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Kabund : « Nous n’avons pas oublié toutes les atrocités dont nous avons été sujets pendant ces 2 dernières décennies »

Lors de la cérémonie d’hommage aux militants tombés au cours de la marche du 09 juillet 2020, le président a.i de l’Union pour la démocratie et le Progrès Social (UDPS) a indiqué que le parti présidentiel n’a pas encore oublié les atrocités subies du régime passé.

« Notre mémoire est loin de nous trahir. Nous n’avons pas oublié toutes les atrocités dont nous avons été sujets pendant ces 2 dernières décennies. Nous n’avons pas oublié que plusieurs des nos combattants ont été purement et simplement massacrés et enfouis comme des objets sans valeur a Kinshasa et en provinces. Nous n’avons pas oublié que beaucoup parmi nous ont injustement passé une partie de leur existence dans les cachots del’ANR et en prison parce qu’ils étaient identifiés membres de l’UDPS. Nous n’avons pas oublié que la dépouille de notre leader bien aimé a été pendant plus de deux ans contrainte en exil et privée des obsèques dignes de ce nom… », a déclaré Jean-Marc Kabund au siège du parti à Limete.

Pour l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale « indigné, choqué et en colère », il est inadmissible que le pays enregistre encore des victimes pour une marche pacifique.

« Notre parti et leurs dirigeants ne seront jamais les ennemis jurés d’une bande d’individus ou d’une plateforme politiques », a-t-il dit.

Par contre, poursuit-il, l’UDPS n’acceptera jamais au nom d’une quelconque coalition, que quiconque confonde la République et sa propriété privée et l’intérêt général avec un groupe des partisans.

Plusieurs centaines des militants du parti présidentiel ont fait le déplacement de la permanence du parti pour rendre hommages à leurs camarades décédés le 09 juillet dernier.

Ange Makadi Ngoy

RDC: la Cour de cassation rejette la demande de libération provisoire de Kamerhe

Vital Kamerhe va rester en prison. La cour de cassation en a décidé ainsi. Les avocats de directeur de cabinet de Félix Tshisekedi ont été notifiés de cette décision ce mercredi 5 aout.

Vital Kamerhe voulait casser l’arrêt de la cour d’appel de Kinshasa Gombe qui avait rejeté pour une énième fois sa demande de liberté provisoire.

« Nous ne sommes pas surpris », a dit laconiquement à ACTUALITE.CD un avocat du président de l’UNC.

Kamerhe et sa défense vont se concentrer sur le procès en appel de la principale affaire. Une audience est prévue à cet effet le 7 août à la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe.

Actualite.cd

Gabriel Mokia frappe les gens de LAMUKA et cogne les ennemis de Félix Tshisekedi

VIDEO. Gabriel Mokia, candidat à la présidentielle 2018 frappe les gens de LAMUKA et cogne les ennemis de Félix Tshisekedi. Regardez

RDC/Covid-19 : 94 nouveaux malades guéris contre 75 cas confirmés

94 nouveaux malades sont guéris de la covid-19 en République Démocratique du Congo à en croire le bulletin du 4 août 2020 du secrétariat technique du comité multisectoriel de la riposte.

Sur ces nouveaux cas de guérison, 77 sont de la ville de Kinshasa, capitale de la RDC, et 17 autres sont des provinces.

Par ailleurs, le cumul de guérison en RD Congo depuis la déclaration officielle du coronavirus intervenue le 10 mars dernier est de 7.821 cas.

D’après le même rapport, 75 nouveaux cas ont été enregistrés au pays dont 41 à Kinshasa, 30 au Nord-Kivu, 3 dans le Haut-Uélé et 1 en Ituri. Le cumul de cas est 9.253 cas dont 9.252 confirmés et 1 probable.

Jephté Kitsita

Angleterre : Kebano et Fulham en Premier League !

L’international Congolais, Neeskens Kebano et Fulham joueront la saison prochaine en Premier League Anglaise. Les noirs et blancs ont obtenu leur promotion ce mardi 04 août 2020 au terme de la finale des barragistes de la Championship face à Brentford, remportée par la marque de 2 buts à 1.

La victoire fut longue à se dessiner pour les coéquipiers du milieu offensif Congolais. Fulham a attendu la prolongation pour négocier sa victoire. Porté par Bryan, auteur d’un doublé à la 105ème et à la 117ème, Fulham s’offre la promotion en première division du championnat anglais de football.

Incertain quelques jours plus tôt, le Congolais Neeskens Kebano a été titulaire au coup d’envoi de la rencontre. En pleine confiance en cette fin de saison, l’ancien joueur du Paris Saint Germain a joué pendant 81 minutes avant de céder sa place. Longtemps au banc, le milieu offensif Congolais a illuminé la fin de saison de Fulham en Championship.

Footrdc

Juges Ubulu et Kilomba à la porte de magistrature : Toute la vérité

Critik info du 05 août 2020 avec Christian Bosembe – Sujet : Juges Ubulu et Kilomba à la porte de magistrature : Toute la vérité.

RDC: une plainte déposée contre Emmanuel Shadary pour des exactions présumées

Une plainte vise des militaires pour le massacre de la population fin mars 2017 dans la commune de Nganza dans le Kasaï central. Elle a été déposée lundi 3 août au parquet militaire du Kasaï central par un collectif d’avocats affirmant représenter 600 victimes des exactions présumées de l’armée.

Au total, onze accusés. Parmi ces derniers, il n’y a qu’un seul civil : l’ancien vice-Premier ministre de l’Intérieur et candidat malheureux à la dernière présidentielle, Emmanuel Ramazani Shadary. Pour lui, c’est un montage. Avec l’ancien ministre, les généraux Asumani et Mputela sont cités ainsi que le colonel Jean de Dieu Mambweni.

Ce colonel est également cité dans l’affaire de l’assassinat des deux experts de l’ONU. Pour les avocats des plaignants, c’est au regard de leurs responsabilités au moment des faits que ces personnes ont été citées, car « elles ne pouvaient pas ignorer l’ampleur de l’opération menée par les hommes sous leurs ordres… »

300 personnes tuées

La chasse aux insurgés Kamuina Nsapu avait eu lieu fin mars 2017. Des hommes en uniforme avaient investi les quartiers de la commune de Nganza à la recherche des miliciens. Faisant du porte-à-porte, ces militaires et policiers tiraient à bout portant. Plus de 300 personnes ont été tuées, selon les rapports de plusieurs ONG qui parlent également de viols des femmes.

Les corps des victimes ont été, pour les uns enfouis en masse dans des parcelles d’habitation, les autres ont tout simplement été emportés vers l’École de formation des officiers, affirment des témoins. Pour l’ONG Société congolaise pour l’État de droit, les atrocités commises au Kasaï devraient être dénoncées devant la Cour pénale internationale.

Lire aussi: Haut-Katanga: Kazembe veut réconcilier Kabila et Katumbi pour « l’unité des Katangais »(S’ouvre dans un nouvel onglet)

RFI

Gabriel Kyungu appelle à une cohabitation pacifique entre Kasaïens et Katangais !

Face à la résurgence des tensions intercommunautaires, Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, leader de l’UNAFEC, actuellement PCA (Président du Conseil d’administration) de la SNCC. Devant les jeunes de son parti il exhorte Katangais et Kasaïens à la cohabitation pacifique car ils sont condamnés à vivre ensemble.

Gabriel Kyungu Wa Kumwanza s’exprimait en sa qualité de député provincial du Haut-Katanga et non de PCA de la SNCC. Il a déclaré aux Katangais, à travers ses militants, qu’il ne voulait pas entendre de ses oreilles le mot « troubles interethniques entre Kasaïens et Katangais ». Il faut prendre au sérieux ce message de paix venant bien de Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, leader de l’UNAFEC, à l’époque de l’UFERI et gouverneur du Katanga à l’époque de l’épuration ethnique contre les Kasaïens, en 92-93 sous le régime du Maréchal Mobutu Sese Seko.

Car, lui Kyungu Wa Kumwanza mieux que quiconque connait les conséquences néfastes d’une épuration ethnique contre les Kasaïens car ayant été acteur de ce drame. Son appel, à lui, à la cohabitation pacifique entre Kasaïens et Katangais a une autre portée et a quelque chance d’être suivi dans les deux communautés vivant en bonne intelligence depuis des lustres.

De Kinshasa et d’autres villes du pays, on entend de plus en plus des messages dénonçant le tribalisme et le séparatisme ambiant à ce jour dans le Haut-Katanga. Dans cette province, certains acteurs politiques locaux expriment en effet une opinion très marginale : ils ne cachent plus leur préférence pour l’option de l’indépendance du Katanga comme au bon vieux temps de Moïse Tchombe Kapend.

La semaine dernière, à Kinshasa, le collectif des femmes députées nationales de l’Opposition parlementaire ont vertement condamné par la bouche de leur porte-parole Dominique Munongo d’ « Ensemble  » ce genre d’utopie avec des idées de séparer le Katanga de la RDC.

Il faut rappeler en passant que Dominique Munongo est la fille de Munongo Mwenda M’Sri, le tout puissant ministre de l’Intérieur de l’Etat indépendant du Katanga de Moïse Tchombe Kapend qui a régné de 1960 à 1962.

Là aussi, elle sait de quoi elle parle bien plus que ceux qui voient déjà comme dans une sorte de mirage. Aujourd’hui, dans le Haut-Katanga, la menace qu’il importe d’enrayer, c’est bien la survivance des troubles interethniques entre Kasaïens et Katangais en ne favorisant que le discours de la cohabitation pacifique non le contraire.

KANDOLO M.
Forum des as

RDC: Jusqu’où ira la tension entre les camps Kabila et Tshisekedi ?

VIDEO. Jusqu’où ira la tension entre les camps Joseph Kabila et Félix Tshisekedi ? Regardez

Les parlementaires du FCC opposés au dialogue sur la réforme électorale (Déclaration)

« Nous dénonçons et condamnons la démarche malicieuse de certains acteurs politiques et de la Société civile, sous l’influence de certaines officines que nous connaissons, tendant à déstabiliser la République sous couvert d’un prétendu dialogue national sur la matière électorale qui relève pourtant de la compétence des institutions légalement établies », déclarent les députés et sénateurs du Front commun pour le Congo (FCC) dans une déclaration.

Crainte d’un glissement

Ces parlementaires convient, par contre, « le Bureau de l’Assemblée nationale à poursuivre sa mission de facilitation auprès des parties prenantes devant désigner leurs membres à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), conformément à l’article 10 de la Loi-organique portant organisation et fonctionnement de la CENI, afin qu’à la session de septembre 2020, l’Assemblée nationale procède à l’entérinement des membres de cet organe d’appui à la démocratie ».

Cette prise de position est pour ces élus du camp de l’ancien president Joseph Kabila, une façon de refuser « de porter la responsabilité d’un éventuel glissement du calendrier électoral souhaité tacitement par certaines formations politiques », avancent-ils.

Ils se disent, par ailleurs, « positivement ouverts pour statuer sur ces questions électorales à la session de septembre ».

C’est depuis le 11 juillet dernier, que 13 personnalités politiques, toutes tendances confondues et ainsi que de la Société civile ont lancé un appel au consensus sur la question des réformes électorales.

Depuis, ils ont entamé « un pèlerinage » auprès des Chefs des institutions, partis et regroupements politiques afin d’obtenir leur adhésion à cette initiative jugée salutaire pour la bonne tenue des élections de 2023.

C’est ainsi, qu’ils ont eu à rencontrer, notamment, le président de la République, le premier ministre et Jean-Pierre Bemba, un des leaders de Lamuka (grande coalition de l’Opposition dont Martin Fayulu, Moïse Katumbi sont des ténors) ainsi que le président de la CENI

Éric Lukoki
Top Congo

RDC : Les élections devront avoir lieu en 2030 et Félix Tshisekedi restera en fonctions jusqu’à l’installation d’un nouveau président (Basile Olongo)

Dans une interview accordée à Actu30.cd et 7SUR7.CD ce mardi 4 août 2020 à Kinshasa, Basile Olongo, président du Parti Congolais Socio-Démocratique (PCSD), a affirmé il n’y aura pas des élections en 2023 en République Démocratique du Congo.

« Organiser les élections en 2023 exige le respect de certains préalables, notamment les arriérés électoraux (élections municipale, locale, urbaine, ndlr). Il y a le nettoyage du fichier qui est estimé à 400 millions de dollars américains, il y a le recensement, il y a la révision constitutionnelle. Tout ça, logiquement, ça peut nous prendre 4 à 5 ans et nous sommes partis pour 2030. Il faut mettre une croix pour les élections en 2023. Que ceux qui sont pressés pour l’organisation des élections en 2023 nous disent par quelle baguette magique cela peut-il être possible? », s’est-il interrogé.

L’ancien ministre de l’intérieur a, cependant, salué la démarche de 13 personnalités politiques et de la société civile signataires de l’Appel du 11 juillet, visant à obtenir un consensus sur les réformes électorales pour des élections apaisées en 2023.

« C’est une bonne idée mais il ne faudrait pas que cela soit une occasion de penser au partage des postes », a dit le président du Parti Congolais Socio-Démocratique (PCSD).

Quant à l’appel du Front Commun pour le Congo (FCC) au respect du délai constitutionnel pour organiser les élections, il a estimé que les circonstances ne s’y prêtent pas.

« Le champion de glissement, c’est l’actuel FCC. De la même manière qu’hier j’ai soutenu la non-tenue des élections en 2016 pour les mêmes raisons, c’est de la même manière que je soutiens la tenue des élections en 2030, le temps de vider tous les préalables », a indiqué B. Olongo.

Et d’ajouter : « Le président de la République restera en fonctions jusqu’à l’installation du nouveau président. Il peut se faire que ça soit lui le nouveau président en 2030 ».

Cependant, le FCC dont Joseph Kabila est autorité morale insiste sur l’organisation des élections générales en 2023. Ce mardi, la coordination provinciale du FCC/Sud-Kivu a marché pour dire non à « la tentative de glissement après 2023 ».

Rachel Kitsita

Brigade : l’histoire secrète du révolte ratée dans Quartier Latin

L’artiste musicien Brigade Sarbati face à Ado Yuhe : « l’histoire secrète du révolte ratée dans Quartier Latin ».

« Le refus de prestation de serment de certains juges nommés par Félix Tshisekedi découle d’une manipulation »: Michée Mulumba

Sur la Correspondance des juges Kilomba et Ubulu refusant d’aller à la Cour de Cassation pour n’avoir pas achevé leurs mandats à la Cour Constitutionnelle, l’assistant du Président de la République, Michée Mulumba, estime que cela releverait de la pure manipulation qui découle d’un échec après leur recours introduit contre leur départ de la haute Cour.

”Faux! Ils n’ont pas refusé, comme ils ont introduit recours contre leur départ de la Cour Constitutionnelle, le Conseil supérieur de la magistrature leur a refusé de prêter serment devant le Chef de l’État. Ils doivent suivre un seul chemin.” a tweeté Michée Mulumba réagissant à un prétendu refus des deux juges de la Cour Constitutionnelle.

Dans une correspondance, deux juges de la cour constitutionnelle Jean Ubulu Mpungu et Noël Kilomba Ngozimala nommés Présidents à la Cour de cassation par une ordonnance du Chef de l’état Félix Tshisekedi le 17 juillet 2020 ont refusé de prêter serment, ce mardi 04 août 2020, et disent vouloir rester à la Cour constitutionnelle pour y achever leurs mandats constitutionnels alors que leurs prestations de serment étaient prévues ce mardi 04 août 2020.

« Excellence Monsieur le Président de la République,
C’est par la voix des ondes et sans consultation préalable, que nous avons appris, le 17 juillet 2020, nos nominations en qualité de Presidents à la Cour de cassation, par Ordonnance n°20/108 du 17 juillet 2020, lesquelles ont été suivies de nos remplacements immédiats, alors que c’est depuis juillet 2014 pour le Juge Kilomba, et avril 2018 pour le juge Ubulu, que par nos lettres respectives dont copies vous étaient réservées en leurs temps, nous avions levé l’option de ne plus travailler à la Cour Suprême de Justice, jusqu’à l’expiration de nos mandats de neuf ans à la Cour constitutionnelle, et ce, conformément à la Constitution, en son article 158, alinéa 3, ainsi qu’à la Loi-organique n°13/026 du 15 octobre 2013, portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle, en ses articles 6 et 34., » lit-on dans leur correspondance.

Ces deux juges estiment que mandats respectifs à la cour constitutionnelle sont de neuf (9) ans pour chacun, et sont encore en cours.

En outre, l’Ordonnance n°20/108, du 17 juillet 2020 leur notifiée, ne fait pas allusion, dans ses visas, à la Loi-organique portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle mais elle s’est plutôt basée sur les articles 69, 79, 82, 152 et 153 de la Constitution, qui mettent en exergue votre pouvoir sur les juridictions de l’Ordre judicaire et le Conseil Supérieur de la Magistrature, alors que la Cour constitutionnelle ne fait pas partie de cet Ordre de juridictions, dont seul son Président est en même temps Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, et non les membres de la Cour.

« Au nom de nos familles biologiques et les nôtres propres nous vous présentons nos très sincères remerciements du fait que votre Excellence a pensé à nos modestes personnes.
Permettez-nous, néanmoins, d’informer votre Très Haute Autorité que conformément à la Constitution, en son article 158, alinéa 3, et à la Loi-organique n’13/026 du 15 octobre 2013, portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle, en son article 6, nos Mandats respectifs sont de neuf (9) ans pour chacun, et sont encore en cours. Quant à l’Ordonnance n°20/108, du 17 juillet 2020, nous notifiée, elle ne fait pas allusion, dans ses visas, à la Loi-organique portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle mais elle s’est plutôt basée sur les articles 69, 79, 82, 152 et 153 de la Constitution, qui mettent en exergue votre pouvoir sur les juridictions de l’Ordre judicaire et le Conseil Supérieur de la Magistrature, alors que la Cour constitutionnelle ne fait pas partie de cet Ordre de juridictions, dont seul son Président est en même temps Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, et non les membres de la Cour., » soulignent-ils.

Et de poursuivre:

« En plus, l’Ordonnance n° 20/108, du 17 juillet 2020, s’est référée aux articles 10 et 11 de la Loi organique n°06/020 du 10 octobre 2006, portant Statut des Magistrats telle que modifiée et complétée par la Loi-organique n°15/014 du 1 août 2015, alors qu’aux termes de l’article 90 de cette même Loi-organique, il est dit expressément ce qui suit : « les dispositions de la présente Loi ne s’appliquent pas aux membres de la Cour constitutionnelle. »

Ils indiquent que « cette Ordonnance n°20/108, du 17 juillet 2020, ne devrait donc pas nous être appliquée, en l’espèce, car la Loi-organique à laquelle elle se réfère l’interdit en son article 90 ci-haut énoncé. »

Et d’ajouter:

« Par ailleurs, aux termes de l’article 11 de la Loi-organique n’13/026 du 15 octobre 2013, portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle, il est précisé que : les membres de la Cour constitutionnelle sont régis par un Statut particulier. »

Selon eux, « Ce Statut, qui est différent du Statut des Magistrats, est, lui, fixé par l’Ordonnance n’16/070 du 22 août 2016, portant dispositions relatives au Statut particulier des membres de la Cour constitutionnelle, à laquelle l’Ordonnance n°20/108 du 17 juillet 2020 ne s’est aucunement référée. »

« Enfin, la Constitution de la République Démocratique du Congo, en son article 158, alinéa 4, effectivement prévu le renouvellement des membres de la Cour constitutionnelle par un tiers par groupe, tous les 3 ans., » rappelle les juges Jean Ubulu Mpungu et Noël Kilomba Ngozimala qui notent en l’espèce que ce renouvellement est prévu en avril 2021, et, « ne pourrait nous concerner nous deux (2), en même temps, étant donné que nous sommes tous les deux Juges issus du même groupe. »

C’est pourquoi, en conformité à la Constitution, spécialement en son article 158, alinéa 3, ces deux juges déclarent se trouver dans l’obligation de rester à la Cour constitutionnelle pour y achever leurs Mandats constitutionnels.

« Après ces mandats constitutionnels, nous demeurerons totalement et entièrement à disposition de la République., » ont-ils suggéré.

Notons que ces nominations dans la justice et dans l’armée ont créé des vives tensions entre d’un côté le FCC et le CACH et de l’autre côté, entre le président de la République et le Premier ministre.

Thierry Mfundu
Politico

Sylvestre Ilunga et les présidents du parlement Pro-FCC absents à la prestation de serment des Hauts magistrats

En République Démocratique du Congo, la cérémonie de prestation de serment des nouveaux Hauts magistrats a eu lieu ce mardi 4 août 2020 à Kinshasa devant le président Félix-Antoine Tshisekedi.

Ce même exercice devra se poursuivre en septembre prochain en présence de deux chambres du parlement réunies en congrès, pour les juges nommés à la Cour Constitutionnelle.

Des invitations ont été envoyées, mais apparemment dans la salle les cadres du Front Commun pour le Congo de Joseph Kabila n’ont pas été visibles . Le premier ministre Sylvestre Ilunga et les deux présidents du parlement sont parmi les absents de la cérémonie.

Un cadre de cette famille politique et membre du gouvernement, affirme ne pas avoir reçu l’invitation pour cette prestation de serment.

Il affirme avoir fait des démarches pour être dans la salle : « On nous a fait comprendre que nous étions indésirable vu nos récentes cérémonies hostiles de ses ordonnances nommant dans l’armée et magistrature », explique-t-il sous l’anonymat.

Un proche de l’ex gouverneur du Kasaï Oriental Ngoyi Kasanji, parle d’« attaques personnelles dont fait l’objet leur député à longueur de journée sur les réseaux sociaux », une hostilité qu’il décrit et met au compte de la plateforme Cap pour le changement (Cach) qui n’apprécie pas les critiques sur la gestion calimiteuse de l’État et surtout les récentes prises positions du FCC liées au contresing de ces actes du Chef de l’État par le vice-premier ministre de l’intérieur.

Les arguments vite balayés par la ceinture présidentielle du protocole, qui affirme disponibilisee toutes les invitations .

« Si le premier ministre n’était pas invité comment a t-il délégué le vice-premier ministre Gilbert Kankonde ? Jeanine Mabunda aussi ? Or ils ne sont pas en voyage » s’étonne un membre du protocole sous l’anonymat.

Après la déclaration du premier ministre, Sylvestre Ilunkamba au sujet des ordonnances contresignées par le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité et Affaires coutumières, Gilbert Kankonde, c’etait le tour du Front commun pour le Congo (FCC) de réagir sans tarder. La famille politique de Joseph Kabila a relèvé l’inconstitutionnalité des ordonnances sur la nouvelle mise en place au sein de la magistrature et de l’armée.

Il note aussi que ces ordonnances tendent vers une « dérive dictatoriale » passible des « peines graves. »

Sylvain Mukendi
Africa 24 sur 24

Tokomi Wapi : Nini lisusu na UDPS, ba chauffeurs ba leli

Tokomi Wapi du 05 août 2020 : Nini lisusu na UDPS, ba chauffeurs ba leli. Regardez

RDC: 2500 femmes vendeuses ambulantes de pains bénéficiaires d’un fond pour relancer leurs activités

La Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi a lancé, ce mardi 4 Août 2020, une nouvelle campagne d’autonomisation des femmes vendeuses ambulantes de pains.

Pour commencer sa campagne la Première Dame lance ces activités par la commune de Mont Ngafula et Selembao pour donner le coup d’envoi de cette campagne qui permettra à 2500 femmes de la capitale de relance en collaboration avec la boulangerie Boma Libala à Masanga Mbila en passant par Badiadingi où s’approvisionnent en pains les vendeuses ambulantes de cette partie de la capitale, la fondation de la Première Dame, au travers de cette campagne, donne un nouveau souffle au commerce de proximité à Kinshasa touché par la la crise sanitaire du coronavirus. La Première Dame, tout en saluant le dévouement en exercent ce commerce de proximité qui nourrit des familles, celles-ci a profité pour leur rappeler le respect des gestes barrières qui restent de stricte application malgré la levée de l’état d’urgence sanitaire.

Une autre catégorie de femmes dont le courage n’est plus à démontrer et qui a attiré l’attention de la Première Dame, ce sont les vendeuses à la sauvette des fruits et légumes postées le long des artères de la capitale. Elles ont aussi beneficié de la campagne d’autonomisation de la première dame.

Dans sa vision Denise Nyakeru Tshisekedi lance un défi d’étendre cette campagne dans d’autres coins de la capitale pour permettre chaque femme vendeuse ambulante de pains d’être bénéficiaire mais également augmenter 30% de chiffre d’affaires des boulangeries artisanales.

Actualite.cd