Une deuxième audience au second degré dans l’affaire Vital Kamerhe aura lieu ce vendredi 7 août 2020 à la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe siégeant en chambre foraine à la prison de Makala. Kamerhe avait interjeté appel contre le jugement rendu par le tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe qui l’avait condamné le 20 juin dernier à 20 ans de travaux forcés pour détournement des deniers publics.
Le 24 juillet dernier, la cour d’appel avait décidé de renvoyer la cause au vendredi 7 août afin de permettre aux appelants par le biais du greffier de régulariser la procédure au regard des intimes. A la même date, Vital Kamerhe avait une nouvelle fois introduit la demande de liberté provisoire. Une demande que la cour avait refusé 48 heures après. La défense avait saisi la cour de cassation contre ce refus. A la cassation également le directeur de cabinet du chef de l’Etat n’a pas obtenu gain de cause. Il reste détenu à la prison Makala.
Plusieurs manifestations sont prévues ce jour à travers le pays par les partisans de Kamerhe en vue d’exiger sa libération.
Le « G-13 », entendu comme le groupe de treize personnalités qui militent pour obtenir les réformes du système électoral avant les élections de 2023, continuent imperturbablement leur chemin de croix pour ratisser large en faveur de cette option. Mais, c’est sans compter avec l’opinion du FCC du Raïs Joseph Kabila, qui détient une écrasante majorité parlementaire pour donner quitus à toute réforme de la législation en vigueur.
La semaine dernière, le « G-13 » n’avait pas réussi à décrypter le message caché dans le communiqué du FCC qu’ils avaient applaudi des deux mains en insistant sous forme de mise en garde que les réformes ne se mènent pas dans la rue mais bien dans les Institutions de l’Etat. Ils étaient incompris. Car les ténors du « G-13 » avaient estimé qu’à ce sujet, ils étaient bel et bien en symbiose avec le point de vue du FCC étant donné qu’ils ont toujours soutenu avec force que c’est dans les Institutions publiques qu’il faudra matérialiser la réforme électorale après qu’un forum eut dégagé un consensus sur les matières à réformes en termes de révision de lois.
Avant-hier, les groupes parlementaires du FCC sont venus repréciser la pensée de la kabilie sur les réformes électorales prônées par le « G-13 » qu’ils qualifient de politiciens en quête de positionnement politique personnel et rien d’autre. Leur démarche est vouée à l’échec, car le FCC renvoie toute matière électorale à la session de septembre 2020 et rappelle une bonne fois pour toutes pour être sûr d’être bien entendu par le « G-13 » qu’au cours de la législature en cours, il n’y aura pas de réforme de la loi électorale ni non plus de la loi organique sur la CENI.
Difficile, voire impossible dans ces conditions, que le G13 même avec l’appui du CACH et de LAMUKA fasse passer les réformes électorales au Parlement.
Or, ce sont ces deux textes essentiels qu’il faut pour opérer la moindre réforme électorale.
Le message semble également être adressé à tous ceux qui ont embouché à ce jour la trompette des réformes électorales avant la mise en place du Bureau de la CENI qui sont en train de faire jonction avec le « G-13 ». On aimerait savoir ce qu’ils feront tous pour contourner cette difficulté institutionnelle de taille. Curieusement le « G-13 » ne l’avait pas prévu. Pas plus que les organisations de la Société civile ou les Eglises confessionnelles comme l’Eglise catholique, l’ECC « Eglise du christ au Congo », CIMONCEL, AETA etc.
Tous sans exception, les groupes parlementaires du FCC les ramènent à la raison. On ne voit pas quel groupe sera en mesure de convaincre le FCC en l’amenant à faire un changement à 180° en prenant faits et causes pour les réformes électorales avant la constitution du Bureau de la CENI. Là où, en dépit du rejet par le chef de l’Etat de l’entérinement de Ronsard Malonda par l’Assembles nationale comme Président de la CENI et le refus de signer l’Ordonnance présidentielle de son investiture, la Chambre basse n’a jamais retiré cet entérinement et semble ne pas vouloir tenir compte du refus du Président de la République.
Pourtant il y avait eu à travers tout le pays des marches avec des émeutes et mort d’homme. Malgré tout l’Assemblée nationale n’est pas revenue sur son entérinement. On ne le voit pas changer de but en blanc pour des réformes électorales ni d’un quelconque forum pour en débattre que le FCC rejette également avec force.
D’où, la démarche à privilégier à ce jour est que le « G-13 » tout comme d’autres organisations qui prônent les réformes électorales de tout mettre en œuvre pour que le FCC s’engage à participer à tout forum qui sera organisé pour débattre de la question électorale ou du moins le consensus à trouver sur cette matière. Pour cela, il faudra bien que les deux Eglises confessionnelles –Eglise catholique et ECC- soient à l’avant-plan de cette démarche en rapport avec un dialogue politique comme proposée par l’ECC qu’elle appelle « Concertation nationale ».
Pour lui donner la légitimité institutionnelle nécessaire, le dialogue ou la Concertation nationale doit être convoquée par le Président de la République. D’où les deux Eglises doivent le convaincre à s’impliquer dans cette Concertation nationale sur la crise politique à ce jour et aussi réfléchir sur les réformes à apporter au système électoral congolais. Puisque le FCC qui a la majorité parlementaire n’est pas pour les réformes, il faudra au moins que ces groupes réformistes aient au moins le soutien du chef de l‘Etat qui est l’autorité suprême du pays.
La Ligue sportive pour la promotion et la défense des droits de l’homme (LISPED), demande au chef de l’Etat de concrétiser ses promesses faites aux Léopards de Basketball messieurs, le 3 août 2019, à la cité de l’Union Africaine. Selon cette association, il y a une année, au cours de la cérémonie de présentation au Président de la république du trophée de la première édition de l’AFROCAN remporté par la RDC, le président Felix Tshisekedi avait promis des primes aux Léopards de Basketball. Une année après, ces promesses n’ont pas encore été réalisées.
Selon la LISPED, Felix Antoine Tshisekedi avait promis une prime en argent, un véhicule 4×4 pour chaque joueur et membre du staff technique. C’était pour les encourager à avoir occupé le toit du basketball Africain et honoré la RDC sur le continent en remportant la première édition de l’AFROCAN/ Mali 2019.
L’AFROCAN est une compétition réservée aux basketteurs évoluant sur le continent africain.
Selon le président de la LISPED, Maitre Alain Makengo, le chef de l’Etat avait aussi promis la construction d’un stadium de basket moderne couvert et un gymnase ouvert pour les entrainements, afin de permettre aux léopards d’évoluer dans les meilleures conditions.
Alain Makendo promet de poursuivre les démarches à tous les niveaux afin d’obtenir gain de cause au nom des Léopards .
C’était la première fois qu’une sélection de basketball masculin de la RDC arrivait sur le toit de l’Afrique.
Les Léopards avaient battu les Harambee Stars du Kenya par 82-61 en finale de la première édition de l’Afro CAN au Mali.
La République Démocratique du Congo a officiellement franchi la barre de 8.000 cas de guérison de la covid-19.
Dans son rapport du 5 août 2020 sur la situation épidémiologique, le secrétariat technique du comité multisectoriel de la riposte indique que 227 nouveaux malades ont été guéris.
Ainsi, le cumul de personnes guéries du coronavirus en RDC, où cette pandémie sévit depuis le 10 mars dernier, est de 8.048 cas.
S’agissant de nouveaux cas de contamination, la baisse se poursuit toujours. Pour la journée du mercredi, seulement 56 ont été enregistrés dont 33 au Nord-Kivu, 22 à Kinshasa et 1 dans le Haut-Uélé.
Avec ce nouveau bilan, le cumul de cas du coronavirus est de 9.309 dont 9.308 confirmés et 1 probable.
Pour le 7ème jour consécutif, aucun cas de décès n’a été enregistré au pays. Le cumul de personnes décédées reste bloqué à 215 cas dont 214 confirmés et 1 probable.
Neeskens Kebano a prolongé son contrat de deux saisons au sein de la formationn de Fulham, fraichement promue en Premier League après seulement une année d’absence.
Le contraire aurait été étonnant au regard de la fantastique fin de saison de l’ancien joueur du Sporting Charleroi et de Genk (Belgique). Son apport aura été très déterminant surtout à la reprise du championnat après l’arrêt due à la pandémie du Coronavirus. Il a inscrit 5 buts pour deux passes décisives en 19 rencontres, toutes compétitions confondues.
Ils sont de retour en Premier League après leur succès (2-1) après prolongation devant Brentford en finale des Play Off pour la montée dans ce championnat. Le score était de zéro but partout à l’issue du temps réglementaire.
Le milieu offensif international congolais, qui avait joué toute la 2ème partie de la saison comme ailier, avait disputé cette explication mais a été remplacé vers la fin de la 2ème période. C’est une saison très aboutie pour cette formation qui revient en Premier League une année seulement après l’avoir quitté.
Le président a.i de l’union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Jean-Marc Kabund tacle le FCC après l’hommage rendu aux militants tombés le 09 juillet.
Vital Kamerhe affrontera de nouveau les juges ce vendredi 7 août 2020. Le procès en appel du Directeur de Cabinet du chef de l’Etat amorcé le 24 juillet dernier et ajourné pour des raisons de procédure, reprendra donc ce week-end. Condamné à 20 ans des travaux forcés, ses Avocats continuent à clamer son innocence et exigent sa mise en liberté. Après plusieurs tentatives en appel dans ce sens, ce mercredi, la Cour de Cassation, à son tour, n’a pas accédé à la requête introduite le 3 août par le collectif des avocats de Vital Kamerhe sur la demande de sa mise en liberté provisoire. Déjà privé de son Avocat français, « le Pacificateur » devra se défendre entre les murs de la Prison centrale de Makala.
Alors que son procès en appel devra démarrer à la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, Vital Kamerhe pourra également compter sur le soutien des cadres et membres de l’Union Nationale Congolaise (UNC), son parti, et leurs alliés qui seront, une fois de plus, dans la rue ce même vendredi pour exiger son acquittement.
Kamerhe reste en prison
C’est ce qui ressort du verdict rendu par la Cour de cassation siégeant en appel le mercredi 5 août 2020. Le président national de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) a regagné sa cellule à la Prison centrale de Makala, en attendant le démarrage de son affaire à la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe ce 7 août.
Après avoir été entendu le lundi 3 août 2020, à la Cour de cassation pour une audience en chambre de conseil dans l’affaire qui l’oppose au Ministère public suite au refus de lui accordé la liberté provisoire par la cour d’appel de Kinshasa/Gombe, la cour de cassation avait pris l’affaire en délibéré et a promis de rendre son verdict dans 48 heures, chose faite ce mercredi 5 août.
Dans l’entretemps, une requête déposée le 31 juillet se trouve actuellement sur la table de cette même Cour tendant à prendre à partie les 3 magistrats du Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe, à savoir, les juges Bakenge Mvita, Kasunda Ngieleka et Mukaya Kayembe pour dol commis à l’occasion de l’examen de sa cause et du jugement rendu en date du 20 juin dernier qui l’a cloué à la prison centrale de Makala à 20 ans de travaux forcés.
Vraisemblablement l’étau se resserre pour ce partenaire en coalition de Félix Tshisekedi, qui voit venir sa mort sur la scène politique congolaise, alors que ses partisans le voyait bien se présenter comme candidat à la présidentielle de 2023.
L’UNC dans la rue
Au sein de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), l’on continue à croire que le procès de leur leader est simplement politique.
Ce vendredi 7 août, les membres du parti de Vital Kamerhe seront dans la rue pour exiger son acquittement. C’est ce qu’avait annoncé le député Aimé Boji Sangara, Secrétaire général a.i du parti, à l’issue d’une réunion avec les 28 secrétaires fédéraux de la ville-province de Kinshasa, le lundi 3 août dernier. Et confirmé par une correspondance adressée au gouverneur de la ville-province de Kinshasa.
A l’en croire, l’objectif poursuivi par cette marche est le soutien à l’Etat de droit et l’exigence d’une justice équitable pour l’acquittement de leur président national, « condamné injustement à 20 ans de travaux forcés par le tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe ».
Dans ce même document, l’UNC a dévoilé l’itinéraire de sa marche dite pacifique du vendredi, qui aura comme point de rencontre le Siège provincial du Parti, sis avenue Enseignement, commune de Kasa-Vubu. Le Rond-point Moulaert, dans la commune de Bandalungwa, servira de point de chute.
Déjà, selon des sources proches de ce regroupement politique, les cadres et militants de l’UNC, ainsi que leurs alliés sont fortement mobilisés pour ce rendez-vous, qui est une façon pour eux de manifester, en d’autres termes, leur soutien à Vital Kamerhe qui traverse des moments très difficiles.
Le Bâtonnier Pierre-Olivier Sur manque au rendez-vous
Le procès en appel de Vital Kamerhe reprend ce vendredi 7 août, et le Bâtonnier Pierre-Olivier Sur, son Avocat français, ne sera pas de la partie. Sa demande de visas lui a été refusée, vendredi dernier, par l’ambassade de République Démocratique du Congo en France. Reçu par le chargé d’affaires de l’ambassade de RDC en France, ce dernier l’a signifié que son visa a été refusé, « faute pour moi de pouvoir prouver qu’un accord bilatéral entre nos deux pays m’autoriserait à plaider à Kinshasa… »
Le ministère congolais des Affaires étrangères s’exprimant quelques jours après sur le dossier, a laissé entendre que le requérant Me Pierre Olivier Sur n’a pas rempli des conditions voulues pour obtenir son visa.
Toutefois, pour le Bâtonnier, ceci est tout, sauf un procès. « Quand on prive un homme du droit de se défendre, ce sont ses accusateurs, ses juges, et leurs chefs qui sont dégradés et même déshonorés. Alors, quoiqu’il arrive désormais, votre procès n’en est plus un. Et peu importe l’arrêt qui sera rendu », avait-il écrit à son client, dans une lettre parvenue à la presse.
Rappelons que dans le procès dit de 100 jours, le Directeur de Cabinet de Félix Tshisekedi avait écopé de 20 ans des travaux forcés pour détournement des deniers publics dans le programme d’urgence de 100 jours dans son volet infrastructures lié au projet des maisons préfabriquées. Il a été condamné avec M. Samih Jammal, Responsable de l’entreprise SAMIBO.
Selon l’abbé Donatien Nshole, l’approche du collectif des signataires de l’appel du 11 juillet 2020 rime bien avec la vision de l’Eglise catholique.
L’approche du »Groupe des 13 », axé sur la quête d’un consensus en matière des réformes électorales, rime bien avec la vision de l’Eglise catholique de la République démocratique du Congo. C’est du moins ce qu’a déclaré l’abbé Donatien Nshole à l’issue de l’entretien que cette délégation a eu hier mercredi 5 août avec une équipe de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) au Centre interdiocésain.
Se confiant à la presse au terme de cette rencontre, le Secrétaire général de la CENCO a estimé qu’il y a une convergence des vues entre l’Eglise catholique et le collectif des 13 signataires de l’appel du 11 juillet dernier. Basée sur le consensus, la démarche amorcée par cette équipe hétérogène, en vue de baliser la voie à un processus électoral apaisé, a reçu l’assentiment du clergé catholique, atteste l’abbé Nshole.
« Nous étions heureux de recevoir ce groupe. Nous avons compris que c’est une dynamique de construction d’un consensus sociétal autour de quatre points majeurs : la réforme de la Commission électorale nationale du Congo (CENI) et de la Loi électorale, la programmation financière et la révision de quelques articles de la Constitution », a déclaré le porte-parole de l’épiscopat catholique du Congo.
LA DEPOLITISATION DE LA CENI…
« Nous avons rappelé à ce groupe ce que les évêques ont déjà dit sur la matière qui les concerne, notamment la dépolitisation de la CENI, la nécessité des réformes consensuelles et le fait de ne pas toucher aux articles verrouillés de la Constitution », a renchéri l’abbé Nshole.
Concret, réaliste, prévoyant, le projet présenté par les 13 signataires de l’appel du 11 juillet 2020 fera l’objet d’une étude minutieuse au sein de la CENCO, fait remarquer l’abbé Donatien Nshole. Ce projet aura, selon lui, besoin de l’accompagnement des pères évêques pour être mené à bon port. D’où, la nécessité de les consulter.
L’IMPLICATION DE L’EGLISE
Pour leur part, les membres du collectif ont été satisfaits de l’accueil que leur a réservé l’épiscopat catholique. Ils se sentent soulagés d’avoir atteint un de leurs objectifs, à savoir : solliciter l’implication de l’Eglise pour ce projet des réformes électorales et recueillir ses suggestions idoines.
« Nous sommes pratiquement à mi-parcours de toutes les consultations que nous sommes en train de faire. Nous avons entamé ces démarches en contactant tout d’abord les institutions officielles, notamment la Présidence de la république, le Gouvernement, la Société civile… », a rapporté, pour sa part, Jean-Pierre Muhongu, le porte-parole du Groupe des 13.
« Nous avons, poursuit-il, eu beaucoup de séances avec les forces sociales. Et la CENCO est l’une de ces forces qu’il fallait consulter pour chercher le consensus, afin de pouvoir proposer des réformes sur les élections. Nous savons que l’Eglise catholique a beaucoup travaillé sur le consensus. Nous avons donc besoin d’elle pour continuer à chercher ce consensus. La Cenco nous a, dès lors, ouvert les portes. Nous allons ainsi travailler avec elle ».
FAUSSE ALERTE SUR UN »GLISSEMENT » EN VUE
A ceux qui accusent le Groupe des 13 de vouloir, à travers leur démarche, »préparer le glissement », le porte-parole de la délégation apaise leurs inquiétudes. « Il n’y a personne ici qui a parlé de glissement, s’exclame-t-il. On est plutôt en train de travailler sur la planification financière et sur la programmation des élections pour qu’on puisse respecter le délai ».
Constitué en majorité d’élus nationaux et de quelques acteurs de la Société civile, le »Groupe des 13 » milite pour mettre un terme à la brouille et aux violences avant, pendant et après les élections. Parmi les personnalités qui ont pris part à la rencontre du Centre interdiocésain, on a noté la présence de Delly Sesanga, d’Henri Thomas Lokondo, de Jacques Ndjoli, de Jean-Jacques Mamba, de Jean-Pierre Muhongu, de Patrick Muyaya, de Mukoko Samba, d’André Lubaya…
Après plusieurs semaines des tensions et escalades verbales entre CACH et FCC, les membres de cette coalition ont officiellement repris les pourparlers afin de trouver des solutions aux problèmes qui divisent.
L’annonce a été faite par Peter Kazadi , cadre de l’Udps qui rassure que ces travaux politiques aideront la coalition à apaiser la tension récemment observée.
« Il y a des rencontres entre les deux équipes, mais il faut savoir que ce sont des travaux à caractère politique qui ne se feront pas de manière affilée », a déclaré Peter Kazadi à la radio Top Congo .
Selon ce cadre du parti présidentiel, aucun sujet ne restera sans solution. « Nous sommes en coalition, il y aura toujours des problèmes et l’essentiel c’est d’aller vers la solution et ici je peux vous dire qu’il n’y aura pas des questions sans solutions » a-t-il ajouté avant de faire savoir qu’il n y a pas de tension entre les autorités morales de leurs plateformes car ils ne sont pas au front.
« Le niveau qu’occupe le président de la République n’est pas celui de se soumettre à la pression populaire et agir à tout ce qui bouge. Lors de sa visite à Brazzaville, le président avait dit que les deux camps allaient se rencontrer pour se parler. Moi je demeure convaincu qu’une solution qui va satisfaire tout le monde sera trouvée » a-t-il conclu.
De son côté, le FCC estime que la crise qu’a traversé la coalition a trouvé une issue et les congolais regardent déjà la direction de l’unité.
« Après toutes les manifestations nous considérons tous ceci comme le passé et nous devons tous regardé la bonne direction pour faire en sorte que la paix règne dans le pays et qu’on vive le développement », a déclaré François Rubota, cadre du front commun pour le Congo, qui a appelé l’Udps à ne pas se mêler dans l’affaire de Ronsard Malonda car n’étant pas membre de la société civile.
Un membre du cabinet du ministre de la Jeunesse et initiation à la nouvelle citoyenneté a été suspendu ce mercredi 5 août 2020 pour avoir fait un post sur son compte twitter contre le chef de l’État, Félix Tshisekedi.
Il s’agit d’Arsène Nnama, secrétaire administratif du cabinet du ministre Billy Kambale.
À travers une correspondance signée par Patrick Kamerhe Shangalume dudit cabinet et dont une copie est parvenue à Actu 30, il lui est reproché la violation du devoir de loyauté envers les institutions de la République et des réserves en public qu’en privé.
« Sur instruction du ministre, nous avons le regret de vous informer que nous vous sanctionnons, d’une exclusion temporaire avec privation de toute indemnité de fonction pour 3 mois. En cas de récidive, la sanction supérieure qui est la révocation sera de stricte application », peut-on lire dans cette correspondance.
Cette suspension, renseigne cette note, pourra prendre fin le 7 novembre prochain.
Rappelons qu’Arsène Nnama avait réagi, mardi, au refus de deux juges nommés à la Cour de cassation récemment par le président de la République, de prêter serment.
Dans son message, il avait écrit :
#Rdc: Le chef de l’État a fait du banditisme d’État. Il pensait que cela terrorisera les juges, comme ses prédécesseurs , il fait de la justice un outil de l’état de non droit ! pic.twitter.com/yZQFqpIxJT
D’après certains services de la Commission Nationale des Réfugiés (CNR) qui se sont confiés à 7SUR7.CD mercredi 5 août 2020, le vice-premier ministre de l’intérieur a signé un arrêté ministériel portant nomination d’Éric Mukandila en qualité de secrétaire permanent du CNR.
En effet, le CNR est un organisme de l’Etat, créé par la Loi n°021/2002 du 16/10/2002 portant statut des réfugiés en RDC et disposant d’une autonomie administrative et financière.
Selon lesdits services, l’acte posé par le vice-premier ministre de l’intérieur et sécurité Gilbert Kankonde viole la loi précitée.
À en croire un membre de la CNR qui a requis l’anonymat, le ministre de l’intérieur a ignoré la circulaire du premier ministre de janvier dernier, qui « exige de soumettre tout arrêté de nomination au conseil des ministres, hormis les membres du cabinet ».
D’après ce membre, le vice-premier ministre de l’intérieur a motivé son arrêté par la nécessité de réorganiser et redynamiser les activités de cette structure dans le contexte actuel.
« Le VPM de l’intérieur ignore même qu’un arrêté est un acte juridique, car alors que généralement c’est le secrétaire général qui en est chargé de l’exécution, il préfère confier cette tâche à son directeur de cabinet. Le ministre de l’intérieur n’a jamais signé un arrêté portant nomination de directeur ou d’autres membres du cabinet. Toute cette acrobatie pour éviter le secrétaire général, chef de l’administration et même le vice-ministre », a fait savoir la même source.
D’après les services mentionnés ci-haut, Dr Berthe Zinga qui est à la tête de la CNR depuis une dizaine d’années, s’est imposée tant au niveau national qu’international.
Ils soutiennent qu’elle est la première femme professeur agrégée en médecine en Afrique Centrale et qu’elle est également secrétaire général administratif et membre du comité de gestion de l’UNIKIN pendant plus de 5 ans.
« Le professeur Zinga est un médecin formé également en droit international humanitaire, droit des réfugiés et en gestion. On l’a notamment vu à Addis-Abeba au début 2019 participer activement à l’audience que le président Tshisekedi avait accordée à Monsieur le Haut-Commissaire des Nations aux Réfugiés », indiquent ces services.
Selon un autre agent de la Commission Nationale pour les Réfugiés, qui a aussi requis l’anonymat, Berthe Zinga continue de vaquer à ses occupations à la tête de cette structure.
Le président ad intérim de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) Jean-Marc Kabund a Kabund a, ce mercredi 05 août, à l’occasion des obsèques des militants morts lors de la marche anti-Malonda le 9 juillet dernier fustigé cette tuerie.
Pour lui, les auteurs de ces actes sont “contre l’instauration d’un État de droit”.
« Je voudrais que vous puissiez constater avec moi qu’il est invraisemblable et totalement paradoxale d’alléguer que notre régime s’en prendrait à nos propres combattants comme certains ont semblé l’insinuer en des termes à peine voilés. Mais selon les bribes d’information en notre possession, la tuerie du 9 juillet est bel et bien l’œuvre de nos bourreaux d’hier qui sont contre l’instauration d’un État de droit véritablement démocratique”, a-t-il déclaré.
À en croire Jean Marc Kabund, il y aussi au sein des forces de sécurité, “un résiduel minoritaire qui n’obéit pas toujours aux ordres” et qui “recevrait des ordres de certaines officines politique”.
Et de conclure :
“L’UDPS n’acceptera jamais, au nom d’une quelconque coalition, que quiconque confonde la République avec sa propriété privée et l’intérêt général avec celui d’un groupe de partisans. La vie des Congolais que nous sommes ou que représentons n’a pas de prix”
L’UDPS avait marché le 9 juillet 2020, contre l’entérinement par l’Assemblée nationale de Ronsard Malonda comme président de la CENI. Le Bureau conjoint de nations unies aux droits de l’homme évoquait, pour sa part, trois morts pendant cette manifestation tandis que le parti présidentiel parlait d’au moins 6 morts.
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