidéoconférence, à la réunion du bureau de l’Union Africaine avec les présidents des Communautés Économiques Régionales (CER) », écrite-t-elle.
Ces assises, axées essentiellement sur la problématique de la pandémie de Covid-19 sur le continent africain, ont été ouvertes par le discours de bienvenue du sud-africain, Cyrille Ramaphosa, avant l’allocution de Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union Africaine.
Les résolutions prises au cours de ces travaux, ont fait l’objet des discussions entre tous les chefs d’État et des gouvernements participants à ces assises régionales.
Quant à lui, le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a porté haut la voix de la République Démocratique du Congo lors de cette réunion.
Les militants de l’Union pour la nation congolaise (UNC), formation politique chère à Vital Kamerhe, ont organisé hier jeudi 20 août, à l’esplanade du boulevard Triomphal, un culte d’action de grâce pour implorer la faveur de Dieu afin d’obtenir la libération de leur leader, détenu à la prison centrale de Makala depuis le 8 avril dernier.
Ils étaient plusieurs dizaines des milliers, les militants et cadres de l’UNC, rejoints par la famille biologique de Vital Kamerhe et autres sympathisants à avoir pris d’assaut le Boulevard Triomphal et prié le Très-Haut pour l’acquittement de celui qu’ils appellent affectueusement VK.
Les partisans du leader de l’UNC sont convaincus de la manifestation de la main du Créateur en sa faveur.
« Les congolais sont un peuple croyant. Notre président national est un fervent chrétien catholique. Il est donctout à fait normal que nous puissions nous tourner vers l’Éternel tout puissant, Dieu notre père, pour que nous puissions aussi lui demander miséricorde et lui rendre grâce puisque que jusqu’à présent notre président est en bonne santé.
La prison n’est pas un endroit facile à vivre. Nous sommes là pour implorer sa miséricorde pour que justice soit faite, en tant que croyants, nous croyons à la justice Divine. Vous avez suivi tous ces communiqués, il a fini par dire qu’il clame son innocence et qu’il croit à la justice Divine. Aujourd’hui nous sommes là pour poser humblement cet acte qui reflète notre foi en Dieu, lui demander de nous aider, aider ceux qui ont la charge de dire le droit dans ce pays pour qu’ils puissent dire le droit et non autre chose », a dit Aimé Boji Sangara.
A l’UNC, on croit toujours à l’innocence de Vital Kamerhe.
« Notre président national est innocent et nous croyons fermement qu’il sera libéré. La prière est une étape importante », souligne le secrétaire général a.i de l’UNC.
L’arrivée de l’épouse de Vital Kamerhe, Hamida Shatur, et de ses enfants, a été accueillie par un tonnerre d’applaudissements de la part de l’assistance. La foule de militants et sympathisants étaient en transe, les chansons d’adoration de Matou Samuel, Paul Bakenda, Benjamin Mulamba et Groupe Les vrais adorateurs ont fait le reste.
Outre Kinshasa, l’UNC Sud-Kivu a également organisé un culte d’action de grâce pour solliciter la justice divine. La messe a été dite à la cathédrale Notre Dame de la Paix de Bukavu où cadres, militants et sympathisants ont pris part. A l’instar de ce qui est fait à Kinshasa, à Bukavu, les militants de l’UNC ont aussi sollicité la grâce de Dieu pour qu’il puisse inspirer les juges afin qu’ils rendent la réelle justice, la justice véridique afin que leur leader Vital Kamerhe soit acquitté et qu’il regagne son toit.
LA MOBILISATION NE FAIBLIT PAS
Un nouveau rendez-vous est pris pour le 24 août courant, pour un nouveau rassemblement. Une nouvelle marche à l’appel du secrétaire général intérimaire Aimé Boji est annoncée à Kinshasa et dans toutes les provinces pour exiger la libération du président de l’UNC.
Ce sera la énième marche du genre. Depuis la détention de VK, plusieurs manifestations ont été organisées à Kinshasa et en provinces pour exiger sa libération.
A Bukavu, les militants avaient présenté un mémorandum sollicitant « l’implication du président de la République » afin que son directeur de cabinet « bénéficie d’un procès équitable » en appel.
L’UNC continue de dénoncer un procès politique et l’acharnement contre Vital Kamerhe. Son conseil français, Pierre-Olivier Sur, avait dénoncé « une justice expéditive qui consiste non pas à se débarrasser d’un dossier, mais d’un homme ».
Vital Kamerhe avait interjeté appel contre le jugement du Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe. Après une courte audience à la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe, l’affaire avait été de nouveau renvoyée à ce vendredi 21 août. Les partisans de VK vont suivre sans doute de très près ce procès qui ne sera pas retransmis en direct à la télévision.
Le procès en première instance a été marqué par le décès du magistrat qui a présidé les deux premières audiences, Raphaël Yanyi, le 27 mai.
Vital Kamerhe, 61 ans, arrêté le 8 avril, a été condamné à 20 ans de « travaux forcés » avec l’entrepreneur libanais Jammal Samih, 79 ans, pour détournement dans le cadre des Travaux d’urgence du Programme de 100 du Président de la République.
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